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00:02Vous parlez aussi des grandes priorités. Vous dire aussi qu'au-delà des retraites, je fais partie de ceux qui
00:14ont milité pour qu'on aborde aussi un sujet ô combien compliqué, c'est le financement de la Sécurité sociale,
00:21pour faire court.
00:21Je ressors de cet exercice. Alors j'ai affaire à des connaisseurs autour de la table. Moi, j'ai découvert
00:25le PLFSS. On est sur des russines. On voit bien que la Sécu a 80 ans. Très bien. Elle est
00:31respectable. Mais le système est à bout de souffle.
00:33Bon, voilà. On connaît le facteur principal, c'est la démographie. Il peut y en avoir d'autres, mais la
00:37démographie est à l'évidence le facteur principal. Les équilibres démographiques de l'après-guerre ne sont plus du tout
00:43les mêmes en 2026.
00:44Bon, il faut regarder cette réalité en face. Il n'y a aucune réponse simple au sujet, mais au moins
00:50ayant le courage de le regarder en face. Le gouvernement va donc demander à quelques experts de mener un travail
00:57de diagnostic en compilant ce qui existe.
00:59Beaucoup de choses ont été dites, y compris d'ailleurs au niveau du Parlement. Je sais qu'une mission parlementaire
01:03a travaillé sur ces sujets et en force de proposition. Je sais que deux sénatrices que je vois ont travaillé
01:10là-dessus.
01:11Donc tous vos travaux, d'ailleurs, seront bien sûr utilisés. Voilà. Partageons les diagnostics. Examinons des options. Après, là encore,
01:19il faut s'arrêter. C'est le débat démocratique.
01:21C'est le débat politique qui dira vers lesquels il faut aller. Je pense que les Français devront prancher comment
01:26il se voit le financement de leur protection sociale, parce qu'au fond, c'est un sujet éminemment important pour
01:31l'avenir de notre pays,
01:32et pour le pacte social qui relie chaque Français à la sécurité sociale, auquel les Français sont très attachés. Quelques
01:38chantiers de fonds qui sont dans ma feuille de route.
01:42L'emploi des jeunes, je l'ai dit, c'est une priorité. Alors ça va mieux, mais il y en
01:45a encore des marges de progrès. C'est une réalité un peu contrastée.
01:51Le taux de chômage des jeunes est encore important. Mais quand on regarde le taux d'emploi, il n'y
01:55a jamais eu autant de jeunes dans l'emploi. Ça, c'est bonne nouvelle.
01:58Mais le dénominateur, c'est-à-dire le nombre de jeunes qui sont en position d'actif, a aussi augmenté.
02:02Voilà. Donc c'est un peu troublant.
02:04La bonne nouvelle, plus de jeunes dans l'emploi. La nouvelle qu'il faut travailler, c'est qu'il y
02:08en a encore plus qui demandent un emploi, dont le taux de chômage baisse.
02:10Donc il faut continuer à travailler sur le sujet. Et on sait que par rapport aux autres pays européens, même
02:15si on a progressé, on a encore des marges de progrès.
02:17Voilà. Et sur ce sujet-là, il y a pas mal de dispositifs qui existent, bien sûr. On va peut
02:24-être en rajouter un ou deux.
02:25Je suis en train de travailler sur un paquet de jeunes, une stratégie jeune complétée qu'on présentera au mois
02:32de mai et qui montrera la détermination du gouvernement,
02:35avec tous les acteurs, bien sûr, à encore mieux s'occuper des jeunes dans notre pays.
02:40L'orientation, par exemple, est un sujet clé. Voilà. Donc on reprendra tous ces fondamentaux qui font que, selon qu
02:46'on les fait bien ou moins bien,
02:47on a des jeunes qui trouvent plus ou moins facilement un emploi dans notre pays.
02:52On travaillera aussi sur des secteurs clés en matière de souveraineté.
02:59Que nous dit... Si on dézoome un peu, on voit que les sujets de souveraineté sont essentiels.
03:05En gros, la question centrale, au-delà du ministère du Travail, c'est est-ce qu'on veut que la
03:09France soit souveraine ou est-ce qu'inévitablement la France doit dépendre ou des Chinois ou des Américains ?
03:15Voilà. En gros, voilà. Moi, je souhaite que la France soit souveraine.
03:18J'ai pas envie que la France soit ni le vassal des États-Unis ni le vassal des Chinois, qui
03:22sont deux grandes puissances, on va dire impérialistes.
03:24C'est impérialiste au sens militaire ou impérialiste au sens économique. Voilà.
03:28Bon. Moi, j'ai la conviction que le cadre de solution, c'est l'Europe. Il faut une France forte
03:32dans une Europe puissante.
03:33C'est que nous, tout seuls, c'est pas suffisant. C'est le cas pour l'Allemagne aussi. Même l
03:37'Allemagne, tout seul, pèse pas lourd devant la Chine.
03:40Ensemble, ensemble, on peut faire des choses. Bon. Je pense que le cadre de renforcement de la souveraineté passe par
03:45une Europe plus forte.
03:46Et après, ça se décline. Souveraineté militaire, parce que le monde est devenu militaire, qu'on le veuille ou qu
03:51'on le veuille pas, les grandes puissances imposent des guerres.
03:54On en vit encore une, qui nous touche par effet de ricochet. Donc oui, il faut renforcer les budgets de
03:59la défense pour être plus solide et mieux nournée.
04:02On est respecté que si on est fort en plan militaire. Sinon, on n'est pas respecté. Je crois que
04:05la leçon est assez claire.
04:06Au passage, c'est pas une mauvaise nouvelle pour l'emploi, puisqu'on a la chance d'avoir une industrie
04:10de la défense qui est assez pointue, avec des grands champions et un tissu de PME qui travaille pour eux.
04:15Donc ça, c'est très bon pour l'emploi. Et d'ailleurs, vous savez, j'ai décidé de renforcer l
04:18'action de France Travail en faisant appel à une générale, parce qu'après tout, pour parler aux militaires, au monde
04:22de la défense, je pense qu'il faut...
04:24C'est pas plus mal à être militaire. Donc la générale Dominique Witt renforce France Travail. Et on voit ses
04:28effets, d'ailleurs, tout de suite, pour mieux articuler la préparation des ressources dont auront besoin les entreprises de défense
04:34pour faire face aux commandes qui arriveront,
04:37puisqu'on voit que le budget de l'État augmente sensiblement les crédits en faveur de la défense.
04:41Souveraineté énergétique. Là encore, l'Ukraine nous l'avait montré sur le gaz russe. L'Iran nous le montre et
04:48sur le pétrole du Golfe et sur le gaz Qatari.
04:51L'indépendance énergétique est centrale. Bon, là-dessus, le gouvernement pense avoir donné les coups de barre utiles à travers
04:58la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie.
05:02En gros, plus d'électricité verte, à la fois nucléaire et à la fois énergie renouvelable, et moins d'énergie
05:10fossile. Donc on renverse le mix 40-60 inversé.
05:12C'est absolument central. Là encore, bonne nouvelle. La construction des nouveaux réacteurs, c'est 100 000 emplois supplémentaires.
05:21Toute la filière énergie électrique jusqu'au chauffagiste, pompe à chaleur, c'est 400 000 emplois supplémentaires.
05:26Donc là encore, France Travail devra se mobiliser. Et à l'instar de ce qui a été fait pour la
05:30défense, je suis en train de recruter un grand ingénieur de l'énergie ou du nucléaire
05:34pour nous aider, là aussi, à faire le pont entre ces industries-là et le monde du travail. Je pense
05:39que l'incarnation permet d'accélérer et d'aller plus vite
05:41dans la compréhension mutuelle des besoins des uns et des autres. Enfin, souveraineté alimentaire aussi. On se rend compte... Alors
05:48ça renvoie au secteur agricole.
05:49C'est pas facile dans notre pays. Nous sommes encore un grand pays agricole. Il faut le rester absolument. Le
05:55fait que notre secteur agricole puisse nourrir notre pays est fondamental.
05:59Donc il y a une loi d'urgence qui se prépare pour apporter des réponses au sujet, j'allais dire,
06:05un peu conjoncturel. Au-delà, on voit que notre secteur agricole doit être indépendant.
06:09Et côté ressources humaines, puisque c'est un peu la fonction du ministère du Travail, il y a plus... Je
06:13crois qu'il y a 100 ou 150 000 chefs d'exploitation qui vont s'arrêter dans les années qui
06:16viennent.
06:17Il n'y a pas d'exploitation agricole sans chef d'exploitation. Et autrefois, les chefs d'exploitation se tournaient
06:22vers leur fils aîné qui reprenait l'exploitation. C'est moins le cas. C'est beaucoup moins le cas. Exactement.
06:28Donc il va falloir trouver des gens qui vont accepter de se lancer dans ces belles carrières de chef d
06:32'exploitation agricole. Et c'est le travail aussi de France Travail que d'essayer d'y contribuer.
06:37Donc les sujets de souveraineté sont absolument majeurs dans la feuille de route du ministère.
06:41Sur l'efficience, vous l'avez évoqué. Donc lutte contre la fraude. Bon, le Sénat a beaucoup travaillé sur ces
06:50sujets-là.
06:50Donc le Sénat a renforcé le premier projet de loi. Il a été voté au Sénat. Le gouvernement, d'ailleurs,
07:00a repris pas mal des amendements
07:03et des enrichissements proposés par le Sénat. On a un débat à l'Assemblée nationale qui a eu lieu.
07:15Parce que fondamentalement, l'esprit de renforcement est quand même resté, alors que les oppositions à l'Assemblée n'étaient
07:23pas d'accord avec cet esprit de renforcement.
07:24Effectivement, on a essayé de manière lucide et pragmatique d'expliquer que la fraude sociale était loin, mais vraiment loin,
07:32de viser que les seuls salariés,
07:33que l'essentiel de la fraude sociale était orienté vers la fraude commise par des entreprises ou des organismes.
07:38Même le mot entreprise, parfois, est à prendre avec des pincettes, notamment autour du travail dissimulé, qui reste la principale
07:44fraude,
07:45et qu'il nous faut des moyens plus affûtés, plus ajustés, pour être plus efficaces dans le repérage de la
07:52fraude au travail dissimulé
07:53et dans la capacité à bloquer les comptes pour récupérer l'argent à l'issue de l'instruction de ces
07:59dossiers.
08:00On a aussi une action vigoureuse à mener. Alors ça, c'est le pendant des 16 milliards d'euros. Malheureusement,
08:05cette masse d'argent a attiré
08:06quelques margoulins, le mot entreprise n'est plus ajusté, qui essaient de profiter de l'argent public et de l
08:13'argent des entreprises,
08:14à travers la taxe d'apprentissage autour des centres de formation des apprentis ou des CPF. Donc il a fallu
08:21renforcer,
08:22et vous nous avez aidé, les moyens de lutter contre cette fraude-là, qui pénalise à la fois les finances
08:27publiques, la finance des entreprises
08:28et les jeunes, qui se retrouvent victimes d'organismes plus que douteux, peu scrupuleux, qui fournissent une mauvaise formation,
08:37qui ne permet pas d'avoir le diplôme et qui ne permet pas de rentrer dans la vie active. Voilà.
08:40Donc là-dessus, on va s'y attaquer très fort.
08:42Et on a aussi complété un certain nombre de dispositifs, puisqu'on a affaire à de la fraude intentionnelle, à
08:47la fraude organisée, à la fraude industrielle.
08:49Et si la fraude devient industrielle, il faut aussi que nos outils deviennent industriels, voilà, et s'adapter à des
08:53enjeux nouveaux.
08:54Voilà. J'espère qu'on arrivera... Alors on verra, on a la CMP qui se dessine. J'espère que les
09:00deux chambres seront convergées.
09:02Ça permettrait, derrière, d'adopter les textes plus facilement. Voilà. Je fais confiance à votre sagesse et celle de l
09:07'Assemblée, pour trouver les accords et les équilibres
09:09qui permettront d'aller au bout de cette loi, qui est une bonne loi dont nous avons besoin pour être
09:14plus efficaces dans la lutte contre la fraude.
09:16On peut aussi parler, peut-être, des ruptures conventionnelles. Donc, côté Sénat, les choses ont été, je pense, assez claires.
09:24Je redis que, là, à travers cet accord, c'est à la fois un enjeu financier important, mais c'est
09:28un enjeu aussi de valorisation de dialogue social.
09:30Moi, je suis, je vais dire, pétri de dialogue social. Je l'ai beaucoup protiqué à la SNCF. Je pense
09:36qu'il y avait un certain succès.
09:37Chacun peut constater une forme d'apaisement du climat social. La SNCF, c'est pas le fruit du hasard.
09:41C'est qu'on a beaucoup discuté, trouvé les équilibres et créé les conditions de s'écouter et de trouver
09:47les équilibres socio-économiques dans cette grande entreprise publique.
09:50Je pense que c'est ça l'idée, on va dire, générale, pour notre pays. Là, on a des partenaires
09:55sociaux qui ont fait preuve de responsabilité.
09:57N'oublions pas qu'ils sont les gestionnaires paritaires de l'UNEDIC. Et ensemble, ils ont décidé du contenu de
10:03cet accord.
10:04L'État n'est absolument pas intervenu. Je redis qu'il n'y a pas eu de lettre de cadrage.
10:07On a même enlevé la lettre de cadrage.
10:08Donc, on a enlevé la pression sur les partenaires sociaux qui avaient été lancés par le gouvernement précédent.
10:13Donc, on les a mis dans des conditions de négociation, je veux dire, apaisées. Et ces conditions de négociation apaisées
10:18ont débouché sur un accord.
10:20Et je pense que chacun en pensera ce qu'il souhaite. Mais en tout cas, je pense qu'il faut,
10:24au contraire, encourager ce sens des responsabilités.
10:27Et les règles usuelles, on peut toujours y revenir, les règles usuelles, c'est quand on a un accord issu
10:33de dialogue social, au fond,
10:34on demande aux parlementaires d'avoir la sagesse de le valider, au fond, j'allais dire, puisque tout bouger qui
10:40serait proposé par amendement
10:42viendrait perturber l'équilibre de l'accord. Voilà. Donc, attention. Ça se manipule avec précaution. Voilà. Donc, vous l'avez
10:48compris,
10:49le Sénat, je pense, a compris cette philosophie-là. J'espère que l'Assemblée sera fait preuve de la même
10:55sagesse et du même respect du dialogue social.
10:58Une question que je voulais évoquer, toujours dans l'efficacité, il y a un combat ancien, dont c'est pas
11:04moi qui l'ai mené,
11:05enfin, qui l'ai lancé, mais je le mène avec vigueur. C'est-à-dire une question qui m'a
11:09été posée par un sénateur
11:11lors des questions au gouvernement. C'est le fameux règlement 883. Je ne sais pas si vous voyez ce que
11:16c'est.
11:16C'est un truc bizarre, mais c'est comme ça, dans les règlements européens.
11:20Ça fait qu'un salarié transfrontalier français qui travaille en Suisse ou au Luxembourg,
11:25si son entreprise le licencie, eh bien, c'est l'UNEDIC qui paie les assurances chômage.
11:30Qui plus est sur un niveau de salaire plus élevé, vous voyez le problème. Et ça coûte à la France,
11:37aux UNEDIC, 800 millions d'euros par an net.
11:40C'est énorme. Donc là-dessus, il faut faire changer ce règlement. Changer le règlement européen, ça se fait pas
11:46tout seul.
11:47Il faut d'abord avoir une majorité qualifiée de pays, des États membres. On est en chemin.
11:52Donc on croise les doigts. Il y a un trilogue qui se dessine vers la fin avril.
11:57J'ose espérer qu'on obtienne cette majorité qualifiée, mais c'est pas fini. C'est un parcours du combattant.
12:02Il faut ensuite... C'est une loi. Il faut passer au Parlement.
12:05Donc il faut espérer que, là encore, le Parlement... D'abord, ça veut dire qu'il y a un compromis
12:09à trouver aussi avec le Parlement.
12:10C'est comme en France. Le Parlement, lui aussi, peut avoir ses idées et peut souhaiter amender, en quelque sorte,
12:16le projet qui lui vient de l'exécutif.
12:18Ça ressemble un peu à ce qui se passe ici. Donc il faut tenir compte des équilibres aussi avec le
12:21Parlement.
12:22Et ensuite, espérer que le Parlement, dans sa complétude, aille au bout et valide cette évolution du régime.
12:30Voilà. Donc c'est un combat important, et je voulais vous le mentionner, qui montre quand même ce souci d
12:34'efficience et de récupération d'argent pour nos systèmes de protection sociale.
12:44Sur les politiques sociales, on les oublie pas. Donc c'est pas facile, parce qu'on voit bien que, dans
12:49ce contexte tendu en matière économique,
12:53nous ne renonçons pas à une ambition sociale dans ce pays. C'est vraiment, je crois, ce qui nous caractérise.
12:57On fait de l'économie, mais on fait du social aussi.
12:59On peut citer quelques décisions claires, qui, d'ailleurs, ont été prises dans le cadre du PLF.
13:05C'est l'augmentation de la prime d'activité de 50 euros pour 3 millions de foyers. Donc c'est
13:10une incitation au travail, une meilleure récompense pour les salaires modérés.
13:14Donc c'est un effort important, 2 milliards et demi, on sait pas rien.
13:16Et cette augmentation, d'ailleurs, rentre à vigueur au 1er avril, même si elle ne sera versée qu'au 1er
13:21juillet, le temps, en gros, de lancer des calculs.
13:23On n'oublie pas non plus la sécurité au travail. C'est aussi, je le mets dans les politiques sociales,
13:28parce que c'est un sujet.
13:29On sait qu'on a trop d'accidents mortels et ou graves dans notre pays. Il faut s'y attaquer.
13:34Donc on le fait.
13:36On a mis en place, d'ailleurs, un passeport prévention qui permettra, dans les entreprises, de mieux suivre toutes les
13:41formations, les certifications
13:43liées à la prévention des risques professionnels dans les entreprises.
13:46Et j'en ai fait une cause, je vais dire, quasiment personnelle. Je fais un déplacement par mois sur ce
13:50thème dans les entreprises pour encourager les entreprises à progresser.
13:55Et d'ailleurs, en fin d'année, symboliquement, mais les symboles sont importants, je décernerai un prix parmi les meilleures
14:00entreprises que j'aurais vues tout au long de l'année
14:02pour bien montrer à quel point c'est important et qu'il faut continuer le travail. Ça se passe dans
14:05les entreprises, avec les partenaires sociaux.
14:08Et il faut le mettre en avant, parce que c'est, bien sûr, fondamental.
14:11Toujours dans les sujets sociaux, nous sommes en train de travailler sur un projet de loi sur la création d
14:18'une allocation de solidarité unifiée.
14:20Donc le projet de loi est écrit. Il a été envoyé au Conseil d'État. Voilà. Il devrait être inscrit
14:27en Conseil des ministres fait avril ou début mai.
14:29On verra dans quel ordre il arrive au Parlement. Est-ce qu'on commencera au Sénat ? Peut-être. Possible.
14:33On verra. D'autant plus que vous, on sait qu'à l'automne, vous serez un peu suspendu de par
14:38l'étape démocratique qui concernera le Sénat.
14:41Donc voilà, je pense que c'est aussi important de... Je vous en rappelle les objectifs, qui sont aussi des
14:46outils de conciliation, mais c'est pas du tout antinomique.
14:49C'est améliorer le recours par un système plus simple et plus lisible. Donc voilà. Côté RSA comme côté APL,
14:55même si l'enjeu sont plutôt côté RSA.
14:56Donc une amélioration du recours et une incitation au travail parce qu'au fond, quand on veut sortir de la
15:01précarité, on ne fait pas mieux que de trouver un travail, si possible, correctement rémunéré.
15:06Ça reste quand même le moyen de proposer une sortie par rapport à des gens qui sont en situation difficile.
15:13Voilà. Donc on est aussi en train de travailler là-dessus.
15:19Pour terminer ou progresser, alors peut-être parler un peu de l'actualité et comment on peut voir le début
15:29de réflexion sur les textes.
15:30Bon, l'actualité ne nous aide pas. Mais c'est comme ça. C'est l'avis. On va se le
15:33dire une fois quand même parce que c'est vrai. On n'aurait pas eu la crise en Iran.
15:37On était partis pour faire une bonne année, pas mauvaise année au plan économique. D'ailleurs, vous savez, on a
15:42fini le déficit à 5,1 au lieu de 5,4.
15:44Donc ça prouve bien que la dynamique, notamment sur les recettes, marchait bien. Donc on avait une dynamique plutôt favorable
15:48sur les... Alors ça reste quand on a un déficit de 5%.
15:51C'est quand même pas... Voilà. On se le dit quand même. Mais bon, dans la trajectoire, les nouvelles allaient
15:55dans le bon sens. Et en démarrant à 5,1, on avait des chances de finir mieux
15:59que ce qui a été prévu dans le budget. Voilà. Donc il était vraisemblable qu'en dehors de l'Iran,
16:04on aurait terminé l'année mieux que les 5 prévus dans le budget.
16:08Donc ça, c'était une très bonne nouvelle parce que ça démontrait la capacité du pays à se mettre sur
16:11une trajectoire de redressement pour de vrai.
16:13Et deuxièmement, côté sécurité sociale, là aussi, les nouvelles étaient bonnes. Les comptes 25, vous l'avez vu, se terminent
16:18mieux que ce qui était prévu.
16:20On avait prévu moins 23. On finit à moins 21,6. Mais c'est quand même... Vaut mieux ça que
16:24le contraire. Donc là encore, le résultat final est meilleur que ce qui était budgété.
16:30C'est encourageant. Et les 3 premiers mois, là encore, avec l'Iran, confirmaient qu'on était inscrits sur une
16:36bonne trajectoire.
16:37Donc voilà. Donc on était en tout cas sur une capacité démontrée à se mettre sur les trajectoires de redressement,
16:43aussi bien pour l'État que pour la sécurité sociale.
16:46Voilà. L'Iran arrive dessus. Vous l'avez dit, M. le Président. Moi, je suis très humble, comme nous tous.
16:51Combien de temps ça va durer ? Quelle intensité ?
16:53Est-ce que c'est une affaire de semaines, de mois, de plusieurs mois ? L'indicateur économique majeur, c
16:58'est le coût du baril du pétrole.
17:00Bien sûr, 100 dollars, c'est une chose. 120 ou 150, ça en est une autre. À 85, ça passe
17:04bien. À 100, ça se tend. Et au-delà, ça se tend beaucoup.
17:08Les conséquences, les 2 grands indicateurs aval, c'est le taux de croissance et c'est l'inflation, voilà, qui
17:14sont des indicateurs majeurs pour l'économie du pays.
17:18À 100 euros et avec une perspective... À 100 dollars, pardon, le baril, et une perspective d'un conflit en
17:24semaine, on avait un petit coût sur la croissance,
17:26qu'elle tombait de 1 point à 0,9. Ça allait à peu près. L'inflation, elle, passée de 1
17:31point à entre 1,5 et 2, ça allait à peu près.
17:34Mais si les paramètres sont plus lourds, forcément, on aura des conséquences plus rudes. Pour le moment, là aussi, en
17:41étant factuel,
17:41avec beaucoup d'humidité sur la dynamique, bien évidemment, les coûts, les coûts des carburants augmentant, les entreprises utilisant beaucoup
17:49de carburants
17:49voient leur marge se réduire, bien évidemment. Donc il y a un sujet de marge pour les entreprises, les secteurs
17:54d'activité qui utilisent les carburants.
17:56Il y a un sujet aussi pour les personnes, on est aussi d'accord. Et deuxièmement, mais voilà, par contre,
18:01en termes d'activité,
18:02pour le moment, ça tient. L'indicateur que je peux mentionner, vous savez que j'ai ouvert la possibilité d
18:07'utiliser,
18:07c'est un dispositif existant, le chômage partiel, en le ciblant plus particulièrement quand même sur les entreprises les plus
18:13touchées par la crise,
18:14on a à ce jour, et ça peut bouger tout ça, que 40 entreprises qui ont fait appel aux dispositifs.
18:19Donc pour le moment, ça veut dire que oui, les marges sont érodées par l'augmentation des coûts des carburants,
18:24donc il y a ce problème économique-là, mais pour le moment, l'activité, alors peut-être le secteur du
18:28voyage ou du tourisme est un peu plus touché,
18:30mais en masse dans le pays, on n'a pas encore une crise d'activité. Voilà, mais tout ça est
18:34fragile et peut évoluer, bien sûr,
18:36en fonction de ce qui peut se passer. Sur l'année prochaine, alors là encore, c'est un peu, voilà,
18:42on verra l'Iran où ça nous amène.
18:45Au fond, d'abord, c'est un budget particulier, vous l'avez mentionné, au plan politique, c'est le dernier
18:52du mandat.
18:56Bon, premièrement. Deuxièmement, comme c'est le dernier du mandat, ça veut dire quoi ? C'est un budget qui
18:59va se faire en pleine campagne présidentielle,
19:01ou alors a largement démarré. Bon, c'est un temps où parfois les positions se rédissent un peu.
19:05C'est normal, c'est la démocratie. Donc, ça rend plus compliquées les convergences. On peut imaginer que ça ne
19:12facilite pas le sujet de la convergence.
19:14Or, la convergence est nécessaire. Alors ici, on connaît, on sait qu'il y a une majorité. Bon, à l
19:20'Assemblée, vous l'avez dit, ce n'est pas le cas.
19:22Voilà, donc la capacité à trouver des convergences à l'Assemblée, voilà, et on n'aura pas tous les ans
19:27le joker,
19:28le joker, comme la suspension de la réforme des retraites. Les jokers comme ça, ils sont exceptionnels.
19:35Voilà, donc l'environnement politique autour du budget ne sera pas simple. L'environnement économique, c'est un peu pareil.
19:42À tout le moins, ce gouvernement sera cohérent avec lui-même. Il essaiera de rester sur une trajectoire de redressement,
19:48dans les deux,
19:50côté sécurité sociale comme côté finance de l'État. Voilà à peu près l'équation. Donc, on voit bien que,
19:55comme l'année dernière,
19:56alors avec des succès divers, mais en tout cas, l'intention du gouvernement, où la tonalité sera de ces deux
20:01budgets, sera aussi une tonalité d'effort.
20:04Voilà, ce n'est pas des budgets faciles qu'on a devant nous. L'effort est possible dès lors qu
20:08'il est partagé.
20:08On ne l'a pas si bien réussi que ça la dernière fois, mais bon, on n'avait pas beaucoup
20:12de recul et les circonstances ont peut-être fait qu'on a fait ce qu'on a pu.
20:16Là, on a un peu d'anticipation, quelques mois. On peut commencer d'en parler gentiment. On peut commencer à...
20:22Parce que les mêmes sujets vont revenir. Enfin, je veux dire, il n'y a pas de miracle. Les mêmes
20:26problématiques et les mêmes thématiques seront remises sur la table.
20:29Moi, quand même, ce que je vois... Il y a des équilibres à trouver. J'en vois deux. Et sur
20:34lesquels, je ne suis pas complètement satisfait de ce qu'on a fait l'année dernière.
20:37Mais on aura le débat. C'est l'équilibre entre actifs et retraités. Pour faire court, on a beaucoup protégé
20:42les retraités.
20:43Mais quand on protège beaucoup les retraités, c'est un peu au détriment des actifs. Donc je pense qu'on
20:48n'a pas su trouver cet équilibre.
20:49Est-ce qu'on sera l'année prochaine ? En tout cas, on aura à nouveau le débat. Et ce
20:52n'est pas illégitime. Je pense qu'il n'est pas illégitime de mettre ce débat sur la table.
20:55Après, voilà. Le débat fera qu'on verra bien où est-ce qu'on peut accoster. Et deuxièmement, il y
21:01a l'équilibre aussi entre salariés et entreprises.
21:03Voilà. Il faut trouver des équilibres parce que les entreprises... Il faut faire attention aux entreprises. Les entreprises créent la
21:08richesse, créent le développement, créent l'emploi.
21:11Et donc la tentation de taper sur les entreprises, il faut le regarder à deux fois parce que les effets,
21:16ça peut payer à court terme, mais ça peut être dévastateur à long terme
21:19parce que les entreprises font d'autres choix d'investissement dans une économie de plus en plus mondialisée.
21:23Même les entreprises françaises sont internationales. Elles peuvent faire des choix d'investissement qui ne sont pas la France.
21:27Donc il faut faire attention à tout ça. Tout ça est une question d'équilibre et de perception de cet
21:31équilibre.
21:32Je pense que ma perception d'équité est très importante. Voilà. C'est un peu l'état d'esprit dans
21:35lequel je suis quand je commence à réfléchir à la manière de construire ces deux budgets.
21:42Je suis sûr que, notamment, votre commission aura des idées. Je les écouterai avec beaucoup d'attention parce que je
21:48sais qu'avec vous, au moins, on peut débattre du fond.
21:50Les débats sont sereins, les débats sont solides, les débats sont constructifs. Donc je suis bien sûr prêt à travailler
21:55avec le président de la commission, les rapporteurs et tous les membres de la commission
21:58pour essayer de voir comment on peut préparer ce moment important pour doter et notre sécurité sociale et notre pays
22:05de budget solide.
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