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Colloque 29 janvier 2026
Comprendre et agir chez la personne âgée: dépression et /ou crise suicidaire
Comprendre et agir chez la personne âgée: dépression et /ou crise suicidaire
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00:00Merci de m'accueillir et pour ceux qui le connaissent peut-être poser des questions si vous en avez encore
00:06besoin sur 31-14.
00:08Et pour ceux qui ne le connaissent pas, effectivement, je vais essayer d'être relativement claire pour que vous puissiez
00:12l'utiliser.
00:16Alors, j'ai juste refait une petite introduction par rapport aux personnes âgées parce que ça me paraissait important un
00:21petit peu par rapport à la prévention du suicide.
00:23Le phénomène du suicide, donc, des personnes âgées, il est quand même très souvent invisible. Je vous en parlerai tout
00:30à l'heure par rapport aux 31-14.
00:31C'est-à-dire que, paradoxalement, on vous l'a dit, ce sont les gens qui sont, enfin, c'est
00:35la population qui se suicide le plus, si je puis dire.
00:39Et pour l'instant, aux 31-14, ce sont les gens qui nous appellent le moins ou pour lesquels on
00:44nous appelle le moins.
00:46Donc, effectivement, avec cette invisibilité du suicide ou des idées suicidaires chez les personnes âgées.
00:51Il n'est pas plus rationnel, mais plus justifié d'avoir envie de se suicider à 80 ans que d
00:57'avoir envie de se suicider quand on a 10 ans.
00:59C'est sans doute plus entendu dans la société.
01:02J'ai coutume de faire des présentations et j'utilise très souvent ma belle-mère qui a 82 ans.
01:08Si ma belle-mère de 82 ans avait des idées suicidaires ou si elle passait à l'acte, je pense
01:12que les gens autour, en tenue de ces problèmes de santé, me diraient que peut-être c'est un soulagement.
01:17J'ai la chance d'avoir des petits-enfants.
01:19Ma petite-fille de 8 ans ferait une tentative de suicide ou se suiciderait.
01:23Personne ne viendra me dire que quelque part c'est un soulagement.
01:27Et je pense qu'effectivement, en tant que professionnel de santé, pour moi, quelqu'un de 85 ans qui a
01:33des idées suicidaires est à considérer de la même manière qu'un enfant qui a des idées suicidaires.
01:39Il y a plein de choses que je ne vais pas dire mais que vous aurez sur le PowerPoint parce
01:42que voilà.
01:46Ça, ça a déjà été un petit peu dit ce matin.
01:48C'est-à-dire qu'effectivement, le taux de gens qui se suicident de plus de 85 ans est excessivement
01:55élevé.
01:55C'est-à-dire qu'il est de plus de 35 % pour 100 000.
01:58À la différence, pour la normalité, on est quand même, entre guillemets, à 13,5.
02:02Ça vous dit effectivement qu'on multiplie par 3 et que ça, c'est important.
02:06Je pense que c'est important de le dire comme on l'a fait ce matin pour vraiment avoir cette
02:10idée que ce sont les personnes qui se suicident de plus et sur lesquelles il faut qu'on fasse attention.
02:17Merci.
02:18Ça aussi, ça le redit un petit peu d'une autre manière.
02:21J'aime bien redire et redire les choses.
02:23Et puis ça, c'est un tableau qui a une importance sur l'intentionnalité suicidaire.
02:30Quand on gère la crise suicidaire, on parle d'intentionnalité suicidaire, c'est-à-dire à un moment, est-ce
02:35que j'avais vraiment, entre guillemets, envie de mourir ou pas ?
02:39La personne qui a fait cette...
02:41Alors, vous ne voyez peut-être pas parce que c'est écrit en tout petit sur les couleurs.
02:44Je vais juste vous le relire.
02:45Le bleu foncé, c'est décider à mourir mais à survécu.
02:48La personne qui a fait ce texte mais qui a survécu par chance.
02:52Moi, je n'aime pas trop le terme de chance mais qui a survécu.
02:56Celui qui est un petit peu plus clair en chiffres, c'est décider à mourir mais n'a pas utilisé
02:59le moyen le plus efficace.
03:01Ça, c'est pareil, le plus efficace, ça ne va pas.
03:04Et la troisième, le plus clair, c'est un appel à l'aide sans intentionnalité de mourir.
03:08Ça, ça me va un petit peu mieux.
03:10Si vous regardez en fonction des âges, vous voyez effectivement que celui qui a décidé de mourir mais a survécu
03:16avec des gros guillemets par chance,
03:18les personnes âgées font partie de cette situation-là.
03:21Et qu'effectivement, un appel au secours sans intentionnalité de la mourir, ils sont aussi très forts.
03:25Mais vous voyez la grande différence entre les jeunes et entre les personnes âgées et en fonction des âges.
03:34Les spécificités de la personne âgée, on l'a dit ce matin, c'est-à-dire qu'il y a
03:42effectivement un déficit de régulation des émotions.
03:44Lui, on y dit malheureusement parfois plus les émotions, on a un petit peu de mal à le dire.
03:48Ce que j'ai mis en gras, ce sont ce que moi j'appelle les facteurs de prédiction ou les
03:53facteurs de risque plus importants chez les personnes âgées.
03:55C'est-à-dire la difficulté ou un déficit à réguler ces émotions au fur et à mesure où on
04:02avance dans la roche.
04:03Une augmentation des pensées ruminatives, moins on sort, moins on amende, plus on rumine, plus on rumine ses problèmes,
04:09plus on rumine parfois ce qu'on a vécu dans la vie, plus parfois on réfléchit à ce qu'on
04:13a vécu dans la vie.
04:14Il n'est pas rare pour tous les professionnels qui travaillent dans les maisons de retraite ou auprès des personnes
04:18âgées
04:18d'entendre des gens qui parlent de traumatismes d'enfance et de gros traumatismes d'enfance et qui n'en
04:24ont jamais parlé.
04:25Donc effectivement, ces ruminations, alors ce que moi j'appelle ces ruminations de fin de vie,
04:29où on fait un peu le bilan de sa vie, où on a changé parce qu'on part à la
04:32retraite, etc.
04:33Et où on fait le tour, effectivement, on ramène parfois des ruminations qui peuvent amener, quand on ne va pas
04:38bien, des pensées suicidaires.
04:41Un sentiment de défaite et d'être pris au piège, ça on l'a vu largement par rapport à des
04:45possibilités de placement en maison de retraite, etc.
04:48Et de se sentir dépendant des autres, ça aussi c'est important.
04:52Est-ce que je peux avoir une à bientôt ? Merci.
04:55Une perception d'être un fardeau, le mot perception, il a de l'importance.
04:58C'est-à-dire que c'est la manière dont moi je me perçois.
05:01Je me perçois entre guillemets comme un fardeau pour mes enfants.
05:05Pour autant, pour mes enfants, je ne suis pas forcément un fardeau.
05:08Si vous vous êtes occupé de personnes âgées dans votre famille, le nombre de fois où les personnes âgées disent
05:13« Je vais te débarrasser parce que là, je te fais du souci. »
05:17Bon, alors il y a des familles qui peuvent dire rapidement « C'est compliqué avec toi, c'est compliqué,
05:20etc. »
05:21Mais ce n'est quand même pas l'essentiel, j'espère, des plus jeunes.
05:25Et un sentiment de déconnexion sociale, on en a parlé ce matin, et la région, pour sillonner maintenant depuis 4
05:31ans toute la région normande,
05:33« Je sais effectivement que la Manche ou même l'Orne sont des départements plus ruraux et pour lesquels parfois
05:41l'isolement est beaucoup plus fort. »
05:43Et ça, effectivement, l'isolement des personnes âgées, comme on l'a dit ce matin, c'est aussi un gros,
05:47gros, gros problème et aussi un gros facteur de risque.
05:50Voilà. Normalement.
05:54Et je vais donc vous parler, pour ceux qui ne connaissent pas, et pour ceux qui connaissent, je ferai une
05:58redite du dispositif du 31-14.
06:01Le numéro national de prévention du suicide, il existe depuis le 1er octobre 2021, donc nous n'allons pas tarder
06:07à fêter nos 5 ans, si je puis dire.
06:09Nous sommes opérationnels dans toute la France.
06:12Il y a 3 départements d'Outre-mer dans lesquels ils ne sommes pas, ou territoire.
06:18La Nouvelle-Calédonie, Tahiti, parce que pour l'instant, d'un point de vue politique de santé, ils estiment que
06:23ce n'est pas forcément la chose qu'ils veulent le plus régler.
06:27Et puis, la Guilla, pour des raisons de difficulté à pouvoir bouger, et que quand quelqu'un appelle et qu
06:34'il faut parfois 2h à 2h30 de pirogue, c'est un petit peu plus compliqué.
06:39Sachant que vous allez voir, pour ceux qui ne le savent pas, nous sommes un numéro où parfois nous demandons
06:43ce qu'il y ait des interventions et des interventions de secours.
06:47On est confidentiel et gratuit. Le mot confidentiel, ça c'est quelque chose que je l'avais bien expliqué.
06:52Le mot confidentiel ne veut pas dire anonyme.
06:54Si un jour, on peut en voir de temps en temps sur Youtube, si un jour vous voyez comment est
06:59-ce qu'on travaille,
07:00nous sommes tous basés au salut, tous les 31 et 14, la plupart sont basés dans des salut.
07:06Et donc, nous avons, entre guillemets, deux postes d'informatique, un sur lequel on fait un dossier, et un sur
07:14lequel les numéros de téléphone s'affichent.
07:15Ce qui fait que nous ne sommes pas anonymes, puisque nous avons le numéro de téléphone et la possibilité aux
07:21besoins de savoir qui on est.
07:22On demande toujours aux gens de se présenter, parce que ça, je ne le sais pas.
07:26Si les gens ne veulent pas me donner leur identité, ils ne me la donnent pas, ça ne nous pose
07:29pas de problème.
07:29Simplement, on leur explique que pour le dossier, c'est important d'avoir leur nom, parce que s'ils nous
07:34rappellent, ça leur évite d'avoir à vous dire ce qu'ils nous ont déjà dit.
07:38Et puis, si on a besoin de les orienter, je ne vais pas orienter de la même manière vers un
07:42CNP dans la manche que j'orienterai dans un CNP par rapport à l'heure, puisque nous gérons toute la
07:49région.
07:50L'appel, il est donc pris et automatiquement redirigé vers le centre de la région dont on dépend, dans la
07:56journée.
07:59Les centres sont, entre guillemets, distribués par région et par zone.
08:08Nous avons 17 centres et, je fais le calcul rapide, 14 de jour, on travaille de 9h à 21h.
08:19À partir de 21h, il reste 3 centres.
08:22D'où, et je reviendrai tout à l'heure, notre difficulté au jour d'aujourd'hui et le fait que
08:26nous soyons un peu victimes de notre succès.
08:28À partir de 6h du soir et énormément, entre 21h et 22h, puisqu'en passant de 17h à 3 centres,
08:36on passe à peu près de 34 possibilités de réponses à 9 possibilités de réponses.
08:43Avec, on le sait, à partir de 6h du soir, des gens qui sont le plus angoissés, il va faire
08:48nuit, ils sont plus seuls, ils sont socialement plus isolés.
08:51Ça concerne un petit peu moins les personnes âgées là.
08:54Ils sont socialement plus isolés et les adolescents nous appellent aussi beaucoup.
08:58Et puis, on ne va pas se mentir, c'est plus long de répondre à quelqu'un qui est alcoolisé
09:02que quelqu'un qui n'est pas alcoolisé.
09:04Et, en règle générale, les gens sont à peu plus alcoolisés le soir.
09:09Le 31h, ça ne s'arrête pas simplement à « je suis suicidaire et je cherche quelqu'un qui pourrait
09:14m'écouter et qui pourrait m'aider ».
09:15C'est aussi fait pour des tiers, c'est-à-dire je suis inquiet pour mon voisin, je suis inquiet
09:19pour un ami, je suis inquiet pour un collègue de travail qui, en partant tout à l'heure, m'a
09:24dit, quand je lui ai dit « on se retrouve lundi »,
09:26qui m'a répondu « lundi, je ne sais pas si je serai là, j'en ai tellement marge, je
09:31ne sais pas si je serai là ».
09:34Bon, j'espère que ça ne vous est pas arrivé, mais parfois, il nous faut un petit peu de temps,
09:38on peut réagir.
09:39Puis, ça veut dire « il ne sera pas là, il prend des vacances, il fait quelque chose ».
09:42Et puis, il est triste en ce moment.
09:44Et puis, tout à l'heure, on parlait de cas ou de fait qu'il est parfois très intéressant de
09:50savoir s'il n'est pas eu des suicides dans la famille.
09:52« Ah ben, je sais que son fils s'est suicidé, il s'était il y a peu de temps.
09:56»
09:56Ou « tiens, je réalise, ça va faire un nom ».
09:58Et je fais quoi avec ça ?
10:00La société, au jour d'aujourd'hui, elle ne va pas bien, à mon sens, sur l'idée de prendre
10:07soin de quelqu'un que je connais,
10:09qui peut être un collègue de travail, mais la question « est-ce que tu as des suicidaires ? Est
10:14-ce que tu es suicidaire ? »
10:15Celle-là, si on n'est pas professionnel de santé, si on n'est pas professionnel même social, elle est
10:20compliquée.
10:21Elle n'est pas compliquée à dire, cette question-là.
10:24Elle est compliquée, entre guillemets, en se disant « s'il dit oui, je fais quoi ? »
10:29C'est ça, la question.
10:31Alors, là, du coup, j'arrive avec mes gros savots.
10:34Il n'y a pas que nous, mais le 31-14 a cette possibilité de répondre à cette question.
10:37Je pose la question, mon collègue me dit « ouais, j'en ai mal. »
10:41Ok. Alors, soit je peux lui dire « reste là, je connais le numéro et on va appeler. »
10:46C'est des professionnels de santé et on va appeler.
10:49On est une ligne d'intervention, on est une ligne d'écoute, on n'est pas une ligne de suivi.
10:53Parce que sinon, alors là, on ne serait même plus victime de succès, là, il n'y aurait plus d
10:58'appel.
10:58On peut rappeler des gens tant qu'ils sont en crise.
11:02S'ils sont en crise, tant qu'ils fassent des démarches, on les rappelle pour prendre de leurs nouvelles.
11:05S'il y a un événement qui va être compliqué, du coup, et qu'ils ne sont pas hospitalisés,
11:11on leur propose de les rappeler.
11:12Donc, ça peut être au maximum, j'ai envie de dire, 3-4 rappels.
11:17Ensuite, en général, s'il faut qu'il y ait un suivi, on va s'orienter.
11:20Et c'est pour ça que l'ancrage du 31-14 dans les régions est important.
11:24C'est-à-dire qu'on va effectivement travailler avec tous les partenaires qu'on peut rencontrer,
11:27qu'on peut connaître, parce que c'est eux qui vont ensuite faire le travail,
11:30de désescalade et de faire en sorte que ça aille mieux.
11:34On gère aussi les professionnels de santé qui ne connaissent pas forcément le terrain
11:40et qui ont besoin, à un moment, de savoir vers qui orienter.
11:45Et puis, parfois, on gère aussi les professionnels de santé qui ne sont pas formés,
11:50j'allais dire, au repérage de la crue suicidaire.
11:52Je suis, alors, pour vous expliquer pourquoi j'ai ça,
11:57l'avantage, c'est que je ne suis pas en audio et donc vous voyez à peu près l'âge
11:59que j'ai.
12:00Je suis psychologue de formation.
12:03Aucun psychologue, au jour d'aujourd'hui, ne sort de fac
12:06en ayant une vraie formation sur le repérage et l'intervention en crue suicidaire.
12:11C'est un truc que j'aimerais, mais il ne me reste que 3 ans à faire avant l'après.
12:14Je ne suis pas sûre d'y arriver.
12:15Ce qui veut dire que si un jour, vous consultez un psychologue qui vient de s'installer,
12:19s'il ne fait pas cette démarche de faire une formation,
12:22il n'aura pas forcément ce qu'il faut dans l'évaluation et dans l'intervention du fait suicidaire.
12:27Et donc, effectivement, on a régulièrement des psychologues,
12:30psychologues du travail, psychologues scolaires,
12:33qui nous appellent en nous disant, voilà, ils nous donnent un message,
12:36et là, moi, je passe la main.
12:38Et ça, effectivement, c'est intéressant d'avoir des professionnels
12:41sur lesquels on peut travailler en commun comme ça.
12:43Travailler avec des éducateurs, etc.
12:45Et la dernière catégorie pour laquelle on travaille,
12:47ce sont ce qu'on appelle les endeuillés par suicide.
12:49Ce qu'on a parlé tout à l'heure, c'est la post-vention.
12:52Quelqu'un qui vient d'être endeuillé par suicide
12:54et pour lequel, parfois, il y a besoin de questions,
12:57et surtout, il y a besoin d'une orientation.
12:59Il y a, tout à l'heure, je pense qu'il intervient dans l'eau,
13:02il y a une association, Vivre son deuil,
13:03qui fait un travail formidable avec lequel on travaille beaucoup,
13:06et pour lequel, voilà, là, il va y avoir un accompagnement.
13:09Je répète, nous, on accompagne sur un temps très, très court,
13:12et donc, un deuil, on le sait, un deuil par suicide,
13:15c'est un deuil long, et ce n'est pas en deux entretiens qu'on pourra le faire.
13:19Voilà.
13:21Donc, notre rôle, je vous l'ai dit, c'est d'écouter,
13:23d'évaluer le niveau de souffrance et d'évaluer où la personne en est,
13:26si elle est en crise suicidaire, où est-ce qu'elle en est,
13:29d'intervenir, de soutenir, d'orienter si besoin,
13:34d'intervenir quand les personnes, parce que contrairement à ce qu'on pourrait penser,
13:37on a à peu près une vingtaine, on a 20% à peu près,
13:40ce qu'on appelle dans le voie de moyens,
13:42c'est-à-dire des gens qui sont passés à l'acte,
13:43qui sont tout près de passer à l'acte, et qui nous appellent.
13:47Alors, il ne faut pas croire qu'ils nous appellent en grétant.
13:49La majorité qui sont passés à l'acte nous appelle en nous disant,
13:52je ne veux pas m'en faire seul,
13:54donc j'ai besoin d'entendre la voix de quelqu'un.
13:57Donc là, notre but, c'est effectivement de ne pas juste les accompagner
14:00dans ce moment-là, mais effectivement de pouvoir déclencher des secours,
14:03et de pouvoir effectivement, ce qu'on arrive,
14:06je pense qu'au jour d'aujourd'hui, pour l'instant,
14:08à Rennes, on a toujours réussi à déclencher des secours,
14:10je sais qu'il y a des fois, dans d'autres centres,
14:12ça a été plus compliqué, on n'est pas meilleurs que les autres,
14:14mais pour l'instant, on ne s'est pas retrouvés face à cette situation,
14:16et j'espère qu'elle arrivera le plus tardivement possible,
14:19parce que pour les équipes, c'est compliqué.
14:22Toute l'équipe qu'on a au 31-14 sont des infirmiers,
14:24il y a des autres centres où ils ont voulu que ce soit des psychologues
14:27ou des infirmiers, nous on a fait le choix avant d'avoir que des infirmiers,
14:31pour une question, alors c'est un petit peu moi qui l'ai choisi,
14:34parce que les infirmiers sont beaucoup plus doués que les psychologues
14:38par rapport à la pharmacopée,
14:39et que, disons, une notion de la dangerosité des médicaments
14:43que moi, en tant que psychologue, et que tous les psychologues n'ont pas,
14:46donc je pense que ça, c'est important.
14:50Voilà, il y a donc 6 ans, une assistante sociale, une secrétaire, une cadre,
14:54dans l'équipe, des médecins référents,
14:56à Rouen, on a fait le choix d'avoir 4 médecins,
14:58qui, à chaque fois qu'on a besoin de les appeler, nous répondent.
15:01A partir de 6h du soir, il y a une garde de nuit,
15:06donc ce sont tous les médecins du 31-14 de France,
15:08qui répondent aux équipes s'ils sont coincés,
15:11ou s'ils ont besoin, j'allais dire, de débriefer.
15:14On débriefe en règle générale, quand on a des enfants,
15:18puisque même si ça n'est pas le lieu, là,
15:20il faut savoir que le 31-14 est ouvert du moment,
15:23comme je dis, où on sait se servir un téléphone,
15:25jusqu'au moment où on sait encore s'en servir.
15:28Le plus jeune avait 7 ans et 11 mois,
15:31et je peux vous assurer qu'elle savait bien ce qu'elle allait faire.
15:36Et moi, je suis très contente qu'on fasse un focus
15:39sur le suicide des personnes âgées.
15:41J'aimerais aussi, dans un autre temps,
15:43qu'on puisse faire un focus sur la prévention du suicide,
15:46chez les enfants.
15:48Chez les adolescents, c'est fait,
15:49on en parle, et c'est très bien,
15:51et je pense qu'il faut continuer.
15:52Chez les enfants, ce n'est pas dit.
15:54Chez les enfants, on continue à penser, effectivement,
15:56que l'enfant qui a des idées suicidaires,
15:58est-ce qu'il a une vraie permanence,
16:00entre guillemets, de « il va mourir » et « il ne va pas se réveiller ».
16:03Ça, c'est peut-être valable à ma génération.
16:05Au jour d'aujourd'hui, on a à peu près un appel,
16:08à deux appels par semaine,
16:09d'enfants de moins de 9 ans,
16:11et je peux vous assurer qu'ils ont bien compris
16:12ce que ça voulait dire.
16:14Je reviens sur mon sujet,
16:15parce que sinon, je vais dévier.
16:17Voilà, ça doit être, je pense que, oui,
16:19les focus par rapport aux personnes âgées,
16:21ça, ça m'avait paru important.
16:22Depuis deux ans, on essaie de faire un vrai partenariat
16:25avec les services à domicile,
16:26et notamment en termes d'information,
16:28c'est-à-dire tous les services qui interviennent,
16:30parce que, par exemple, poser la question,
16:32ça n'est pas si évident que ça pour une aide à domicile.
16:34quand elle se retrouve à domicile,
16:36est-ce que vous avez des idées suicidaires ?
16:38On fait un focus aussi par rapport à des journées grand public
16:40ou par rapport à des communications.
16:42On a réussi, dans le 76,
16:44à ce que le numéro du 31-14 soit inscrit sur le chèque CESU,
16:49pour que les familles,
16:50ou pour que les gens qui, effectivement,
16:52bénéficient de chèque CESU,
16:53puissent à un moment voir ce numéro,
16:55aille voir,
16:55puisqu'il y a juste quasiment la petite carte,
16:57et puis le code,
16:59le code où on peut aller voir un petit peu plus loin,
17:01les services, donc voilà,
17:02les services émetteurs d'aide,
17:04et puis un partenariat avec les maisons de retraite
17:06où on essaye,
17:07c'est ce que j'ai entendu ce matin,
17:08c'est-à-dire que je commence à avoir
17:10certaines maisons de retraite privées
17:11avec lesquelles on essaye de voir
17:13si, j'allais dire,
17:16l'évocation des idées suicidaires,
17:18quand on rentre,
17:18et régulièrement pour savoir où en est la personne,
17:21et bien, effectivement,
17:22je pense que ça éviterait parfois
17:24qu'on puisse s'entendre dire,
17:25ce que je me suis encore entendu dire
17:27à titre personnel,
17:28oui, votre belle-mère a des idées suicidaires,
17:30mais c'est normal,
17:31elle vient de rentrer.
17:32Alors, oui, c'est normal,
17:33car elle n'est pas bien,
17:34elle a perdu plein de choses,
17:35mais ça n'est pas normal
17:36d'avoir des idées suicidaires.
17:37Et c'est soignable,
17:39et c'est gérable.
17:41Bonjour à tous,
17:42donc nous allons vous présenter,
17:44donc nous sommes des salariés du département,
17:49nous représentons la MDA
17:51et les ponts d'action sociale,
17:53donc notre slogan,
17:57c'est « Deux regards,
17:58une même vigilance,
17:59prévenir ensemble le risque suicidaire ».
18:05Voilà, donc la MDA,
18:07enfin, la MDA et les ponts d'action sociale,
18:10ce sont deux directions métiers du département.
18:12Donc la MDA représente un guichet unique
18:15pour les personnes âgées,
18:16les personnes en situation de handicap
18:18et les aidants.
18:19Donc c'est vrai que nous nous rencontrons
18:23régulièrement,
18:23enfin, au quotidien,
18:24des publics en difficulté.
18:27Et la MDA,
18:29pour faciliter l'accès aux droits des personnes
18:33en perte d'autonomie,
18:35et on aide à mettre en œuvre
18:37les prestations.
18:40Donc, et pour cela,
18:42ils s'appuient aussi sur les neuf pôles d'action sociale
18:45du département,
18:46qui sont des anciens centres médicaux sociaux,
18:49et qui, voilà,
18:50qui accueillent au quotidien
18:53les publics en difficulté
18:54qui peuvent être ressources
18:58face à leurs difficultés.
19:01Donc ils ont,
19:03les pôles d'action sociale
19:04ont plusieurs missions,
19:07dont l'accès aux droits,
19:08l'information aux personnes
19:09en situation de handicap,
19:11l'autonomie des personnes âgées,
19:14et aussi pour les plus jeunes,
19:16l'accès à l'insertion et l'emploi,
19:18le dépistage,
19:18la contraception,
19:19la sexualité,
19:20la vie de couple,
19:21l'aide aux parents,
19:22le suivi et la protection de l'enfance.
19:25Donc voilà, régulièrement,
19:26toutes ces équipes
19:27sont confrontées
19:29à l'accueil de publics en souffrance
19:32qui vont exprimer
19:34des idées de perte de morale,
19:37des idées suicidaires,
19:38exprimer des envies suicidaires,
19:40et donc voilà,
19:43on va faire le lien
19:43avec une équipe
19:46au niveau du département
19:47qui est confrontée,
19:50enfin qui rencontre au quotidien
19:51des personnes âgées
19:52dans le cadre des demandes
19:54d'allocations personnalisées
19:56et d'autonomie
19:57pour le maintien à domicile
19:58des personnes âgées dépendantes.
20:00Et donc voilà,
20:02Sandrine Champion
20:02va vous décrire son rôle au quotidien
20:05dans le cadre d'une demande d'apprentissage.
20:11Alors, l'APA déjà,
20:14pour qui ?
20:14Ce qui est important,
20:15c'est que, voilà,
20:17elle s'adresse aux personnes
20:18de plus de 60 ans
20:19en perte d'autonomie significative.
20:21L'évaluation fait ressortir
20:24un J de 1 à 4.
20:27Dans le cadre de l'étude
20:28de cette demande,
20:29la loi prévoit une visite à domicile,
20:31donc par un référent à pas,
20:33qui a plusieurs objectifs.
20:35Déjà, elle sert à évaluer réellement
20:37le niveau de perte d'autonomie.
20:38Donc, c'est d'observer la personne
20:40dans son environnement,
20:41ce qu'elle peut faire au quotidien.
20:43Ensuite, la visite permet
20:45d'adapter l'aide
20:45à la situation réelle de vie,
20:47c'est-à-dire en fonction du logement,
20:49l'accessibilité,
20:50la présence d'un proche aidant,
20:51notamment.
20:53Tout cela pour construire
20:54un plan cohérent et personnalisé.
20:56Elle permet aussi de repérer
20:58ou de prévenir les risques.
20:59Donc, ça peut être
21:00les risques de chute,
21:01l'isolement, la fragilité,
21:03et parfois des situations
21:04beaucoup plus préoccupantes.
21:06Et l'idée, c'est vraiment
21:07de favoriser le maintien à domicile.
21:10Et c'est aussi un temps d'écoute
21:14pour la personne et ses aidants,
21:16comprendre leurs besoins,
21:17leurs difficultés et les priorités.
21:21On prend vraiment en compte
21:23l'épuisement de l'aidant
21:26et il y a vraiment un temps
21:27de parole pour eux
21:29qui est priorisé.
21:38Alors, le référent APA,
21:39il a un rôle vraiment central.
21:41En fait, on n'est pas juste
21:42dans l'instruction,
21:43c'est ce qu'il faut savoir.
21:46On a un rôle de repérage,
21:48de prévention, d'alerte
21:50et aussi de coordination.
21:53Voilà.
21:54Et la demande d'APA,
21:55ce qui était important aussi
21:57de rappeler,
21:58c'est qu'elle intervient
22:00dans, jamais par hasard,
22:01elle intervient toujours
22:02dans un moment de fragilité.
22:04Donc, après une chute,
22:05une hospitalisation,
22:06une aggravation
22:07de l'état de santé,
22:09l'apparition de troubles cognitifs
22:11ou quand les dents
22:12sont à bout,
22:12complètement épuisées.
22:13Donc, c'est souvent
22:14un moment de rupture
22:15dans le parcours de vie.
22:16Et donc, vraiment
22:17un moment de vulnérabilité
22:18sur le temps psychique
22:20qu'il faut vraiment
22:20prendre en compte.
22:22Donc, c'est là
22:24que l'évaluation,
22:24elle est vraiment globale.
22:27Elle va être essentielle,
22:28en fait.
22:29On ne peut pas se contenter
22:30de regarder uniquement
22:31la perte d'autonomie fonctionnelle,
22:33mais voilà,
22:34on y intègre
22:35le vécu subjectif
22:36de la dépendance,
22:37le sentiment d'unité,
22:38d'utilité surtout.
22:44Donc, quand on parle,
22:45on l'a dit,
22:46il y aura certainement
22:47des redites,
22:47mais quand on parle
22:48de dépression,
22:49de risque suscité,
22:49on observe en tout
22:50les changements de comportement
22:52qui sont des signaux d'alerte,
22:54une tristesse qui ne part pas,
22:55replie sur soi,
22:56une négligence,
22:57un refus d'aide,
22:58une perte de motivation,
22:59du découragement.
23:01On prend en compte aussi
23:02les facteurs de risque
23:03qui peuvent aggraver
23:04la situation,
23:06le sentiment d'isolement,
23:07les conflits familiaux,
23:08la précarité,
23:09les deuils répétés,
23:11l'entrée d'un conjoint
23:12en EHPAD, etc.
23:13On évoque aussi
23:17la perte,
23:18le fait de ne plus pouvoir conduire,
23:20par exemple,
23:22de ne plus pouvoir
23:24continuer ses activités
23:26puisqu'il y a un problème visuel
23:28ou un problème auditif,
23:30de ne plus pouvoir aller au club,
23:31etc.
23:33Donc, en fait,
23:33on écoute vraiment les paroles
23:35et surtout,
23:36on l'a dit tout à l'heure,
23:37mais il ne faut vraiment pas
23:38les banaliser.
23:40Les phrases qui sont évoquées
23:42ne sont pas juste
23:43des phrases balancées comme ça.
23:44En fait,
23:45c'est un message
23:46qu'on prend toujours au sérieux.
23:58Alors après,
23:59voilà,
24:00effectivement,
24:00on a un rôle d'alerte
24:02et de coordination.
24:04On travaille toujours
24:05avec le bénéficiaire à part,
24:07évidemment.
24:08Donc,
24:08l'idée,
24:08c'est,
24:09si on est d'accord,
24:10d'informer le médecin traitant
24:11et peut-être de faciliter
24:13cette information
24:13au médecin traitant
24:14puisque quand on pose la question,
24:16régulièrement,
24:17la personne âgée
24:18nous dit que c'est un sujet
24:19qui n'a jamais été abordé
24:20lors d'une consultation médicale
24:22et puis,
24:22on essaye d'orienter
24:23vers les professionnels
24:24ou les dispositifs adaptés.
24:27J'ai récemment
24:27accompagné une dame
24:28à l'UO,
24:29mais pas plus tard
24:30qu'il y a 10 jours.
24:31Voilà,
24:32on évoque le CEP
24:33et on essaye
24:34de mobiliser
24:34les proches aidants
24:35quand c'est possible
24:36et si c'est pertinent.
24:39Voilà.
24:45Donc,
24:46ce que je voulais faire
24:48ressortir aussi
24:48dans ce diapo-là,
24:50c'est que le plan d'aide
24:51est vraiment
24:53un outil de prévention,
24:54un outil parmi d'autres.
24:55Voilà,
24:56ce n'est pas le seul.
24:57L'idée,
24:57ce n'est vraiment pas
24:58de se limiter
24:58à une logique technique,
25:01c'est de pouvoir
25:02proposer des choses
25:04en prenant en compte
25:05le psychique,
25:07la souffrance psychique
25:09qui peut être liée
25:09à l'isolement social,
25:10la perte d'autonomie
25:12mais aussi l'épuisantement
25:13de la personne
25:13et ou des aidants.
25:16Donc,
25:16on a plusieurs leviers,
25:17le renforcement
25:19des aides à domicile,
25:20l'augmentation
25:20des fréquences d'intervention
25:22pour permettre
25:22un passage régulièrement
25:23par la semaine
25:24sur des temps
25:25d'aide à la toilette,
25:26au repas,
25:27aux sorciers,
25:29la coordination
25:30et la sécurisation
25:31du quotidien
25:32en ajustant
25:34les horaires d'intervention,
25:36en installant
25:36des dispositifs
25:37de téléassistance,
25:38par exemple,
25:39en mobilisant
25:40et en coordonnant
25:41les aidants,
25:42en facilitant
25:43l'accès aux soins,
25:45en maintenant
25:46du lien social,
25:47en participant
25:47à des activités
25:49extérieures,
25:50il y en a beaucoup,
25:52ça peut être par exemple
25:52de l'accueil de jour,
25:54en organisant
25:55des visites régulières,
25:56de proches,
25:56de bénévoles,
25:58il y en a beaucoup,
25:59il y a une mixité,
26:00etc.,
26:00j'en oublie certainement,
26:02et en soutenant
26:03aussi les aidants,
26:06par exemple,
26:07le groupe d'aide aux aidants.
26:08C'est des exemples
26:11parmi d'autres.
26:16En tout cas,
26:17ce qu'on voulait mettre
26:18en valeur aujourd'hui,
26:19et ça a été dit
26:20tout au long de la journée,
26:21c'est autour
26:22de la personne âgée,
26:24en fait,
26:24et d'autant plus
26:25quand elle est
26:28en situation
26:28de perte de morale,
26:30de crise suicidaire,
26:31ou d'ambie suicidaire,
26:33c'est de mettre en œuvre
26:34un travail de partenariat,
26:35et c'est vrai
26:36qu'on est nombreux,
26:37en fait,
26:39à pouvoir lever les...
26:44Comment dire ?
26:45Je perds le mot,
26:45mais à pouvoir les aider.
26:48C'est vrai qu'entre
26:49le médecin traitant,
26:50les infirmiers libéraux
26:51qui interviennent
26:52au quotidien,
26:53les équipes mobiles gériatriques,
26:56les caisses de retraite,
26:57les associations,
26:59les centres hospitaliers,
27:00les SIAD,
27:00ils sont nombreux
27:01et on ne les a pas tous cités,
27:05et c'est important
27:06de se mettre
27:07autour de la personne.
27:10Et on voulait aussi
27:11mettre en avant
27:12quelques actions
27:13qui sont financées
27:15par la commission
27:15des financeurs
27:17et de la prévention
27:19de la perte d'autonomie
27:20au sein de la manche.
27:22C'est vrai qu'avec l'appui
27:23de la LDA,
27:24les clics de la manche
27:25et les espaces ressourcés
27:26dont proposent
27:27et déploient
27:28avec les partenaires
27:29des actions de prévention
27:31visant à lutter
27:32contre l'isolement
27:33des personnes âgées.
27:34Et c'est vrai
27:35que ce sont des acteurs
27:36qui proposent vraiment
27:40très régulièrement
27:41des actions
27:42sur lesquelles
27:42nous, professionnels,
27:44on peut s'appuyer
27:46pour lutter
27:48contre cet isolement.
27:49Donc sur chaque territoire,
27:53les clics,
27:55on peut prendre contact
27:57avec les clics
27:58pour qu'ils nous communiquent
28:01les actions réalisées.
28:04Voilà.
28:05Et puis,
28:05il y a d'autres projets aussi.
28:07Il y a d'autres projets
28:09qui sont en dehors des clics.
28:10C'est vrai qu'il y a
28:10des maisons de retraite
28:11qui, par exemple,
28:13mettent en place...
28:13Il y a la maison de retraite
28:14de Mortin
28:15qui met en place
28:16une action
28:17qui s'intitule
28:18« Favoriser le lien social
28:20et renforcer l'estime de soi
28:21grâce au bienfait du rire ».
28:23Donc il y a
28:24le clic de Coutance
28:25qui met en place
28:27des ateliers
28:28de valorisation
28:29de l'estime de soi
28:30avec des ateliers cuisine.
28:31Il y a Unicité aussi
28:33qui développe
28:35des actions
28:36avec des jeunes volontaires
28:37qui font des visites
28:39à domicile.
28:41Il y a Famille rurale
28:42qui favorise
28:43les rencontres
28:44intergénérationnelles
28:45et Françaises à l'heure
28:46qui fait
28:46des parenthèses
28:48de soutien
28:48à nos aidants.
28:49Et il y a
28:50plein d'autres actions.
28:52Donc voilà,
28:53c'est ce qu'on voulait
28:53mettre en avant.
28:59Du coup,
28:59je me présente.
29:00Je suis le docteur
29:00Sagals-Quentin.
29:02Je travaille
29:03à la Fondation
29:03de Sainte-Saint-Lôme
29:05et depuis maintenant
29:06un an,
29:08je coordonne aussi
29:10la filière d'urgence
29:10avec le docteur
29:11Busser,
29:12Paul,
29:12qui n'est pas présent
29:14aujourd'hui.
29:16Donc on a
29:17essayé
29:17de restructurer
29:18un peu
29:18les soins
29:19au niveau des urgences
29:20depuis déjà
29:21le début de l'année
29:21avec pas mal de projets
29:23qui sont en cours
29:24et à venir.
29:25Et aujourd'hui,
29:26je vais essayer
29:26de vous parler
29:27d'un projet
29:27qu'on va mettre en place
29:30cette année.
29:31C'est le SAS
29:33Psy50.
29:34Du coup,
29:34c'est le service
29:35d'accès aux soins.
29:36C'est quelque chose
29:37qui est d'ores et déjà
29:38en place
29:39dans plusieurs régions
29:41de France,
29:41notamment en Ile-de-France
29:44avec plusieurs objectifs.
29:46Et là,
29:47je sais qu'aujourd'hui
29:47on parle du suicide
29:49chez la personne âgée,
29:50mais c'est quelque chose
29:51qui va pouvoir bénéficier
29:52à tout le monde,
29:53à toute tranche d'âge,
29:54soit mineure ou majeure.
29:56Donc ça comprend aussi
29:57la personne âgée
29:59qui permettrait du coup
30:00à fluidifier
30:02l'accès aux soins.
30:03Je peux ratifier
30:04en mesure,
30:05mais j'y viens,
30:06ça prendrait
30:07en considération
30:08l'intervention
30:09d'un infirmier psychiatrique
30:11qui serait donc
30:13au sein du SASU50
30:14pour réguler
30:16toutes les demandes
30:17en lien
30:18avec une phase psychologique.
30:20Donc au lieu
30:20que ça soit régulé
30:21directement par le SAMU,
30:22là on aurait
30:23un avis spécialisé
30:24qui pourrait lui rediriger
30:25avec les connaissances
30:28générales du territoire
30:29au mieux
30:31en fonction de l'urgence.
30:33Donc ça voudrait dire
30:34déjà faire une évaluation
30:35de l'urgence psychiatrique
30:36au téléphone.
30:37Donc il y aurait
30:38plusieurs types d'urgences
30:39qu'on a essayé
30:40donc de grader
30:41avec une grille
30:42d'évaluation.
30:43L'urgence immédiate
30:45qui en effet
30:47indiquerait
30:48un passage
30:48directement aux urgences
30:49pour une évaluation
30:50psychiatrique,
30:51ce qui nous mettrait
30:52en relation directement
30:52aussi avec le 31-14
30:54par exemple
30:55ou Vigilance
30:57qui pourrait nous
30:58adresser directement
30:58à travers l'IDE
31:01régulateur
31:02du SAMU50.
31:03Parce qu'on se rend
31:04compte que
31:05depuis 2019
31:06il y a une augmentation
31:08très importante
31:09des passages
31:10aux urgences
31:11avec des motifs
31:12psychiatriques
31:13de plus de 20%
31:15en tout cas
31:15sur l'IDE
31:15que j'ai pu bien
31:18que du coup
31:20la prise en charge
31:21parfois peut être
31:21rendue compliquée
31:22que l'évaluation
31:23de l'urgence
31:24immédiate
31:26finalement parfois
31:27on se rend compte
31:27que ça aurait pu être
31:29quelque chose
31:30qui aurait pu se régler
31:31sur une consultation
31:31par exemple
31:32à 24-40-72-A
31:34en faisant appel
31:35à des centres
31:36de consultation
31:36non programmés
31:37à l'UAO
31:38par exemple
31:38pour Saint-Lôme
31:40ou alors
31:40à la pu
31:41mon cher beau
31:42ou même
31:42Serge de l'Astrand
31:43qui peuvent proposer
31:44des consultations
31:45à distance
31:46ou alors
31:47s'il y a vraiment
31:48une évaluation
31:49de l'urgence
31:49qui n'est pas immédiate
31:51ou alors
31:51qui n'est même pas
31:52semi-urgente
31:53pour envoyer
31:54vers des CMD.
31:56A quoi ça servirait
31:58finalement ?
31:59C'est à proposer
31:59à déstigmatiser
32:00déjà dans un premier temps
32:01à travers
32:02le contact téléphonique
32:03anonyme
32:05ce qui permettrait
32:06déjà
32:06aux patients
32:07qui appellent
32:09sur la régulation
32:11de pouvoir parler
32:12de leurs problèmes
32:12comme ils le font déjà
32:13mais avec quelqu'un
32:14au bout du fil
32:14qui a une connaissance
32:16du territoire
32:17et qui pourrait
32:19les orienter
32:19au milieu
32:20pour pouvoir bénéficier
32:21de soins adaptés.
32:24L'équipe
32:25en tant que tel
32:25ça va prendre en compte
32:30un infirmier
32:31un psychiatre
32:32ça prendrait aussi
32:33un pédopsychiatre
32:35une aide de régulation
32:37et ça aiderait
32:38finalement
32:38à fluidifier
32:39le soin
32:39au sein de l'urgence
32:40et sur le territoire.
32:42C'est quelque chose
32:43qu'on va mettre en place
32:43le financement
32:45il n'est que partiel
32:46je suis quand même
32:47à le répéter
32:47parce que du coup
32:48on ne va pas pouvoir
32:48mettre en place
32:49tout ce qu'on avait en tête
32:50mais
32:52en tout cas
32:52on va essayer
32:53de faire en fonction
32:53de ce qu'on va recevoir
32:55pour déjà
32:57commencer à voir
32:57comment on peut
32:58améliorer le soin
32:59au quotidien
33:01et si par la suite
33:02on voit
33:02que ça fonctionne bien
33:03on va peut-être
33:04accès à des financements
33:05plus importants
33:06en tout cas
33:06c'est tout ce qu'on espère
33:12ce dispositif
33:14je pense qu'il va
33:15nécessiter
33:15une réorganisation
33:16aussi
33:18à l'intérieur
33:18de notre fonctionnement
33:19nouveau
33:20à l'hôpital psychiatrique
33:21mais
33:22c'est quelque chose
33:23qu'on est prêt à faire
33:24qu'on essaie de faire
33:24déjà depuis le début de l'année
33:25et
33:26maintenant
33:27on doit aussi
33:28avoir en tête
33:28qu'il va falloir recruter
33:29des gens
33:29les former
33:31donc c'est quelque chose
33:32qui peut prendre
33:32un certain temps
33:33mais
33:33en tout cas
33:34on a l'objectif
33:35que ça puisse
33:36prendre effet
33:36cette année
33:39je ne sais pas
33:40si j'ai davantage
33:41de choses à dire
33:41ça par rapport à ça
33:42étant donné que
33:43c'est quelque chose
33:43qui n'est pas encore
33:44en place
33:45du coup
33:45je n'ai pas vraiment
33:46de retour
33:46pour faire
33:46sur notre expérience
33:48personnelle
33:48tout de suite
33:49donc je vais
33:50donner la parole
33:51à ma collègue
33:53le docteur Kamikaz
33:54qui va vous présenter
33:55notre projet
33:55c'est bien
34:03bonjour à toutes et à tous
34:05je ne suis pas encore docteur
34:06je tiens à préciser
34:09alors moi je voulais vous parler
34:10de Psy-Live
34:11donc je serai assez brève
34:13c'est un dispositif
34:14qui est assez spécifique
34:16mais qui peut être intéressant
34:17pour vous
34:18Psy-Live
34:19on l'a mis en place
34:20depuis le mois de juin 2025
34:22c'est une ligne téléphonique
34:23à destination
34:24des médecins généralistes
34:26c'est une ligne téléphonique
34:27pour qu'ils puissent avoir
34:28un avis psychiatrique
34:29en direct
34:30au bout du fil
34:31vous pourrez avoir
34:32soit une infirmière psychiatrique
34:33enfin un infirmier psychiatrique
34:34soit un psychiatre
34:35selon le besoin
34:36et en fait
34:37vraiment l'intérêt
34:38c'est que
34:39les médecins généralistes
34:41en tout cas
34:41puissent avoir vraiment
34:42une information
34:43que ce soit
34:43sur le plan thérapeutique
34:44sur le plan de l'orientation
34:46ou sur le plan diagnostique
34:48vraiment en instantané
34:50ce dispositif
34:51est entièrement gratuit
34:53donc ça
34:55c'est bien
34:58nous on est ouvert
34:59de 9h à 17h
35:00alors pour
35:02en tout cas
35:03la personne âgée
35:04ça peut être
35:05ça peut être
35:06des médecins généralistes
35:07qui interviennent
35:08dans des EHPAD
35:09ça peut être
35:10ça peut être
35:11je ne sais pas
35:12je ne vais pas réfléchir
35:14encore à ce sujet
35:15mais en tout cas
35:16le numéro est disponible
35:18si vous souhaitez le noter
35:19si vous avez des médecins généralistes
35:20qui vont les communiquer
35:22ces dispositifs
35:24comme c'est un dispositif
35:25assez récent
35:26on a du mal
35:26à se faire connaître
35:27donc
35:29comment ?
35:31oui
35:32il est limité au territoire
35:34de la Manche
35:34je tiens à préciser
35:36mais
35:36donc c'est un dispositif
35:38encore tout jeune
35:39qui a du mal
35:40à se faire connaître
35:41donc c'est possible
35:42que vous puissiez le communiquer
35:44on n'a aucun souci à ce sujet
35:45au contraire
35:46on serait très contents
35:47et puis voilà
35:49je ne vais pas vous embêter
35:50plus dans le temps
35:50je vous souhaite une bonne journée
35:55bonjour à tous
35:57je suis Claudine
35:59il est Philippe
36:02je commence
36:03nous sommes deux infirmiers
36:06de l'hôpital de l'Estran
36:08Pont-Orson
36:09qui exerçons nos fonctions
36:13d'infirmiers
36:14sur une équipe mobile
36:16psychiatrique
36:17personne âgée
36:18donc EMPPA
36:20on va voir le diaporama
36:22alors ça c'est
36:24sur la 10
36:26et on a une autre casquette
36:29l'équipe mobile
36:31précarité exclusion
36:33on va plutôt aborder
36:35l'EMPPA
36:35mais tout en sachant
36:36qu'on peut aussi rencontrer
36:38des patients âgés
36:40en précarité
36:42nous sommes neuf infirmiers
36:44sur trois secteurs
36:45du Sud Manche
36:47nos bureaux sont
36:48à Pont-Orson
36:49et on prend nos voitures
36:51et on va rencontrer
36:53les gens
36:54on vous expliquera
36:55où la demande s'exprime
36:57donc on a trois infirmiers
36:59sur le secteur de Grandville
37:00et Ville-Dieu-les-Poëlles
37:01trois infirmiers
37:03du secteur de Saint-Hilaire
37:04Mortin et Sourdeval
37:05et trois infirmiers
37:07du secteur Avranche
37:08Pau-Torçon et Saint-Jean
37:09c'est un choix qui a été fait
37:11pour limiter les kilomètres
37:15nous avons deux temps
37:16de psychiatre
37:17donc depuis peu
37:18c'est le docteur Thira
37:20qui est là
37:21comme coordinateur
37:24nous avons un cadre de santé
37:26Madame Sors
37:27et nous avons un temps
37:28de psychologue
37:29mais pour nous
37:30un temps de régulation
37:32à peu près à raison
37:33d'une fois par mois
37:39Alors
37:40en ce qui concerne
37:41le public
37:42qui est visé
37:43ce sont des personnes âgées
37:44de plus de 65 ans
37:45donc c'est un critère d'âge
37:47qui est bien défini
37:48par contre
37:48ce qui est important
37:49ce qui est souligné également
37:50ce qui est souligné
37:52dans cette diapo
37:52c'est que ça nécessite
37:54leur accord préalable
37:55nous n'intervenons pas
37:56si effectivement
37:56la personne n'est pas d'accord
37:57pour que nous intervenions
38:00en ce qui concerne
38:01nos missions
38:02plus particulièrement
38:03donc en fait
38:03c'est favoriser
38:04le repérat
38:05bien sûr
38:05des problèmes psychiques
38:06de la personne âgée
38:07en particulier
38:07puisque nous sommes
38:08une équipe personne âgée
38:10d'évaluer
38:10d'analyser
38:11la situation
38:12de la personne
38:13en tout prenant en compte
38:14bien évidemment
38:14de la personne âgée
38:15mais aussi
38:16et surtout
38:17dans son environnement de vie
38:18donc ça peut être
38:19le domicile
38:20ça peut être l'EHPAD
38:21qui est assimilé
38:22à une vie de vie
38:22ça peut être le foyer logement
38:24etc.
38:27Également
38:27dans un autre axe
38:28c'est orienter
38:29vers des soins appropriés
38:30et assurer
38:30à la suivie si nécessaire
38:31un soutien psychologique
38:33donc en lien
38:34avec un projet
38:34de soin en équipe
38:35pluridisciplinaire
38:36ce qui est assez long
38:36mais en fait
38:37c'est l'objectif
38:39et on le voit ici
38:40c'est favoriser
38:41avant toute chose
38:42et on l'a déjà dit
38:42je crois
38:43c'est favoriser
38:44le matière de domicile
38:45dans le maximum
38:49attention
38:49j'ai bien marqué là
38:50nous ne sommes pas
38:51une équipe d'intervention
38:52d'urgence
38:53contrairement à d'autres équipes
38:54qui sont très efficaces
38:56d'urgence psychiatrique
38:58en tout cas
38:58ou de service social
38:59donc effectivement
39:00nous assurons par contre
39:01un accueil téléphonique
39:03nous avons un bureau
39:04donc au niveau du chef
39:05de l'estran
39:06nous assurons un accueil téléphonique
39:07du lundi au vendredi
39:08de 9h à 17h
39:09et en dehors de ces créneaux
39:10effectivement
39:10nous faisons
39:12en tout cas
39:13nous disons aux personnes
39:14de faire appel
39:15au service d'urgence
39:16eux-mêmes
39:17à savoir le 15h
39:18et nous avons des conventions
39:20avec les EHPAD du Sud-Manche
39:21signées entre l'estran
39:23et les EHPAD
39:26alors
39:27les modalités
39:28de prise en charge
39:29donc sont décidées
39:30en équipe pluridisciplinaire
39:31donc nous nous intervenons
39:32sans prescription médicale
39:34mais après
39:34nous staffons
39:35comme on dit
39:36nos situations
39:37tous les 15 jours
39:38plus le docteur Tira
39:40est accessible
39:41également
39:42par téléphone
39:43on peut la rencontrer
39:45sur le CNP ou autre
39:46donc
39:47on intervient
39:48donc auprès
39:49de la personne âgée
39:50on évalue
39:51on évalue
39:52tout ce qu'on a dit ce matin
39:53les facteurs de risque
39:55on évalue son environnement
39:56tout
39:56et la clinique
39:58on oriente
39:59et on soutient
40:00on peut mettre en place
40:02des visites
40:03alors je vais dire
40:04visites à domicile
40:05des visites à domicile
40:06sur
40:07un plus ou moins long terme
40:12on intervient également
40:13auprès des différents
40:14professionnels
40:15alors
40:17on peut être sollicité
40:18pour faire
40:19de la formation
40:19au repérage
40:20on peut aussi
40:21et ça c'est assez fréquent
40:22échanger sur les pratiques
40:24et les savoirs
40:26on peut aussi
40:27avoir des actions
40:28de soutien
40:28formation
40:29conseil
40:29il arrive
40:30que des
40:31moi je dis toujours
40:32des collègues du réseau
40:33appellent
40:34pour avoir
40:36une information
40:37ou discuter
40:38d'une situation
40:39qu'on n'aura pas forcément
40:40à suivre derrière
40:41mais besoin
40:42voilà
40:42besoin d'un conseil
40:44conseil quand on peut
40:47et on développe
40:48le travail en réseau
40:49avec les clics
40:50les professionnels
40:51de la paille
40:51messa et paille
40:52etc
40:53on intervient aussi
40:54auprès des bénévoles
40:56sur le sud-manche
40:57on a
40:58on a un gros tissu
40:59de bénévoles
41:00et tant mieux
41:01et deux fois par an
41:02dans le cadre
41:03d'espaces de parole
41:04pour bénévoles
41:05moi j'interviens
41:06avec des collègues
41:07on choisit un thème
41:08qu'on suit ou qu'on suit pas
41:09mais ça leur permet
41:10de se rencontrer
41:11et aussi
41:12de
41:14de donner de l'information
41:15du conseil
41:16et de se connaître
41:18juste pour
41:19pour
41:20pour lancer
41:20ça devient pour
41:23on travaille en réseau
41:25on a besoin de vous
41:27comme les collègues
41:28tout à l'heure
41:29de la paille
41:30à la MDA
41:30vont exprimer
41:31ils vont
41:34rencontrer
41:34une personne âgée
41:36qui va peut-être
41:37peu parler
41:38qui ne sollicite pas
41:39ou qui ne consulte pas
41:40mais qui va présenter
41:43ou qui va verbaliser
41:45des choses
41:45qui va inquiéter
41:46le travailleur social
41:47ou autre
41:48et nous
41:49on a besoin
41:50de savoir
41:51justement
41:51comment va la personne
41:52derrière la porte
41:53et c'est le réseau
41:54qui est en première ligne
41:56et il nous interpelle
41:57après
41:59on fait effectivement
42:00par rapport à ce que tu disais
42:01à l'instant
42:02le travail en réseau
42:04en ce qui concerne
42:04les étapes
42:05en tout cas
42:05qui sont suivies
42:06par l'équipe mobile
42:07personne âgée
42:08donc nous avons
42:09un appel téléphonique
42:10bien évidemment
42:10qui peut être
42:11d'un proche aidant
42:12d'un parent
42:12d'un bénévole
42:13professionnel de santé
42:14ou du social
42:15ce qu'on évoquait
42:16à l'instant
42:16on demande des relations
42:17d'une situation
42:18qui pose question
42:19qui peut
42:20lui poser question
42:21par rapport à une personne âgée
42:22en difficulté
42:24donc il y a une prise de contact
42:25ensuite avec la personne âgée
42:26elle-même
42:27le proche
42:28et ou le professionnel
42:29pour convenir
42:29d'un premier rendez-vous
42:30et bien évidemment
42:31je le disais tout à l'heure
42:32mais c'est particulièrement important
42:34en accord déjà
42:35avec la personne âgée
42:36elle-même
42:36bien entendu
42:37mais aussi
42:38en dehors
42:38du cadre de l'urgence
42:40nous n'intervenons pas
42:41dans un cadre d'urgence
42:42nous l'avons déjà dit tout à l'heure
42:43et le premier rendez-vous
42:44peut avoir lieu
42:45avec le proche
42:47avec le professionnel
42:48si la personne le souhaite
42:49tout à fait
42:51donc
42:51évaluation
42:52on analyse de la situation
42:53en prenant en compte
42:53l'environnement
42:54nous l'avons dit tout à l'heure
42:55également
42:55de la personne
42:57le domicile
42:57et les BAD
42:58par contre
42:59évaluation bien entendu
43:01gratuite
43:01et anonyme
43:02ça c'est particulièrement
43:03sur quoi aussi
43:04nous insistons
43:07si nécessaire
43:08donc
43:08élaboration d'un projet de soins
43:09ce qui n'est pas forcément
43:10systématique
43:12effectivement
43:14généralement
43:14ça le dit
43:15mais ce n'est pas systématique
43:16l'élaboration d'un projet de soins
43:17en équipe pluridisciplinaire
43:19donc l'objectif
43:20bien entendu
43:20c'est favoriser au maximum
43:21je l'ai dit
43:22le maintien de domicile
43:23de la personne
43:24nous s'affront
43:25effectivement une fois
43:26tous les 15 jours
43:28et nous discutons
43:29autour des modalités
43:30de prise en charge
43:30de cette même personne
43:32le suivi
43:33ensuite
43:33on a parlé je crois
43:34tout à l'heure
43:35mais effectivement
43:35le suivi
43:35qui peut être adapté
43:36en fonction de l'évolution
43:37d'ailleurs l'évolution
43:38je l'ai marqué deux fois
43:39me semble-t-il
43:39tellement c'est important
43:41de l'évolution
43:42de la situation
43:43de la personne âgée
43:44donc c'est très
43:46très individuel
43:48et effectivement
43:49c'est personne dépendant
43:56alors pour conclure
43:58donc vous êtes un parent
44:00un proche
44:01un bénévole
44:02qui connaissait
44:02une personne âgée
44:03en difficulté
44:05vous êtes un professionnel
44:06de la santé
44:06du social
44:07un aidant
44:08vous ne savez plus
44:09comment soutenir
44:09cette personne
44:10vous appelez les numéros
44:12dans le cadre du Sud Manche
44:13le 0233 60
44:1573 47
44:19il est marqué
44:20je me permets de vous
44:21s'il est marqué
44:21à répondeur
44:22mais effectivement
44:22nous avons la chance
44:23d'avoir une secrétaire
44:25aujourd'hui
44:25depuis peu
44:27ça mérite des droits
44:28en tout cas
44:28des ressources
44:31voilà en tout cas
44:35merci à vous
44:36merci à vous
44:36merci à vous
44:37merci à vous
44:39merci à vous
44:40merci à vous
44:40merci à vous
44:40merci à vous
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