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Avec Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-04-10##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:05Il est 7h12 sur Sud Radio, elle a une ce matin.
00:07Est-ce qu'on va, pour le prochain 1er mai, avoir des boulangeries et des fleurisses qui auront le droit
00:12d'ouvrir ?
00:13C'est en tout cas la question qu'on se pose en ce début de journée,
00:15alors qu'une loi s'apprête, une proposition de loi s'apprête à être examinée dans les prochaines heures à
00:19l'Assemblée Nationale.
00:20Bonjour Dominique Enracht.
00:22Bonjour.
00:23Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:24Vous êtes président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française.
00:28La première question à votre rencontre est plutôt simple.
00:31Est-ce que vous demandez aux députés ce matin de voter cette proposition de loi
00:34pour que vous puissiez tranquillement travailler le 1er mai ?
00:38Évidemment qu'on le demande à tous, donc on sait déjà qu'il y en a qui vont le faire
00:41et d'autres qui sont vent debout, bien évidemment.
00:44Donc ça c'est le truc de l'Assemblée Nationale, bien évidemment.
00:47Mais là on demande, nous, s'il n'y a rien de neuf en fait, c'est juste travailler comme
00:52avant,
00:53ouvrir, de pouvoir servir nos clients, de pouvoir faire travailler nos salariés
00:57qui sont payés double et sous le valentariat, et aussi de ne pas perdre de chiffre d'affaires
01:02parce qu'en fait, si on arrivait à perdre ce jour en férié, c'est aussi du chiffre d'affaires
01:08qui va partir, qui ne sera pas fait en fait.
01:11Parce qu'actuellement, vous perdez du chiffre d'affaires le 1er mai.
01:16Écoutez, le 1er mai, ça reste lors des endroits comme Paris, où là, si c'est un vendredi,
01:21il y a beaucoup de gens qui partent.
01:22Mais des endroits côtiers, comme par exemple, c'est la Vendée,
01:25et une ville comme les Salles de Lonne, c'est des gens qui vont faire, c'est pratiquement un Noël.
01:29Donc, comme d'habitude, ils ouvraient toujours depuis 100 ans, ils ont ouvert là-bas,
01:34d'un seul coup, on va leur dire, écoutez, il faut fermer, c'est quand même rageant.
01:38Et puis une ville aussi touristique, dans laquelle il n'y a pas de boulangerie ouverte,
01:42c'est un peu scandaleux.
01:44Et c'est en réalité ce que vous dites, ce que vous voulez délivrer comme message matin
01:47à tous ceux qui pourraient dire, ou qui seraient dans l'incompréhension de cette volonté
01:51que vous exprimez ce matin au micro-dessus de la radio,
01:53et qui disent, finalement, ce n'est qu'un jour par an,
01:56ce n'est pas ça qui va sauver ou faire rayonner une entreprise.
01:58Vous vous dites, non mais détrompez-vous, le 1er mai, ça peut être absolument déterminant dans une année ?
02:03Ah bah écoutez, moi je vous dis, sur des endroits comme là-bas, par exemple,
02:07les Salles de Lonne, un exemple, c'est un petit Noël, même plus sûrement un beau Noël qu'ils vont
02:11faire.
02:12Donc c'est évidemment que ça ne va pas mettre en difficulté,
02:15ou quelquefois, une entreprise qui peut être fragile.
02:18Mais c'est vraiment contre ces marchés à l'envers.
02:21En plus, je veux dire, les salariés le souhaitent.
02:2380% dans nos sondages font qu'ils veulent travailler ce jour-là,
02:26parce que c'est dans les conventions collectives,
02:28c'est dans les 11 jours fériés qui sont déterminés,
02:31et en plus avec le volontariat.
02:32Donc là, il y a un problème zéro.
02:34C'est-à-dire que les gens veulent travailler, les entreprises veulent travailler,
02:37et les consommateurs aiment bien.
02:38Je pense que s'il y a 35 000 boulangeries fermées le 1er mai en France,
02:42dans le pays du pain, ça va être un peu scandaleux quand même.
02:44Et que répondez-vous aussi à tout un camp politique,
02:47et il est important,
02:48qui dise que le 1er mai, c'est aussi la fête internationale des travailleurs.
02:52Il faut respecter cela.
02:53Si on commence à ne pas respecter les quelques dates,
02:56les quelques traditions,
02:57derrière, on rentre dans une mécanique
02:59qui n'est pas forcément souhaitable pour les travailleurs.
03:01Écoutez, je comprends ce totem du 1er mai.
03:05Il y a quand même beaucoup de gens qui travaillent.
03:07Sur 25 millions de travailleurs,
03:09là, on va demander 1% de gens qui travaillent.
03:12C'est-à-dire qu'il y a des pompiers, il y a des policiers,
03:14il y a des médecins, et il y a aussi des boulangers,
03:16parce qu'il faut nourrir les gens ce jour-là.
03:18Je veux dire, la vie ne s'arrête pas le 1er mai.
03:21Et en plus, c'est vraiment rien de nouveau.
03:23C'est-à-dire qu'on a toujours fait comme ça,
03:25il n'y avait pas de sujet.
03:26Et peut-être dire aussi au syndicat,
03:28et ça, ils l'ont oublié,
03:29c'est-à-dire que si c'est dans les conventions collectives
03:31chez nous, dans la boulangerie le 1er mai,
03:33et dedans, c'est qu'à l'époque,
03:34les syndicats, ils ont signé.
03:36Une convention collective,
03:37ce ne fait pas qu'avec le collège employé.
03:41Dominique, vous qui êtes président
03:42de la Confédération Nationale de la Boulangerie
03:44et de la Pâtisserie Française,
03:45qu'est-ce que vous répondez aussi, par exemple,
03:47à la patronne de la CGT, Sophie Binet,
03:49qui dit que si on commence à faire ouvrir
03:51certains commerces le 1er mai,
03:53je cite, c'est un cadeau pour la grande distribution,
03:55pour les grosses chaînes, pour les grands groupes,
03:57et elle en cite plusieurs.
03:58Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
03:59C'est vrai que si on commence à ouvrir tout
04:01pour le 1er mai,
04:02forcément, c'est peut-être les plus gros
04:04qui vont en être les bénéficiaires
04:05et pas forcément l'image qu'on en a,
04:07c'est-à-dire la boulangerie du coin de la rue
04:08ou celle qui peut profiter un petit village
04:10où les quelques personnes partent en vacances.
04:13Oui, mais je comprends la peur de Sophie Binet,
04:17d'avoir, comme on dit,
04:18ouvrir la boîte de Pandore,
04:19mais ce n'est pas le cas.
04:20Là, tout est bien déterminé.
04:22C'est-à-dire qu'on parle de commerce,
04:24c'est-à-dire que c'est le boulanger,
04:25c'est fleuriste avec le boucher,
04:26avec des produits uniques,
04:27c'est-à-dire que c'est quand même
04:28très très bien cadré.
04:29Et le but vraiment de ça,
04:32c'est de continuer comme on faisait comme avant.
04:34C'est-à-dire qu'il y a vraiment
04:35des rassurés sur le fait
04:36qu'il n'y a rien de neuf.
04:38C'est juste donner à manger aux gens
04:39et voir dans les villages,
04:40c'est quand même aussi quelque chose
04:42qui peut éviter la tristesse
04:43et de quand même donner à manger
04:46ce jour-là.
04:47C'est-à-dire que le jour du 1er mai,
04:49on a le droit d'avoir du pain frais en France.
04:51Concernant ce phénomène aussi,
04:53est-ce que pour votre profession,
04:54puisque vous êtes, une fois plus,
04:55je le rappelle, Dominique Tenrac,
04:56le président de la Confédération Nationale
04:58de la Boulangerie et de la Pâtisserie Française,
05:00est-ce que ça n'a pas aussi été exagéré ?
05:03Parce qu'il y a eu,
05:04on s'en souvient la semaine dernière,
05:05des condamnations,
05:06des médiatisations de ces condamnations,
05:08notamment de boulangers
05:09qui avaient travaillé le 1er mai,
05:10dans le sens où ça a été,
05:12je crois sur l'ensemble,
05:12vous l'avez dit tout à l'heure,
05:13des 35 000 boulangeries en France,
05:15une petite vingtaine de boulangeries
05:17qui ont été sanctionnées.
05:18Est-ce que ce phénomène n'a pas été amplifié ?
05:21Est-ce que la réaction, d'ailleurs,
05:23derrière, n'a pas été légèrement démesurée ?
05:25Écoutez, je pense que c'est démesuré,
05:27mais le problème,
05:28c'est qu'une Confédération,
05:30nous, comme il y a eu quand même
05:31une condamnation,
05:32donc évidemment,
05:33on a fait le travail d'aller à la DGT,
05:35d'aller au ministère du Travail,
05:37de savoir quelle était la position,
05:39et quand même, on nous a dit,
05:40écoutez, là, ils n'ont pas la main,
05:42parce que là, après,
05:43c'est une histoire d'appréciation
05:45sur les inspecteurs du travail,
05:46et là, il faut absolument qu'on clarifie,
05:48c'est-à-dire qu'on n'a pas le droit,
05:49nous, Confédération,
05:51de dire à un boulanger,
05:52allez-y, vous pouvez ouvrir,
05:53dès le moment où 3, 4 boulangers,
05:54ou 10 ou 100,
05:56vont se faire verbaliser
05:57700 euros par personne,
05:581500 euros par mineur, quand même.
06:00Donc, ce n'est pas anecdotique.
06:02Donc là, aujourd'hui,
06:03on n'a pas, si vous voulez,
06:03il faut justement qu'on légalise,
06:05qu'on réglemente ça,
06:07de façon à ce qu'on puisse dire
06:08à nos boulangers,
06:09et je pense qu'ils l'attendent
06:10vraiment de plein pied,
06:12c'est-à-dire de leur dire,
06:13écoutez, vous avez le droit
06:14de travailler sans crainte.
06:15Il faut absolument lever les ambiguïtés
06:17pour que tout le monde
06:18puisse travailler sereinement,
06:19c'est ce que vous dites ce matin.
06:20Tout à fait, parce que là,
06:21d'une année à l'autre,
06:22on a vu quand même sur Paris,
06:2320 ou 30% de boulangers
06:24qui ont fermé,
06:25qui ont pas eu le risque d'ouvrir.
06:26Donc, c'est quand même
06:27un peu à l'envers.
06:28C'est un peu à l'envers,
06:29et en tout cas, je vous remercie,
06:31Dominique Tenrac,
06:31le président de la Confédération nationale
06:33de la boulangerie
06:33et de la pâtisserie française,
06:34d'avoir été avec nous ce matin,
06:36alors que dans quelques heures,
06:37sera examinée une proposition de loi
06:39pour travailler justement,
06:40paisiblement,
06:41en tout cas pour les professions
06:42qui n'en avaient pas le droit jusque-là,
06:43paisiblement le 1er mai.
06:45Et ce sera la question notamment
06:46que je poserai à François Ruffin
06:47qui sera mon invité politique
06:48à 8h15, 7h19 sur Sud Radio.
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