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  • il y a 7 semaines
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 23h.

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00:00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour la dernière soirée de 100% politique
00:00:03parce qu'aujourd'hui en France tout est politique !
00:00:06Eric Tegner, Hélène Roué, Jules Torres, Eric Revelle !
00:00:09Comment ça va Eric Revelle ?
00:00:10Super, grande forme !
00:00:12C'est vrai que ça se voit !
00:00:14Heureusement que vous le dites !
00:00:15Qu'est-ce que c'est que cette attaque gratuite ?
00:00:18Si j'étais rouge comme vous, je mettrais de la crème !
00:00:21Les amis, un bon climat pour terminer la semaine s'il vous plaît !
00:00:25L'actualité est tellement rude !
00:00:27Oh la punchline !
00:00:28Les carburants !
00:00:29Tout augmente !
00:00:32Tout augmente !
00:00:33Les prix sont dans le rouge, monsieur Tegner !
00:00:35Gaz, carburant, aliment, tout augmente !
00:00:38Non mais c'est vrai, il y a un vrai sujet pour les Français
00:00:40et il y a un gouvernement qui patine un petit peu !
00:00:42Alors il y a Sébastien Lecornu qui va prendre la parole demain
00:00:44devant l'hôtel de Matignon
00:00:46qui essaie de trouver les bonnes réponses, le Premier ministre
00:00:49mais il y a un désarroi des Français qui est...
00:00:51Quand ça augmente, à la pompe, quand le gaz va prendre plus de 15% au mois de mai
00:00:5515,4 pour 7 millions de foyers
00:00:58quand, évidemment, produire une baguette de pain coûte plus cher
00:01:00donc l'acheter également !
00:01:01Quand on n'y arrive plus, en fait, on n'arrive plus à joindre les deux bouts
00:01:04et bien il y a une crise sociale qui peut gronder doucement dans le pays
00:01:08et peut-être un jour plus violemment
00:01:10comme on l'a connu évidemment avec les Gilets jaunes !
00:01:12Donc voyez les gérants des stations essence
00:01:14qui sont au point face à la colère sociale
00:01:17à expliquer à leurs consommateurs
00:01:19« Excusez-nous, on doit augmenter les prix parce que le Détroit d'Ormousse, parce que les taxes, etc. »
00:01:23Donc Jean-Luc Thomas et le récit de Félix Pérolas
00:01:27Dans cette station service indépendante, le propriétaire a décidé de jouer la carte de la transparence
00:01:33car derrière le prix affiché à la pompe
00:01:36le mécanisme est complexe
00:01:38coût du pétrole brut, raffinage, transport et taxes
00:01:42« On achète directement en raffinerie
00:01:44à un prix qu'on subit
00:01:47on n'a pas de pouvoir de pression
00:01:49on paye le transport indépendamment
00:01:52on nous le livre
00:01:53et à partir de là on applique une marge de 5 à 8 centimes
00:01:57Avec l'association 40 millions d'automobilistes
00:02:00il a décidé d'aller plus loin
00:02:02en lançant une opération de transparence
00:02:04« On explique bien que sur 2 euros
00:02:08du prix du litre
00:02:09il y a 1,09 euros de taxes
00:02:12quand c'était à 2 euros
00:02:13aujourd'hui on est plutôt à 2,40
00:02:15nous sommes à 1,44 euros
00:02:17de taxes en tout genre
00:02:19Une initiative qui séduit les clients
00:02:22Ce sont des taxes que l'on paye
00:02:24donc c'est normal que l'on soit au courant
00:02:26Selon le propriétaire
00:02:28le carburant ne retrouvera pas ses prix d'avant-crise
00:02:31il redoute que les prix actuels
00:02:32restent élevés sur le long terme
00:02:34même après la crise
00:02:36Voilà parce que même après la crise
00:02:38déjà la guerre n'est pas terminée
00:02:39il y a un cessez-le-feu
00:02:40il y a une trêve
00:02:41on attend une baisse de 5 à 10 centimes
00:02:43il y aura une baisse dès demain
00:02:44a dit Roland Lescure
00:02:46le ministre de l'économie et des finances
00:02:47mais les français n'y arrivent plus
00:02:48Éric Revelle
00:02:49il y a une réalité sociale
00:02:50qui est que tout augmente
00:02:51plus 15% pour le gaz
00:02:53on va parler dans un instant
00:02:54le mois prochain
00:02:55et ce n'est pas possible
00:02:56Non non
00:02:57vous avez raison
00:02:58les gens ont beaucoup de difficultés
00:02:59à finir leur fin de mois
00:03:01parfois même à commencer
00:03:03les mois
00:03:04il y a la hausse des carburants
00:03:06il y a la hausse en cascade
00:03:07en fait
00:03:08des produits alimentaires
00:03:11ce que les français comprennent quand même
00:03:13Il y a des stations qui ont des pénuries
00:03:14Il y a des stations qui ont des pénuries
00:03:16Il n'y a pas de pénuries
00:03:17j'étais avec l'ami
00:03:18Il y a tourné à Nice
00:03:20toute la journée
00:03:21pour trouver une station essence
00:03:21dans la région
00:03:22Est-ce qu'on va avoir une baisse
00:03:23de 10 centimes
00:03:2415 centimes
00:03:25dans les 48 heures
00:03:26mais ce qu'on a noté quand même
00:03:27moi je vais vous le dire
00:03:28c'est que
00:03:29quand le prix du baril a explosé
00:03:31la répercussion à la hausse
00:03:32s'est faite immédiatement
00:03:33dans nos stations de service
00:03:35immédiatement
00:03:37et aujourd'hui
00:03:38le prix du baril baisse
00:03:39bon il n'est pas au niveau
00:03:39avant la guerre
00:03:40c'est vrai
00:03:40et bien ça met un certain temps
00:03:42à se répercuter
00:03:43ça veut dire qu'il y a des gens
00:03:46et peut-être les raffineurs
00:03:47d'ailleurs le gouvernement français
00:03:48a demandé une enquête précise
00:03:50à la commission européenne
00:03:51pour voir les marges des raffineurs
00:03:53parce que le pétrole
00:03:54avant de le transformer en gazole
00:03:55ou en essence
00:03:57vous le raffinez
00:03:57donc ce qu'on peut se dire
00:03:58c'est que ces raffineurs
00:04:00avaient peut-être des stocks
00:04:01avant la hausse
00:04:03ils auraient percuté immédiatement
00:04:05la hausse
00:04:05qui n'était pas celle de leur stock
00:04:07donc des profiteurs de guerre
00:04:08et donc qui sont les dindons de la farce
00:04:10nous les français
00:04:10donc des profiteurs de guerre
00:04:11comme les 270 millions
00:04:13que l'état a pris
00:04:14sur la hausse
00:04:14appelez-le comme vous voulez
00:04:15mais c'est ça la réalité
00:04:16sinon ça baisserait
00:04:17beaucoup plus vite
00:04:18à la pompe aujourd'hui
00:04:19Jules, carburant, gaz, aliment
00:04:21les français n'y arrivent plus
00:04:22les français n'y arrivent plus honnêtement
00:04:24et quand vous êtes une infirmière libérale
00:04:25quand vous êtes un agriculteur
00:04:26quand vous êtes un routier
00:04:28quand vous avez besoin de votre voiture
00:04:29pour aller travailler
00:04:30tout simplement
00:04:31pour aller faire vos courses
00:04:32mais vous n'y arrivez plus
00:04:33et c'est ce qu'on disait
00:04:33en début de semaine
00:04:34qu'est-ce qui va sauter
00:04:35la semaine de vacances
00:04:36pour laquelle on économise
00:04:38chaque année au mois de juillet
00:04:39c'est ça
00:04:40c'est toujours le bas de laine des français
00:04:42pour ceux qui ont la chance d'en prendre
00:04:43et c'est vrai que
00:04:45plus que le désagrément
00:04:47et le désarroi des français
00:04:48c'est aussi
00:04:48l'absence de réponse totale
00:04:50du gouvernement
00:04:50le manque d'aide
00:04:52alors qu'on a appris
00:04:53qu'il y avait eu un surplus
00:04:54avec ces crises
00:04:55avec cette taxe
00:04:56autour de 270 millions d'euros
00:04:58alors qu'au total
00:04:59les aides ciblées du gouvernement
00:05:01représentaient peu ou prou
00:05:02entre 70 et 80 millions d'euros
00:05:04donc on se demande
00:05:05où vont aller ces 200 millions d'euros
00:05:06de différence
00:05:07on se demande
00:05:08ce que Sébastien Lecornu
00:05:09va dire demain
00:05:09a priori
00:05:10selon nos informations
00:05:11il va parler
00:05:11de la crise énergétique
00:05:12au-delà même
00:05:13de ce qui se passe
00:05:14au détroit d'Hormuz
00:05:14il y a une vraie crise énergétique
00:05:16en France
00:05:16même avant la crise en Iran
00:05:18et même après
00:05:19le bilan de la crise énergétique
00:05:20même après la crise en Iran
00:05:21donc il y a un véritable sujet
00:05:23qui sera d'ailleurs
00:05:24sans doute au coeur
00:05:24de l'élection présidentielle
00:05:25c'est la question des taxes
00:05:27Sébastien Lecornu
00:05:27il est bien au courant
00:05:28qu'il y a à peu près 70% de taxes
00:05:30quand vous payez votre carburant
00:05:32toute la question
00:05:33c'est est-ce qu'il va enfin oser
00:05:34est-ce qu'il va oser
00:05:35défier ceux
00:05:36qui n'ont aucun problème
00:05:37avec l'augmentation
00:05:38de la dépense publique
00:05:39c'est toute la question
00:05:39on va écouter Roland Lescure
00:05:41qui a annoncé donc
00:05:42une baisse à la pompe
00:05:43dès demain
00:05:44les prix
00:05:45ils sont connus
00:05:46on va à partir de demain
00:05:48mettre en ligne
00:05:49également les approvisionnements
00:05:50pour s'assurer
00:05:51que les stations
00:05:51qui sont en rupture
00:05:53nos concitoyens
00:05:54puissent le savoir
00:05:54que s'il y a une station
00:05:55qui n'est pas très loin
00:05:56qui elle a du gasoil
00:05:57ou du diesel
00:05:58qu'on puisse aller les chercher
00:06:00transparence absolue
00:06:00la concurrence doit jouer en plein
00:06:02et la responsabilité
00:06:03des filières
00:06:04le gouvernement
00:06:05a fait sa part du travail
00:06:06en libérant des camions
00:06:07en s'assurant que l'essence circule
00:06:10en contribuant aussi
00:06:11diplomatiquement
00:06:11à tout ce qui se passe
00:06:12dans le monde aujourd'hui
00:06:13en libérant des stocks stratégiques
00:06:14à chacun de faire son boulot
00:06:15c'est le même Roland Lescure
00:06:17qui nous annonçait
00:06:17un choc pétrolier
00:06:18il y a quelques semaines
00:06:18avant de être au pédalé
00:06:19oui oui
00:06:20de toute façon
00:06:20si Roland Lescure disait
00:06:22rassurez-vous
00:06:22chers français
00:06:23les français étaient tout de suite inquiets
00:06:24donc de toute façon
00:06:25ça n'a pas beaucoup d'impact
00:06:26j'ai beau être très rouge
00:06:28je suis moins rouge idéologiquement
00:06:29qu'Éric Revelle
00:06:30qui s'en prend
00:06:31aux grandes entreprises
00:06:32alors j'aimerais expliquer
00:06:33à Éric Revelle
00:06:34ce qui est en train
00:06:34de se passer en ce moment
00:06:35ce qui se passe
00:06:36c'est que les français
00:06:36en effet
00:06:37ils sont au courant
00:06:38que les prix vont devoir baisser
00:06:39donc en ce moment
00:06:40qu'est-ce qu'ils font
00:06:41et bien ils ne vont pas
00:06:42faire leur plein
00:06:43contrairement au moment
00:06:44où au tout début
00:06:44ils vont faire leur plein
00:06:45très vite
00:06:46donc c'est-à-dire que
00:06:46pour l'instant
00:06:47ça prend plus de temps
00:06:48à écouler les stocks restants
00:06:50parce que évidemment
00:06:51les raffineries
00:06:52les grandes entreprises
00:06:53de pétrole
00:06:54vous êtes leurs amis
00:06:55cher Éric Revelle
00:06:56et bien ils ont fait des stocks
00:06:58pour éviter des pénuries
00:06:59et malgré tout
00:06:59il y en a eu
00:07:00donc on est dans cette phase
00:07:01aujourd'hui
00:07:02de problématiques
00:07:03où ça va prendre
00:07:04plusieurs jours
00:07:05ça va prendre plusieurs jours
00:07:07et plusieurs semaines même
00:07:09à ce que ces stocks
00:07:10soient écoulés
00:07:11et les français
00:07:12vont évidemment attendre
00:07:12en revanche
00:07:13les taxes elles
00:07:14pourraient baisser
00:07:15non pas dès ce midi
00:07:16elles auraient pu
00:07:17non pas demain midi
00:07:18suite aux annonces
00:07:19de Sébastien Lecornu
00:07:20elles auraient pu baisser
00:07:20déjà il y a quelques jours
00:07:22c'est ça l'énorme différence
00:07:23Serge Papin
00:07:23autre ministre
00:07:24a également réagi
00:07:25sur la baisse
00:07:27annoncée des prix à la pompe
00:07:28nous pouvons contrôler
00:07:30les baisses
00:07:31les baisses du prix
00:07:33que l'on vit là
00:07:35ces jours-ci
00:07:37ces baisses-là
00:07:38devraient être
00:07:40traduites à la pompe
00:07:41à partir de demain
00:07:43pour les stations
00:07:44qui ont un débit important
00:07:46un tout petit peu plus tard
00:07:47pour les plus petites stations
00:07:48vers dimanche
00:07:50ou lundi
00:07:52et nous nous assurons
00:07:54de la loyauté
00:07:55aussi des prix
00:07:57qui sont affichés
00:07:58à la pompe
00:07:58sur le site
00:07:59du gouvernement
00:08:00et sur les totems
00:08:02de manière à ce qu'il y ait
00:08:03une transparence
00:08:04et que la concurrence
00:08:05puisse jouer
00:08:06le gouvernement
00:08:07est très prudent
00:08:08devrait baisser
00:08:09demain
00:08:09c'est le conditionnel
00:08:10il marche sur des oeufs
00:08:12bien sûr
00:08:12parce que la situation
00:08:13internationale
00:08:14elle-même
00:08:14reste extrêmement instable
00:08:15on sait que les pourparlers
00:08:16commencent demain
00:08:17mais quand on dit
00:08:17la trêve
00:08:18le cessez-le-feu
00:08:19le cessez-le-feu
00:08:20effectivement là-bas
00:08:20c'est très fragile
00:08:22on sait que les négociations
00:08:23qui arrivent
00:08:23vont être très dures
00:08:24et vous l'avez dit Gauthier
00:08:25je veux dire
00:08:25la guerre n'est absolument
00:08:26pas terminée
00:08:27pour reprendre ce que Eric disait
00:08:28donc les carburants
00:08:29vont mettre de toute façon
00:08:29beaucoup plus de temps
00:08:30à baisser
00:08:31qu'ils n'ont pris à augmenter
00:08:32donc malheureusement
00:08:33on ne voit pas vraiment
00:08:34d'issue très favorable
00:08:35là-dessus
00:08:35et quand bien même
00:08:36ça se stabiliserait
00:08:37même les prix en fait
00:08:39ils resteront très élevés
00:08:40parce que
00:08:41et c'est ce que je disais ce matin
00:08:42il y a énormément
00:08:43d'infrastructures pétrolières
00:08:44il y a énormément
00:08:45d'infrastructures énergétiques
00:08:47de manière générale
00:08:47qui sont aujourd'hui
00:08:48endommagées au Moyen-Orient
00:08:49et pas qu'en Iran d'ailleurs
00:08:51donc les prix resteront
00:08:52très élevés
00:08:52et tout ça aussi
00:08:53à cause du prix
00:08:54de nos renoncements
00:08:55parce qu'on est dépendant
00:08:56énormément sur le pétrole
00:08:57sur le cadre
00:08:58d'être dépendant
00:08:59à 99% de l'énergie
00:09:01et ça c'est les choix
00:09:02qu'on a fait pendant 40 ans
00:09:03Non je voulais juste
00:09:04donner un petit conseil
00:09:05au ministre Serge Papin
00:09:06c'est que s'il veut
00:09:07s'assurer sans se déplacer
00:09:08dans les stations-service
00:09:09que le prix baisse
00:09:10ou augmente
00:09:11il n'a qu'à consulter
00:09:12l'observatoire
00:09:12de la hausse
00:09:13qu'a mis en place
00:09:15son ministre
00:09:15de la hausse
00:09:16C'est vrai qu'il a mis en place
00:09:17un observatoire de la hausse
00:09:18pour observer que ça augmentait
00:09:20Voilà si je peux me permettre
00:09:21avec beaucoup de respect
00:09:22de donner un conseil
00:09:23à Serge Papin
00:09:23Après il met à coup le pas
00:09:23de Maude Bréjon
00:09:24qui ne savait pas
00:09:24que ça allait monter
00:09:25aussi fort
00:09:25Il regarde l'observatoire
00:09:27il n'aura pas besoin
00:09:27de se déplacer sur place
00:09:29Alors voyez le gaz
00:09:30le gaz va augmenter
00:09:31de 15,4%
00:09:32le mois prochain
00:09:33vous avez bien entendu
00:09:34pour plus de 7 millions de foyers
00:09:3515,4%
00:09:36Vous voyez le sujet
00:09:37de la rédaction de CNews
00:09:39C'est un petit geste
00:09:41dont le prix
00:09:42va considérablement augmenter
00:09:44pour les trois quarts
00:09:45des ménages français
00:09:46abonnés au gaz
00:09:47A partir du 1er mai
00:09:49la facture connaîtra
00:09:51une hausse
00:09:52de 6,19 euros
00:09:53en moyenne
00:09:53Sont concernés
00:09:5573%
00:09:56des abonnés
00:09:57résidentiels au gaz
00:09:58soit 7,5 millions
00:10:00de ménages français
00:10:01ayant souscrit
00:10:02une offre
00:10:03de fournisseurs
00:10:04indexée sur ce prix
00:10:05de référence
00:10:07Cette augmentation
00:10:08peut s'expliquer
00:10:09par la hausse
00:10:10des prix
00:10:10sur les marchés du gaz
00:10:11qui ont ponctuellement
00:10:12doublé
00:10:13selon la commission
00:10:14de régulation
00:10:15de l'énergie
00:10:16conséquence directe
00:10:17de la guerre
00:10:18au Moyen-Orient
00:10:19et des difficultés
00:10:20d'approvisionnement
00:10:22L'autorité rappelle
00:10:23toutefois
00:10:24que cette augmentation
00:10:24intervient au printemps
00:10:26et qu'à cette période
00:10:27les ménages
00:10:28ont moins recours
00:10:29au chauffage
00:10:29la hausse du gaz
00:10:31devrait donc être
00:10:32atténuée
00:10:32sur leur facture
00:10:34Pour les 27%
00:10:35d'abonnés
00:10:36ayant souscrit
00:10:36à une offre
00:10:37à prix fixe
00:10:38aucune augmentation
00:10:39ne s'appliquera
00:10:40à leur facture
00:10:41pendant la durée
00:10:42de leur contrat
00:10:43Comment voulez-vous
00:10:44que les français
00:10:45s'en sentent
00:10:45avec une augmentation
00:10:46de 15,4%
00:10:48le 1er mai ?
00:10:49Oui mais ça
00:10:50c'est tout ce qu'on voit
00:10:51c'est tout ce qui est officiel
00:10:52c'est sûr que
00:10:53c'est très simple
00:10:54de flécher
00:10:54avec un certain nombre
00:10:55d'observatoires
00:10:57le prix du carburant
00:10:59le prix des gaz
00:10:59le prix de l'électricité
00:11:01le prix de tout ce qui est officiel
00:11:03mais tout le reste
00:11:04les français
00:11:05ils le voient évidemment
00:11:06à la fin du mois
00:11:07la baguette de pain
00:11:09les produits de première nécessité
00:11:12tout ce que vous pouvez acheter
00:11:13dans les hyper et les supermarchés
00:11:15ça évidemment
00:11:15on sait très bien
00:11:16qu'il y a des hausses
00:11:18avec notamment
00:11:18la hausse de l'inflation
00:11:19et on sait très bien
00:11:20que ça va être l'un des sujets
00:11:21de ces prochaines semaines
00:11:22mais à côté de ça
00:11:23c'est vrai que vous avez
00:11:24le sentiment
00:11:25que le pouvoir d'achat
00:11:26n'augmente jamais
00:11:27le pouvoir d'achat
00:11:28contrairement à ce que disent
00:11:29un certain nombre de macronistes
00:11:30il a même plutôt tendance
00:11:31à baisser
00:11:31parce qu'on voit bien
00:11:32c'est pas une tendance
00:11:33on voit bien
00:11:34mais c'est vrai que quand vous faites
00:11:34des interviews de macronistes
00:11:36ils vous disent
00:11:36non non
00:11:36sous Emmanuel Macron
00:11:37depuis 2017
00:11:38le pouvoir d'achat a augmenté
00:11:40s'il a peut-être augmenté
00:11:41en tout cas
00:11:41tout le reste
00:11:42et tout l'à côté
00:11:42tout le reste à vivre
00:11:43il a évidemment augmenté
00:11:45et quand je prenais l'exemple
00:11:47des licences par exemple
00:11:48pour les clubs de sport
00:11:48pour les enfants
00:11:49ça depuis 2017
00:11:50ça a augmenté
00:11:51de manière extrêmement conséquente
00:11:52et ça pour le coup
00:11:53c'est pas une aide de l'Etat
00:11:54qui va sauver quoi que ce soit
00:11:56c'est pas un chèque
00:11:56sur les aides au sport
00:11:59qui vont changer quelque soit
00:12:00donc évidemment
00:12:00que les français
00:12:01ils n'en peuvent plus
00:12:02et donc ça fait craindre
00:12:03en effet
00:12:03une bombe sociale
00:12:04dont on parle
00:12:05depuis plusieurs semaines
00:12:05Pourquoi vous levez les aides au ciel ?
00:12:07Si vous voulez
00:12:08les aides au sport
00:12:08je veux bien
00:12:09mais c'est pas ça
00:12:11On l'a pas dit
00:12:11sur le ton de la boutade
00:12:12ou alors j'étais mal réveillé
00:12:13On parle de pain
00:12:16on parle du prix de la viande
00:12:17Vous savez que dans certains supermarchés
00:12:19il y a des vols de viande
00:12:20les gens n'arrivent plus à se nourrir
00:12:21il y a des antivol
00:12:22sur des barquettes de viande
00:12:24dans les supermarchés
00:12:25On en est là quand même
00:12:26C'est-à-dire que tout a explosé
00:12:27tout est en train d'exploser
00:12:28L'inflation repart à la hausse
00:12:30Je citais le chiffre de 1,7%
00:12:32Je rappelle qu'à 2%
00:12:35la Banque Centrale Européenne intervient
00:12:37et casse un peu plus la croissance
00:12:38Donc on est dans une situation
00:12:40quand même très complexe
00:12:41Et il y a d'autres pays
00:12:42Ben oui il y a d'autres pays
00:12:43Vous citez souvent le cas de la Belgique
00:12:45On pourrait citer d'autres pays
00:12:46qui sont capables
00:12:47Alors ça a augmenté
00:12:48mais ça n'a pas augmenté comme la France
00:12:49Oui
00:12:49Parce que vous savez pourquoi
00:12:51parce que c'est pas le même nombre de taxes
00:12:52Quand vous faites un plan en Belgique
00:12:53vous ne filez pas 70% à l'État
00:12:55Bien sûr
00:12:55Je vais vous faire écouter les agriculteurs
00:12:57parce que les agriculteurs
00:12:58évidemment c'est le gazole non routier
00:12:59c'est le GNR
00:13:00Ils n'en peuvent plus
00:13:00Et les engrais
00:13:01Et les engrais
00:13:02Donc en fait vous n'avez pas une corporation
00:13:04qui n'est pas touchée
00:13:05Vous n'avez pas un français
00:13:06qui n'est pas touché
00:13:06d'une manière ou d'une autre
00:13:07Écoutez les agriculteurs
00:13:09Pourquoi est-ce que vous êtes venu manifester aujourd'hui ?
00:13:11Ben en fait surtout pour se faire voir
00:13:13auprès du grand public
00:13:15et pas forcément au niveau de l'État
00:13:18parce qu'à chaque fois
00:13:19on n'a pas de réponse
00:13:20Là en ce moment c'est le GNR
00:13:22qui a pris une hausse
00:13:23donc il est à 1,64 le litre
00:13:26Donc ça devient vraiment compliqué
00:13:28Dès qu'on sort le tracteur
00:13:29même là pour aller en manifestation
00:13:32Bon ça va c'est de la route
00:13:33mais on compte tout
00:13:34Là ils ont rencontré les préfets
00:13:37Mais bon
00:13:38En fait à chaque fois
00:13:40ils écoutent ce qu'on leur dit
00:13:42mais c'est tout
00:13:43ça s'arrête là
00:13:44Vous avez l'impression
00:13:45que les choses stagnent beaucoup ?
00:13:46Ben oui oui
00:13:47c'est même de pire en pire
00:13:48Est-ce que vous n'arrivez pas
00:13:49à vous verser un salaire par exemple ?
00:13:51Ben là non c'est tout juste
00:13:54En fait il faut toujours avoir
00:13:55de l'avance en trésorerie
00:13:56au cas où en fait
00:13:57il se passe des aléas
00:13:58et tout ça
00:13:59donc non non
00:14:01on essaye d'éviter
00:14:01de se prélever
00:14:03trop d'argent
00:14:04En fait
00:14:05Il n'y a pas une corporation
00:14:06comme je le disais
00:14:07qui n'est pas touchée
00:14:07Les agriculteurs
00:14:08vous imaginez depuis combien de temps
00:14:09ils se mobilisent
00:14:09mais ils doivent en avoir
00:14:10ras-le-bol en fait
00:14:11ça fait des années
00:14:13qu'ils se mobilisent
00:14:13des années
00:14:14Quand ce n'est pas le gazole
00:14:16c'est les troupeaux
00:14:16qu'on veut abattre
00:14:17Quand ce n'est pas les troupeaux
00:14:18qu'on veut abattre
00:14:18c'est les normes
00:14:19sur la hauteur de la haie
00:14:20sur la hauteur du tas de purins
00:14:21sur les inspections
00:14:23Les sujets de libre-échange
00:14:24qu'on signe dans leur dos
00:14:25Exactement
00:14:25Vous avez raison
00:14:27Quand ce n'est pas avec le Canada
00:14:28c'est avec le Brésil
00:14:29Quand ce n'est pas avec le Brésil
00:14:30c'est avec l'Australie
00:14:31Donc en fait
00:14:31mais qui a envie
00:14:32d'être agriculteur ?
00:14:33Comment on va transmettre
00:14:35ce savoir-faire ?
00:14:36Paradoxalement
00:14:37il y a beaucoup de monde
00:14:37qui le souhaite
00:14:38C'est-à-dire qu'on voit
00:14:39de plus en plus de jeunes
00:14:40quand même
00:14:40soit reprendre la ferme
00:14:42de leurs parents
00:14:43oui Eric
00:14:44soit tout simplement
00:14:45devenir fermier
00:14:46alors qu'ils ne l'étaient pas auparavant
00:14:47Vous savez
00:14:48c'est l'occasion de parler
00:14:49de ces agriculteurs
00:14:49Quand vous parlez aux agriculteurs
00:14:50ils vous disent
00:14:51qu'il y a une crise de la vocation
00:14:52c'est extrêmement dur
00:14:53et que l'État ne fait rien
00:14:54pour les aider
00:14:54Pour autant ils se battent encore
00:14:56parce qu'ils ne font pas ça
00:14:57pour l'argent
00:14:57et donc c'est ça qui est important
00:14:58aussi de valoriser
00:14:59dans leur travail
00:15:00Le deuxième élément
00:15:01c'est qu'on entend
00:15:01bien sûr
00:15:02on entend à chaque fois
00:15:03les gouvernants
00:15:04on dirait un peu
00:15:04en fait
00:15:04l'agriculture ça sert à quoi
00:15:06ça sert à rien
00:15:06on n'a qu'à faire appel
00:15:07aux poulets ukrainiens
00:15:08etc
00:15:09de toute façon c'est ringard
00:15:10mais on le voit bien
00:15:11ce qui se passe
00:15:11aujourd'hui les agriculteurs
00:15:12sont ultra modernes
00:15:13ils font des investissements
00:15:15dans les hautes technologies
00:15:16ils sont capables
00:15:17de se rendre
00:15:17dans différents pays
00:15:18moi j'en ai rencontré
00:15:19ils sont allés par exemple
00:15:20en Afrique du Sud
00:15:21ou encore ils se rendent au Canada
00:15:22pour essayer de trouver
00:15:23les meilleurs tracteurs
00:15:24et les meilleures technologies
00:15:25et également
00:15:26ce sont des véritables spécialistes
00:15:28des finances boursières
00:15:29des marchés boursiers
00:15:30parce que aussi bien
00:15:31la question du GNR
00:15:32qui est très fluctuant
00:15:34mais également des ventes
00:15:35des ventes de céréales
00:15:35etc
00:15:36c'est variable
00:15:37par rapport aux cours de bourse
00:15:38donc c'est pour ça
00:15:39que c'est important à un moment
00:15:40d'arrêter de prendre
00:15:40les agriculteurs comme des ringards
00:15:42et des gens surtout
00:15:42qui ne connaissent pas
00:15:43c'est à dire que lorsqu'ils font
00:15:44des propositions au gouvernement
00:15:46le gouvernement devrait à un moment
00:15:47les écouter
00:15:48parce que ce sont des spécialistes
00:15:49Juste pour vous rappeler
00:15:50le prix du baril
00:15:51donc de retour
00:15:52de baril brut
00:15:53de retour à la hausse
00:15:54baril de Brent
00:15:5696 dollars
00:15:57plus 2,16%
00:15:59baril de brut américain
00:16:0196 dollars
00:16:02également
00:16:02plus 2,36%
00:16:05vous voyez
00:16:05donc c'était de retour
00:16:06à la hausse
00:16:07et quand on parlera
00:16:08du détroit d'Hormuz
00:16:09ça a évidemment
00:16:10des conséquences directes
00:16:12Sarah Varny va nous expliquer
00:16:14que dans la région
00:16:15centre-val de Loire
00:16:16un système a été mis en place
00:16:17d'autopartage
00:16:18des véhicules électriques
00:16:19disponibles à tout moment
00:16:20un outil de mobilité
00:16:21indispensable en territoire rural
00:16:22parce que vous êtes enclavé
00:16:23quand vous êtes dans une zone rurale
00:16:25et que le carburant a explosé
00:16:27ou qu'il n'y a plus
00:16:28il y a des stations
00:16:29qui ont des pénuries
00:16:30il n'y a évidemment
00:16:31pas de transport en commun
00:16:32donc vous voyez le sujet
00:16:32de Sarah Varny
00:16:35en zone rurale
00:16:36un dispositif d'autopartage
00:16:38un peu particulier
00:16:39a été mis en place
00:16:40des voitures électriques
00:16:42en libre service
00:16:42que les habitants
00:16:43peuvent louer
00:16:44à l'heure
00:16:44ou pour plusieurs jours
00:16:46avec la hausse
00:16:47des prix des carburants
00:16:48ce service propose
00:16:49une alternative économique
00:16:50il me semble que la demi-journée
00:16:53ici avec Rémi
00:16:54et l'autopartage
00:16:55ça doit être 7 euros
00:16:56la demi-journée
00:16:57la journée entière 14 euros
00:16:58donc je pense sincèrement
00:16:59que vu le prix de l'essence
00:17:01qui doit être à 2,30 euros
00:17:02pas très loin
00:17:03je pense que je vais
00:17:04m'y retrouver forcément
00:17:05et ça ne pollue pas
00:17:06l'option éco-conduite
00:17:08aussi c'est top
00:17:09une offre volontairement accessible
00:17:12dans un territoire rural
00:17:13où l'utilisation d'une voiture
00:17:14au quotidien est indispensable
00:17:16nous en ruralité
00:17:17on a beaucoup de familles
00:17:19qui ne possèdent
00:17:20soit pas de véhicule
00:17:21soit qu'un seul véhicule
00:17:22donc ça permet
00:17:23aux deuxièmes membres
00:17:24de la famille
00:17:25de pouvoir se déplacer
00:17:26comme il le veut
00:17:27un outil de mobilité
00:17:28est important
00:17:29dans les territoires ruraux
00:17:30de la région
00:17:30centre-val de Loire
00:17:31qui compte déjà
00:17:32quelques 1100 utilisateurs
00:17:34160 voitures électriques
00:17:36doivent être mises
00:17:37en circulation
00:17:38d'ici fin 2027
00:17:40voilà toutes les conséquences
00:17:42au quotidien
00:17:44que subissent les français
00:17:45oui Julien
00:17:45on va faire un peu
00:17:46de démagogie
00:17:47mais c'est vrai que
00:17:48quand vous voyez
00:17:48en effet dans la ruralité
00:17:49il y a 90% des français
00:17:51qui ont besoin
00:17:52quotidiennement de la voiture
00:17:53notamment pour faire
00:17:53leur travail
00:17:54domicile
00:17:55travail
00:17:55et c'est vrai que
00:17:56quand vous regardez
00:17:56nos élites
00:17:57et bien nos élites
00:17:58elles ne prennent pas
00:17:59leur voiture
00:17:59puisque quand vous êtes
00:18:00ministre
00:18:00ou quand vous êtes
00:18:01une personnalité importante
00:18:02que ce soit
00:18:03le président de la cour des comptes
00:18:04le conseil constitutionnel
00:18:05vous avez de toute manière
00:18:06une voiture avec un chauffeur
00:18:07cette voiture avec un chauffeur
00:18:09ne vous inquiétez pas
00:18:09le plein
00:18:10il sera toujours fait
00:18:11et il sera toujours fait
00:18:12avec l'argent du contribuable
00:18:13donc c'est pour ça aussi
00:18:14que la temporisation du gouvernement
00:18:16le fait qu'il n'y ait pas
00:18:17de réponse extrêmement crédible
00:18:18et claire pour les français
00:18:19elle s'explique aussi par cela
00:18:21c'est par cette déconnexion
00:18:22du pouvoir et des élites
00:18:23et de cette caste
00:18:24qu'on voit depuis plusieurs années
00:18:25c'est évidemment pas nouveau
00:18:26mais ça traduit quand même
00:18:28quelque chose
00:18:29une incompréhension
00:18:30au-delà même du sujet des taxes
00:18:31parce qu'on en parle souvent
00:18:32depuis maintenant
00:18:33plusieurs semaines
00:18:34c'est à dire que
00:18:34le sujet des taxes
00:18:35c'est le sujet qui est majeur
00:18:36c'est d'ailleurs le seul sujet
00:18:37et le gouvernement
00:18:38quand par exemple
00:18:39le RN formule
00:18:39sa proposition
00:18:40de baisser la TVA
00:18:41de 20%
00:18:42à 5,5%
00:18:43sur les prix
00:18:44de l'énergie
00:18:45et bien on vous dit
00:18:45non non
00:18:46c'est des milliards
00:18:47comme ça
00:18:47ça coûte 12 à 17 milliards
00:18:48on ne peut pas le faire
00:18:49alors que c'est le seul sujet
00:18:50parce qu'on ne veut plus
00:18:51d'un chèque énergie
00:18:52on ne veut plus
00:18:52d'un chèque carburant
00:18:53comme ça a pu être fait
00:18:54par le passé
00:18:55ça c'est terminé
00:18:56c'est des rustines
00:18:57alors que le problème
00:18:58il est structurel
00:18:59il est sur l'imposition
00:19:01et la fiscalité en France
00:19:02oui Eric
00:19:02oui moi je vais dans le sens
00:19:03de Jules Thorez
00:19:04c'est à dire que
00:19:04vous savez parfois
00:19:05les téléspectateurs
00:19:06ne comprennent pas
00:19:06ils se disent
00:19:07bah normalement
00:19:08ce sont des spécialistes
00:19:09à la tête de l'Etat
00:19:10pourquoi il ne se passe rien
00:19:11est-ce qu'ils ne nous aiment pas
00:19:12c'est pas la seule explication
00:19:13mais ça fait partie
00:19:14la vérité c'est qu'effectivement
00:19:15les ministres sont des hommes
00:19:16c'est à dire qu'ils sont
00:19:17tenus par le fait
00:19:18qu'à un moment
00:19:19quelqu'un dans leur famille
00:19:20ou eux-mêmes
00:19:20sont touchés par une réalité
00:19:22et à ce moment-là
00:19:22c'est important
00:19:23et en effet
00:19:23on voit une certaine partie
00:19:25de notre élite aujourd'hui
00:19:26ça ne les touche pas
00:19:27ça ne les dérange pas
00:19:28ce qui fait que parfois
00:19:29ils vont commettre
00:19:29des erreurs énormes
00:19:30et de l'autre côté
00:19:31on peut voir des gens
00:19:32comme Gérald Darmanin
00:19:33qui n'est pas forcément
00:19:34mon ministre préféré
00:19:35depuis les 20 dernières années
00:19:37mais qui parce qu'il a
00:19:38des origines à Tourcoing
00:19:39il a sa mère, sa famille
00:19:40il s'y rentre régulièrement
00:19:41quasiment chaque semaine
00:19:42et bien il arrive quand même
00:19:43un petit peu
00:19:44à sentir le pouls du pays
00:19:45donc c'est ça aussi
00:19:46l'énorme problème
00:19:47ça paraît effectivement
00:19:49démagogique sur le fond
00:19:50mais lorsqu'on peut rencontrer
00:19:51les différents responsables politiques
00:19:53ils ne sont pas si différents
00:19:54que les agriculteurs
00:19:55qu'on peut rencontrer
00:19:56simplement un jour
00:19:57ils sont devenus députés
00:19:58puis ministres
00:19:59la différence c'est
00:20:00est-ce qu'ils sont à un moment
00:20:01ancrés dans une réalité ou pas ?
00:20:02ça marche aussi
00:20:03pour les députés
00:20:04même de l'opposition
00:20:05il y a quelque chose
00:20:06de très intéressant
00:20:06qui s'est passé cette semaine
00:20:07c'est-à-dire que vous aviez
00:20:09en effet un certain nombre
00:20:10de questions au gouvernement
00:20:11comme il y arrive chaque semaine
00:20:13le mardi et le mercredi
00:20:14vous aviez des questions
00:20:15évidemment qui sont posées
00:20:16aux ministres de l'énergie
00:20:17au Premier ministre
00:20:17pas une seule question
00:20:18par exemple aux ministres
00:20:19des affaires étrangères
00:20:20pour avoir des explications
00:20:22sur la crise énergétique
00:20:23et sur les potentielles conséquences
00:20:24que ça peut avoir
00:20:25donc vous avez aussi
00:20:25cette déconnexion qui existe
00:20:27on va avoir dans les prochaines semaines
00:20:28et vous verrez
00:20:29ça fera votre émission
00:20:31à Gauthier
00:20:31et ça fera un certain nombre de thèmes
00:20:32vous avez des députés
00:20:33qui veulent partir en vacances
00:20:34c'est-à-dire que la semaine
00:20:35du 20 avril
00:20:36il n'y aura personne
00:20:38à l'Assemblée nationale
00:20:39il n'y aura que la commission défense
00:20:40qui siégera
00:20:41parce qu'il y a la loi
00:20:42de programmation militaire
00:20:43qui doit être
00:20:43vous verrez que
00:20:44oui bien sûr
00:20:45mais ils ont eu trois semaines
00:20:46il y a deux semaines
00:20:47pendant les élections municipales
00:20:49ils ont été en vacances
00:20:49exactement
00:20:50vous avez eu trois semaines
00:20:51pour les élections municipales
00:20:52vous aurez une semaine de vacances
00:20:54le 20 avril
00:20:55au mois de juin
00:20:56bon ils vont siéger
00:20:57au mois de mai
00:20:58évidemment il y aura les ponts
00:20:59donc évidemment
00:20:59il n'y aura pas beaucoup de débat
00:21:00en juillet
00:21:01vous verrez qu'ils ne voudront pas
00:21:03faire une section extraordinaire
00:21:04après le 14 juillet
00:21:06et finalement
00:21:06on va rediscuter du budget
00:21:08en septembre prochain
00:21:09donc vous avez aussi
00:21:10une responsabilité
00:21:11de la part
00:21:12de l'Assemblée nationale
00:21:13du Sénat
00:21:13et de toutes ces personnes-là
00:21:14j'aurais dû devenir député
00:21:15vous avez vraiment
00:21:16vous avez beaucoup
00:21:17de bonnes informations
00:21:18j'ai des bonnes informations
00:21:19beaucoup de bonnes informations
00:21:20la marine des gardiens
00:21:21de la révolution iranien
00:21:22a annoncé jeudi
00:21:23que les navires
00:21:23passant le détroit d'Hormuz
00:21:25devraient emprunter
00:21:25deux routes alternatives
00:21:26proches des côtes iraniennes
00:21:28invoquant la possibilité
00:21:29de mines sur l'itinéraire
00:21:30habituelle plus au large
00:21:32donc on voit
00:21:33que c'est loin
00:21:34d'être réglé
00:21:36la situation au détroit d'Hormuz
00:21:37et tout part de là
00:21:38pour les augmentations
00:21:39qu'on connaît
00:21:39même si évidemment
00:21:40il y a les taxes
00:21:41franco-françaises
00:21:42le sujet
00:21:42de Noemi Hardy
00:21:45la réouverture
00:21:46du détroit d'Hormuz
00:21:47a été actée
00:21:48ce mercredi
00:21:48mais depuis
00:21:49l'Iran a annoncé
00:21:50une nouvelle condition
00:21:51pour traverser le détroit
00:21:53il faudra emprunter
00:21:54de nouveaux itinéraires
00:21:56initialement
00:21:57et avant le début
00:21:58de la guerre
00:21:58les bateaux
00:21:59transitaient
00:22:00le long des côtes d'Oman
00:22:01après 5 semaines
00:22:03de conflit
00:22:03cette route
00:22:04est considérée
00:22:05comme dangereuse
00:22:06l'Iran évoque
00:22:07de potentielles mines
00:22:08dans cette zone
00:22:08de nouveaux itinéraires
00:22:10sont désormais
00:22:11en vigueur
00:22:12le premier
00:22:13pour entrer
00:22:13dans le golfe
00:22:14depuis la mer d'Oman
00:22:15les navires
00:22:16doivent passer
00:22:16entre la côte tiranienne
00:22:17et la petite île
00:22:18de l'Arak
00:22:19ce passage
00:22:20est très étroit
00:22:21et permet donc
00:22:22à l'Iran
00:22:22un contrôle plus précis
00:22:23certains médias spécialisés
00:22:25le surnomment
00:22:26le péage de Téhéran
00:22:27le second itinéraire
00:22:29pour sortir du golfe
00:22:30les bateaux
00:22:30doivent cette fois
00:22:31passer au sud
00:22:32de l'île de l'Arak
00:22:33pendant plus d'un mois
00:22:35plus précisément
00:22:36du 1er mars
00:22:36au 7 avril
00:22:37seulement 307 bateaux
00:22:39transportant des matières premières
00:22:40auraient traversé
00:22:41le détroit
00:22:42soit une baisse
00:22:43d'environ 95%
00:22:44par rapport
00:22:45à la période de paix
00:22:46en contrôlant
00:22:48le détroit d'Hormuz
00:22:48l'Iran
00:22:49peut maintenir
00:22:50une pression mondiale
00:22:51et bousculer
00:22:51les grandes routes
00:22:52maritimes internationales
00:22:54en temps normal
00:22:54environ 20%
00:22:56du pétrole brut
00:22:56et du gaz naturel
00:22:57liquéfi mondiaux
00:22:58transitent par ce passage
00:23:00et le vice-ministre
00:23:01des affaires étrangères
00:23:02iraniens
00:23:03s'est expliqué
00:23:03sur la situation
00:23:04au détroit d'Hormuz
00:23:06jusqu'à présent
00:23:08le détroit d'Hormuz
00:23:08est ouvert
00:23:11bien sûr
00:23:11il existe
00:23:12des restrictions techniques
00:23:13en raison
00:23:14de la zone de guerre
00:23:15et des nombreuses mesures
00:23:16prises par l'Iran
00:23:16pendant le conflit
00:23:18au cours de cette agression
00:23:19contre l'Iran
00:23:22il y a donc
00:23:23certaines contraintes techniques
00:23:24et c'est pourquoi
00:23:25tous les navires
00:23:26qui souhaitent traverser
00:23:27le détroit d'Hormuz
00:23:28doivent communiquer
00:23:29avec notre armée
00:23:30et nos points de contact
00:23:30militaires sur place
00:23:31en raison des limitations
00:23:33en vigueur
00:23:33dans ce détroit
00:23:34et ce détroit
00:23:38est très étroit
00:23:39il se trouve
00:23:40dans nos eaux territoriales
00:23:42ainsi que dans
00:23:42les eaux territoriales
00:23:43au manège
00:23:44il est à l'intérieur
00:23:45de nos eaux
00:23:46nous devons donc
00:23:47être très prudents
00:23:48pour assurer la sécurité
00:23:49des pétroliers
00:23:49des navires
00:23:50c'est donc très loin
00:23:53d'être terminé
00:23:53Eric Revelle
00:23:54c'est même une mise en garde
00:23:55les problèmes techniques
00:23:57dont parle le vice
00:23:58ministre des affaires étrangères
00:23:59c'est de dire
00:24:00faites attention
00:24:01par où vous passez
00:24:02parce que s'il y a des mines
00:24:03vous pouvez sauter
00:24:04vous pouvez sauter
00:24:04alors ce qui est en négociation
00:24:06aussi qui est incroyable
00:24:07c'est la mise en place
00:24:08d'un péage
00:24:08vous avez vu
00:24:09dans le détroit d'Hormuz
00:24:102 milliards
00:24:11alors ça serait
00:24:122 millions
00:24:13la France est complètement contre
00:24:14les Iraniens vont se rincer
00:24:15ils vont prendre
00:24:16100 milliards
00:24:16ils vont se rincer
00:24:17on parle de 70 à 80 milliards
00:24:19de dollars par an
00:24:21c'est un énorme
00:24:22ah bah bien sûr
00:24:23et ça serait partagé
00:24:24entre l'Iran
00:24:25et le sultanat d'Omane
00:24:26et plutôt un échec pour Trump
00:24:27ça serait 2 millions
00:24:28par pétrolier
00:24:29soit 1 dollar
00:24:30par baril de pétrole
00:24:32transporté
00:24:33donc ça peut effectivement
00:24:34donner à ces deux pays
00:24:36Omane qui a été très présent
00:24:38dans les négociations
00:24:39mais je rappelle quand même
00:24:40qu'avant la guerre
00:24:41déclenchée par Trump
00:24:42le détroit d'Hormuz
00:24:43était libre
00:24:44et que maintenant
00:24:45il va être peut-être libre
00:24:47mais avec un péage
00:24:47oui non mais
00:24:49c'est en négociation
00:24:51on a fait une heure inter
00:24:52hier tout à fait passionnante
00:24:53avec Zénia
00:24:55Federova
00:24:55avec Henri Guénaud
00:24:56avec Arnaud Klarsfeld
00:24:57et avec Régis Le Somi
00:24:59qui va nous rejoindre
00:25:00dans un instant
00:25:01en dehors d'Arnaud Klarsfeld
00:25:03tous disaient
00:25:03que c'était une victoire
00:25:05économique pour l'Iran
00:25:06c'est-à-dire avec
00:25:07ce qu'on vient de dire
00:25:08qu'ils vont prendre
00:25:09énormément d'argent
00:25:09des dizaines de milliards
00:25:10grâce au détroit d'Hormuz
00:25:11et que c'était plutôt
00:25:12une défaite pour Trump
00:25:13qui ne pensait qu'à une chose
00:25:14sortir de ce bourbier
00:25:16parce que son administration
00:25:17lui demandait
00:25:18et d'ailleurs
00:25:18il faut voir la presse américaine
00:25:21pleine de fuite
00:25:22de l'entourage de Trump
00:25:24bien sûr
00:25:24donc ça se met à parler
00:25:25dans l'entourage de Trump
00:25:26on sait que G.D. Venn
00:25:27s'est très opposé à ce conflit
00:25:28il vient d'ailleurs de récupérer
00:25:30la base si je puis dire
00:25:31la négociation
00:25:32absolument
00:25:33c'est lui qui est
00:25:34à la tête des négociations
00:25:35donc c'est un grand signal
00:25:36mais on voit
00:25:37quand vous avez
00:25:37tout votre entourage
00:25:38qui commence à parler contre vous
00:25:40c'est pas bon signe Eric Tegner
00:25:42et c'est pourquoi on dit
00:25:43que ce cessez-le-feu
00:25:44est plutôt favorable
00:25:46aux Iraniens
00:25:47oui c'est pas bon signe
00:25:48après je pense
00:25:49qu'il ne faut pas juger les choses
00:25:50par rapport aux trahisons
00:25:51des entourages
00:25:52vous savez
00:25:52en règle générale
00:25:53en termes politiques
00:25:54on est souvent habitué
00:25:55à ce que les gens
00:25:56ils lâchent à chaque fois
00:25:57moi c'est une valeur
00:25:58en tout cas
00:25:59que je n'apprécie pas
00:26:00fondamentalement
00:26:01mais tu dis bien
00:26:02c'est au-delà de ça
00:26:02c'est un désaccord de fond
00:26:03oui bien sûr
00:26:04mais l'entourage
00:26:05qui commence
00:26:06j'ai envie de dire
00:26:06à balancer
00:26:07on se rappelle comment
00:26:08Donald Trump
00:26:08déjà lors de son premier mandat
00:26:10avait eu quelqu'un
00:26:11qui avait alimenté
00:26:12un ouvrage
00:26:13d'un livre
00:26:13etc
00:26:14depuis l'intérieur
00:26:15c'est à dire que
00:26:15dans certains cas
00:26:16ce sont quand même
00:26:17des cas de félonie
00:26:17donc pardonnez-moi
00:26:18en effet
00:26:19aujourd'hui c'est très compliqué
00:26:20du côté de Donald Trump
00:26:21c'est sûr qu'on n'y est pas encore
00:26:23moi simplement
00:26:23j'ai un seul enseignement
00:26:25sur toutes les crises internationales
00:26:26qu'on a depuis le début
00:26:27c'est que c'est fluctuant
00:26:28tous les mois
00:26:28tous les mois
00:26:29c'est fluctuant
00:26:30et qu'il n'y a jamais un perdant
00:26:32il n'y a jamais un gagnant
00:26:33et que arrêter un conflit
00:26:35c'est impossible
00:26:35donc de toute façon
00:26:36ça va durer des mois
00:26:37il y aura des victoires
00:26:38il y aura des défaites
00:26:39et à l'instant on apprend
00:26:40que des pourparlers
00:26:41entre le Liban et Israël
00:26:43sont prévus la semaine prochaine
00:26:44à Washington
00:26:45on va en parler dans un instant
00:26:47et on va en parler aussi
00:26:48vous voyez la crise
00:26:49qu'on vient de décrire
00:26:50pendant ce temps
00:26:50il y a David Guiraud
00:26:51qui augmente ses indemnités
00:26:52à Roubaix
00:26:53c'est pas le seul maire
00:26:54il le fait
00:26:55mais oui
00:26:55mais c'est un maire LFI
00:26:56donc c'est toujours très intéressant
00:26:58entre l'étiquette politique
00:26:59et les actes
00:27:00je suis d'accord
00:27:00Thomas Cazenave l'a fait
00:27:01ancien ministre du budget
00:27:02il y a d'autres maires
00:27:03qui viennent d'être élus
00:27:04qui l'ont fait aussi
00:27:04on est bien d'accord
00:27:06Eric Ciotti lui
00:27:08il a coupé les cordons
00:27:09il a baissé
00:27:09c'est quand même intéressant
00:27:10le discours et les actes
00:27:11on va en parler dans un instant
00:27:12et puis les arrêts maladie
00:27:13ils explosent en France
00:27:14alors évidemment
00:27:15il y a des arrêts maladie
00:27:16qui sont sincères
00:27:17et puis il y a ceux
00:27:17qui en profitent
00:27:18à tout de suite
00:27:22de retour dans 100% politique
00:27:24on accueille Régis Le Saumier
00:27:25bonjour Régis
00:27:26il y a encore quelques
00:27:26on était déjà ensemble hier
00:27:28mais il y a encore
00:27:29encore quelques jours
00:27:29vous étiez au Liban
00:27:30vous avez pris en direct
00:27:32dans 100% politique
00:27:33d'ailleurs le soir
00:27:33et à l'instant
00:27:34on apprend que des pourparlers
00:27:35puisque le Liban
00:27:36ne fait pas partie
00:27:36du fameux cessez-le-feu
00:27:37entre les américains
00:27:38et les iraniens
00:27:39on sent bien que Trump
00:27:40a envie que le Liban
00:27:41fasse partie du cessez-le-feu
00:27:42et que c'est les israéliens
00:27:43qui ne voulaient pas
00:27:44des pourparlers
00:27:45entre le Liban et Israël
00:27:46prévus la semaine prochaine
00:27:47Oussar à Washington
00:27:48donc j'allais dire
00:27:50sous l'oeil de Donald Trump
00:27:52et de son administration
00:27:53le Liban vient de connaître
00:27:54une très très dure journée
00:27:55300 morts
00:27:56dans des frappes israéliennes
00:27:57un grand nombre de civils
00:27:59parmi ces morts
00:28:00qui visaient le Hezbollah
00:28:03mais il y a beaucoup de civils
00:28:04je viens de le dire
00:28:04qui ont été tués aujourd'hui
00:28:06et il y a la volonté
00:28:07des Européens
00:28:08de la France
00:28:09que tout ça s'arrête
00:28:09également
00:28:10Oli, bon
00:28:10on sent que Trump
00:28:11veut aussi que ça s'arrête
00:28:12non Régis ?
00:28:13Trump a communiqué
00:28:15enfin a appelé directement
00:28:16Netanyahou
00:28:16cet après-midi
00:28:17c'est la chaîne NBC
00:28:18chaîne américaine
00:28:19qui l'annonce
00:28:20donc résultat
00:28:22il y a cette annonce
00:28:24de pourparlers
00:28:25pourparlers qui sont demandés
00:28:26par le gouvernement libanais
00:28:27depuis très longtemps
00:28:28des pourparlers direct
00:28:30justement
00:28:30sans évidemment
00:28:32l'intermédiaire du Hezbollah
00:28:33puisque le vrai nœud
00:28:35du problème
00:28:35il est là
00:28:36mais jusqu'à présent
00:28:38Israël avait fait
00:28:39lettre morte
00:28:40c'est-à-dire
00:28:40ne répondait pas
00:28:42aux demandes
00:28:42de Joseph Aoun
00:28:44le président
00:28:44et de son premier ministre
00:28:45d'ouvrir des pourparlers
00:28:47direct
00:28:48pour arrêter la guerre
00:28:49
00:28:49si c'est
00:28:50sous le parapluie américain
00:28:53on imagine que ça va
00:28:54avoir plus de chance
00:28:55et je pense que
00:28:56la véritable raison
00:28:59pour laquelle
00:29:00Donald Trump s'implique
00:29:01c'est qu'il veut
00:29:02donner absolument
00:29:03des chances
00:29:04aux négociations
00:29:05qui vont s'ouvrir
00:29:06au Pakistan
00:29:06et il sait très bien
00:29:07que les Iraniens
00:29:08veulent mettre le Liban
00:29:09dans l'équation
00:29:09c'est-à-dire que
00:29:10même s'il y a eu
00:29:11des attermes en temps
00:29:12vous avez dit
00:29:12le Liban a été exclu
00:29:14il semble que les Pakistanais
00:29:15disent non non
00:29:16le Liban
00:29:17quand ils ont présenté
00:29:17le cessez-le-feu
00:29:19ils disent non non
00:29:19le Liban a été inclus
00:29:20c'est Israël qui les a sortis
00:29:21c'est ça que vous voulez dire
00:29:22voilà donc il y a eu ça
00:29:23mais si ça doit bloquer
00:29:25ça ne doit pas bloquer
00:29:25pour le Liban
00:29:27uniquement
00:29:27ce qui est intéressant
00:29:28c'est que du point de vue
00:29:30des Iraniens
00:29:31ils vont évidemment
00:29:33vouloir englober
00:29:34avec le Liban
00:29:35mais ils vont quand même
00:29:36à la négociation
00:29:37c'est-à-dire que
00:29:37même s'il n'y a pas
00:29:38de certitude
00:29:39de l'arrêt des combats
00:29:40et des frappes
00:29:40ce qu'ils ont demandé
00:29:41ils vont quand même négocier
00:29:42ça veut dire que
00:29:44potentiellement
00:29:45et c'est ça qui est terrible
00:29:46le Liban risque peut-être
00:29:47de servir
00:29:48de variable d'ajustement
00:29:50pour des négociations
00:29:51parce que
00:29:52à la fois
00:29:52les Etats-Unis
00:29:53ont besoin
00:29:54d'un accord
00:29:54et pour tout un tas de raisons
00:29:56en particulier
00:29:57Hormuz
00:29:57et que
00:29:58les Iraniens
00:30:00au vu de ce qu'ils vont gagner
00:30:01avec cet accord
00:30:02le petit Liban
00:30:04hélas je crains
00:30:06pour perte et profit
00:30:07On en parlait du péage
00:30:08qui va se mettre en place
00:30:08au Détroit d'Hormuz
00:30:09où les Iraniens
00:30:10vont prendre des dizaines
00:30:12de milliards de dollars
00:30:12En plus ils l'ont déguisé
00:30:14de façon intelligente
00:30:16c'est-à-dire qu'au départ
00:30:17ils avaient demandé
00:30:17des réparations de guerre
00:30:18directement aux Etats-Unis
00:30:20C'était inimaginable
00:30:21que les Etats-Unis
00:30:22payent pour les dégâts
00:30:23faits pendant la guerre
00:30:24Donc qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:30:25Ils ont dit
00:30:25on va conserver ce péage
00:30:28pour payer
00:30:29les réparations
00:30:30pour payer en fait
00:30:31les dégâts de la guerre
00:30:33Vu comme ça
00:30:34c'est acceptable
00:30:35Et Donald Trump finalement
00:30:37voit dans cette idée
00:30:38de finalement
00:30:39de taxer
00:30:39de faire du business
00:30:41en fait
00:30:41quelque chose
00:30:42qui pourrait lui convenir
00:30:44d'autant qu'il n'arrête pas
00:30:45de dire
00:30:45vous savez
00:30:45qu'on a changé de régime
00:30:47en Iran
00:30:48on n'a pas changé de régime
00:30:49Mais les têtes
00:30:50Les têtes ont changé
00:30:52Et donc si ces têtes
00:30:53s'avèrent accommodantes
00:30:55et si accord il y a
00:30:56on peut très bien imaginer
00:30:57que les Etats-Unis
00:30:58veuillent participer
00:30:59à cet accord économique
00:31:00Ça c'est la philosophie
00:31:02de Donald Trump
00:31:02Régis
00:31:02Vous étiez je l'ai dit au Liban
00:31:04il y a quelques semaines
00:31:04C'est quoi la situation au Liban
00:31:06pour nos téléspectateurs
00:31:07pour qu'ils le comprennent bien ?
00:31:08C'est terrible
00:31:08Moi j'ai eu une amie
00:31:10qui m'a contacté aujourd'hui
00:31:12Elle m'a expliqué
00:31:12que l'impression
00:31:13qu'elle a eu hier
00:31:14en entendant les bombardements
00:31:16les frappes
00:31:17dans le centre-ville
00:31:17Une amie qui est à Beyrouth
00:31:18qui est à Beyrouth
00:31:20C'était l'équivalent
00:31:21de l'explosion du port
00:31:22Donc tout le cauchemar
00:31:24de l'explosion du port
00:31:25revient
00:31:26c'est-à-dire les gens
00:31:26qui commencent à se précipiter
00:31:27dans les gravats
00:31:28pour essayer de sortir
00:31:30les gens de l'immeuble
00:31:32des immeubles
00:31:33qui ont été visés
00:31:34et elle m'a dit
00:31:35j'avais jamais vécu ça
00:31:36depuis août 2020 en fait
00:31:39La situation
00:31:40ce qu'il faut imaginer
00:31:42par exemple
00:31:42parce que moi
00:31:42j'ai passé 10 jours
00:31:45la situation
00:31:46c'est que vous avez
00:31:47on vous annonce
00:31:48en tant que journaliste
00:31:49on vous annonce
00:31:51qu'un immeuble
00:31:52va être frappé
00:31:52l'immeuble est évacué
00:31:54l'ensemble du quartier
00:31:55du périmètre est évacué
00:31:57mais vous ne savez pas
00:31:58exactement
00:31:58quel type de bombe
00:31:59va être utilisée
00:32:00si c'est une bombe
00:32:01de 2 tonnes
00:32:02qui fait écrouler l'immeuble
00:32:03vous pouvez être atteint
00:32:05donc quand vous êtes
00:32:06dans le périmètre
00:32:07vous ne savez pas
00:32:07ce qui fait que
00:32:08les secouristes
00:32:09qu'est-ce qu'ils font
00:32:09ils mettent des ambulances
00:32:11de toute façon
00:32:12prédisposées
00:32:13en attendant la frappe
00:32:14et parfois la frappe
00:32:15n'intervient pas
00:32:17c'est-à-dire que le quartier
00:32:17est bouclé
00:32:18moi je l'ai vécu
00:32:19à Saïda
00:32:20le quartier est bouclé
00:32:21pendant 5 heures
00:32:22et il n'y a pas de frappe
00:32:23donc si vous voulez
00:32:24au niveau
00:32:24d'usage des nerfs
00:32:27des libanais
00:32:28sans compter
00:32:29qu'ils ont en permanence
00:32:30un drone israélien
00:32:31qui s'appelle
00:32:32un Hercule 450
00:32:33qui passe dans le ciel
00:32:34qui fait un bruit de tondeuse
00:32:35l'ancien directeur
00:32:37que j'ai rencontré
00:32:38à Beyrouth
00:32:39de l'Orient le jour
00:32:40Fouad Kourielou
00:32:41me disait
00:32:42pour les libanais
00:32:43c'est le bruit
00:32:44de la nouvelle occupation
00:32:45israélienne
00:32:46donc ils considèrent
00:32:48que cette surveillance
00:32:49permanence
00:32:49ce drone
00:32:50qui est en permanence
00:32:52vous l'entendez
00:32:52tout le temps
00:32:53ça fait partie
00:32:54du poids mental
00:32:55qu'exerce Israël
00:32:56sur le Liban
00:32:57et je rappelle
00:32:57qu'il y a des français
00:32:58qui sont engagés
00:32:59dans la fameuse finule
00:33:00et qu'il y a pu avoir
00:33:01confrontation avec
00:33:02Tzal
00:33:03ces derniers jours
00:33:04donc c'est un sujet sensible
00:33:06pour la France
00:33:06également
00:33:07et c'est pourquoi
00:33:07Emmanuel Macron
00:33:08a encore réagi
00:33:09aujourd'hui
00:33:09Régis
00:33:10alors c'est
00:33:11effectivement
00:33:11ils sont positionnés
00:33:12en plus au Liban Sud
00:33:13ils ont été
00:33:14il y a eu des blessés
00:33:15il y a eu des commandés
00:33:16de nos soldats
00:33:17qui ont été
00:33:18atteints par des éclats
00:33:19il y a eu
00:33:20trois représentants
00:33:21philippins
00:33:21de la finule
00:33:22qui ont été tués
00:33:23depuis le début
00:33:23de ce conflit
00:33:24deux à cause
00:33:25d'un explosif
00:33:25du Hezbollah
00:33:26un autre
00:33:27à cause
00:33:27d'un tir
00:33:28d'un charmer
00:33:29d'Israël
00:33:30donc si vous voulez
00:33:31la finule
00:33:32dans l'histoire
00:33:32elle a l'air
00:33:33plutôt de gêner
00:33:34les belligérants
00:33:35dans la guerre
00:33:35qui sont en train
00:33:36de se mener au Liban Sud
00:33:37guerre qu'il faut le rappeler
00:33:39n'est pas nouvelle
00:33:40le Liban Sud
00:33:41c'est le théâtre
00:33:43c'est le champ de bataille
00:33:44idéal du Hezbollah
00:33:45c'est là où il est né
00:33:46le Hezbollah
00:33:46entre 1982 et 2000
00:33:48au moment de l'occupation
00:33:50par Israël
00:33:51du Liban Sud
00:33:51le Hezbollah
00:33:52est né
00:33:53dans cet endroit là
00:33:54en faisant
00:33:55ce type de guérilla
00:33:56avec Israël
00:33:57aujourd'hui
00:33:57il refait exactement
00:33:58la même chose
00:33:59il est comme un poisson
00:34:00dans l'eau
00:34:00dans certains endroits
00:34:01ce qui explique
00:34:02les difficultés
00:34:03qu'ont les Israéliens
00:34:04à établir une zone tampon
00:34:05qui remonterait jusqu'au fleuve Litanie
00:34:07le fleuve Litanie
00:34:08c'est 30 km de la frontière
00:34:10là ils sont
00:34:11à 5-6 km
00:34:12mais c'est très difficile
00:34:14il y a des combats acharnés
00:34:15et là au milieu
00:34:16il y a la finule
00:34:17qui ne peut rien faire
00:34:18alors voyez les tweets
00:34:19on va commencer par Emmanuel Macron
00:34:20on a Emmanuel Macron
00:34:20et Marine Le Pen
00:34:21c'est pas souvent
00:34:22qu'Emmanuel Macron
00:34:22et Marine Le Pen
00:34:23sont d'accord sur un sujet
00:34:24sur le Liban
00:34:25ils sont en parfait alignement
00:34:26je viens de m'entretenir
00:34:27avec le président libanais
00:34:28Joseph Aoun
00:34:29ainsi qu'avec le premier ministre
00:34:30j'aurais exprimé
00:34:31en pleine solidarité
00:34:32de la France
00:34:33face aux frappes indiscriminées
00:34:34menées par Israël au Liban
00:34:36aujourd'hui
00:34:36qui ont donc fait 300 morts
00:34:38qui ont fait de très nombreuses
00:34:39victimes civiles
00:34:40nous les condamnons
00:34:40avec la plus grande fermeté
00:34:41ces frappes menacent directement
00:34:43la pérennité du cessez-le-feu
00:34:44qui vient d'être conclue
00:34:45le Liban doit impérativement
00:34:46en faire partie
00:34:47j'ai redit la nécessité
00:34:48de préserver l'intégrité
00:34:49territoriale du Liban
00:34:50et la détermination de la France
00:34:51à soutenir les efforts
00:34:52des autorités libanaises
00:34:53en faveur de la souveraineté du pays
00:34:54et de la mise en oeuvre
00:34:55du plan de désarmement
00:34:56du Hezbollah
00:34:57et Marine Le Pen
00:34:58a également réagi
00:34:59la patronne du groupe RN
00:35:00à l'Assemblée Nationale
00:35:01le devoir de notre pays
00:35:02est de protéger le Liban
00:35:03sa population
00:35:04et sa souveraineté
00:35:05ce pays est une nouvelle fois
00:35:06victime collatérale
00:35:07des tensions dans la région
00:35:08subissant des bombardements
00:35:09massifs
00:35:09sur sa capitale
00:35:10je soutiens la proposition
00:35:11de la France
00:35:12d'inclure le Liban
00:35:13dans le cadre du cessez-le-feu régional
00:35:14c'est pas souvent
00:35:15que Marine Le Pen
00:35:16et Emmanuel Macron
00:35:16disent quasiment la même chose
00:35:18oui c'est vrai
00:35:19et Marine Le Pen
00:35:19en même temps
00:35:20a quand même
00:35:20une certaine cohérence
00:35:21d'un point de vue
00:35:22de géopolitique
00:35:23parce que
00:35:24elle s'est totalement différenciée
00:35:26le soutien
00:35:27envers Israël
00:35:28elle a quand même
00:35:29depuis le début
00:35:30elle a plutôt alerté
00:35:31sur l'offensive israélo-américaine
00:35:33sur l'Iran
00:35:34parce que
00:35:34elle avait plutôt peur
00:35:35de cette escalade
00:35:36également du côté du Liban
00:35:38parce que c'est sûr
00:35:39que même en termes
00:35:39d'opinion publique
00:35:40il y a une problématique
00:35:41aujourd'hui quand même
00:35:42c'est difficilement acceptable
00:35:44par un ensemble
00:35:45de la population
00:35:46y compris occidentale
00:35:47de voir à quel point
00:35:48le Liban aujourd'hui
00:35:48peut être frappé
00:35:49et surtout
00:35:50il y a un manque de compréhension
00:35:51des objectifs israéliens
00:35:53sur le Liban
00:35:54et cette idée
00:35:54que dans le fond
00:35:55on n'arrivera jamais
00:35:56à s'arrêter
00:35:57parce que ce qui est important
00:35:58c'est que si on pense
00:35:59à la paix qui viendra après
00:36:00si on commence par détruire
00:36:01si en effet
00:36:02une population
00:36:02qui aujourd'hui
00:36:03est de plus en plus
00:36:04opposée au Hezbollah
00:36:05va également avoir
00:36:06énormément de ressentis
00:36:07vis-à-vis des occidentaux
00:36:08la reconstruction
00:36:09va être compliquée
00:36:10vous savez c'est la même chose
00:36:11sur le détroit d'Hormuz
00:36:11on est en train de nous faire croire
00:36:13que simplement
00:36:13réouvrir le détroit d'Hormuz
00:36:15suffira
00:36:15mais pardonnez-moi
00:36:16il y a énormément
00:36:17d'infrastructures
00:36:18notamment en Irak
00:36:19qui vont être très compliquées
00:36:20qui vont prendre
00:36:21des années
00:36:21parfois même des décennies
00:36:23à être reconstruites
00:36:24donc c'est à dire
00:36:25que c'est pas parce qu'à un moment
00:36:26on va pouvoir signer un accord
00:36:27sur une feuille de papier
00:36:28que tout va être réglé
00:36:29dès le lendemain
00:36:30nous continuerons
00:36:30de frapper le Hezbollah
00:36:32avec force et détermination
00:36:33disait ce matin
00:36:34Benjamin Netanyahou
00:36:35avant d'ajouter
00:36:36à la suite des demandes
00:36:37répétées du Liban
00:36:38d'ouvrir des négociations
00:36:40directes avec Israël
00:36:41j'ai donné instruction
00:36:42mercredi au cabinet
00:36:43d'engager
00:36:44des négociations directes
00:36:46avec le Liban
00:36:46dans les plus brefs délais
00:36:47et donc ce soir
00:36:47on a appris que c'est pour parler
00:36:48on se tiendrait la semaine prochaine
00:36:50à Washington
00:36:50Eric Revelle sur le Liban
00:36:52écoutez moi
00:36:53c'est un pays
00:36:53que je connais un peu
00:36:54j'ai été plusieurs fois
00:36:55à Beyrouth
00:36:56et je me souviens
00:36:57du traumatisme du port
00:36:58avec tous ses visages
00:36:59des morts
00:37:00autour du port
00:37:01moi je pense au peuple
00:37:02martyr libanais
00:37:03je vous le dis
00:37:04comme je le pense
00:37:04et notamment
00:37:05à tous ces chrétiens d'Orient
00:37:07qui n'ont pas voulu quitter
00:37:09le sud du Liban
00:37:10et qui doivent être
00:37:11dans un
00:37:12il y a un père
00:37:12qui a été tué
00:37:12et le père Pierre El Raï
00:37:14pour ne pas le citer
00:37:16dont l'ambassadeur
00:37:17d'ailleurs
00:37:17sur un plateau de CNews
00:37:18où j'étais
00:37:19l'ambassadeur d'Israël
00:37:20en France disait que c'était
00:37:21une erreur
00:37:22je crois
00:37:24donc si vous voulez
00:37:25le peuple libanais
00:37:26le Hezbollah se terre
00:37:27le Hezbollah se terre
00:37:29Régis l'a très bien résumé
00:37:31mais les civils
00:37:32ne peuvent pas se terrer
00:37:32donc en réalité
00:37:33ils sont sous une pluie de bombes
00:37:35je ne sais plus
00:37:35à combien de milliers de morts
00:37:37on est aujourd'hui
00:37:38mais ce peuple
00:37:39dont on est extrêmement proche
00:37:41qui attend beaucoup
00:37:42de la France
00:37:43alors les déclarations
00:37:44du président de la République
00:37:45bien sûr
00:37:46toute notre solidarité
00:37:47etc
00:37:48mais je pense que c'est un impératif
00:37:50que dans le cessez-le-feu
00:37:51dans les négociations
00:37:52qui espérons-le
00:37:53vont aboutir
00:37:54après ces 15 jours
00:37:55on englobe le Liban
00:37:56le Liban
00:37:57son budget de la défense
00:37:58c'est 1%
00:37:59du budget de la défense israélien
00:38:00c'est un pays
00:38:01d'une fragilité absolue
00:38:03en interne
00:38:04en externe
00:38:05qui a laissé
00:38:05le Hezbollah
00:38:06conquérir
00:38:07des leviers du pouvoir
00:38:08à l'Assemblée nationale
00:38:09dans le gouvernement
00:38:10libanais
00:38:11mais aujourd'hui
00:38:12c'est un pays
00:38:12qui est laissé
00:38:15à lui-même
00:38:15il n'a pas de protecteur
00:38:18le Liban
00:38:18peut disparaître
00:38:19le Liban
00:38:20peut disparaître
00:38:21on ne sait pas
00:38:21comment tout ça
00:38:22va se terminer
00:38:22si Israël
00:38:24va occuper plus longuement
00:38:25le sud-Liban
00:38:26ou une partie du Liban
00:38:27vous avez
00:38:27un million et demi
00:38:28de Syriens
00:38:29qui sont réfugiés
00:38:30au Liban
00:38:31c'est un pays
00:38:31qui est totalement
00:38:32fractionné
00:38:33fracturé
00:38:33et qui pourtant
00:38:34espère beaucoup
00:38:36dans notre pays
00:38:37vous partagez
00:38:38Régis
00:38:38oui tout à fait
00:38:39je rajouterais
00:38:40que c'est un pays
00:38:41qui a un risque
00:38:42de retour
00:38:43à cette fameuse
00:38:43guerre civile
00:38:44des années 80
00:38:45c'est-à-dire
00:38:45entre 75 et 90
00:38:47le Liban a vécu
00:38:49des passages
00:38:50les plus épouvantables
00:38:51de son histoire
00:38:52que ça reste
00:38:54un pays fractionné
00:38:54ça reste un pays
00:38:55où par exemple
00:38:56la fameuse ligne verte
00:38:57qui séparait
00:38:57Beyrouth Est
00:38:58et Beyrouth Ouest
00:38:59elle est toujours
00:39:00dans la tête
00:39:01je me souviens
00:39:02d'avoir pris
00:39:03un taxi
00:39:04et le chauffeur me disait
00:39:05vous voyez
00:39:05là avant
00:39:06dans les années 80
00:39:07on ne pouvait pas passer
00:39:09et il me regarde
00:39:09un air un peu
00:39:11comment
00:39:11il me regarde
00:39:12il me dit
00:39:12peut-être qu'on ne pourra
00:39:13bientôt plus passer
00:39:14à nouveau
00:39:14sous-entendu
00:39:15peut-être que les communautés
00:39:17vont se replier
00:39:18les unes sur les autres
00:39:18parce qu'il y a
00:39:19un vrai problème
00:39:20avec les réfugiés
00:39:21il faut imaginer
00:39:22qu'au Liban
00:39:22vous avez un million
00:39:23de réfugiés
00:39:24qui sont remontés
00:39:25du sud
00:39:25et qui continuent
00:39:26à remonter
00:39:27et ce million
00:39:27de réfugiés
00:39:29vient occuper
00:39:30des territoires
00:39:31le Liban
00:39:32c'est 5 millions
00:39:33de personnes
00:39:33vous imaginez
00:39:34ça voudrait dire
00:39:35qu'à l'échelle
00:39:36de la France
00:39:37vous pouvez imaginer
00:39:37que 15 millions
00:39:38de français du sud
00:39:40remontent vers le nord
00:39:40tout d'un coup
00:39:41c'est ce qui se passe
00:39:42au Liban
00:39:42alors les Libanais sont
00:39:44extrêmement accueillants
00:39:45moi j'ai assisté
00:39:46à des scènes
00:39:46où les communautés
00:39:48chrétiennes
00:39:48viennent donner
00:39:49c'était pendant le ramadan
00:39:51viennent participer
00:39:53à la rupture du jeûne
00:39:54et donner de la nourriture
00:39:55aux réfugiés chiites
00:39:57qui sont sur la corniche
00:39:58à Beyrouth
00:39:59ils sont partout
00:40:00j'ai des communautés
00:40:02sunnites aussi
00:40:03accueillant des chiites
00:40:04il y a une tradition
00:40:05d'accueil
00:40:06chez les Libanais
00:40:07mais si
00:40:07il y a une permanence
00:40:08du réfugié
00:40:09sur le territoire
00:40:10de l'autre
00:40:11là on revient
00:40:12à des réflexes
00:40:13de la guerre civile
00:40:14là on revient
00:40:15à un pays
00:40:16qui est extrêmement morcelé
00:40:17dont la constitution
00:40:19finalement
00:40:19est confessionnelle
00:40:21c'est ça
00:40:22qu'il ne faut pas oublier
00:40:23c'est pas un pays
00:40:24qui fonctionne
00:40:24comme notre pays
00:40:25il n'y a pas
00:40:26la laïcité
00:40:27qui garantit
00:40:28l'unité nationale
00:40:29et donc tout ça
00:40:30peut réveiller des passions
00:40:31avec en plus
00:40:33l'occupation
00:40:34du Liban Sud
00:40:35par Israël
00:40:36qui va réveiller aussi
00:40:37des mauvais souvenirs
00:40:38pour les Libanais
00:40:39aussi peut-être
00:40:40pour les Israéliens aussi
00:40:41parce qu'on le sent bien
00:40:42quand vous avez
00:40:43l'ancien Premier ministre
00:40:45Ehud Olmert
00:40:46qui dit
00:40:47qui qualifie
00:40:48le Liban Sud
00:40:49de marécage
00:40:50et bien
00:40:50le marécage
00:40:51de Tsaal
00:40:52il connaît
00:40:53il a eu
00:40:53en 2006
00:40:54à livrer une guerre
00:40:55déjà désastreuse
00:40:57à l'époque
00:40:57Israël s'était
00:40:58retirée
00:40:59elle s'était retirée
00:41:00en 2000
00:41:01à chaque fois
00:41:02le Hezbollah
00:41:02en avait profité
00:41:03pour marquer
00:41:04le fait qu'il résistait
00:41:06et faire finalement
00:41:07son emprise
00:41:08sur la société
00:41:10libanese
00:41:10On va se retrouver
00:41:11dans un instant
00:41:11on va écouter
00:41:12les réactions
00:41:13de l'armée israélienne
00:41:14sur le Liban
00:41:15et puis on parlera
00:41:15du chef d'état-major
00:41:16des armées
00:41:17qui était auditionné
00:41:18le chef d'état-major français
00:41:19et qui a dit
00:41:19qu'une guerre
00:41:20avec la Russie
00:41:21était possible
00:41:21et qu'il l'a craigné
00:41:22à tout de suite
00:41:25Retour
00:41:25dans 100%
00:41:27politique
00:41:27on va se retrouver
00:41:28juste
00:41:29alors je le dis
00:41:30Adrien Fontenot
00:41:31est dans le noir
00:41:31donc je ne peux pas le lancer
00:41:33il n'y a pas de projecteur
00:41:34sur lui
00:41:34donc je demande
00:41:36à ce que la lumière soit
00:41:37et la lumière fut
00:41:40Adrien Fontenot
00:41:41pour le rappel des titres
00:41:45Bonsoir Gauthier
00:41:46bonsoir à tous
00:41:47un pétrolier gabonais
00:41:48a franchi le détroit
00:41:49d'Hormuz
00:41:50il s'agit du premier
00:41:51pétrolier non iranien
00:41:52à passer depuis
00:41:53le cessez-le-feu
00:41:54l'Union Européenne
00:41:55et la France
00:41:55souhaitent que la liberté
00:41:56de navigation
00:41:57y soit maintenue
00:41:58ils ont rejeté
00:41:58toute idée de péage
00:41:59proposition évoquée hier
00:42:01par Donald Trump
00:42:02plus tôt l'Iran
00:42:02mettait en garde
00:42:03contre un détroit
00:42:04probablement miné
00:42:05les gardiens de la révolution
00:42:06proposait deux routes
00:42:07alternatives
00:42:08proches des côtes iraniennes
00:42:09les prix à la pompe
00:42:10pourraient reculer
00:42:11dans les heures
00:42:12les jours qui viennent
00:42:12une diminution
00:42:13d'environ 5 à 10 centimes
00:42:14par litre
00:42:15c'est ce qu'a annoncé
00:42:16le ministre de l'économie
00:42:17Roland Lescure
00:42:17plusieurs ministres
00:42:18étaient réunis à Bercy
00:42:19avec les professionnels
00:42:20du secteur
00:42:20Sébastien Lecornu
00:42:22entend quant à lui
00:42:22tirer des leçons
00:42:23de la crise énergétique
00:42:24le premier ministre
00:42:25s'exprimera demain
00:42:26en fin de journée
00:42:27depuis Matignon
00:42:28Emmanuel Macron
00:42:29est arrivé à Rome
00:42:30et sera reçu demain
00:42:31au Vatican
00:42:31pour la première fois
00:42:32par Léon XIV
00:42:33près d'un an
00:42:34après l'élection
00:42:34du premier pape américain
00:42:35le chef de l'état
00:42:36devrait profiter
00:42:37de cette rencontre
00:42:37pour inviter officiellement
00:42:39le souverain pontife
00:42:39en France
00:42:40aucune rencontre
00:42:41n'est prévue
00:42:41en revanche
00:42:42à l'occasion de ce séjour
00:42:43avec la première ministre
00:42:44italienne
00:42:44Giorgia Meloni
00:42:45le chauffard impliqué
00:42:46dans la mort du gendarme
00:42:48Eric Comine
00:42:48survenu en août 2024
00:42:49dans les Alpes-Maritimes
00:42:50est renvoyé
00:42:51devant la cour d'assises
00:42:52pour meurtre
00:42:53et non pour homicide routier
00:42:54une première victoire
00:42:55pour la famille du militaire
00:42:56leur avocate
00:42:57salue
00:42:57un signal fort
00:42:58envoyé par la justice
00:42:59je cite
00:43:00oui percuté
00:43:01un membre des forces
00:43:02de l'ordre
00:43:02est un acte criminel
00:43:03parmi les plus graves
00:43:04de notre état de droit
00:43:05et doit être jugé comme tel
00:43:07et puis un fugitif italien
00:43:08de la Camorra
00:43:09interpellé à beau soleil
00:43:10dans les Alpes-Maritimes
00:43:11hier l'individu
00:43:11a été visé
00:43:12par un mandat d'arrêt européen
00:43:13il a déjà été condamné
00:43:15en Italie
00:43:15pour crime
00:43:16détention de drogue
00:43:17et de munition de guerre
00:43:18il va être remis
00:43:19aux autorités italiennes
00:43:19pour comparaitre à Naples
00:43:20l'homme en court
00:43:21une peine
00:43:22d'au moins 20 ans de prison
00:43:23merci beaucoup Adrien
00:43:24on va donc écouter
00:43:26le porte-parole
00:43:27de l'armée israélienne
00:43:27sur le Liban
00:43:28et vous le savez
00:43:29un des pourparlers
00:43:34l'objectif de désarmer
00:43:35le Hezbollah
00:43:36est une priorité majeure
00:43:37et l'armée israélienne
00:43:38insiste
00:43:39et reste engagée
00:43:39sur le long terme
00:43:40cet objectif existait
00:43:42avant la campagne
00:43:43pendant celle-ci
00:43:43et encore davantage aujourd'hui
00:43:45nos frappes visent
00:43:46à affaiblir
00:43:47significativement
00:43:48le Hezbollah
00:43:48et à terme
00:43:49à parvenir
00:43:50à son désarmement
00:43:50nous n'abandonnerons
00:43:52pas cet objectif
00:43:56Israël qui ne veut pas
00:43:56abandonner l'objectif
00:43:57de la menace existentielle
00:43:59que représente le Hezbollah
00:44:00comment on peut combiner
00:44:01les volontés d'Israël
00:44:02à en finir
00:44:03avec le Hezbollah
00:44:04la souveraineté du Liban
00:44:07et la sécurité
00:44:07de la population libanaise
00:44:09a priori
00:44:10c'est un casse-tête
00:44:11insoluble
00:44:12d'autant qu'Israël
00:44:13a déjà essayé
00:44:14par le passé
00:44:14de venir à bout
00:44:16du Hezbollah
00:44:18le mot classique
00:44:20c'est de dire
00:44:20on va en finir
00:44:22définitivement
00:44:22avec les terroristes
00:44:24mais vous savez
00:44:25la question du Hezbollah
00:44:26c'est que
00:44:28ce dont on ne se rend
00:44:29pas compte ici
00:44:30c'est que souvent on dit
00:44:31les terroristes du Hezbollah
00:44:32soutenus par l'Iran
00:44:33en ayant l'impression
00:44:35qu'il s'agit de gens
00:44:36qui sont donc pilotés
00:44:37par les Iraniens
00:44:38ce qui est vrai
00:44:39financés par les Iraniens
00:44:40soutenus militairement
00:44:41et au niveau des armes
00:44:42mais dans le fond
00:44:43ce sont des Libanais
00:44:44et ils font partie
00:44:45de la société libanaise
00:44:47la population chiite
00:44:48au Liban
00:44:49elle représente
00:44:50près de 30%
00:44:50de la population
00:44:52et les gens du Hezbollah
00:44:53ils sont dans la vie
00:44:54de tous les jours
00:44:55ça peut être
00:44:56le type qui a sa boutique
00:44:59dans la rue
00:45:00c'est n'importe qui
00:45:02ça peut être un journaliste
00:45:03ça peut être
00:45:03si vous voulez
00:45:04ils sont chez eux
00:45:05au Liban
00:45:06ce sont des Libanais
00:45:07c'est ça la question
00:45:07au dessus
00:45:08il y a effectivement
00:45:09des gardiens de la révolution
00:45:10qui les ont guidés
00:45:11qui les arment
00:45:13et qui les financent
00:45:13mais la véritable difficulté
00:45:16c'est qu'on a
00:45:17cette partie de la population
00:45:19qui est toujours
00:45:20alors on nous dit
00:45:21oui
00:45:21chez les chiites
00:45:22aujourd'hui
00:45:23il y a des divisions
00:45:24le Hezbollah
00:45:25ne fait plus l'unanimité
00:45:26n'apparaît plus
00:45:27comme le sauveur du Liban
00:45:28comme il s'était présenté
00:45:30notamment en 2000
00:45:31au moment du retrait
00:45:32des Israéliens
00:45:33du Liban Sud
00:45:33en 2006
00:45:34au moment de la guerre
00:45:35que j'évoquais tout à l'heure
00:45:37le Hezbollah
00:45:38a engagé le Liban
00:45:40dans des aventures internationales
00:45:41comme la guerre en Syrie
00:45:42par exemple
00:45:43qui ont finalement
00:45:44été très mal perçues
00:45:45par la population libanaise
00:45:47et donc progressivement
00:45:50il a mécontenté
00:45:51une partie des Libanais
00:45:52mais il a toujours
00:45:53un soutien des autres
00:45:55et là actuellement
00:45:56à mesure
00:45:56la une de l'orient du jour
00:45:58on s'en souvient
00:45:58elle était très forte
00:45:59le Hezbollah
00:46:00suicide le Liban
00:46:01c'est le Hezbollah
00:46:02qui est rentré en guerre
00:46:03avec Israël
00:46:03je le rappelle
00:46:03au moment où l'Iran
00:46:04s'est fait bombarder
00:46:05par les Américains
00:46:06mais même après le 7 octobre
00:46:08dès le 8 octobre
00:46:09le Hezbollah
00:46:10est rentré en guerre
00:46:10contre Israël
00:46:11le Hezbollah est un proxy
00:46:12du régime des Mola
00:46:13oui tout à fait
00:46:14mais je vous parle
00:46:15de son importance
00:46:16dans la société libanaise
00:46:17et de ce qu'il représente
00:46:18historiquement
00:46:19il a des députés
00:46:21il a des journaux
00:46:22il a des centres financiers
00:46:24d'ailleurs
00:46:25qui ont été
00:46:26quand j'étais au Liban
00:46:27justement
00:46:28Tzal
00:46:29visait
00:46:30l'armée de l'air israélienne
00:46:31visait les centres financiers
00:46:32du Hezbollah
00:46:34donc ils sont
00:46:35complètement imbriqués
00:46:36dans la société
00:46:37donc ça veut dire
00:46:38détruire
00:46:39venir à bout
00:46:39des terroristes du Hezbollah
00:46:41comme l'expliquent
00:46:42les Israéliens
00:46:43potentiellement
00:46:44c'est faire
00:46:44des centaines de victimes
00:46:46collatérales autour
00:46:47il n'y a pas d'autre solution
00:46:49donc le vrai problème
00:46:50il est là
00:46:51le vrai problème
00:46:51il est que
00:46:52l'armée libanaise
00:46:53aussi
00:46:53n'est pas
00:46:54dans un état
00:46:56de force
00:46:56au point
00:46:57qu'elle puisse
00:46:59désarmer le Hezbollah
00:47:00elle a pris
00:47:01des mesures
00:47:03et le gouvernement
00:47:03libanais
00:47:04a pris la mesure
00:47:05de récupérer
00:47:06le monopole
00:47:07des armes
00:47:08au Liban
00:47:08c'est à dire
00:47:09de démanteler
00:47:11toutes les armes
00:47:13des milices
00:47:13parce qu'il y a eu
00:47:14plusieurs milices
00:47:15mais évidemment
00:47:16c'est un programme
00:47:16qui s'applique
00:47:17au Hezbollah
00:47:18simplement
00:47:19il n'a pas été
00:47:20appliqué
00:47:21parce que l'armée
00:47:22est trop faible
00:47:22par rapport au Hezbollah
00:47:24qui a une puissance
00:47:24absolument incroyable
00:47:26Jules sur le Liban
00:47:27300 morts aujourd'hui
00:47:28de nombreux civils
00:47:29Marine Le Pen
00:47:30et Emmanuel Macron
00:47:31qui ne parlent quasiment
00:47:31que d'une seule voix
00:47:32ce qui arrive
00:47:33assez rarement
00:47:34pour être souligné
00:47:35et des difficultés parallèles
00:47:39c'est à dire
00:47:39le Hezbollah
00:47:40qui a décidé
00:47:40d'entrer en guerre
00:47:41avec Israël
00:47:42qui est une menace
00:47:43évidemment
00:47:43pour Israël
00:47:44et pour le nord d'Israël
00:47:45et de l'autre
00:47:46une population libanaise
00:47:47qui est taboue
00:47:48et qui subit
00:47:48ces bombardements
00:47:49Oui bien sûr
00:47:50mais depuis le début
00:47:50de ce conflit
00:47:51c'est vrai que
00:47:52quand on regarde
00:47:52à part la France insoumise
00:47:53la classe politique
00:47:54elle est plutôt
00:47:54en consensus
00:47:56sur la même position
00:47:57c'est à dire
00:47:58une position de non-alignement
00:47:59de soutien
00:47:59à toutes les forces
00:48:00alliées dans la région
00:48:01c'était le cas
00:48:02après les deux attaques
00:48:04contre des bases militaires
00:48:05aux Émirats arabes unis
00:48:07c'est le cas
00:48:07avec tous les accords
00:48:08les partenariats stratégiques
00:48:10qu'on a avec les pays du Golfe
00:48:11qui ont été attaqués
00:48:12soit par l'Iran
00:48:12soit par ses proxys
00:48:14mais c'est vrai
00:48:14qu'on a une histoire particulière
00:48:16nous la France
00:48:16avec le Liban
00:48:17et en effet
00:48:18c'est un pays
00:48:18qui est extrêmement compliqué
00:48:20c'est un pays confessionnel
00:48:21où c'est un système
00:48:22qui est un petit peu bizarre
00:48:23pour nous
00:48:24c'est à dire que
00:48:24le président doit être
00:48:25un chrétien maronite
00:48:26et bon tout ça date
00:48:28des années du milieu
00:48:29du XXe siècle
00:48:30et c'est vrai qu'il y a
00:48:30de moins en moins
00:48:31de chrétiens maronites
00:48:32au Liban
00:48:33que le Premier ministre
00:48:34doit être un musulman sunnite
00:48:36que le président du Parlement
00:48:37doit être un musulman chiite
00:48:39donc c'est vrai que nous
00:48:40quand on regarde ça
00:48:41avec nos lunettes d'occidentaux
00:48:42c'est vrai qu'on se dit
00:48:43que ce pays est extrêmement compliqué
00:48:45c'est un pays
00:48:45qui fonctionne avec des ethnies
00:48:47avec un certain
00:48:48nombre de régions
00:48:49donc c'est évidemment
00:48:50extrêmement compliqué
00:48:51et toute la question
00:48:51qu'il va falloir poser
00:48:52dans les prochaines heures
00:48:53et les prochaines semaines
00:48:54c'est est-ce que Israël
00:48:55peut gagner cette guerre
00:48:56par la seule force des armes
00:48:58finalement
00:48:58parce qu'on voit très bien
00:48:59qu'il y a eu
00:49:00dans le sud Liban
00:49:00beaucoup de morts
00:49:02Eric Revelle a tout à l'heure
00:49:03parlé du père
00:49:04qui a évidemment choqué
00:49:04la communauté internationale
00:49:06mais toute la question
00:49:07c'est est-ce que oui ou non
00:49:08on arrive sur la question
00:49:09des pourparlers
00:49:09et des négociations
00:49:10visiblement Benjamin Netanyahou
00:49:12s'est fait un petit peu
00:49:13tordre le bras
00:49:13par Donald Trump
00:49:14aujourd'hui
00:49:15mais toute la question
00:49:16c'est de savoir
00:49:16est-ce qu'on continue
00:49:17avec les armes
00:49:18sachant qu'aujourd'hui
00:49:19et bien on voit bien
00:49:20qu'Israël et Tzahal
00:49:22n'arrivent pas
00:49:22et bien à éradiquer
00:49:24le Hezbollah
00:49:24seulement avec les armes
00:49:25on va
00:49:26alors c'est à dire
00:49:27qu'on a cette situation là
00:49:29et comme si c'était
00:49:29pas assez compliqué
00:49:30on a le chef d'état-major
00:49:31qui nous rajoute
00:49:32des ennemis
00:49:32c'est à dire que
00:49:33chef d'état-major des armées
00:49:34a dit aujourd'hui
00:49:35le chef d'état-major français
00:49:36que la menace
00:49:37était russe
00:49:38et qu'il craignait
00:49:39une guerre avec la Russie
00:49:40au moment où on manque
00:49:41de gaz
00:49:41notamment
00:49:42vous savez qu'on va
00:49:43vous s'alimenter
00:49:43évidemment du côté russe
00:49:44donc écoutez
00:49:45le chef d'état-major
00:49:46dans le sujet
00:49:47de la rédaction de CNews
00:49:49sa déclaration
00:49:50sonne comme un avertissement
00:49:52devant les députés
00:49:53de la commission
00:49:54de la défense
00:49:54le chef d'état-major
00:49:56des armées
00:49:56évoque sans détour
00:49:58la possibilité
00:49:59d'une guerre ouverte
00:49:59avec la Russie
00:50:00quelques constantes
00:50:02apparaissaient
00:50:02à l'été dernier
00:50:03le premier
00:50:04c'était
00:50:06la permanence
00:50:07d'une menace russe
00:50:09sur notre continent
00:50:10avec une guerre
00:50:11ouverte
00:50:13qui reste
00:50:15ma préoccupation
00:50:16première
00:50:17en termes
00:50:18de préparation
00:50:18des armées
00:50:19cette inquiétude
00:50:20se fonde sur
00:50:21des données
00:50:21très précises
00:50:22la Russie
00:50:23qui compte
00:50:241 300 000 soldats
00:50:25aujourd'hui
00:50:26en comptera
00:50:271 900 000
00:50:27en 2030
00:50:28Moscou
00:50:29détiendrait
00:50:307 000 chars
00:50:31en 2030
00:50:31contre 4 000
00:50:32aujourd'hui
00:50:33même chose
00:50:34pour les avions
00:50:35de combat
00:50:35et les drones
00:50:36elles produisent
00:50:372500 drones
00:50:38long porté
00:50:39en 2023
00:50:40plus de
00:50:4130 000
00:50:42deux ans plus tard
00:50:43donc c'est des facteurs
00:50:44fois 10
00:50:45là je suis sur
00:50:46des chiffres historiques
00:50:47la progression
00:50:48se poursuit
00:50:49le chef d'état-major
00:50:51déplore un retard
00:50:51pris par la France
00:50:52en matière
00:50:53de dronisation
00:50:54des armées
00:50:55on n'est pas
00:50:55au niveau
00:50:57je le pense
00:50:58très sincèrement
00:50:59mais pour moi
00:51:00c'est aussi
00:51:00c'est pas que
00:51:02des questions
00:51:02de lenteur
00:51:03c'est les conséquences
00:51:04de sous-investissement
00:51:05parce que la défense
00:51:06se construit
00:51:06sur du temps long
00:51:07pour le général
00:51:08Fabien Mandon
00:51:09il ne s'agit pas
00:51:10d'alarmer
00:51:11mais de préparer
00:51:12et d'alerter
00:51:12dans une période
00:51:13de danger
00:51:13appelant
00:51:15à un effort collectif
00:51:16pour garantir
00:51:17la sécurité
00:51:17du pays
00:51:19Régis
00:51:20écoutez
00:51:21je trouve ça
00:51:23assez
00:51:24vu
00:51:25la gravité
00:51:26de la situation
00:51:27au Moyen-Orient
00:51:28je ne dis pas
00:51:28que la gravité
00:51:29et que la préoccupation
00:51:30russe
00:51:31est à négliger
00:51:32mais rappeler
00:51:33systématiquement
00:51:34remettre le focus
00:51:35sur la Russie
00:51:37me paraît
00:51:38contre-productif
00:51:39aujourd'hui
00:51:39je pense qu'il y a
00:51:40une personne
00:51:41qui nous appelle
00:51:42nous français
00:51:42et nous européens
00:51:43à nous organiser
00:51:44à nous armer
00:51:45il s'appelle
00:51:46Donald Trump
00:51:48il n'arrête pas
00:51:48de nous dire
00:51:49vous n'êtes pas venu
00:51:50m'aider
00:51:51mais quelque part
00:51:52on est en train
00:51:52de se rendre compte
00:51:53que l'allié américain
00:51:54qu'on avait jusqu'à présent
00:51:55il ne faut plus compter
00:51:56sur lui
00:51:57et c'est à nous
00:51:57de prendre en main
00:51:58notre destin
00:51:59et je pense que
00:52:00ce n'est pas
00:52:01en ayant
00:52:03de façon quasi
00:52:04obsessionnelle
00:52:04parce que
00:52:05Fabien Mandon
00:52:06que mon chef
00:52:07d'état-major
00:52:08des armées
00:52:08nous avait expliqué
00:52:09quand même
00:52:10il y a quelques mois
00:52:11qu'il fallait s'apprêter
00:52:12à sacrifier nos enfants
00:52:16il est coutumier
00:52:17du fait
00:52:17de faire
00:52:19du catastrophisme
00:52:20vous me direz
00:52:20dans la lignée
00:52:21d'Emmanuel Macron
00:52:22qui quelque part
00:52:24a été
00:52:25même s'il a bien réagi
00:52:27même s'il s'est
00:52:28repositionné
00:52:29internationalement
00:52:30de façon intelligente
00:52:31le trouve
00:52:31avec ce conflit
00:52:34il a quand même
00:52:35quelque part
00:52:36il avait toujours
00:52:36cette obsession
00:52:37de la Russie
00:52:39cette obsession
00:52:39de la coalition
00:52:40des volontaires
00:52:41vous vous rendez compte
00:52:42que quasiment
00:52:43toutes les semaines
00:52:44on avait une réunion
00:52:45avec Volodymyr Zelensky
00:52:46la coalition
00:52:47des volontaires
00:52:48
00:52:49il y a la guerre
00:52:50en Iran
00:52:51et tout à coup
00:52:52tout ça disparaît
00:52:52ce qui prouve
00:52:53que ce n'était pas
00:52:54si imminent
00:52:55ce danger russe
00:52:56et que du côté
00:52:57de la guerre en Ukraine
00:52:58quand on regarde
00:52:58ce qui se passe
00:52:59sur le front
00:52:59il y a toujours
00:53:01des gens qui meurent
00:53:02il y a toujours
00:53:02des opérations
00:53:03mais quelque part
00:53:04on va dire
00:53:04il y a une stabilisation
00:53:06et les forces armées
00:53:07ukrainiennes
00:53:08se sont plutôt
00:53:09ont plutôt repris
00:53:10du poil de la bête
00:53:11je dirais
00:53:11par rapport aux Russes
00:53:12dans le conflit
00:53:13donc ça veut dire quoi ?
00:53:14ça veut dire qu'on est en train
00:53:15encore une fois
00:53:16pour faire plaisir au président
00:53:17parce que c'est ça
00:53:19de montrer
00:53:20de vouloir faire peur aux gens
00:53:21comme si les gens
00:53:22n'avaient pas assez peur
00:53:23parce que c'est ce qui est en train
00:53:24de se produire
00:53:25au Moyen-Orient
00:53:26ce que je note déjà
00:53:27pour montrer un peu
00:53:28le niveau de propagande
00:53:29c'est que lorsqu'il s'agit
00:53:30d'aider par exemple
00:53:32nos pêcheurs
00:53:33d'aider sur la question
00:53:34du carburant
00:53:34aujourd'hui
00:53:35en redistribuant
00:53:36simplement 170 millions d'euros
00:53:37on a tous les ministres
00:53:38qui nous disent
00:53:39qu'il n'y a pas d'argent
00:53:40dans les caisses
00:53:40en revanche
00:53:41on va trouver systématiquement
00:53:43de l'argent
00:53:43lorsque monsieur Zelensky
00:53:44va le demander
00:53:45il y a quand même
00:53:46un paquet européen
00:53:47en ce moment
00:53:47qui est bloqué
00:53:48c'est des dizaines
00:53:49de milliards d'euros
00:53:50qui sont bloqués
00:53:50en raison du veto
00:53:51de Victor Orban
00:53:52qui vont être transférés
00:53:54chez Volodymyr Zelensky
00:53:55après si je peux me permettre
00:53:56d'être un peu plus cynique
00:53:57c'est vrai qu'en règle générale
00:53:58pour pouvoir favoriser
00:54:00une politique d'armement
00:54:01il faut un ennemi
00:54:02c'est-à-dire que dire
00:54:03Donald Trump
00:54:04va nous demander
00:54:05de nous armer
00:54:05ça ne suffit pas
00:54:06pour la population
00:54:07et s'il y a un aspect
00:54:08j'ai envie de dire cynique
00:54:09à ce qui se passe
00:54:10parce qu'évidemment
00:54:10je ne suis pas d'accord
00:54:11avec ce qu'a dit
00:54:11le chef d'état-major des armées
00:54:13c'est qu'au moins
00:54:14ça permet de débloquer
00:54:15des budgets pour l'armée
00:54:16on avait pris énormément de retard
00:54:17et s'il y a bien un élément
00:54:19qui est intéressant
00:54:19je pense que Régis
00:54:20ira dans mon sens
00:54:21c'est que si on considère
00:54:22que les russes
00:54:23sont l'ennemi de demain
00:54:24par exemple
00:54:25sur la question des drones
00:54:26on va peut-être s'armer
00:54:27à un moment
00:54:27peut-être qu'on va commencer
00:54:28à se mobiliser
00:54:29pour savoir comment
00:54:30faire en sorte
00:54:31d'intercepter des drones
00:54:32alors qu'on est extrêmement
00:54:33en retard sur ce sujet
00:54:34donc à minima
00:54:35j'ai envie de dire
00:54:36si on considère
00:54:37que les russes sont l'ennemi
00:54:38les investissements
00:54:39qui vont être mis en place
00:54:40pourront servir
00:54:41dans d'autres cas de figure
00:54:42mais là vous avez
00:54:434 ans de guerre
00:54:45le chef d'état-major des armées
00:54:46nous dit
00:54:46on est très en retard
00:54:47sur les drones
00:54:48qu'attendons-nous
00:54:49qu'attendons-nous
00:54:51pour investir massivement
00:54:51les polonais
00:54:52les russes ont su importer
00:54:54des usines d'Iran
00:54:55et adaptées
00:54:56et aujourd'hui
00:54:57les renvois en Iran
00:54:58donc si vous voulez
00:54:59là aussi
00:55:00le drone Shahid
00:55:01on fait les étonner
00:55:03que les iraniens
00:55:04les utilisent
00:55:05contre les bases américaines
00:55:06dans les pays du Golfe
00:55:07c'est quand même
00:55:08les iraniens
00:55:09qui ont créé ces drones
00:55:10les iraniens
00:55:11travaillent sur les drones
00:55:12depuis 1995
00:55:13et nous
00:55:14on a le chef d'état-major des armées
00:55:16qui vient nous dire
00:55:16on a pris beaucoup de retard
00:55:17nous sommes en 2026
00:55:18et les drones russes
00:55:19maintenant je crois
00:55:20sont meilleurs que les drones iraniens
00:55:22c'est à dire qu'eux
00:55:22ont su quand même
00:55:23un moment s'inspirer
00:55:24et aller très vite
00:55:25ils les ont améliorer
00:55:26mais les ukrainiens
00:55:26on pourrait avoir cette technologie
00:55:28on soutient les ukrainiens
00:55:29depuis 4 ans
00:55:30les ukrainiens sont
00:55:31des experts en drones
00:55:33ils ont vendu ces expertises
00:55:34au pays du Golfe
00:55:36je rappelle que c'est le fameux
00:55:37chef d'état-major
00:55:38qui avait dit qu'il fallait
00:55:38être prêt à sacrifier ses enfants
00:55:39face à la Russie
00:55:41non mais c'est évidemment
00:55:42monsieur Mandon
00:55:43avec tout le respect
00:55:43qu'on peut lui donner
00:55:44au vu de sa fonction
00:55:45le porte-parole d'Emmanuel Macron
00:55:46je vous rappelle
00:55:47qu'il a été chef
00:55:48de l'état-major
00:55:50du ministre des armées
00:55:51Sébastien Lecornu
00:55:52pendant 3 ans
00:55:53donc il connait très bien
00:55:53Sébastien Lecornu
00:55:54il a été chef
00:55:55de l'état-major particulier
00:55:56du président de la République
00:55:57Emmanuel Macron
00:55:58pendant plus d'une année
00:55:59donc il connait par coeur
00:56:00et c'est parce qu'il a eu
00:56:02été placé comme chef des armées
00:56:04et évidemment
00:56:05donc évidemment
00:56:06qu'il est d'accord
00:56:06sur la ligne avec Emmanuel Macron
00:56:08il est d'accord pour dire
00:56:09qu'aujourd'hui
00:56:09la principale menace
00:56:10c'est la menace russe
00:56:11il est d'accord pour dire
00:56:12et il avait dit
00:56:13qu'on pouvait avoir
00:56:14un conflit à nos frontières
00:56:16pas seulement en Pologne
00:56:17pas dans les pays
00:56:19d'Europe de l'Est
00:56:19non il avait dit
00:56:20que ça pouvait intervenir
00:56:21chez nous
00:56:22et évidemment cette phrase
00:56:23elle était absolument maladroite
00:56:25aujourd'hui c'est moins maladroit
00:56:26mais c'est extrêmement clair
00:56:27sur l'état
00:56:28et la vision
00:56:29que monsieur Mandon a
00:56:31des principales menaces
00:56:33que la France pourra affronter
00:56:35dans les prochaines années
00:56:36il dit qu'il y allait
00:56:36avoir possiblement
00:56:37un conflit armé
00:56:38avec la Russie
00:56:38d'ici 3 ou 4 ans
00:56:40c'est extrêmement grave
00:56:41et en effet
00:56:41c'est un petit peu alarmiste
00:56:42Eric ?
00:56:43il vaut mieux que le chef
00:56:44d'état-major
00:56:45soit d'accord avec le chef
00:56:46des armées
00:56:47comme le président de la République
00:56:48il vaut mieux qu'il soit
00:56:48sur la même ligne
00:56:49c'est à dire que
00:56:50quand le chef d'état-major
00:56:51des armées
00:56:52est en désaccord
00:56:52il émissionne
00:56:53ça s'appelle Pierre de Villiers
00:56:54oui
00:56:55il y a un chef des armées
00:56:56et un chef d'état-major
00:56:57mais là où je trouve
00:56:58que la conclusion
00:56:59est incroyable
00:57:00de ce qu'on vient d'entendre
00:57:01c'est qu'en fait
00:57:02le chef d'état-major nous dit
00:57:03on est dans une impasse
00:57:04parce que je résume
00:57:05je résume
00:57:06on n'est pas à la hauteur
00:57:07de la progression
00:57:08de l'armement russe
00:57:08il a exposé
00:57:10les chiffres de chars
00:57:11d'avions de chasse
00:57:11ce qui est logique
00:57:12c'est normal
00:57:13l'OTAN
00:57:15si on écoute Trump
00:57:16ne viendrait plus
00:57:17à notre secours
00:57:18et puis la
00:57:19la défense
00:57:21européenne
00:57:22vous savez
00:57:22le fameux
00:57:23le fameux mirage
00:57:24de construire une défense européenne
00:57:26est dans les limbes
00:57:26en fait
00:57:27il ne peut pas y avoir
00:57:28de défense européenne
00:57:29s'il n'y a pas de défense
00:57:29de l'industrie européenne
00:57:30si l'OTAN disparaît
00:57:31donc en réalité
00:57:32ce que nous dit
00:57:33le chef d'état-major
00:57:33rajoute une strate d'angoisse
00:57:35alors qu'on est en pleine
00:57:37conflit dans le golfe
00:57:38il nous dit
00:57:38en fait
00:57:39je vous fais un point
00:57:40la Russie va peut-être
00:57:41entrer en guerre
00:57:42contre la France
00:57:43ou l'Europe
00:57:43dans 3-4 ans
00:57:44mais on n'a pas les moyens
00:57:46l'OTAN en doute
00:57:47et la défense européenne
00:57:48est un 1
00:57:49bon donc on est dans une impasse
00:57:50je trouve que c'est quand même
00:57:53c'est catastrophique
00:57:53effectivement
00:57:54je m'interroge vraiment
00:57:55sur le timing
00:57:56de cette sortie
00:57:57on est à la veille
00:57:58des pourparlers au Pakistan
00:57:59alors il était auditionné
00:58:00sous serment
00:58:00il est auditionné sous serment
00:58:02donc on ne choisit pas la date
00:58:03non mais bien sûr
00:58:04mais si vous voulez
00:58:04c'est vrai que reparler
00:58:05de ce sujet là
00:58:07est très intéressant
00:58:08en termes de timing
00:58:09on a effectivement
00:58:10des Français
00:58:10qui sont aujourd'hui
00:58:11complètement paniqués
00:58:12de la crise énergétique
00:58:13dans laquelle nous sommes
00:58:14et pas que énergétique
00:58:15d'ailleurs
00:58:16on évoque les denrées alimentaires aussi
00:58:18on a des Français
00:58:19qui sont notamment paniqués
00:58:20parce qu'on a énormément
00:58:21de ressortissants français
00:58:22à l'étranger
00:58:23dans les pays du Golfe
00:58:24au Liban etc
00:58:25et c'est vrai qu'en fait
00:58:26cette sortie ne fait que paniquer
00:58:27encore plus
00:58:28et en réalité mettre vraiment
00:58:29de l'huile sur le feu
00:58:30il est vrai que c'est intéressant
00:58:31de s'interroger
00:58:32sur le timing de cette sortie
00:58:34et reparler de la Russie
00:58:35alors qu'on est quand même
00:58:36a priori
00:58:36sur un autre front
00:58:37et c'est vrai qu'Emmanuel Macron
00:58:39s'il ne s'impliquait pas
00:58:39aussi dans le conflit
00:58:40avec l'Iran
00:58:41c'était pour pouvoir
00:58:43laisser le conflit
00:58:44entre la Russie et l'Ukraine
00:58:45sur le devant de la scène
00:58:46on se souvient
00:58:46qu'il a reçu encore
00:58:47Volodymyr Zelensky
00:58:48ça m'a presque gêné
00:58:49ce conflit en Iran
00:58:50parce qu'en fait
00:58:51Emmanuel Macron
00:58:52a philosophiquement
00:58:53et politiquement
00:58:54des intérêts
00:58:55sur le conflit ukrainien
00:58:56pas simplement
00:58:57son soutien
00:58:58à Volodymyr Zelensky
00:58:59n'est pas simplement
00:59:01de l'amitié
00:59:01qui je crois
00:59:02est sincère
00:59:03entre les deux présidents
00:59:05mais c'est qu'Emmanuel Macron
00:59:07vise à utiliser
00:59:08le conflit ukrainien
00:59:09pour fédéraliser l'Europe
00:59:11c'est ça son objectif
00:59:13et en fait finalement
00:59:15la priorité
00:59:15de la défense nationale
00:59:17certes elle existe
00:59:18si vous voulez
00:59:18mais à chaque fois
00:59:20il y a toujours l'idée
00:59:21quand Emmanuel Macron
00:59:22parle de souveraineté française
00:59:23il parle souvent
00:59:24de souveraineté européenne
00:59:25derrière
00:59:25et donc c'est ça
00:59:27l'objectif
00:59:28et la guerre en Ukraine
00:59:29est évidemment
00:59:30un levier formidable
00:59:31pour créer
00:59:32une Europe fédérale
00:59:33mais oui
00:59:33sur les idées
00:59:34qui sont mises en avant
00:59:35moi il y en a une
00:59:36je ne comprends pas
00:59:36qu'on la mette pas en place
00:59:37c'est la question
00:59:38des services militaires
00:59:39obligatoires
00:59:39pourquoi ?
00:59:40parce que si on apprend
00:59:41bien une chose
00:59:41sur cette guerre
00:59:42entre la Russie
00:59:43et l'Ukraine
00:59:44c'est que c'est d'abord
00:59:44une question d'hommes
00:59:45c'est à dire qu'il y a
00:59:46quand même la Russie
00:59:47qui a beaucoup plus
00:59:48de réserves
00:59:49alors que l'Ukraine
00:59:49elle en a beaucoup moins
00:59:51et que ses partenaires
00:59:52refusent d'envoyer des hommes
00:59:53donc et si on compare
00:59:54un petit peu
00:59:55avec les autres armées
00:59:56européennes
00:59:57par exemple la Finlande
00:59:58parce qu'aujourd'hui
00:59:58on s'aligne en gros
00:59:59sur les positions
01:00:00des pays de l'Est
01:00:01comme la Finlande
01:00:02effectivement
01:00:03quand même
01:00:03ils partagent une frontière
01:00:04avec la Russie
01:00:05donc de leur côté
01:00:06on peut comprendre
01:00:07qu'ils soient inquiets
01:00:07et eux ils ont
01:00:08ce service militaire
01:00:09obligatoire
01:00:10eux ils ont une capacité
01:00:11de mobiliser du monde
01:00:12donc il y a quand même
01:00:13cette impression
01:00:13que d'un côté
01:00:14on va nous dire
01:00:15dans 2-3 ans
01:00:15il peut y avoir une guerre
01:00:16avec la Russie
01:00:17mais on n'est pas capable
01:00:18de mettre en place
01:00:18tout de suite
01:00:18un service militaire obligatoire
01:00:20pourquoi ça m'interroge
01:00:21pour envoyer
01:00:21nos enfants sacrifiés
01:00:23donc vous êtes d'accord
01:00:24avec le chef d'état-major
01:00:25vous êtes d'accord
01:00:26avec le chef d'état-major
01:00:27m'explique que dans 3 ou 4 ans
01:00:29il peut y avoir
01:00:30un conflit armé
01:00:31avec la Russie
01:00:31je m'interroge
01:00:32et je me demande
01:00:33s'il tient des propos
01:00:35aussi graves
01:00:35pourquoi dans ce cas-là
01:00:36il ne prend pas en place
01:00:37une mesure immédiate
01:00:38avec le gouvernement
01:00:38qui est de mettre en place
01:00:39un service militaire obligatoire
01:00:41ne le faisant pas
01:00:42ça montre bien
01:00:42qu'ils savent
01:00:43que c'est une sorte de menace
01:00:45qu'ils mettent en avant
01:00:46pour agiter
01:00:46à des mesures de propagande
01:00:48non mais sinon
01:00:49il faudrait le faire
01:00:50parce qu'encore une fois
01:00:50le seul enseignement
01:00:52le seul enseignement
01:00:53au-delà de la question
01:00:54des drones
01:00:54entre de la guerre
01:00:55en Ukraine
01:00:56et en Russie
01:00:57et bien c'est cette question
01:00:58une onde d'hommes
01:00:58c'est-à-dire un retour
01:00:59à une forme de guerre
01:01:00qu'on avait connue
01:01:01il y a des décennies
01:01:02sont des formes de guerre
01:01:03de tranchées
01:01:04où il faut d'abord
01:01:04être des hommes
01:01:05et là-dessus
01:01:05on n'a rien appris
01:01:06alors je veux qu'on parle
01:01:07d'un tout autre sujet
01:01:08mais on a parlé
01:01:08dans la première heure
01:01:10de la crise
01:01:11qu'on est en train
01:01:12de traverser économiquement
01:01:12et pendant ce temps-là
01:01:14vous avez des élus
01:01:15qui s'augmentent
01:01:15alors vous avez des élus
01:01:16de droite qui l'ont fait
01:01:17je ne dis pas le contraire
01:01:18des élus du centre
01:01:18et des élus de la France insoumise
01:01:20et le même jour
01:01:21Eric Ciotti
01:01:22lui par exemple
01:01:22élu président de la métropole
01:01:24ce matin
01:01:24j'ai rappelé que
01:01:25nous nous appliquerions
01:01:26l'exemplarité budgétaire
01:01:28à nous-mêmes
01:01:28je diminuerai
01:01:29de 30%
01:01:30les indemnités
01:01:31des élus
01:01:32du conseil métropolitain
01:01:33pour une économie
01:01:33de 700 000 euros par an
01:01:35soit 5 millions d'euros
01:01:36sur le mandat
01:01:37et de l'autre côté
01:01:38à Roubaix
01:01:38et bien vous avez
01:01:39le nouveau maire
01:01:39LFI
01:01:40qui a décidé
01:01:41de s'augmenter de 10%
01:01:42vous voyez le sujet
01:01:43de la rédaction de CNews
01:01:45David Guiraud
01:01:46avait promis la rupture
01:01:47il débute son mandat
01:01:49avec une augmentation
01:01:50de son indemnité
01:01:51le maire de Roubaix
01:01:52va désormais percevoir
01:01:544876 euros bruts par mois
01:01:56soit une hausse de 11%
01:01:58une décision justifiée hier
01:02:00par l'élu insoumis
01:02:01lors du conseil municipal
01:02:02sauf surprise
01:02:04je ne vais pas cumuler
01:02:06avec un poste de vice-président
01:02:07à la métropole
01:02:09ni avec un poste de vice-président
01:02:10à la région
01:02:11et j'ai regardé
01:02:12un petit peu
01:02:13les indemnités
01:02:14des maires
01:02:15des villes
01:02:16de 100 000 habitants
01:02:16je suis dans le plafond
01:02:18bas
01:02:18en France
01:02:19les indemnités
01:02:20des maires
01:02:21des villes
01:02:21de plus de 100 000 habitants
01:02:22sont plafonnées
01:02:23à 5960 euros bruts
01:02:25par mois
01:02:26à Roubaix
01:02:27David Guiraud
01:02:28a également décroché
01:02:29des augmentations
01:02:30pour ses adjoints
01:02:31des hausses
01:02:32de 55%
01:02:33à plus de 200%
01:02:34pour l'adjoint
01:02:35à leur propreté
01:02:36présent à temps plein
01:02:37face aux critiques
01:02:39de l'opposition
01:02:40là encore
01:02:41le maire de Roubaix
01:02:42se défend
01:02:42les adjoints
01:02:44sous cette mandature
01:02:45auront beaucoup plus
01:02:47de travail
01:02:47et puisqu'ils ont
01:02:48beaucoup plus de travail
01:02:49on veut qu'ils puissent
01:02:50le faire
01:02:50dans des conditions
01:02:52normales
01:02:52à l'inverse
01:02:53les élus de l'opposition
01:02:54ont vu leur rétribution
01:02:56divisée par deux
01:02:57elle s'élève désormais
01:02:58à 123 euros bruts
01:03:00par mois
01:03:00reste que Roubaix
01:03:02n'est pas un cas isolé
01:03:03les indemnités
01:03:04ont été revues
01:03:05à la hausse
01:03:05dans d'autres villes
01:03:06comme Perpignan
01:03:07Avignon
01:03:08Bordeaux
01:03:08ou encore Montargis
01:03:10alors évidemment
01:03:11il y a beaucoup d'élus
01:03:12qui s'augmentent
01:03:13mais alors là
01:03:13c'est quand même très intéressant
01:03:14que ce soit un homme
01:03:15de la France insoumise
01:03:16dans la ville
01:03:16la plus pauvre de France
01:03:17dans la ville
01:03:18la plus pauvre de France
01:03:18c'est vrai qu'ils passent
01:03:19leur temps
01:03:20à dénoncer
01:03:21les gabegies
01:03:22par-ci par-là
01:03:22à dire que
01:03:23les élus
01:03:24piquent dans les caisses
01:03:25des municipalités
01:03:26qu'ils régalent
01:03:27leurs adjoints
01:03:28à coup de notes de frais
01:03:29à coup d'augmentation
01:03:29bon ben là
01:03:30David Guéraud
01:03:31il donne finalement
01:03:32une très belle définition
01:03:33de ce qu'est la gauche
01:03:34c'est à dire que
01:03:34dans les médias
01:03:35dans les interviews
01:03:36on est extrêmement clairs
01:03:38on nous dit
01:03:38non non c'est impossible
01:03:39on ne peut pas faire ça
01:03:40et puis dès qu'on arrive
01:03:41aux manettes d'une ville
01:03:42et bien on s'augmente
01:03:43monsieur Guéraud
01:03:43il s'augmente de 10%
01:03:44il augmente ses adjoints
01:03:46de 58%
01:03:46moi ça ne me dérange pas
01:03:47je fais partie de ceux
01:03:48qui considèrent
01:03:49que les élus sont mal payés
01:03:50et quand vous voyez
01:03:50que le maire de Roubaix
01:03:51qui est quand même
01:03:52une grande ville
01:03:52était moins payé
01:03:54que 4800 euros brut
01:03:55par mois
01:03:56il y a encore
01:03:56avant l'élection
01:03:58de David Guéraud
01:03:58c'est vrai que ça peut interroger
01:04:00sachant que
01:04:01c'est un travail
01:04:01c'est un job
01:04:02qui est extrêmement compliqué
01:04:03mais le problème
01:04:04c'est que c'est paradoxal
01:04:05par rapport au discours
01:04:07que ce monsieur porte
01:04:07et moi ce qui m'intéresse
01:04:08le plus dans cette séquence
01:04:09c'est la presse
01:04:10c'est les médias
01:04:11c'est parce que oui
01:04:11vous avez raison
01:04:12de préciser que
01:04:12tous les maires le font
01:04:15d'ailleurs
01:04:15comme Duny à Montargis
01:04:16qui est un maire du RN
01:04:18il a augmenté
01:04:19ses indemnités
01:04:20et bien il y a eu
01:04:20un article de libération
01:04:21est-ce que vous croyez
01:04:22qu'il y a eu un article
01:04:22de libération
01:04:23sur monsieur Guéraud
01:04:25et bien non
01:04:25et bien non
01:04:26donc voilà la gauche
01:04:27toujours le même exemple
01:04:29quand on voit
01:04:30la France insoumise
01:04:31je croyais qu'il fallait
01:04:32taxer les riches
01:04:33avec les privilèges
01:04:34effectivement
01:04:34a été systématiquement
01:04:35critiqué
01:04:36je pensais que
01:04:36la LFI
01:04:37était pour la justice sociale
01:04:38il a quand même
01:04:39certains chiffres
01:04:39alors pas forcément
01:04:40en l'occurrence
01:04:40le salaire de David Guéraud
01:04:41mais il y a certains chiffres
01:04:42quand on voit des augmentations
01:04:43de plus de 200%
01:04:44et en plus
01:04:45en parallèle
01:04:45il faut savoir
01:04:46qu'il y a certains conseillers
01:04:47municipaux de l'opposition
01:04:48qui eux
01:04:48voient leurs moyens
01:04:49précisément baisser
01:04:50donc si vous voulez
01:04:51en plus
01:04:51il y a un certain arbitrage
01:04:52qui est fait à ce moment-là
01:04:53et il faut rappeler
01:04:54parce que ça a son importance
01:04:55Roubaix
01:04:56c'est la ville
01:04:56la plus pauvre
01:04:57de la France métropolitaine
01:05:00tous ces salaires-là
01:05:01sont quand même payés
01:05:01par les Roubaisiens
01:05:02je rappelle qu'il y a 46%
01:05:04des Roubaisiens aujourd'hui
01:05:05qui vivent sous le seuil
01:05:06de pauvreté
01:05:06donc en fait
01:05:08le signal
01:05:09qui est envoyé
01:05:10quand même aux Roubaisiens
01:05:11pour le premier conseil municipal
01:05:12est extrêmement mauvais
01:05:13d'autant plus
01:05:14quand on parle
01:05:14de la France insoumise
01:05:15Eric
01:05:15oui bon d'accord
01:05:1610% de hausse
01:05:17c'était pas dans son programme
01:05:19et vous êtes choqué
01:05:21parce que
01:05:2111% le fait
01:05:23mais moi ce qui m'a choqué
01:05:24le plus
01:05:24dans son intervention
01:05:26c'est pas ça
01:05:26attendez c'est pas ça
01:05:27attendez
01:05:28oui vous allez me dire
01:05:29vous êtes choqué
01:05:30mais vous vous rendez compte
01:05:31oui oui
01:05:33mais vous avez dit aussi
01:05:35Perpignan
01:05:36c'est un maire quoi
01:05:37Avignon
01:05:38notre ancien confrère
01:05:40mais vous comprenez
01:05:41que je ne critique pas
01:05:42l'augmentation
01:05:43vous comprenez
01:05:43que je critique l'hypocrisie
01:05:45oui c'est un porte-info
01:05:45totalement
01:05:46avec ce qui propose
01:05:46vous allez avoir
01:05:47tout relativiser
01:05:48mais je me dis
01:05:49ce qui est le plus choquant
01:05:50c'est pas ça
01:05:51ce qui est le plus choquant
01:05:52c'est l'argument qu'il donne
01:05:53il dit
01:05:54comme je ne pourrais pas
01:05:54cumuler
01:05:55avec d'autres fonctions
01:05:57je m'augmente
01:05:58donc on a l'impression
01:05:58qu'il fait de la politique
01:05:59non pas pour ses convictions
01:06:00mais pour cumuler
01:06:01avec d'autres fonctions
01:06:02qu'il n'aura pas
01:06:03puisqu'il ne sera pas élu
01:06:04vice-président de la métropole
01:06:05ça c'est choquant
01:06:06voilà
01:06:06vous vous souvenez de ce vieil
01:06:07ce qu'on disait
01:06:08le coeur à gauche
01:06:09le porte-pourri
01:06:10bien sûr
01:06:12on appartient à la même génération
01:06:13cher Régis
01:06:14je vais à nouveau
01:06:15rappeler une information
01:06:16je pense qu'aucun média
01:06:17ne le fera
01:06:18monsieur Bali Bagayoko
01:06:19qui en ce moment
01:06:21est le maire chétif
01:06:21de tous les médias
01:06:22en France
01:06:23c'était déjà
01:06:24augmenté sa rémunération
01:06:25en 2015
01:06:26de 105%
01:06:27c'est quand même énorme
01:06:28moi en revanche
01:06:29ça me pose un problème
01:06:30ce type d'augmentation
01:06:31pardonnez-moi
01:06:31c'est à dire que
01:06:33normalement
01:06:33c'est bien normal
01:06:34qu'on puisse gagner de l'argent
01:06:35bien entendu
01:06:35mais lorsque vous arrivez
01:06:36à la tête d'une ville
01:06:37qui a eu des problématiques
01:06:39de gestion
01:06:40lorsque vous avez besoin
01:06:41de la saignir
01:06:41et bien vous attendez
01:06:42la première année
01:06:44désolé
01:06:44lorsqu'on vous met
01:06:45à la tête d'une entreprise
01:06:46et que votre objectif
01:06:47c'est de la redresser
01:06:48le dividende
01:06:49c'est pas au début de l'année
01:06:50c'est à la fin
01:06:51quand il y a du résultat
01:06:52c'est peut-être pour ça
01:06:53que monsieur David Guéraud
01:06:54parce que les finances
01:06:55de la métropole à Nice
01:06:57sont dans un état catastrophique
01:06:58monsieur Alliot
01:06:59à Perpignan
01:06:59il a un bilan qui est extra
01:07:01donc c'est bien normal
01:07:02qu'à un moment
01:07:03au bout de plusieurs années
01:07:03il dit
01:07:04j'ai fait des économies
01:07:05j'ai remporté de l'argent
01:07:06dans les caisses etc
01:07:07et donc maintenant
01:07:08étant donné que j'ai des résultats
01:07:09je m'augmente
01:07:10et ces gens là
01:07:11ils s'augmentent avant même
01:07:12d'avoir ne serait-ce que travaillé
01:07:14donc oui moi ça me choque
01:07:15on va se retrouver dans un instant
01:07:16on va parler des autres profiteurs
01:07:18alors les arrêts maladie
01:07:19il y a évidemment des arrêts maladie
01:07:19qui sont bien justifiés
01:07:20et puis il y a tous ceux
01:07:21qui ne le sont pas
01:07:22et Laurent Nunez
01:07:23au Figaro ce soir
01:07:24j'ai commis une maladresse
01:07:25la République n'a évidemment pas
01:07:26à s'occuper de la promotion
01:07:28de l'islam
01:07:28nos deux sujets
01:07:29dans un instant
01:07:30à tout de suite
01:07:34De retour dans 100% politique
01:07:35les arrêts maladie
01:07:37explosent en France
01:07:37co-records
01:07:38salariés de plus en plus absents
01:07:39et un phénomène
01:07:40qui touche désormais aussi bien
01:07:41les jeunes que les seniors
01:07:42le gouvernement compte réagir
01:07:43élément de réponse
01:07:44Sarah Fenzari
01:07:47plus de 12 milliards d'euros
01:07:48d'indemnisation
01:07:49c'est ce qu'ont coûté
01:07:51les arrêts maladie
01:07:51à la sécurité sociale
01:07:53en 2025
01:07:53soit 5 milliards de plus
01:07:55qu'il y a 10 ans
01:07:56je voudrais être très clair
01:07:57que les dépenses de santé
01:07:59augmentent au rythme
01:08:00du vieillissement
01:08:01de la population
01:08:02et des progrès médicaux
01:08:03c'est normal
01:08:04que les dépenses de santé
01:08:06explosent brutalement
01:08:08c'est un problème majeur
01:08:09toujours plus nombreux
01:08:10et en forte hausse
01:08:12chaque jour
01:08:1230 000 français
01:08:13postent un arrêt maladie
01:08:15l'équivalent
01:08:16de 9 millions par an
01:08:18et face à cette dérive
01:08:19le gouvernement veut agir
01:08:21il y aura ce qu'on appelait
01:08:22un kit clé en main
01:08:23qui permettra
01:08:24à un chef d'entreprise
01:08:25de faire un diagnostic
01:08:26de son plan de prévention
01:08:27de son organisation
01:08:28en matière de santé au travail
01:08:29mais le vrai poids
01:08:31ce sont les arrêts longs
01:08:32ils ne représentent
01:08:34que 7% des cas
01:08:35mais près
01:08:36de la moitié du coût
01:08:38soit 4,6 milliards d'euros
01:08:40il faut pouvoir organiser
01:08:42un deuxième avis médical
01:08:43aujourd'hui
01:08:44de nombreux arrêts prescrits
01:08:45dépassent
01:08:46les recommandations
01:08:47de la haute autorité
01:08:48de santé
01:08:49phénomène
01:08:50qui touche désormais
01:08:51toutes les générations
01:08:52en 2025
01:08:54on compte
01:08:55105 arrêts
01:08:56pour 100 salariés
01:08:57de moins de 30 ans
01:08:58et au delà
01:08:59du kit de prévention
01:09:00mis en place
01:09:01dès demain
01:09:01le gouvernement
01:09:03veut frapper fort
01:09:04il nous a semblé utile
01:09:05d'avoir aussi
01:09:06un bouton d'alerte
01:09:07pour joindre plus rapidement
01:09:09la CNAM
01:09:09et demander un contrôle
01:09:10ce bouton d'alerte
01:09:12sera mis en place
01:09:13dès la fin de l'année
01:09:14pour plus de contrôles
01:09:16plus de prévention
01:09:17et des économies
01:09:18à la clé
01:09:18face aux arrêts maladie
01:09:20devenus enjeux majeurs
01:09:22pour notre société
01:09:23alors Eric Tegner
01:09:24a un coup de gueule
01:09:25à passer
01:09:26non non
01:09:26je n'ai pas
01:09:27je n'ai pas de coup de gueule
01:09:28mais là je vais parler
01:09:28plutôt que moi
01:09:29en tant que chef d'entreprise
01:09:30vous n'arrêtez pas
01:09:31ça fait 4 heures
01:09:32qu'il nous chauffe
01:09:33avec le sujet là
01:09:34je vais faire un coup de gueule
01:09:35je vous lance
01:09:36un coup de gueule
01:09:36et là vous me cassez dans l'oeuf
01:09:37donc je n'ai pas un coup de gueule
01:09:38à passer
01:09:38moi j'aurai un coup de gueule
01:09:53vous avez quelqu'un
01:09:53qui se met en arrêt maladie
01:09:55ça peut durer 4 à 5 mois
01:09:56c'est à dire qu'ils vont vous dire
01:09:57je reviens finalement
01:09:58finalement ils reviennent un jour
01:10:00et ils repartent
01:10:01on sait très bien
01:10:02parce qu'on connait des gens
01:10:03qui les voient en soirée etc
01:10:04ces personnes là finalement
01:10:06ne sont pas malades
01:10:07et ils en profitent bien
01:10:08et vous savez
01:10:08là on est en train de parler
01:10:09de ce que ça coûte
01:10:10pour la sécu
01:10:11mais pardonnez-moi
01:10:11l'employeur il compense
01:10:13bien sûr
01:10:13l'employeur il compense
01:10:14jusqu'à 90%
01:10:16pendant de nombreux mois
01:10:17puis jusqu'à 66%
01:10:18et si vous avez
01:10:19une convention collective
01:10:20par exemple
01:10:20convention collective
01:10:21des journalistes
01:10:22qui nous touchent nous
01:10:23et qui touchent
01:10:24les employeurs de journalistes
01:10:25tels que moi
01:10:26vous payez le plein pot
01:10:27et donc ça c'est une réalité
01:10:28qui est extrêmement difficile
01:10:30pour les chefs d'entreprise
01:10:31qui perdent énormément d'argent
01:10:32et dans ce genre de cas
01:10:33vous êtes complètement démuni
01:10:35vous ne pouvez pas
01:10:36appeler l'inspection
01:10:36vous ne pouvez pas
01:10:37envoyer un médecin
01:10:39pour aller faire des contrôles
01:10:40vous êtes démuni
01:10:41en revanche
01:10:41vous êtes obligé de payer
01:10:42alors qu'est-ce qui se passe
01:10:43dans ce genre de cas
01:10:44parce qu'au bout de plusieurs mois
01:10:45vous êtes bien obligé
01:10:46à un moment de vous dire
01:10:47en plus c'est une tâche
01:10:48qui n'est pas occupée
01:10:49donc il faut que je recrute
01:10:50quelqu'un de supplémentaire
01:10:52mais vous n'allez pas le faire
01:10:53si vous avez encore
01:10:54la possibilité
01:10:55que cette personne
01:10:56en arrêt de maladie
01:10:57ça dure pendant 2 ou 3 ans
01:10:58et donc qu'est-ce qui se passe
01:10:59vous n'avez plus qu'à signer
01:11:00parfois
01:11:01vous savez
01:11:02une rupture conventionnelle
01:11:03parce que c'est le deuxième sujet
01:11:04aujourd'hui
01:11:05c'est tous les sujets
01:11:06de rupture conventionnelle
01:11:07qui sont abusifs
01:11:08pour une grande partie
01:11:09et le gouvernement a alerté également
01:11:11il y a quelques semaines
01:11:11sur ce sujet
01:11:12et bien la seule façon
01:11:13que vous avez de faire en sorte
01:11:14et bien que cet employé
01:11:16qui est en arrêt maladie
01:11:17de façon frauduleuse
01:11:18et bien finalement
01:11:19quitte l'entreprise
01:11:20c'est de lui dire
01:11:20on va faire une rupture conventionnelle
01:11:22et dans ce genre de cas
01:11:23ça va vous coûter une fortune
01:11:24donc moi je veux alerter
01:11:26évidemment sur la question de la sécu
01:11:27mais les chefs d'entreprise
01:11:28ils payent des fortunes pour ça
01:11:30et quand vous avez 20, 30 employés
01:11:32ça peut coûter très cher
01:11:33mais quand vous n'en avez qu'un ou deux
01:11:34c'est encore pire
01:11:35parce que vous reposez
01:11:36vous ne pouvez pas plus le savoir
01:11:37même si je trouve
01:11:38Eric Tegner un petit peu mou
01:11:39sur ce coup de gueule
01:11:41c'est vrai que c'est un triple scandale
01:11:42cette question des arrêts maladie
01:11:44on le sait depuis des années
01:11:45il y a eu des centaines
01:11:47et des centaines de rapports
01:11:48pour dire qu'il y avait
01:11:49un véritable problème
01:11:50le dernier en date
01:11:51celui de la cour des comptes
01:11:52qui était extrêmement clair
01:11:53qui disait qu'il y avait
01:11:54une augmentation de 56%
01:11:56entre 2017 et 2023
01:11:58des arrêts maladie
01:11:59qu'on ait passé de 8 milliards
01:12:00à 12 milliards d'euros
01:12:02d'arrêts maladie
01:12:02donc c'est évidemment
01:12:03quelque chose de
01:12:04ça c'est le premier scandale
01:12:05le deuxième scandale
01:12:06et Eric a absolument raison
01:12:07c'est le coût
01:12:08qui est toujours minoré
01:12:10pour les entreprises
01:12:11je viens de regarder
01:12:11le rapport de la cour des comptes
01:12:12vous dit 11,6 milliards d'euros
01:12:14donc quand on dit
01:12:15que c'est 12 milliards d'euros
01:12:16pour la sécu
01:12:17il faut rajouter à cela
01:12:18les 11,6 milliards
01:12:19pour les entreprises
01:12:20voilà ce que ça coûte
01:12:21à nos entreprises
01:12:22et puis autre sujet
01:12:23c'est la question de la fraude
01:12:25on sait qu'il y a entre
01:12:26700 et 750 000
01:12:29examens qui sont faits
01:12:30chaque année
01:12:31et il y a un tiers
01:12:31de ces examens-là
01:12:33qui sont suspendus
01:12:34ou qui sont non justifiés
01:12:35comme Arém l'a dit
01:12:36donc évidemment
01:12:37c'est pas assez
01:12:38on dit que ça représente
01:12:3942 millions d'euros
01:12:40évidemment que la fraude
01:12:41elle est bien plus grande
01:12:43que tout cela
01:12:43et donc c'est pour ça
01:12:44que le gouvernement
01:12:45va falloir aller très très fort
01:12:46sur ce sujet-là
01:12:47mais encore une fois
01:12:48le sujet
01:12:49c'est la gabegie
01:12:50le sujet
01:12:51c'est la dépense publique
01:12:52et tant que le gouvernement
01:12:53ne voudra pas baisser drastiquement
01:12:55la dépense publique
01:12:56et bien on n'arrivera pas
01:12:57à endiguer
01:12:58la spirale de la dette
01:12:59mais là le sujet
01:13:00c'est le socialisme
01:13:00c'est-à-dire qu'à un moment
01:13:02si dépense publique
01:13:03ça rime avec socialisme
01:13:04s'il y a une fraude
01:13:05un employeur doit pouvoir
01:13:06virer l'employé
01:13:08c'est ça
01:13:08on doit leur permettre
01:13:09de le faire
01:13:10parce qu'il y a un autre cas
01:13:11dont je pourrais vous parler
01:13:11c'est le cas des messieurs chandages
01:13:13c'est-à-dire que
01:13:14parfois s'il y a des employés
01:13:15qui ne sont pas contents
01:13:16ils ne sont pas contents
01:13:17parce qu'ils veulent une augmentation
01:13:18etc.
01:13:19ça peut arriver
01:13:19et bien parfois
01:13:20vous pouvez vous retrouver
01:13:21avec plusieurs employés
01:13:22qui vous disent
01:13:22on va se mettre en arrêt maladie
01:13:24et si vous n'obtempérez pas
01:13:26ils se mettent tous
01:13:26en arrêt maladie
01:13:27et ils savent très bien
01:13:28qu'en fait
01:13:293, 4, 5 mois
01:13:30il n'y aura pas de contrôle
01:13:31et donc ça passe crème
01:13:32et pour ça
01:13:33ils peuvent vous mettre
01:13:34une entreprise à plat
01:13:35et c'est un énorme souci
01:13:36aujourd'hui
01:13:37des chefs d'entreprise
01:13:38et vous savez
01:13:38s'il y a une chose
01:13:39qu'Emmanuel Macron a su faire
01:13:40c'est faciliter la question
01:13:41des prud'hommes
01:13:42c'est qu'en effet
01:13:43il y a beaucoup plus de CDI
01:13:44qu'on peut rompre comme cela
01:13:45ça c'est une vérité
01:13:46et Emmanuel Macron
01:13:47a permis de libérer l'emploi
01:13:48dès le début
01:13:49mais c'est l'impensé
01:13:50cette question des arrêts maladie
01:13:51qui aujourd'hui
01:13:52est en train justement
01:13:53de tuer les entreprises
01:13:54qui ne veulent plus recruter
01:13:55en CDI
01:13:56donc il ne faut pas s'étonner
01:13:57aujourd'hui
01:13:57que ça soit essentiellement
01:13:58des CDD
01:13:58Hélène
01:13:59Je rejoins complètement Eric
01:14:00sur la question
01:14:01il faut donner
01:14:03davantage de liberté
01:14:03aux entreprises
01:14:04pour pouvoir précisément
01:14:05faire ces choix-là
01:14:06parce que l'enjeu
01:14:06est véritablement là
01:14:07et vous avez raison
01:14:08ça coûte énormément d'argent
01:14:09or là le gouvernement
01:14:11j'ai quand même le sentiment
01:14:12avec les annonces
01:14:12qui ont été faites aujourd'hui
01:14:13j'ai le sentiment
01:14:14que le gouvernement
01:14:15reste dans une logique
01:14:16qui était très centralisée
01:14:17qui ne donne pas forcément
01:14:18le pouvoir aux entreprises
01:14:19et pardon
01:14:20mais en termes de sémantique
01:14:21quand moi j'entends déjà
01:14:22le mot kit
01:14:23a priori
01:14:24je commence déjà à me méfier
01:14:25mais le kit de prévention
01:14:26les boutons d'alerte
01:14:27le gouvernement aujourd'hui
01:14:29reste complètement dans une logique
01:14:30de prévention
01:14:31et non de sanction
01:14:32alors que vous l'avez dit
01:14:33sur toute la fraude
01:14:34il faut sanctionner
01:14:35les médecins
01:14:36il y a un moment
01:14:37c'est du délire
01:14:38il y a des médecins
01:14:38ils peuvent distribuer
01:14:39des arrêts maladie à l'appel
01:14:41à des gens
01:14:41ça va très bien
01:14:42ils le font même à distance
01:14:43vous êtes en visio
01:14:44comme ça
01:14:45limite il faut juste cacher
01:14:46que vous êtes sur la plage
01:14:47et c'est bon
01:14:47vous avez votre arrêt maladie
01:14:48la ministre de la santé
01:14:49parle de nomadisme médical
01:14:51parce qu'en fait
01:14:51moi je suis toujours fascinée
01:14:52par l'ingéniosité des fraudeurs
01:14:54c'est à dire qu'en fait
01:14:54ils vont voir
01:14:551, 2, 3, 4, 5 professionnels
01:14:57de santé
01:14:57jusqu'à ce qu'il y en ait un
01:14:58qui finisse par accepter
01:14:59dès le début ils acceptent
01:15:01peut-être
01:15:01mais en attendant
01:15:02la ministre parle
01:15:03de nomadisation médicale
01:15:04mais encore une fois
01:15:05avec le peu d'annonces
01:15:06que le gouvernement a fait
01:15:07aujourd'hui
01:15:07je n'ai pas le sentiment
01:15:08qu'on prend le bon chemin
01:15:09pour régler ce problème là
01:15:11il y a des gens malades
01:15:13je suis d'accord
01:15:14avec le point de départ
01:15:15du chef d'entreprise
01:15:17Tegner
01:15:17son analyse est juste
01:15:20d'ailleurs
01:15:20il rejoint celle du Medef
01:15:21en général
01:15:22qui a ces positions là
01:15:23monsieur Tegner
01:15:24chef d'entreprise
01:15:25donc c'est assez marrant
01:15:26mais sur le fond
01:15:27on a constaté
01:15:28une explosion des arrêts maladie
01:15:30à partir de la crise de Covid
01:15:31donc ce n'est pas
01:15:31un petit phénomène majeur
01:15:33si ça a commencé
01:15:34énormément à augmenter là
01:15:35maintenant
01:15:36il y a plusieurs sujets
01:15:38le premier
01:15:39vous citez
01:15:40des médecins de complaisance
01:15:41il y en a une centaine
01:15:42qui se sont fait choper
01:15:44qui avaient des taux
01:15:45d'arrêt maladie
01:15:46supérieurs
01:15:47à la moyenne
01:15:47des généralistes en France
01:15:48donc vous avez
01:15:49comme dans toutes les professions
01:15:50des gens qui font
01:15:51absolument n'importe quoi
01:15:52mais vous avez autre chose aussi
01:15:54moi j'ai découvert
01:15:54que vous pouviez
01:15:55sur internet
01:15:56moyennant 15-30 euros
01:15:58avoir un arrêt maladie
01:16:00alors souvent signé
01:16:01par un médecin fantôme
01:16:02ou un médecin
01:16:03qui est à l'étranger
01:16:04et vous avez
01:16:05votre arrêt maladie
01:16:07en bonne
01:16:07et due forme
01:16:08maintenant je ne voudrais pas
01:16:10Eric Tegner
01:16:10mais vous l'avez
01:16:11vous l'avez senti
01:16:12dans mon intervention
01:16:13laisser croire
01:16:14que tous les gens
01:16:15qui s'arrêtent
01:16:15sont des gens
01:16:17qui abusent du système
01:16:18je pense que vous avez
01:16:19des gens
01:16:20vous avez des gens
01:16:21qui subissent aussi
01:16:22des pressions au travail
01:16:25des difficultés
01:16:26des difficultés
01:16:27non mais attendez
01:16:28la pression au travail
01:16:29c'est ce que c'est
01:16:29maintenant dans notre pays
01:16:30c'est de travailler
01:16:31non mais pardonnez-moi
01:16:32parce que quand vous parlez
01:16:33de la crise Covid
01:16:34non mais moi je ne veux rien
01:16:35vous êtes caricatural
01:16:36mais il est bien entendu
01:16:37qu'il y a des pressions
01:16:37c'est compliqué
01:16:38l'effort est moins partagé
01:16:39vous avez raison
01:16:40les gens qui sont malades
01:16:42les gens qui sont malades
01:16:43et qui sont en arrêt maladie
01:16:44et qui nous écoutent ce soir
01:16:46ils ne se sentent pas concernés
01:16:48par ce qu'on est en train de dire
01:16:49parce qu'ils savent
01:16:50que eux sont malades
01:16:50en revanche
01:16:51il y en a d'autres
01:16:52et il y en a d'autres
01:16:53ils ne veulent plus rien faire
01:16:54et quand on parle
01:16:55de la question du Covid
01:16:56pardonnez-moi
01:16:56il y a une nouvelle génération
01:16:57aujourd'hui
01:16:57parce que vous savez
01:16:58on nous dit toujours
01:16:59il faut que les personnes âgées
01:17:00ils travaillent encore plus
01:17:01à la retraite
01:17:01un ou deux ans de plus
01:17:02alors qu'ils ont trimé
01:17:03pendant des années
01:17:04en revanche
01:17:04en France
01:17:05on est le pays
01:17:06où on rentre le plus tard
01:17:07dans la moyenne européenne
01:17:09dans le travail
01:17:09c'est-à-dire à 29 ans
01:17:10alors qu'en Allemagne
01:17:11c'est 25 ou 26 ans
01:17:12parce qu'ils ne veulent pas bosser
01:17:14ils ne veulent pas bosser
01:17:15c'est-à-dire qu'on a
01:17:15de moins en moins de jeunes
01:17:16aujourd'hui
01:17:17qui veulent travailler
01:17:18et donc qu'est-ce qu'ils font
01:17:18vous savez quoi
01:17:19la bonne méthode
01:17:20c'est la bonne plan
01:17:20qu'ils connaissent ça
01:17:21ils font deux ans
01:17:22ils ont cotisé
01:17:23ils font du chômage
01:17:24ils partent à l'étranger
01:17:26ils font le tour du monde
01:17:27etc
01:17:27ils reviennent
01:17:28ils se font des arrêts maladie
01:17:30et c'est bien tranquille
01:17:31c'est l'écart
01:17:31des arrêts maladie
01:17:32entre le secteur privé
01:17:33et le secteur public
01:17:34vous savez qu'il est supérieur
01:17:36le taux d'arrêt maladie
01:17:38dans le secteur public
01:17:39et je vais raconter
01:17:39une petite anecdote
01:17:40que j'ai vécue
01:17:41parce que vous citiez
01:17:41votre cas
01:17:42à l'époque
01:17:43où j'étais à Radio France
01:17:44j'avais des arrêts maladie
01:17:48on m'a apporté
01:17:48il y en a un
01:17:49qui était en arrêt maladie
01:17:50vous êtes censé être chez vous
01:17:51parce que le médecin
01:17:52de l'assurance maladie
01:17:53peut passer pour voir
01:17:54si vous êtes vraiment malade
01:17:55et si vous êtes chez vous
01:17:56mais il y en a un
01:17:57qui postait
01:17:58de son lieu de vacances
01:18:00c'est Barbecue Party
01:18:02vous voyez
01:18:02donc il était sur une île
01:18:03et il y en a un autre
01:18:05qui était en arrêt maladie
01:18:07et qui travaillait
01:18:08mais bien sûr
01:18:08ailleurs
01:18:10donc si vous voulez
01:18:10bon
01:18:11et ça ça s'est passé
01:18:12et vous voyez
01:18:13on parle de la commission
01:18:14d'enquête
01:18:14sur l'audiovisuel public
01:18:16moi j'ai connu ça
01:18:16à Radio France
01:18:17Laurent Nunez
01:18:18Laurent Nunez au Figaro
01:18:19j'ai commis une maladresse
01:18:20la République n'a évidemment pas
01:18:21à s'occuper de la promotion
01:18:22de l'islam
01:18:23puisqu'il avait déclaré
01:18:25que le président
01:18:25de la République
01:18:26était attaché
01:18:27à développer
01:18:28et à mieux faire connaître
01:18:29l'islam en France
01:18:30il a rétropédalé
01:18:32une fois à BFM
01:18:34Matignon a jugé
01:18:35que ça n'allait pas
01:18:35assez fort
01:18:36le nettoyage n'avait pas été
01:18:37assez bon
01:18:37voilà
01:18:37que le nettoyage n'avait pas
01:18:38été assez bon
01:18:38donc ensuite
01:18:40ah oui
01:18:40il y a eu une pression
01:18:41de Matignon
01:18:41pour qu'il s'explique
01:18:42évidemment
01:18:42donc BFM
01:18:44dans un premier temps
01:18:45le Sénat
01:18:47c'était hier
01:18:48on l'a diffusé
01:18:49et ce soir
01:18:50troisième explication de texte
01:18:51de Laurent Nunez
01:18:52avec le Figaro
01:18:53donc on sent que la pression
01:18:55a été forte
01:18:55pour que le ministre
01:18:56de l'Intérieur
01:18:56s'explique
01:18:56ce qui est dingue
01:18:57et en fait
01:18:58c'est ce qu'on dit
01:18:58depuis qu'il a été nommé
01:18:59c'est que ce n'est pas
01:19:00un politique de Laurent Nunez
01:19:01Laurent Nunez
01:19:01c'est un haut fonctionnaire
01:19:03il a dirigé la DGSI
01:19:05il a été préfet
01:19:06préfet des Bouches-du-Rhône
01:19:07préfet de la police de Paris
01:19:09c'est très bien
01:19:10mais ça ne fait pas
01:19:10un ministre de l'Intérieur
01:19:11et c'est vrai
01:19:11que quand vous êtes obligés
01:19:13d'abord
01:19:13de faire une erreur
01:19:15monumentale
01:19:16son discours
01:19:16à la grande mosquée de Paris
01:19:17ne peut pas être tenu
01:19:19par un ministre de l'Intérieur
01:19:20qui plus est
01:19:20ministre des cultes
01:19:21vous ne pouvez pas dire
01:19:22dans notre belle république
01:19:23laïque, démocratique
01:19:24et sociale
01:19:25qu'il faut développer
01:19:27l'islam
01:19:27ça n'est pas possible
01:19:28donc ça c'est la première des choses
01:19:29et puis ensuite
01:19:30vous êtes obligés
01:19:31de vous en prendre
01:19:31à trois reprises
01:19:32pour finalement
01:19:33corriger le tir
01:19:34c'est à dire que
01:19:34vous le faites sur BFM
01:19:35c'est pas très clair
01:19:36vous le refaites
01:19:37au Sénat
01:19:38parce que vous ne le faites pas
01:19:39à l'Assemblée nationale
01:19:39parce que vous avez
01:19:40finalement un petit peu peur
01:19:43national vous pose des questions
01:19:44et vous met en difficulté
01:19:45donc vous le faites au Sénat
01:19:47avec une question
01:19:47d'une sénatrice
01:19:49ça ne marche toujours pas
01:19:50et ensuite
01:19:50il faut refaire une interview
01:19:51au Figaro
01:19:52donc c'est vrai qu'on a
01:19:52un petit peu l'impression
01:19:53que Laurent Nunez
01:19:54dit qu'il a commis
01:19:55une maladresse
01:19:56mais que finalement
01:19:56il est plutôt en accord
01:19:58finalement avec ce qu'il a dit
01:19:59initialement
01:20:00bah quand même pas
01:20:01parce qu'il dit
01:20:01j'ai commis une maladresse
01:20:02la république n'a évidemment pas
01:20:03à s'occuper de la promotion
01:20:04de l'islam
01:20:04sur la promotion
01:20:05Gautier quand vous faites une erreur
01:20:06vous n'êtes pas obligés
01:20:07à trois reprises
01:20:07de vous y reprendre
01:20:08ça veut dire qu'il y a un problème
01:20:09et ça veut peut-être dire
01:20:10qu'il y a un problème
01:20:11sur la manière
01:20:11dont vous vous excusez
01:20:12que vous n'êtes peut-être
01:20:13pas tout à fait raccord
01:20:14et qu'on vous a demandé
01:20:15de dire ce qu'on vous aime
01:20:16ce que vous dites
01:20:16son rétro-pédalage
01:20:17en attendant du Figaro
01:20:18sur le port du voile
01:20:19pour les fillettes
01:20:20il est absolument lunaire
01:20:22c'est-à-dire qu'il dit
01:20:24que ma conviction personnelle
01:20:25c'est d'être contre le voile
01:20:26pour les fillettes
01:20:27mais en tant que ministre
01:20:29de l'intérieur
01:20:30il a fait cette proposition
01:20:31donc ça veut dire
01:20:32qu'il a des convictions personnelles
01:20:34qui sont différentes
01:20:36de ce qu'il fait politiquement
01:20:38mais surtout que ça
01:20:39attendez
01:20:40moi je trouve ça lunaire
01:20:41il n'y a pas de proposition
01:20:43de loi
01:20:44ni de projet de loi
01:20:44pour interdire le voile
01:20:45sur les fillettes
01:20:46donc j'ai envie de dire
01:20:48c'est là où il y a une cohérence
01:20:50de tout le gouvernement
01:20:50qui nous demande de s'expliquer
01:20:51c'est-à-dire qu'on vous dit
01:20:52évidemment on ne veut pas
01:20:53que les mineurs
01:20:54et les fillettes soient voilées
01:20:55si on veut ça
01:20:56normalement un politique
01:20:57selon moi
01:20:58on est en désaccord
01:20:59avec un phénomène de société
01:21:01et bien on légifère
01:21:02là ils ne veulent pas légiférer
01:21:03il n'y a pas d'incohérence
01:21:04c'est juste que c'est un sujet
01:21:05dont on ne devait pas parler
01:21:06et il en a parlé
01:21:07et il s'est fait avoir
01:21:08et il a utilisé le mot
01:21:10qu'il n'aurait pas dû utiliser
01:21:11mais lorsqu'il dit
01:21:12à titre personnel
01:21:13je suis contre
01:21:13il ne dit même pas
01:21:15à titre personnel
01:21:16je suis contre ce port du voile
01:21:18et j'aimerais à titre personnel
01:21:20qu'il y ait une loi
01:21:20etc
01:21:20il parle juste d'un point de vue moral
01:21:21c'est-à-dire qu'il est contre
01:21:23le fait de le porter
01:21:23mais il n'est pas contre
01:21:25y compris à point de vue personnel
01:21:26le fait un jour
01:21:27d'avoir une loi
01:21:28c'est ça quand même
01:21:29qu'il faut avoir en tête
01:21:30c'est-à-dire que tout ça
01:21:31c'est un immense cirque
01:21:32et d'ailleurs
01:21:33si vraiment il avait conscience
01:21:35de la gravité
01:21:36de ce qu'il avait dit
01:21:36c'est-à-dire de faire un cadeau
01:21:38pardonnez-moi
01:21:38à ceux qui aujourd'hui
01:21:39favorisent l'entrisme islamique
01:21:41dans ce pays
01:21:42c'est-à-dire à ces associations
01:21:43que le ministre de l'Intérieur
01:21:44normalement devrait dissoudre
01:21:46des associations islamistes
01:21:47il devrait non pas dire
01:21:48que c'est une maladresse
01:21:49mais que c'est une faute politique
01:21:50parce qu'une maladresse
01:21:52c'est la faute de son conseiller
01:21:53en communication
01:21:54là c'est un sujet de fond
01:21:55qui est extrêmement grave
01:21:56donc je trouve qu'à nouveau
01:21:57on pourrait avoir
01:21:58un quatrième interview
01:21:59peut-être sur Ségur
01:22:00je partage
01:22:00et je pense qu'en ayant dit
01:22:02j'ai commis une maladresse
01:22:03en disant à titre personnel
01:22:05je suis contre
01:22:06il commet une nouvelle maladresse
01:22:07et il rend confus
01:22:08totalement son discours
01:22:10mais là où il s'explique
01:22:10pour de bon
01:22:11c'est sur quand il avait dit
01:22:12développer
01:22:13et mieux faire connaître
01:22:13l'islam en France
01:22:14là il dit
01:22:15j'ai commis une maladresse
01:22:16la république n'a évidemment
01:22:17pas à s'occuper
01:22:17de la promotion de l'islam
01:22:19ni de toute autre religion
01:22:20je voulais dire
01:22:21en tant que ministre des CUL
01:22:22que chacun a le droit
01:22:23de croire ou de ne pas croire
01:22:24et pratiquer librement sans entrave
01:22:26parce que le mot promotion
01:22:27ça donne l'impression
01:22:28qu'il voulait faire du prosélytisme
01:22:30c'est-à-dire une forme
01:22:31qu'il en fasse des tonnes
01:22:33mais ça ne veut pas dire
01:22:34qu'il ne pense pas
01:22:34qu'il faut aujourd'hui
01:22:35beaucoup plus informer
01:22:36sur l'islam
01:22:37c'est-à-dire qu'en la fin
01:22:38il cite le rapport
01:22:39sur les frères musulmans
01:22:41en France
01:22:41je tiens à noter
01:22:42que dans les propositions
01:22:43de ce rapport
01:22:43il y a notamment
01:22:44l'enseignement
01:22:44de la langue arabe
01:22:45à l'école
01:22:46c'est-à-dire que moi
01:22:48j'aimerais lui poser
01:22:48cette question
01:22:49est-ce qu'il est pour aujourd'hui
01:22:50l'enseignement
01:22:51de la langue arabe
01:22:52à l'école
01:22:53peut-être pour mieux
01:22:53comprendre l'islam
01:22:54Hélène ?
01:22:55Moi je pense que Laurent Nunez
01:22:56a été pris la main
01:22:57dans le sac
01:22:57et que maintenant
01:22:58il essaye de faire
01:22:59un rétro-bédalage
01:22:59mais qu'en réalité
01:23:00il n'est pas
01:23:02personne vraiment
01:23:02en réalité n'y croit
01:23:04parce que
01:23:04ce n'est pas par ailleurs
01:23:05la première maladresse
01:23:06ce n'est pas la première erreur
01:23:07de Laurent Nunez
01:23:08on se souvient précisément
01:23:09sur cette antenne
01:23:10avec le nombre de clandestins
01:23:11il avait mis quelques jours
01:23:12aussi à redire
01:23:13que finalement
01:23:13il n'y en avait pas 300 000
01:23:14il y en avait 700 000
01:23:15je veux dire
01:23:16depuis qu'il a été nommé
01:23:17ce n'est pas la première fois
01:23:18que ça arrive
01:23:18et visiblement
01:23:19ça va encore continuer d'arriver
01:23:20moi je pense en revanche
01:23:21que ce qui s'est passé
01:23:22à la grande mosquée
01:23:23c'était le fond de sa pensée
01:23:25et que malheureusement
01:23:26c'est ressorti deux semaines après
01:23:27et que c'est ressorti
01:23:28sur les réseaux sociaux
01:23:29que tout le monde
01:23:30s'en est emparé
01:23:30et qu'en fait
01:23:31le gouvernement
01:23:31là maintenant
01:23:32et c'est pas seulement lui
01:23:33bien sûr Matignon
01:23:33essaye de rattraper
01:23:35les pots cassés
01:23:35parce que ce qu'il a dit
01:23:36précisément
01:23:36c'est extrêmement grave
01:23:37et sur sa conviction personnelle
01:23:38alors je vais me référer
01:23:40encore à l'article
01:23:40de Raphaël Steinville
01:23:42ce dimanche dans le JDD
01:23:43où justement
01:23:43on voit les liens
01:23:44tous les liens
01:23:45toute la proximité
01:23:46qu'il y a entre
01:23:46Laurent Nunez
01:23:47et Emmanuel Macron
01:23:48il y avait des spécialistes
01:23:49et des fins connaisseurs
01:23:50de la personnalité
01:23:51de Laurent Nunez
01:23:52qui disait
01:23:52comme je le rappelais
01:23:53très bon exécutant
01:23:55alors il va être parfait
01:23:55pour savoir
01:23:56si la menace djihadiste
01:23:57à Grenoble
01:23:58elle est comme ça
01:23:58ou comme ça
01:23:59en revanche
01:24:00il ne comprend rien
01:24:02c'est pas moi qui le dit
01:24:03c'est une citation dans l'article
01:24:04mais il ne comprend rien
01:24:05à la dimension idéologique
01:24:06de l'islam
01:24:07et donc il continue
01:24:08de faire erreur sur erreur
01:24:09sur ce genre de sujet
01:24:10et c'est pour ça
01:24:11qu'ils l'ont pris
01:24:11ils l'ont pris
01:24:11parce qu'il est passé
01:24:12à la préfecture de Paris
01:24:14de police
01:24:15et parce qu'il est passé
01:24:16à la DGSI
01:24:17ils l'ont aussi pris
01:24:18parce que ce n'est pas du tout
01:24:18un ministre politique
01:24:19et qu'il n'allait pas être
01:24:20du tout dans la même verve
01:24:21dans la même volonté
01:24:23d'imposer dans le débat public
01:24:24un certain nombre de mots
01:24:25et de débats
01:24:25que Bruno Retailleau
01:24:26et d'ailleurs
01:24:27c'est quand même étonnant
01:24:28de voir
01:24:28on a beaucoup parlé
01:24:29vous savez
01:24:30des ministres de l'éducation nationale
01:24:31qui se succédaient
01:24:32mais ne se ressemblaient pas
01:24:33c'est à dire qu'on a eu
01:24:34monsieur Blanquer
01:24:34puis papa Ndiaye
01:24:36puis ensuite
01:24:36Gabriel Attal
01:24:37puis ensuite
01:24:39madame Anne Jeunetay
01:24:40Elisabeth Borne
01:24:40enfin ces gens-là
01:24:41n'étaient d'accord sur rien
01:24:42et bien Bruno Retailleau
01:24:43et Laurent Nunez
01:24:44c'est un petit peu pareil
01:24:45c'est un petit peu la même chose
01:24:46idéologiquement parlant
01:24:47ils ne sont pas du tout
01:24:48dans la même paroisse
01:24:49on sait que Bruno Retailleau
01:24:50il est de droite
01:24:50il a toujours dit
01:24:51qu'il était de droite
01:24:52et Laurent Nunez
01:24:53il est plutôt d'une obédience
01:24:54de gauche
01:24:54donc c'est vrai
01:24:55que c'est un petit peu
01:24:56contre-intuitif
01:24:57de voir aujourd'hui
01:24:58la manière dont Laurent Nunez
01:24:59il s'active
01:25:00dans le débat politique
01:25:01dans le débat public
01:25:02avec évidemment
01:25:02son lot de maladresse
01:25:03et donc son lot de polémique
01:25:05juste ça doit interroger
01:25:06c'est à dire que
01:25:07si vraiment il a fait une maladresse
01:25:08c'est à dire qu'il s'est laissé aller
01:25:09il s'est laissé aller où ?
01:25:10à la grande mosquée de Paris
01:25:12on le voit être très sympathique
01:25:13avec le recteur de la mosquée
01:25:15dont on connait quand même
01:25:15les accointances
01:25:16avec le régime algérien
01:25:17donc peut-être que le gouvernement
01:25:19devrait s'interroger
01:25:20sur la présence du ministre
01:25:21de l'Intérieur
01:25:21l'année prochaine
01:25:22à la grande mosquée de Paris
01:25:23et pensez aux familles
01:25:24lorsqu'il y va
01:25:24il a envie de faire des cadeaux
01:25:26en tout cas dans les propriétés
01:25:27ce qui restera
01:25:27ce qui restera
01:25:28c'est pas son démenti
01:25:29sur sa maladresse
01:25:30ce qui restera
01:25:31et ce qui est déjà véhiculé
01:25:32dans les familles
01:25:33c'est ce qu'il a dit
01:25:34sur le voile des fillettes
01:25:35et ça je peux vous dire
01:25:36ils sont ravis
01:25:37même la grande mosquée
01:25:37était plus difficile
01:25:40le recteur avait dit
01:25:41qu'il était contre
01:25:42sur BFM
01:25:42Michael Dorian
01:25:43bonsoir
01:25:44quel est le programme
01:25:44du meilleur de l'info ?
01:25:45Bonsoir Gauthier
01:25:45bonsoir les amis
01:25:46on va parler aujourd'hui
01:25:48de la possible expulsion
01:25:49de logements sociaux
01:25:50à Rennes
01:25:50de plusieurs familles
01:25:51liées au narcotrafic
01:25:52vous verrez que ça déclenche
01:25:53la levée de boucliers
01:25:54là-bas des associations
01:25:55on parlera aussi
01:25:56de cette enquête
01:25:56de la LICRA
01:25:57avec des chiffres hallucinants
01:25:59plus d'un français
01:25:59sur deux
01:26:00victimes de discrimination
01:26:03certaines rues
01:26:04certains quartiers
01:26:05où évitent
01:26:05d'afficher une apparence
01:26:07susceptible de révéler
01:26:08leurs origines
01:26:09et puis les arrêts maladiques
01:26:10qui ont coûté
01:26:1112 milliards d'euros
01:26:12à la sécurité sociale
01:26:13l'an dernier
01:26:13certains sont évidemment
01:26:14nécessaires
01:26:15mais il y a des abus
01:26:16ça coûte cher
01:26:17et le gouvernement
01:26:17veut frapper fort
01:26:18Merci beaucoup Michael
01:26:20c'est le meilleur de l'info
01:26:20dans un instant
01:26:21nous on se retrouve lundi
01:26:22pour 100% Frontière
01:26:23à 11h
01:26:24merci à Julien Duroux
01:26:25et Maxime Lavandier
01:26:26tout de suite
01:26:26la pastille humoristique
01:26:27de CNews
01:26:28c'est avec le sourire
01:26:29et Michael Dorian
01:26:30juste derrière
01:26:30et bonne fête Gauthier
01:26:31bonne fête Gauthier
01:26:33c'est Mastin
01:26:34bye
01:26:34t'as vu le prix
01:26:38à la pompe
01:26:39n'arrête pas de monter
01:26:40surtout pour diesel
01:26:41c'est horrible
01:26:42et oui bien sûr
01:26:43mais qu'est-ce que peut faire l'Etat
01:26:44pour enrayer cette augmentation
01:26:46il y aurait bien une solution
01:26:47très simple
01:26:47ouais baisser les taxes
01:26:48non
01:26:49maintenant tu es folle
01:26:50maintenant baisser les taxes
01:26:52comme si le rôle de l'Etat
01:26:53c'était de baisser les taxes
01:26:54ben quoi alors
01:26:55au contraire
01:26:56augmenter les taxes
01:26:57on taxe au max
01:26:58sur le volume
01:26:59et pas sur le prix
01:27:00et comme ça
01:27:01les gens ne se rendraient plus compte
01:27:02si le prix
01:27:03du baril augmente
01:27:04il ne ferait que
01:27:05payer les taxes
01:27:06tu comprends
01:27:06mais c'est ce qu'on fait déjà
01:27:07non
01:27:07l'essence
01:27:08c'est 60% de taxes
01:27:10oui mais
01:27:11imagine
01:27:12on passerait
01:27:12à 99% de taxes
01:27:15dans ce cas
01:27:16si la part du prix
01:27:17du baril augmente
01:27:18ça ne se voit pas
01:27:19ok
01:27:20ok
01:27:20c'est pas une solution
01:27:22qui me semble évidente
01:27:23comme ça
01:27:23de prime abord
01:27:24mais
01:27:25parce que toi
01:27:26tu fais partie
01:27:26du vulgo Pécousse
01:27:27alors que moi
01:27:28qui ai fait l'ENA
01:27:29je m'y connais un petit peu
01:27:30en relance de la consommation
01:27:32en économie
01:27:33tu peux m'expliquer
01:27:34quand même
01:27:34bien sûr
01:27:36alors ça risque
01:27:37quand même
01:27:37d'être un petit peu compliqué
01:27:38parce qu'il y aurait
01:27:39force
01:27:40diagramme
01:27:40de chiffres
01:27:43statistiques
01:27:44non
01:27:45l'essentiel
01:27:46à retenir
01:27:46faut taxer plus
01:27:47voilà
01:27:48vulgo Pécousse
01:27:49peut-être
01:27:50mais pas si idiote
01:27:51que ça
01:27:51c'est bon
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