- il y a 5 semaines
Mettez vous d'accord avec Jean-Claude Beaujour, Anthony Samama, Julien Aubert et Frédéric Fougerat.
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver vendredi 28 novembre.
00:00:09C'est le dernier vendredi du mois de novembre et c'est surtout le Black Friday.
00:00:14On va en dire quelques mots de ce Black Friday.
00:00:16Est-ce que vous allez consommer ? Est-ce que vous allez acheter compulsivement ?
00:00:20Qu'en pensez-vous ? On y reviendra dans un instant.
00:00:23Pour commenter l'actualité, Jean-Claude Beaujour, avocat, président du Forum Transatlantique.
00:00:27Bonjour Valérie.
00:00:28Anthony Samama, maire adjoint du 15e arrondissement de Paris.
00:00:31Bonjour à vous.
00:00:32Julien Aubert, président de l'Institut Valmiers.
00:00:34Vous êtes vice-président des Républicains.
00:00:36Vous avez également été député.
00:00:38Et Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris.
00:00:41Je rappelle votre dernier livre, C'est de la com, 60 idées reçues.
00:00:45C'est paru aux éditions Bréal Studirama.
00:00:48Et je le conseille à tous ceux qui s'intéressent à la communication
00:00:50parce que vous démontez un certain nombre d'idées reçues sur la communication.
00:00:54A commencer par le fameux C'est de la com, quand on veut évacuer un sujet de façon un peu paresseuse.
00:01:00Absolument.
00:01:01Et souvent d'ailleurs les politiques eux-mêmes qui vont contre leur propre camp
00:01:04en évitant de réfléchir ou d'argumenter.
00:01:07Ils préfèrent évacuer par un C'est de la com et comme ça on discrédite tout.
00:01:11Mais est-ce que ce ne serait pas un peu de la com ce livre finalement ?
00:01:13Si, si, c'est de la com, c'est revendiqué comme tel et il est préfacé par trois grandes signatures
00:01:19de la com publique et politique, de droite, du centre et du gauche, pour pas qu'il y ait de parti pris.
00:01:24Et je le revendique bien comme un livre de com.
00:01:26C'est un homme d'affaires là qui parle.
00:01:27Ah non.
00:01:29Alors, est-ce qu'il y a réellement débat ?
00:01:33Près de 8 Français sur 10 voudraient que les impôts diminuent.
00:01:35Alors, il y a eu un sondage qui révèle que 78% des Français considèrent
00:01:42que le niveau général des impôts et des cotisations est trop élevé.
00:01:45On va y revenir avec vous.
00:01:47Dites-nous ce que vous en pensez.
00:01:48Je n'ai pas énormément de...
00:01:50Il n'y a pas beaucoup de suspense sur ce sujet.
00:01:52Est-ce qu'il y a trop d'impôts ?
00:01:53Est-ce que vous trouvez trop taxés ?
00:01:56C'est une question évidemment qui a été posée par le baromètre des prélèvements fiscaux et sociaux
00:02:03et qui considère également que l'argent public n'est pas bien utilisé.
00:02:08On va parler de ces quartiers en prise à l'insécurité
00:02:13comme à Marseille ou à Aubervilliers
00:02:15avec des entreprises qui quittent ces quartiers.
00:02:17C'est-à-dire que les dealers, les narcotrafiquants ont gagné la partie.
00:02:22Le vin est-il un alcool comme un autre ?
00:02:24C'est ce qu'a affirmé Annie Gennevar ce matin au micro de Maxime Liedot.
00:02:27C'est un vrai...
00:02:29Elle a dit l'inverse.
00:02:31Elle a dit l'inverse.
00:02:32Elle a dit que ce n'est pas un alcool comme les autres.
00:02:34Mais moi je vous pose la question.
00:02:35Est-ce que pour vous c'est un alcool comme un autre ?
00:02:38Et les Français dépensent en moyenne.
00:02:40Donc 345 euros pour le Black Friday.
00:02:42Cette semaine je recevais un des porte-parole du Cirque du Soleil
00:02:44qui est donc québécois et qui disait qu'au Québec on dit le vendredi fou.
00:02:48Et je trouve ça assez joli comme appellation.
00:02:52Vous savez les Français, les Québécois n'aiment pas les anglicismes.
00:02:55Donc le vendredi fou c'est pas mal.
00:02:57C'est plus communiquant.
00:02:58C'est plus communiquant.
00:02:59C'est plus proche d'ailleurs de la réalité parce que vendredi noir en réalité c'est le jour du crash de 1929.
00:03:08Donc c'est pas très positif en fait un vendredi noir.
00:03:11Bah non non.
00:03:12Est-ce que vous y êtes sensible ou pas ?
00:03:13On peut peut-être dire quelques mots sur ce Black Friday, ce vendredi fou.
00:03:16Sur la question de la traduction ou sur le principe même ?
00:03:19Non non sur le principe.
00:03:20Est-ce que vous y êtes sensible ?
00:03:21Est-ce que vous allez vous laisser tenter Frédéric Fougera par un mixeur ?
00:03:25Alors me laisser tenter pas du tout, pas plus que les soldes.
00:03:28En fait c'est éventuellement une opportunité quand on a un achat à faire programmé et on profite d'un moment où il y a des réductions.
00:03:35Mais attendre un moment de réduction pour chercher des idées, d'aller dépenser son argent, c'est pas dans ma philosophie.
00:03:40Oui pardon allez-y.
00:03:43C'est surtout que ça montre que les gens cherchent et attendent ce moment particulièrement parce que le reste de l'année ils ont plus d'argent et que les prix sont trop chers pour eux.
00:03:51Donc la question fondamentale derrière c'est celle du pouvoir d'achat des français.
00:03:54On peut pas blâmer les français d'attendre le Black Friday pour espérer faire des économies.
00:03:59Il faut plutôt tacler le problème à la racine, c'est-à-dire essayer de s'interroger sur le pouvoir d'achat des français et comment leur en redonner davantage.
00:04:06Oui ça va rejoindre notre sujet là dans un instant.
00:04:09Oui je ne serai pas très inventif en vous disant qu'au fond pour moi je dépense en fonction de mes besoins.
00:04:17Je fais des achats lorsque j'en ai besoin.
00:04:19Alors évidemment s'il y a des soldes c'est encore mieux mais je ne suis pas un acheteur compulsif.
00:04:24Je dirais même mieux j'ai tendance à être très prudent dans les achats parce que nous parlons beaucoup d'environnement.
00:04:30Mais il y a un chiffre alors qui est-ce qui vaut ?
00:04:33Je ne connais pas sa réalité scientifique mais il paraît qu'on mettrait à la poubelle quasiment 30%
00:04:38de ce que l'on achète parce qu'on achète on n'utilise pas, on achète le frigo est rempli mais on le remplit systématiquement chaque semaine.
00:04:46Et ça c'est un sujet puisque vous parliez de coût de la vie.
00:04:51C'est vrai que quand on veut lutter contre la vie chère, quand on veut lutter contre tous les problèmes que nous connaissons,
00:04:56je pense qu'il faut déjà commencer par optimiser, rationaliser ces achats.
00:05:01Alors je ne suis pas en train de dire qu'il faut rationaliser, rationner les gens mais il faut se poser ces questions qui sont paraît-il de vrais sujets.
00:05:0830% de ce qu'on achète va quasiment à la poubelle.
00:05:11Alors, près de 8 français sur 10, vous voudriez que les impôts...
00:05:15Du coup Julien il n'a pas le droit à la poubelle.
00:05:16Non, non, non, vous avez raison.
00:05:18Non, pardon, je vous oublie.
00:05:20Je sais, ça m'arrive souvent.
00:05:23Écoutez, moi je n'étais pas du tout sensible au point de rater le Black Friday.
00:05:28Cette année, comme j'avais effectivement un achat à faire, je me suis dit je vais patrouiller.
00:05:35Donc à minuit, je me suis connecté.
00:05:37Ah oui, carrément !
00:05:38J'ai été très déçu parce qu'en réalité, le produit que je voulais, qui était un jouet d'ailleurs en l'occurrence,
00:05:43vous n'avez pas compris pour qui c'était, n'était pas du tout soldé.
00:05:47Et de manière générale, je trouve intéressant au plan sociologique et pathétique
00:05:52qu'on soit passé d'un calendrier qui était basé essentiellement sur des fêtes religieuses,
00:05:57héritées du passé, à un calendrier qui est basé sur des fêtes commerciales.
00:06:01Donc on a le mois de la rentrée, après on a le mois d'Halloween,
00:06:05après on a le mois du Black Friday,
00:06:07après on a le mois des fêtes de fin d'année,
00:06:09après on a le mois des soldes, et ainsi de suite, ainsi de suite.
00:06:12C'est-à-dire que chaque mois, on nous explique,
00:06:14ça pour bien ce mois-ci, il faut dépenser parce qu'il y a une occasion spéciale.
00:06:18Mais ça pose la question du juste prix.
00:06:21À quel moment on paye le juste prix ?
00:06:23C'est aussi ça ?
00:06:24Oui, et puis le juste prix, oui.
00:06:26Et puis cette espèce d'incitation généralisée,
00:06:28qui à mon avis fragilise des gens,
00:06:30parce qu'ils vous envoyent des stimuli,
00:06:31un peu comme les algorithmes de Facebook,
00:06:33qui vous disent, regardez, il n'y a rien à ça.
00:06:35Je pense que ça fatigue les gens.
00:06:36Et puis après, un truc que je trouve incroyable,
00:06:38c'est que du coup, on vous fait la publicité deux mois avant,
00:06:41c'est-à-dire que vous arrivez en septembre,
00:06:43on vous parle d'Halloween,
00:06:44vous arrivez la veille d'Halloween,
00:06:45on vous parle de Noël,
00:06:46et vous n'avez même pas commencé à fêter Noël,
00:06:49qu'on vous explique déjà,
00:06:50vous inquiétez pas de le truc.
00:06:52Et donc vous n'avez pas acheté votre produit ?
00:06:53Et donc je n'ai pas acheté.
00:06:55À minuit quand même, c'était...
00:06:57Oui, parce que je me suis dit,
00:06:58le Lego de mon fils,
00:06:59puisque vous aurez compris,
00:07:00je ne suis pas là,
00:07:02je me suis dit,
00:07:03s'il doit y avoir une offre,
00:07:04je suis un papa qui veille en disant,
00:07:06il le veut absolument,
00:07:07je vais essayer de le trouver.
00:07:08Oui, mais le Lego, il n'est pas soldé,
00:07:09c'est ça le problème.
00:07:11C'est tout comme les...
00:07:13Alors il faut citer les trois marques,
00:07:15les Playmobil,
00:07:17les Barbie et autres,
00:07:20G.I. Joe.
00:07:21Très proséguement pour moi,
00:07:22Fusalpe non plus.
00:07:23Donc si vous voulez,
00:07:23mon Black Friday s'est arrêté à minuit dix.
00:07:26Il faut regarder, il faut regarder.
00:07:28Il faut quand même chercher.
00:07:29Stéphane nous dit,
00:07:30moi je veux acheter,
00:07:31quand je veux acheter,
00:07:32je regarde déjà les marketplaces,
00:07:33longtemps ensuite,
00:07:34je regarde le produit neuf,
00:07:36et réduit sur Vinted.
00:07:37Bon, là aussi c'est une plateforme,
00:07:39souvent il est neuf à moins 50%.
00:07:41C'est vrai que l'occasion est plutôt pas mal.
00:07:43Et une auditrice me dit,
00:07:45bonjour l'environnement,
00:07:46avec ce Black Friday.
00:07:49Oui, bien sûr,
00:07:50c'est pour ça que je disais
00:07:51qu'il y a une conséquence environnementale.
00:07:54Et j'ai presque envie de dire
00:07:55qu'il ne faut pas culpabiliser nos concitoyens,
00:07:57parce qu'on peut comprendre,
00:07:58et je partage votre avis,
00:07:59quand vous disiez,
00:08:00c'était l'occasion d'eux,
00:08:01on s'est réfréné,
00:08:02parce qu'il y a des gens,
00:08:02effectivement,
00:08:03qui se réfrènent.
00:08:04L'idée, c'est peut-être de dire
00:08:06chacun, en fonction de nos besoins,
00:08:08réfléchissons à la manière
00:08:09dont on organise nos dépenses.
00:08:12Bien sûr.
00:08:13Après, les gens font ce qu'ils veulent.
00:08:14Oui, c'est ça.
00:08:15Oui, c'est ça.
00:08:16Alors, toujours,
00:08:17Stéphane me dit,
00:08:17la traduction de Black Friday,
00:08:19c'est vendredi noir,
00:08:20comme l'afflux de personnes noires de monde.
00:08:22Voilà.
00:08:23C'était la traduction.
00:08:24Alors, 8 Français sur 10,
00:08:25vous voudrez que les impôts diminuent,
00:08:26mais ils ne veulent pas de dépenses,
00:08:28de baisse des dépenses publiques
00:08:29en contrepartie.
00:08:30Donc, c'est un baromètre
00:08:33qui a sondé,
00:08:34c'est le Conseil des prélèvements obligatoires,
00:08:36ça fait partie de la Cour des comptes,
00:08:38c'est ça, cet organisme.
00:08:40Donc, c'est un baromètre
00:08:41qui est publié régulièrement,
00:08:43comme son nom l'indique,
00:08:4478% des sondés considèrent
00:08:45que le niveau général des impôts
00:08:47et des cotisations sont trop élevés,
00:08:49en particulier l'écart
00:08:49entre le salaire brut,
00:08:50le salaire net.
00:08:51Bien sûr.
00:08:52Et puis, la deuxième chose,
00:08:53évidemment,
00:08:54c'est l'utilisation des impôts.
00:08:56On consent à l'impôt,
00:08:57mais quand on voit
00:08:58ce qui, en effet,
00:08:59et on en parle souvent ici
00:09:00de la problématique
00:09:01des services publics,
00:09:02on peut effectivement s'interroger
00:09:04sur l'utilisation
00:09:05de l'argent public.
00:09:070 826 300 300.
00:09:09On va vous sonder,
00:09:10vous, en direct,
00:09:11auditeur de Sud Radio,
00:09:12est-ce que vous avez le sentiment
00:09:13que les impôts,
00:09:15vous êtes trop taxés,
00:09:16qu'il y a trop d'impôts
00:09:17et quand on sait
00:09:17qu'un Français sur deux
00:09:18ne paye pas l'impôt
00:09:20sur le revenu.
00:09:21On en parle avec vous
00:09:22dans un instant.
00:09:23A tout de suite sur Sud Radio.
00:09:26Cette année,
00:09:26le Père Noël a déjà
00:09:28Sud Radio.
00:09:29Le 10h midi,
00:09:30mettez-vous d'accord,
00:09:31Valérie Expert.
00:09:33Et on est ensemble
00:09:33avec vous sur Sud Radio.
00:09:35Alors,
00:09:35est-ce que vous pensez
00:09:36qu'il y a trop de taxes,
00:09:37trop d'impôts,
00:09:38que la différence
00:09:39entre ce que vous touchez,
00:09:40le salaire brut
00:09:41et le salaire net
00:09:42est trop importante ?
00:09:440 826 300 300.
00:09:46Et on a Frédéric
00:09:47qui voulait réagir.
00:09:47Bonjour Frédéric.
00:09:48Oui,
00:09:49bonjour Valérie.
00:09:50Bonjour tout le monde.
00:09:51Je suis...
00:09:52Moi,
00:09:53je fais partie de ceux
00:09:53comme beaucoup de Français
00:09:54qui trouvent qu'on paye
00:09:56de plus en plus d'impôts
00:09:57et chaque gouvernement,
00:09:58chaque année,
00:09:59pour chaque budget,
00:10:00crée de nouvelles taxes,
00:10:01de nouveaux impôts.
00:10:02Et pourtant,
00:10:02moi,
00:10:03je me promène beaucoup
00:10:04dans la France
00:10:05par les petites routes.
00:10:07On constate,
00:10:08et les gens qui habitent
00:10:09en province
00:10:09le constatent encore plus
00:10:10que moi,
00:10:11on constate qu'il y a
00:10:12de moins en moins
00:10:13de services publics,
00:10:14même dans les villes.
00:10:16Et quand ils sont encore présents,
00:10:17ils sont très difficilement accessibles.
00:10:20On pourrait croire
00:10:20que c'est parce qu'il y a
00:10:21moins de fonctionnaires
00:10:22donc qu'ils n'ouvrent plus
00:10:25pour recevoir les gens
00:10:26comme ça à la demande,
00:10:27du moins,
00:10:28comme ça à la file d'attente,
00:10:31mais qu'il faut prendre
00:10:32des rendez-vous parfois
00:10:33qui nécessitent
00:10:34un temps d'attente considérable.
00:10:36Alors qu'en fait,
00:10:36il y a de plus en plus
00:10:37de fonctionnaires.
00:10:39Les routes sont en...
00:10:40pas nécessairement
00:10:41très bon état.
00:10:42Moi, qui traverse
00:10:43beaucoup la France,
00:10:44elles ne sont pas
00:10:45nécessairement très belles,
00:10:46même si elles restent
00:10:47plus belles
00:10:48que dans d'autres pays
00:10:49européens,
00:10:50mais quand même,
00:10:51moi, je note
00:10:52depuis 40 ans
00:10:53une nette dégradation
00:10:54de la qualité routière.
00:10:58On est légitime
00:10:59à se poser la question,
00:11:01mais où vont-ils
00:11:03ces milliards,
00:11:04ces centaines de milliards
00:11:05qu'on nous prélève
00:11:07chaque année
00:11:07par les impôts directs,
00:11:09par la TVA,
00:11:10par la CSG,
00:11:11par des tas de...
00:11:12Il y a des milliers
00:11:13de taxes
00:11:13et chaque année,
00:11:14on en réinvente.
00:11:15Je crois que cette année,
00:11:16ils ont battu
00:11:17un record, d'ailleurs,
00:11:18d'invention
00:11:18de nouvelles taxes.
00:11:20Et voilà,
00:11:21et on est un peu
00:11:22dépités face à ça.
00:11:23On se dit,
00:11:23mais ce n'est pas possible.
00:11:25On est un pays
00:11:26quand même considéré
00:11:27comme riche
00:11:28et tout se dégrade.
00:11:30L'hôpital se dégrade,
00:11:31l'école se dégrade,
00:11:32les routes se dégradent,
00:11:33les transports en commun
00:11:34se dégradent,
00:11:35tout se dégrade.
00:11:36J'entendais encore hier
00:11:38la fermeture
00:11:39d'une ligne de train
00:11:40entre Clermont-Ferrand
00:11:42et Bordeaux
00:11:42il y a une douzaine d'années
00:11:43parce qu'il y a
00:11:45soi-disant
00:11:45qu'il n'y a pas
00:11:46assez de voyageurs.
00:11:47Oui, mais le service public,
00:11:48ce n'est pas seulement
00:11:49de faire de la rentabilité,
00:11:51c'est d'apporter
00:11:52un service au public
00:11:53et c'est aussi pour ça
00:11:54qu'on paye des impôts.
00:11:55Donc, on paye
00:11:57de plus en plus d'impôts
00:11:58mais il y a de moins
00:11:58en moins de trains,
00:11:59etc.
00:12:00La litanie
00:12:00est sans fin.
00:12:03Oui, vous faites
00:12:04le même constat
00:12:05que ceux qui ont réagi
00:12:06à cette enquête.
00:12:06Enquête indique aussi
00:12:08que l'utilisation
00:12:09des fonds publics
00:12:11est jugée très sévèrement.
00:12:1272% des Français
00:12:13sont insatisfaits.
00:12:1549% des Français
00:12:16estiment que
00:12:17les services publics
00:12:18peuvent être améliorés
00:12:19en baissant la fiscalité.
00:12:21C'est un paradoxe.
00:12:22Et 38% estiment
00:12:23cela possible
00:12:24à niveau de prélèvement
00:12:25constant.
00:12:26Je voyais réagir
00:12:27Julien Robert.
00:12:28Je suis tout à fait d'accord
00:12:29avec ce que je me suis
00:12:31puisque j'ai été député
00:12:32en milieu rural.
00:12:33Le sujet,
00:12:34quand on dit
00:12:34on paye trop,
00:12:35on paye beaucoup.
00:12:36Ça, c'est certain.
00:12:37Et puis, ça dépend d'ailleurs
00:12:38d'où on est dans la société.
00:12:40La question, c'est
00:12:41quel service on a en échange ?
00:12:43Effectivement,
00:12:43quand on paye beaucoup
00:12:44et qu'on a les routes
00:12:45qui sont mal entretenues,
00:12:48quand on a une administration
00:12:50parfois qui fonctionne
00:12:51de plus en plus mal
00:12:52parce qu'il y a,
00:12:53je dirais aussi,
00:12:53la qualité des gens
00:12:54qu'on a en face.
00:12:55Quand vous avez
00:12:56un dossier épineux
00:12:56et qu'en face,
00:12:57vous n'avez pas d'écoute
00:12:58ou que les gens se trompent,
00:12:59pour les entreprises,
00:13:00c'est compliqué.
00:13:01C'est pour ça qu'à mon avis,
00:13:02il faut sortir des discours tout faits
00:13:04qui polluent la scène
00:13:05politique française.
00:13:06Vous avez d'un côté
00:13:07les socialistes
00:13:08qui vous expliquent
00:13:08qu'en fait,
00:13:09ou la gauche de manière générale,
00:13:10il faut juste rajouter
00:13:11du fonctionnaire,
00:13:12rajouter de l'argent,
00:13:13ça ira mieux.
00:13:14Donc en fait,
00:13:14on passe la question
00:13:15de savoir pourquoi
00:13:16ça en dépense mal.
00:13:18Vous avez aussi
00:13:18mes amis libéraux
00:13:19aux Républicains
00:13:21qui vous expliquent
00:13:22qu'en réalité,
00:13:22il faudrait tailler
00:13:23dans l'administration
00:13:24administrante,
00:13:25supprimer les agences.
00:13:26C'est vrai qu'il y a des sujets,
00:13:27mais en réalité,
00:13:28on a un statut
00:13:28de la fonction publique.
00:13:29Donc demain,
00:13:30vous supprimez les agences.
00:13:30Si vous avez des fonctionnaires,
00:13:31vous ne ferez pas plus d'économie.
00:13:33Et puis,
00:13:34il faut se demander
00:13:34la nature du fond du problème.
00:13:36Le fond du problème,
00:13:37c'est qu'il y a
00:13:37un sous-investissement chronique
00:13:39parce que vous avez
00:13:40une augmentation
00:13:40des dépenses de fonctionnement.
00:13:42C'est-à-dire qu'en fait,
00:13:42on a trop de fonctionnaires.
00:13:43Et puis deuxièmement,
00:13:44vous avez un problème
00:13:45effectivement
00:13:46du modèle social français
00:13:47qui n'est pas financé
00:13:48et qui est que l'État
00:13:49le compense
00:13:50et il s'endette pour ça.
00:13:51Et comme il s'endette pour ça,
00:13:53il paye de plus en plus cher
00:13:54pour maintenir un flot
00:13:55ce modèle social
00:13:56qui ne fonctionne plus
00:13:57sur des cotisations.
00:13:58On s'endette
00:13:59et on n'investit pas
00:13:59dans l'avenir.
00:14:00On n'investit pas non plus
00:14:01dans les infrastructures
00:14:02parce que par exemple
00:14:03nos poteaux électriques
00:14:04ils ont 40 ans.
00:14:05Et on n'investit pas
00:14:06dans le futur.
00:14:07Je parle notamment
00:14:07des industries de demain
00:14:09sur lesquelles
00:14:10malheureusement
00:14:11on n'est pas présent.
00:14:12Oui.
00:14:13Martine, une auditrice
00:14:14répond à Frédéric
00:14:16en disant
00:14:17venez à l'hôpital
00:14:18vous verrez
00:14:18s'il y a de plus en plus
00:14:19de fonctionnaires.
00:14:20Ils ne sont peut-être pas
00:14:21aux bons endroits
00:14:21les fonctionnaires.
00:14:23C'est un peu ça
00:14:23le problème.
00:14:24Je voudrais sur des sujets
00:14:25comme ceux-là
00:14:25sur des sujets comme ceux-là
00:14:28il serait bien
00:14:28qu'il y ait une réflexion
00:14:29c'est une réflexion globale
00:14:31que l'on mène
00:14:32parce qu'effectivement
00:14:33dans certains secteurs
00:14:35il manque des fonctionnaires
00:14:36alors que dans d'autres
00:14:37il y en a peut-être trop.
00:14:38C'est cela
00:14:39c'est l'équilibre
00:14:39qu'on recherche.
00:14:41Moi je dirais
00:14:42quand je vois ce qui se fait
00:14:43à l'étranger
00:14:44payer des impôts
00:14:44si c'est pour effectivement
00:14:45avoir un service de qualité
00:14:47oui
00:14:47si c'est pour payer
00:14:49et ne pas avoir
00:14:50le service
00:14:51avant même la qualité
00:14:52mais le service
00:14:53en tant que tel
00:14:53ça pose question.
00:14:55Donc le vrai sujet
00:14:56c'est quels sont les choix
00:14:58puisque nous sommes contraints
00:14:59budgétairement
00:15:00quels sont les choix
00:15:01que nous faisons
00:15:02pour pouvoir assurer
00:15:03pas simplement
00:15:04le modèle social français
00:15:05mais un minimum
00:15:07du pacte social
00:15:08par exemple
00:15:08en matière de santé
00:15:09en matière d'éducation
00:15:11et en matière de sécurité
00:15:12qu'est-ce qu'on se donne
00:15:13comme moyen
00:15:13pour pouvoir
00:15:14effectivement faire
00:15:16que le service public
00:15:17soit au rendez-vous
00:15:17parce que malheureusement
00:15:18on parlait du système
00:15:20de santé
00:15:20mais je donne souvent
00:15:22cet exemple
00:15:23aux Etats-Unis
00:15:23quand on vous annonce
00:15:24une grosse pathologie
00:15:25vous demandez
00:15:26si vous allez devoir
00:15:26vendre votre appartement
00:15:27pour pouvoir
00:15:28vous payer
00:15:29votre chimiothérapie
00:15:30jusqu'à preuve du contraire
00:15:32ça n'est pas le cas
00:15:33en France
00:15:33donc c'est vrai
00:15:34que nous avons
00:15:35un modèle
00:15:35qui nous permet
00:15:36d'avoir une classe
00:15:37d'avoir une solidarité sociale
00:15:39maintenant
00:15:40il faut savoir
00:15:41ce que l'on fait
00:15:41est-ce qu'on peut
00:15:42tout financer
00:15:43c'est ça le
00:15:44et il faut surtout
00:15:45qu'on fasse débat
00:15:46parce qu'en réalité
00:15:47chacun se renvoie la balle
00:15:48en disant
00:15:48regardez chez nous
00:15:49telle chose
00:15:50n'est plus ou pas possible
00:15:52c'est un vrai sujet
00:15:53il faut qu'on fasse débat
00:15:55pour procéder
00:15:56à des arbitrages
00:15:56mais honnêtes entre nous
00:15:57parce qu'on ne peut pas
00:15:58tout faire
00:15:59faute de quoi
00:16:00la question budgétaire se pose
00:16:02et on ne peut pas aussi
00:16:02partir à la retraite
00:16:03à 60 ans
00:16:04et financer tout cela
00:16:06et avoir tout cela
00:16:07et voilà
00:16:07vous avez raison
00:16:09on a une qualité de soin
00:16:13si on le prend
00:16:14j'ai envie de dire
00:16:15individuellement
00:16:15la qualité des hôpitaux
00:16:18etc
00:16:18sauf qu'il y a des moments
00:16:20ça ne fonctionne pas
00:16:20je donne l'exemple
00:16:21une proche
00:16:22qui a attendu
00:16:2312 jours
00:16:24le résultat d'une IRM
00:16:25cérébral
00:16:25au CHU d'Orléans
00:16:27est-ce que c'est normal
00:16:27vous vous rendez compte
00:16:29c'est mettre en danger
00:16:30la vie des gens
00:16:32bien sûr
00:16:33lorsqu'il y a un risque
00:16:34la poste du 12ème
00:16:36on en a fait un débat ici
00:16:37qui pendant 15 jours
00:16:38dans un des quartiers
00:16:41du 12ème
00:16:41n'a pas eu de facteur
00:16:42parce que le facteur
00:16:43était malade
00:16:44que le remplaçant
00:16:44était malade
00:16:45qu'il n'y avait pas
00:16:45de vacataires
00:16:46on est où ?
00:16:47on est à Paris
00:16:48capitale de la France
00:16:49il n'y a pas de facteur
00:16:50pendant 15 jours
00:16:51dans un arrondissement parisien
00:16:52il y a des pays
00:16:54qui ont supprimé
00:16:54le courrier postal
00:16:55oui
00:16:55mais alors on fait des choix
00:16:57dans ce cas-là
00:16:58mais c'est pour ça
00:16:59que je dis qu'il y a des choix
00:16:59entre santé
00:17:00et le facteur
00:17:01il y a un réflexe
00:17:03effectivement très pavlovien
00:17:04dans la classe politique française
00:17:05en tout cas une bonne partie
00:17:06d'entre elles
00:17:07c'est de créer de nouvelles taxes
00:17:08dès qu'on a un nouveau problème
00:17:09et ça je crois que c'est
00:17:10le cœur de la problématique
00:17:11au lieu de se remettre en question
00:17:12et trouver là
00:17:13où on peut faire des économies
00:17:14c'est forcément
00:17:15beaucoup plus facile
00:17:16de dire
00:17:16on a de la dette
00:17:17on a un déficit
00:17:18et donc on va augmenter
00:17:18les impôts
00:17:19et vous l'avez rappelé
00:17:20il y a eu effectivement
00:17:21une créativité fiscale
00:17:22de la part notamment
00:17:24de la gauche
00:17:24ces dernières semaines
00:17:25et ces derniers mois
00:17:26qui a été ahurissante
00:17:27on prend le problème
00:17:28à l'envers
00:17:29ce qu'il faut en réalité
00:17:30c'est d'abord
00:17:30essayer de redonner
00:17:32des marges de manœuvre
00:17:32à l'État
00:17:33réduire le déficit
00:17:34en réduisant les dépenses
00:17:36la France est en effet
00:17:36un pays riche
00:17:38et la première chose à faire
00:17:39c'est de voir comment
00:17:39on peut couper dans les dépenses
00:17:41et en effet
00:17:42peut-être faire des choix
00:17:42on ne pourra pas tout faire
00:17:44et tout assumer
00:17:45donc il faut faire des choix
00:17:46sur quelques priorités
00:17:47très très claires
00:17:48la santé, l'éducation
00:17:49la sécurité au sens large
00:17:50police, justice
00:17:51là on met le paquet
00:17:52et en revanche
00:17:53toutes les fonctions
00:17:54bureaucratiques
00:17:55là il faut s'en désengager
00:17:57on évoquait par exemple
00:17:58l'hôpital
00:17:59moi je crois qu'il y a
00:18:00c'est pour ça qu'il faut
00:18:01regarder les choses dans le détail
00:18:02il y a en effet
00:18:03un manque de médecins
00:18:04dans les hôpitaux
00:18:05des gens qui sont en première ligne
00:18:06mais en revanche
00:18:07sur l'administration
00:18:08de la santé
00:18:10là en revanche
00:18:11il y a beaucoup trop
00:18:11de fonctionnaires
00:18:12et donc il faut
00:18:13sans doute baisser
00:18:14le nombre de fonctionnaires
00:18:15mais pas ceux qui sont
00:18:16en première ligne
00:18:17mais plutôt
00:18:17les bureaucrates
00:18:19qui sont derrière
00:18:20et ensuite sur
00:18:21le modèle français
00:18:22effectivement
00:18:22il y a quand même
00:18:23un éléphant dans la pièce
00:18:24qu'il faut rappeler
00:18:25par rapport au déficit
00:18:26c'est les retraites
00:18:27les retraites
00:18:28c'est 400 milliards
00:18:29c'est un montant
00:18:31extrêmement important
00:18:32alors que tous nos voisins
00:18:33européens
00:18:34y compris
00:18:34dans des pays dirigés
00:18:36par la gauche
00:18:37je pense à l'Espagne
00:18:38notamment
00:18:38travaillent 67
00:18:39jusqu'à 67
00:18:41ou 68 ans
00:18:42nous on est resté bloqué
00:18:43à 62 ans
00:18:44certains prônent même
00:18:45le retour
00:18:46à 60 ans
00:18:47c'est pas possible
00:18:48et donc il faut que
00:18:49collectivement
00:18:50on se dise
00:18:50qu'on va devoir
00:18:51travailler plus
00:18:52et voir quel est le niveau
00:18:53de retraite possible
00:18:54c'est pas en ayant
00:18:56des retraites
00:18:56aussi importantes
00:18:57que celles qu'on a
00:18:58aujourd'hui
00:18:58en faisant croire
00:19:00aux français
00:19:00qu'on va pouvoir
00:19:01travailler moins
00:19:01qu'on y arrivera
00:19:02aujourd'hui
00:19:03on fait peser ça
00:19:04sur les actifs
00:19:05évidemment
00:19:05et ça rejoint
00:19:06la problématique
00:19:06qu'on évoquait tout à l'heure
00:19:07sur le manque
00:19:08de pouvoir d'achat
00:19:08des actifs
00:19:09c'est notamment
00:19:10parce qu'on prélève
00:19:11trop sur eux
00:19:12pour pouvoir financer
00:19:13les retraites
00:19:13et aussi
00:19:13on le paye avec la dette
00:19:15et la dette
00:19:15c'est les générations futures
00:19:16c'est nos enfants
00:19:17c'est nos petits-enfants
00:19:18et donc on fait peser
00:19:19aujourd'hui
00:19:19le poids des retraites
00:19:20sur ces générations
00:19:21c'est pas possible
00:19:22il faut remettre
00:19:22le système à plat
00:19:23mais 80% des français
00:19:26qui estiment
00:19:27qu'on est trop taxés
00:19:28Frédéric Fougera
00:19:28ils estiment
00:19:30être trop taxés
00:19:32et pourtant
00:19:32par exemple
00:19:33ils ne payent pas tous
00:19:34l'impôt sur le revenu
00:19:35vous l'avez dit
00:19:35donc c'est assez paradoxal
00:19:38mais ça relève
00:19:39d'un sentiment
00:19:40notamment le sentiment
00:19:41d'être en étant matraqué
00:19:42en permanence
00:19:43sur le fait
00:19:44que ceux qui ont
00:19:45les plus hauts revenus
00:19:46ne contribueraient pas
00:19:48suffisamment
00:19:49ou dans une juste mesure
00:19:50on finit par croire
00:19:52finalement
00:19:52que c'est nous
00:19:53qui payons trop
00:19:54si ceux qui devraient
00:19:56le faire
00:19:56ne le font pas
00:19:56ce qui est faux
00:19:58je voudrais remondir
00:19:59sur la question
00:19:59des retraites
00:20:00et sur ce qu'a dit
00:20:01Jean-Claude aussi
00:20:01sur l'honnêteté
00:20:02et la transparence
00:20:03peut-être que
00:20:04enfin c'est pas peut-être
00:20:05de mon point de vue
00:20:06c'est assurément
00:20:07il y a un vrai problème
00:20:07d'honnêteté
00:20:08si ce n'est de transparence
00:20:10sur la question
00:20:11des retraites
00:20:11on l'aborde toujours
00:20:13sous le confort
00:20:15que ça peut représenter
00:20:16d'arrêter de travailler
00:20:17à un certain âge
00:20:18un confort qui est
00:20:19parfois une exigence
00:20:20pour les gens
00:20:20qui ont eu des métiers
00:20:21à forte pénibilité
00:20:23mais on part du principe
00:20:24que l'âge de la retraite
00:20:26le départ à la retraite
00:20:27serait un acquis social
00:20:29mais déjà
00:20:30on ment aux gens
00:20:31quand on prétend
00:20:32que c'est un acquis social
00:20:33c'est un privilège
00:20:34générationnel
00:20:35c'est une promesse
00:20:36électoraliste
00:20:37qui a été faite
00:20:38avec aucune idée
00:20:39de la façon
00:20:39dont pourrait vivre
00:20:40cette promesse électoraliste
00:20:42et quand on revoit
00:20:43les interviews
00:20:44de François Mitterrand
00:20:45à l'époque
00:20:45il disait
00:20:46j'impose la retraite
00:20:48à 60 ans
00:20:48il appartiendra
00:20:49à mes successeurs
00:20:50de trouver les solutions
00:20:51pour le financer
00:20:51c'est-à-dire que
00:20:52dès le moment
00:20:53où il instaure cette mesure
00:20:54il sait déjà
00:20:55que ce n'est pas finançable
00:20:56on nous le fait croire
00:20:57on nous le présente
00:20:58d'une façon très avantageuse
00:20:59évidemment
00:20:59si on dit aux gens
00:21:00est-ce que vous êtes
00:21:00pour la retraite
00:21:01à 50 ans
00:21:01et en étant payé double
00:21:03qui sera contre ?
00:21:05même si vous avez envie
00:21:06de continuer de travailler
00:21:07vous serez forcément favorable
00:21:08sauf qu'on a menti
00:21:09dès le départ
00:21:10on a menti
00:21:11on nous fait croire
00:21:12à un acquis social
00:21:13et aujourd'hui
00:21:13on veut lutter
00:21:14pour comment on va s'en sortir
00:21:15alors qu'on sait
00:21:16qu'on n'a pas l'argent
00:21:17pour le payer
00:21:17on vous pourrait répondre
00:21:19Julien Aubert
00:21:19tout de suite après
00:21:20petite pause
00:21:21et effectivement
00:21:22et on vous attend
00:21:230826 300 300
00:21:25est-ce que vous avez
00:21:26le sentiment
00:21:26de payer trop d'impôts
00:21:27et surtout que ces impôts
00:21:29sont mal utilisés
00:21:30à tout de suite
00:21:31Sud Radio
00:21:33mettez-vous d'accord
00:21:34Valérie Expert
00:21:35Sud Radio
00:21:36le 10h midi
00:21:37mettez-vous d'accord
00:21:38Valérie Expert
00:21:400826 300 300
00:21:42payez-vous trop d'impôts
00:21:43on attend vos commentaires
00:21:46au standard de Sud Radio
00:21:48Julien Aubert
00:21:48vous vouliez nous donner
00:21:50quelques chiffres
00:21:50de l'Institut Montaigne
00:21:51l'Institut Montaigne
00:21:52dont je ne partage pas
00:21:53toujours les orientations
00:21:54mais il a fait un bon travail
00:21:55je dirais
00:21:55de photographie
00:21:57quand on dépense 100 euros
00:21:58de dépense publique
00:21:59le régalien
00:22:00c'est 6,2 euros
00:22:01c'est à dire
00:22:02c'est à dire
00:22:03la défense
00:22:04la police
00:22:05la justice
00:22:05c'est 6 euros
00:22:06sur 100
00:22:07et alors le reste
00:22:08c'est quoi
00:22:08notamment la protection sociale
00:22:10c'est 56 euros
00:22:11c'est à dire
00:22:11les retraites
00:22:12c'est 25 euros
00:22:13la santé
00:22:15la maladie
00:22:15c'est 20 euros
00:22:16le reste de la protection sociale
00:22:17c'est 11 euros
00:22:18donc il faut bien avoir conscience
00:22:19et après
00:22:20c'est toujours les autres
00:22:21c'est très intéressant
00:22:22c'est très intéressant
00:22:23parce que
00:22:24vous voyez
00:22:24quand on entend dire
00:22:25et il est arrivé
00:22:26même sur vos plateaux
00:22:27que des auditeurs disent
00:22:29il n'y a pas de solidarité
00:22:30entre les français
00:22:31quand on dépense
00:22:3256 euros
00:22:33sur 100
00:22:34pour la politique sociale
00:22:36c'est considérable
00:22:37je veux dire
00:22:38il faut arrêter
00:22:39de dire
00:22:39qu'il n'y a pas de solidarité
00:22:41et on a dit
00:22:42que 50% des français
00:22:43ne payaient pas d'impôts
00:22:44donc je crois
00:22:45qu'au contraire
00:22:46il faut regarder
00:22:46comment nous ventilons
00:22:47cet argent
00:22:48mais on paye déjà
00:22:49il y a une vraie solidarité
00:22:50et le sujet
00:22:51sur les retraites
00:22:52moi j'ai du mal
00:22:53à comprendre
00:22:53comment est-ce que
00:22:54de plus en plus de gens
00:22:55font des études
00:22:56plus longuement arrivent
00:22:56sur le marché du travail
00:22:57plus tardivement
00:22:58et qu'on dirait
00:22:59à 60 ans
00:23:00tout le monde peut partir
00:23:01à la retraite
00:23:02au motif prix
00:23:03et là-dessus
00:23:03on est bien d'accord
00:23:04qu'il y a des emplois pénibles
00:23:07et que ceux-là
00:23:08il faut leur attribuer
00:23:10une protection particulière
00:23:12je veux dire
00:23:13le gros bataillon
00:23:14me dit
00:23:15qu'il faut s'arrêter
00:23:15à 60 ans
00:23:16c'est une supercherie
00:23:17cette histoire
00:23:17et il y a un autre chiffre
00:23:18extrêmement intéressant
00:23:19par rapport à ce que disait
00:23:20Julien Aubert
00:23:20c'est le poids de la dette
00:23:22et les charges de la dette
00:23:23chaque enfant
00:23:23n'est aujourd'hui
00:23:24avec 45 000 euros
00:23:25de dette
00:23:25sur ses épaules
00:23:26aujourd'hui
00:23:27c'est 50 milliards
00:23:28par an
00:23:29la dette
00:23:29le budget de la justice
00:23:30pour comparer
00:23:31c'est autour de 10 milliards
00:23:32donc on paye
00:23:335 fois plus
00:23:34les intérêts de la dette
00:23:35que la justice
00:23:36c'est vrai que
00:23:37on a l'impression
00:23:38que la dette
00:23:39souvent c'est théorique
00:23:39on peut continuer
00:23:40à s'endetter
00:23:41non non
00:23:41la dette c'est très concret
00:23:42et ça aubert
00:23:44les possibilités d'action
00:23:45qu'a l'état aujourd'hui
00:23:46pour financer
00:23:46les services publics
00:23:47il faut tailler
00:23:48dans le fonctionnement
00:23:49de l'administration
00:23:49le fonctionnement
00:23:51des administrations
00:23:51et des services généraux
00:23:52c'est 4,7 euros
00:23:53donc c'est pas comme ça
00:23:55il faut bien avoir conscience
00:23:55que si vous faites
00:23:56par exemple 10%
00:23:57d'économie
00:23:58ce qui est énorme
00:23:59vous économisez
00:24:00pas beaucoup
00:24:0147 centimes
00:24:03en fait ce qui coûte
00:24:04c'est
00:24:04toutes les prestations sociales
00:24:06et ce qui est intéressant
00:24:07c'est que du coup
00:24:08ils bâtissent des scénarios
00:24:08parce que moi j'aime bien
00:24:09qu'on rentre dans le pratique
00:24:10ils disent
00:24:11qu'est-ce qu'on fait alors
00:24:12soit vous taillez
00:24:12tous les budgets
00:24:13de 8%
00:24:14sans hiérarchisation
00:24:15ça c'est pas
00:24:16la meilleure des idées
00:24:17après soit
00:24:18vous préservez totalement
00:24:19le modèle social français
00:24:20parce que vous voulez le garder
00:24:22et dans ce cas là
00:24:23une fois les dépenses incompressibles
00:24:25et le socle régalien minimal
00:24:26pris en compte
00:24:26vous avez quasiment plus d'argent
00:24:28pour financer
00:24:29toutes les autres politiques
00:24:29donc les routes
00:24:31les machins
00:24:31troisième scénario
00:24:32c'est la crise financière
00:24:34qui impose
00:24:34le plan drastique
00:24:35d'austérité
00:24:36et donc là
00:24:37en plus des coupes
00:24:38dans le système social
00:24:38c'est 10% d'effectifs en moins
00:24:40dans la fonction publique
00:24:41voilà
00:24:41et puis après
00:24:42vous avez le quatrième scénario
00:24:43alors le quatrième scénario
00:24:44il fait peur
00:24:45c'est la réduction
00:24:46des pensions de retraite
00:24:47de 8% en 4 ans
00:24:48désindexation
00:24:49et réduction
00:24:50en euro courant
00:24:51si on veut pas toucher
00:24:52les plus modestes
00:24:53ça suppose de diminuer
00:24:54les pensions des retraités
00:24:55qui touchent plus
00:24:56de 2000 euros par mois
00:24:57de 16%
00:24:58vous imaginez
00:25:00le choc social
00:25:00voilà
00:25:01et évidemment
00:25:02vous augmentez la CSG
00:25:04vous supprimez
00:25:05les abattements
00:25:06voilà
00:25:07et ça ce n'est que
00:25:08le début
00:25:08c'est à dire que
00:25:09même avec ça
00:25:10vous n'avez pas
00:25:11je dirais
00:25:11ce qui veut dire
00:25:13que c'est pas simplement
00:25:14le modèle social français
00:25:15qui est en jeu
00:25:15c'est tout le système français
00:25:18qui risque d'être mis à mal
00:25:20et le risque
00:25:21c'est qu'on soit obligé
00:25:22d'y passer un de ces jours
00:25:23mais c'est pour ça
00:25:23que je suis en désaccord
00:25:24avec Montaigne
00:25:25c'est à dire l'idée
00:25:26que vous allez réduire
00:25:27que vous allez obtenir
00:25:28un support politique
00:25:29pour un choc
00:25:30et que demain
00:25:31le retraité
00:25:32qui n'arrive pas
00:25:34à se nourrir
00:25:34vous allez lui supprimer
00:25:35sa pension de 16%
00:25:36vous pouvez oublier
00:25:37la seule possibilité
00:25:38c'est de faire ça
00:25:39sur le long terme
00:25:40malheureusement
00:25:41si on avait commencé
00:25:42il y a 15 ans
00:25:42vous désindexez les retraites
00:25:44mais ma retraite à moi
00:25:45effectivement
00:25:46quand j'arriverai dans 20 ans
00:25:47elle sera 10% plus basse
00:25:48bien sûr
00:25:49je pense que socialement
00:25:50c'est beaucoup plus facile
00:25:50à faire accepter
00:25:51je tiens à rappeler quand même
00:25:52que c'est une première
00:25:53dans l'histoire
00:25:54aujourd'hui
00:25:55le niveau de vie
00:25:56des retraités
00:25:56est supérieur
00:25:57au niveau de vie
00:25:58des actifs
00:25:58ça n'a jamais existé
00:25:59dans l'histoire
00:26:00récente
00:26:01on va dire
00:26:01de la France
00:26:02et donc effectivement
00:26:03il y a aujourd'hui
00:26:04une inégalité criante
00:26:05entre les générations
00:26:06je suis désolé de le dire
00:26:07mais il faut l'assumer
00:26:08entre des retraités
00:26:10qui sont aujourd'hui
00:26:11à la retraite
00:26:11qui sont partis
00:26:12plutôt que ma génération
00:26:13et les générations futures
00:26:14qui ont des retraites
00:26:15bien supérieures
00:26:16à ce que ma génération
00:26:17et les générations futures
00:26:18vont toucher
00:26:19et donc on a besoin
00:26:20de rationaliser tout ça
00:26:21et de rééquilibrer
00:26:23un petit peu les choses
00:26:23entre les générations
00:26:24sauf que les retraités
00:26:26d'aujourd'hui
00:26:26ne sont pas responsables
00:26:27ils ont bossé
00:26:28ils ont cotisé
00:26:29ils sont pas responsables
00:26:29c'est François Mitterrand
00:26:30qui dans les années 80
00:26:31ils ont fait du faire
00:26:34un enfant
00:26:34en plus en moyenne
00:26:35je pense que là-dessus
00:26:38il ne faut pas
00:26:38qu'on raisonne en termes
00:26:39de je suis cela ou pas
00:26:41nous sommes le pays France
00:26:44qui a des objectifs
00:26:46et une situation
00:26:46il faut la gérer
00:26:47peu importe les responsables
00:26:48c'est-à-dire que nous
00:26:49ce que nous finançons aujourd'hui
00:26:50on n'est même pas sûr
00:26:51d'avoir quelque chose
00:26:53au bout du compte
00:26:53et pourtant je ne suis pas
00:26:54plus responsable
00:26:55que la génération précédente
00:26:57ou que celle qui suivra
00:26:58sauf qu'il y a une situation
00:26:59qui s'impose à nous
00:27:00parce que quand on dit
00:27:01j'entends dire
00:27:02il faut des emplois
00:27:03si on n'a pas d'argent
00:27:05pour payer nos chercheurs
00:27:06pas d'argent pour l'innovation
00:27:07qu'est-ce qu'on fait ?
00:27:09C'est ça aussi le risque
00:27:10c'est que
00:27:11Julie Amber vient de dire
00:27:12une chose qui est très juste
00:27:13et qui dit
00:27:14quand on aura réduit
00:27:15au maximum
00:27:16qu'est-ce qu'il nous reste
00:27:17pour les autres politiques
00:27:18qu'est-ce qu'il nous reste
00:27:19pour l'innovation
00:27:20qu'est-ce qu'il nous reste
00:27:21qui nous permettra
00:27:22de réindustrialiser
00:27:23et j'ai entendu parler
00:27:24de réindustrialisation
00:27:25un dernier mot
00:27:27puis on va changer de sujet
00:27:28juste pour rebondir
00:27:29sur ce que vient de dire Jean-Claude
00:27:30je suis parfaitement d'accord
00:27:31sur le fait que
00:27:32ça ne sert à rien
00:27:33de chercher
00:27:33les responsabilités
00:27:34en tout cas ça ne permet pas
00:27:35de résoudre le problème
00:27:36chercher les responsabilités
00:27:38ou pointer les responsabilités
00:27:39c'est quand même dire
00:27:40qui vous a menti
00:27:41à un moment
00:27:41pourquoi on s'est trompé
00:27:43à un moment
00:27:44et donc le comprendre
00:27:46pour aussi comprendre
00:27:47la situation
00:27:47parce que si on ne comprend pas
00:27:48pourquoi on est dans
00:27:49cette situation-là
00:27:50alors on est encore capable
00:27:51de faire gober
00:27:52plein de promesses électorales
00:27:53qui ne permettront pas
00:27:54demain de trouver
00:27:56des solutions honnêtes
00:27:57et des solutions honnêtes
00:27:58c'est forcément
00:27:58des solutions difficiles
00:28:00pour chacun des Français
00:28:01les retraités, les travailleurs
00:28:02les libéraux
00:28:03c'est ça que je dis
00:28:04c'est quand
00:28:04entre nous
00:28:04de toute façon
00:28:05je vais vous dire
00:28:06tout le monde
00:28:06va payer
00:28:08vous ne ferez pas payer
00:28:09une catégorie
00:28:10ni les plus riches
00:28:10ni les retraités
00:28:11ni les actifs
00:28:12donc tout le monde
00:28:13va je dirais cotiser
00:28:14mais il ne faut pas qu'en plus
00:28:15qu'on nous oppose
00:28:16oui
00:28:16moi je ne vais pas
00:28:17entrer en conflit
00:28:18avec des gens
00:28:18qui sont à la retraite
00:28:19à cause de vous
00:28:20grâce à vous
00:28:21etc
00:28:21c'est là
00:28:22parce qu'il risque
00:28:23d'y avoir un éclatement
00:28:24dû au sein de nos populations
00:28:27sur ce sujet-là
00:28:28mais justement
00:28:29pour préserver cette cohésion
00:28:30le système de retraite
00:28:32il repose sur
00:28:33une solidarité intergénérationnelle
00:28:35donc effectivement
00:28:35solidarité intergénérationnelle
00:28:37il faut qu'elle puisse exister
00:28:39pour la génération
00:28:40qui est aujourd'hui
00:28:41à la retraite
00:28:42et dont les retraites
00:28:42sont payées par les actifs actuels
00:28:44mais aussi
00:28:44pour les générations futures
00:28:46et malheureusement
00:28:47la courbe
00:28:48qui se dessine
00:28:49dans les années
00:28:50et les décennies à venir
00:28:51ne permet pas
00:28:52d'avoir cette solidarité-là
00:28:53et donc il faut
00:28:54qu'on puisse changer
00:28:55totalement ça
00:28:55sans jeter la pierre
00:28:56à quiconque
00:28:57et certainement pas
00:28:57aux retraités
00:28:58actuels
00:28:58mais plutôt aux politiques
00:29:00et notamment
00:29:01dès les années 80
00:29:02avec François Mitterrand
00:29:03on savait déjà
00:29:04que le système
00:29:04courait à sa perte
00:29:06dans les années 80
00:29:07quand Mitterrand
00:29:07propose la retraite
00:29:08à 60 ans
00:29:09donc forcément
00:29:10le choc
00:29:10il fait encore plus mal
00:29:11aujourd'hui
00:29:12que si on avait anticipé
00:29:13à ce moment-là
00:29:13après il y a des différences
00:29:15et on a une auditrice
00:29:16Véronique qui nous dit
00:29:171020 euros de retraite
00:29:19après 43 ans de boulot
00:29:20elle met ses merveilleux
00:29:22c'est effectivement
00:29:23pas formidable quoi
00:29:24il y a des situations
00:29:25différentes
00:29:26il y a des situations
00:29:27différentes en France
00:29:28il y a des agriculteurs
00:29:30qui ont 600 euros de retraite
00:29:31des artisans
00:29:32mais on n'est pas en train
00:29:33justement
00:29:34on n'est pas en train
00:29:35de dire que c'est merveilleux
00:29:36on est en train de dire
00:29:37attention parce que
00:29:38le 1020
00:29:38pour une personne
00:29:39de cette
00:29:40située
00:29:41de cette tranche
00:29:43pourrait devenir
00:29:44du 700
00:29:44pour la génération
00:29:45d'après
00:29:45parce que précisément
00:29:47il y a un sujet
00:29:48précisément
00:29:49si on n'arrive pas
00:29:49à industrialiser
00:29:51le pays
00:29:51et qu'on perd
00:29:52un emploi
00:29:52on n'aura pas
00:29:53la possibilité
00:29:53de faciliter
00:29:55des carrières
00:29:56normales
00:29:56etc
00:29:57c'est ça le risque
00:29:58c'est pas qu'il y ait
00:29:59et évidemment
00:30:00qu'on n'est pas
00:30:00à se satisfaire
00:30:01de 1020 euros
00:30:02à x ou à y
00:30:03changeons de sujet
00:30:04ce matin
00:30:05Maxime Liedot
00:30:06recevait Annie Gennevar
00:30:07ministre de l'agriculture
00:30:09de l'agroalimentaire
00:30:10et de la souveraineté
00:30:11alimentaire
00:30:12il l'a interrogé
00:30:13évidemment
00:30:14sur la filière viticole
00:30:16qui est en grande difficulté
00:30:18écoutez ce qu'elle disait
00:30:19à propos du vin
00:30:20alors sans doute
00:30:21si on l'a fait
00:30:22a-t-on eu tort
00:30:23parce que le vin
00:30:24n'est pas un alcool
00:30:26comme un autre
00:30:27d'une part
00:30:28parce que
00:30:29c'est un univers
00:30:30d'une richesse
00:30:31incroyable
00:30:32en termes gustatifs
00:30:33c'est un patrimoine
00:30:35c'est une histoire
00:30:35ça accompagne
00:30:36les grands moments
00:30:37de la vie de chacun
00:30:38évidemment
00:30:39c'est un alcool
00:30:41qu'il faut consommer
00:30:42avec une certaine modération
00:30:44mais le vin
00:30:45suppose un apprentissage
00:30:47et c'est vrai
00:30:48que les modes de vie
00:30:49des français ont changé
00:30:50le repas
00:30:50pris en famille
00:30:52la bonne bouteille
00:30:53qu'on ouvre le dimanche
00:30:54autour de la table
00:30:55avec la famille
00:30:59ou les amis
00:30:59c'est une habitude
00:31:00qui sans doute
00:31:01a perdu un peu
00:31:02et c'était aussi
00:31:03le moment
00:31:04de l'apprentissage
00:31:05du vin
00:31:06car le vin
00:31:06est un univers
00:31:07à apprendre
00:31:08le vin
00:31:09n'est pas
00:31:10un alcool
00:31:11comme un autre
00:31:12ben oui
00:31:14c'est vrai
00:31:15quand vous prenez
00:31:16l'histoire de France
00:31:16Napoléon
00:31:17et le Chambertin
00:31:18Richelieu
00:31:19qui a fait le Bordeaux
00:31:21Louis XIV
00:31:22qui a doré le champagne
00:31:23l'histoire
00:31:24de politique
00:31:24de ce pays
00:31:25est liée
00:31:26à la construction
00:31:26d'une filière viticole
00:31:27et en fait
00:31:29le vin
00:31:29qu'on l'accepte
00:31:30ou pas
00:31:31a une symbolique
00:31:32et je dirais
00:31:33un rôle
00:31:34qu'elle a joué
00:31:34dans la littérature
00:31:35dans l'histoire
00:31:35ça c'est intellectuel
00:31:37d'un point de vue sanitaire
00:31:38moi je vous parle
00:31:38d'un point de vue sanitaire
00:31:40quand elle dit le vin
00:31:40c'est ça
00:31:41c'est dans quel contexte
00:31:42a-t-elle dit ça
00:31:43quand elle dit le vin
00:31:44n'est pas un alcool
00:31:45comme les autres
00:31:45quand on parle du vin
00:31:47quand on parle du régime
00:31:48budgétaire
00:31:50du régime sanitaire du vin
00:31:51on ne peut pas le traiter
00:31:52de la même manière
00:31:53parce qu'il n'a pas
00:31:53la même résonance symbolique
00:31:55dans l'histoire de ce pays
00:31:56aussi parce que son poids
00:31:57économique est différent
00:31:58nous ne sommes pas
00:31:59un grand pays
00:32:00de whisky
00:32:00en Écosse
00:32:02je suppose que le whisky
00:32:03n'est pas un alcool
00:32:04comme les autres
00:32:05exactement
00:32:05mais là vous vous placez
00:32:07d'un point de vue culturel
00:32:08si on se place
00:32:09d'un point de vue sanitaire
00:32:10et c'est pas
00:32:12mais sa réponse à elle
00:32:13sa réponse à elle
00:32:14quand elle dit
00:32:15le vin en famille
00:32:16elle ne parle pas de sanitaire
00:32:17non
00:32:18mais justement
00:32:19elle est ministre
00:32:20de l'agriculture
00:32:21tout produit
00:32:21oui elle n'est pas
00:32:22ministre de la santé
00:32:23merci de le souligner
00:32:23tout produit consommé
00:32:27en excès
00:32:27est mauvais pour la santé
00:32:29j'avais un jour
00:32:29sorti ça dans un grand débat
00:32:30sur le vin
00:32:30au parlement
00:32:31un excès d'eau
00:32:33c'est très mauvais
00:32:34pour la santé
00:32:34c'est comme une noyade
00:32:35donc il ne faut pas
00:32:37si vous voulez
00:32:37je veux dire
00:32:39embêter quelque chose
00:32:40pour la dangerosité naturelle
00:32:42je veux dire
00:32:43ce n'est pas un verre de vin
00:32:43qui va vous tuer
00:32:44il n'y a pas de conflit d'intérêt
00:32:46parce que
00:32:47à la fois j'ai fait
00:32:47les vendanges
00:32:48quand j'étais plus jeune
00:32:49et je suis chevalier
00:32:50du tas de vin
00:32:50donc je suis censé
00:32:52défendre des fins de bourgogne
00:32:53non plus sérieusement
00:32:54je crois que
00:32:55ce que voulait dire
00:32:56madame Gennevard
00:32:56c'est que sur le plan culturel
00:32:57le vin a une place
00:32:58une place à part
00:33:00et depuis
00:33:01j'ai découvert justement
00:33:01que depuis l'antiquité
00:33:03on fabrique le vin
00:33:03en réalité
00:33:04le vrai sujet
00:33:05qui se pose
00:33:05c'est celui de l'alcoolisme
00:33:07c'est celui de l'excès
00:33:09et de la manière
00:33:09dont on prévient
00:33:10d'une part
00:33:11qu'on soigne
00:33:14et ça
00:33:14c'est un sujet
00:33:15je me souviens
00:33:16qu'un ami préfet
00:33:17en Bretagne
00:33:18qui m'expliquait
00:33:19qu'il est particulièrement
00:33:21avec ses équipes
00:33:21il était particulièrement
00:33:23vigilant
00:33:24sur les contrôles
00:33:25d'alcoolémie
00:33:26le week-end
00:33:27parce que c'est un vrai fléau
00:33:29qui saccageait
00:33:30des familles
00:33:31etc
00:33:31c'est ça le vrai sujet
00:33:32il y a plutôt
00:33:33une éducation
00:33:34et la prévention
00:33:35contre l'alcoolisme
00:33:36notamment l'alcoolisme
00:33:37au volant
00:33:37qu'il faut développer
00:33:39mais le ministre
00:33:40de la culture
00:33:40de l'agriculture
00:33:42a raison
00:33:42quand elle dit
00:33:44on va interroger
00:33:45nos auditeurs
00:33:45est-ce que vous consommez
00:33:47encore du vin à table
00:33:48c'est vrai que les habitudes
00:33:49ont beaucoup changé
00:33:50que la bouteille de vin
00:33:51était comme elle le dit
00:33:52il n'y a plus d'alcool au travail
00:33:53il n'y a plus de vin au travail
00:33:54le vin est très cher
00:33:55dans les restaurants
00:33:55donc les restaurateurs
00:33:57le disent
00:33:57moi j'ai connu des agriculteurs
00:33:59qui avaient
00:34:00quand j'étais plus jeune
00:34:01qui cachaient
00:34:01les bouteilles de vin
00:34:02dans les haies
00:34:03parce que c'était en fait
00:34:04comme la bouteille de volvique
00:34:05on l'a oublié
00:34:07mais l'eau était polluée
00:34:08il y a 40 ou 50 ans
00:34:09il y avait des habitudes culturelles
00:34:10on va en reparler
00:34:13et on vous attend
00:34:150826 300 300
00:34:17est-ce que vous continuez
00:34:18à consommer du vin
00:34:19est-ce que vous considérez
00:34:20que c'est un alcool
00:34:21différent des autres alcools
00:34:23à tout de suite
00:34:24Sud Radio
00:34:25Parlons Vrai
00:34:26Parlons Vrai
00:34:27Sud Radio
00:34:28Parlons Vrai
00:34:28Mettez-vous d'accord
00:34:30Valérie Expert
00:34:31on part le vin
00:34:34vous voyez le vin
00:34:34c'est bien français
00:34:35ça fait parler
00:34:36chacun des petites histoires
00:34:38et des anecdotes
00:34:380826 300
00:34:40300 300
00:34:40est-ce que vous êtes d'accord
00:34:41avec Annie Gennevard
00:34:42le vin n'est pas un alcool
00:34:43comme un autre
00:34:44et effectivement
00:34:45elle est ministre de l'agriculture
00:34:46et elle évoquait
00:34:47cette filière
00:34:49cette filière
00:34:50qui est un fleuron
00:34:51de l'agriculture
00:34:51comme elle le dit
00:34:52et qui est en danger
00:34:54aujourd'hui
00:34:54parce qu'on consomme
00:34:55moins de vin
00:34:56de toute façon
00:34:57le vin est à consommer
00:34:58avec modération
00:34:58comme tous les alcools
00:35:00vous nous appelez
00:35:02au 0826 300 300
00:35:03est-ce que vous continuez
00:35:04à boire du vin
00:35:05à table
00:35:06Olivier est en ligne
00:35:07avec nous
00:35:07bonjour Olivier
00:35:08oui bonjour
00:35:09bonjour
00:35:10oui le vin
00:35:12on en boit toujours
00:35:14mais c'est un alcool
00:35:16qui n'est pas comme les autres
00:35:17d'abord on le boit
00:35:18à table
00:35:19essentiellement
00:35:20j'ai jamais vu
00:35:22quelqu'un
00:35:22l'après-midi
00:35:22s'arrêter dans un bar
00:35:23et boire un verre de vin
00:35:25on boit un demi
00:35:26mais pas du vin
00:35:27et
00:35:28j'ai quelques amis
00:35:30qui boivent du vin
00:35:31à l'apéritif
00:35:31oui
00:35:32oui ça se fait aussi
00:35:33mais moi
00:35:34je ne bois
00:35:35j'en bois beaucoup moins
00:35:37qu'avant
00:35:38mais je ne bois
00:35:39que du très bon vin
00:35:41mais oui
00:35:42je pense que c'est ce qui est
00:35:43observé aussi
00:35:44il y a aussi un effort
00:35:46qui a été fait
00:35:46par un très grand nombre
00:35:48de viticulteurs
00:35:49de vignerons
00:35:50je pense à ceux de l'Hérault
00:35:52en particulier
00:35:53qui étaient des vins
00:35:53qui étaient assez
00:35:54assez méprisés
00:35:55pour votre auditeur
00:35:58vous buvez plutôt
00:35:59du Bourgogne
00:35:59ou du Bordelais ?
00:36:01alors moi
00:36:01je bois du Bourgogne
00:36:02je bois du Nuit-Saint-Georges
00:36:04ah bah pas mal
00:36:05pas mal
00:36:06alors effectivement
00:36:07ce que vous nous dites
00:36:08c'est que vous consommez moins
00:36:09donc avec modération
00:36:10effectivement
00:36:11c'est ce qu'il faut
00:36:12mais vous consommez
00:36:13mieux
00:36:14mais vous en buvez
00:36:15tous les jours à table ?
00:36:16non
00:36:16je ne bois pas
00:36:17tous les jours à table
00:36:18je bois essentiellement
00:36:19quand il y a du monde
00:36:20dans la maison
00:36:20c'est ça oui
00:36:21c'est tradition française
00:36:23on boit de l'eau
00:36:25mais c'est vrai
00:36:27qu'il n'y a plus
00:36:27de mauvais vins
00:36:28comme avant
00:36:29il y en a encore
00:36:30beaucoup d'améliorations
00:36:32le vin de l'eau
00:36:33qui était presque
00:36:34imbuvable
00:36:34c'est très bon
00:36:35mais bon
00:36:37on cherche des
00:36:38comme on en boit moins
00:36:40on monte dans la qualité
00:36:42si vous buvez du Nuit-Saint-Georges
00:36:44tous les jours
00:36:44moi je vais être votre ami
00:36:45non
00:36:47toujours
00:36:48mais là par exemple
00:36:48à Noël
00:36:49et à Noël
00:36:49et à la fin d'année
00:36:50il va y avoir des bouteilles
00:36:51de Nuit-Saint-Georges
00:36:53peut-être de Pommard
00:36:54et de Javré-Chambertin
00:36:55mais rarement des Bordeaux
00:36:57mais on en boit quand même
00:36:58du Bordeaux
00:36:59mais pas pour les filles
00:37:00de fin d'année
00:37:01d'accord
00:37:02merci de votre témoignage Olivier
00:37:04mais effectivement
00:37:04ça confirme
00:37:05un petit peu
00:37:06la tendance actuelle
00:37:08qui est
00:37:08de boire mieux
00:37:10moins
00:37:11meilleur
00:37:12on ne vous a pas entendu
00:37:13Frédéric Fougera
00:37:14je voulais faire le lien
00:37:16entre déclaration de la ministre
00:37:17et ce qu'on vient d'entendre
00:37:18sur cette baisse
00:37:19de la consommation
00:37:20et quand la ministre
00:37:21a réagi
00:37:22en disant que
00:37:22le vin n'était pas
00:37:23un alcool
00:37:24comme les autres
00:37:24c'était pas tant
00:37:25sur un aspect culturel
00:37:26qu'on a évoqué
00:37:27même si c'est un argument
00:37:28qu'elle est venue porter
00:37:29en disant que ça faisait partie
00:37:30du patrimoine
00:37:31mais elle a été interrogée
00:37:32sur la question économique
00:37:33qui était
00:37:34faut-il continuer
00:37:35à soutenir financièrement
00:37:36avec l'argent public
00:37:37cette filière
00:37:38alors qu'il y a moins
00:37:39de consommation
00:37:39il y a moins de vente
00:37:40donc c'était dans cet esprit-là
00:37:42qu'elle disait
00:37:42que c'était pas
00:37:42un alcool
00:37:43comme les autres
00:37:44parce qu'il faudrait soutenir
00:37:45enfin je le dis
00:37:47je le dis sans jugement
00:37:48qu'il faudrait soutenir
00:37:49notre patrimoine
00:37:50il faudrait maintenir
00:37:51ce niveau
00:37:53d'imaginaire
00:37:54de valeur
00:37:56immatérielle
00:37:58ou matérielle d'ailleurs
00:37:59de la France
00:38:01à travers
00:38:02ce vin
00:38:02elle a fait une réponse culturelle
00:38:05elle est aussi
00:38:05dans son rôle de ministre
00:38:06elle a fait son job
00:38:07mais elle est en
00:38:08elle gère des contradictions
00:38:10elle a géré des contradictions
00:38:10on y a opposé
00:38:11la question de santé
00:38:12on y a opposé
00:38:13les questions de sécurité
00:38:14par rapport à la conduite
00:38:16ce ne sont pas des contradictions
00:38:16ce sont des contraintes
00:38:18parce qu'effectivement
00:38:19il y a une
00:38:19parce que ce n'est pas
00:38:20en contradiction
00:38:21le fait de dire
00:38:22on peut consommer
00:38:23mais avec modération
00:38:24c'est bien parce qu'on a en tête
00:38:26la protection
00:38:27la santé
00:38:28oui la protection de la santé
00:38:29ce sont plus des contraintes
00:38:30que des contradictions
00:38:31oui Jean-Claude
00:38:32il y a quand même
00:38:33toujours dans ce type de sujet
00:38:35une forme d'hypocrisie
00:38:36on vend des cigarettes
00:38:38mais dessus
00:38:39on écrit que ça tue
00:38:40on essaye de vendre du vin
00:38:41et c'est notre culture
00:38:42c'est notre patrimoine
00:38:43c'est notre tradition
00:38:44mais on explique
00:38:44qu'il ne faudrait quand même
00:38:45surtout pas en boire de trop
00:38:46parce que ça crée
00:38:47des dangers pour la santé
00:38:48on vend des armes aussi
00:38:49et ça tue plus sûrement
00:38:53c'est la raison pour laquelle
00:38:54je dis qu'on gère
00:38:55des contradictions
00:38:55et qu'elle est dans son rôle
00:38:56en le faisant
00:38:57aussi
00:38:58c'est aussi l'aménagement
00:39:00du paysage
00:39:01c'est beaucoup de choses
00:39:02et l'exportation
00:39:03c'est vraiment
00:39:03une filière économique
00:39:04donc dire qu'il y a
00:39:06des effets de bord
00:39:06et qu'il n'en reste pas moins
00:39:08qu'on ne peut pas
00:39:10véritablement le comparer
00:39:11de mon point de vue
00:39:12à la cigarette
00:39:12ce n'est pas le même
00:39:13impact économique
00:39:14ce n'est pas la même filière
00:39:15ce n'est pas la même histoire
00:39:15on peut le comparer
00:39:17avec tout ce qui est
00:39:18une forme d'hypocrisie
00:39:19en soutenant
00:39:20et tout en dénonçant
00:39:20avec ce que ça représente
00:39:22ou pas
00:39:22et je ne porte aucun jugement
00:39:23on doit gérer
00:39:25des contradictions
00:39:25je trouve que
00:39:26les canons de Bordeaux
00:39:27me gênent moins
00:39:27que les canons
00:39:28des canons
00:39:29non mais ça s'appelle aussi
00:39:31la liberté
00:39:31il ne faut pas infantiliser les gens
00:39:33je crois que tout le monde
00:39:33sait très bien
00:39:34que le vin doit être consommé
00:39:35avec modération
00:39:36il faut le rappeler effectivement
00:39:37mais ça ne veut pas dire
00:39:39que ce n'est pas une filière
00:39:40qui compte en France
00:39:41je crois que le vin
00:39:42est d'abord et avant tout
00:39:43un fait culturel
00:39:43avant d'être un outil
00:39:45qui permet l'ivresse
00:39:47la France exporte
00:39:48et produit
00:39:4917% du vin
00:39:50dans le monde
00:39:51c'est une filière
00:39:52qui façonne
00:39:53nos paysages
00:39:54c'est une filière économique
00:39:56c'est une filière culturelle
00:39:57patrimoniale
00:39:58historique
00:39:58et donc c'est indéniable
00:39:59c'est pour ça que je pense
00:40:00que ce qu'a dit Annie Gennevar
00:40:01c'est du bon sens
00:40:02de rappeler
00:40:03le poids particulier
00:40:05de cette filière
00:40:05en France
00:40:06c'est indéniable
00:40:07ça ne veut pas dire
00:40:08pour autant
00:40:09qu'il faut abandonner
00:40:11ce devoir de pédagogie
00:40:12notamment auprès des plus jeunes
00:40:13et inciter à consommer
00:40:14avec modération
00:40:15mais le vin
00:40:16a dans l'imaginaire collectif
00:40:18ainsi que dans
00:40:19le poids économique
00:40:21de notre pays
00:40:22une place tout à fait particulière
00:40:24qu'il faut défendre
00:40:24et soutenir
00:40:25après la question c'est
00:40:26comment on aide
00:40:26une fille à viticole
00:40:28parce qu'effectivement
00:40:29il y a le sujet
00:40:29des ravageurs
00:40:30la flavescence dorée
00:40:32tous les problèmes
00:40:33de gérer de vignes
00:40:34il y a le sujet
00:40:35de la qualité
00:40:35et le fait aussi
00:40:37qu'il y a le problème
00:40:37d'une quantité parfois
00:40:38qui ne trouve pas preneur
00:40:39sur les marchés internationaux
00:40:40et la capacité d'exportation
00:40:41c'est-à-dire que
00:40:42je dirais le côté romantique
00:40:44ou le côté sanitaire
00:40:45ne doit pas obscurre sur le fait
00:40:46qu'on doit avoir
00:40:47effectivement une réflexion
00:40:48on en discute et hors plateau
00:40:49il y a des très bons vins
00:40:51sud-africains
00:40:52australiens
00:40:53chiniens
00:40:53ils ont le malheur
00:40:54de ne pas avoir
00:40:55la même symbolique
00:40:55donc ils ne nous concurrencent
00:40:56pas totalement
00:40:57mais il faut faire attention
00:40:58parce qu'à un moment donné
00:40:59ça pourrait
00:41:00je dirais
00:41:01nous faire trébucher
00:41:01d'ailleurs l'Italie
00:41:02nous a fait trébucher
00:41:03déjà de notre
00:41:04de notre premier
00:41:05et il n'y a pas espagnol
00:41:06aussi
00:41:06si on reste sur le plan économique
00:41:09puisqu'on a commencé
00:41:10sur ce sujet
00:41:11mais par exemple
00:41:11pour le vin
00:41:12c'est de voir
00:41:13comment est-ce que
00:41:13la France parvient
00:41:14à continuer à exporter
00:41:16comment est-ce qu'on rend
00:41:17très compétitif
00:41:18le secteur sur
00:41:19des grands marchés
00:41:20qui habituellement
00:41:21nous étaient acquis
00:41:21mais pour lesquels
00:41:23on a désormais
00:41:23de la concurrence
00:41:24Julien disait
00:41:26des vins chiliens
00:41:27etc.
00:41:28ce sont autant
00:41:29de vins
00:41:29de concurrents
00:41:30qui vont maintenant
00:41:31sur le marché américain
00:41:32sur le marché international
00:41:33et qui nous concurrencent
00:41:35sur le marché français
00:41:35mais surtout là
00:41:38comme vous avez
00:41:39les Etats-Unis
00:41:40350 millions d'habitants
00:41:41quand vous perdez
00:41:43quelque part
00:41:44de marché
00:41:44ça fait très mal
00:41:45aux vitiviniculteurs français
00:41:47avec des normes
00:41:48qu'on impose
00:41:49aux agriculteurs français
00:41:51qui ne sont pas
00:41:51tout à fait les mêmes
00:41:52que le vin
00:41:52qu'on importe parfois
00:41:54et des taxes
00:41:54qui ne sont pas forcément
00:41:55les mêmes
00:41:55d'un payé à l'autre
00:41:56les taxes imposées
00:41:57par les Etats-Unis
00:41:58mais la France aussi
00:42:00touche des taxes
00:42:01sur le vin
00:42:03elle a eu cette phrase
00:42:04aussi la ministre
00:42:05ce matin
00:42:05elle a dit
00:42:06les cuves sont pleines
00:42:07et les bourses sont vides
00:42:08la formule était belle
00:42:09je ne sais pas
00:42:09si elle était préparée
00:42:10mais elle était belle
00:42:10ça veut dire
00:42:12qu'on achète
00:42:13il y a des économies
00:42:15qui sont faites
00:42:16il y a une vraie question
00:42:17quand même
00:42:18c'est que si
00:42:18le marché endogène
00:42:20français
00:42:21faiblit
00:42:23est-ce qu'on peut avoir
00:42:23une grande
00:42:24je dirais
00:42:25industrie d'exportation
00:42:26si on a
00:42:27de moins en moins
00:42:28une consommation locale
00:42:29parce que ça suppose
00:42:30au-delà
00:42:31je dirais
00:42:31il y a l'argument économique
00:42:32puis après il y a
00:42:33le soutien culturel
00:42:34le mythe
00:42:35qu'on fait vivre
00:42:36voilà
00:42:36et ça se pose
00:42:38dans d'autres domaines
00:42:38quand la France
00:42:41veut être un grand pays
00:42:41nucléaire
00:42:42et qu'elle ferme
00:42:43ses centrales
00:42:43chez elle
00:42:43ça n'envoie pas
00:42:44un signal très positif
00:42:46aux autres
00:42:46on se retrouve
00:42:48dans un instant
00:42:48après le rappel
00:42:49des titres
00:42:50on dira quand même
00:42:51quelques mots
00:42:51de ces entreprises
00:42:52qui quittent des quartiers
00:42:53en proie
00:42:54à la délinquance
00:42:55et puis
00:42:56vos coups de coeur
00:42:57vos coups de gueule
00:42:57à tout de suite
00:42:58et on est ensemble
00:43:05avec vous
00:43:05pour ce 10h midi
00:43:06pour commenter l'actualité
00:43:07avec Jean-Claude Beaujour
00:43:08avec Boca
00:43:09président du forum
00:43:10transatlantique
00:43:11Anthony Samama
00:43:12maire adjoint
00:43:12du 15e arrondissement
00:43:13de Paris
00:43:14Julien Aubert
00:43:15président de l'institut
00:43:16Valmy
00:43:16vice-président des républicains
00:43:18ancien député
00:43:19Frédéric Fougera
00:43:19président de Tenkan Paris
00:43:21et votre dernier livre
00:43:22C'est de la com
00:43:2360 idées reçues
00:43:24est paru
00:43:25aux éditions Bréal
00:43:26Studi Rama
00:43:27je voulais qu'on dise quand même
00:43:28quelques mots
00:43:28de ce qui se passe
00:43:30dans certains endroits
00:43:32de France
00:43:33en particulier
00:43:33on a appris
00:43:35la semaine dernière
00:43:35que certaines entreprises
00:43:36quittaient
00:43:37le nord de la capitale
00:43:39la BNP
00:43:40par exemple
00:43:41à Aubervilliers
00:43:42parce que trop d'insécurité
00:43:43et on a appris ce matin
00:43:45que Orange
00:43:45avait décidé
00:43:46de fermer
00:43:47aussi
00:43:48une de ses
00:43:49centres
00:43:50à Marseille
00:43:52en raison
00:43:53encore une fois
00:43:54de l'insécurité
00:43:55trop de délinquance
00:43:56trop de risques
00:43:57pour ses salariés
00:43:58est-ce à dire
00:43:59que les délinquants
00:44:00ont gagné
00:44:00il y avait eu
00:44:01cette affaire
00:44:01d'une crèche aussi
00:44:02qui avait été obligée
00:44:03de déménager
00:44:04à cause de points
00:44:05de deal
00:44:06ça veut dire
00:44:06qu'il y a des quartiers
00:44:07aujourd'hui
00:44:08qui sont des zones
00:44:08de non droit
00:44:09en quelque sorte
00:44:10vous avez dit
00:44:10votre question
00:44:11est-ce à dire
00:44:12que les délinquants
00:44:12ont gagné
00:44:13moi j'ai envie de dire
00:44:14c'est la preuve
00:44:15qu'il ne faut pas
00:44:16que les délinquants
00:44:16gagnent
00:44:17et que en matière
00:44:18de sécurité
00:44:18il faut véritablement
00:44:19qu'on se donne
00:44:20les moyens
00:44:20pour que l'État
00:44:21régalien
00:44:22cette fonction régalienne
00:44:23de l'État
00:44:23soit pleinement assurée
00:44:24et il y en a assez
00:44:25de dire
00:44:25que c'est insupportable
00:44:27Marseille
00:44:27ce qui se passe
00:44:28il faut se donner
00:44:29tout simplement
00:44:30les moyens
00:44:31de lutter
00:44:31contre le narcotrafic
00:44:32sanctionner
00:44:34et qu'il faut
00:44:34un meilleur fonctionnement
00:44:36entre la justice
00:44:36et la police
00:44:37on parlait tout à l'heure
00:44:38de moyens
00:44:38vous savez que les magistrats
00:44:40contrairement à ce qu'on pense
00:44:41ils travaillent
00:44:42ils ont deux fois plus
00:44:43deux à trois fois plus
00:44:43de dossiers à traiter
00:44:44que leurs collègues européens
00:44:45voilà
00:44:46par exemple
00:44:47on dit souvent
00:44:48ben oui
00:44:49la justice est lente
00:44:50la réaction ne vient pas
00:44:51assez rapidement
00:44:52parce qu'on ne sait pas
00:44:53donner les moyens
00:44:54d'avoir une justice efficace
00:44:560,8 euros
00:44:57sur les 100 euros
00:44:58de dépenses publiques
00:44:58pour remettre en...
00:45:00pour la justice
00:45:01enfin c'est invraisemblable
00:45:02d'imaginer que Orange
00:45:03déplace un site
00:45:04parce que 1000 personnes
00:45:06sont en danger
00:45:06mais c'est normal
00:45:08Valérie
00:45:08moi en tant qu'avocat
00:45:09si c'était mes clients
00:45:10je leur dirais surtout pas
00:45:12parce que vous exposez
00:45:13vos salariés
00:45:14vous connaissez
00:45:14donc vous leur donnez raison
00:45:15non non
00:45:16je leur donne raison
00:45:17dans la décision
00:45:18de protéger
00:45:19non non mais attendez
00:45:20il faut bien savoir
00:45:21que si vous avez un incident
00:45:23qu'un salarié est agressé
00:45:25il pourrait très bien
00:45:26vous poursuivre
00:45:27vous employeur
00:45:28en disant
00:45:29et bien vous n'avez pas
00:45:30tout mis en oeuvre
00:45:31pour assurer ma sécurité
00:45:32voilà
00:45:33et vous pouvez être
00:45:34lourdement sanctionné
00:45:35attendez c'est aussi le droit
00:45:36donc je comprends
00:45:37l'employeur qui se dit
00:45:38je ne prends aucun risque
00:45:40ça ne nous fait pas plaisir
00:45:41et c'est pour cette raison
00:45:42que je vous dis
00:45:42la sécurité
00:45:43est un élément
00:45:44essentiel
00:45:45de notre propre développement
00:45:46d'ailleurs avant
00:45:47que la fameuse banque
00:45:48décide de quitter
00:45:49de partir
00:45:50ils ont d'abord
00:45:52embauché une société
00:45:53privée de sécurité
00:45:54pour pouvoir
00:45:55raccompagner
00:45:55leurs employés
00:45:57jusqu'au métro
00:45:57c'est dire
00:45:58la problématique
00:45:59et l'enracinement
00:46:00dans lequel on est
00:46:01il y a effectivement
00:46:02un problème d'insécurité
00:46:03qui est majeur
00:46:04en France
00:46:04certains continuent
00:46:06d'oser nous parler
00:46:07de sentiments
00:46:08d'insécurité
00:46:08l'insécurité
00:46:09ce n'est pas un sentiment
00:46:10l'insécurité
00:46:11déplace l'économie réelle
00:46:12l'insécurité
00:46:13fait fuir des entreprises
00:46:14l'insécurité
00:46:15dévitalise
00:46:16des quartiers entiers
00:46:17parce que quand une entreprise
00:46:18part forcément
00:46:19ça veut dire aussi
00:46:20moins d'emplois
00:46:21moins de recettes
00:46:22moins de ressources
00:46:23et c'est tout un quartier
00:46:24moins de commerce aussi
00:46:25c'est tout un quartier
00:46:25qui est en pâtie
00:46:26il y a aujourd'hui
00:46:27en Ile-de-France
00:46:27un commerçant sur trois
00:46:29qui dit restreindre
00:46:30ses horaires
00:46:31et fermer plus tôt
00:46:32et ouvrir plus tard
00:46:32parce que notamment
00:46:33ils ont peur
00:46:34à cause de sujets
00:46:35d'insécurité
00:46:36donc l'insécurité
00:46:37elle est bien réelle
00:46:38en France
00:46:39c'est un problème
00:46:40majeur qu'on a
00:46:40et je crois qu'il faut
00:46:41effectivement ouvrir
00:46:42les yeux là-dessus
00:46:43Jacques Lacan avait
00:46:44cette très belle phrase
00:46:45il disait
00:46:45le réel c'est quand on se cogne
00:46:46et bien je crois
00:46:47qu'avec ce type de fait
00:46:48il y en a certains
00:46:49qui se prennent le mur
00:46:50et qui se cognent
00:46:51face à la réalité
00:46:52de l'insécurité
00:46:53dans notre pays
00:46:53Vous avez le ministre
00:46:54du travail et des solidarités
00:46:56Jean-Pierre Farandou
00:46:57qui a dit que c'était
00:46:58une bonne décision
00:46:58de la part d'Orange
00:46:59oui évidemment
00:47:02que c'est une bonne décision
00:47:03mais quand vous avez
00:47:04le responsable aussi
00:47:05c'est une décision prudente
00:47:07qui dit
00:47:07tout le monde essaye
00:47:09de mettre en place
00:47:09des mécanismes
00:47:10de contournement
00:47:11pour s'adapter
00:47:12faire plus de télétravail
00:47:14et être le moins
00:47:15sur le site
00:47:16c'est hallucinant
00:47:17Frédéric Fougera
00:47:18Non, vous avez résumé
00:47:20en un mot
00:47:20c'est hallucinant
00:47:21on ne regarde pas
00:47:22le problème en face
00:47:22on se contente
00:47:23des solutions alternatives
00:47:25et de l'évitement
00:47:26c'est triste
00:47:27Vous êtes maire adjoint
00:47:29du 15ème
00:47:30vous avez des sites
00:47:32un peu compliqués aussi
00:47:33Bien sûr
00:47:33je suis en charge
00:47:34de la sécurité aussi
00:47:35donc je connais bien
00:47:36ces problématiques-là
00:47:37et je peux vous dire
00:47:38que ces problématiques-là
00:47:39elles sont partout
00:47:39elles sont en Paris
00:47:40Ce qu'il faut faire d'abord
00:47:42c'est redensifier
00:47:42les forces de police
00:47:43dans notre pays
00:47:44avec des policiers
00:47:46plus nombreux
00:47:46visibles sur le terrain
00:47:47et ensuite
00:47:48sur les questions
00:47:49d'ordre judiciaire
00:47:50avoir là aussi
00:47:50une politique
00:47:51beaucoup plus ferme
00:47:53sur la justice
00:47:54notamment sur la justice
00:47:55des mineurs
00:47:56je crois que c'est
00:47:56un des cœurs
00:47:57du problème aujourd'hui
00:47:58des gens qui ont
00:47:59entre 16 et 18 ans
00:48:00c'est là où il faut
00:48:01arriver à avoir
00:48:02une justice
00:48:03qui est beaucoup plus rapide
00:48:04beaucoup plus ferme
00:48:05avec des sanctions
00:48:06qui sont effectivement
00:48:07prononcées
00:48:08Beccaria
00:48:09grand philosophe italien
00:48:10disait ce qui compte
00:48:10c'est pas tant
00:48:11la sévérité de la peine
00:48:12que sa certitude
00:48:14que sa sûreté
00:48:15et donc il faut qu'on arrive
00:48:16pour casser cette spirale
00:48:17délinquante d'un certain
00:48:18nombre de jeunes
00:48:18et casser ce sentiment
00:48:19d'impunité qu'ils peuvent avoir
00:48:20avoir des peines
00:48:22le plus vite possible
00:48:23quand bien même
00:48:23c'est pas des peines
00:48:24de prison
00:48:25de plusieurs années
00:48:25mais avoir des peines
00:48:26réellement prononcées
00:48:27exécutées rapidement
00:48:29Si je peux me permettre
00:48:30Jean-Claude
00:48:31en réaction
00:48:32peut-être aussi
00:48:34faudrait-il
00:48:34donner de véritables
00:48:35pouvoirs de police
00:48:36aux maires
00:48:37parce qu'on vote
00:48:38pour le maire
00:48:38on peut sanctionner
00:48:39son maire
00:48:40s'il n'a pas fait
00:48:41le job attendu
00:48:41et les maires
00:48:42n'ont pas un véritable
00:48:43pouvoir de police
00:48:44donc finalement
00:48:45il n'y a pas de responsabilité
00:48:46portée directe
00:48:47parce que
00:48:48véritable pouvoir de police
00:48:49de maire
00:48:50par exemple
00:48:50quand on parle
00:48:50du narcotrafic
00:48:51le maire
00:48:53il est beaucoup plus facile
00:48:54à atteindre
00:48:55que le ministre de l'intérieur
00:48:56donc
00:48:57avant qu'un maire
00:48:58décide dans une grande ville
00:48:59de déclencher une action
00:49:00de police
00:49:01pour éradiquer
00:49:03le narcotrafic
00:49:04ou la délinquance
00:49:05on va en faire
00:49:05des cibles
00:49:06évidentes
00:49:07parce que
00:49:08c'est la peur
00:49:09qui est en train
00:49:09de s'insinuer
00:49:10déplacement de population
00:49:12c'est la responsabilité
00:49:15du maire
00:49:15bon voilà
00:49:15oui
00:49:16ça pourrait être
00:49:17de la responsabilité
00:49:18du maire
00:49:18si on lui donnait
00:49:19les pouvoirs
00:49:19de police
00:49:20la police municipale
00:49:21pour aujourd'hui
00:49:22elle fait surtout
00:49:22des constats
00:49:23de voirie
00:49:23etc
00:49:24vous voyez
00:49:24quand on dit
00:49:26les décisions de justice
00:49:27ne viennent pas assez vite
00:49:28en effet
00:49:29quand on n'a pas les moyens
00:49:30les audiences sont quand même
00:49:31bien chargées
00:49:32quand on n'a pas les moyens
00:49:33vous faites le procès
00:49:34d'un gamin
00:49:35qui a fait une connerie
00:49:36et bien quand le procès
00:49:39se déroule
00:49:40un an plus tard
00:49:40ou 18 mois plus tard
00:49:42vous voyez bien
00:49:43que dans la sanction
00:49:45ou dans la peine
00:49:46que vous allez prononcer
00:49:47ça a beaucoup moins de sens
00:49:48il aurait été intéressant
00:49:49de pouvoir le choper
00:49:50au bout de 3 mois
00:49:51le truc est réglé
00:49:52mais quand vous avez
00:49:53des magistrats
00:49:53et là encore
00:49:54il faut insister là dessus
00:49:55parce qu'on dit
00:49:55oui la justice est trop lente
00:49:57c'est pas la justice est trop lente
00:49:58nous ne nous donnons pas
00:50:00les moyens
00:50:00d'avoir une justice
00:50:01hyper réactive
00:50:02de base
00:50:02quand on voit
00:50:03l'explosion
00:50:04de la criminalité
00:50:05et la nature des problèmes
00:50:06absolument
00:50:07on voit bien que
00:50:07on a d'un côté
00:50:08un appareil judiciaire
00:50:10qui a le même budget
00:50:11en fait on traite
00:50:12avec un appareil budgétaire
00:50:13judiciaire
00:50:15qui date des années 80
00:50:16un moyen constant
00:50:17un problème géré d'explosivité
00:50:20donc c'est pas possible
00:50:21mais bien sûr
00:50:22c'est comme si vous aviez
00:50:23trois fois plus de travail
00:50:24et on vous dit
00:50:25vous travaillez
00:50:25il y a un deuxième sujet
00:50:27qui est quand même
00:50:27la nature de l'état de droit
00:50:28et le fait que
00:50:30depuis 25 ans
00:50:31on a systématiquement donné
00:50:33plus de droits
00:50:34à la défense
00:50:34et aux délinquants
00:50:36de manière à les protéger
00:50:37d'un état
00:50:37qui serait liberticide
00:50:38moralité
00:50:39certains en profitent
00:50:41et sont relâchés
00:50:42avec des forces de police
00:50:43qui sont du coup découragés
00:50:44donc je crois
00:50:45qu'il y a quand même
00:50:46une stratégie en deux volets
00:50:48il y a
00:50:48essayer à droit constant
00:50:49de maximiser
00:50:51la réponse
00:50:52ce sont des moyens
00:50:53c'est la question des prisons
00:50:54c'est la question peut-être
00:50:55du plaid dédié
00:50:56enfin de
00:50:56plaid des coupables
00:50:58etc
00:50:58puis il y a un deuxième sujet
00:51:00qui est
00:51:00est-ce que le système judiciaire
00:51:01aujourd'hui
00:51:02et l'état de droit actuel
00:51:03permet d'éradiquer
00:51:04en sachant qu'on n'a pas le temps
00:51:06c'est-à-dire que
00:51:07quand on voit le narcotrafic
00:51:08comment en trois ans
00:51:09il peut changer de nature
00:51:11que dans trois ans
00:51:12qui ne nous dit pas
00:51:13qu'il ne s'attaquera pas
00:51:14à des hommes politiques
00:51:15à des juges
00:51:16à des policiers
00:51:16c'est déjà le cas
00:51:18nous sommes déjà en retard
00:51:21au plan juridique
00:51:23sur la menace de demain
00:51:25en fait il faut se préparer
00:51:26à la menace de demain
00:51:26et par rapport au narcotrafic
00:51:28aussi
00:51:28il y a eu
00:51:29la loi narcotrafic
00:51:30qui a été promulguée
00:51:31en juin dernier
00:51:31vous évoquiez
00:51:32les pouvoirs
00:51:32qu'on peut donner
00:51:33à l'échelle locale
00:51:34notamment au maire
00:51:34pour aller plus loin
00:51:35cette loi
00:51:36elle permet notamment
00:51:37deux choses
00:51:37que nous on essaye
00:51:38de mettre en place
00:51:39drastiquement
00:51:40c'est d'abord
00:51:41multiplier les interdictions
00:51:42de paraître
00:51:43historiquement
00:51:43les interdictions
00:51:44de paraître
00:51:44c'est un outil juridique
00:51:45entre les mains du juge
00:51:47et donc on sait
00:51:47la lenteur de la justice
00:51:49et parfois son laxisme
00:51:50donc c'était que
00:51:51trop peu prononcé
00:51:52aujourd'hui
00:51:52la préfecture de police
00:51:54peut décider de dresser
00:51:55une interdiction de paraître
00:51:56à un jeune
00:51:57c'est limité dans le temps
00:51:58c'est limité géographiquement
00:51:59mais ça libère quand même
00:52:00ce pouvoir là
00:52:01et on le fait beaucoup
00:52:02à Paris
00:52:03avec le maire
00:52:05et la deuxième chose
00:52:06ça veut dire
00:52:07l'interdiction de paraître
00:52:08l'interdiction de paraître
00:52:09ça veut dire
00:52:09qu'un jeune
00:52:10n'a pas le droit
00:52:10de se trouver
00:52:11sur un territoire
00:52:11où par exemple
00:52:12il avait l'habitude
00:52:13de dealer
00:52:13je ne vais pas vous faire
00:52:14la front de vous rappeler
00:52:15le meurtre d'Elias
00:52:16avec ces deux jeunes
00:52:17qui avaient interdiction
00:52:18de se rencontrer
00:52:19et d'être à l'endroit
00:52:20où ils étaient
00:52:21c'est pour ça que derrière
00:52:21il faut mettre des policiers
00:52:22pour pouvoir surveiller
00:52:23que cette interdiction
00:52:24de paraître soit réellement
00:52:25expliquée
00:52:25mais on ferme
00:52:26une autoïtrise me rappelle
00:52:27on a eu ce débat hier
00:52:28on ferme les centres fermés
00:52:30parce qu'il n'y a pas
00:52:30assez de surveillants
00:52:32parce qu'il n'y a pas
00:52:33d'enseignants
00:52:33on est quand même
00:52:35dans un...
00:52:36je rappelle que
00:52:36sur ce texte d'arcotrafique
00:52:38le conseil constitutionnel
00:52:39a supprimé
00:52:41toute une série de mesures
00:52:42et donc quand je parle
00:52:43d'un problème
00:52:44moi je suis un souverainiste
00:52:45pour moi ça me pose problème
00:52:47c'est que vous ne réglerez pas
00:52:48les gens
00:52:49ils ont un attente de solution
00:52:50on leur dit
00:52:51tiens au lieu de faire sortir
00:52:52les détenus des prisons
00:52:53on va faire des visios
00:52:55oui des résultats
00:52:56on va faire des visios
00:52:57le conseil constitutionnel
00:52:58censure
00:52:59au nom de quoi ?
00:53:00au nom d'une jurisprudence
00:53:01d'une interprétation
00:53:02c'est pas dans la constitution
00:53:03qu'on n'a pas le droit
00:53:03de faire des visios
00:53:04avec les détenus
00:53:05donc ça c'est un vrai
00:53:06problème démocratique
00:53:07et si on ne le résout pas
00:53:09la pression montera
00:53:10jusqu'au moment où
00:53:11on sera obligé
00:53:12de prendre des mesures
00:53:13encore plus autoritaires
00:53:14et on le regrettera
00:53:15et la deuxième chose aussi
00:53:16par rapport au texte
00:53:17narcotrafique
00:53:18c'est les expulsions
00:53:19des logements sociaux
00:53:20moi je considère
00:53:21que c'est absolument
00:53:21inacceptable
00:53:22que des dealers
00:53:23qui tiennent des points de deal
00:53:24vivent dans des logements sociaux
00:53:25payés par nos impôts
00:53:27aujourd'hui
00:53:27on peut plus facilement
00:53:28grâce à cette loi
00:53:29narcotrafique
00:53:29expulser
00:53:30c'est à la main du maire
00:53:31des logements sociaux
00:53:33des gens qui s'adonnent
00:53:34à du trafic de stupes
00:53:35c'est ce qu'on fait de notre côté
00:53:36ça paraît d'une telle évidence
00:53:38qu'on est étonné
00:53:40qu'on s'en est étonné
00:53:41que ce n'ait pas été
00:53:42appliqué avant
00:53:43dans un instant
00:53:43vos coups de coeur
00:53:44vos coups de gueule
00:53:44à tout de suite
00:53:45Sud Radio
00:53:46mettez-vous d'accord
00:53:47Valérie Exper
00:53:48d'accord
00:53:49Valérie Exper
00:53:50Et on est de retour avec vous
00:53:52sur Sud Radio
00:53:53pour commenter l'actualité
00:53:54alors c'est l'actualité
00:53:55qui a retenu votre attention
00:53:56aux uns et aux autres
00:53:57Jean-Claude
00:53:58un coup de coeur
00:53:58pour le salon de la jeunesse
00:54:00le salon du livre jeunesse
00:54:02qui va se tenir à Montreuil
00:54:03qui se tient à Montreuil
00:54:05jusqu'au 1er décembre
00:54:06pourquoi est-ce que c'est un coup de coeur
00:54:08parce qu'on parle beaucoup
00:54:09des banlieues
00:54:10sous l'aspect le plus négatif
00:54:11et c'est de rappeler tout d'abord
00:54:12que ce salon qui se tient
00:54:13en région parisienne
00:54:14pour ceux qui ne sont pas
00:54:15d'Ile-de-France
00:54:16c'est la 41ème édition
00:54:20alors pour moi
00:54:22il y a un double intérêt
00:54:24tout d'abord
00:54:24c'est l'intérêt des jeunes
00:54:26pour la lecture
00:54:27parce qu'on a beaucoup dit
00:54:28les réseaux sociaux
00:54:29les fake news etc
00:54:31oui la lecture
00:54:32le savoir
00:54:33est un moyen de lutter
00:54:34contre un certain nombre
00:54:35de risques liés
00:54:37aux nouvelles technologies
00:54:39et puis c'est aussi
00:54:40l'occasion de faire en sorte
00:54:42qu'on réduise l'illettrisme
00:54:45qu'on remette un petit peu
00:54:46un certain nombre de sujets
00:54:47et notamment l'éducation
00:54:49au coeur de nos préoccupations
00:54:50c'est véritablement
00:54:52un très beau salon
00:54:54moi j'ai envie de dire
00:54:55j'invite les uns et les autres
00:54:57à ceux qui le peuvent encore
00:54:58à s'y rendre
00:55:00mais c'est un vrai signal
00:55:02parce qu'il y a un véritable engouement
00:55:03il y a trois ou quatre fois plus
00:55:06d'une fréquentation multipliée
00:55:09par trois ou quatre
00:55:09par rapport aux années précédentes
00:55:10c'est une superbe occasion
00:55:12et oui
00:55:14nous avons beaucoup parlé
00:55:15de problèmes d'insécurité
00:55:17et d'incivilité
00:55:18j'ai la faiblesse de penser
00:55:19que la culture
00:55:21et notamment la culture littéraire
00:55:22est un moyen
00:55:23de ramener un petit peu
00:55:24de sagesse
00:55:25surtout pour des esprits jeunes
00:55:27remettre le savoir
00:55:29au centre de notre réflexion
00:55:32je vous encourage à lire
00:55:33le livre d'Alain Bentolila
00:55:34sur ce sujet
00:55:35sur la lecture
00:55:36de l'importance de la lecture
00:55:37et le nombre d'analphabètes
00:55:39et analphabètes
00:55:40c'est pour ça que je le dis Valérie
00:55:41ce n'est pas celui
00:55:41qui ne sait pas lire
00:55:42c'est celui qui ne comprend pas
00:55:43ce qu'il lit
00:55:44et aujourd'hui
00:55:44c'est le danger
00:55:45qui guette nos enfants
00:55:46quel que soit le milieu social
00:55:49c'est qu'ils ne comprennent pas
00:55:50ils déchiffrent
00:55:51mais il faut leur demander
00:55:53de restituer
00:55:54de vous raconter
00:55:55ce qu'ils viennent de lire
00:55:56c'est un vrai enjeu
00:55:57c'est pour cela
00:55:58que je dis que ce salon
00:55:59alors certes
00:56:00on disait communication
00:56:01c'est le moyen
00:56:02de provoquer
00:56:04un choc
00:56:05dans les esprits
00:56:06c'est-à-dire
00:56:06oui la lecture
00:56:07et la compréhension
00:56:09évidemment
00:56:10sont des moyens
00:56:11de réflexion
00:56:14et d'éducation
00:56:15de nos enfants
00:56:15on passe à vous
00:56:18Julien Aubert
00:56:19c'est un coup de gueule
00:56:20oui un coup de gueule
00:56:21parce qu'on a appris
00:56:23que le premier astronaute
00:56:24du programme Artemis
00:56:25européen
00:56:26vers la Lune
00:56:27serait allemand
00:56:28pourquoi ?
00:56:30parce que la France
00:56:30depuis 2019
00:56:31n'est plus le premier
00:56:32contributeur
00:56:33du programme spatial européen
00:56:35alors que nous sommes
00:56:36historiquement
00:56:36la grande puissance spatiale
00:56:38et je trouve dommage
00:56:40parce que
00:56:40au plan symbolique
00:56:42que
00:56:42voilà
00:56:43notre incapacité
00:56:44en fait
00:56:44à faire fructifier
00:56:45ce patrimoine industriel
00:56:47nous place finalement
00:56:48en position minoritaire
00:56:49au sein d'un programme
00:56:50spatial européen
00:56:51dont nous sommes
00:56:51à l'origine
00:56:52nous sommes derrière
00:56:53les allemands
00:56:54nous sommes
00:56:54contributeurs
00:56:55derrière les italiens
00:56:57voilà
00:56:58c'est quelque part
00:56:59si vous voulez
00:57:00une manifestation
00:57:01pour moi
00:57:02d'une forme
00:57:03de court-termisme
00:57:04français
00:57:05sur des sujets
00:57:06qui sont quand même
00:57:06des sujets
00:57:07de demain
00:57:08puisque je dirais
00:57:09l'aventure spatiale
00:57:10ne fait que débuter
00:57:11oui
00:57:11la France donc
00:57:12n'est plus
00:57:13une puissance spatiale
00:57:14alors tout
00:57:15elle est
00:57:15je ne dirais pas ça
00:57:17il ne faut pas
00:57:17non je ne dirais pas ça
00:57:18parce que
00:57:19j'étais à Kourou
00:57:20récemment
00:57:21nous restons
00:57:23une puissance spatiale
00:57:24le sujet
00:57:25c'est comment
00:57:25et je rejoins
00:57:27ce qui vient d'être dit
00:57:27comment est-ce qu'on optimise
00:57:28en réalité
00:57:29en fait
00:57:29on a le sentiment
00:57:30qu'on fait un peu
00:57:32les choses à moitié
00:57:32on ne se dit pas
00:57:34là nous avons un objectif
00:57:36on se donne
00:57:36les moyens
00:57:37d'être premiers
00:57:38on a beaucoup critiqué
00:57:39on critique beaucoup
00:57:40les américains
00:57:41on critique les chinois
00:57:43parce qu'on se dit
00:57:44il y a des rivalités
00:57:45pour être première puissance
00:57:45mondiale
00:57:46etc
00:57:46moi j'ai le sentiment
00:57:48qu'aujourd'hui
00:57:48on a oublié
00:57:49que la France était une grande
00:57:50quand nous étions jeunes
00:57:51la France 4ème
00:57:525ème puissance mondiale
00:57:53on a oublié tout cela
00:57:54et on est dans une forme
00:57:55de glissement
00:57:56de fatalisme
00:57:58de renoncement
00:57:59tant que nous ne retrouvons pas
00:58:01un esprit
00:58:01de combat
00:58:02au sens positif
00:58:03y compris
00:58:04sur le plan industriel
00:58:05et bien nous continuerons
00:58:06à glisser
00:58:06l'Europe est quand même
00:58:08en train de sortir
00:58:08du champ
00:58:09c'est-à-dire que
00:58:10quand on voit ce que fait SpaceX
00:58:11il y a des technologies
00:58:12qu'on ne maîtrise pas
00:58:13et il y a quand même
00:58:14un risque global
00:58:15c'est pour ça que je vous dis
00:58:17si on ne retrouve pas
00:58:19cette volonté
00:58:19en se fixant des choix
00:58:21et des orientations
00:58:21et en se donnant
00:58:22les moyens
00:58:23ben oui
00:58:24on va continuer à se plaindre
00:58:25et vous allez nous inviter
00:58:26pour continuer
00:58:27à pousser des coups de gueule
00:58:28moi je préférerais
00:58:28des coups de coeur
00:58:29à ce sujet
00:58:29voilà
00:58:30par rapport à d'autres pays
00:58:31je me permettrais juste
00:58:32d'en rajouter
00:58:32que quand certains
00:58:33misent sur l'innovation
00:58:34nous on mise sur les taxes
00:58:35donc évidemment
00:58:36les conséquences
00:58:36ne sont pas les mêmes
00:58:37c'est ce qui est une forme
00:58:38d'innovation
00:58:38je rappelle que la France
00:58:40a inventé la TVA
00:58:41qui est sa plus belle invention
00:58:43parce qu'on l'a exportée
00:58:44dans le monde entier
00:58:44c'est ingénieux
00:58:45si on avait pris
00:58:46des royalties sur la TVA
00:58:47vous imaginez
00:58:48on financerait
00:58:48des trucs
00:58:49on aurait pu
00:58:49on aurait pu
00:58:50une créativité fiscale
00:58:51Frédéric
00:58:51vous c'est un coup de gueule
00:58:53Valérie si vous me permettez
00:58:55je vais changer
00:58:55mon coup de gueule
00:58:56mon coup de gueule
00:58:57il était consacré
00:58:58aux donneurs de leçons
00:58:59que je déteste
00:58:59mais je pourrais
00:59:01et donneurs de leçons
00:59:02qui souvent ne s'appliquent pas
00:59:04à eux-mêmes
00:59:04et je pourrais
00:59:05mais j'aurais une illustration
00:59:07dans l'actualité
00:59:08à chacun de mes passages
00:59:08donc je pourrais vous resservir
00:59:10ce coup de gueule
00:59:10quand il me manquera des idées
00:59:12je voulais rebondir
00:59:13sur un sujet
00:59:14qui a été évoqué
00:59:14pendant le journal
00:59:15et qui est celui
00:59:16de l'ouverture
00:59:16de la collecte
00:59:17des banques alimentaires
00:59:18donner à une banque alimentaire
00:59:21ça c'est de la vraie solidarité
00:59:23c'est vraiment répondre
00:59:24à une urgence
00:59:25à la pire des précarités
00:59:28donc vraiment
00:59:29je pense qu'il faut
00:59:29que chacun se sente solidaire
00:59:31c'est pas un effort important
00:59:34de donner à une banque alimentaire
00:59:35chacun donne en fonction
00:59:35de ses possibilités
00:59:36de ses moyens
00:59:37mais c'est essentiel
00:59:38avec l'arrivée de l'hiver
00:59:40l'arrivée du froid
00:59:41les difficultés
00:59:41que rencontrent certains
00:59:42de nos concitoyens
00:59:43de faire preuve
00:59:44de générosité
00:59:45et de solidarité
00:59:45donc j'avais envie
00:59:46de rebondir
00:59:47sur cette info
00:59:48il y a des gens qui donnaient
00:59:49qui n'ont plus envie
00:59:50de donner
00:59:50parce que
00:59:51parce que
00:59:53l'impression
00:59:54que les dons
00:59:55ne vont pas forcément
00:59:56à des gens
00:59:57qui en ont besoin
00:59:58ou forcément
00:59:59enfin il y a
01:00:00pas la banque alimentaire
01:00:01pardon
01:00:01pas la banque alimentaire
01:00:03honnêtement
01:00:03non mais je vous dis
01:00:05ce que j'ai pu lé
01:00:06même si c'était le cas
01:00:08parfois on me reproche
01:00:09de donner
01:00:09à une personne
01:00:10dans la rue
01:00:11parce que peut-être
01:00:11qu'elle va aller boire
01:00:12de l'alcool
01:00:13plutôt que de se nourrir
01:00:14mais moi je préfère
01:00:16me donner
01:00:16et me tromper
01:00:17plutôt que de passer
01:00:18à côté d'une personne
01:00:18que j'aurais pu aider
01:00:19et qui en a réellement besoin
01:00:21moi là où je suis
01:00:22plus réservé
01:00:23ce type de remarques
01:00:24il n'y a pas
01:00:24de société parfaite
01:00:26dans tous les corps
01:00:27de métier
01:00:27dans toutes les communautés
01:00:29vous avez des canards boiteux
01:00:30et ceux-là même
01:00:31qui disent
01:00:32oui
01:00:32ils ont forcément
01:00:33tous deux
01:00:34il y a un membre
01:00:34d'une famille
01:00:35un membre
01:00:36de leur communauté professionnelle
01:00:37qui ne se comporte pas bien
01:00:38c'est pas pour autant
01:00:39qu'il faille
01:00:39jeter le bébé
01:00:42avec l'eau du bain
01:00:43je pense qu'il faut
01:00:44continuer à donner
01:00:45parce que précisément
01:00:46cette solidarité
01:00:47elle s'exprime
01:00:48de manière plus directe
01:00:49plus rapide
01:00:49plus efficace
01:00:50parce que lorsque vous donnez
01:00:52un paquet
01:00:52d'enrées alimentaires
01:00:55vous savez que
01:00:56dans les huit jours
01:00:57qui viennent
01:00:58ce paquet là
01:00:59il atterrira
01:01:00dans une assiette
01:01:01parce qu'il y a
01:01:02un certain nombre
01:01:02de nos concitoyens
01:01:03qui n'ont pas
01:01:04de quoi avoir
01:01:04les deux repas par jour
01:01:06j'ai interrogé
01:01:07ces femmes
01:01:08la plupart du temps
01:01:08qui font les collectes
01:01:10et qui me disaient
01:01:10qu'elles voient
01:01:11de plus en plus
01:01:12de femmes
01:01:13qui travaillent
01:01:13et qui ont besoin
01:01:15des travailleurs pauvres
01:01:16des femmes seules
01:01:17avec des enfants
01:01:18elles travaillent
01:01:19mais elles n'ont pas
01:01:19les moyens
01:01:20de se nourrir
01:01:21sur un don en nature
01:01:22je pense vraiment
01:01:23que voilà
01:01:24votre paquet de riz
01:01:25il va bien
01:01:25bien sûr
01:01:26qu'on ait des critiques
01:01:27sur certaines ONG
01:01:28qui lèvent des fonds
01:01:29et qui l'utilisent
01:01:30pour de l'administration
01:01:31pour de la communication
01:01:33ou parfois
01:01:34pour de mauvaises actions
01:01:35ça peut arriver
01:01:35mais pour la banque alimentaire
01:01:37honnêtement
01:01:37ou les restos du coeur
01:01:38mais oui
01:01:39c'est ce que je veux dire
01:01:40n'oublions pas
01:01:41ce pouvoir énorme
01:01:42que nous avons chacun
01:01:43de pouvoir donner
01:01:44Anthony
01:01:45alors
01:01:46oui votre coup de coeur
01:01:48sur mon coup de coeur
01:01:49c'est sûr
01:01:49un homme politique
01:01:51qui fait partie
01:01:52de la droite républicaine
01:01:53depuis très longtemps
01:01:54qui a un parcours
01:01:55assez unique
01:01:56singulier
01:01:56et atypique
01:01:57et qu'on a appris
01:01:58à découvrir
01:01:58ou redécouvrir
01:01:59à travers un documentaire
01:02:00qui est sorti
01:02:02sur Public Sénat
01:02:03la semaine dernière
01:02:04c'est François Baroin
01:02:05François Baroin
01:02:06c'est quelqu'un
01:02:06qui a effectivement
01:02:07une carrière politique
01:02:09assez extraordinaire
01:02:10il a été député
01:02:11à 27 ans
01:02:11il a été 4 fois ministre
01:02:13il est maire de Troyes
01:02:14depuis plus de 30 ans
01:02:15il a été président
01:02:16de l'association
01:02:16des maires de France
01:02:17et derrière
01:02:18le cas particulier
01:02:19de François Baroin
01:02:21c'est aussi
01:02:21une certaine idée
01:02:23de la France
01:02:23qui est finalement
01:02:24l'antimacronisme
01:02:25c'est-à-dire
01:02:26une France enracinée
01:02:27c'est quelqu'un
01:02:28qui a ses attaches
01:02:28profondes
01:02:30au sein de nos territoires
01:02:31c'est quelqu'un
01:02:31qui a défendu
01:02:32toute sa vie
01:02:33les territoires
01:02:34notamment à la tête
01:02:34de l'AMF
01:02:35une France aussi
01:02:36qui ne s'adonne pas
01:02:37aux petits slogans
01:02:38et aux vacarmes
01:02:39c'est quelqu'un
01:02:40qui parle peu
01:02:41mais juste
01:02:41qui parle quand il a
01:02:42quelque chose à dire
01:02:43c'est quelqu'un aussi
01:02:44qui est dans
01:02:45une forme de nuance
01:02:46de complexité
01:02:47de la vie politique
01:02:48et qui n'est pas
01:02:49avec du gros rouge
01:02:50qui tâche
01:02:50et je crois
01:02:50que ça fait du bien
01:02:51aussi
01:02:51ça apporte de la hauteur
01:02:52de vue
01:02:53aux débats politiques
01:02:54qui en manquent
01:02:54parfois cruellement
01:02:55et c'est enfin
01:02:56une fidélité sans faille
01:02:58à un parti politique
01:02:59à Jacques Chirac
01:02:59bien sûr
01:03:00à Nicolas Sarkozy
01:03:01une fidélité
01:03:02à ses convictions
01:03:02avec aussi
01:03:04une action très forte
01:03:05sur des sujets
01:03:05qui sont clés aujourd'hui
01:03:06je pense à la laïcité
01:03:07notamment
01:03:08c'est lui qui est
01:03:08à l'origine
01:03:09de la loi de 2004
01:03:10sur l'interdiction
01:03:11du port du voile
01:03:12dans les écoles
01:03:13c'est lui aussi
01:03:14qui porte une grande loi
01:03:16sur la décentralisation
01:03:17on devrait plutôt dire
01:03:18une forme de liberté
01:03:19accordée au territoire
01:03:21et donc je crois
01:03:22que c'est ce qui a finalement
01:03:23tout ça
01:03:23c'est ce qui a finalement manqué
01:03:25au macronisme
01:03:25depuis 8 ans
01:03:26lui qui se disait
01:03:27à ses députés
01:03:27soyez fiers
01:03:28d'être des amateurs
01:03:29la politique
01:03:30c'est pas une question
01:03:30d'amateurisme
01:03:31la politique
01:03:32c'est une affaire aussi
01:03:33de professionnels
01:03:34de gens qui entendent
01:03:35effectivement
01:03:36qui connaissent le pays
01:03:37et son état
01:03:38il travaille dans une banque
01:03:38il travaille dans une banque
01:03:40effectivement
01:03:40mais il n'y a rien de mal
01:03:41il n'y a rien de mal
01:03:42à travailler dans une banque
01:03:42ce que je veux dire
01:03:43c'est qu'il a quitté la politique
01:03:45il est maire de Troyes
01:03:46il a quitté la politique
01:03:47à un haut niveau
01:03:49où il aurait pu avoir
01:03:50peut-être
01:03:51d'autres implications
01:03:52non ?
01:03:53oui François n'a pas voulu
01:03:55aller à l'élection présidentielle
01:03:56c'est ce que je veux dire
01:03:56c'est que
01:03:57parce que je pense
01:03:59qu'il faisait un arbitre
01:04:00pour des raisons très saines
01:04:01en fait
01:04:01c'est à dire que
01:04:02il était attaché
01:04:03à sa vie familiale
01:04:05à un équilibre
01:04:06et il sait très bien
01:04:07qu'aller à l'élection présidentielle
01:04:09c'est un choix de dingue
01:04:10et je crois qu'il n'est pas
01:04:12enfin jusqu'ici
01:04:13il n'a pas été assez dingue
01:04:15pour le faire
01:04:15et en même temps
01:04:16moi je trouve
01:04:17qu'il est pétri
01:04:18vraiment de qualité
01:04:19je regrettais
01:04:21qu'il ne puisse pas y aller
01:04:21et en même temps
01:04:22je comprenais
01:04:23très bien son argumentation
01:04:25qui à mon avis
01:04:26est plutôt de bon sens
01:04:27et qui renforce
01:04:28l'idée qu'il aurait
01:04:28ce qui est intéressant
01:04:31ce qui est intéressant
01:04:31ce qui vient d'être dit
01:04:33pour justifier
01:04:34du fait que
01:04:36François Baroin
01:04:37ait décidé
01:04:37de mettre
01:04:38entre parenthèses
01:04:39la vie politique
01:04:39la plus active
01:04:41c'est qu'on oublie de dire
01:04:42que les hommes
01:04:43et les femmes
01:04:43qui exercent
01:04:44des responsabilités
01:04:45que ce soit
01:04:46dans le secteur public
01:04:47que ce soit
01:04:47dans le secteur privé
01:04:48ce sont
01:04:50souvent des rythmes
01:04:51très lourds
01:04:52humainement
01:04:53c'est difficile
01:04:54et moi parfois
01:04:55je suis un peu agacé
01:04:57parce que j'entends dire
01:04:58là où ils sont
01:04:59ils se moquent de tout
01:05:00etc
01:05:00non ça n'est pas vrai
01:05:02là encore
01:05:03cette généralisation
01:05:04qui consiste à dire
01:05:05tous pourris
01:05:06tous planqués
01:05:07tous très faciles
01:05:08je dis non
01:05:09il y a des responsables
01:05:10et là encore je dis
01:05:11il y a dans le secteur privé
01:05:14des gens qui souffrent aussi
01:05:16absolument
01:05:16en responsabilité
01:05:17qui souffrent
01:05:17merci à tous les quatre
01:05:19dans un instant
01:05:20on va parler d'un artiste
01:05:21d'un grand artiste
01:05:23qui sera avec nous
01:05:25dans l'émission média
01:05:26puisque déjà
01:05:27on le voit pas mal
01:05:27dans les médias
01:05:28mais surtout un film
01:05:29va lui être
01:05:30lui est consacré
01:05:31c'est Richard Orlinsky
01:05:33vous connaissez
01:05:33ses crocodiles
01:05:34ses gorilles
01:05:35on est avec lui
01:05:37dans le studio
01:05:37de Sud Radio
01:05:37dans un instant
01:05:38Sud Radio
01:05:39Parlons Vrai
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