- il y a 8 mois
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00:00Et on a gagné effectivement, le PSG a gagné, mais néanmoins il y a eu quand même un certain nombre de débordements de violences
00:10qui rendent la fête un petit peu moins belle et on va en parler, essayer de comprendre le décalage médiatique.
00:16Encore ce matin, le Parisien consacre 12 pages à la victoire, il faut arriver au bout de ces 12 pages pour qu'on nous parle des dégradations et des violences.
00:25On va y revenir dans un instant avec vous. Jean-Christophe Gallien, bonjour, politologue et conseiller en communication à Senamou, militant associatif, membre du bureau politique exécutif Les Écologistes.
00:37Et vous êtes en charge de la formation et de l'Académie Verte. Vous êtes marseillais. C'est dur ce matin ?
00:43C'est la gueule de bois ce matin pour les Marseillais.
00:45Vous avez regardé le match ?
00:46J'ai regardé le match, oui.
00:47Et vous espériez, vous, la victoire ?
00:50Alors j'étais, j'avais un sentiment partagé, je fais attention à ce que je dis parce que voilà, non mais...
00:54Parce que j'habite Marseille.
00:54J'espérais la victoire de Milan en vérité.
00:57Oui, il tombe beaucoup de Marseillais, les maillots sont arrachés.
01:01Geneviève Gottinger, vous avez regardé le match, présidente de l'agence Images, spécialiste en communication.
01:06J'ai regardé les petits bouts après, non moi j'étais en voiture, j'en ai de l'Auser samedi.
01:09D'accord, vous l'avez écouté à la radio évidemment.
01:11Exactement.
01:12Mehdi Raich, analyste politique, le foot ce n'est pas votre truc, c'est vous aussi ?
01:15Si, si, si, j'ai une très bonne culture foot, mais j'ai plus une culture anglaise du foot.
01:19Paris Saint-Germain, ce n'est pas ma cam.
01:21Et Jean-Christophe, vous avez regardé ?
01:22Moi je suis un vieux supporter de l'Olympique de Marseille, mais j'ai trouvé, si vous voulez,
01:30que cette équipe cette année, cette saison du Paris Saint-Germain, était exceptionnelle
01:35à un niveau, mais ont très rapidement compris, même si les médias français l'ont beaucoup
01:39attaqué, beaucoup attaqué.
01:40Donc je me suis félicité parce que le jeu prédique et l'engagement n'a rien à voir
01:45avec ce qu'on pouvait estimer auparavant.
01:46Et donc, ouais, c'était un plaisir de les voir au parc.
01:49Même un supporter, comme moi je vous le redis, qui encore une fois revoit la tête de
01:52Basile Bolli en 1993, contre un autre Milan, le Milan AC, et une raclée contre le Paris Saint-Germain,
01:58quatre jours plus tard au St-Vélodrome, où j'étais, je me rappelle très bien.
02:01Je peux vous dire que j'étais content pour le Paris Saint-Germain, quand même.
02:04Très bien, mais on va parler de tout ça, de ces violences.
02:10LFI qui accuse Bruno Rotaillot de mettre de l'huile sur le feu.
02:13Le PSG doit-il payer pour les dégâts ?
02:17Bref, si on a le temps, on parlera de la fast fashion.
02:21Oui, ce matin, ce qui est quand même étonnant, enfin moi j'avoue que j'ai regardé à la télévision,
02:26c'est de voir le décalage qu'il pouvait y avoir entre les plateaux de télévision,
02:30où on nous disait la fête est bon enfant, tout va bien, etc.
02:33Est-ce qu'on pouvait suivre sur les réseaux ?
02:36Et c'est Arnaud Bénédetti qui a tweeté, c'est quand même dingue qu'aujourd'hui
02:38on soit obligé de s'informer sur les réseaux sociaux,
02:43parce qu'il y avait visiblement une volonté, et de la part même des CRS,
02:48qui disaient non, non, ça va, etc.
02:50Il y avait une volonté de dire que finalement, il ne se passait pas grand-chose.
02:54Parce qu'on veut raconter une belle histoire, je pense que c'est...
02:58Voilà, on sait très bien qu'un événement en France aujourd'hui,
03:01qu'il soit sportif, culturel ou autre, exception peut-être politique,
03:06et encore pour combien de temps, j'en sais rien,
03:08va être perturbé, va être accompagné par ces violences qui n'ont rien à voir, précisons-le.
03:13Moi j'insiste là-dessus, je suis un fan de sport, de sport professionnel,
03:15de sport amateur, peu importe, et de football en particulier.
03:18Ça n'a rien à voir avec les supporters du foot.
03:19On sait très bien d'où viennent les gens, qui sont les gens,
03:22comment ils font ça et pourquoi ils font ça.
03:24Et donc, oui, évidemment, on veut raconter une belle histoire,
03:27parce qu'on en a besoin.
03:29Tout le monde en a besoin, c'est bien.
03:31On sait très bien qu'est-ce qu'est le Paris Saint-Germain,
03:33d'où vient l'argent du Paris Saint-Germain,
03:35à quoi ça sert, et ainsi de suite.
03:36On peut en parler après, c'est un autre sujet.
03:38Maintenant, on veut faire la fête,
03:41et c'est normal.
03:41Après, derrière, vous savez, c'est un marché le football.
03:44C'est un marché, le Paris Saint-Germain, c'est une marque.
03:46Les gens qui vivent autour du football ont besoin aussi.
03:48La Ligue française de football a besoin de raconter une belle histoire,
03:50parce que ce n'est pas terrible en ce moment.
03:52Donc, on veut valoriser un événement,
03:54et on veut éviter collectivement de le perturber,
03:56avec, oui, les à-côtés,
03:58mais qui sont des à-côtés principaux,
03:59parce que ça a été partout en France,
04:00ce que vous disiez très justement.
04:02Donc, les médias qui vivent aussi,
04:04disons très clairement, de la fréquentation.
04:06Il y avait des gens qui avaient fait des gros investissements.
04:08Cette fois-ci, les matchs étaient en clair.
04:10Je pense à certains groupes médiatiques
04:11qui ne sont pas habitués.
04:12Ils n'ont pas du foot au quotidien.
04:13Il y en a un autre qui a fait,
04:14je ne sais pas combien d'heures dans la semaine.
04:16Voilà, on ne va pas raconter l'idée
04:17que c'est l'apocalypse, c'est le chaos après le match.
04:20Ça, on peut l'imaginer.
04:23Maintenant, que vous posiez la question,
04:26c'est un vrai sujet.
04:27Moi, j'aimerais qu'on pose la question
04:28de pourquoi, chez nous,
04:29pourquoi, chez nous,
04:30c'est devenu quasiment impossible,
04:33impossible,
04:34d'organiser un événement de ce type.
04:36Un événement footballistique,
04:37parce que je vous rappelle que,
04:40globalement, quand il y a le rugby,
04:41ça se passe bien.
04:42Ce n'est pas les mêmes dimensions.
04:43Ce n'est pas les mêmes dimensions.
04:44Sur la chaîne du rugby,
04:45vous savez,
04:47on pourrait aller très loin dans le rugby,
04:49mais la dimension populaire
04:51de ce niveau de la Champions League,
04:53c'est qu'en rugby,
04:54vous n'aurez jamais.
04:55Il n'y a pas d'équivalent.
04:56Mais il n'y a pas eu de manifestation à Munich ?
04:58Oui, mais c'est en France.
05:01On va faire un petit tour de table,
05:03peut-être, de ce qui a retenu,
05:04vous, votre attention,
05:05dans ce contexte-là.
05:07C'est un coup de cœur pour vous,
05:08à Seine, pour un joueur ?
05:10C'est désiré doué, effectivement,
05:12ce jeune talentueux,
05:14d'Angers,
05:15formé à Rennes,
05:17qui, lui,
05:17met de but
05:19une passe décisive
05:20qui a été extraordinaire
05:21du grand football
05:22et qui est un jeune en devenir,
05:24qui montre aussi
05:25que nos clubs
05:25produisent encore
05:26de grands talents.
05:28Et je trouve que
05:29c'était intéressant
05:30de le souligner,
05:30parce que moi,
05:31je suis marseillais,
05:31mais quand on voit
05:33un tel football,
05:34ça fait plaisir aussi
05:34et ça montre encore
05:36la capacité de nos clubs
05:37de produire
05:37quelques petites pépites
05:40comme ça,
05:40qui, parfois,
05:41viennent aussi donner
05:41de la leçon
05:42sur les stades
05:42à de grands joueurs.
05:44Et donc,
05:45félicitations à lui
05:45pour ce match extraordinaire.
05:47Deux buts
05:48et une passe décisive.
05:50Pardon ?
05:51Il y a eu la note de 10
05:52qui est très rare
05:52dans l'équipe.
05:53Pour le coup,
05:54c'est exceptionnel.
05:55Il est formé à Rennes,
05:56si je ne me trompe pas,
05:57né à Angers.
05:58Et pour le côté
06:00centre de formation,
06:01en France,
06:01il y a une vraie
06:02plus-value
06:03sur la qualité
06:03des centres de formation français.
06:05Quand on voit
06:05toutes les difficultés
06:06que peuvent avoir
06:06les clubs financièrement,
06:08généralement,
06:08on ne peut plus
06:09faire de transferts aujourd'hui,
06:10on dépend trop de la première ligue
06:11parce que la manne financière
06:13est aujourd'hui
06:14en première ligue
06:14en Angleterre.
06:15Donc,
06:15les clubs sont obligés
06:16de se retrouver
06:17à mieux former leurs jeunes.
06:19Ce qui s'est passé d'ailleurs
06:20en Espagne
06:20dans les années 2000 et 90,
06:22ce qui a donné plus tard
06:23la génération Messi,
06:24Iniesta,
06:24Busquets,
06:25qui a donné
06:26une énorme victoire
06:28en coup de l'onde
06:28pour l'Espagne.
06:29Donc,
06:30il faut mettre en avant
06:30ce côté-là.
06:31Alors,
06:32Geneviève,
06:33vous,
06:33c'est un coup d'étonnement,
06:35on va dire ?
06:36Oui,
06:36c'est ça.
06:36C'est une faute de goût,
06:38une faute politique
06:39comme on veut,
06:39l'absence d'Anne Hidalgo
06:40à Munich.
06:43Franchement,
06:43elle est maire de Paris,
06:45c'est l'équipe parisienne,
06:46elle doit être à Munich.
06:47Alors,
06:47les raisons,
06:48la raison qu'elle l'évoque,
06:49c'est un retour de voyage,
06:50elle était au Kenya,
06:51enfin bon,
06:52un problème d'agenda.
06:53Elle n'était pas là non plus hier.
06:56Hier,
06:56elle était rentrée
06:57absolument non plus.
06:58Non,
06:58non,
06:58non,
06:59clairement,
07:00c'est la marque de ce différent
07:02qui l'oppose au club
07:03et à l'actionnaire
07:04du club
07:05sur la vente
07:06du Parc des Princes.
07:08Mais cela dit,
07:09quel que soit
07:10ce différent
07:11sur lequel,
07:11je ne vais pas me prononcer
07:12parce qu'après tout,
07:13toutes les positions
07:14se plaidaient.
07:15Oui,
07:16mais il y a un moment
07:16où on doit faire peut-être
07:18abstraction.
07:19Exactement,
07:20elle est maire de Paris,
07:21c'est l'équipe de Paris
07:22qui va gagner 5-0,
07:23donc rétrospectivement,
07:25quand même,
07:25elle doit aussi peut-être
07:26le regretter.
07:27Oui,
07:27moi je trouve que c'est
07:28une erreur politique.
07:30Maintenant,
07:30on connaît le contexte,
07:31le contexte est une fracture totale.
07:33Alors,
07:33on murmure
07:34qu'il y aurait des mouvements
07:35post-finales de Munich.
07:38sur l'enjeu principal
07:40qui est celui du stade
07:40du Parc des Princes.
07:42Maintenant,
07:43oui,
07:44c'est une faute,
07:44on sent bien quelqu'un
07:45qui d'ailleurs s'en va.
07:46Si elle était candidate
07:47la prochaine fois,
07:48c'est-à-dire dans un an,
07:49je peux vous améliorer
07:49qu'elle n'aurait pas été absente,
07:51elle aurait bien été à Munich.
07:51Je pense que c'est aussi
07:52le signal de
07:53voilà,
07:54je m'en vais
07:54et qu'après tout,
07:56voilà,
07:56maintenant,
07:57il y avait Rachida Dati,
07:58il y avait d'autres acteurs
07:59ou actrices politiques
08:00qui étaient présents
08:01et qu'on sent bien
08:02que c'est ça.
08:02Je pense que c'est aussi
08:03le signal du
08:03elle n'a jamais,
08:06il faut être clair,
08:08elle n'a jamais vraiment aimé
08:09le Paris Saint-Germain.
08:10Pour le coup,
08:10non pas forcément le club,
08:11je ne mettrai pas ça,
08:12mais les actionnaires.
08:13On va y revenir,
08:14on va parler de tout ça
08:15dans un instant
08:16avec vous,
08:17à tout de suite.
08:17Et nous sommes ensemble
08:27pour commenter
08:29cette victoire du PSG,
08:31certes,
08:31mais également
08:32de ce qui s'est passé
08:34ensuite,
08:35de ces dégradations,
08:37de ce bilan,
08:38plus de 500 arrestations,
08:40deux morts.
08:41On en parle avec vous
08:42et avec Jean-Christophe Galien,
08:43politologue,
08:44conseiller en communication
08:45à Senamou,
08:46militant associatif,
08:47membre du bureau politique
08:49exécutif,
08:49les écologistes
08:50et vous êtes en charge
08:51de la formation
08:52et de l'académie verte.
08:54Geneviève Wetzinger,
08:56spécialiste en communication politique,
08:57vous êtes présidente
08:58de l'agence Images
08:59et Mehdi Raich,
09:00analyste politique,
09:02donc victoire du PSG,
09:03beaucoup de choses à dire
09:04sur la communication,
09:06sur l'attitude du président
09:07de la République
09:08et ce tweet
09:08qui a beaucoup fait réagir.
09:10Champion mon frère,
09:11le terme de barbare
09:12employé par Bruno Retailleau,
09:15les LFI qui accusent
09:16Bruno Retailleau
09:17et la police
09:18d'être responsable
09:19du chaos.
09:21Bref,
09:22beaucoup de sujets
09:22avec vous.
09:24L'absence d'Anne Hidalgo
09:25à Munich,
09:26ce que disait,
09:27ça vous paraît ?
09:28Non, je suis d'accord.
09:28Moi, je ne trouve pas ça normal.
09:32C'est la maire de Paris,
09:32elle devrait être au minimum
09:33invitée à Munich,
09:35c'est obligatoire,
09:35elle est représentante
09:36de sa ville.
09:37C'est la Ligue des Champions,
09:38c'est la finale
09:38de la Ligue des Champions,
09:39c'est la plus grande compétition
09:40de foot de club au monde,
09:41tu dois être présente.
09:42Peu importe les dissensions
09:43qu'il peut y avoir
09:44sur la vente ou pas
09:45du Parc des Princes,
09:47elle doit y être.
09:48Donc là, c'est une faute.
09:48Oui, totalement.
09:50Je pense que
09:51quand t'es maire
09:52de la première ville de France
09:53avec un aussi grand événement
09:56qui sans doute,
09:58bon, peut-être unique,
09:59enfin unique en tout cas,
10:00voilà.
10:01Si ça se repasse l'année prochaine,
10:03on verra,
10:03mais en tout cas,
10:04une chose est sûre,
10:05c'est que sa place
10:06était là-bas
10:08et personne ne comprend
10:09pourquoi est-ce qu'elle
10:09s'est rendue absente
10:10de cet événement.
10:12Bon.
10:14Alors, peut-être avec vous,
10:15Jean-Christophe,
10:16vous vouliez,
10:17vous, votre ressenti
10:18après ce week-end,
10:18c'est que le vainqueur,
10:19ce n'est peut-être pas le PSG ?
10:20Oui, moi, je crois
10:21qu'il y avait un...
10:22Alors, évidemment,
10:23je le dis,
10:24j'ai des enfants,
10:25notamment garçons
10:26qui ont voulu revenir
10:27absolument à Paris
10:28pendant ce week-end,
10:29et ainsi de suite.
10:29Ils sont fans,
10:30ils ont une passion
10:30pour ce club,
10:31ce que je comprends bien.
10:32Moi, je vous le dis...
10:33Ils sont sortis ?
10:34Oui, oui, oui.
10:35Alors, pour le coup...
10:35Et vous étiez inquiet ?
10:36Un poil inquiet.
10:37On était à distance,
10:39je dirais plus
10:40mon épouse,
10:42leur maman
10:43que moi.
10:43Moi, je fais toujours
10:45confiance aux événements,
10:48oui, bien sûr,
10:48que 2h30, 3h, 4h du matin,
10:51vous dites
10:51qu'est-ce qui peut se passer
10:51une fois que le grand moment
10:53est passé.
10:54Là, on est à Paris,
10:54mais on le sait bien,
10:55je vous le dis.
10:55Mais maintenant,
10:56moi, ce qui m'a toujours gêné
10:58par rapport à Paris,
10:59en même temps,
10:59c'est la force de ce club,
11:02et je ne dis pas
11:03que ça ne doit pas
11:03se passer comme ça,
11:04c'est que, évidemment,
11:06que le choix qui a été fait
11:07d'ouvrir ce club
11:08au Qatar
11:09et à l'État du Qatar,
11:11soyons clairs,
11:11c'est un État
11:12qui est propriétaire
11:13de ce club,
11:15et ainsi de suite.
11:15Dans un contexte
11:16où, rappelons-nous à l'époque,
11:17on était dans un moment
11:18où à la fois le Qatar
11:19cherchait des soutiens
11:21à l'extérieur de la zone
11:23du Moyen-Orient,
11:23du Proche-Orient,
11:24face à son conflit
11:25larvé avec l'Arabie saoudite,
11:27en l'occurrence,
11:27la France en futun,
11:29avec Nicolas Sarkozy
11:30en particulier,
11:31et d'autres,
11:32mais même M. Hollande
11:33derrière.
11:34Donc, on est dans un contexte
11:35où il y a eu un deal,
11:35un deal fiscal,
11:36un deal par rapport
11:37à l'investissement stratégique.
11:39Moi, si vous voulez,
11:39OK, je veux bien
11:40qu'un Atas
11:41puisse devenir
11:42patron du Paris Saint-Germain,
11:45un club de la capitale
11:46de ce pays,
11:46ce qui est très bien
11:47parce qu'on en avait besoin
11:47économiquement.
11:49Maintenant,
11:50ce que j'ai moins aimé
11:51dans l'histoire
11:51de la relation du Qatar
11:52à la France
11:53autour de ça,
11:54c'est l'idée
11:55qu'on passe
11:57à un État,
11:58si vous voulez,
11:58de soutien,
11:59je vous le dis,
11:59pendant un moment de conflit,
12:00à un État de dépendance
12:01et qu'on ait accordé
12:03beaucoup, beaucoup,
12:03beaucoup de passe-droits
12:04à cet État
12:05dans un contexte
12:05où on sait très bien
12:06que le Qatar joue
12:06toujours une diplomatie
12:08active, particulière,
12:10entre le fait
12:10de mettre l'incendie
12:11et de devenir le pompier
12:12derrière
12:13dans différentes géographies
12:14de la planète,
12:14pas seulement chez nous
12:15mais ailleurs aussi.
12:16C'est compliqué,
12:17je pense qu'il y a évidemment
12:18une diplomatie
12:19qu'on peut mener
12:19avec un État de ce type.
12:20Maintenant,
12:21libérer les espaces
12:24qui ont été libérés
12:25à ce pays,
12:26je vous le redis,
12:27fiscalement,
12:28économiquement,
12:29stratégiquement,
12:30me paraissent
12:31disproportionnés
12:32par rapport
12:32aux gains,
12:33je vous le dis,
12:34aux gains monstrueux
12:35en termes de diplomatie,
12:36douce comme on peut le dire
12:37pour un État,
12:38mais aussi dur
12:39parce que je vous le dis,
12:39c'est un État
12:40qui a bénéficié stratégiquement
12:41de cet investissement
12:43à Paris,
12:43c'est disproportionné,
12:45même si on a pu voir jouer
12:46Messi, Neymar
12:47et Mbappé ensemble,
12:48si vous voulez,
12:49vous ne pouvez pas imaginer
12:50le Qatar,
12:51c'est Bihine aussi,
12:52Bihine a tous les droits
12:53quasiment
12:54de l'UEFA,
12:55le président Nasser Al-Khalifi
12:56est devenu le président
12:57de l'ECA,
12:58du European Club Association,
12:59il est quasiment en fait
13:00le patron de l'UEFA,
13:01le Slovène,
13:02M. Cheferin,
13:04si vous voulez,
13:04est quasiment dans sa main.
13:05Donc c'est un développement
13:07économique,
13:08diplomatique,
13:09géopolitique,
13:09bien mené,
13:10bravo le Qatar,
13:11bravo le Qatar par rapport à ça,
13:12mais un peu triste pour nous
13:14en tant que Français
13:14à ce niveau.
13:15Dans Libération,
13:16un article
13:16qui parle de sport-washing
13:19et qui explique,
13:22c'est un extrait
13:23du journal
13:23de démocratie,
13:24c'est une forme
13:25de blanchiment
13:25de réputation
13:26par le sport.
13:27J'ai trouvé que c'est intéressant
13:28comme article
13:29qui devient un outil
13:30de manipulation
13:30de l'information
13:32et c'est vrai
13:33que le sport participe
13:35à une stratégie.
13:35Alors ça c'est vrai,
13:36mais j'ajoute juste
13:37deux secondes après,
13:38c'est que ça c'est vrai,
13:40mais d'autres pays le font
13:41et heureusement qu'ils le font,
13:42ils ont raison.
13:43Quand on vous occupez
13:43d'un pays sur l'aspect
13:44diplomatique
13:45ou sur ce qu'on appelle
13:46quelque chose
13:46où on veut le mettre
13:47sur un marché des territoires,
13:48on utilise ça à la fois
13:49pour se nettoyer,
13:50pour se laver,
13:50on n'écrit jamais
13:51sur une page blanche,
13:52mais là,
13:52le bénéfice est très au-delà,
13:54c'est pas la soft diplomatie.
13:56Vous avez le président
13:56de la République
13:57qui remercie,
13:59qui félicite le Qatar
14:00et son émir.
14:02Mais si vous voulez,
14:02sur la marge honnête
14:03de l'investissement à Paris,
14:04ce qu'ils ont dépensé,
14:05ce qu'ils ont économisé fiscalement
14:06et par rapport à tous les gains
14:07sur d'autres parties,
14:08je veux dire
14:08qu'ils sont largement bénéficiaires,
14:09donc c'est du hard,
14:10c'est pas du soft.
14:11Oui, Geneviève,
14:12sur cet aspect politique.
14:12Moi je crois que tout le monde
14:13est bénéficiaire,
14:14enfin c'est...
14:16Bon,
14:17alors le sportwashing,
14:18ça existe,
14:19effectivement,
14:19on se refait une réputation
14:22grâce au sport
14:24et ça fait passer au second plan
14:26un certain nombre de choses,
14:27notamment les droits des travailleurs,
14:28notamment ce côté pompier pyromane,
14:30dont vous parliez très bien.
14:33Bon,
14:34moi je ne suis pas plus choquée
14:37que ça en fait.
14:38Je ne suis pas plus choquée que ça.
14:39Que le Qatar ait hébergé
14:40les terroristes du Hamas ?
14:42Non, ça, évidemment,
14:43ça me choque.
14:43Oui, mais c'est cette relation ambigüe
14:45avec le Qatar.
14:46C'est quand même ça
14:47la question qui se pose.
14:49C'est-à-dire qu'on fait fi
14:50de ce côté un peu sombre,
14:52peut-être,
14:53de ce pays.
14:54Ça fait un peu du pain
14:54et des jeux, je trouve.
14:56C'est-à-dire qu'ils ont été,
14:57la semaine dernière,
14:58ou il y a deux semaines,
14:59le rapport sur les frères musulmans
15:00est sorti,
15:00et le Qatar est cité
15:02comme étant le financeur
15:03ou l'un des grands financeurs.
15:05Bien sûr.
15:05Et donc on se retrouve,
15:06ça fait un objet
15:07d'un conseil de défense,
15:08donc ce n'est pas n'importe quoi.
15:09Qu'on soit en accord
15:10ou pas avec ce qu'il a dit
15:10dans le rapport,
15:12ça a fait l'objet
15:12d'un conseil de défense.
15:13Donc l'État est alerté
15:14d'une grande menace.
15:15Donc on se retrouve
15:16avec un club
15:16qui est possédé par un État,
15:18ce qui moi me dérange
15:18personnellement,
15:19parce qu'un milliardaire
15:21peut posséder un club,
15:22il n'aura jamais
15:23la puissance géopolitique
15:24d'un État derrière lui.
15:26Ce n'est pas possible.
15:27Pour moi,
15:27il y a une question
15:28d'arrière sportive
15:28qui se pose,
15:29ou du moins d'équité sportive.
15:30Mais je trouve ça fou
15:32de remercier le Qatar
15:34quand tu parles
15:34de disproportion.
15:35On est effectivement
15:36dans ce phénomène-là.
15:37Il y a une disproportion totale
15:38entre ce que le Qatar
15:39a bénéficié
15:42de ce que nous,
15:42au lieu de faire,
15:43et de ce qu'on...
15:43En fait,
15:44on est juste là.
15:44C'est un deal génial pour eux.
15:46On est juste là.
15:47Ce satisfaire du Paris Saint-Germain,
15:48c'est génial,
15:49c'est une équipe magnifique.
15:50Au final,
15:50on ne se rend pas compte
15:51de ce qu'on a eu par derrière.
15:53Hassan, à moi ?
15:54Moi, je pense qu'effectivement,
15:56le président de la République
15:56aurait dû aller
15:57vers une forme de retenue
15:59quand on est président de la France.
16:01Il y a des choses
16:01avec lesquelles
16:02on ne devrait pas
16:03se laisser aller
16:04à des commentaires
16:05comme celui-ci.
16:06Et je pense qu'effectivement,
16:07le Qatar comme l'Arabie Saoudite
16:09ont annoncé leurs intentions
16:10depuis longtemps
16:11de pourquoi est-ce qu'ils
16:12investissaient massivement
16:13dans le football.
16:14Et oui,
16:15c'est un fond d'image,
16:17d'écran de fumée
16:18dont ils se servent
16:19pour pouvoir nouer
16:20des relations diplomatiques
16:21et avec un fond
16:23qui ne dit pas son nom
16:24où on pourrait passer
16:26sous silence
16:27toutes les abominations
16:28desquelles ils se sont rendus coupables.
16:30Et donc,
16:31je crois que la France,
16:31elle a une responsabilité
16:32devant l'histoire.
16:34Effectivement,
16:34aujourd'hui,
16:35les moyens sont de démesurer.
16:36On en parlera après,
16:37au-delà de la fête,
16:38de l'argent colossal
16:39qui a été déversé
16:40dans ce club
16:41sur ses multiples saisons
16:43pour pouvoir forcer
16:44la porte d'entrée
16:45de la Ligue des Champions
16:46et la gagner.
16:48Ils ont fini par réussir,
16:49mais forcément,
16:50ils ont fini par réussir.
16:51Ça,
16:51c'est sans surprise.
16:52Après,
16:52les talents se sont exprimés
16:53sur le terrain.
16:54Mais quant à l'argent,
16:55les moyens,
16:56le temps aussi
16:58qui joue avec toi,
16:59tu ne peux que réussir
17:00à un moment donné.
17:01par contre,
17:02le paysan de la République,
17:03lui,
17:03il a un devoir,
17:05celui de représenter la France
17:07sur la scène internationale
17:08au niveau diplomatique.
17:09Il ne faut pas être dans la posture
17:09de remercier le Qatar comme ça.
17:11Même si le Qatar,
17:11il faut quand même le signaler,
17:12en achetant le Paris Saint-Germain,
17:13a sauvé le foot français.
17:15Et de ce qui...
17:17Le foot français,
17:18vous avez l'OM qui...
17:20Mais à l'époque,
17:21les clubs étaient,
17:22financièrement,
17:22c'était une catastrophe.
17:23Soyons honnêtes.
17:24C'est toujours le cas aujourd'hui.
17:25C'est pour ça qu'on va en parler.
17:26Pour moi,
17:2793,
17:28on peut essayer ici
17:30de se convaincre
17:30que le football...
17:32Mais franchement,
17:33les unités de mesure
17:34ne sont pas les mêmes.
17:36Les euros de l'époque
17:37ne sont pas les mêmes.
17:38Et l'inter de Milan de l'époque
17:40n'est pas le Milan d'aujourd'hui.
17:42Ce qui remercie,
17:43c'est l'actionnaire.
17:44Ce qui remercie,
17:44c'est l'actionnaire.
17:45C'est l'État qatarien.
17:48On est d'accord.
17:49Le Qatar est l'émir du Qatar.
17:50C'est l'actionnaire
17:51qui est remercié
17:52pour effectivement l'argent.
17:54On est d'accord.
17:55Les sommes colossales.
17:56Mais ce n'est pas
17:56un simple actionnaire.
17:57Ce n'est pas un simple actionnaire.
17:58C'est un État
17:59qui pose des actes
18:01sur la scène internationale
18:03avec des fois politiques.
18:05Donc on ne peut pas simplement dire
18:07c'est de l'argent et du foot.
18:08Derrière,
18:09il y a un État
18:09et donc il y a une politique
18:11que l'État amène
18:11à l'international
18:12que tu ne peux pas ignorer
18:14en tant que chef de l'État.
18:15Est-ce qu'il n'y a pas
18:16une forme de soumission ?
18:17Je pose la question
18:18dans la manière
18:19de dire ça.
18:21Il aurait pu dire
18:22je remercie le président
18:23Nasser.
18:23Oui, il aurait pu dire
18:24je remercie absolument.
18:26Il aurait pu
18:26que ça suffisait largement
18:28de l'investissement.
18:29Je suis d'accord.
18:30Il aurait pu le dire
18:30d'une manière légèrement différente.
18:33On est d'accord là-dessus.
18:34Bon, cela dit,
18:35Salomon l'a peut-être fourché,
18:36je n'en sais rien.
18:37Mais ce qu'il a remercié
18:38c'est l'actionnaire
18:39encore une fois.
18:40Et sans cet actionnaire-là,
18:42le PSG n'en serait pas là
18:43et le foot français
18:44n'en serait pas là.
18:45Oui, il a dit très exactement
18:46je veux remercier le Qatar
18:47qui a toujours été
18:48un actionnaire exigeant,
18:49qui a réengagé,
18:50qui a réinvesti dans ce club
18:51et qui ne l'a jamais lâché.
18:53C'est l'actionnaire
18:53qui remercie.
18:54Il continue la diplomatie française.
18:56C'est-à-dire que pour le coup,
18:57Emmanuel Macron,
18:59pardon, le président,
19:00n'est pas responsable
19:01de la signature
19:01il y a 2011
19:02et ensuite de l'achat
19:03de différents joueurs
19:04qui étaient encore une fois
19:05des cadeaux faits.
19:06Mais des cadeaux
19:06avec un retour sur investissement
19:08énorme, je redis.
19:09Les sommes énormes
19:10dont parle Hassan,
19:11bien sûr qu'elles sont énormes
19:12mais pas beaucoup plus importantes
19:13que les Emirats-Unis,
19:14à Manchester City
19:15et d'autres clubs ailleurs.
19:17Donc, on est face
19:18à quelque chose
19:18qui est assez commun aujourd'hui
19:20mais qui ne doit pas
19:22empêcher effectivement
19:23de soit choisir
19:24de dire merci au Qatar
19:25ce qui est un acte diplomatique
19:26et là Emmanuel Macron
19:28est dans son rôle.
19:29Il ne parle même pas
19:30à l'actionnaire.
19:31Il parle au Qatar,
19:31il dit
19:32allez, on continue
19:33maintenant qu'est-ce qu'on fait ensemble ?
19:34C'est un peu ça si vous voulez.
19:35C'est vraiment ce qui est en train
19:36de se passer aujourd'hui
19:37dans cette géopolitique
19:38du Proche et du Moyen-Orient.
19:40La France était de se repositionner.
19:42Donc là, c'est un moment
19:42où si vous ne dites pas
19:43merci au Qatar,
19:44vous prenez un petit risque aussi
19:45comme d'ailleurs
19:47vous mobilisez peut-être demain
19:48que l'Arabie Saoudite
19:49pour venir à l'OM,
19:50à Marseille
19:51pour finalement faire
19:52un peu le même effort
19:52si vous voulez de l'autre côté.
19:53Donc, on est dans un contexte
19:54aujourd'hui, oui,
19:55on n'est pas soumis
19:56mais on est dans un marché
19:57géopolitique global
19:58où nous, on a à offrir
20:00une visibilité
20:01des clubs pas trop chers
20:02dans un contexte européen
20:04qui est le principal marché
20:05footballistique
20:05et pour d'autres
20:06qui cherchent à trouver
20:07des expressions marketing
20:08comme d'autres marques auparavant.
20:09Avant, au lieu d'avoir
20:10Qatar Airways
20:11ou Emirates
20:12sur vos maillots,
20:13vous aviez d'autres marques européennes.
20:15Mais aujourd'hui, malheureusement,
20:16oui, ça a changé.
20:17Et donc aujourd'hui,
20:18on a aussi visite Randa.
20:19Vous savez, c'est très différent.
20:20Maintenant, donc,
20:21le marché a changé
20:22mais on n'a qu'une chose,
20:24quelque chose qui est bien.
20:24Vous l'avez dit tous les deux
20:25tout à l'heure, c'est très fort.
20:26On est le premier pays producteur
20:27de joueurs au monde.
20:29Ce n'est pas
20:29l'île de France
20:30à l'intérieur de la France
20:31et la première grande région
20:33productrice de joueurs de football.
20:34Après, comment on les valorise ?
20:35Vous voudriez mieux
20:36qu'on les valorise chez nous
20:37plutôt qu'ils soient valorisés
20:38en Première Ligue,
20:39en Serie A
20:40ou en Bundesliga.
20:41Bon, ce n'est pas tout à fait le cas.
20:42Maintenant, au moins, c'est ça.
20:43Et après, on appartient
20:44à cet ensemble européen
20:45où l'économie du football
20:46se fabrique.
20:47C'est au moins ce qu'on a à vendre.
20:48On marque une toute petite pause
20:50de pub
20:50et on se retrouve
20:51dans un instant avec vous
20:52pour continuer
20:53parler de la récupération politique,
20:55parler du mot barbare,
20:57parler du tweet
20:57d'Emmanuel Macron.
20:59A tout de suite.
21:01Sud Radio.
21:01Sud Radio.
21:02Parlons vrai.
21:03Parlons vrai.
21:03Sud Radio.
21:04Parlons vrai.
21:05Retour avec vous
21:05pour commander l'actualité.
21:07Cette actualité
21:08marquée évidemment
21:09par la victoire du PSG.
21:10Il ne faut pas l'oublier
21:11ni l'occulter.
21:13Mais il ne faut pas non plus
21:13occulter ce qui s'est passé,
21:15ces violences,
21:16ces 500 et quelques interpellations.
21:19Combien de gardes à vue,
21:20combien de mises en examen
21:22vont suivre ?
21:23Parce que j'en parlais
21:24avec un policier
21:24qui me disait le problème,
21:25c'est que ceux
21:25qui sont arrêtés souvent
21:26sont ceux qui courent
21:27les moins vite,
21:28sont ceux qui se sont faits.
21:30Non mais c'est la réalité.
21:31C'est vrai.
21:31C'est vrai.
21:31C'est ceux qui ont peut-être
21:36été entraînés, etc.
21:38Les vrais casseurs,
21:38ils sont un petit peu plus
21:40entraînés.
21:42On va parler du mot barbare,
21:45on va parler du clip.
21:47C'est presque un clip
21:48du tweet d'Emmanuel Macron.
21:50Et puis LFI,
21:51LFI qui est par la voix
21:54de Clémence Guettet,
21:56M. Coquerel,
21:57Antoine Léaumant,
21:58Antoine Léaumant
21:59qui a traité
22:00les gendarmes,
22:01les CRS
22:02de gros bâtards.
22:03également.
22:04Je vois ça.
22:05Gilles-William Guendadel,
22:06je demande à tous
22:07les députés républicains
22:08de déclencher un article 40
22:09contre ce défenseur
22:10bêta des barbares
22:12qui traite les forces
22:12de l'ordre de bâtards.
22:14De bâtards ?
22:14Oui.
22:15Alors, il faut que je vois
22:16le tweet.
22:16Alors, il faut voir l'extrait.
22:18Alors, vous, votre...
22:19Oui, moi, je voulais parler
22:20de Clémence Guettet
22:21qui dit, je cite,
22:22la banlieue influence Paname,
22:23Paname influence le monde
22:24en parlant d'une photo
22:26où on voit Désiré Douai
22:27qui est né à Angers
22:28formé à Rennes.
22:30Roi au Neves qui est portugais,
22:31Marquinhos qui est brésilien
22:33et le dernier,
22:34c'est votre Fabien Norris
22:34qui est espagnol.
22:36Donc, on voit pleinement
22:36de la récupération politique
22:37et en plus, c'est mal fait
22:38parce que tout le monde...
22:39Il y a même une note communautaire
22:41en me disant
22:41tu dis n'importe quoi, Clémence.
22:44J'ai bien aimé aussi
22:45le tweet, justement,
22:46d'Antoine Léouement
22:47qui nous dit
22:48que c'était une foule pacifique
22:49alors qu'on a trois décès,
22:51six ans d'artapellation,
22:52je ne sais pas combien de décès.
22:53Oui, on a trois décès,
22:53vous avez raison.
22:54Et il commence à y avoir
22:54des petits bruits de couleur
22:56sur pas mal d'agressions sexuelles.
22:57Et donc, on se retrouve
22:58à créer un imaginaire collectif,
23:02presque un monde parallèle.
23:04Il y a ce que le discours politique
23:05doit dire.
23:06On peut retomber aussi
23:06sur les propos d'Éric Coquerel
23:08ou de Thomas Porte
23:09qui reprennent barbare
23:10en disant que c'est profondément raciste.
23:13Et pourtant,
23:14je ne suis pas un fan
23:14de Bruno Retailleau,
23:15mais quand Bruno Retailleau
23:16parle d'actes barbares,
23:17il parle des actes,
23:17il ne parle pas des gens.
23:18Il n'est pas là
23:19à ethniciser les gens
23:20ou les racialiser.
23:21C'est précisément
23:21ce que fait Thomas Porte
23:22en disant
23:22vous parlez des Noirs
23:23et des Arabes des quartiers.
23:24Donc, tout ce petit discours ambiant
23:28me dérange grandement
23:29et je trouve ça inquiétant, grave.
23:33Et puis, je ne suis malheureusement
23:34pas surpris
23:35de ce que dit la France insoumise.
23:36J'ai l'impression
23:36que c'est toujours
23:37dans l'air du temps.
23:39Et quand ils sont toujours là,
23:40il ne faut pas être.
23:41Et l'argument qui est de dire
23:42c'est de la faute des policiers
23:43s'il y a des violences.
23:44La police est responsable.
23:46On est typiquement
23:47dans le jeu de rôle
23:48et l'instrumentalisation
23:50par la France insoumise.
23:52En fait, chacun est dans
23:55ses starting blocks
23:56et dans son jeu de rôle
23:58quelque part.
24:00Vous parlez bien
24:00dans le micro.
24:01Oui, pardon.
24:01Bruno Retailleau
24:02ne parle pas que de barbares,
24:04d'actes barbares.
24:05Il parle aussi,
24:05et cette phrase était quand même
24:06assez importante,
24:08de la nécessité
24:09de refonder une civilisation.
24:11Je trouve que c'est peut-être ça
24:12au-delà des actes barbares,
24:14c'est ça l'essentiel
24:14de ce qu'il a dit.
24:15Il se projette
24:16dans un projet politique lui aussi.
24:18On peut l'écouter,
24:19on peut l'écouter,
24:20Bruno Retailleau.
24:21Ceux qui, hier soir,
24:23je le dis,
24:24sans mâcher mes mots,
24:25ont gâché
24:26cette belle fête
24:27sportive,
24:28ce sont des barbares.
24:31Oui, ce sont des barbares.
24:33La barbarie,
24:34vous voyez,
24:35c'est quand tout devient
24:37prétexte à la violence.
24:38La barbarie,
24:38c'est quand tout devient
24:39prétexte
24:41au plaisir,
24:42au désir,
24:43désinhibé
24:43de la destruction
24:45et du pillage.
24:46Oui,
24:47c'est cela la barbarie.
24:48Comme le dit le dictionnaire,
24:49c'est quand on est décivilisé.
24:51C'est un manque de civilisation.
24:53Voilà.
24:54Je pense que ça vous inspire à la scène.
24:56Je pense que ça devrait appeler
24:57un peu plus de nuances
24:57dans la manière
24:59dont on s'exprime
25:00sur les événements
25:01de ce week-end.
25:01Bien sûr,
25:02ils étaient malheureux.
25:03Bien sûr,
25:03à chaque fois en France,
25:05il y a une manifestation
25:05d'ampleur.
25:06Il y a de la casse.
25:07Il y a des violences.
25:08Et c'est inacceptable.
25:09Et je pense qu'Antoine Léaumant,
25:12s'il a eu cette phrase,
25:15ce dérapage verbal,
25:17c'est qu'il a été le soir même
25:18en manif,
25:19enfin dans le manif.
25:21Il était sur place
25:22et donc il a vu
25:23l'assaut des CRS.
25:25Sans doute que la police aussi.
25:27On a vu quelques images
25:28où les policiers
25:29filaient des coups de pied
25:31à la figure
25:31de personnes à terre aussi.
25:33Ce sont toujours des images
25:34aussi déplorables
25:35qui selon moi
25:36n'ont rien à faire
25:36dans des moments
25:38de maintien de l'ordre aussi.
25:40Et donc,
25:40Bruno Rotaillot,
25:41bien évidemment,
25:42qui répond à un agenda politique.
25:43Et il n'est pas
25:44sa première phrase
25:45choc
25:45pour nommer les choses.
25:47Mais sur le fond,
25:49ce qu'on a vu
25:50dans les rues de Paris,
25:51c'est déplorable.
25:52Moi, j'ai vu des VTC
25:53se faire littéralement
25:55casser les pare-brises.
25:56J'ai vu une jeune fille
25:57qui était en pleurs
26:00devant son véhicule
26:01qui avait été littéralement
26:02vandalisé.
26:03Ce sont des images
26:03qui à la fois gâchent la fête,
26:05qui ne doivent pas être confondues
26:06avec la majorité
26:06qui sont venues,
26:07à mon avis,
26:08dans un bon esprit
26:08pour pouvoir célébrer
26:09cette victoire.
26:10Mais derrière,
26:11effectivement,
26:12ça pourrit l'ambiance
26:12de tout le monde.
26:13Et c'est quand même fou
26:14que dans notre pays,
26:15on n'est pas capable
26:16de fêter quelque chose
26:16dignement,
26:17sans casse et sans l'heure.
26:18Mais est-ce qu'on a le droit
26:19de dire que ce sont des barbares
26:20malgré tout,
26:21ceux qui font ça ?
26:21Moi, je pense que
26:22quand on est ministre
26:22de l'Intérieur,
26:23on devrait se retenir
26:25à un langage
26:25un peu plus mesuré
26:27et qu'on devrait peut-être
26:29condamner les violences,
26:30dire avec fermeté
26:31qu'à un moment donné,
26:33ça sera tolérance zéro
26:35sur des actes pareils
26:36et qu'on va justement
26:37traduire les personnes
26:38devant les tribunaux
26:39et qu'il y aura
26:40une fermeté appliquée
26:41avec de grands principes
26:42d'office
26:43qui leur seront attribués
26:44pour ceux
26:45qui se feront prendre.
26:46Par contre,
26:46qu'on vienne à des similitudes
26:48de mots
26:48qui ont déjà été utilisés
26:50dans d'autres circonstances
26:51et qui rappellent
26:52des souvenirs
26:52un peu désagréables
26:53de notre histoire commune,
26:55je trouve que le ministre
26:56aurait pu s'épargner
26:57ce vocabulaire.
26:58Mais ce n'est pas
26:58la marque de fabrique
26:59de Bruno Retailleau
27:00et je pense qu'il le fait aussi
27:01pour qu'aujourd'hui
27:01on en parle sur ce plateau.
27:03Il le fait aussi
27:04pour que la LFI
27:04monte au créneau
27:05et une partie de la gauche
27:07que nous sommes
27:07qui sommes attachés
27:08à un certain vocabulaire
27:09et peut-être
27:09à un certain nombre de valeurs
27:10monte au créneau
27:11et même de la classe politique
27:12de manière générale.
27:13Et je trouve que ça ne l'honore pas
27:14de s'y rengérir
27:15sur ce vocabulaire-là.
27:17Enfin, pardon,
27:18ce n'est pas lui le problème.
27:20Non, non, non.
27:20Vous écoutez,
27:21on a l'impression
27:21que c'est Bruno Retailleau
27:22le problème
27:23et qu'il employait
27:23des termes un peu malheureux.
27:24Ce que vous racontez
27:28de cette jeune fille
27:30qui pleure devant son véhicule,
27:31c'est un acte de barbarie
27:32de casser son parti.
27:34Le vandalisme,
27:34de violence,
27:35c'est le vandalisme.
27:36Oui, mais les barbares
27:37sont ceux qui ne respectent pas
27:38les règles.
27:38Le barbare,
27:41il y a plusieurs significations.
27:43A l'origine,
27:44c'était chez les Grecs,
27:46c'était celui qui était
27:46en dehors de la cité,
27:48ce qui est donné ensuite
27:48chez les Romains.
27:50Le barbare, le un,
27:51celui qui vient saccager
27:52et surtout celui
27:53qui ne veut pas respecter
27:53les règles
27:54de la civitas,
27:55de la vie de la cité.
27:57Donc le barbare,
27:57par définition,
27:58c'est celui qui ne respecte rien
27:59ou celui qui casse.
28:00Et moi,
28:01l'image qui m'a le plus choqué,
28:04c'est que finalement,
28:05le fait de balancer
28:06ce que ça s'est passé
28:07pas très loin d'ici
28:08sur le périph'
28:08à balancer,
28:09à jeter des barrières,
28:11moi,
28:11ce qui m'a le plus choqué,
28:12c'était l'image
28:13de ce policier.
28:14On voit un jeune
28:15qui lui saute dessus,
28:16qui est torse nu
28:17et je ne sais pas,
28:19c'est la première fois
28:20que je vois une image
28:21comme ça.
28:21Mais le pompier aussi,
28:22vous n'avez pas vu l'image
28:23du pompier.
28:24On voit le jeune
28:24qui lui tape dessus
28:25sur son casque.
28:26Là, pour moi,
28:27on est dans une...
28:27Je n'aime pas le terme
28:28de décivilisation,
28:29mais il y a un vrai problème.
28:30Qu'est-ce qu'ils font
28:31dans cette jeunesse ?
28:32Il y a un problème d'éducation,
28:33je ne sais pas ce qu'il y a,
28:34mais ça me choque.
28:35Cette image-là,
28:35elle me choque profonde.
28:36On va marquer une pause,
28:37je vous donne la parole
28:38tout de suite après.
28:39Tout de suite.
28:40Sud Radio.
28:41Sud Radio.
28:41Parlons vrai.
28:42Parlons vrai.
28:43Valérie Expert.
28:44Alors, nous avions entamé
28:45un autre débat
28:46pendant la pub
28:47sur le fait
28:47qu'il y avait très peu de femmes.
28:48C'était même quasiment
28:50pas de femmes
28:50dans ceux qui cassent.
28:54Vous pourrez en parler
28:54à Sandrine Rousseau,
28:55effectivement.
28:56Toxicité,
28:58de la masculinité toxique.
29:00C'est vrai que,
29:01voilà,
29:02on a vu beaucoup d'hommes,
29:03beaucoup de jeunes hommes
29:04qui faisaient partie
29:05de ceux qui cassaient.
29:06C'était très masculin,
29:08comme le milieu du foot,
29:09en fait,
29:10majoritairement.
29:11C'est féminin.
29:12Oui, mais dans la proportion,
29:13on est quand même
29:14très majoritaire.
29:14Même hier,
29:15à la parade,
29:16qui était très encadrée,
29:17il y avait aussi,
29:18il y avait quelques femmes
29:19et il y avait quand même
29:19une majorité d'hommes.
29:20Si vous allez dans les tribunes
29:21du Parc des Princes,
29:22prenons le cas du Paris Saint-Germain,
29:24on irait au stade Vélodrome,
29:27on a des filles.
29:28Heureusement,
29:29vous avez l'équipe de France de foot,
29:30quand elles jouent,
29:30c'est assez séduisant.
29:32D'ailleurs,
29:33il y a beaucoup,
29:33beaucoup,
29:34beaucoup de filles
29:34qui viennent soit seules,
29:36soit en couple,
29:36soit en famille,
29:37ainsi de suite.
29:38Donc, je ne crois pas que là,
29:38encore une fois,
29:39je crois qu'il faut vraiment
29:40faire la différence
29:44et des autres sports professionnels.
29:47Et c'est voyou,
29:48parce que pour moi,
29:49on n'est pas encore dans la barbarie,
29:51si vous voulez,
29:52c'est ce qui me fait un peu peur
29:53dans la gradation.
29:54C'est-à-dire que,
29:54qu'est-ce qu'on a après la barbarie ?
29:56Et malheureusement,
29:58je pense qu'on aura
29:58d'autres niveaux
29:59d'intensification
30:01et de défoiement
30:01de ce genre de comportement
30:03si, pour le coup,
30:04au-delà des mots,
30:05on n'intensifie pas
30:06le niveau de réponse.
30:07On n'est pas en capacité
30:09d'aller plus loin
30:09dans l'appréhension.
30:11Vous disiez,
30:11celles et ceux,
30:12ou ceux, pardon,
30:13puisqu'on n'a pas de celles trop
30:14là pour le coup,
30:15qui ont commis ces actes
30:16qui courent le plus vite,
30:18qui sont les plus agiles,
30:19qui sont les plus préparés,
30:20ils ne sont pas aujourd'hui
30:21en garde à vue,
30:22ils n'ont pas été interpellés.
30:23C'est des gens
30:23qui sont au milieu,
30:24parfois peut-être
30:25qui ont été embarqués
30:26dans un truc,
30:26ainsi de suite.
30:27Donc,
30:27ceux qui sont les professionnels
30:29de cette agitation,
30:30de cette criminalité,
30:31je dirais,
30:32des événements,
30:34de celles et ceux
30:35qui cassent,
30:35qui piquent,
30:36qui font des choses comme ça,
30:37qui pourrissent finalement la vie
30:38de ces événements sportifs
30:39ou culturels,
30:40et bien,
30:40généralement,
30:41ils ne se font pas attraper.
30:42Et là où j'attends
30:43nos forces de l'ordre,
30:45non pas les forces de l'ordre,
30:45mais nos responsables politiques,
30:47dont M. Retailleau,
30:47puisqu'aujourd'hui,
30:49il n'est pas simplement
30:49un commentateur d'actualité.
30:51Moi, je veux qu'il soit
30:52un acteur de l'actualité,
30:54et donc demain,
30:55qu'il fasse ce qui a été dit.
30:56J'aimerais que d'ailleurs,
30:57vos amis de la France insoumise,
30:59parce qu'aujourd'hui,
31:00vous êtes quand même
31:00dans un deal politique
31:01pour les municipales
31:02et demain pour les présidentielles,
31:03et ça vous pose une question,
31:04je vous ai trouvé très...
31:05Alors, j'adore Marseille,
31:06j'adore l'OM,
31:07j'aime beaucoup
31:08le personnage que vous êtes,
31:09mais alors, par contre,
31:10je vous trouve trop gentil
31:12et trop naïf
31:13ou trop complice
31:14des errements répétés
31:16et, pour le coup,
31:18qui sont calculateurs,
31:18parce que très reliés
31:19à tous ceux
31:20qu'on a attaqués tout à l'heure,
31:20je vous rappelle,
31:21ce qu'on a parlé du Qatar,
31:22des frères musulmans,
31:22ainsi de suite,
31:23ils se sont pluggés directement
31:25sur cette matière-là,
31:26sur cette force-là.
31:27Ces gens-là jouent
31:28la déstabilisation,
31:29d'ailleurs,
31:29avant de se faire virer.
31:30Quand ils auront pris le pouvoir
31:32de cette manière,
31:32ils se feront virer.
31:33Parce que les gens
31:34les vireront,
31:34ceux qui sont avec lesquels
31:35ils sont reliés aujourd'hui.
31:36Je vous assure,
31:38je vous assure,
31:39que moi, je voudrais
31:40qu'ils prennent le pouvoir.
31:43Eux, ils sont complices
31:44de cette agitation
31:45et, pour le coup,
31:46politiquement complices.
31:46Mais maintenant,
31:47M. Rottogneau,
31:47il doit faire aussi des choses.
31:48Bien sûr.
31:50Moi, je ne vais pas me faire
31:50l'avocat de la France insoumise.
31:52C'est un partenaire politique.
31:54Et franchement,
31:55je vais vous dire,
31:56c'est aussi,
31:56à leur décharge,
31:57le parti qui fait le plus réagir
31:59et le meilleur ambassadeur
32:01de vos meilleures réactions politiques
32:03et observations.
32:03Ils sont ceux
32:04qui sont en contact
32:05avec les populations.
32:06À un moment donné,
32:07je pense que ce sont ceux
32:08qui concentrent tous les coups
32:10de toute la droite
32:11des communes.
32:11Les chercheurs aussi.
32:12Oui, M. Rottogneau aussi.
32:14M. Gébreu et Rottogneau aussi.
32:15Dans ce truc-là.
32:16Mais en fait,
32:17si on analyse froidement
32:18la situation,
32:19voilà,
32:19je pense que la messe a été dite.
32:21Je pense que le ministre
32:21de l'Intérieur
32:22devrait nous apporter
32:23des solutions
32:23et ne plus se limiter.
32:25Le congrès des Républicains
32:26est terminé.
32:27Il faut qu'il aille
32:28sur des solutions concrètes.
32:30Il y a eu un discours
32:31quand même,
32:32j'ai trouvé,
32:32du préfet de police
32:33qui disait
32:34ce n'est ni une victoire
32:35ni une défaite.
32:36Et ce matin,
32:37oui,
32:37je n'ai pas entendu.
32:38Il a commencé à dire
32:39qu'au début,
32:40il disait
32:41que ce n'est ni une défaite
32:43ni un échec.
32:44Oui, c'est ça.
32:45Et puis à la fin,
32:46il avoue à demi-mot
32:47au micro d'Apolline de Malherbe
32:48que bon,
32:49ce n'était pas génial.
32:49Mais ça me fait penser
32:50à ce qui s'était passé
32:50au Stade de France
32:51où Gérald Darmanin
32:53avait accusé
32:54les supporters anglais.
32:55C'est un scandale d'État.
32:56Oui, c'est un scandale
32:57et personne n'a repris
32:59puisqu'il a reconnu
33:00il y a quelques semaines
33:02qu'effectivement,
33:03ce n'étaient pas
33:04les hooligans anglais
33:05qui avaient...
33:06Les satanis supporters
33:07de Liverpool.
33:08Mais ça n'a pas fait une vague.
33:09Il n'y a pas eu
33:09de reprise du tout.
33:11Mais ça me fait penser
33:12un petit peu à ça.
33:12C'est-à-dire qu'il y a
33:13une espèce de communication
33:14pour ne pas gâcher la fête
33:16qui est en décalage
33:18quand même total
33:19avec les images
33:20et politiquement.
33:21Mais la question,
33:22c'est comment faire différemment ?
33:24Que faire d'autre ?
33:25Que faire de plus ?
33:26Ça, reconnaître
33:27qu'il y a eu des débordements.
33:27Ça, oui, on est d'accord.
33:28Non, mais que faire de plus
33:29pour les éviter, pardon.
33:30Reconnaître qu'il y a des débordements.
33:31Effectivement,
33:31il y a eu des débordements.
33:33Que faire de plus ?
33:34La totalité de la ville,
33:36d'un certain nombre de villes
33:37sous cloche.
33:38Paris était déjà verrouillé,
33:40archi-cadrillé.
33:41Et après, c'est évident
33:42que ce ne sont pas des supporters
33:43parce que les violences
33:44ont démarré avant la fin du match.
33:46Donc, de toute façon,
33:46c'était des gens
33:47qui étaient là pour ça.
33:48Comme ils étaient là
33:49pendant les manifestations
33:50contre la réforme des retraites.
33:51Comme ils étaient là
33:52pendant les gilets jaunes.
33:53Ce n'est pas les mêmes populations.
33:55Il y a des gens
33:55qui viennent systématiquement
33:56casser partout.
33:58C'est leur unique objectif
34:00et ils profitent
34:00des grands rassemblements.
34:01Il n'y a rien de plus populaire
34:02que le football.
34:03Donc, il y a des plus grands
34:03rassemblements que le football.
34:06Que faire de différent ?
34:08Comment réprimer différemment ?
34:10Il n'y a pas la réponse.
34:11Il y a deux questions.
34:12Il y a la question de la com
34:13où, clairement,
34:14on tente de minimiser
34:15ce qui s'est passé
34:16et dans la presse
34:17et politiquement.
34:19Sur la communication,
34:20je suis d'accord avec toi, Valérie.
34:21On ne l'assume pas.
34:22On ne veut pas l'assumer.
34:24On ne veut pas l'assumer.
34:25On ne veut pas le dire.
34:26Et quand on commence à le dire,
34:27effectivement,
34:28il y a un discours politique
34:29qui commence à se saisir
34:30de cette question.
34:31le barbarie.
34:32Et là, on commence
34:32à manipuler un imaginaire.
34:34On dit, attention,
34:35on est tout de suite
34:36dans le racisme.
34:36Donc, on ne veut pas
34:37poser des termes.
34:38On ne veut pas poser
34:38les mots sur ça.
34:39Et puis, il y a une réalité.
34:41C'est qu'aujourd'hui,
34:41toutes les télés du monde
34:42sont braquées sur le PSG, Paris.
34:46Et donc, en fait,
34:46montrer ces images-là,
34:48ça serait aussi
34:48nous mettre une balle dans le pied
34:50si on tournait en boucle
34:51sur des histoires
34:51d'affrontements, de rue, etc.
34:52Ce qui est d'ailleurs intéressant.
34:53Moi, je pense qu'ils sont extrêmement...
34:55Après, ce qui me surprend quand même,
34:57c'est que moi,
34:58qui était dans Paris samedi soir,
35:00les violences,
35:01elles étaient très localisées.
35:03Donc, oui, Paris était quadrillée.
35:04Pas tant que ça.
35:05Regardez le 17ème,
35:06il y a eu l'avenue des Termes,
35:07l'avenue de Wagram.
35:09J'ai vu Champs-Élysées.
35:11Bastille, où ces abrutis
35:12ont essayé de rentrer
35:13dans le caveau en dessous
35:15de la Bastille.
35:16Il y en a eu un peu partout.
35:18Je pense que sur les gros points chauds
35:19où il y a eu le plus de monde,
35:21je pense qu'on aurait pu faire hautement.
35:23Mais après, moi,
35:23je ne suis pas un spécialiste
35:24de la sécurité.
35:25Laurent Nulès,
35:26c'est quand même un mec
35:27qui, moi, je le connais personnellement,
35:29c'est quelqu'un
35:30qui fait un travail extraordinaire
35:31et qui est un bon préfet.
35:33Après, je pense qu'on doit
35:34s'interroger sur
35:35là où est-ce qu'il y a eu des failles.
35:36Il y a un point intéressant,
35:36c'est que
35:36nous, on a du mal
35:39à communiquer dessus.
35:40On sent que le politique,
35:41soit il va commencer
35:41à instrumentaliser,
35:42que ce soit à gauche
35:43ou à droite.
35:44Il y a un discours politique
35:45ambiant dessus.
35:46Mais quand on regarde
35:46les personnalités,
35:48les personnes qui ont fait
35:48des dégradations,
35:49ils se sont tous filmés.
35:50Oui.
35:51Il y a un paradoxe total
35:52à ce niveau-là.
35:53C'est qu'eux,
35:53assument complètement
35:54de casser les choses
35:55sur Snap, sur Instagram,
35:57sur TikTok,
35:57vous voyez toutes les vidéos.
35:58Mais le politique dit
35:59non, non, non, non,
35:59mais on ne veut pas
36:01trop assumer
36:01ce qui s'est passé quand même.
36:02Il y a un énorme paradoxe
36:03à ce niveau.
36:04Et sur la réponse
36:05qu'on peut faire,
36:06alors moi, je ne suis pas
36:07un fan du tout prison,
36:08mais on voit bien
36:09qu'il y a un problème
36:10de mise en application
36:11de la justice par la suite.
36:12Quand on voit
36:13ne serait-ce qu'un chiffre,
36:14je crois qu'on est à 120
36:14ou 130% des prisons
36:15qui sont peuplées.
36:17Comment voulez-vous faire
36:18par la suite
36:18pour appliquer des peines ?
36:20Il peut y avoir
36:21des peines alternatives,
36:22le tout enfermement.
36:23Justement, c'est là
36:24où il y a un point.
36:25C'est qu'ils savent très bien
36:25que même avec
36:26les peines alternatives,
36:28au final,
36:28ils s'en foutent total.
36:29Il faut être clair.
36:30La plupart des jeunes
36:31s'en foutent à ce niveau-là.
36:32Je ne suis pas certain.
36:33J'en suis sûr et certain.
36:34Ils savent très bien
36:35qu'ils ne vont pas
36:35se faire pénaliser
36:36et même si c'est pénalisant,
36:38pour eux,
36:38ils diront
36:39de toute façon,
36:39je ne vais pas en prison,
36:40je m'en tape.
36:41Honnêtement,
36:41c'est ce qu'ils pensent.
36:41Je ne suis pas certain.
36:43Mais c'est effectivement
36:44à ceux qui se filment
36:45dans le Foot Locker,
36:46ceux qui ont été pillés
36:48sur les Champs-Elysées
36:49ou ailleurs.
36:50Ça veut dire
36:50qu'il y a aussi
36:50un sentiment d'impunité totale.
36:52À partir du moment,
36:53tu dis...
36:53Oui, oui.
36:53Il y a le sentiment
36:54d'impunité,
36:55il y a l'effet de bande,
36:56il y a l'effet de vouloir
36:57surenchérir dans la bêtise,
37:00se filmer, défier.
37:01Mais se filmer,
37:02c'est symptomatique
37:03de je risque en rien.
37:04C'est notre époque.
37:05Non, c'est l'effet
37:06des réseaux sociaux, ça.
37:07C'est notre époque.
37:08C'est cette mise en scène.
37:08Mais se filmer
37:09en se disant...
37:10Je suis désolé,
37:11mais quand on commence
37:11à fracasser...
37:12Moi, j'ai vu des vidéos
37:14où ça commence à fracasser,
37:16ça se batte,
37:16notamment dans un Franprix.
37:18J'ai vu des vidéos
37:18dans le Chanel,
37:19j'ai vu des vidéos
37:20sur le Péril,
37:21le Foot Locker.
37:23J'ai vu des vidéos
37:23d'une personne
37:24qui était sur un camion de pompiers
37:26en train de sauter,
37:27d'autres sur une ambulance
37:28que je connais très bien
37:28au milieu de l'arrière,
37:29j'ai une amie qui était là-bas.
37:30Et les gens se disent,
37:31mais regarde,
37:31je me fiche de ça.
37:32Vous avez des minots
37:33qui ont au bas mot
37:34sur Snapchat
37:34des comptes
37:35avec 16 000 followers.
37:38Donc les mecs,
37:39ils ont besoin
37:39de donner des sensations
37:40à leurs followers
37:41et donc ils vont continuer
37:42à être dans la surenchère.
37:43C'est-à-dire que le rapport
37:44au réel à la peine
37:45n'est pas bon ?
37:46Mais c'est les règles sociaux
37:47qui, encore une fois,
37:48dénaturent le rapport au réel.
37:49C'est un vrai souci.
37:51Évidemment, c'est un vrai souci.
37:52Là où ça pose une question
37:53de civilisation malgré tout
37:54et pas forcément de barbarie,
37:56c'est que vous pouvez le faire
37:57tous les jours, ça.
37:59Vous n'avez pas attaqué
37:59un magasin,
38:01attaqué un commissariat.
38:01Mais c'est vrai que tu me poses
38:01la question...
38:02Attaque un magasin,
38:03ils n'ont pas besoin.
38:04Ils le font, d'ailleurs.
38:05Ils le font.
38:06Là, c'est un moment
38:07où on est quand même...
38:09C'est un problème de civilisation
38:10parce que c'est un moment
38:10de fête, de partage.
38:12Sauf si à Marseille,
38:13vous êtes supporter de l'OM
38:14et que vous ne faites rien.
38:15Justement, vous restez chez vous,
38:16vous ne faites que dalle.
38:17Donc c'est à la limite,
38:17là, pour le coup,
38:18mais c'est une réaction digne,
38:19presque politique,
38:20si vous voulez à ce moment-là.
38:20Digne, j'insiste là-dessus.
38:22Mais de l'autre côté,
38:23que vous soyez un jeune homme,
38:24fan de foot,
38:26fan de foot,
38:27vous êtes face à ça
38:28et vous n'êtes pas capables,
38:29ce jour-là,
38:30de faire une trêve.
38:31Ce que vous faites tous les jours,
38:32casser des bagnoles
38:33avec braquins à magasin,
38:34c'est là où il y a un problème.
38:36Ils le font tous les jours
38:37et là, ils le font quand même
38:38alors que c'est une fête
38:39partagée et collective.
38:40Donc il n'y a même pas
38:40d'association à ça.
38:41Là, c'est une occasion extraordinaire
38:43de faire des fois plus.
38:45Ils n'ont pas cette vision,
38:46ils n'ont pas la même vision que vous.
38:47Je ne suis pas sûr.
38:48Pour eux, c'est une occasion nord.
38:50C'est une occasion nord.
38:51Écoutez ce que disait Laurent Nunez
38:52ce matin
38:53sur le profil des émeutiers.
38:55On est beaucoup sur des profils
38:56de jeunes qui viennent de petites,
38:58de grandes couronnes,
38:59voire aussi de Paris
39:01et qui sont des jeunes
39:04qui viennent pour piller,
39:05dégrader, toujours les mêmes.
39:06On les retrouve encore une fois
39:07pour les festivités du 14 juillet.
39:09On les retrouve dans les quartiers notamment.
39:11On les retrouve pour le 14 juillet,
39:12le 31 décembre.
39:13On les retrouve sur les champs.
39:14Ce sont des jeunes qui viennent
39:15pour commettre des dégradations,
39:16des pillages.
39:17Ce sont évidemment parfois
39:18les mêmes qu'on a pu retrouver
39:19dans les émeutiers urbaines,
39:21notamment après l'affaire Naël.
39:23Oui.
39:24Et puis, je voulais vous faire écouter
39:25la correspondante portugaise
39:28sur France Info.
39:30Écoutez ce qu'elle disait
39:31sur ces émeutiers.
39:33Des jeunes qui habituellement
39:34sont cools,
39:37qui sont sages, on va dire,
39:39et qui sont entraînés peut-être
39:41dans un moment d'excitation émotionnelle
39:45dans des débordements
39:47et dans des violences.
39:48Il y a moins ça chez nous
39:49peut-être qu'ici.
39:51Ah non, mais ça, c'est là.
39:53Ça, c'est formidable.
39:54Vous savez, il y avait, c'est quoi ?
39:56C'est l'août et les matins
39:57où la récré, je ne sais plus quand,
39:58il y avait le club Dorothée.
39:59Mais c'est ces années-là.
40:00Là, il y a un siècle qui s'est passé
40:02et aujourd'hui, on n'a plus rapport à ça.
40:04Je vous le redis.
40:04Ce n'est pas la barbarie.
40:05La barbarie, c'est un autre monde.
40:07Je pense qu'il faut aussi mesurer.
40:08Par contre, un problème de civilisation,
40:11oui, pour le coup.
40:11À l'intérieur du contexte,
40:13si vous voulez, on a une vraie question.
40:14Et ça ne peut pas juste être commenté.
40:15Là où j'en veux,
40:21civilisationnelle, concrète,
40:22parce qu'ils se relient
40:23sur leur marketing politique
40:25à cette bulle potentielle
40:27de dynamique politique et électorale.
40:29C'est un choix.
40:30Et de l'autre côté,
40:32on a des gens qui regardent,
40:33qui regardent et qui commentent.
40:34Ce n'est pas possible.
40:35Là, je vois sur X
40:37deux abrutis qui se filment
40:39en train d'avoir,
40:40après avoir volé le panneau
40:42Champs-Élysées,
40:42rond-point des Champs-Élysées.
40:43Ce qui me gêne beaucoup
40:45dans les commentaires de notre ami,
40:47y compris celui de Nunez,
40:48c'est que je ne peux pas entendre
40:49qui est citoyen de seconde zone.
40:51En fait, pour moi,
40:53il y a des citoyens
40:55qui étaient là,
40:55qui ont fêté,
40:57il y avait de tout
40:58dans les cortèges
40:59et dans les personnes
41:00qui étaient dans Paris.
41:02Et après, vraiment,
41:03c'est comment est-ce
41:04qu'on gère ces événements,
41:05ces événements,
41:05comment est-ce que,
41:06en fait, les prochains,
41:07on les maîtrise.
41:07Oui, mais la question
41:08elle vient aussi de qui fait ça.
41:10Enfin, vous ne pouvez pas
41:11faire abstraction,
41:12vous ne pouvez pas faire abstraction
41:13de ceux qui pillent
41:16et qui cassent.
41:16Et combien est-ce qu'il y avait
41:17de gens dans Paris
41:18samedi soir ?
41:20Et donc, il y avait de tout,
41:21en fait.
41:22Mais on parle de ceux qui pillent.
41:24Évidemment que c'est une France
41:26totalement représentée
41:27et qui n'a aucune différence
41:29et que c'est pour ça
41:29qu'il ne faut pas
41:30ethniciser, raciser,
41:31ce que vous voulez.
41:32Si on rentre là-dedans,
41:32on est mort,
41:33collectivement.
41:34Et le Paris Saint-Germain,
41:35si vous allez au Parc des Princes,
41:36vous avez compris
41:37qu'ils sont les supporters.
41:37Et ceux qui étaient à Munich,
41:38regardez,
41:39prenons les images ensemble,
41:40il n'y a pas de problème là-dessus.
41:41Par contre,
41:42on ne peut pas dire ça
41:43et en même temps
41:43ne pas regarder
41:44celles et ceux,
41:45encore une fois,
41:46j'arrête de dire
41:46celles et ceux,
41:47ceux qui ont commis
41:48pas seulement à Paris
41:49mais à Montpellier,
41:50à Toulouse,
41:51à Clermont-Ferrand,
41:52à Avignon,
41:53pas à Marseille,
41:53je le redis,
41:54bravo à l'Olympique de Marseille,
41:55aux Marseillais,
41:56mais à Nantes
41:56et ainsi de suite.
41:57Mais vous pensez
41:58que ça serait passé comment
41:59à Marseille
41:59si Marseille avait été
42:01à la place du PSG ?
42:02Ça aurait été pareil ?
42:03Je pense qu'aujourd'hui,
42:04on a cette,
42:06je le dis encore,
42:08on a cette surenchère
42:09des réseaux sociaux
42:09qui fait déborder
42:11de toutes parts.
42:12C'est sociétal
42:13et civilisation.
42:16Tout à l'heure,
42:17il a cité,
42:18moi je me souviens
42:19des émeutes en 2007,
42:212005.
42:22Oui, 2005.
42:232005.
42:24Ces émeutes-là,
42:25elles n'avaient pas
42:26touché Marseille.
42:27Mais à l'époque,
42:28on n'avait pas une vie
42:29des réseaux sociaux
42:30aussi élaborés qu'aujourd'hui.
42:31Aujourd'hui,
42:31avec un Snap
42:32et avec un TikTok,
42:34tu touches des gens
42:35de l'autre bout de la France.
42:36On avait accusé d'ailleurs
42:36les chaînes d'info
42:37d'avoir mis de l'huile
42:38sur le feu,
42:38entre guillemets.
42:39Et sur les questions
42:41de Naël,
42:42je trouve que vraiment
42:42il y a une surenchère
42:43de la bêtise
42:44qui n'avait rien à voir
42:46et qui ne rendait
42:46certainement pas hommage
42:47à Naël
42:49et à ce drame terrible.
42:51Et en fait,
42:51à Marseille,
42:51on s'est retrouvé
42:52avec des casseurs
42:53qui, pareil,
42:54brandissaient leurs téléphones,
42:56filmaient,
42:56ouvraient des magasins,
42:57les pliaient,
42:58partaient.
42:58Et donc,
42:59il y avait une espèce
42:59de surenchère
43:01de la bêtise,
43:02incontrôlée,
43:03etc.
43:03Donc, si nous,
43:04on avait quelque chose
43:04à fêter à Marseille,
43:05je pense effectivement
43:06qu'on aurait été touché
43:07aussi par ces...
43:08C'est là où je ne suis pas d'accord.
43:10Je comprends parfaitement
43:11le constat.
43:12Mais pour moi,
43:12les réseaux sociaux,
43:13ce n'est pas le facteur explicatif,
43:14c'est le facteur aggravant.
43:15Ça accélère le phénomène.
43:16Oui, bien sûr.
43:17Pour moi,
43:17en fait,
43:18là,
43:18on parle des conséquences.
43:19On est tous d'accord
43:19sur les conséquences.
43:21On peut avoir quelques différences
43:22de point de vue,
43:22mais globalement,
43:23on est tous d'accord.
43:23Par contre,
43:24sur les causes,
43:25je pense que là,
43:26il y aura des grosses dissensions.
43:27Pour moi,
43:27il y a la question
43:28de la politique de la ville,
43:29on va toucher
43:36à l'accès au travail,
43:37on va toucher à la santé.
43:38Et de manière générale,
43:40c'est la totale,
43:40pour moi,
43:41pas déliquescence,
43:41mais je peux utiliser le terme,
43:43de ce que fait l'État
43:43ou de la manière
43:44dont on veut faire société.
43:45Et aujourd'hui,
43:45on n'y répond plus.
43:47Et ce qu'on voit
43:47avec le sport,
43:48pour moi,
43:48c'est juste le miroir
43:50pas finalement si déformant
43:51que ça,
43:52de cette situation
43:53de l'État français.
43:54On va marquer
43:56une toute petite pause
43:57et on se retrouve
43:58dans un instant
43:59et revenir sur la phrase
44:01champion mon frère
44:02qui a fait beaucoup réagir,
44:04tweeté par le président
44:05de la République.
44:06Sud Radio,
44:08votre attention
44:08est notre plus belle récompense.
44:10D'abord,
44:10je voudrais vous féliciter.
44:12Midi,
44:12mettez-vous d'accord,
44:14Valérie Expert.
44:19Alerte,
44:20enlèvement,
44:20où est passé
44:21le Premier ministre ?
44:22On va parler
44:22du président de la République,
44:23mais où est passé
44:25le Premier ministre ?
44:26Est-ce que vous l'avez vu,
44:27entendu ce week-end ?
44:28Peut-être que le foot
44:30ne l'intéresse pas,
44:30mais ça vous a prétonné ?
44:32À nos souvenirs,
44:33on ne l'a pas vu,
44:34grands supporters
44:35de quelques clubs
44:36que ce soit
44:37et je n'ai pas l'impression,
44:38mis à part la fois
44:39où il s'est illustré
44:40dans un affrontement verbal
44:41avec Bernard Tapie
44:42à la commission
44:43à l'Assemblée nationale
44:44sur les histoires
44:45de financement
44:48liés au Crédit Lyonnais,
44:50on ne le voit pas trop
44:50s'exprimer sur ces choses-là.
44:52Je pense que,
44:53bon,
44:53en réalité,
44:54le président de la République
44:56a fait le taf
44:57ce week-end
44:58et donc,
44:58du coup,
44:58lui,
44:59il a dû rester dans sa compagnie.
45:00Il est resté avec ses chevaux.
45:02Donc,
45:03champion mon frère,
45:05c'est le tweet
45:06d'Emmanuel Macron
45:06après la victoire
45:07du Paris Saint-Germain.
45:09Champion mon frère,
45:10jour de gloire
45:11pour le PSG,
45:12bravo,
45:12nous sommes tous fiers.
45:13Paris est capitale
45:14de l'Europe ce soir.
45:17C'est Éric Nolot
45:18qui a tweeté,
45:19un président ne devrait pas dire ça.
45:20Alors,
45:20il y a une référence,
45:21champion mon frère.
45:22Oui,
45:22avec Marquinhos.
45:23Avec Marquinhos,
45:24c'est une référence
45:24qui date d'il y a 15.
45:25Oui,
45:25c'est ça,
45:28c'était champion mon frère.
45:29C'est très vieux,
45:30c'est une référence.
45:31On a tous été émus
45:32par les larmes
45:33de Marquinhos
45:34bien avant la fin du match.
45:35C'est-à-dire,
45:35quelqu'un qui,
45:37c'est un sportif de haut niveau,
45:39évidemment,
45:40qui a subi des échecs
45:41avec le Paris Saint-Germain
45:41aussi des victoires,
45:42mais des échecs
45:43au niveau européen,
45:43des échecs,
45:44rappelons-nous,
45:44avec l'équipe du Brésil.
45:45C'est quelqu'un
45:45qui avait du mal
45:46à se finir les saisons
45:48dans les grands moments
45:49et là,
45:49on sentait quelque chose
45:50qui avait changé,
45:51qui était exceptionnel.
45:52Je pense et j'espère
45:53que ça peut être
45:54ce lien-là.
45:55Mais sinon,
45:55le président de la République
45:56est d'abord
45:57le président de la République
45:57avant d'être un supporter
45:59de foot.
45:59Et on le sait,
46:00il adore le foot,
46:00il adore l'Olympique de Marseille
46:01en particulier,
46:03mais il adore le sport
46:03et le foot.
46:04C'est une qualité,
46:05pour moi,
46:05importante pour le président
46:06de la République,
46:06évidemment.
46:07Mais là,
46:08il est président de la République.
46:10Il n'est pas simplement
46:11Emmanuel Macron
46:12qui vient de regarder
46:12un match
46:13et qui se dit
46:13à ce moment-là,
46:14je suis comme les autres
46:15et j'ai envie de tweeter
46:16un truc comme les autres.
46:17Non,
46:17on ne peut pas le faire.
46:18Je pense que c'est aussi là,
46:20vous voyez,
46:20on parlait des jeunes gens
46:21qui,
46:22à mon dé dérive,
46:23c'est une part de dérive
46:25là aussi.
46:25C'est une part de dérive
46:26là aussi,
46:27sur le comportement,
46:28non pas politique,
46:29mais institutionnel,
46:30parce que c'est le président
46:31de la République.
46:31Alors,
46:32François Bayrou avait tweeté,
46:33PSG,
46:34fierté de tout notre pays,
46:36joie collective,
46:36que la fête soit belle
46:38et que chacun veille
46:39à la sécurité de tous,
46:41pensez pour les forces
46:41de l'ordre,
46:42effectivement.
46:42Je ne veux pas ce tweet.
46:43Mais c'est rap-la-plat,
46:44c'est rap-la-plat,
46:46par rapport à Champion,
46:47mon frère.
46:48Vous vous pensez
46:50qu'il fallait un enthousiasme ?
46:52Oui.
46:52Vous vous êtes communicante ?
46:53Moi,
46:53je pense que...
46:54Je ne sais pas,
46:55je n'aurais sans doute pas
46:56sorti cette phrase-là.
46:56Vous l'auriez laissé faire ?
46:58Vous n'auriez sans doute pas
46:59trouvé cette phrase-là,
47:00mais je trouve cette phrase
47:02plutôt sympa.
47:03Moi,
47:04elle ne me choque pas
47:06et je trouve que
47:07le président de la République,
47:09qu'il soit dans une espèce
47:10d'élan collectif,
47:11parce que finalement,
47:11c'est la France qui a gagné,
47:13ce n'est pas juste le PSG,
47:14pardon,
47:15même pour les supporters de l'OM.
47:17C'est pas le cas.
47:17Le PSG représentait la France.
47:20Il représentait la France
47:21et en ce sens...
47:23Le football français.
47:23Le football français.
47:25Et en ce sens
47:25que le président de la République
47:27participe
47:28à cet enthousiasme collectif,
47:30à ce mouvement
47:31de cohésion collective,
47:32moi,
47:32ça m'a plutôt touchée
47:33et j'ai trouvé ça
47:34plutôt sympa.
47:35Non, mais...
47:35Oui.
47:36Moi, je trouve que là,
47:37on lui fait un faux procès.
47:38Je pense qu'il y a peut-être
47:39deux écoles en la matière,
47:40mais moi, je trouve que,
47:42honnêtement,
47:42on reproche souvent politique
47:43de ne pas parler
47:44à un français
47:45que tout le monde comprend.
47:47Là, voilà,
47:47il se laisse aller
47:48à un commentaire
47:48en faisant une référence
47:50que les uns et les autres
47:52dans lesquels
47:53on pourrait s'y retrouver.
47:55Je pense qu'en fait,
47:56il souffre surtout
47:57de son impopularité du moment.
47:58Il souffre surtout
47:59des conditions
48:00et de l'ambiance politique
48:01du moment.
48:02Les personnes,
48:03en réalité,
48:03dès l'instant où il a annoncé
48:05qu'il recevait
48:05l'équipe du PSG
48:07à l'Elysée,
48:09il y a eu un vent
48:09d'indignation,
48:10de commentaires,
48:12quasi insultes
48:13sur les réseaux sociaux
48:14où on expliquait
48:14de quoi il se mêle
48:15et qu'est-ce qu'il vient
48:16encore faire là.
48:17Donc, moi,
48:17je pense qu'il jouit
48:18simplement de son impopularité
48:19et que, franchement,
48:20il n'y a pas de drame.
48:21Mais il aurait fait
48:22un tweet un peu plus sobre,
48:24moins sobre
48:24que celui de François Bayrou,
48:26mais un petit peu plus...
48:28Oui, mais s'il aurait fait sobre,
48:29là, on aurait dit...
48:30Non, mais entre les deux,
48:31bravo, content,
48:33enfin un truc...
48:33Mais il y a un sujet,
48:34par contre,
48:34je trouve que Emmanuel Macron,
48:37il tente d'exister
48:38avec la séquence.
48:40Et ce qu'on...
48:41Évidemment.
48:41Pour moi,
48:41on n'en a pas eu en off,
48:43mais il aura eu
48:44la coupe du monde
48:45Oui, mais ça dit autre chose,
48:47c'est que quand on voit
48:47la séquence de la photo,
48:48on voit Yael Brunprix,
48:49Yael,
48:50moi, j'ai toujours du mal
48:50à prononcer son nom,
48:51et qui se précipite.
48:53Pour prendre la photo,
48:54on voit Rachida Dati,
48:55on voit la première dame,
48:57Valérie Pécresse.
48:59Il y a un côté,
48:59mais c'est lourd, quoi.
49:02Il faut absolument exister,
49:04il faut se servir
49:04du Paris Saint-Germain
49:05comme d'une vitrine politique.
49:07En gros, c'est ça.
49:08Moi, je crois qu'il fallait
49:09faire écho
49:10à quelque chose
49:11qui est vrai aussi,
49:12c'est l'espèce d'énergie
49:13d'une partie de la jeunesse
49:15francilienne
49:16et de ce pays
49:17autour du Paris Saint-Germain.
49:18Parce que les gamins
49:18ont besoin
49:19d'aller trouver
49:20des expressions nouvelles.
49:22Un club qui les porte,
49:24l'OM des années 90,
49:26c'est le Paris Saint-Germain.
49:27Aujourd'hui,
49:28on a quelque chose de puissant,
49:29qui a transcendé
49:30l'île de France
49:30et qui va beaucoup plus loin.
49:32Même à Marseille,
49:32même s'il est marseillais,
49:33ils cachent un peu leur maillot,
49:34ça existe aussi.
49:35Donc, c'est clair
49:35qu'il y a besoin
49:36de faire écho à ça
49:37quand on est président
49:38de la République.
49:38Mais pas de cette manière-là.
49:39Pas de cette manière-là.
49:40Est-ce que tu crois pas
49:41que c'est plus la phrase
49:42en elle-même qui dérange
49:42parce que chanteur mon frère,
49:44voilà, chanteur mon frère,
49:45ça revient à un langage populaire.
49:47Les recevoirs à l'Elysée,
49:48c'est qu'un moment.
49:48Notamment des quartiers populaires,
49:50mais on le voit.
49:51Moi, je pense que
49:51je trouve que les politiques
49:53devraient beaucoup plus communier
49:54avec leur club,
49:55avec leur passion,
49:56être beaucoup plus vrais
49:57dans leur rapproche
50:00et dans leur rapport
50:01à la population
50:02et d'arrêter d'être
50:03ces politiques
50:03dont on reproche
50:05la déconnectivité
50:06d'un certain nombre
50:06de réalités.
50:07Et moi, je crois
50:08qu'au contraire,
50:09habiter son sport,
50:10moi, je le vois à Marseille,
50:11on a un maire de Marseille,
50:12on a notre premier adjoint,
50:13Rubirola,
50:13qui est à chaque match,
50:14qui sont dans les tribunes,
50:16qui se lèvent,
50:17qui applaudissent,
50:18qui,
50:19avec la tribune,
50:19elles sont avec des influenceurs
50:21de notre temps
50:21qui parlent à la jeunesse.
50:23Moi, je crois qu'au contraire,
50:24ça aussi impulse
50:26une relation nouvelle.
50:27Mais ce n'est pas la France
50:28qui a gagné...
50:29Moi, je pense qu'il faut
50:30être en train de l'eux.
50:32Les choses ne s'opposent pas.
50:33On est en train de parler
50:33d'une phrase,
50:34il est président de la République,
50:35qui va dire aux enfants
50:36qu'il faut bien travailler l'école,
50:37bien écrire,
50:37bien parler le français
50:38et ainsi de suite.
50:39Élever les gens,
50:40ce n'est pas ça fesser soi-même.
50:42Élever les gens,
50:43et on le demande,
50:44ce n'est pas non plus
50:44leur faire mal.
50:45Demander à ce qu'ils s'expriment bien
50:46et pas dans un langage
50:47qu'ils comprennent
50:48parce qu'ils ne parlent
50:48qu'un langage
50:49de 500 mots de français
50:50en vocabulaire.
50:51Ce n'est pas ça,
50:52être président de la République.
50:53Président de la République,
50:53c'est leur dire
50:53vous devez faire 5000 mots.
50:55C'est les amener à plus.
50:56Et même dans un moment
50:57de communion collective,
50:58c'est dire,
50:58voilà,
50:59on fait quelque chose.
50:59Emmanuel Macron n'est pas celui
51:07qui s'exprime le plus mal
51:09dans la classe politique française.
51:10Il a quand même
51:11un niveau de langage
51:12en général assez élevé.
51:14Après,
51:14comme vous le disiez,
51:15je ne sais plus
51:16lequel d'entre vous
51:17souffre effectivement
51:19de son impopularité.
51:21De toute façon,
51:21quoi qu'il fasse,
51:22quoi qu'il dise,
51:23il aurait été critiqué.
51:25Donc soit ça aurait été
51:25trop sobre,
51:26soit pas assez sobre,
51:27soit trop populaire,
51:28soit pas assez populaire.
51:29Mais il n'est juste
51:31pas l'aimé.
51:32Il n'est juste pas l'aimé.
51:34Et c'est très compliqué pour lui.
51:34Vous avez une occasion géniale
51:35de se rendre un peu plus sympathique.
51:37Bravo à nos forces de police,
51:38en tout cas.
51:39Et bravo au PSG.
51:41Parce que finalement,
51:42aux forces de secours
51:42des pompiers,
51:45absolument.
51:46Voilà.
51:47Bravo à ceux
51:49qui ont permis.
51:50Et aux supporters du PSG.
51:52Qui ont été plutôt
51:53au stade merveilleux.
51:54Ils ont fait un stade
51:55qui était Paris Saint-Germain.
51:56Et non,
51:56le PSG n'a pas
51:59à samedi soir
51:59représenté la France,
52:00mais ils ont représenté Paris.
52:02C'est un truc à dire.
52:03Ce n'est pas la France
52:03qui a gagné,
52:04c'est un club de foot.
52:05C'est fini.
52:05Merci à vous.
52:06On se retrouve demain.
52:07Très bonne journée
52:08sur Sud Radio.
52:09Sud Radio.
52:10Sud Radio.
52:11Parlons vrai.
52:11Parlons vrai.
52:12Sud Radio.
52:12Parlons vrai.
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