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  • il y a 6 semaines
Dépression et risque suicidaire chez la personne
âgée de quoi parle-t-on ? par dr Myriam Bibet-Savigny

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00Les idées suicidaires sont aussi fréquentes chez les personnes âgées que dans le cas de la population adulte,
00:03mais elles sont plus susceptibles de passer à l'acte et elles en leurrent plus quand on vient d'entendre
00:08dans cette vidéo.
00:10C'est souvent, un suicide, c'est lié à une douleur psychique intense.
00:15Elle est souvent marquée par une douleur psychique profonde, un sentiment de désespoir,
00:20une perte de vision de l'avenir qui peut être encore plus marquée quand effectivement l'avenir s'est rétrécit
00:26au niveau de la durée.
00:29Avec des ruminations, de l'anxiété, des troubles du sommeil, mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
00:33C'est souvent difficile d'intervenir auprès d'une personne suicidaire et en particulier auprès d'une personne âgée
00:38parce qu'elle ne demande pas toujours de l'aide.
00:40Elle va faire ses idéations qu'il faudra sans doute rechercher.
00:43Et les personnes âgées suicidaires peuvent avoir des comportements autodestructeurs
00:46qu'on repère parfois comme des équivalents suicidaires.
00:51Elles ont beaucoup de médicaments, souvent, parce qu'elles ont des pathologies à leur disposition
00:57et elles n'ont pas forcément le même regard sur la mort.
01:01Les facteurs de souffrance psychique chez la personne âgée,
01:04c'est qu'il y a le vieillissement normal, mais il y a le vieillissement pathologique.
01:09C'est-à-dire que tous les effets du vieillissement peuvent être exacerbés.
01:13Exacerbés par des problèmes neurologiques, des pathologies.
01:16Les troubles cognitifs, c'est tout ce qui est démence,
01:19c'est des difficultés à percevoir la réalité, à comprendre ce qui se passe.
01:26Mais c'est aussi des événements de vie stressants qu'il peut y avoir.
01:29Forcément, quand on a un certain âge, on a été confronté à plus de deuil,
01:34à plus d'événements difficiles que quand on est plus jeune.
01:37Ça paraît assez logique, mais c'est bien de le rappeler.
01:41Comme on le disait, il y a plusieurs facteurs.
01:43Des facteurs de la santé physique qui peuvent être dégradés.
01:47Source de douleurs, de maladies chroniques.
01:49La perte d'autonomie par la diminution de sa mobilité.
01:54Des réductions des capacités physiques et cognitives, comme on le disait.
01:57Ça peut être un isolement, l'isolement social,
02:00par la perte des proches, par un manque de soutien.
02:03Et les changements dans le cadre de vie, en particulier le passage en établissement.
02:07On sait que les entrées en EHPAD sont des grandes sources de passage à rêve suicidaires.
02:14Il y a des choses assez spécifiques.
02:17Les maladies mentales, on disait, en premier lieu, la dépression.
02:21La dépression qui, pour tous les risques suicidaires,
02:23est la première cause, effectivement, du passage à l'acte suicidaire.
02:29Mais on voit aussi, effectivement, malheureusement, pas mal dans notre région,
02:33aussi, puisqu'on est épidémiologiquement mal placé, les dépendances à l'alcool,
02:38qui vont favoriser aussi la désinhibition du passage à l'acte.
02:43Donc, les personnes plus rapidement, effectivement, passées à l'acte.
02:47Et tout ce qui est troubles anxieux, qui peut être exacerbé par le sentiment,
02:52effectivement, de ne plus savoir se défendre,
02:55de ne plus pouvoir se défendre à un certain âge,
02:57par perte physique, par des amis, par des connaissances,
03:02qui ont eu aussi des agressions physiques,
03:05qui feraient, effectivement, se sentir la personne âgée,
03:09des fois plus en danger que la moyenne des autres personnes.
03:14Merci.
03:16Il y a un isolement social qui peut être lié au veuvage, à la solitude,
03:19à des conflits entre les personnes, voire des maltraitances.
03:22Effectivement, on oublie souvent que les personnes âgées
03:25sont parfois des personnes très maltraitées,
03:27par l'entourage, par des négligeances.
03:31Il y a des démences, ce qu'on disait tout à l'heure,
03:33et des événements de vie récents,
03:34donc on retrouve le veuvage, l'entrée en institution,
03:38les maltraitances et les déménagements.
03:40L'impact de l'agisme.
03:41Alors, l'agisme, c'est un terme, effectivement,
03:43qu'on retrouve pas mal chez les personnes âgées.
03:45C'est, effectivement, la façon dont la personne elle-même
03:50se considère, du fait de son âge,
03:53avec le sentiment, effectivement, de devenir inutile,
03:57d'être une charge pour les autres.
03:58Et on va forcément beaucoup plus facilement passer à l'acte
04:01si on se sent soi-même une charge.
04:04Les traits de personnalité peuvent aussi influencer.
04:07Les traits de personnalité non spécifiques aux personnes âgées,
04:12mais des faibles ouvertures aux expériences nouvelles.
04:15On sait bien que l'esprit a tendance à se rigidifier avec l'âge
04:20et on s'adapte moins à tout ce qui est nouveau.
04:24Le sentiment de désespoir et de solitude qui intensifie les idées suicidaires,
04:29surtout en cas de désolation sociale.
04:30La tendance à la rumination qui est liée à l'anxiété
04:33et qui va augmenter, effectivement, les risques de passage à l'acte suicidaire.
04:37Une réticence à exprimer ses émotions.
04:41On a tous ce terme en tête des taiseux
04:45qui est effectivement plus présent dans nos campagnes
04:49et chez les personnes âgées qui s'isolent et qui sont des taiseux.
04:52Les taiseux, ça veut dire qu'ils ne vont pas parler de l'anxiété suicidaire.
04:54Il faut garder en tête que c'est à nous de leur en parler.
04:58La difficile capacité à rechercher de l'aide
05:01qui est effectivement souvent liée à ce que je me suis toujours débrouillée,
05:06je me débrouillerai toujours.
05:08Par contre, contrairement aux jeunes, on a une démission d'impulsivité.
05:12C'est-à-dire qu'ils vont moins passer à l'acte d'un seul coup,
05:15sauf que du coup, c'est quelque chose d'une intentionnalité suicidaire
05:18qui est souvent plus élevée parce que c'est quelque chose de réfléchi,
05:22d'organiser et souvent pour aller au bout de leur acte.
05:27D'où effectivement une plus grande mortalité dans les passages à l'acte suicidaire.
05:33Merci.
05:33Bon, je ne reviendrai pas sur...
05:35Donc, comme on le disait, il y a les facteurs individuels
05:38de la famille, des pères et de la communauté
05:41qui sont effectivement prédisposants.
05:44La dépression, les maladies chroniques, la perte d'autonomie,
05:47les relations violentes qui peuvent être au sein de la famille,
05:50l'isolement, l'absence de lien ou de la communauté,
05:53une espèce de banalisation du suicide
05:56ou, par contre, une tendance à ne pas voir le suicide
06:01dans le décès de la personne.
06:03Les personnes âgées sont quand même celles
06:05où, pour en grande partie, le suicide n'est pas identifié comme tel.
06:10On a d'avenir.
06:11On parlait tout à l'heure, effectivement, de la sous-estimation
06:13et de l'absence de passage aux urgences.
06:15C'est très vrai pour les personnes âgées.
06:18On le disait, il y a l'alcool, il y a les conflits,
06:21il y a l'accessibilité aux moyens du fait d'avoir les médicaments,
06:27des difficultés des ressources et de la pauvreté
06:29parce que beaucoup de personnes n'ont plus l'aisance financière
06:34qu'on peut avoir plus jeune.
06:36Des facteurs précipitants, le levage, surtout chez les hommes.
06:39Effectivement, les hommes ont plus de maladies,
06:41elles sont seules que les femmes.
06:42Ça, je ne vous apprends rien.
06:46Le décès est dans l'entourage aussi.
06:48Mais il existe des facteurs de protection, effectivement,
06:51parce que ça va être le soutien de la famille,
06:54l'aide à exprimer son vécu.
06:59Et tout, effectivement, ce qui pourra aider la personne à être en lien.
07:06D'où l'intérêt, effectivement, que je disais tout à l'heure,
07:09de questionner, mais avant de questionner,
07:10il faut repérer cette souffrance psychique.
07:12Il faut identifier et repérer des signes révélateurs d'une souffrance
07:15en observant l'évolution des attitudes, des gestes, des paroles.
07:20Il faut surveiller les symptômes pour une prise en charge précoce,
07:23en étant attentif à l'évolution des comportements,
07:26des événements qui ont pu, effectivement, arriver,
07:29ou des événements de mise en danger de la personne,
07:32voire à des équivalents suicidaires, conscients ou inconscients.
07:36Il faut penser à partager l'analyse de ces signes
07:38et soutenir les professionnels dans le travail de repérage de ces signes,
07:41c'est-à-dire autour de vous, effectivement, pouvoir le communiquer.
07:46Les conséquences de cette souffrance ont, bien sûr,
07:49les conséquences sur le bien-être, une altération de la qualité de vie.
07:55Les cercles vicieux, puisque sa tendance,
07:58les personnes qui sont moins bien, se dévalorisent,
08:00ont tendance à s'isoler de leur entourage.
08:02Et l'isolement est facteur de risque,
08:04est facteur, effectivement, d'aggravation des symptômes.
08:08Ça a des conséquences sur la santé mentale,
08:10puisqu'on a des pressions qui s'installent.
08:12Et sur les proches, puisque les proches se retrouvent,
08:15effectivement, souvent en difficulté pour trouver de l'aide
08:19ou savoir comment aider.
08:23La clinique de la crise suicidaire,
08:25la crise suicidaire, il faut garder en tête
08:27que c'est un état fluctuant.
08:28C'est-à-dire, effectivement, il y a des moments où ça va mieux,
08:32des moments où ça va moins bien.
08:33D'où l'intérêt d'aller rechercher, effectivement,
08:36la fréquence de ces idées suicidaires,
08:38l'intensité et la fréquence.
08:40Parce qu'effectivement, on peut avoir des idées suicidaires une fois
08:43« Oh, je ferais mieux si j'étais mort »,
08:46de façon moins intense,
08:49de temps en temps, une fois par semaine.
08:51Et on peut penser à « Comment je vais me donner la mort tous les jours ? »
08:53C'est pas la même chose.
08:55La transition suicidaire, on l'a vu tout à l'heure,
08:57le taux de passage à l'acte,
08:59c'est très variable selon nos études
09:00et selon les lieux, on voit de 2,6 à 37%.
09:03Mais ce qu'il faut retenir, c'est que les passages à l'acte
09:06sont généralement fatales chez les personnes âgées.
09:09Les signes cliniques, les surgenres de comportement,
09:11la difficulté à s'adapter aux événements,
09:15en particulier la perte d'un proche en déménagement,
09:18et l'isolement social.
09:21Il y a des signes précurseurs.
09:23Alors, on peut voir effectivement une augmentation de consommation d'alcool,
09:27de médicaments, un changement d'apparence physique,
09:29des personnes se mettent à se négliger,
09:31une désorganisation,
09:33l'heure du repas,
09:36du lever,
09:37l'hygiène corporelle, comme on le disait,
09:38le ménage, un changement d'humeur, de comportement,
09:41des acquisitions de moyens,
09:44l'accumulation de médicaments en particulier,
09:46le repérage d'une corde qu'on a achetée
09:50ou qu'on a positionnée à un endroit,
09:52des messages verbaux indirects.
09:54C'est important effectivement de savoir les reprendre.
09:56Vous serez bien mieux sans moi.
09:58Je vais débarrasser le plancher.
10:00J'ai fait mon temps.
10:02Des phrases sur lesquelles il faut s'autoriser à revenir en disant
10:08« Mais qu'est-ce que vous voulez dire par là ? »
10:12Comme chez les ados,
10:14on voit des dons d'objets.
10:15C'est-à-dire la transmission de
10:19« Tiens, je t'offre des draps, ce sera pour toi,
10:23les draps qui me viennent de ma mère,
10:26le buffet, etc. »
10:27Ça peut être déjà organisé
10:29avec la vérification du testament
10:31et les arrangements.
10:32L'organisation de ces obsèques,
10:34attention, parce que ça peut être des gens
10:35qui sont simplement,
10:36ne veulent pas,
10:39ne veulent que les choses soient prêtes
10:40et que ce soit fait à leur façon.
10:42Mais méfiez-vous si c'est quelque chose
10:44dont ils n'ont jamais parlé
10:45et que d'un seul coup,
10:45ils organisent leurs obsèques.
10:47Les pertes d'intérêt, évidemment,
10:49les pleurs aussi.
10:51La crise suicidaire, effectivement,
10:53c'est une évolution de ces pensées suicidaires.
10:56C'est-à-dire qu'au début,
10:57elle est pour l'être passif,
10:57si seulement je ne me réveillais pas
10:59ou si je pouvais avoir un accident
11:00ou un malade grave,
11:01à de plus en plus l'actif,
11:02à savoir comment je vais faire
11:04pour mourir et pour me donner la mort.
11:07Souvent, c'est associé
11:08le sentiment d'être un fardeau
11:09pour son entourage,
11:11avec beaucoup d'émotions
11:13et de sentiments négatifs.
11:14La douleur psychique,
11:15elle est intense et prolongée.
11:17Il faut garder en tête
11:19qu'une personne suicidaire,
11:20avant tout,
11:21elle souffre.
11:22Elle souffre d'une douleur
11:24qu'elle ne peut pas calmer
11:25par du doliprane
11:26ou par un autre antalgique.
11:28Et son objectif,
11:29c'est d'arrêter cette souffrance.
11:31Alors, évidemment,
11:32comme on disait,
11:33on a des ordonnées scientieuses,
11:34des troubles du sommeil,
11:35de la fatigue.
11:36Ils se sentent plus fatigués,
11:38un sentiment de désespoir.
11:40L'état est fluctuant,
11:42donc il y a une ambivalence.
11:43Il y a des moments,
11:43effectivement,
11:44ben, non,
11:45j'ai mes petits-enfants,
11:46j'ai mon chien,
11:49je peux encore vivre
11:50des belles choses.
11:50Tiens, les fleurs sont sorties,
11:52j'ai moins envie de mourir.
11:53Et puis, ben, non,
11:54finalement, je ne vaux rien,
11:56je suis un boulé pour tout le monde.
11:58Donc, gardez ça en tête.
12:01Il peut y avoir une sédation
12:03ou une majoration
12:04de la douleur physique.
12:05C'est-à-dire qu'effectivement,
12:06les personnes deviennent
12:07comme indifférentes à leur douleur
12:09ou au contraire,
12:10deviennent beaucoup plus douloureuses
12:12pour des pathologies identiques.
12:15Et ne jamais oublier aussi
12:16le risque de réitération.
12:18La réitération, c'est
12:19je recommence.
12:20C'est-à-dire,
12:20je me suis ratée,
12:21je vais renouveler mon geste.
12:26Dans ces cas-là,
12:27effectivement,
12:28il faut intervenir.
12:29Pour intervenir,
12:29il faut créer un climat de confiance.
12:31Il faut évaluer le risque.
12:32Le risque, c'est-à-dire
12:34est-ce que l'urgence ?
12:37Est-ce que la personne
12:38est très isolée ?
12:39Est-ce qu'elle a
12:39beaucoup de facteurs de risque ?
12:41Et l'urgence,
12:42à quel point
12:43les idées suicidaires
12:43sont-elles présentes ?
12:45Il faut vérifier
12:45sa vision de la mort.
12:46Est-ce qu'elle en parle souvent ?
12:48Et si elle y pense souvent ?
12:50Quand ?
12:50Pourquoi ?
12:51C'est-à-dire,
12:51est-ce que c'est parce
12:52qu'elle a une pathologie
12:52qu'elle va mourir
12:53et qu'elle a besoin d'en parler ?
12:55Ou est-ce que c'est quelque chose
12:56effectivement comme
12:57je serai débarrassée de tout
12:59et j'ai envie de mourir ?
13:01Lui convaincre
13:02qu'elle vaut la peine
13:04d'être aimée.
13:05Alimenter l'espoir,
13:06la technique de l'espoir,
13:07on parle souvent,
13:07c'est effectivement
13:09aider sur ses propres ressources,
13:10ses propres ressentis
13:11à aller chercher
13:12effectivement ce qu'il aide à tenir.
13:15Vérifier les relations,
13:16les croyances,
13:17les bons souvenirs,
13:18l'aider à les récupérer.
13:21Appréhender,
13:22les évaluations sont vécues.
13:23Où est-ce qu'elle se situe ?
13:25Est-ce qu'elle est dans le passé,
13:26dans la nostalgie ?
13:27Est-ce qu'elle est dans le présent,
13:28dans un sentiment d'incompétence,
13:29d'isolement ?
13:30Ou est-ce qu'elle est dans le futur,
13:31avec une absence de projet,
13:32des angoisses ?
13:34Bon, c'est important
13:35d'évaluer ce niveau-là
13:35parce que ça permettra
13:36effectivement d'évaluer
13:37comment travailler avec elle.
13:40Il faut effectivement
13:41forcément évaluer
13:42les malaises physiques,
13:46tous les troubles
13:47qu'il peut y avoir,
13:47les évaluations psychologiques,
13:49les signes de dépression,
13:51le sens donné aux pertes,
13:52les idées face à la mort,
13:54l'évaluation du réseau social,
13:56effectivement,
13:57est-ce qu'elle a des contacts,
13:58est-ce qu'elle est satisfaite,
13:59est-ce qu'elle a des confidants ?
14:00Planifier le futur immédiat,
14:02les actions concrètes
14:03qu'on va pouvoir mettre en place
14:04et faire un plan d'action,
14:07un contrat peut-être
14:08de non-suicide,
14:09d'une certaine façon,
14:10et en impliquant,
14:11c'est important,
14:12essayer d'impliquer la famille,
14:13l'entourage.
14:14Les personnes sont isolées,
14:15mais peut-être qu'on peut trouver
14:16des moyens
14:17de ramener effectivement
14:18des proches,
14:19de s'autoriser
14:20à aller demander de l'aide,
14:22de s'autoriser à parler
14:23de ce qui ne va pas,
14:24qui peut-être alertera
14:25parce que peut-être
14:26les proches se disent
14:27« bon, tout va bien,
14:28c'est bon,
14:28je n'ai pas le temps
14:29de m'inquiéter,
14:29elle cherche sa vie. »
14:31Mais non,
14:32pas conscience effectivement.
14:34Donc aider la personne
14:36à exprimer ses besoins,
14:37ses proches,
14:38à se rapprocher de Dieu
14:39ou de la personne ressource.
14:42Je serai une taille, moi.
14:45Alors, il est important effectivement…
14:50Ok, vas-y.
14:52Donc de gérer effectivement
14:54les situations.
14:56Donc on disait effectivement
14:56organiser la gestion
14:57des moments de crise,
14:59évaluer de l'urgence,
15:00agir, alerter
15:01et soutenir les personnes
15:02qui ont été confrontées
15:03directement au monde.
15:06Il est important de partager.
15:08On parlait tout à l'heure
15:08de lien avec les autres professionnels.
15:11Donc effectivement,
15:11il est partagé
15:12avec les autres professionnels
15:13qui vont intervenir
15:14auprès de la personne âgée,
15:15tous les signes,
15:16tous les changements
15:16que vous avez pu observer
15:18pour aussi réfléchir ensemble
15:20sur ce qu'on peut faire
15:21et en prenant le temps
15:23effectivement de rechercher
15:24peut-être des outils spécifiques
15:26pour pouvoir savoir
15:26de quoi on parle.
15:30Donc cet espace,
15:32cette intervention,
15:32elle est multidimensionnelle.
15:35Ça peut être
15:36les soins psychiatriques,
15:37psychologiques,
15:38ça peut être
15:39via des assistance sociale
15:40en améliorant
15:41la qualité de vie
15:41ou en mettant en place
15:42des dispositifs
15:43d'accompagnement.
15:45Tiens, pouce suivante,
15:46s'il te plaît.
15:48Donc, la prévention,
15:50elle est individuelle
15:51dans un premier temps.
15:52Il faut,
15:52donc les étapes clés,
15:53c'est identifier ses idées
15:55en part des questions
15:56directes et bienveillantes.
15:57C'est de mobiliser
15:58l'entourage et les soignants.
16:00C'est de restreindre
16:00l'accès aux moyens,
16:01peut-être confier
16:02les médicaments
16:03aux pharmaciens
16:04ou à l'infirmière
16:06qui passe,
16:07ou à demander
16:07à ce que l'infirmière passe
16:10et traiter les maladies
16:11aussi bien mentales
16:13que les douleurs physiques
16:13et psychiques.
16:16Il y a une notion
16:17aussi de prévention continue.
16:19Donc, la prévention continue,
16:20c'est instaurer de toute façon
16:21ce cligma de confiance
16:22qui permettra à la personne
16:23de pouvoir verbaliser
16:25toutes les difficultés
16:26qu'elle ressent.
16:27C'est lui rappeler
16:28l'importance de sa participation,
16:30la place, effectivement,
16:31qu'elle puisse monter
16:32un projet, savoir effectivement,
16:33mais en l'impliquant
16:34et qu'elle n'est pas à subir,
16:36ça ne lui redonne pas
16:36effectivement ce sentiment
16:37d'individu
16:39qui a de la valeur,
16:40qu'on écoute
16:41et non plus d'être
16:43un fardeau.
16:44ou un objet
16:45qu'on va déplacer.
16:47Donc, forcément,
16:48impliquer les aidants,
16:49les accompagnants
16:50avec l'accord de la personne
16:52en essayant de favoriser
16:55la stabilité
16:55de l'accompagnement,
16:57d'identifier les facteurs
16:58de risque, bien sûr,
16:59de mobiliser les ressources
17:00et de les informer
17:01sur la personne
17:04et les proches
17:04sur les actions
17:05effectivement
17:06de prévention
17:07qui sont faisables
17:09pour la personne.
17:11Les professionnels impliqués
17:12seront les médecins,
17:14les psychologues,
17:14les ailes-soignants,
17:15les travailleurs sociaux,
17:17la famille et les proches
17:18pour l'évaluation,
17:19la prise en charge
17:20pour les médecins et les psychologues,
17:21le soutien au quotidien,
17:23l'écoute,
17:23la gestion des émotions
17:24pour ceux qui seront
17:25directement travaillés
17:26auprès des personnes âgées
17:28et les familles et les proches
17:29dans le partenariat
17:31du suivi et de la prévention
17:33de l'isolement.
17:34Dans les établissements,
17:35on va passer vite.
17:36Bon, ça passe par la prévention,
17:39la sensibilisation,
17:40la formation du personnel,
17:41c'est important,
17:42l'amélioration des conditions de vie
17:44et le suivi personnalisé
17:46en créant des plans
17:46d'accompagnement individualisés
17:48ajustés aux besoins.
17:52Il ne faut pas oublier
17:53que la prise en charge
17:54est interdisciplinaire.
17:56Interdisciplinaire, ça veut dire
17:57qu'il faut identifier
17:57les personnes qui interviennent
17:59auprès et travailler ensemble,
18:01mais tout en,
18:02comme je le disais,
18:03en mobilisant la personne
18:05elle-même
18:05dans la prise en charge,
18:07c'est-à-dire la remettre.
18:09La mobiliser, ça veut dire
18:10effectivement lui demander son avis,
18:11ça ne veut pas dire
18:12« maintenant, qu'est-ce que vous décidez ? »
18:14Ça veut dire lui demander son avis
18:15aussi sur ce qui est mis en place.
18:17En renforçant la coordination,
18:19la complémentarité des actions
18:21et adapter les prises en charge
18:22aux possibles évolutions
18:23de l'état de santé,
18:25des aggravations,
18:26des stabilisations,
18:26donc adapter, ça veut dire
18:28définir combien de fois
18:30on va passer,
18:30est-ce qu'on va passer plus souvent ?
18:32Je devais venir la semaine prochaine,
18:33mais je crois qu'il faut
18:34que je repasse demain
18:35parce que, voilà,
18:36c'est peut-être effectivement
18:37pouvoir se dire
18:38à plusieurs moments
18:39qu'on va adapter
18:40ce qu'on lui propose.
18:43L'important aussi, ça va être
18:45de soutenir les professionnels
18:46dans le travail de repérage.
18:47Donc, c'est la formation,
18:48c'est sensibiliser, informer,
18:50y compris ceux qui travaillent la nuit,
18:52à la notion de souffrance psychique,
18:53à l'observation de ces manifestations.
18:56Pour les établissements,
18:57c'est en incluant
18:57un des projets d'établissement,
18:59mais effectivement,
19:00ça peut être inclus aussi
19:01pour un organisme
19:03qui intervient à domicile,
19:05de se dire,
19:06ben voilà,
19:06ça fait partie des choses
19:08auxquelles, effectivement,
19:09ça va être bien la laver,
19:11bien s'assurer
19:12que le drap est bien tiré,
19:13mais peut-être aussi s'assurer
19:14qu'on a bien pris soin
19:15de l'expression des émotions.
19:17Peut-être pouvoir aider
19:18à utiliser des outils
19:20de repérage, d'analyse,
19:21des grilles, des échelles,
19:22des recommandations
19:23de bonnes pratiques
19:24et organiser des temps d'échange
19:25de réunions collectives
19:27ou des entretiens individuels
19:28dédiés à l'expression
19:29des professionnels
19:30sur les éventuelles difficultés
19:32liées au repérage des situations.
19:33Il ne faut pas oublier
19:34qu'on est dans la manche,
19:36qu'on a parlé du taux de suicide
19:37et donc on est peut-être
19:38tous aussi,
19:39d'une façon indirecte
19:41ou plus directe,
19:42impactés par le suicide
19:43et que ça peut être
19:45un frein, effectivement,
19:46pour les professionnels
19:47pour aller, effectivement,
19:48aborder cette question.
19:49Et ça, c'est quelque chose
19:50à travailler
19:51qui est hyper important aussi
19:52de prendre en compte
19:54de façon à évaluer
19:57nos propres résistances
19:58et pouvoir le retravailler.
20:00La stratégie nationale en France,
20:02ça repose sur cinq piliers
20:03qui ont été sous-entendus
20:05tout à l'heure.
20:06Vigilance,
20:07qui est une vague téléphonique
20:08post-tentative.
20:09Donc, en fait,
20:10c'est un organisme,
20:10effectivement,
20:11le siège est sur les strands
20:12et qui existe dans toute la France
20:14et pour la manche
20:15où les personnes
20:16qui ont fait une tentative
20:17de suicide
20:18peuvent être, effectivement,
20:19rappelées
20:19de fréquences adaptées
20:21selon l'état de la patiente.
20:24Et quand les personnes
20:25ne répondent pas,
20:26on leur envoie une carte postale
20:27pour leur montrer,
20:28effectivement,
20:28qu'on continue à penser à elles
20:30et à être tranquilles
20:30vers l'état de santé.
20:31c'est en gardant en tête
20:32qu'on ne va pas mieux
20:33du jour au lendemain.
20:35Il y a le 31-14,
20:36donc c'est un numéro
20:36que j'espère vous commencer
20:38à connaître,
20:39qui est numéro national gratuit,
20:4124 heures sur 24,
20:427 jours sur 7.
20:45Aujourd'hui,
20:46il est un peu,
20:50comment dire,
20:52victime de son succès
20:55et un travail
20:57en train de se mettre en place
20:58mais on ne reparlera
20:59à ça après-midi
20:59pour essayer,
21:00effectivement,
21:00d'être en plus rapidement.
21:01Papa Guénaud,
21:02qui est surtout sur
21:04comment parler du suicide
21:05et qui est une aide
21:06pour les médias,
21:07l'information,
21:08le graphisme nous en parlera,
21:10et les informations publiques
21:12comme celles que l'association
21:13peut faire.
21:17En conclusion,
21:18la souffrance psychique,
21:19c'est un enjeu majeur
21:20du vieillissement
21:20avec des conséquences graves
21:22sur la qualité de vie
21:23des personnes âgées.
21:24Une prise en charge précoce
21:26et adaptée
21:26incluant les soins médicaux
21:27et psychologiques
21:28ainsi que du soutien social,
21:29et ça c'est important
21:30de savoir que tout ne repose pas
21:32sur les médecins
21:32et les psychologues,
21:34c'est essentiel
21:34pour améliorer le bien-être.
21:36Qui a une stratégie nationale
21:38de prévention du suicide
21:39dont une des conséquences
21:40possibles générales
21:41peut être la déstigmatisation
21:42ça fait partie
21:43effectivement
21:44de ce qu'on fait
21:44au niveau
21:45de l'association
21:47en allant parler
21:48sur les marchés
21:48pour pouvoir parler
21:49du suicide.
21:51La fin de nombreuses
21:52idées reçues
21:53et la mobilisation
21:54de nombreux acteurs
21:54de terrain
21:55travaillant ensemble.
21:57Dernière diapo,
21:58défis futurs.
22:04Les défis futurs,
22:05c'est,
22:06on l'a évoqué
22:06pour la manche,
22:07le vieillissement démographique
22:09parce qu'effectivement
22:10la dépression
22:10et le suicide
22:11de la personne âgée,
22:12on a vu qu'il y en avait
22:12énormément,
22:13qu'il y en a beaucoup,
22:14malheureusement la population
22:15vieillit.
22:16Et l'autre défi futur
22:17qui amène
22:19l'intervention suivante,
22:21qu'on aura tout à l'heure,
22:24qui est sur la législation
22:25sur la fin de vie,
22:26qui est aujourd'hui
22:27un programme politique
22:27et effectivement
22:29le risque de conflit
22:30avec la prévention du suicide.
22:32Je vous remercie.
22:33Applaudissements
22:35Applaudissements
22:36...
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