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  • il y a 6 mois
Autopsie du suicide un outil au service de la recherche dans la crise suicidaire par Monique Seguin, professeur de psychiatrie, Quebec

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00...
00:00Qui vient d'outre-Atlantique, mais qui parle une si belle langue,
00:16qui nous rappelle et qui chante à nos oreilles,
00:19et qui est venu donc déjà trois jours pour mettre en œuvre cette formation
00:28sur la post-révention, qui a réuni 25 personnes ici à Saint-Lôme,
00:37et participé à notre colloque.
00:40Donc Monique Seguin, professeure de psychologie à Montréal,
00:44est une référence en ce qui concerne la suicidologie.
00:50Et puis ça nous fait plaisir parce qu'on a commencé le collectif avec Jean-Louis Guérard,
00:57et vous savez tous que la formation des clims,
01:05elle a un papa et une maman,
01:11et, alors c'est une grande maman,
01:13parce qu'en fait Jean-Louis a expliqué pas mal de choses qu'avait déjà travaillées Monique,
01:18donc c'est Jean-Louis Guérard et M. Seguin qui ont construit ce programme de formation.
01:26Et donc ça nous fait plaisir vraiment d'accueillir donc Monique Seguin aujourd'hui dans ce colloque.
01:34Merci beaucoup, merci beaucoup Gérard.
01:43Je suis vraiment ravie d'être ici, parmi vous, d'être en Normandie,
01:51et je suis vraiment honorée que vous m'ayez invité,
01:54donc un grand merci, M. Seguin, Roselyne, David,
01:58pour cette cité depuis plus de mois pendant mon séjour.
02:03Donc, mesdames, messieurs, bonjour.
02:05Donc, j'ai abordé aujourd'hui avec vous toute la recherche que je réalise au Québec et à Montréal,
02:12surtout avec mon équipe de recherche,
02:13sur ce qu'on appelle les autopsies psychologiques,
02:17que moi je préfère appeler les trajectoires de vie.
02:21Et je vais vous aborder des résultats de recherche,
02:28donc sur une étude particulière qui a été réalisée et il y a quelques années.
02:34Donc, tout d'abord, on sait que les taux de décès par suicide mondialement
02:39sont relativement élevés, dépendamment des pays.
02:42Mais à 80% sont le fait d'hommes.
02:47Donc, les décès par suicide sont le fait d'hommes.
02:51Et dans presque tous les pays, d'hommes adultes.
02:55Depuis les années 2000, en fait, les taux de suicide diminuent,
03:00graduellement depuis 2000, un peu partout à travers la vie.
03:06Ce qui est bon signe.
03:07Mais en même temps, ce sont quand même des pays relativement élevés.
03:13L'Organisation mondiale de la santé dit que dans une année donnée,
03:19il n'y a plus de décès par suicide que de décès dans toutes les guerres réunies.
03:25Donc, il reste que c'est quand même des décès pour lesquels on devrait être capable,
03:33en fait, de faire un peu plus de prévention.
03:37Donc, pour faire de la prévention, qu'est-ce qu'on doit faire?
03:43On doit repérer, identifier et cibler.
03:47Mais en même temps, repérer, identifier et cibler quoi?
03:50Il faut savoir exactement quoi.
03:52Et lorsque vous faites la formation, et pour les gens ici qui avaient suivi la formation
03:59et qui faites de la formation vous-même,
04:02vous savez que moins que les facteurs de risque, il y en a une longue longue risque.
04:09Alors, lorsqu'on fait de la formation et lorsqu'on veut dire à des collègues
04:13et lorsqu'on veut donner cette information à des gens qui travaillent dans le domaine de la santé
04:19ou dans le domaine social ou au grand public,
04:22quels sont les facteurs de risque qui ont le plus le pouvoir?
04:27Parce que lorsqu'on donne une longue liste de facteurs de risque,
04:30le danger, c'est qu'on se mette aussi à repérer plein de gens
04:35et à partir de quel facteur de risque et quel facteur de risque doit avoir quel point.
04:41Donc, c'était une des questions qu'on se posait avec le groupe de recherche.
04:47De façon générale, au niveau du décès par suicide,
04:51lorsqu'on parle du suicide, il n'y a pas vraiment de modèle théorique
04:56qui fait un consensus pour expliquer l'éthiologie du suicide.
05:01Par contre, le modèle de Mann que l'on cite beaucoup
05:04et qui laisse entendre et qui suggère que pour que des gens décèdent par suicide,
05:12il faut qu'à l'enfance, très tôt à l'enfance,
05:17bon, ça prend un terme, il y a des patrons biologiques et des patrons génétiques.
05:20Les études démontrent un certain nombre de variables,
05:23un certain nombre de problèmes, au niveau des allèves,
05:27au niveau génétique et au niveau d'une certaine impulsivité
05:31et d'une certaine trait et tempérament d'impulsivité
05:35comme étant des facteurs importants de départ.
05:39Ensuite, donc, il faut une prédisposition.
05:43Et ensuite, sur ce terrain, d'une certaine façon,
05:47va se construire un individu au fil du temps
05:52et en fonction des différentes étapes développementales
05:55qu'il a réunies et aussi en fonction du milieu familial
06:00dans lequel ce développement-là se produit.
06:05Donc, évidemment, des gens qui sont exposés très tôt,
06:09des enfants et des bébés qui sont exposés très, très tôt
06:12à des événements traumatiques dans l'enfance,
06:15à des sévices graves,
06:17surtout ici de buts physiques et sexuels
06:19qui sont répétitifs et surondurés.
06:23Déjà, ici, on va voir qu'il y a un fardeau important
06:28qui s'installe dans la vie de certaines personnes.
06:32Si ce fardeau s'installe sur un terrain déjà vulnérable,
06:38la vie, d'une certaine façon, commence à venir.
06:42Ensuite, il va y avoir toutes sortes de médias-là,
06:45de facteurs de risque,
06:46qui vont effectivement se développer avec le temps.
06:49Comme par exemple, les prépensionnalités,
06:52les comportements impossibles et excessifs,
06:54l'abus de droits et d'alcool,
06:55qui vont être aussi des réponses
06:58à une certaine difficulté de vie.
07:02Et se rajoutent, au fur et à mesure de la vie,
07:07des événements difficiles
07:09qui peuvent amener des gens qui ont cette vulnérabilité.
07:14Sur la vulnérabilité se construit une personne vulnérable
07:18et dans la vie de la personne vulnérable
07:21se produit un ensemble d'événements et de facteurs de risque
07:24peut amener des gens à développer des difficultés de santé mentale,
07:30dont la dépression, qui amène le suicide.
07:33Donc, c'est un modèle complexe,
07:35mais en même temps, c'est un modèle aussi
07:37qui tient compte de la complexité du phénomène suicide.
07:41En même temps, ce modèle laisse entendre
07:45que peut-être une seule trajectoire.
07:48Alors, la question aussi qu'on veut se poser,
07:51c'est est-ce que toutes les personnes qui décèdent au suicide
07:53suivent cette trajectoire
07:56et cumulent toutes ces dimensions
07:59pour en arriver au décès en suicide.
08:04Donc, il y a quelques années,
08:06au début de l'année 2002,
08:08dans une province canadienne du Nouveau-Brunswick,
08:12je ne sais pas si vous voyez,
08:14dans le coin, au fond, là-bas,
08:18le Nouveau-Brunswick.
08:20Alors, dans cette province,
08:21au Canada, il y a dix provinces,
08:22alors dans la province du Nouveau-Brunswick,
08:24il y a quelques années,
08:25il y a eu une série de décès par suicide
08:28dans une polyvalente,
08:30qui serait pour un lycée,
08:32pour vous...
08:34Et c'est une petite province
08:37et le ministère de la Santé,
08:39le ministre de la Santé,
08:40ne sachant pas trop quoi faire,
08:42a demandé à mon équipe de recherche
08:45d'investir les codes de décès par suicide.
08:48Alors, ce que nous avons fait,
08:50avec l'équipe de recherche,
08:51on a proposé un plan de travail
08:54et sur une période de 14 mois,
08:57nous avons investigué tous les décès
09:00par survenu, par suicide sur cette période-là.
09:04Donc, c'était vraiment un effort politique,
09:08un effort gouvernemental,
09:09qui a annoncé à la population,
09:12et dans cette annonce,
09:14on disait aux gens,
09:14nous allons faire un effort mieux qu'on prend,
09:17et si on comprenait,
09:18on aura peut-être une solution
09:19et des stratégies pour intervenir,
09:22ce faisant diminuer le taux
09:25de décès par suicide.
09:26Donc, nous, ce que nous avons fait,
09:30donc, sur, on peut voir au niveau
09:32du Nouveau-Brunswick,
09:33c'est une petite province,
09:35une petite province ici,
09:37et de façon générale,
09:39il y a à peu près 115 décès par suicide annuellement.
09:44Donc, ce que nous avons fait,
09:46la période dans laquelle nous avons habitué,
09:49il y a eu 109 décès par suicide.
09:527 décès par suicide n'ont pas été investigués,
09:55tant que sur la coroner en chiffre,
09:57préférée qu'on ne s'en mêle pas
10:00parce qu'il y avait des difficultés légales importantes.
10:03Nous, dans les pays anglo-saxons,
10:05on a l'institution du coroner,
10:07qui est un peu à mi-chemin pour vous,
10:09entre le médecin législatif
10:11et le juge d'instruction.
10:13Alors, le coroner investigue chaque cas de décès,
10:15et dans la levure où ce sont des décès
10:18qui auraient pu être évités,
10:21fait des recommandations
10:22quant à ce qui pourrait être fait
10:24pour éviter une autre mort comme celle-là.
10:28Dans les cas de décès par suicide,
10:29évidemment, les coroners ont un peu de difficulté
10:31à faire des recommandations,
10:33et on peut comprendre.
10:35Donc, nous, on a travaillé avec la coroner en chef
10:37qui, elle, appelait les familles
10:39et qui disait aux familles,
10:41voici, il y a une équipe de recherche,
10:44et on aimerait que vous nous aidiez
10:46à mieux comprendre ce qui s'est passé
10:49et on souhaiterait pouvoir aller
10:52à votre domicile
10:53et vous interpréter sur la vie
10:56de la personne décédée par suicide.
10:58C'est ce qu'on a fait
10:59pendant deux ans et demi, trois ans.
11:02Donc, nous avons pris tous les décès
11:04sur 14 mois
11:05et nous avons interprévé les familles,
11:07toutes les familles,
11:08sur une période de deux ans, deux années.
11:11Donc, voici les résultats qu'on a trouvés.
11:14La première étape, c'était de faire
11:16une étude plus classique d'autopsie psychologique.
11:19L'autopsie psychologique, c'est vraiment
11:20une évaluation, un diagnostic post-mortem
11:24des troubles de santé mentale
11:26que pourrait avoir la personne au moment du désir.
11:28Donc, pour réaliser ce genre de domicile,
11:30pour avoir ce genre de domicile,
11:32on utilise des questionnaires systématisés
11:36où on aborde avec la famille,
11:39où on aborde avec les jeunes,
11:40les symptômes, chaque symptôme du DSM,
11:43pour chaque trouble de santé mentale.
11:45On fait parler la famille,
11:48on fait parler pour identifier
11:50si ce symptôme-là était présent ou pas.
11:53Ensuite, on écrit une histoire de cas
11:55très longue.
11:57Et ensuite, un groupe d'experts,
11:59de psychologues et de psychiatres,
12:00qui s'assoient ensemble,
12:02lisent des histoires de cas
12:03et s'entendent de façon consensuelle
12:06sur un diagnostic probable.
12:08Donc, ce genre d'études se réalisent
12:12depuis une quarantaine d'années
12:13dans beaucoup de pays maintenant.
12:15Et de façon générale,
12:17les données que nous, on a obtenues
12:19sont similaires, presque en tout point,
12:22à ce qu'on retrouve dans nos études
12:24de façon très régulière.
12:28Donc, on voit chez les personnes décédées
12:31par suicide, 69%, 70% des gens
12:34avaient un trouble de l'humeur,
12:36donc une dépression au moment du décès.
12:3960% avaient un trouble,
12:41une dépendance d'aile,
12:43une substance au moment du décès.
12:45Et l'autre chose sur laquelle
12:48je veux attirer votre attention,
12:50c'est au niveau des troubles de la personnalité.
12:53Dans la littérature,
12:54il y a des débats sur des troubles de la personnalité.
12:57On dit que les gens qui ont des troubles de la personnalité,
12:59sur le niveau de l'âme,
13:01l'état limite,
13:02vont faire des tentatives,
13:03mais ce suicide pas vraiment,
13:05font je les appelle à l'aide.
13:06On voit bien que les gens
13:08qui ont des troubles de la personnalité
13:09décèdent aussi de leur suicide.
13:1150%, 52% avaient un trouble de personnalité.
13:15au moment du décès.
13:17Donc, ce sont des taux extrêmement élevés.
13:21Et on voit bien,
13:22depuis des années,
13:23dans les programmes de prévention de suicide,
13:25dans les programmes nationaux de prévention de suicide,
13:28on avait bien identifié la dépression.
13:30Et on avait bien commencé à travailler
13:32avec les intervenants sociaux,
13:34avec les médecins.
13:36On va dire que c'est extrêmement important
13:37de mieux repérer l'état dépressif
13:40et de mieux traiter la dépression,
13:42que le traitement de la dépression
13:44était une façon de diminuer
13:46une bonne stratégie
13:48de prévention de suicide.
13:50En fait,
13:51ce qu'on a,
13:52ce qu'on dit,
13:53nous,
13:54depuis,
13:55c'est oui la dépression,
13:56et oui,
13:56il faut continuer,
13:57mais en même temps,
13:58il ne faut pas négliger
13:59la comorbidité
14:00avec les troubles de dépendance.
14:03Et on voit bien
14:04que les troubles de dépendance
14:05sont extrêmement fréquents.
14:06d'alcool,
14:07surtout,
14:08plus que les drogues,
14:10sont extrêmement fréquents
14:12et de manière importante.
14:15Il faut vraiment être capable
14:16de traiter les deux situations.
14:21Je pense.
14:22Ici,
14:23au niveau de la comorbidité,
14:24par exemple,
14:25sur la première ligne,
14:26on voit
14:26que cinq personnes
14:29cumulaient
14:30un trouble de dépression,
14:32de toxicomanie,
14:33d'anxiété et de personnel.
14:36Sur la troisième ligne,
14:37par exemple,
14:37on voit qu'il y a
14:3824 personnes
14:39qui cumulaient
14:40un trouble de dépression,
14:41de toxicomanie et de personnel.
14:44Alors,
14:44ce que ça nous dit,
14:45c'est que les personnes
14:46qui décèdent pour suicide
14:47ont des difficultés
14:49sévères majeures,
14:51n'en ont pas qu'une.
14:53Donc,
14:53les interventions
14:54devraient être faites
14:56en fonction de la sévérité,
14:59aussi,
14:59des difficultés
15:00et des problèmes.
15:02Donc,
15:02évidemment,
15:03une intervention
15:03de crise,
15:05c'est excellent
15:05parce que c'est
15:06un repérage,
15:07c'est une façon
15:08de tenir
15:13ou d'aller chercher
15:15la personne
15:15qui est en train
15:16de glisser
15:17et de tomber.
15:17C'est un peu
15:18une espèce
15:18de grand filet.
15:20Mais l'intervention
15:20de crise,
15:21c'est n'est vraiment
15:21pas suffisant.
15:23Donc,
15:23après l'intervention
15:24de crise,
15:25c'est extrêmement important
15:26d'amener l'individu,
15:28d'engager
15:28la personne
15:29vers les services
15:30que l'on a fait
15:31en santé.
15:31au niveau des trajectoires
15:35de vie,
15:35encore là,
15:36avec les familles,
15:38et ça,
15:38ça peut peut-être
15:39vous surprendre,
15:40mais avec les familles,
15:41on a passé
15:42pendant cette étude-là
15:43en moyenne 30 heures
15:45de contact
15:46avec les familles.
15:48Alors,
15:48on est allé
15:49chez les gens.
15:50On restait
15:51chez les gens
15:51deux,
15:52trois,
15:52quatre heures
15:53à la fois.
15:54Mais sur un mode
15:54de la conversation,
15:56les gens nous relataient
15:57la vie
15:58de la personne
15:59décidée par suicide.
16:00Les gens,
16:01on les encourageait
16:02à sortir des agendas,
16:03des agendas de photos
16:04pour aider
16:05leur appel
16:06des événements.
16:06Ça peut sembler
16:08un peu exagéré
16:10de faire ce travail-là
16:11avec les familles
16:12en de l'île,
16:13mais bien au contraire.
16:15Si certains d'entre vous
16:17ont déjà vécu des deuils,
16:18j'imagine que
16:19certains d'entre vous
16:20ont déjà vécu
16:21une perte
16:23ou un moment
16:24de deuil
16:24dans votre vie,
16:25la période de deuil,
16:26c'est aussi la période
16:28où on se rappelle
16:29l'autre,
16:30où on se souvient
16:31de l'autre.
16:31Pour se détacher
16:32de l'autre,
16:33on fait un peu
16:34le tour
16:36de notre relation
16:37avec l'autre.
16:38On les pense,
16:39on se souvient
16:40de tel événement,
16:41tel événement.
16:42Donc,
16:43chez les personnes
16:43en deuil,
16:44il est tout à fait
16:45naturel
16:46de vouloir
16:47se rappeler
16:48l'autre.
16:49Alors,
16:49lorsqu'on arrive
16:50à cette période-là
16:51et qu'on demande
16:52aux familles en deuil
16:53de nous aider
16:54à mieux comprendre
16:55ce qui s'est produit
16:57et qu'on le fait
16:58sans absolument
16:59aucun jugement,
17:01mais juste
17:01en écoutant,
17:02en suscittant,
17:03une discussion
17:04qu'on reconnaît
17:06qu'ils sont en train
17:07de nous aider,
17:08les gens vont nous
17:09raconter beaucoup
17:10de choses au sujet
17:11de la personne
17:11décédée.
17:13Effectivement,
17:14on ne saura pas tout
17:15parce que ce que
17:17les gens peuvent
17:17nous raconter,
17:18les gens vont nous
17:19raconter des événements
17:20publiés,
17:21des événements
17:22sur lesquels
17:23ils ont été témoins.
17:25Dans la vie,
17:25on vit tous
17:26des drames personnels,
17:28des drames silencieux,
17:29des choses
17:30dont on ne discute pas,
17:31dont on ne parle pas.
17:33En même temps,
17:34c'est la limite
17:34de cette étude,
17:36on n'aura jamais
17:37accès à l'entièreté
17:38de la vie
17:39de la personne
17:39décédée,
17:40ça c'est clair,
17:41mais on a accès
17:43à un certain nombre
17:45d'événements
17:46au niveau de la vie
17:47de la personne décédée
17:48qui peut nous aider.
17:48Donc, avec un calendrier
17:50de vie,
17:51on installe un calendrier
17:52de vie
17:53comme celui-là
17:54où les chiffres
17:56sont les années
17:58de 0 à 50 ans,
18:0060 ans,
18:00etc.
18:01et les lignes,
18:08chaque ligne correspond
18:10à une sphère de vie.
18:11Donc, on essaie
18:12de documenter
18:13les personnes
18:14avec les proches
18:15tout ce qui s'est passé
18:17dans chaque grande sphère
18:18de vie.
18:19Donc, de façon générale,
18:21on fait un calendrier
18:22pour chaque personne
18:24et ensuite,
18:25en gros,
18:26on écrit,
18:28les intervieweurs
18:28écrivent
18:29une longue histoire
18:29de cas.
18:30On a le calendrier,
18:31on a une histoire de cas
18:32et en gros,
18:34l'expand,
18:35ce qu'on fait
18:35pour chaque première
18:36de cinq années,
18:38on s'entend
18:39en parlant
18:40de façon contentuelle
18:42sur une cote
18:44qui correspond
18:45au fardeau
18:46d'adversité
18:47que pouvait vivre
18:49la personne.
18:50On sait très bien
18:51qu'à la naissance,
18:52on ne naît
18:53pas tous.
18:55Certains d'entre nous
18:56vont être
18:57dans une famille
18:58avec des parents
18:59qui sont bienveillants,
19:01interprotecteurs.
19:02Donc, le fardeau
19:03d'adversité
19:04que porte
19:04un petit bébé
19:05qui naît
19:06dans une famille
19:07qui a beaucoup
19:09de protection
19:09n'est pas nécessairement
19:11le même fardeau
19:12d'adversité
19:13que porte un petit bébé
19:15qui naît
19:16dans une famille
19:16dysfonctionnelle
19:17où les parents
19:18ont beaucoup
19:19de vulnérabilité,
19:20d'immaturité,
19:22un bébé
19:22qui est déjà
19:23très tôt
19:24victime
19:24de sévice,
19:25très tôt
19:26le fardeau
19:26d'adversité
19:27de croire
19:28que cet enfant-là
19:29ne sera pas le même.
19:30Donc, de façon
19:31générale,
19:31pour chaque période
19:33de cinq années,
19:35on donnait
19:35une cote
19:36de 1 à 6
19:36au niveau
19:37du fardeau
19:37d'adversité.
19:39Alors, si la vie
19:40commence bien,
19:41il y a beaucoup
19:41de protection,
19:43peu d'adversité.
19:44À 1,
19:46très peu
19:46de protection
19:47et beaucoup
19:48d'adversité.
19:50Alors, ce qu'on faisait,
19:50on refaisait
19:51une grille
19:52et une trajectoire
19:53pour chaque personne
19:55et ensuite,
19:56il y a
19:57des analyses statistiques
19:58sur ça,
19:59ce qu'on pouvait utiliser
20:00et qui permet
20:01de retraquer
20:02les grandes trajectoires
20:03de vie.
20:04Donc, la première,
20:05la ligne du bas,
20:06par exemple,
20:07la ligne rouge,
20:08on voit ici
20:09que pour 20%
20:11des individus,
20:12la vie commence mal.
20:14La vie commence
20:15de façon difficile.
20:18Chez ce sous-groupe-là,
20:20100% des gens
20:21ont été victimes
20:23d'abus physiques
20:24ou sexuels
20:24sur un long terme.
20:27Et on voit
20:28que la vie glisse
20:29tout au long de la vie.
20:31Ici, dans ce sous-groupe-là,
20:32les gens font
20:33des tentatives
20:34de suicide
20:35de façon répétitive.
20:36qui commencent
20:37très tôt
20:37à faire
20:38des tentatives
20:38de suicide.
20:39Ils ont,
20:40en moyenne,
20:41au moment où
20:41on a fait
20:41l'investigation,
20:434 diagnostics
20:44sur l'axe 1
20:45et 2 diagnostics
20:47sur l'axe 2.
20:48La deuxième trajectoire,
20:50la trajectoire
20:5120,
20:52on voit
20:53en part un sous-groupe
20:5425%
20:55de la population.
20:56Un sous-groupe
20:56d'individus
20:57pour qui la vie
20:58commence tout aussi mal
20:59que le premier.
21:01100% des individus
21:02ont été victimes
21:03d'abus physiques
21:04et sexuels
21:04pendant une longue période
21:06en 0 et 10 ans.
21:08Par contre,
21:09ce sous-groupe-là,
21:10ce qui le différencie
21:11du premier,
21:12c'est un peu
21:12comme un groupe
21:14brésilien
21:14pendant un petit moment.
21:17Ce qui le différencie
21:18du premier groupe,
21:19c'est que les individus
21:20sur cette trajectoire-là,
21:22ont fui
21:22le milieu familial.
21:24Alors que le premier groupe,
21:26les gens sont restés
21:27dans le milieu familial.
21:28Ce sous-groupe-là,
21:29les gens ont fui
21:30le milieu familial.
21:31Donc,
21:31en fuyant
21:32le milieu familial,
21:33les jeunes adultes
21:34qui se trouvent
21:35un emploi,
21:36qui se retrouvent
21:37à l'appartement,
21:38qui deviennent amoureux,
21:39ce sont des facteurs
21:40de protection.
21:41Donc,
21:42pendant cette période-là,
21:43ils ont trouvé
21:44un facteur de protection
21:45qui a fait en sorte
21:47que le fardeau
21:48de l'adversité
21:49était moins élevé
21:50d'une certaine façon.
21:52Mais en même temps,
21:53dans ce sous-groupe-là,
21:55les diagnostics cliniques,
21:57vous avez à constater
21:58que les gens ont en moyenne
21:59deux diagnostics
22:00sur l'axe 1.
22:01Donc, généralement,
22:03troubles de l'humain
22:05et consommation
22:06de la substance.
22:07Et aussi,
22:08deux diagnostics
22:09sur l'axe 2
22:10qui ont des troubles
22:11de la substance.
22:12C'est un peu
22:12comme si les difficultés
22:13de l'enfance
22:14avaient cru
22:15créé des fissures
22:16d'une certaine façon
22:17dans la personnalité
22:18amenant les gens
22:20à développer
22:20à l'âge adulte
22:21des troubles de la personnalité.
22:23Et on le sait,
22:24chez les gens
22:24qui ont des troubles
22:25de la personnalité,
22:26ils sont aussi
22:27dans des relations
22:29adultes
22:29trop difficiles
22:30et trop conflictuelles,
22:32ce qui amène
22:33cette espèce
22:34de dégringolage-là
22:36plus tard
22:36dans les vies adultes.
22:39La troisième trajectoire,
22:4145%
22:42de la population.
22:43Ici,
22:44on voit
22:44que la vie commence
22:45de la population.
22:46La vie commence bien.
22:47Ces gens-là
22:48n'ont pas été victimes
22:49de l'enfance,
22:51aucun,
22:51aucune victime
22:52de violences.
22:53Donc,
22:54un milieu familial
22:55suffisamment
22:56très court.
22:58Mais en même temps,
22:59on voit ici
22:59que ce sont des gens
23:00qui ont une descente
23:02très longue.
23:03Et en fait,
23:03les difficultés
23:04commencent souvent
23:05à l'adolescence.
23:06Et ici,
23:06les difficultés
23:07commencent
23:07parce que les gens
23:09vivent des situations
23:10et ils n'arrivent pas
23:11à trouver
23:12des stratégies
23:13de coping
23:14ou des stratégies
23:14d'adaptation
23:15ou des stratégies
23:16pour faire face
23:17à l'école.
23:18Et ils choisissent
23:18souvent des stratégies
23:19de consommation
23:21d'alcool.
23:22Alors,
23:22ils commencent
23:23à consommer
23:23de l'alcool
23:23à l'adolescence
23:24de façon sporadique,
23:27mais graduellement
23:28et avec le temps,
23:29ça devient une stratégie
23:30qui est de plus en plus
23:31utilisée
23:32jusqu'à ce que les gens
23:33boivent
23:34presque tous les jours
23:35de leur vie
23:36après 10-15 ans
23:37de la population.
23:39Et on voit bien
23:40que cette dégringolade-là
23:42se passe
23:43de façon
23:44de l'ordre.
23:45Ici,
23:46les gens ont
23:46deux diagnostics
23:47en moyenne
23:48sur l'axe 1,
23:49dépression,
23:49abus d'alcool,
23:52aucun diagnostic,
23:53aucun contrôle
23:53de la personnalité.
23:54Et en même temps,
23:56ici,
23:56les gens étaient
23:57en majorité
23:58en pauvres
23:59et en pauvres.
24:01Alors ici,
24:02c'est vraiment
24:02un autre sous-groupe
24:04pratiquement
24:05ou deux poids.
24:06Et enfin,
24:07la quatrième trajectoire,
24:0910% des individus.
24:12La vie commence bien,
24:13la vie s'emballe
24:14et bien
24:14tout au long
24:15de la vie,
24:16tout au long
24:16de leur parcours
24:17et tout à l'heure.
24:18Il arrive un événement,
24:19souvent un événement
24:21d'humiliation publique
24:22et la personne
24:23décède par suicide.
24:25En fait,
24:26tout à l'heure,
24:26je disais
24:27au niveau
24:28des décès par suicide,
24:29ce qu'on a trouvé,
24:3090% des gens
24:32ont des troubles
24:32de santé mentale
24:33et en fait,
24:34ce sous-groupe-là,
24:35on n'a pas trouvé
24:37de troubles de santé mentale
24:39chez ce sous-groupe-là
24:40qui, néanmoins,
24:42décède par suicide.
24:44Donc ici,
24:44de façon générale,
24:46on voit,
24:46même si on parle
24:47de quatre trajectoires,
24:48on voit quand même
24:48deux grandes trajectoires,
24:51la trajectoire 1 et 2,
24:52qui sont nettement
24:53des trajectoires
24:54de personnes
24:55qui ont des difficultés
24:56de développement.
24:57Donc,
24:58ce sont peut-être
24:58les clients
24:59que vous voyez
25:00qui ont des difficultés
25:01depuis l'enfance,
25:02qui ont des difficultés
25:03de courants
25:03ou d'études,
25:04des problèmes
25:04de santé mentale.
25:06Donc,
25:06ce sont les patients,
25:07ce sont nos patients,
25:08ce sont les patients
25:09qui viennent nous consulter.
25:11On les reconnaît
25:12assez facilement,
25:13ces gens-là.
25:14On peut les identifier
25:15assez facilement.
25:16Le traitement,
25:17c'est autre chose.
25:17c'est un traitement efficace
25:19pour des gens
25:20qui ont des troubles
25:20pour enlever.
25:22Alors que le groupe 3 et 4,
25:24ici,
25:25on fait face
25:25beaucoup plus,
25:27pas à des difficultés
25:28de développement,
25:29mais beaucoup plus
25:30à des trajectoires
25:31qui sont associées
25:33à des difficultés
25:34de courir,
25:35des difficultés
25:36pour faire face
25:37aux événements
25:38difficiles de la vie.
25:40Et les stratégies
25:41que les gens choisissent
25:42sont des stratégies
25:44qui vont les amener
25:46vers cette espèce
25:47de lente descente.
25:51Donc,
25:51je vais avancer.
25:52L'autre chose,
25:54dix minutes,
25:58l'autre chose
25:59que nous avons fait,
26:01nous avons évalué
26:02les services reçus.
26:04Et pour ce faire,
26:06nous avons,
26:07en fait,
26:07je vais vous aborder
26:08rapidement,
26:09nous faisions
26:10une certaine évaluation
26:12des services reçus.
26:15donc,
26:16quels sont les services
26:17que la personne a reçus
26:18dans la dernière année,
26:20pour quels problèmes
26:21et par quels intervenants.
26:24Et ensuite,
26:24toujours en groupe,
26:26avec un groupe d'experts,
26:27avec un groupe,
26:29il est en train de lire
26:30l'histoire de cas
26:31et de dire
26:32de façon exprès
26:33quels auraient été
26:35les services
26:36qu'on aurait pu
26:37dû prescrire
26:39à ces gens-là.
26:41Donc,
26:41quels auraient été
26:43les services requis.
26:45Donc,
26:45et ensuite,
26:46on faisait une analyse
26:47entre les services requis
26:50et les services reçus
26:51pour essayer
26:52de comprendre
26:53quels étaient
26:53les cas,
26:55et quels étaient
26:55les cas,
26:57s'il y en avait,
26:58et les cas,
26:58qui étaient dus à quoi.
26:59Donc,
27:00de façon générale,
27:01je vous montre rapidement
27:04où on divise
27:05les services
27:05en différentes catégories.
27:08La première ligne,
27:09ce sont les services
27:09médicaux de première ligne,
27:11le médecin généraliste.
27:13La deuxième ligne
27:14correspond
27:15aux consultations
27:17de professionnels
27:19ou sociaux
27:19de première ligne,
27:21donc travailleurs sociaux,
27:22psychologues,
27:23etc.
27:24La troisième ligne
27:25correspond aux services,
27:27aux consultations
27:27qui ont été faites
27:28auprès des services
27:29spécialisés
27:30en santé mentale,
27:31donc les équipes
27:32de psychiatrie.
27:33Et la quatrième ligne
27:34correspond à l'utilisation
27:36des services associatifs
27:39de l'immunité.
27:41Donc,
27:41on voit
27:42dans le dernier mois,
27:44la dernière année,
27:45et l'utilisation
27:46des services
27:47en fonction
27:48de ces quatre
27:49grandes catégories.
27:50Et ce qu'on voit,
27:51c'est quand même
27:52les gens
27:52dans l'année
27:55avant le décès
27:56ont utilisé
27:57en six mois
27:58à 30%.
28:00à 52%,
28:00est-ce que c'est
28:01bien dit?
28:03Non,
28:03à 52%
28:04ont consulté
28:06les services
28:07spécialisés
28:07en santé mentale.
28:09Donc,
28:09en fait,
28:10les clients,
28:10ils sont là,
28:11mais
28:12ils nous quittent
28:14d'une certaine façon.
28:15Dans la dernière année,
28:1752% des gens
28:18consultaient les services,
28:19mais il y en avait
28:19plus que 34
28:20dans les derniers mois
28:22qui consultaient
28:23encore les services.
28:24Donc,
28:24on voit
28:25une espèce
28:25de désengagement
28:26d'une certaine façon
28:27chez les individus
28:29alors qu'il y a
28:31des difficultés
28:32ennuis.
28:34Donc,
28:34à quoi est-tu
28:35ce désengagement?
28:37Donc,
28:37ce qu'on voit ici,
28:39je vais juste
28:40avancer ici.
28:42Et pour chaque dossier,
28:45on faisait
28:45une recommandation.
28:47À quoi était dû
28:48l'écart?
28:49Donc,
28:49cet écart-là
28:50entre les services
28:51reçus
28:52et les services
28:53requis
28:53était dû à quoi?
28:55Est-ce que parce que
28:55le service n'existait pas?
28:57Est-ce que parce que
28:58la personne n'a pas consulté?
28:59Etc.
29:00Donc,
29:00on va identifier
29:01un problème systémique
29:03pour essayer
29:04de comprendre
29:05l'écart.
29:06De façon générale,
29:08on a fait
29:10beaucoup de recommandations
29:11quant à augmenter
29:13le niveau
29:13de formation
29:14général.
29:15Ici,
29:16le niveau
29:16de formation
29:17parce que
29:18dans presque
29:2150 dossiers,
29:22il y a eu
29:23une sous-évaluation
29:24du risque
29:25de suicide.
29:27Les gens
29:27ont consulté
29:28un médecin généraliste,
29:30ont consulté
29:31un psychologue,
29:32ont consulté
29:33mais il y a eu
29:35une sous-évaluation
29:36du risque de suicide.
29:39Donc,
29:39de là,
29:39en fait,
29:40quand j'étais comme
29:40en situation,
29:41je disais
29:41oui,
29:41il faut repérer
29:42mais il faut repérer
29:43les bonnes choses.
29:45Et on sait bien
29:46que lorsqu'on n'a pas
29:47les bons facteurs
29:48de risque,
29:48par moment,
29:49on peut surévaluer
29:50ce qui est
29:51toujours une bonne chose
29:53de donner des services
29:55et de déclencher
29:56des services de crise
29:57lorsque la personne
29:57n'en a pas besoin.
29:59Mais on peut aussi
30:00sous-évaluer
30:01et faire en sorte
30:03que des gens
30:03qui méritent
30:03des services
30:04en ont le corps
30:05parce qu'on a le corps
30:06nécessairement
30:06évalué les bonnes choses.
30:08Donc,
30:09faire de la formation
30:10et maintenir
30:11des activités
30:11et des formations
30:12pour faire en sorte
30:13que les évaluations
30:14soient faites
30:15de façon pertinente.
30:16on a peu eu
30:19de...
30:20On dit souvent
30:21qu'il manque de services,
30:22on manque de services,
30:23mais ici,
30:24c'était pas tant
30:25le manque de services
30:26que la difficulté
30:28de coordination
30:29entre les services.
30:30et beaucoup d'individus
30:33allaient voir
30:34les équipes
30:35et on leur disait
30:36oui,
30:37aller voir
30:38telle autre équipe,
30:39ils vont se citer de vous,
30:41mais on faisait pas
30:42nécessairement
30:42de suivi.
30:43Le patient
30:44se rendait pas
30:45à notre service
30:46et tombait
30:48entre les mains
30:48du filet.
30:49Donc,
30:50de façon générale,
30:51ce qu'on a remarqué,
30:52c'est beaucoup plus
30:53des difficultés
30:55de coordination
30:56entre les services
30:57qui ont fait en sorte
30:58que les gens
30:59n'ont pas été réglés,
31:00ils ont attendu
31:01sur les attentes,
31:02sur les listes d'attentes,
31:03etc.,
31:04et se sont suicidés
31:05à ce moment-là
31:06où ils étaient
31:07dans des attentes
31:08entre les services.
31:09Donc,
31:10de cette façon,
31:11nous,
31:11on a fait ce genre
31:12de recommandation
31:13au ministère de la Santé
31:14qui s'est emparé
31:17de ces résultats-là
31:18et a fait des suggestions
31:19importantes
31:19quand elle a l'organisation
31:21des services.
31:23Donc,
31:23le constat,
31:24pour conclure,
31:26les résultats indiquent
31:27donc clairement
31:28deux grandes trajectoires.
31:30des personnes
31:30et c'est des personnes
31:31suicides.
31:32Donc,
31:32on voit bien ici,
31:33lorsqu'on parle de personnes
31:35et c'est des personnes
31:36suicides,
31:37qu'il n'y a pas un groupe
31:38unique.
31:39Donc,
31:39c'est pas un groupe
31:40qu'on nous l'ait dit,
31:41mais des sous-groupes.
31:42Et il faut être capable
31:43maintenant
31:44de penser
31:45en termes de sous-groupes
31:46et d'identifier
31:47des sous-groupes
31:48spécifiques
31:49si on veut
31:50vraiment
31:51bien choisir
31:53les interventions.
31:54Parce que les interventions
31:55pour un sous-groupe
31:56qui ont des difficultés,
31:57par exemple,
31:57de développement,
31:58ne seront pas les mêmes
31:59que les interventions
32:01pour un sous-groupe
32:02qui ont des difficultés
32:02de coopération.
32:03La prévention aussi
32:05ne se fera pas
32:06de la même façon
32:07au même moment
32:09et n'atteindra pas
32:11les mêmes seins.
32:12Donc,
32:12il faut vraiment,
32:13je pense,
32:14commencer à penser
32:15en termes de sous-groupes
32:17et à offrir
32:17des services pertinents
32:19adaptés
32:20aux bonnes personnes
32:21et au bon moment
32:23dans la vie.
32:25Le problème
32:26de toxicomanie,
32:27encore là,
32:28sous-évalué.
32:29Sous-évalué,
32:30sous-investigué.
32:32On s'occupe
32:33souvent des autres difficultés
32:34qui n'ont de ce que peut
32:35les problèmes d'alcool.
32:37Alors que finalement,
32:38les problèmes d'alcool
32:39entraînent
32:40des difficultés
32:41relationnelles
32:42importantes
32:43entraînent aussi
32:45un état de principe.
32:47C'est extrêmement important.
32:48On sait aussi
32:49chez les jeunes ados
32:50qui commencent
32:51à consommer
32:52comme stratégie
32:53d'adaptation,
32:55mais en fait,
32:55peut-être que la prévention
32:56est un peu la fabrile
32:57aussi très tôt
32:59chez des sous-groupe
33:00spécifiques,
33:01donc sans nécessairement
33:03attendre qu'ils soient
33:03adultes
33:04et qu'ils fassent
33:05des tentatives
33:05de suicider.
33:06On ne peut pas
33:06me dire que de suicider,
33:07mais aller plus tôt
33:09dans la vie
33:10et de cibler
33:11les interventions
33:12et les institutions.
33:15Donc,
33:16voilà.
33:17Je tiens vraiment
33:18et je veux dire,
33:20je tiens à remercier
33:21ce genre d'études
33:22ne pourraient pas
33:23être réalisées
33:24si on n'avait pas
33:25des familles
33:26qui s'impliquent
33:27avec nous.
33:28Et les familles,
33:29ils le font,
33:29généralement,
33:30de bonnes grâces,
33:31le font.
33:32C'est rare que les familles,
33:34en tout cas chez moi,
33:35refusent.
33:36Et les familles
33:37en deuil le font
33:38parce qu'elles nous disent
33:39souvent,
33:40dans la vie de notre famille,
33:42ils ont eu cet événement-là
33:43tragique,
33:44dramatique,
33:46mais si je peux aider,
33:48au moins,
33:49ça ne sera pas arrivé
33:50en fait.
33:51Et donc,
33:52les familles acceptent
33:53de participer
33:54et dans le même temps,
33:55cette participation-là
33:56dans une étude,
33:57dans une recherche
33:58permet d'une certaine
33:59fonction de réparer
34:01quelque chose.
34:03C'est vraiment,
34:05les gens
34:05casent beaucoup de temps
34:07avec nous,
34:08ils vont avec nous
34:09de chez nous aussi.
34:12Donc,
34:13ce sont toutes les personnes
34:14qui ont collaboré
34:15à cette étude.
34:16Moi,
34:17j'ai la chance
34:17d'être invitée
34:18dans la dentrecie
34:20pour vous en parler.
34:21Toutes les personnes
34:22qui ont travaillé
34:23avec nous
34:24sur cette étude
34:24ne sont malheureusement
34:25pas ici.
34:26Mais je tiens
34:27effectivement aussi
34:28à nous sentir
34:31au culot,
34:32mais au moins
34:33à nous montrer.
34:35Et c'est
34:36mon groupe de recherche.
34:38Merci.
34:49Merci.
34:49Merci beaucoup,
34:50Je trouve que ce que tu viens de t'évoquer apporte des effrages extrêmement importants sur à la fois, comme tu l'évoques, les démarches de fonction, les démarches de son, par rapport à la suicidologie.
35:14Ça rejoint ce que François s'évoquait avant le repas. Il y a peut-être des questions dans la salle.
35:27Il y a un aspect concernant ce premier groupe, enfin ces deux premiers groupes que tu viens dans la salle,
35:49où, parce que je pense que pour un certain nombre de travailleurs sociaux qui sont dans la salle, ça interroge beaucoup.
35:55Finalement, une partie, donc c'est 20%, si je me souviens bien, qui sont victimes très tôt d'agressions physiques ou de recrétements physiques et sexuels.
36:12Et une partie, donc l'autre, ce groupe, donc 25%, qui partent avec les mêmes difficultés, mais qui quittent assez tôt la famille.
36:26Mais en fait, ça ne change rien.
36:29Alors, est-ce que j'ai bien compris, ou est-ce qu'il y a quand même des différences par rapport au devenir,
36:35parce que c'est vrai que ça pose un problème important en ce qui concerne les politiques de l'éducation de la France ?
36:44Qu'est-ce que tu...
36:46En fait, ça ne change rien dans le sens que, pendant une période, et ce sous-groupe-là, en moyenne, est décédé dix ans plus tard que le premier groupe.
36:57Donc, c'est un peu comme si dix ans-là de protection avait été extrêmement important.
37:05Cela dit, il y a, après ça, à l'âge adulte, toute la question, est-ce que, si on pouvait, si on pouvait, si on avait développé des interventions plus efficaces,
37:18parce qu'on le voit, ce sont des jeunes qui ont des gouvernements visibles.
37:22Lorsqu'on a ce genre de cumul, de difficultés, le traitement est consacré.
37:28Il faut aussi que les gens s'engagent pendant un certain temps.
37:32Donc, certainement que ce type de difficultés, je ne dis pas que l'entièreté repose sur le soin,
37:40mais, en même temps, est-ce que, si on arrive à trouver une meilleure stratégie d'aide pour ces personnes-là,
37:50mais, en même temps, on voit bien aussi que, plus on intervient tôt dans la vie,
37:55et si on intervient très tôt dans la vie sur les déterminants de la santé, par exemple,
37:59ici, on intervient très tôt dans la vie, auprès des familles vulnérables,
38:04pas pour les identifier ou les déterminants, mais pour offrir du soutien, pour offrir du répit,
38:11pour offrir du repos, pour aider le parent dans l'attachement, dans sa relation d'attachement avec ce bébé-là,
38:20pour offrir de l'aide, et ça, je pense que chaque société doit travailler pour ce type d'épistage.
38:29Moi, je pense que plus on travaille tôt, plus on intervient tôt sur les déterminants de la santé,
38:34plus on évite plus tant les décès par suicide, mais on aura aussi évité le cumul de difficultés de santé mentale.
38:43Donc on aura évité bien plus que le suicide, on aura évité aussi beaucoup d'autres frances dans les vies de cette émission.
38:52Je le sais.
38:52Une autre question également sur cette interrogation que nous avons de plus en plus autour de la prise en charge,
39:12ce qu'on appelle globalement des troubles sévères, de la personnalité.
39:15Et bon, il se trouve que je suis allé dans une partie du Québec en début d'année rencontrer une équipe
39:23qui développe auprès de cette population-là, donc un programme de soins assez spécifique, extrêmement structuré.
39:38Est-ce qu'on, le regard que tu portes sur ces programmes qui sont élevés aussi un peu aux États-Unis, aussi en Suisse,
39:49est-ce que ça semble être des axes de travail qui peuvent être utiles, pertinents pour ce type de population?
39:59Je pense qu'en santé mentale, on a eu tendance à développer des interventions pour les troubles humains.
40:07Oui, on a développé des interventions pour l'anxiété, pour la dépression, etc.
40:12Alors, on a, je pense, assez de succès lorsque c'est des troubles humains.
40:18La difficulté, c'est lorsque, on se retrouve avec des gens qui ont des troubles comorbidaux,
40:24ou le tableau clinique qui est extrêmement complexe, extrêmement mélangé,
40:28ou en plus du tableau clinique, il y a des difficultés, les gens,
40:33il y a des retentissements sur la vie personnelle, sur la vie sociale, sur la vie professionnelle,
40:38et tout ça avec un moment de temps.
40:40Et effectivement, je pense qu'actuellement, en santé mentale, en psycho, en psychiatrie,
40:45on n'est pas très avancé dans le développement, dans le traitement d'aide, de troubles comorbidaux.
40:54Et je pense que certaines équipes, à travers le monde, se penchent actuellement là-dessus,
40:59et c'est ce qu'on est en train d'essayer d'identifier.
41:02Quel type de traitement fonctionnerait?
41:05Mais en parlant, je pense qu'il n'y aura pas une réponse nulle,
41:09et je pense qu'on risque d'avoir comme réponse,
41:11quel traitement aura fonctionné avec quel souverain.
41:15Nous, on fait aussi ce type d'intervention avec des jeunes ados,
41:19jeunes adultes, 14, 19, 20 ans,
41:24donc des filles essentiellement, parce que les garçons ne viennent pas,
41:28ça c'est un bon problème, encore,
41:30mais des filles essentiellement qui font des tentatives de suicide répétitives,
41:34donc tentatives de suicide et auto-munération.
41:37Donc on fait des groupes de santé mentale,
41:40on essaie d'évaluer l'efficacité de traitement.
41:42Donc, encore là, on a un succès relatif avec certaines personnes,
41:49mais pas avec d'autres.
41:51Donc il va falloir essayer de comprendre
41:53quelles sont les caractéristiques de ceux auprès de qui ça fonctionne,
41:58et quelles sont les caractéristiques de ceux auprès de qui ça ne fonctionne pas,
42:02pour pouvoir éventuellement, s'il y a quelque chose qui fonctionne avec certaines,
42:06après ça, se repencher sur ce qu'il y a pour ceux pour lesquels ça va fonctionner.
42:13Et donc, je pense que c'est un travail extrêmement complexe,
42:16parce que c'est un travail aussi, en même temps, de vérification difficile,
42:23quant à l'efficacité, je veux dire, dans le sens.
42:25Mais moi, j'espère enfin qu'il y aura de plus en plus d'équipes
42:29qui vont se pencher sur ce travail-là,
42:32et qui vont prendre des gens qui ont des difficultés pour leur vie,
42:36pour commencer.
42:36C'est quand même une population
42:47où, effectivement, actuellement, je trouve,
42:50par les structures, la façon dont on est organisé,
42:54effectivement, ce n'est pas très bon.
42:57On sent bien en particulier que les unités de hospitalisation
43:02ne répondent pas aux besoins de ces personnes,
43:10qu'en plus, leurs difficultés et les trompes qu'ils ont
43:14font qu'ils sont très mal perçus
43:18dans les unités de hospitalisation,
43:20et sont assez régulièrement...
43:22Alors, eux-mêmes, ils quittent assez fréquemment,
43:25ou quand ils ne veulent pas les quitter,
43:27c'est l'équipe, c'est de les mettre dehors.
43:29Et la prise en charge
43:35dans les autres types de structures
43:36comme on a, comme les CEP,
43:39ou les épidodos traditionnels,
43:42ça ne fonctionne pas du tout,
43:46enfin, très peu.
43:49Peut-être que c'est une population,
43:51évidemment, qui soucie beaucoup de défis.
43:53Alors, si on l'identifie bien,
43:55on a une maladie,
43:57on a un souci du traitement,
43:59alors que l'autre souci pourrait peut-être traiter
44:03plus aisément nos résidents
44:05qui n'ont pas été.
44:10Oui.
44:11Oui, Alice, juge de l'autique du Mortenay.
44:24Une des questions que je me pose,
44:27c'est l'accès pour les personnes
44:31au service de l'autique atrique.
44:33enfin, sur le territoire du Mortenay,
44:37on remarque que les personnes sont un peu
44:39demandes aux naines.
44:41Donc après, c'est comment aller vers Rébuxy,
44:44et comment vous parlez des...
44:46Je pense aussi à la mise en place
44:49de l'équipe mobile
44:50de psychiatrie, la personne âgée,
44:53qui s'est créée récemment sur le Suémanche.
44:57Alors, je ne connais pas
44:59les résultats actuels,
45:01ce serait intéressant
45:02de voir dans lesquels sont les demandes
45:05de l'équipe politique.
45:07Mais cette équipe mobile
45:08parle aussi régulièrement
45:09avec les professionnels sociaux,
45:13qui est en train de voir.
45:14Je pense que là,
45:15il y a une ouverture.
45:16C'est plus une réflexion
45:18que j'ai portée.
45:19Oui, vous avez parlé
45:29des trous criés
45:30entre les différentes structures.
45:33Oui, Georges Jordan,
45:34un secours sociologue,
45:35assez...
45:36Donc, je vous parlais
45:38des passages
45:39entre les différentes structures.
45:41Vous avez fait le diagnostic,
45:42mais derrière,
45:43qu'est-ce qui s'est mis concrètement en place
45:44pour que ça fonctionne
45:45entre les différentes structures ?
45:47En fait, nous,
45:48j'en parlais,
45:52mais évidemment,
45:52l'organisation des soins
45:54est tellement différente
45:56d'un pays et d'un autre
45:57que je ne sais pas
45:58si c'est comparable.
45:59C'est pour ça
46:00que je l'ai passé un peu rapidement.
46:03Mais, bon,
46:04ce qu'on observait beaucoup,
46:06comme il y a beaucoup d'individus
46:08qui avaient des troubles de l'humain,
46:10des troubles de l'humain,
46:11des troubles de l'humain,
46:12des troubles de l'humain,
46:13et des troubles de consommation
46:15de substances.
46:17Chez nous, au Québec,
46:18toutes sortes de raisons historiques,
46:20le dur réseau,
46:22la santé mentale
46:23et un réseau toxique.
46:25Et les deux réseaux
46:26sont deux silos,
46:29côte à côte,
46:30qui se perdent.
46:31Donc, les gens vont en santé mentale
46:34et on leur dit,
46:35« Ah, vous avez des problèmes
46:35de toxico ? »
46:37vous avez des problèmes de santé mentale,
46:49vous avez des problèmes de santé mentale,
46:51alors est-ce qu'ils se rendent ?
46:53Est-ce qu'ils ne se rendent pas ?
46:54Donc, et on a pris beaucoup de difficultés
46:58dans la coordination de ces deux réseaux-là.
47:00Les gens se perdent,
47:01ils se veulent en compter
47:03et les clients vont encore,
47:05vont encore.
47:05Mais pour des gens dépressés,
47:07pour des gens fatigués,
47:08pour des gens qui ont déjà des soucis,
47:11c'est difficile de faire ces démarchés.
47:13Donc, ils en font une,
47:14six ou deux,
47:15s'ils n'ont pas oublié de succès,
47:16les avalés.
47:18Et c'est ce qu'on a vu,
47:20les épreuves-ci.
47:22Alors, ce que le ministre
47:23décide de faire,
47:25donc au niveau mondial,
47:26il y a des centres de santé mentale
47:28dans toutes les régions,
47:2913 régions,
47:30centres de santé mentale,
47:32et le haut-valor dans chaque
47:33centre de santé mentale,
47:36un poste,
47:37un poste de spécialité sans toxique,
47:41pour que les quelqu'un d'entre eux
47:43psychos dans les centres de santé mentale
47:45et dans les unités de psychos
47:47et ouvertes les postes de santé mentale,
47:50pour qu'il y ait cette jonction.
47:52Donc, ça, c'est une des choses.
47:55Merci.
47:57Il y avait une question.
48:09Bonjour, Néa Merville,
48:10je travaille en mission locale.
48:11Vous avez commencé à vous exposer
48:14en vous présentant les chiffres.
48:16Les hommes semblent plus touchés
48:18par le suicide que les femmes.
48:20Est-ce que c'est parce que les femmes
48:21ne le consultent plus
48:22ou comment vous expliquez ce taux
48:24très important?
48:25Alors, c'est une très bonne question.
48:27Merci.
48:28Parce que, c'est une excellente question.
48:32On ne sait pas vraiment.
48:36Une bonne question, c'est aussi,
48:38ça se voit à ça.
48:39Surtout 80 % des décès en Suisse
48:42sont le fait d'un décès
48:43dans presque tous les pays,
48:45sauf deux pays,
48:47où ce sont les femmes
48:49qui décèdent plus que les hommes.
48:51mais, donc, essentiellement,
48:53les hommes déceptifs sur les femmes.
48:54Donc, ça, c'est, on pense,
48:56on a tendance à dire
48:57que, par contre,
48:58les femmes font plus
48:59de tentatives de suicide.
49:00Effectivement,
49:01probablement que les femmes
49:02font plus de tentatives de suicide,
49:04mais en même temps,
49:05de façon générale,
49:06c'est lorsqu'on aborde
49:07ces questions-là
49:09et lorsqu'on regarde ces données-là,
49:11elles sont issues
49:12de données hospitalières.
49:14On sait aussi que les femmes
49:16qui font des tentatives de suicide
49:17ont tendance à aller à l'hôpital,
49:20à l'hôpital,
49:21c'est se faire traiter.
49:23Par contre,
49:23lorsqu'on regarde
49:24que les données hospitalières,
49:26on a des taux de 3 à 1,
49:284 pour 1,
49:294 femmes pour 1 an
49:30qui vont en hôpital.
49:32Mais, lorsqu'on fait
49:33des études épidémiologiques,
49:35et il y a eu de grandes études
49:36épidémiologiques
49:37où on demande aux gens
49:38de penser au suicide
49:39dans les dernières années,
49:40on fait une tentative
49:41de suicide dans les dernières années,
49:42il y a certaines études
49:43qui démontrent
49:44qu'il y a autant d'hôpital
49:45que de femmes
49:46qui ont fait des tentatives
49:47de suicide.
49:48Les hommes,
49:50si complètement
49:51décèdent par suicide,
49:52si c'est complètement
49:53décèdent par suicide,
49:54ne vont pas chercher l'aide.
49:56Donc, pourquoi il y a
49:57plus d'hommes
49:57qui décèdent par suicide?
49:59Par rapport aux tentatives,
50:00c'est une question
50:01qui reste en suspens.
50:02Mais par rapport
50:03aux décèdent par suicide,
50:04pourquoi il y a plus d'hommes?
50:06Effectivement,
50:07certaines données suggèrent
50:08que les femmes
50:09consultent plus
50:10que les hommes.
50:13D'autres données suggèrent
50:15que les hommes
50:15consomment de l'alcool
50:16plus que les femmes.
50:18D'autres données suggèrent aussi
50:21que les femmes
50:22sont plus affiliées
50:23dans le réseau social
50:25que les autres.
50:28Et souvent,
50:29ce qu'on voit,
50:29c'est lorsque les hommes,
50:32lorsque leur épouse
50:34quitte les hommes,
50:35ils sont souvent
50:37désaffiliées
50:37du réseau social
50:39et de la famille.
50:40et c'est souvent
50:41à ce moment-là
50:42le décès.
50:45Mais bon,
50:46c'est des hypothèses
50:48en termes incompréhées.
50:53Oui.
50:54Gilles,
51:08je suis assistant
51:08social à la crâne.
51:10Je voulais savoir
51:11un petit peu
51:12les peu petits pourcents
51:14des gens
51:14qui ont une trajectoire
51:15non identifiée,
51:19vous avez parlé
51:20d'événements
51:21d'humiliation publique.
51:22Est-ce qu'un lien
51:24avec les suicides
51:25au travail
51:25peut être fait ou pas?
51:28Est-ce qu'il y a eu
51:28des éléments
51:29par rapport
51:30au niveau
51:31de la souffrance
51:32du travail
51:32faite dans votre recherche?
51:34Est-ce que vous avez
51:35pu être...
51:37À ce moment-là,
51:41lorsqu'on a...
51:42lorsqu'on a identifié
51:46ces personnes
51:47qui décèdent
51:48parce que c'est
51:48sans un précédent,
51:50sans antécédents
51:53importants
51:53pour la santé
51:54dans le monde
51:54et tout ça,
51:55nous-mêmes,
51:56nous avons été
51:57vraiment souples.
51:58Et nous-mêmes,
51:59on s'est dit
52:00« Mais bon,
52:01comment ça?
52:02Qu'est-ce que ça se passe? »
52:05Et on a cherché,
52:07on a essayé
52:08de regarder
52:08et finalement,
52:11ce que les gens...
52:12La seule chance
52:12qu'on a pu voir,
52:14c'est des événements
52:15d'humiliation publique
52:16un peu avant
52:17le décès.
52:19Donc, évidemment,
52:20c'est sûr qu'on peut
52:21faire des analyses
52:22si, de dire
52:23parce que c'était
52:24des gens,
52:24par exemple,
52:25plus fragiles,
52:26qui avaient une personnalité
52:28plus fragile
52:29ou qui étaient
52:30dans un milieu
52:31assez protecteur
52:32et qui ont eu besoin
52:33de se défendre
52:34beaucoup dans la vie.
52:35Il arrive un moment
52:36où il y avait
52:36une situation publique
52:39comme ça
52:40sur une personnalité
52:41peut-être plus fragile
52:43et la personne
52:44qui est sûre
52:45pour trouver
52:45des explications
52:47psy.
52:48Mais,
52:49je pense que
52:51ce qu'il faut voir aussi,
52:53c'est,
52:53objectivement,
52:54il y a des gens
52:54qui semblent
52:55être bien.
52:56Donc,
52:57ce sont des gens
52:58qui,
53:00au niveau
53:00de la prévention nationale,
53:02j'entends,
53:03si on fait des campagnes
53:04de prévention,
53:05ce sont des gens
53:06qui sont plus difficiles
53:07à repérer.
53:07et je pense
53:10qu'il y a peut-être
53:11un sous-groupe
53:12d'individus
53:12pour lesquels
53:13on va avoir
53:14plus de difficultés
53:15à mettre en place
53:16des structures
53:17de repérer.
53:20Ça ne peut pas dire
53:21qu'il n'y a rien à faire,
53:22ça ne peut pas dire
53:22qu'il ne faut pas
53:23inciter ces gens-là
53:24à faire des choses
53:25mais certainement.
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