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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2025-10-04##
Transcription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:03Et oui, faut que ça change, chaque semaine, ici sur Sud Radio, à partir de 20h30, le samedi, avant le rugby d'ailleurs, à mes côtés, Mathéo Lambelot, comme chaque semaine, bonsoir à vous.
00:12Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:13Aujourd'hui, Mathéo, on va parler d'un sujet qui touche, je vais dire 11 millions, parce que c'est un chiffre que j'ai en tête, mais apparemment on n'est pas vraiment d'accord sur les chiffres.
00:21Entre 8 et 11 millions, vous n'êtes pas très loin.
00:22Oui, ça c'est selon la police ou selon les syndicats.
00:26Vous êtes dans quel camp, Mathéo ? 8 millions ?
00:289 et demi.
00:299 et demi, d'accord, vous ne vous mouillez pas.
00:31Qui donc sont aidants de personnes en situation de handicap ou de maladie chronique ?
00:378 à 11 millions de personnes du coup qui sont concernées par cette situation.
00:43Vous Virginie Dubost, à mes côtés également, vous êtes, bonsoir déjà, et puis vous êtes plutôt sur quel chiffre ?
00:48Bonjour à tous, moi je suis plutôt sur 11 000.
00:5111 000 vous ?
00:52Oui, 11 millions.
00:53Ah 11 millions.
00:53Ah d'accord.
00:55C'est plutôt sur 11 millions, parce qu'on va le voir qu'il y a des aidants qui ne se considèrent pas comme aidants non plus, mais qui font quand même partie de ce nombre.
01:04Un vrai sujet, et on va justement en parler avec une auditrice, elle s'appelle Cathy, elle va nous parler de son calvaire, qu'elle vit malgré elle et malgré tout l'amour qu'elle peut porter à ses enfants.
01:16Elle en parle beaucoup en ce moment dans les médias, on a souhaité lui donner la parole.
01:20Et puis on en discutera également avec notre invité qui est en duplex, Marianne Monchamp, on l'a déjà reçu.
01:26Bonsoir Marianne.
01:28Bonsoir Anthony.
01:29Très heureux de vous recevoir.
01:32Et bien pour la deuxième fois dans l'émission, vous êtes l'ancienne ministre du Handicap sous Jacques Chirac, mais vous êtes aussi aujourd'hui directrice générale, c'est ça ?
01:40Oui c'est ça.
01:41De l'OCIRP.
01:42Rappelez-nous l'OCIRP.
01:44L'OCIRP c'est une union d'institutions de prévoyance et remmener un assureur non lucratif, gouverné par les partenaires sociaux.
01:52Et notre spécialité ce sont les aléas de la vie, les risques complexes, les risques longs et les denses en fait partie.
01:59Et bien allons-y justement sur Sud Radio, il faut que ça change.
02:05Agissons ensemble pour une société plus juste.
02:07L'association ABF France Handicap présente Sud Radio, il faut que ça change, la vraie vie.
02:15Effectivement la vraie vie, j'en parlais à l'instant avec Cathy qui nous appelle aux heures 826 300 300.
02:21Bonsoir à vous Cathy.
02:23Bonsoir à tous et à toutes, merci déjà de me donner la parole.
02:28Et bien écoutez, vous savez Sud Radio c'est la radio où on parle vrai, c'est la radio aussi de proximité, celle où on se dit tout.
02:36Et justement vous allez nous raconter, est-ce que vous vivez au quotidien ?
02:40Vous avez pas mal raconté votre histoire dans les médias, mais moi j'aimerais qu'on aille un peu plus loin avec vous tout au long de cette émission
02:48et avec Marianne Monchamp, Virginie Dubost et puis Mathéo Lomblot.
02:52Racontez-nous ce qui vous arrive, votre quotidien.
02:54Oui, alors bon ben aujourd'hui il s'avère que j'ai un enfant en situation de lourd handicap, qui sera âgé aujourd'hui de 16 ans.
03:04Et bon ça fait des années que je me bats seule.
03:08Et bon pourtant il y avait la MDPH, les Hauts-de-France, etc.
03:13On s'est déplacé à mon domicile pour me proposer des aménagements qui étaient irréalisables et insensés.
03:22Et aujourd'hui j'ai l'impression de toujours reculer et de ne pas avancer.
03:25Et moi physiquement également je m'étuive.
03:28Je me retrouve moi-même en situation de handicap, étant donné qu'à part la force de mes bras, je n'ai rien pour mon petit garçon.
03:35À part son fauteuil roulant manuel et juste une coque, on va dire, pour le maintenir.
03:42Et la force de mes bras, je n'ai rien d'autre.
03:43Et un lit médicalisé, c'est tout ce que j'ai aujourd'hui.
03:48Marianne Monchamp, vous entendez ce que dit Cathy ?
03:52C'est normal qu'aujourd'hui, on en soit encore là, elle n'est pas isolée, Cathy, aujourd'hui, en France, malheureusement.
04:02Malheureusement non.
04:03Attendez, parce que je demandais à Marianne Monchamp, mais visiblement on a eu un petit problème technique.
04:07Pardon, allez-y Marianne.
04:09Oui, j'étais en train de dire que non, Cathy n'est pas seule,
04:13mais je pense que le fait de ne pas être seule dans cette situation ne change pas ce qu'elle vit.
04:19Donc en fait, chaque situation est unique et unique dans sa complexité.
04:24En revanche, moi j'ai quand même quelques questions qui me viennent,
04:28parce que ce que j'entends de votre situation, Cathy,
04:30c'est que, en fait, vous êtes sans solution.
04:34C'est-à-dire que vous avez un jeune, enfin votre fils, qui est donc adolescent, 16 ans,
04:42qui vit avec un handicap lourd et sans doute complexe,
04:48et que vous l'avez à la maison, vous avez au fond,
04:52quels sont les points d'appui qui sont les vôtres aujourd'hui ?
04:55Parce que si vous êtes en tête-à-tête, si vous me permettez l'expression avec lui,
05:00sans qu'aucune réponse ou solution ne soit mise en place,
05:04cela veut dire qu'à un moment donné, le système n'a pas répondu à la situation de votre fils,
05:11et par voie de conséquence à la vôtre.
05:12Il n'y a aucune prise en charge de la situation de votre fils ?
05:20Elle va faire mon métier, maintenant.
05:22Mais vous avez raison, Marianne.
05:25C'est pour ça que je vous ai laissé poser la question.
05:26Elle est très intéressante, par ailleurs.
05:28Juste pour comprendre.
05:29Oui, mais super.
05:30Moi, je suis totalement d'accord avec vous.
05:32Allez-y, Cathy.
05:34Alors si, sur cette situation-là, et fort heureusement,
05:36mon fils, heureusement, il est quand même encadré dans une vie eux-mêmes.
05:40Mais mes attentes ne sont pas entendues.
05:44Dernièrement, mon fils, pour une fois, je l'ai dit de partir,
05:48parce que, surtout que Melanne, il a une surdité, d'autant plus une surdité profonde,
05:53je dois répondre à ses besoins, au quotidien, être à l'assu du moindre mouvement de facette,
06:00où il n'est pas bien, où je dois être à l'assu de tout.
06:04Justement, Cathy, vous me confiez que récemment,
06:07vous aviez eu un incident avec le fauteuil roulant de votre fils ?
06:11Ah ben, dernièrement, oui, il y a eu un incident.
06:15Bon, il y en a eu plusieurs, d'ailleurs.
06:17Et comme je l'ai dit, Melanne est en ce tour.
06:19Bon, au fond, il ne peut pas évoquer ce qu'il se passe.
06:22Il ne peut pas me dire.
06:23Donc, moi, je dois deviner sans cesse ce qui se passe derrière tout ça.
06:28Bon, après, heureusement, malgré tout,
06:30il est intégré une IEM, fort heureusement.
06:33Mais on ne répond pas à mes attentes.
06:35Combien de fois je me suis rendue dans le bureau de l'assistante sociale,
06:38en pleurs, en disant que je n'y arrivais plus.
06:41Et que même, Melanne, normalement, il devrait être debout entre deux
06:45pour être verticalisé.
06:47Il n'a même pas ça.
06:49C'est-à-dire que là, j'ai eu un mois encore pendant les vacances,
06:51la période de vacances.
06:52Il est assis, son vulgaire fauteuil roule en manuel,
06:56où il y a des insuffisants sans cesse,
06:57donc les freins qui ne fonctionnent pas,
06:59la roue qui bouge, etc.
07:01On ne m'entend pas.
07:03Et là, même sur son point de vue, même sur sa santé,
07:05il devrait être mis debout.
07:06Personne ne vous entend.
07:08Mais personne ne m'entend.
07:09Virginie Dubost.
07:10Excusez-moi, Cathy.
07:11Et en fait, dans cette IME,
07:13c'est un manque de personnel aussi qui fait que...
07:15Institut médico-éducatif.
07:17Exactement.
07:18C'est un manque de personnel qui fait que, typiquement,
07:20votre fils ne puisse pas avoir des séances de kiné adaptées,
07:23d'être verticalisé, etc.
07:25Au niveau du personnel, je pense que, malheureusement,
07:29aujourd'hui, au niveau des fonctions, etc.,
07:31même dans nos EHPAD,
07:32parce que là, c'est une globalité.
07:34Il n'y a pas que nos enfants handicapés.
07:35Il y a des adultes handicapés.
07:36Il y a des personnes âgées également handicapées.
07:38Je pense qu'aujourd'hui,
07:40on est en manquement terrible,
07:42au niveau de la France,
07:44sur le déploiement qu'il peut y avoir autour de l'handicap.
07:48Et surtout, et de matériel également.
07:51Marianne, mon champ.
07:54Du coup, de fait, j'apprends un peu moins mal
07:57la situation très compliquée de Cathy et de Nolan.
08:02Donc, à part le temps où il est dans son institut d'éducation motrice,
08:08il se retrouve, vous le récupérez, ce qui est bien normal, à la maison.
08:11Et c'est là que vous vous trouvez confronté
08:14à une prise en charge insuffisante dans le cadre de l'établissement
08:19et à la charge qui pèse sur vos seules épaules
08:24pour faire face à tous les temps familiaux
08:27au cours desquels vous vivez avec lui.
08:30Si je traduis, c'est ça.
08:31Et donc, ça pose deux questions.
08:33La première question, c'est d'améliorer la prise en charge dans la stéphique.
08:36On repart avec les questions, voilà.
08:37Voilà.
08:38Et l'autre aspect, mais c'est pour essayer d'envisager les questions.
08:41Vous avez raison, je vous taquine.
08:42Et de se dire comment, à la maison, on pourrait imaginer
08:46quelles solutions permettraient effectivement à Cathy
08:50d'avoir une charge un peu allégée
08:55et de faire que sa présence auprès de Nolan
08:58soit la présence affective d'une maman,
09:00mais pas celle d'un professionnel médico-social
09:03en charge des transferts, en charge de...
09:07Alors, c'est là qu'effectivement, nous, ce que nous préconisons
09:11et ce que nous essayons de diffuser et de mettre en place,
09:14mais on est au tout début de cela,
09:16c'est ce qu'on appelle des réponses de care management.
09:19Alors, le nom fait un peu comme ça...
09:21P-A-I-R-E.
09:23C-A-I-R-E, oui, c'est ça.
09:25Ah, pardon, C-A-I-R-E.
09:26C'est-à-dire, en fait, une solution dans laquelle...
09:29Mais pas qu'aveugle, hein.
09:29Il y avait un interlocuteur qui apporte et qui agence
09:35un certain nombre de réponses, un certain nombre de services
09:38qui se construisent à domicile
09:40pour tout simplement alléger la tâche parentale
09:44parce que là, on se rend compte que, manifestement,
09:48Cathy, elle est seule avec un enfant dont, j'imagine,
09:52du fait de sa taille et de son âge,
09:55il y a des difficultés qui sont le porter,
09:59l'aider à se mettre dans son fauteuil,
10:01permettre les transferts.
10:03Cette solution de care management,
10:05elle peut être mise en œuvre.
10:07Il y a des structures qui sont habilitées à cela
10:13et peut-être ça vaudrait le coup d'essayer de regarder
10:15si on ne peut pas tester une réponse de cette nature-là
10:18pour qu'ensuite, Cathy puisse nous dire
10:20si ça apporte un peu de soulagement.
10:24Et puis, il y a aussi la charge mentale.
10:26Enfin, il y a aussi le souci.
10:28Cathy, ça vous parle, ça ?
10:29Vous en avez déjà entendu parler
10:31ou ce serait peut-être intéressant
10:32que vous rentriez en contact avec Marianne Monchamp ?
10:35Alors, ça serait intéressant
10:36parce que non, je n'ai jamais entendu parler de cela.
10:40Et tout en sachant, parce que oui,
10:41on parle d'être transfert,
10:42on parle de porter mon fils, etc.
10:45Mais il faut savoir que je le fais 50 fois par jour
10:48parce qu'il faut savoir que c'est un enfant,
10:50ça serait un grand bébé à vue.
10:51Il porte ce change complet
10:53où là aussi, les prix sont exorbitants
10:55tout en sachant qu'on doit fournir les IEM.
10:59Donc, les paquets,
11:01on sait tous le coût d'un achat de paquets de couches.
11:06Et là, étant ce que nous,
11:07j'ai des prix, je vous dis, exorbitants,
11:09on ne s'en sort plus à ce niveau-là.
11:11Il faut fournir la structure,
11:12il faut fournir l'internat,
11:13il faut fournir, il faut me fournir.
11:16Et on est aidé à la hauteur de oui,
11:18c'est déjà une bonne chose
11:20auprès des MDPH sur 200 euros.
11:22Mais on est loin.
11:24Vous ne bougez pas.
11:24On va revenir tout de suite sur Sud Radio,
11:26juste après une petite courte pause.
11:29Et avec vous, Cathy,
11:31avec Marianne Monchamp,
11:32directrice générale de l'OSIRP,
11:33avec Virginie Dubost et Mathéo Lamblot.
11:36Et on va revenir sur ce sujet de l'aidance.
11:38Le 6 octobre, c'est la journée nationale de l'aidance.
11:40Et on aura aussi quelqu'un
11:42qui va venir témoigner d'une histoire
11:44qui lui est arrivée avec la compagnie Lufthansa.
11:46Allez, bougez pas sur Sud Radio.
11:48Vous êtes toujours sur Sud Radio,
11:52effectivement, il faut que ça change.
11:54Parce qu'un Français sur trois
11:55est en situation de handicap.
11:57Et 8 millions, 11 millions.
11:58D'ailleurs, on va demander à Marianne Monchamp
12:00juste après combien exactement
12:01on recense des dents en France.
12:04Avec Mathéo, on n'était pas d'accord,
12:05selon la police, selon les syndicats.
12:07Virginie Dubost, elle a dit 11 000 tout à l'heure,
12:08n'est-ce pas ?
12:09Exactement.
12:10Alors, je crois que c'est un peu plus.
12:12Un petit peu plus, on rajoute un zéro.
12:14Non, ça ferait 100 000, 112 000.
12:17Mais peu importe.
12:18Avec toujours notre auditrice, Cathy,
12:20qui vit une situation
12:22que bon nombre d'autres aidantes
12:24familiaux, familiales, vivent
12:27au quotidien.
12:28Avec son jeune garçon de 16 ans,
12:30Nolan,
12:31qui difficilement arrive
12:33à faire bouger
12:36et puis dont elle crie
12:38en gros son désespoir.
12:42Merci de m'aider
12:43parce qu'effectivement,
12:45les MDPH ne lui apportent pas
12:46les solutions qui conviennent.
12:47Marianne Monchamp, d'ailleurs,
12:47lui a donné une solution.
12:49Allez, on va redémarrer
12:51cette deuxième partie d'émission.
12:53Je vais essayer de me mettre dedans.
12:54Les amis, vous allez m'aider
12:55avec la story de la semaine.
12:58Sud Radio, faut que ça change.
13:00La story de la semaine.
13:02Avec un témoignage,
13:04ce week-end,
13:05la compagnie Lufthansa
13:06a encore une fois
13:08fait parler d'elle
13:09sur les réseaux sociaux.
13:10Pour ça, on accueille
13:11Thibaut, Thibaut de Martin-Pré.
13:13Bonsoir à vous.
13:14Bonsoir Anthony,
13:15bonsoir à tout le monde.
13:15On se connaît par ailleurs.
13:17Alors, le vouvoiement,
13:18c'est parce que c'est la radio.
13:19Mais Thibaut,
13:20il vous est arrivé encore,
13:22vous aussi,
13:22une situation
13:23que vous dénoncez
13:26sur les réseaux sociaux
13:27avec votre chien guide
13:28et la compagnie Lufthansa.
13:29Racontez-nous.
13:31Oui, absolument.
13:31Je me suis rendu
13:32en fait à Vienne
13:33le week-end dernier
13:34pour une visite
13:35à des amis.
13:36Et effectivement,
13:37j'ai eu de gros soucis
13:38pour enregistrer
13:39mon chien guide
13:40alors que Lufthansa
13:41est une compagnie nationale.
13:43Oui, c'est le Air France
13:44de l'Allemagne.
13:45Oui, c'est ça.
13:45En l'occurrence,
13:46c'était Austrian Airlines
13:47qui est une filiale
13:48de Lufthansa
13:48puisque j'ai à Vienne
13:49en Autriche.
13:50Et effectivement,
13:51des procédures incompréhensibles
13:53pour enregistrer
13:53le chien guide,
13:54une confusion
13:55entre mon chien guide
13:56et un chien
13:56d'assistance émotionnelle.
13:57Évidemment,
13:58ce n'est pas la même chose
13:59et les règles
13:59sont différentes,
14:00etc.
14:01Et plus de 15 mails
14:02échangés avec
14:03effectivement leur support
14:04qui ne comprenaient
14:05vraiment pas du tout
14:05le sujet.
14:07Et jusqu'au dernier moment,
14:08pas de certitude
14:09sur la possibilité
14:10ou pas de prendre mon vol.
14:11Vous alliez où ?
14:12Je pense que le stress
14:13incroyable.
14:14J'allais à Vienne.
14:15J'allais à Vienne.
14:15Donc dans l'espace Schengen ?
14:16Ah oui,
14:18ce n'est pas Schengen,
14:19Union Européenne,
14:20absolument.
14:21Moi aussi,
14:22j'ai un chien guide
14:23et je voyage régulièrement
14:25avec.
14:26Je n'ai jamais eu
14:27ce genre de choses
14:28à part pour une destination
14:29que d'ailleurs,
14:30j'en profite pour la dénoncer,
14:31l'Angleterre
14:31qui est insupportable
14:33parce qu'il faut remplir
14:34des documents à rallonge
14:35comme si on demandait
14:37un examen ophtalmique
14:38pour vos yeux.
14:40Ça revient à peu près
14:40à la même chose, Thibaut ?
14:42Oui, exactement.
14:43Alors du coup,
14:43moi,
14:43qu'on pourrait bien faire,
14:44je me suis dit
14:44bon,
14:45je vais aller chez mon vétérinaire
14:46pour demander un certificat
14:48ou quelque chose comme ça.
14:49Ça vous a coûté de l'argent ?
14:51Bien sûr,
14:51je me suis déplacé
14:52et tout ça dans le stress
14:53avant de prendre l'avion
14:54pour la taxi
14:55pour l'aéroport,
14:56etc.
14:56Donc c'était quand même
14:57source de stress.
14:58Et effectivement,
14:59habituellement,
14:59c'est comme vous,
15:00Anthony,
15:00je me présente à l'aéroport,
15:01au comptoir d'enregistrement
15:02avec les papiers,
15:03bien sûr,
15:04du chien,
15:06quoi,
15:06et tout se passe bien.
15:08Donc là,
15:08je n'ai vraiment pas compris
15:10et j'avais déjà vu le problème
15:11avec l'UF-Tenza
15:11il y a six ans
15:12où le vol avait carrément
15:14été retardé
15:16dans une heure au comptoir.
15:18Donc je ne sais pas
15:19ce qu'il y a
15:19avec les procédés
15:20dans cette compagnie
15:20mais c'est clairement,
15:21il y a un souci
15:22parce que ça marche bien
15:23avec Air France,
15:24avec Isidia,
15:24et d'autres choses.
15:25Je ne comprends pas.
15:25Merci beaucoup Thibaut,
15:27Thibaut de Martin-Prix,
15:27vous êtes par ailleurs aussi
15:28directeur du campus Louis Braille.
15:30Je me tourne vers vous
15:30Marianne Monchamp
15:31parce que vous avez fait
15:32accoucher cette loi de 2005
15:34dont on parle
15:35et dont on a beaucoup parlé
15:36cette année
15:36puisque c'est 2025,
15:3720 ans après.
15:38Quand vous entendez
15:39le témoignage de Thibaut,
15:40là une réaction rapide
15:41et à chaud,
15:42vous trouvez que la loi
15:44elle en est où là ?
15:45Enfin là-dessus,
15:46c'est quand même fou
15:47ces procédures.
15:48Si vous voulez,
15:50déjà j'en profite
15:51pour saluer Thibaut.
15:55On a des choses à faire.
15:57On a des choses à faire
15:58ensemble avec le campus.
16:00Non, je dis que si vous voulez,
16:03les lois fixent un cadre.
16:05Si ensuite le sport
16:09des acteurs
16:10et des parties prenantes
16:11est de contourner
16:12le cadre légal,
16:14eh bien on est dans
16:15une société
16:16qui n'est pas prête
16:17de satisfaire
16:18à ses obligations
16:18d'accessibilité.
16:20Et c'est très malaisant
16:22et je pense que
16:23le fait de dénoncer
16:24ces pratiques-là,
16:26c'est important
16:26parce que je ne sais pas
16:27ce qu'il faut penser
16:28d'une compagnie aérienne
16:30qui ne respecte pas
16:32ces principes.
16:33Vous voyez ?
16:34Il y a le problème
16:36majeur que ça a posé
16:38à Thibaut.
16:39Mais au-delà de ça,
16:40qu'est-ce que ça dit
16:41de l'usage ?
16:42Qu'est-ce que ça dit
16:42de la manière
16:43dont la compagnie
16:44traite en quelque sorte
16:45les passagers ?
16:47Il y a de cela même
16:48deux mois,
16:48il y a une non-voyante
16:49qui carrément était
16:50avec ses enfants
16:51et elle s'est faite
16:52carrément refuser
16:53l'embarquement
16:54parce qu'elle n'avait pas
16:55un fichu document.
16:56Ça rend complètement dingue
16:58ce truc.
16:58Oui.
16:59Et je crois que si vous voulez,
17:00il faut être extrêmement sévère
17:02sur ces pratiques.
17:04Parce qu'il y a une législation
17:06qu'elle doit être respectée
17:07et que donc
17:10c'est ce qui doit permettre
17:11de faire le tri.
17:11C'est une double peine,
17:12Marianne,
17:12je suis désolé.
17:13Mais la situation
17:15de handicap
17:15est déjà suffisamment
17:16lourde au quotidien.
17:17Si en plus,
17:18on demande aux gens
17:18de justifier
17:19de la nature
17:19de leur chien,
17:20alors OK,
17:21je peux comprendre
17:21qu'on justifie
17:22au moins de la nature
17:23du chien,
17:23d'accord,
17:24mais qu'on aille demander
17:25des documents
17:25qui ne sont normalement
17:26pas requis par ailleurs
17:27chez d'autres compagnies,
17:28ça va,
17:29ça suffit.
17:29Au bout d'un moment,
17:30on ne peut pas en permanence
17:31se justifier
17:32d'être handicapée.
17:33Virginie Dubois,
17:34c'est comme si
17:34on vous demandait
17:34le certificat de vérification
17:36et de contrôle technique
17:37de votre fauteuil roulant.
17:38Exactement.
17:39Oui,
17:40je devrais le faire d'ailleurs,
17:41c'est une bonne idée.
17:42Non mais vous en dites quoi,
17:42vous là ?
17:43Moi,
17:43je trouve ça inadmissible
17:44et oui,
17:45surtout,
17:46c'est vraiment une double peine
17:47parce qu'en fait,
17:48déjà,
17:48ça nous renvoie au fait,
17:49ça nous renvoie
17:50à notre handicap
17:50comme si
17:51on allait l'oublier
17:53et en plus,
17:54c'est déjà assez compliqué
17:55de pouvoir se déplacer
17:56et quand on le fait,
17:58quand on s'en donne les moyens,
17:59on nous met un peu
18:00des bâtons dans les roues
18:01sans mauvais jeu de mots
18:01et tout ce que
18:03tout le monde veut savoir,
18:05Thibaut,
18:05est-ce que vous avez pu
18:07embarquer ?
18:07Non,
18:07Thibaut nous a quittés
18:08mais c'est pas grave,
18:09Mathéo Lambleau,
18:10je vais vous dire
18:10ce que j'ai sur le cœur,
18:11Anthony,
18:12c'est qu'on n'en peut plus
18:12de tous ces actes discriminants.
18:15Il y a eu le cas
18:15des chauffeurs taxi,
18:17maintenant,
18:17c'est les compagnies aériennes.
18:19On se rappelle aussi
18:20il y a 15 jours,
18:20on évoquait le cas
18:21d'Antoine Perel,
18:22athlète à qui on a vu
18:23refuser le tandem.
18:24Son tandem,
18:25il a pris une amende
18:29avec ça,
18:29Marianne,
18:30figurez-vous.
18:31Il a pris 150 euros
18:32d'amende
18:32parce qu'il était
18:34avec son vélo
18:35et son outil
18:36pour pratiquer
18:37son sport de haut niveau
18:38quand même,
18:39alors qu'il va chercher
18:39des médailles
18:40et il y a des médailles
18:41dans le monde.
18:42On va revenir
18:42à notre sujet
18:43sur les danses
18:44parce que Cathy
18:44est toujours là
18:45avec nous
18:45en 826-300-300.
18:47Cathy,
18:48vous aussi,
18:48je présume
18:49que vous regardez ça
18:50et vous entendez ça
18:51avec détestation,
18:52vous qui êtes maman
18:52d'un enfant
18:53en situation non récap,
18:54vous aimeriez
18:54qu'on n'est pas
18:55systématiquement
18:56à rappeler nos droits
18:56et en l'occurrence
18:58les vôtres.
18:59Alors justement,
18:59je vais réagir
19:00à ce sujet-là
19:01justement auprès
19:03de la MDPH.
19:04La maison départementale
19:05et les personnes handicapées,
19:06je le rappelle.
19:06C'est bien ça,
19:08on doit constamment
19:09rabâcher l'handicap,
19:11faire nos projets de vie.
19:13L'handicap,
19:13il est là,
19:14il est bien installé
19:14et au point de vue
19:15administratif,
19:16déjà,
19:16on est tellement sollicité,
19:17on n'a pas le temps
19:18et on nous demande
19:19sans arrêt
19:20de nous reprojeter
19:21dans le handicap
19:22alors qu'il est bien installé.
19:24Il n'y aura pas
19:25d'évolution.
19:26Pourquoi on nous pousse
19:27sans cesse
19:28à retourner dans le passé
19:29alors que c'est déjà
19:30assez difficile pour nous ?
19:32Oui.
19:34Mathéo Lambleau.
19:36Oui,
19:37on va revenir...
19:38Vous n'enviez peut-être,
19:38excusez-moi.
19:41Non,
19:41mais on va peut-être
19:42revenir au cas de Cathy.
19:44Oui,
19:45effectivement.
19:45Et je crois
19:46que vous avez lancé
19:46une cagnotte.
19:47Voilà,
19:47Cathy,
19:47vous avez lancé une cagnotte.
19:48Vous allez en venir,
19:49Mathéo.
19:49Oui,
19:49voilà,
19:49c'est ça.
19:51Oui,
19:51voilà,
19:51tout à fait,
19:52j'ai lancé aujourd'hui
19:52un SOS,
19:53une bouteille à la mer,
19:54c'est juste un appel au secours
19:56parce que justement,
19:57étant aidant familial,
19:58on n'est pas reconnu
19:59à n'importe quel niveau.
20:00On n'est dans aucune case.
20:02Donc,
20:02si on veut entamer des crédits,
20:03on ne peut pas.
20:04On veut acheter,
20:05on ne peut pas.
20:06On est rejeté de partout,
20:07on n'est pas reconnu.
20:09Et au jour d'aujourd'hui,
20:10à mon petit niveau de maman,
20:12j'aimerais être reconnu
20:13et reconnaître
20:13que tous les parents
20:15dans la même situation
20:16que la mienne
20:17soient reconnus
20:18et qu'on puisse aujourd'hui
20:20pouvoir accéder
20:21comme tout à chacun
20:22et être reconnu
20:23comme personne salariée
20:24parce qu'on fait
20:25un travail de longue haleine
20:27jour et nuit.
20:28Ah,
20:28alors c'est intéressant
20:29ce que vous dites.
20:30Déjà,
20:30la cagnotte,
20:31on va la publier
20:32sur sudradio.fr
20:33et puis sur les réseaux sociaux,
20:34j'en appelle
20:35à mes amis du web
20:36chez nous.
20:37Mais Marianne Monchamp,
20:39vous qui avez été ministre
20:41et puis vous qui êtes
20:42à la tête de l'OCIRP,
20:43j'ai deux questions pour vous.
20:45Un,
20:45comment vous allez pouvoir aider
20:46peut-être Cathy
20:48à y voir plus clair
20:49sur sa situation ?
20:50Vous avez sans doute,
20:51j'imagine,
20:51des relais.
20:52Mais deux,
20:53je crois,
20:54si je ne dis pas de bêtises,
20:55que malgré tout,
20:56Cathy peut faire valoir
20:57aussi ses droits
20:57à la retraite.
20:59Alors oui,
21:00et puis en plus,
21:01Cathy peut bénéficier
21:03d'une allocation
21:04pour tierce personne
21:06dans le cas
21:07de l'aide
21:08qu'elle apporte
21:09à son fils.
21:10Et je ne sais pas
21:11si en termes d'accès
21:12aux droits,
21:14Cathy a pu
21:15présenter
21:17l'ensemble
21:18des dossiers
21:20et là-dessus,
21:20elle peut aussi
21:21être aidée.
21:22Moi,
21:22l'OCIRP,
21:22on a mis en place
21:23une méthode,
21:24enfin une plateforme
21:25qui permet d'avoir,
21:27si vous voulez,
21:27un traitement
21:28beaucoup plus facile
21:29et automatique
21:30des formalités administratives
21:31pour gagner du temps
21:32auprès des MDPH
21:33parce que c'est aussi
21:34le parcours du combattant
21:35de remplir les dossiers.
21:36Parce qu'au bout de ça,
21:38il y a quand même
21:38des droits
21:38et il faut qu'elle puisse,
21:40si c'est le cas,
21:41bénéficier de ces droits.
21:42Donc ça,
21:43c'est quelque chose
21:44qu'on pourra regarder
21:45et puis en plus,
21:45il y a la question
21:46du care management
21:47que j'évoquais.
21:48On la met en lien
21:49avec votre bureau peut-être ?
21:51Oui,
21:51sans aucun problème.
21:52C'est adorable.
21:53On va essayer de regarder
21:54comment on peut faire.
21:56Merci pour elle.
21:57Derrière le cas de Cathy,
21:59il y a le cas général,
21:59si vous voulez.
22:00Parce que l'intérêt
22:01de cette émission,
22:02c'est de montrer
22:02que ces problèmes existent
22:04et qu'il faut donc,
22:05d'une certaine manière,
22:06essayer d'apporter
22:08des solutions collectives.
22:09et je crois qu'il faut
22:11que la loi s'applique.
22:13Il faut que les traitements
22:14administratifs soient plus rapides,
22:16soient plus souples.
22:17Il faut que dans certains cas,
22:18des dérogations
22:19puissent être accordées
22:20et puis il faut aussi
22:21que des solutions
22:22soient accessibles.
22:24C'est le rôle
22:24de la protection sociale
22:25et notamment à travers
22:26le financement
22:27de ce que j'appelais
22:28le care management
22:28tout à l'heure.
22:29C'est ce que nous,
22:29on peut proposer à l'OCI.
22:31Fantastique.
22:31Virginie Lebos,
22:32vous vouliez réagir sur un truc.
22:33Oui, justement, Marianne,
22:34vous disiez
22:34que c'était important
22:35de montrer que ces situations existaient.
22:36C'est justement
22:37l'émission que met en valeur
22:39Théo Curin,
22:41qui est un jeune sportif
22:43de haut niveau
22:44et également animateur
22:45qui est lui aussi
22:47en situation de handicap.
22:48Et en fait,
22:48cette émission
22:49met en situation
22:51en fait deux personnalités
22:52qui viennent
22:53prendre le relais
22:54de la personne
22:54qui est aidante
22:56au quotidien
22:56auprès d'une personne malade
22:58ou d'une personne
22:59en situation de handicap
23:00afin de montrer
23:01vraiment la lourdeur
23:02administrative,
23:03physique,
23:04mentale,
23:05psychologique.
23:05C'est une belle initiative
23:07parce qu'il faut d'ailleurs
23:08que les médias
23:09s'en emparent
23:10autre que nous.
23:11Je suis chez Sud Radio,
23:13on est peut-être
23:13une radio nationale généraliste,
23:15mais il faut que tout le monde
23:16s'y mette
23:17et à en parler
23:18et à le montrer.
23:19En tout cas,
23:19c'est une belle initiative.
23:20Je voudrais tous vous remercier,
23:21tous vous remercier,
23:22Cathy en première,
23:23parce que votre quotidien
23:25est quand même très difficile.
23:26Bon courage à vous.
23:27On vous met en lien
23:27en rantenne
23:28avec Marianne Monchamp.
23:29Merci Marianne
23:29d'avoir été avec nous.
23:30Directrice générale
23:31de l'OCIRP,
23:32Virginie Dubos,
23:33merci d'avoir été là.
23:34Marie-Mathéo Lombleau également.
23:35Vous ne bougez pas
23:36sur Sud Radio.
23:37La rencontre,
23:38ce choc ce soir,
23:40comme dirait Julien
23:41en rantenne
23:41avec Loan,
23:43eh bien l'UBB
23:45Union Bordeaux-Vaigle
23:46avec Lyon.
23:47Ne bougez pas
23:47sur Sud Radio,
23:48ça promet.
23:48Sous-titrage Société Radio-Canada
23:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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