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  • il y a 2 mois
Pour agir : de la prévention à la postvention par
Juliette Monteiro – Isabelle Bouquet - CLIC
Touria Marie - UDCCAS
Laurent Cochonneau - CUMP
Pierrick Duchemin - VigilanS

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Les clics, c'est les centres locaux d'information et de coordination du centre Manche,
00:04qui mettent notamment en place un espace de ressources pour les aidants.
00:09Merci, bonjour à toutes et tous.
00:12Nous allons vous présenter rapidement les clics de la Manche,
00:17centres locaux d'information et de coordination.
00:21Il y en a en tout six sur le département.
00:25Donc, quatre sont représentés aujourd'hui avec les collègues que vous pouvez trouver sur le stand à ma droite.
00:34Donc, six clics dont cinq sont associatifs.
00:39Le clic Grand Ville, Terre-et-Mer, Ville-du-Arg, Intercom et lui communautaire.
00:44Et ensuite, vous avez un clic par EPCI en règle générale,
00:50sauf celui du clic des Marais qui regroupe deux EPCI.
00:54Donc, la salle de suivant, s'il vous plaît.
00:58Donc, les six clics ont tous des missions communes,
01:03même si au niveau des activités, il peut y avoir effectivement des différences.
01:07Donc, on a un socle commun qui est conventionné avec le département de la Manche.
01:13Dans ce socle, on retrouve le développement d'actions de prévention pour le bien-villier
01:17en lien avec les projets locaux et priorités de chaque territoire.
01:21Donc, en lien avec la thématique d'aujourd'hui, effectivement,
01:24on est sur le déploiement, toujours en partenariat avec un réseau local
01:29et en cohérence avec les besoins du territoire.
01:35Donc, on agit dans le cadre de lutte contre l'isolement.
01:38Donc, toujours des actions qui vont veiller aux liens sociaux.
01:43On va lutter contre l'agisme, toujours avec un public senior qui a un besoin
01:48justement de reconnaissance de son utilité dans notre société aujourd'hui.
01:54Beaucoup d'actions en lien avec la prévention santé,
01:57de plus en plus en lien avec la santé mentale.
02:00Et comme m'ont été précisé par les collègues des PAS tout à l'heure,
02:05des ateliers notamment de prévention en lien avec la valorisation de l'estime de soi
02:12qui peuvent souvent être en lien avec la prévention du risque suicidaire
02:16puisque même si on n'intervient pas directement,
02:20on peut souvent être, enfin, repérer des situations un peu à risque
02:24et notamment orientées vers le professionnel qualifié.
02:29Dans la deuxième mission importante, non, c'est toujours, pardon,
02:34la coordination de l'action des professionnels œuvrant dans le champ de la perte d'autonomie
02:39en favorisant l'interconnaissance.
02:42Donc, ça a été cité aussi précédemment dans les différentes présentations.
02:46Effectivement, pour bien agir sur le territoire, l'interconnaissance est primordiale.
02:50Effectivement, on a chacun notre mission, on a chacun notre champ d'action,
02:54néanmoins, pour bien intervenir et bien prévenir.
02:58Le fait de mieux se connaître, ça permet d'orienter, de contacter le collègue ou le partenaire qualifié.
03:06Donc, dans ce cadre-là, par exemple, au niveau des clics sur le département,
03:11on organise régulièrement des réunions d'information et de coordination
03:15qui permettent justement cette interconnaissance.
03:19En troisième, nous avons le soutien, l'accompagnement des réseaux et de bénévoles
03:24dans le domaine de l'autonomie.
03:26Donc là, c'est pareil, c'est un soutien qui varie d'un territoire à un autre.
03:30Néanmoins, on agit dans ce cadre-là sur la lutte contre l'isolement
03:34et le repérage de situations qui peuvent être à risque.
03:38Donc, j'ai une petite brève, mais je pense que l'essentiel est dit.
03:42Si vous avez besoin d'éléments complémentaires, ne pas hésiter à nous voir par la suite.
03:46Et je laisse la parole à Juliette pour l'espace ressources et dents.
03:51Bonjour.
03:52Donc, comme on l'a vu sur toute cette journée,
03:55la dépression et le risque suicidaire chez la personne âgée
03:59ne concernent pas uniquement la personne elle-même.
04:02Le proche aidant peut être souvent lanceur d'alerte silencieux,
04:06mais également personne elle-même à risque.
04:10Des espaces ressources et dents existent sur le territoire.
04:14Ils sont organisés par clic.
04:16C'est pour tout type de proche aidant,
04:19seniors, mais également handicaps, malades.
04:23On a quatre missions autour des espaces ressources et dents.
04:27Une mission de repérage pour le proche aidant.
04:30Une mission aussi d'assurer une veille sur les ressources existantes.
04:33Donc, à travers des outils, par l'intermédiaire des acteurs.
04:37On est vraiment là pour faciliter aussi l'information,
04:41le passage d'informations.
04:43On a aussi pour mission de définir les priorités d'action selon les besoins.
04:48Donc, les besoins qui ressortent quand même pas mal sur notre territoire,
04:51c'est le répit, c'est la prévention.
04:54Travailler également les liens sociaux.
04:56Pour exemple, sur le territoire, tous les espaces ressources et dents en 2026
05:02vont animer ou permettre d'animer des réseaux tels que des cafés des aidants.
05:07Ça s'appelle Rendez-vous des aidants ailleurs.
05:08Enfin voilà, chacun a son trouvée.
05:10Pousse Café.
05:11Chacun a son nom, mais l'idée est la même.
05:14C'est de faire du lien, être dans la paire et danse pour ce public.
05:17Et puis, on a une mission 4 qui est d'assurer l'articulation départementale.
05:23Donc, on se rencontre entre corps d'eau, des espaces ressources et dents
05:27et on essaye quand quelqu'un expérimente une action
05:31ou a vu s'expérimenter une action sur son territoire, de la dupliquer.
05:36Voilà.
05:40Merci beaucoup.
05:41On va donner la parole à Marie Touriane.
05:43Vous êtes évidente de l'union départementale, donc UDCCAS.
05:48Donc, ça fédère et représente les centres communaux, intercommunaux d'action sociale.
05:52Vous allez plus ou moins nous expliquer comment justement CCCAS s'implique dans la manche
05:58avec notamment des exemples type visiteurs du soir, venez chez vous, en gros comment rentre l'isolement.
06:06Oui, en tant que présidente, alors j'ai écrit parce que j'ai que 5 minutes et je suis très
06:12bavarde pour me canaliser.
06:15Donc, je tiens à rappeler que le rôle des CCCAS, ce sont des acteurs de proximité.
06:20Ils jouent un rôle charnière dans le repérage et le soin et l'accompagnement.
06:25Je ne vais pas pouvoir, dans ce que je disais, en 5 minutes d'intervention, vous lister toutes les actions
06:30menées par les CCCAS du département.
06:32Alors, j'ai dû faire un choix et mettre en lumière certains.
06:36Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à nous envoyer un message via l'adresse mail qui s
06:42'affiche sur l'écran.
06:46Donc, trois axes que j'ai voulu mettre en avant avec des exemples concrets.
06:53D'abord, le premier axe, c'est dans le rôle des CCCAS, c'est l'identification.
06:58Donc, savoir qui souffre dans le repérage.
07:02Alors, on a un outil qui est obligatoire dans les mairies et ce sont souvent les CCCAS qui le gèrent.
07:08C'est le registre des personnes vulnérables.
07:10Donc, il n'est pas forcément très, très connu.
07:12Mais ça nous donne, nous, les moyens, en tout cas, en fonction des événements, parfois climatiques et d'autres,
07:22de pouvoir prendre soin ou prendre contact avec les personnes qui sont enregistrées par elles-mêmes
07:28ou en tout cas par un tiers, un médecin, n'importe qui peut effectivement enregistrer une personne sur ce registre.
07:37Les associations, alors, effectivement, on a la chance dans notre territoire d'avoir des associations
07:44qui mènent beaucoup d'activités et qui sont de vrais leviers pour pouvoir repérer les personnes qui sont en difficulté.
07:53Donc, voilà, j'ai choisi ces deux thématiques.
07:56Sur le deuxième axe, c'est l'action à domicile.
07:59Donc, l'idée, c'est de rompre le face-à-face avec la solitude sur le service de maintien à
08:05domicile.
08:06Et je tiens à saluer toute l'équipe qui est en premier rang à ma droite.
08:12Donc, on a mis en place une heure chez vous et non pas une heure chez soi, de chez Leclerc.
08:18Donc, c'était une heure que l'on proposait.
08:21C'était un levier, donc, phare du SAD, du CCAS.
08:26Donc, on a essayé de sanctuariser du temps pour sortir du cadre strict des missions.
08:32Et donc, pendant une heure, l'aide à domicile entre en relation avec la personne,
08:37donc propose ce qu'elle souhaite.
08:39Ça peut être un café, un jeu, ou même on est allé jusqu'à une visio avec la famille qui
08:44était très éloignée.
08:45Donc, ça a eu comme impact, en tout cas, dans les...
08:50Comment ?
08:50Laisser la personne choisir son activité en lui redonnant son pouvoir d'agir.
08:56Ainsi, on lutte contre le sentiment d'abandon
08:58et on restaure l'estime de soi par le plaisir sensoriel autour d'un goûter et aussi social.
09:05Une autre action qui est en cours et qui est là depuis quelques années,
09:10ce sont les visiteurs du soir.
09:12Les visiteurs du soir, c'est une action qui est indispensable pour sécuriser la fin de la journée,
09:17ce moment critique où l'angoisse de la nuit peut nourrir des pensées sombres.
09:22Les visiteurs du soir, donc, c'est une action où les...
09:26Donc, des aides-soignants vont à domicile, pas que des aides-soignants, voilà.
09:33En tout cas, des agents du CCS interviennent auprès des personnes,
09:38parfois pour tout simplement le coucher, pour s'assurer que les portes sont aussi fermées,
09:45et puis aussi de pouvoir faire face à des angoisses avant le coucher.
09:51Donc, ils sont aussi formés pour pouvoir mieux accompagner les personnes.
09:57Nous avons aussi, comme il a été dit tout à l'heure, des jeunes en service civique,
10:03donc avec unicité qui font aussi des visites à domicile.
10:07Et puis, peu en tout cas sur Saint-Lô, l'association des petits frères des pauvres,
10:14et qui ont coopté plusieurs bénévoles pour venir à domicile aussi,
10:18pour les personnes qui souffrent de solitude.
10:23Une autre action, un autre axe, c'est la réintégration dans la ville.
10:27On a dit tout à l'heure qu'il y a les personnes qui restent chez elles
10:30parce qu'elles n'ont plus le droit de conduire, ou elles n'ont plus la possibilité de conduire.
10:35Donc, il y a une rupture.
10:37Donc, ce qui a été mis en place sur...
10:40Alors, je parlais du CCS de Saint-Lô, je suis désolée pour mes autres collègues,
10:43mais il a fallu que je trouve des exemples assez rapidement.
10:46Je vise en ville, je ne sais pas si vous connaissez,
10:49donc c'est toujours le sac qu'il met en place,
10:52qui propose ce transport, alors du domicile à un rendez-vous,
10:59ou alors ça peut être aussi un transport collectif.
11:01Alors, ce n'est pas non plus que...
11:03Ce n'est pas qu'un taxi,
11:04c'est bien un vrai accompagnement des personnes
11:07sur des activités, pour aller chez le coiffeur,
11:10une activité collective,
11:12on peut être à plusieurs allées au cinéma.
11:15Et donc, cette action, elle vise à maintenir la capacité de mouvement,
11:18sortir, c'est rester visible aux yeux des autres et à ses propres yeux.
11:24D'autres exemples,
11:27l'habitat intergénérationnel,
11:29donc là, on travaille sur la prévention en amont
11:31pour que la solitude ne devienne pas pathologie,
11:34en créant des lieux où les générations s'épaulent naturellement.
11:39Une autre action qui est menée aussi,
11:43mais qui sort un peu du cadre des CCS,
11:47c'est aussi le Conseil des Sages,
11:48qui est très développé en France.
11:51Et le Conseil des Sages,
11:52c'est aussi une reconnaissance des seigneurs,
11:55de leur rôle citoyen.
11:57C'est un facteur de valorisation,
11:59d'estime de soi,
11:59et de lutte contre le sentiment d'inutilité.
12:04Pour conclure,
12:05la lutte contre la dépression et le suicide des seigneurs,
12:07c'est une lutte contre l'invisibilité.
12:09Nos agents de terrain sont les premiers remparts.
12:12En valorisant leur rôle de lien social,
12:14nous redonnons à nos aînés
12:15une place de citoyen à part entière.
12:18Parce qu'on ne se laisse pas mourir
12:20quand on se sent encore attendu par quelqu'un.
12:23Je voulais juste, avec beaucoup d'émotion,
12:25dédier mon intervention
12:27à une dame,
12:28qui était en EHPAD,
12:29et qui s'appelait Paulette.
12:41Oui, il faut le rendre.
12:42Maintenant, ça va être le grand cochonant psychologue
12:45qui va nous parler des cellules d'urgence médico-psychologiques.
12:48Donc, c'est des structures de soins
12:50qui sont mises en place,
12:51notamment pour les personnes
12:54affectées par des événements graves.
12:57Merci.
12:59Moi, ça prend bien bien d'avoir 5 minutes.
13:01En fait, je ne pense pas que j'aurais débordé.
13:06Donc, les CUMB.
13:07Il s'agit d'un dispositif d'urgence
13:10qui fonctionne sous l'égide du SAMU,
13:13qui est organisé de façon pyramidale.
13:16C'est-à-dire qu'il y a plusieurs échelons de CUMB.
13:18On représente le plus petit échelon,
13:21donc une CUMB départementale.
13:22Donc, voilà, je suis référent pour cette CUMB.
13:26Au-dessus, on va trouver des CUMB renforcés,
13:29CUMB régionales, CUMB zonales.
13:33L'idée de ce dispositif, en fait,
13:35c'est d'intervenir dans toutes les situations de catastrophes
13:39ou d'événements à fort retentissement psychosocial.
13:43Alors, c'est une raison qui m'a fait, moi,
13:44m'interroger un petit peu sur ma présence aujourd'hui,
13:47en me disant que sur les...
13:50on va dire la vingtaine d'années d'exercice en tant que volontaire,
13:53j'avais pu être confronté deux à trois fois, finalement,
13:56des situations spécifiques autour de la question de la personne âgée,
14:00donc en maison de retraite.
14:02Donc, ça représente, finalement, un petit phénomène
14:06à l'échelle du fonctionnement des CUMB.
14:08Ce que j'explique, moi, par deux faits,
14:14d'une part, effectivement, le caractère, finalement,
14:17d'événements fort retentissement psychosociales
14:20fait que nous n'intervenons jamais sur des situations
14:23qui impliquent moins de cinq personnes.
14:26Donc, finalement, ça fait que certains événements
14:30autour de la question du suicide de la personne âgée
14:34vont plutôt être dirigés vers des services d'urgence,
14:38mais qu'on ne sera pas concernés directement
14:40par ces événements-là.
14:43Après, j'observais aussi que, finalement,
14:46dans le dispositif, l'ARS nous réclame, par exemple,
14:50une valence en pédopsychiatrie.
14:52Il n'y a pas de spécificité, je dirais,
14:55de la psychiatrie de la personne âgée dans le dispositif.
14:59Voilà, on ne recherche pas de volontaires
15:02qui seraient formés spécifiquement
15:04dans la prise en compte de la personne âgée.
15:07Donc, c'est vrai qu'on ne se considère pas non plus
15:09comme des spécialistes.
15:11Donc, notre travail, il reste un travail
15:15d'évaluation clinique, d'orientation,
15:19et puis, finalement, de prise en charge
15:20dans les situations d'urgence.
15:24Mais, concrètement, c'est vrai que, finalement,
15:27on a peu d'exemples, de situations
15:31autour du suicide de la personne âgée.
15:35Donc, des décès violents, oui,
15:38c'est-à-dire qu'effectivement,
15:40moi, les notions que j'ai,
15:41plutôt d'intervenir sur des décès violents
15:45en maison de retraite, par exemple,
15:47donc ça, c'est des choses
15:47qui peuvent appeler des interventions.
15:51Pour le reste, j'ai plutôt une notion
15:53que ça concernerait d'autres structures
15:56de prise en charge.
15:59Un centi à domicile, il y a même aussi
16:01des violents.
16:03Oui, alors...
16:03Les personnes âgées impliquées,
16:05il y a eu des critiques.
16:05Alors, par contre, effectivement,
16:07c'est-à-dire que sur l'ensemble des situations,
16:09on peut être amené à prendre en charge
16:11des personnes âgées.
16:12C'est-à-dire que tout type d'événement catastrophique
16:14peut impliquer des personnes âgées,
16:16et évidemment, elles sont prises en compte,
16:18mais je dirais, au même titre
16:19que toutes les autres victimes.
16:22Donc, et je trouvais que la journée
16:24était intéressante,
16:25et je me faisais la remarque,
16:26effectivement, ce serait intéressant
16:28de sensibiliser, peut-être,
16:30à des risques spécifiques
16:31autour de la question, effectivement,
16:32de la personne âgée,
16:33et qu'il y a peut-être des évolutions
16:35à penser au sein de notre dispositif,
16:37parce qu'à ce jour, ça n'existe pas.
16:41Donc, voilà.
16:44Et je vais peut-être rappeler simplement
16:45que, voilà, c'est un dispositif
16:47qui repose sur une base de volontariat,
16:50c'est-à-dire que ce sont des personnels
16:52rattachés à des établissements,
16:53effectivement, de santé mentale,
16:57et qui sont détachés.
17:00Donc, ça représente à peu près
17:0480 personnes à l'échelle du département,
17:06réparties sur trois zones territoriales.
17:09Donc, on retrouve souvent le nord du département,
17:13le centre et le sud.
17:14Et donc, avec en appui
17:16deux établissements de santé,
17:17la Fondation de Concelleur de la Manche
17:19et le siège de l'Estrang.
17:22Voilà.
17:24Merci beaucoup.
17:28C'est porté par le SAMU.
17:30C'est ça, nous intervenons sous l'égide du SAMU.
17:32Tout à fait.
17:34Merci.
17:35Alors, donc, de la prévention à la post-vention,
17:37on a débuté l'après-midi avec le 31-14,
17:40on va conclure avec Vigilance.
17:43Donc là, c'est un peu spécifique,
17:44parce qu'on passe d'un numéro à appeler,
17:47alors là, un numéro, c'est principalement l'inverse
17:48qui se passe, si je ne dis pas trop de bêtises.
17:50Donc là, c'est Pierre-Yves Duchemin
17:51qui va nous présenter le dispositif
17:52et nous raconter un peu
17:53qu'est-ce que c'est du Vigilanceur.
17:55Voilà.
17:57Merci Léa.
17:58Effectivement, donc, moi, je suis écoutant à plan.
18:00La plateforme Vigilance,
18:02elle est basée sur le siège de l'Estrang,
18:05donc à Contorçon.
18:06C'est un dispositif de veille post-hospitalière,
18:10donc pour destiner au suicidant.
18:13On entend par suicidant,
18:14donc, une personne qui a réalisé un geste suicidaire.
18:18Alors, il existe plusieurs plateformes sur le territoire.
18:21On en a parlé ce matin.
18:22Je vous ferai voir un stade tout à l'heure.
18:25L'objectif, donc, de cette veille,
18:27c'est maintenir un lien après les soins immédiats.
18:31Donc, toujours, comme ça a été rappelé aujourd'hui,
18:34une éthique de l'inquiétude,
18:35une éthique du souci.
18:37Lors de son passage aux urgences,
18:39donc, la personne est évaluée
18:42par une équipe de liaison,
18:44donc, CMP, AMP, etc.
18:47Et l'entrée dans le dispositif lui est proposée.
18:49J'ai bien proposé parce que
18:52on ne fera pas d'entrée dans le dispositif
18:54sans son consentement.
18:57À partir du moment où la personne accepte l'entrée,
19:00il lui est remis une carte ressource
19:02avec un numéro vert.
19:04C'est son numéro à elle.
19:05C'est-à-dire que, contrairement à 31-14,
19:09on ne peut pas, en fait, se passer cette carte
19:11d'une personne et de l'autre.
19:14C'est un peu la différence.
19:16Et donc, la veille, qui dure six mois,
19:21va démarrer à la sortie, donc,
19:23du service des urgences
19:25ou du service d'hospitalisation
19:27en psychiatrie,
19:29s'il y a eu un séjour en psychiatrie.
19:31Donc, on va essayer de la recontacter,
19:34donc, entre le 10e et le 21e jour.
19:37C'est la période, en fait, de vulnérabilité.
19:40C'est sur cette période
19:41qu'on va concentrer nos appels.
19:44Si on n'arrive pas à la contacter,
19:46on va lui envoyer des cartes postales.
19:48Un jeu de quatre cartes postales,
19:51une par mois.
19:53Voilà.
19:53Toujours dans l'idée de garder le lien avec elles.
19:59Donc, on essaie de ne pas être trop intrusif
20:05dans la vie des personnes.
20:08On se montre présent, en fait,
20:10en cas de besoin.
20:11Voilà.
20:12Et on n'est pas un dispositif de suivi.
20:16Alors, le chiffre que Mme Millotte
20:18nous a rappelé ce matin,
20:19c'est 57% de passages aux urgences
20:23pour gestes suicidaires.
20:24Donc, si je fais 57 fois 200 000 gestes par an,
20:28on est plutôt à 114 000 passages aux urgences.
20:34L'idée, en fait, principale
20:37et la mission première de Vigilant,
20:38je dirais, c'est d'éviter les perdus de vue.
20:43Alors, les perdus de vue,
20:45c'est les gens qui ne vont pas passer aux urgences,
20:50les gens qui ne seront pas évalués,
20:53qui ne seront pas contactés.
20:54On ne sait pas ce qu'elles deviennent.
20:56Donc, c'est pour ça qu'on essaie, nous,
20:58de faire la promotion de vigilance
21:00pour essayer que ce soit un réflexe
21:03qui arrive dans les équipes
21:06pour faire l'entrée dans le dispositif.
21:10Ça, c'est des chiffres qu'on a déjà parlé ce matin.
21:13Merci.
21:16Également que le taux de suicide normand,
21:20on a parlé de podium ce matin,
21:21mais là, on ne peut pas être trop fier de ça.
21:23C'est vrai que c'est le deuxième département français
21:26le plus touché par les tentatives de suicide
21:29et par le suicide.
21:32On parle beaucoup des jeunes à vigilance.
21:37On est aujourd'hui pour les personnes âgées.
21:41Et ça, cette slide,
21:43la ligne verte que vous voyez en haut,
21:45c'est le nombre de suicides
21:46chez les personnes de plus de 75 ans.
21:50Alors, effectivement,
21:52on remarque qu'il y a beaucoup plus de suicides
21:56chez cette population.
21:58On l'a dit également aujourd'hui.
22:01La problématique de vigilance,
22:03c'est qu'on s'occupe des suicidants.
22:07Et bien souvent,
22:08les personnes âgées aboutissent
22:10très rapidement dans leurs gestes.
22:12Ce qui fait que, pour vigilance,
22:14c'est une problématique
22:15puisque nous, on ne pourra pas les recontacter.
22:18Voilà.
22:19Voilà.
22:23Ça, c'est un chiffre dont on est assez fier
22:25à Vigilance, donc depuis 10 ans.
22:27Vigilance existe depuis 10 ans, 2015.
22:32C'est une réduction de la réitération suicidaire
22:34de 38%.
22:36Il y a peu d'études qui ont montré
22:38un résultat aussi fort, j'allais dire.
22:45Donc, voilà.
22:47C'est pour ça qu'il ne faut pas hésiter
22:48à l'utiliser.
22:52Donc, on était six dispositifs
22:56à titre expérimental
22:57entre 2015 et 2016.
23:00Aujourd'hui, c'est 33 dispositifs.
23:03Donc, la quasi-totalité du territoire
23:05est couverte.
23:10Sur le siège de l'Estran,
23:12à Contorçon,
23:13on a trois départements
23:17avec qui on travaille.
23:20Et puis, les petits points que vous voyez,
23:22c'est les 17 services d'urgence.
23:24Donc, c'est ce qu'on appelle
23:25nos centres partenaires.
23:27C'est là, en fait,
23:28que les personnes sont accueillies
23:30et entrées dans le dispositif
23:32via les équipes de liaison,
23:34comme je vous le disais tout à l'heure.
23:37On est un médecin référent,
23:40le docteur Cavert.
23:41On a deux secrétaires,
23:431,5 équivalent en plein.
23:46C'est vrai que le travail du secrétariat,
23:48c'est un travail important à vigilance.
23:50C'est là qu'arrivent les fiches d'entrée.
23:54Donc, c'est un lien important
23:56avec les centres partenaires.
23:59Donc, je fais partie
24:00de l'équipe de coordination.
24:01J'ai un petit temps de 20%
24:03sur la coordination,
24:05en partenariat avec le docteur Cabert.
24:08Donc, sept vigilanceurs.
24:09Alors, contrairement au 31-14,
24:12sur Rouen, nous,
24:13on est infirmiers et psychologues,
24:16mais à mi-temps.
24:18Et sur certains centres,
24:20on voit l'arrivée d'assistantes sociales.
24:22Voilà.
24:25On est rendu à plus de 12 000 entrées
24:28depuis 2016,
24:30en moyenne de 1827
24:33pour l'année dernière.
24:39C'est un dispositif évolutif et souple.
24:42Effectivement, on essaie de s'adapter
24:43aux spécificités de chaque centre.
24:48Notre mission, je vous le disais première,
24:50c'est de lutter contre la réitération
24:52suicidaire,
24:53mais c'est aussi de renforcer le maillage
24:56avec les partenaires,
24:59en créant aussi des rencontres régulières
25:02avec les centres de prescripteurs.
25:05Et je vous parlais d'un dispositif
25:07de veille-passe hospitalière.
25:09L'entrée peut aussi se faire
25:12via un autre professionnel de santé
25:14dans un CMD.
25:17c'est possible.
25:18Je vous le disais,
25:19l'idée, c'est de limiter
25:21le nombre de perdus de vue.
25:25Ça, c'est la fiche d'entrée.
25:27Donc, c'est important pour nous
25:28qu'elle soit bien complétée.
25:31Voilà, les conditions d'entrée.
25:34Et nos cartes postales,
25:36alors, elles évoluent.
25:37Voilà, ça change.
25:41Le petit mot qu'on leur adresse aussi,
25:43vous voyez, c'est tout simple.
25:46Notre carte ressource,
25:48donc avec le numéro vert,
25:49et puis au dos,
25:50le 31-14.
25:51C'est vrai que depuis octobre 2021,
25:54depuis l'arrivée du 31-14,
25:57les équipes Vigilance
25:58sont quand même soulagées.
25:59C'est un partenaire
26:00très important pour nous.
26:02Les patients,
26:03on sait qu'on peut relayer
26:06pour certains patients
26:07des appels
26:10pendant nos horaires de fermeture.
26:14Voilà.
26:14Et pour vous dire aussi
26:16que Vigilance s'inscrit
26:17dans une stratégie multimodale
26:19de prévention du suicide.
26:22On est un des acteurs,
26:23mais on ne fait pas tout,
26:25évidemment.
26:26Le 31-14,
26:28on en a parlé.
26:29Le groupe en études
26:29prévention du suicide,
26:30le GELS.
26:32Et puis,
26:34Papa Guédo,
26:36qui fait aussi un travail
26:37très important.
26:39On a parlé de hotspots,
26:40on a parlé des journalistes.
26:43Ils sont très importants aussi
26:46dans cette prise en charge.
26:50Voilà,
26:51je crois que j'ai terminé,
26:52normalement,
26:53Sandrine.
26:54Voilà.
26:55Je vous remercie
26:55pour votre attention.
27:06Alors,
27:06c'est très chouette
27:07parce qu'on n'est pas trop mal
27:08au niveau timing.
27:09On va faire comme pour
27:11les autres tableaux,
27:13on va pouvoir procéder
27:14à un petit temps d'échange.
27:15Est-ce qu'il y a des questions ?
27:17Pareil,
27:17n'hésite pas à lever la main.
27:20Peut-être une question globale
27:22pour démarrer,
27:23mais comment les personnes aidées,
27:26que ce soit des personnes isolées,
27:27des personnes suicidantes,
27:29même si le mot n'est pas très joli,
27:30mais il faut le dire,
27:32réagissent quand on essaye
27:33justement d'aller dans cette stratégie
27:34d'aller vers,
27:35qui peut prendre plein de formes.
27:37Est-ce qu'elles ont envie
27:38d'être aidées ?
27:39Comment ça se passe
27:40et comment ça se gère
27:41en fonction de la réaction ?
27:45Pas tous en même temps !
27:51Comme je me permets
27:52de prendre la parole,
27:54comme je le répétais,
27:55il n'y a pas d'obligation.
27:57La question du consentement
27:59m'est souvent posée
28:01quand je vais par les centres partenaires.
28:03Et c'est vrai qu'il n'y a pas question
28:05du tout de faire
28:07contre la volonté de la personne.
28:09On lui donne en fait
28:10une chance de plus.
28:12Donc, ce qui peut se passer
28:14lors des passages aux urgences,
28:16c'est que la personne va refuser
28:17l'entrée dans le dispositif
28:18et puis, il y a un changement
28:21entre la sortie et notre appel.
28:24La personne accepte l'appel.
28:25En réalité, elle aura la possibilité
28:28de refuser de nous parler
28:30quand on cherchera à l'appeler.
28:32Et souvent, en fait, ça procure...
28:35Ils sont parfois surpris
28:37par notre appel
28:38l'intention qu'on leur apporte
28:41C'est vrai qu'on parlait ce matin,
28:42il y a beaucoup d'isolement.
28:45Et cet appel, il est important pour eux.
28:48La carte postale aussi, elle fait sourire.
28:50Moi, j'ai des collègues dans l'hôpital
28:51qui me demandent des fois une carte postale.
28:53Bon, je leur dis qu'ils n'en auront pas.
28:56Mais c'est pareil, il y a des gens
28:58qui l'affichent sur le frigo.
28:59Ça fait un petit rappel
29:00à le numéro de téléphone.
29:01Bon, c'est un plus.
29:03C'est ça, c'est que c'est un dispositif
29:05qui peut paraître, qui peut faire sourire
29:06et qui peut être un peu...
29:07Même de vue de très long invisible,
29:09mais en fait, déjà, les chiffres
29:10sont plutôt impressionnants
29:13et sont en médecin.
29:14C'est vrai que les gens après en parlent.
29:16On peut y avoir cette ambivalence
29:18du refus de soins
29:18et qui, finalement, se conclut par
29:21« Ah ouais, en fait, quand même,
29:22il y a la bascule qui peut se faire,
29:23mais qui peut prendre du temps. »
29:25D'ailleurs, on en parlait tout à l'heure
29:26sur le fait qu'une dépression,
29:28ça ne se traite pas en 48 heures ou 15 jours.
29:30Bon, ça va aussi dans cette idée-là
29:32ou et puis, il y a des rechutes.
29:33On est aussi dans ces dynamiques-là.
29:36Oui, pour répondre à la question
29:37par rapport à la position des urgences.
29:42Effectivement, il y a des patients qui refusent.
29:44Mais par contre, on arrive parfois,
29:45ils disent « Non, c'est pas la peine.
29:46On vous laisse la carte, quand même. »
29:49Et c'est en ce sens-là
29:50qui rappelle, quand même,
29:51un trait de vigilance
29:53et s'inscrive directement
29:55en vigilance de même secondairement.
30:02Bonjour.
30:03Je voudrais poser une question
30:03pour votre vigilance.
30:05À l'issue des...
30:06Parlez bien dans le micro, s'il vous plaît.
30:07À l'issue des six mois,
30:09vous considérez que le risque
30:10de réitération des gestes est moindre.
30:14et comment vous terminez votre intervention ?
30:17Est-ce que vous vous assurez d'un réseau
30:19autour de la personne ?
30:20D'un traitement, d'un psychiatre,
30:22ou d'un généraliste ?
30:25Comment vous travaillez votre fin d'intervention ?
30:28Alors, effectivement,
30:30le dernier entretien,
30:31donc à six mois,
30:33si la personne est toujours en crise,
30:36ça nous questionne.
30:38Est-ce qu'elle s'est bien saisie
30:41des offres de soins
30:43qu'on lui a faites ?
30:46Est-ce que ce n'est pas, justement,
30:48quelque chose de plus pathologique ?
30:50En fait, cette crise
30:51qui l'a conduite au premier passage à l'acte
30:54était peut-être une crise psychopatho.
31:00Donc, on peut, à la marge,
31:04réouvrir une nouvelle veille.
31:08Mais, ça arrive quand même peu,
31:11aujourd'hui.
31:13Mais, effectivement,
31:14on s'assure que le suivi soit bien en place.
31:17On est vraiment là
31:18pour s'en assurer, en tout cas.
31:21Et ça ne peut être que des soignants,
31:23on est d'accord,
31:23qui vous interpellent.
31:27Pour...
31:28Pour...
31:28Pour vous inscrire un patient suicidant
31:31qui aurait, à la rigueur,
31:32qui serait sorti de l'hôpital,
31:33ou pas...
31:34Voilà, parce que ça peut arriver
31:35qu'à l'hôpital,
31:36on a des personnes
31:37qui ont eu un passage à l'acte,
31:41ou pas repérées,
31:43ou pas passées à l'hôpital.
31:44Est-ce que ça peut être
31:45un autre intervenant que le médical,
31:47que l'hôpital,
31:48qui peut vous interpeller ?
31:49En fait, tout professionnel de santé
31:52peut faire une bonne entrée
31:53dans le dispositif.
31:55C'est vrai que la plupart du temps,
31:57évidemment,
31:58ça se fait lors des passages aux urgences.
32:00Mais, comme je le disais,
32:01ça peut se faire
32:01lors d'un entretien au CMP
32:04si le passage à l'acte
32:05est quand même récent.
32:08Mais oui, tout professionnel de santé,
32:10honnêtement,
32:10on a vraiment une problématique
32:12de perdue de vue
32:13qu'il faut qu'on essaie
32:15tous les uns les autres,
32:17peu importe où on travaille.
32:19d'essayer d'aller
32:22les récupérer.
32:25Là, je pense que la question,
32:26c'était pour les surveillants sociaux.
32:28En fait, on n'est pas
32:29des professionnels de santé,
32:30mais on est autour de la santé
32:32au sens large.
32:33On travaille de santé,
32:35la bien-être de la personne
32:36à son domicile
32:37au sens large.
32:37Donc, c'est vrai que les impacts
32:40psychologiques,
32:40on les voit.
32:42Parfois, c'est difficile
32:43parfois de connaître
32:44les dispositifs intra-sanitaires
32:47qui existent
32:47puisqu'on n'est pas dans le réseau
32:48forcément sanitaire.
32:50Par contre,
32:50on a des gens
32:51qui seraient concernés
32:52par ces dispositifs.
32:54Et en fait,
32:54on ne les interpeute pas
32:55parce qu'on ne les connaît pas.
32:56Et après,
32:57on nous dit parfois
32:58c'est que pour les médecins
33:00ou c'est que pour les vuléraux.
33:01Donc, est-ce que vigilance,
33:03ça peut être un travail associé
33:04sur un maintien à domicile ?
33:08Alors, si je dis une bêtise,
33:11Marie-Noëlle va m'arrêter.
33:13Bon, elle discute, mais...
33:14Alors, moi,
33:16en première intention,
33:17ce qu'on pourrait vous proposer,
33:20c'est plutôt de remettre
33:20une carte du 31-14.
33:23Les personnes dont vous parlez
33:25ne sont pas forcément
33:26passées à l'acte
33:28dans la majorité du temps.
33:29Je ne sais pas
33:29de qui vous parlez.
33:31On en a,
33:32c'est-ci,
33:32qui sont passées à l'acte,
33:33mais qui n'ont pas...
33:35Voilà,
33:35ils ont pu aller à l'hôpital,
33:36peut-être qu'ils en sont sortis,
33:38peut-être qu'il y a eu
33:38des propositions,
33:39mais nous, parfois,
33:40on arrive et on découvre
33:41un petit peu les choses
33:42et puis ça peut être
33:44l'intérieur.
33:45Après, effectivement,
33:45il n'en a qu'on ne voit plus
33:46parce que malheureusement,
33:47c'est difficile.
33:48Alors, c'est...
33:49En fait,
33:49il faut voir aussi
33:50la notion de temps.
33:53Je vous dis,
33:55c'est court.
33:56Au-delà d'un mois,
33:57par rapport au passage à l'acte,
33:59l'entrée dans le dispositif,
34:00elle peut se faire.
34:02Alors,
34:03n'hésitez pas
34:04à contacter notre secrétariat.
34:07On a un numéro
34:08que je peux vous communiquer.
34:10Et il n'y a pas de questions
34:13bêtes ou inutiles.
34:15On fera le maximum
34:18pour y répondre.
34:25Est-ce qu'il y a d'autres questions
34:26avant qu'on se dirige doucement
34:28mais sûrement vers la fin
34:29de notre journée ?
34:30C'est le moment.
34:34chacune votre tour.
34:38J'ai une question
34:39pour les personnes
34:40travaillant à Napa.
34:43J'avais une question
34:45sur est-ce que la dépression
34:46et les idées suicidaires
34:48se présenteront
34:49pour l'évaluation
34:49du nez à Napa ?
34:51En gros,
34:51c'est ce qui permettrait
34:52l'obtention d'heures
34:53de l'accompagnement
34:54et donc émiter l'isolement
34:55et accompagner les personnes
34:56dans ces démarches
34:57d'accompagnement
34:58si elles ont des idées
35:00un peu suicidaires.
35:01Est-ce que ça fait partie
35:02des critères
35:05pour obtenir
35:05de l'aide à Napa ?
35:06Par rapport à Napa,
35:07c'est la perte d'autonomie
35:09qui va d'abord
35:12permettre d'établir
35:13le plan d'aide.
35:14Par contre,
35:15bien sûr,
35:15si la personne
35:17est en perte d'autonomie
35:18et qu'elle est cohérente,
35:22on va prendre en compte
35:24cette dimension
35:25pour élaborer
35:26le plan d'aide,
35:27mais ce n'est pas
35:27la perte,
35:28la crise suicidaire
35:30ou l'été suicidaire
35:31qui va permettre
35:32d'avoir un accord à part.
35:34Donc,
35:34on ne prend pas en compte
35:36le problème psychologique
35:37de la personne.
35:38Elle peut être hyper autonome,
35:39mais souffrir
35:42psychologiquement,
35:43et du coup,
35:43on dirait
35:44qu'elle est compagnie.
35:44si elle est autonome
35:46sur les actes essentiels
35:47de la vie quotidienne
35:48que la répercussion psychologique
35:50n'a pas suffisamment
35:51de répercussions
35:52sur les actes essentiels
35:55de la vie quotidienne,
35:57oui,
35:57ça ne va pas être pris en compte
35:58pour un accord à part.
36:01C'est la loi.
36:09Moi,
36:10j'avais une petite question
36:11en termes de ressources.
36:13Ce matin,
36:13on a évoqué le chiffre
36:14de 135 personnes
36:15impactées par
36:17soit un passage à l'acte,
36:19soit un suicide
36:22sur toutes les équipes.
36:24Donc,
36:24il y a l'espace
36:24ressources aidant
36:25quand on est impacté
36:27et d'autres structures
36:28sur les réseaux sentinelles,
36:32sur les professionnels
36:33de santé du milieu.
36:35Il y a des supervisions,
36:36il y a des choses comme ça.
36:39Pour les professionnels
36:41qui sont un peu plus isolés,
36:42qui ne sont pas du secteur,
36:44Madame Marine a évoqué
36:45la place des élus
36:47et de nos maires
36:48qui sont souvent
36:49sur les plus petites communes
36:50en première ligne
36:51dans des situations
36:52un peu complexes.
36:54Quelles sont les ressources
36:56pour ces personnes
36:56un peu plus isolées
36:58qui n'ont pas le réflexe
36:59après des événements
37:01qui peuvent être traumatisants
37:05pour avoir de l'aide
37:06sur ces situations-là ?
37:08La CUP ne a pas
37:10excuse-moi le temps
37:11comment intervient
37:13sur des événements
37:14un peu plus importants.
37:16Donc, je pense à des professionnels
37:19qui sont confrontés
37:20qui, de leur place
37:22de professionnels,
37:24on les écoute à un peu large
37:26et ne vont pas forcément
37:28aller chercher bien,
37:29mais se retrouvent parfois
37:30en difficulté.
37:34c'est tout ce qu'on appelle
37:35la post-vention
37:36suite à un acte suicidaire,
37:38tout le contagion suicidaire,
37:39la post-vention.
37:40C'est le pilier
37:42de la stratégie régionale
37:43qui est le moins développé.
37:45C'est une de nos priorités
37:46de cette année.
37:47Donc, on va commencer
37:47à y travailler.
37:48On va commencer à travailler
37:49sur la post-vention collective,
37:50sur qu'est-ce qu'on met en place
37:51à un plan de post-vention
37:52dans certaines structures,
37:54comment on parle
37:54de la post-vention individuelle.
37:56Pour l'instant,
37:56les ressources,
37:57elles sont très limitées.
37:58On ne va pas se mentir.
37:59c'est une des choses
38:00qui est le moins développée,
38:01mais on y pense.
38:02Parce qu'effectivement,
38:02l'impact,
38:03comme je vous ai dit ce matin,
38:04c'est 135 personnes
38:05et on ne peut pas passer à côté.
38:07On sait que certaines
38:08seront plus impactées
38:09que d'autres.
38:09On sait qu'il va falloir aussi
38:10cibler les personnes
38:11qui sont déjà à risque
38:12et que cet impact-là,
38:14cet événement-là
38:15va faire des choses,
38:16va ramasser des choses
38:17entre elles.
38:18D'autres,
38:18elles vont le prendre.
38:20Ça va les impacter
38:21un peu moins.
38:22Je veux dire,
38:22vous allez être en bonne forme,
38:23en bonne santé,
38:24tout va bien dans votre vie.
38:26Bon, effectivement,
38:26vous allez être touchés.
38:28Le suicide,
38:29dans la tête,
38:30mais vous allez continuer
38:31et d'autres personnes,
38:32leur vie,
38:33elle est plus difficile
38:33en ce moment
38:34et ce moment-là,
38:37ces événements-là
38:38va pouvoir déclencher
38:39des choses sur vous.
38:40Donc, c'est vrai
38:40que c'est tout ce qu'on parle
38:41de postvention.
38:42C'est le gros travail
38:43qu'il reste à mettre
38:44en place avec les acteurs
38:46de la région.
38:47On ne l'oublie pas.
38:48Pour nous,
38:48c'est important.
38:49Alors, il y a quand même,
38:50et on parlait aussi
38:51des personnes endeuillées
38:52par suicide
38:52qui sont à risque
38:53et il y a le 31-14
38:55malgré tout.
38:55Je pense que ça peut être
38:57quand même un peu
38:58une petite chose
38:58et après,
38:59il y a tous les professionnels
39:00aussi de santé,
39:01je veux dire,
39:01malgré tout.
39:02Il y a Vivre au Sondeuil,
39:04il y a toutes les associations
39:05d'écoute,
39:05notamment Vivre au Sondeuil,
39:06mais moi,
39:07je pense à d'autres
39:07comme Aime la vie,
39:09Aide la vie,
39:09comme Solidarité paysan
39:11qui aide aussi
39:12les agriculteurs.
39:13Il y a SOS Amitié
39:15qui, malgré tout,
39:16pour aider aussi.
39:17Il y a plein de choses
39:18comme ça pour l'instant.
39:20Donc, on est en train
39:20de faire les choses
39:21petit à petit,
39:22mais il y a encore
39:23beaucoup de travail à faire.
39:25Si les chiffres baissent,
39:26c'est parce qu'on a mis
39:27plein de choses en place,
39:28mais ils en font encore.
39:29Et c'est tout ça,
39:31tout ensemble
39:31qui fonctionne.
39:32Et vous voyez bien,
39:33on a tous du lien.
39:35C'est passé séparément,
39:36on n'est pas grand-chose,
39:37mais tous ensemble,
39:38on peut faire
39:39une grande action.
39:40Voilà.
39:47Je voulais juste compléter.
39:49Des maires,
39:49on en a formé
39:50à la prévention suicide
39:51parce que, justement,
39:52ils ne savaient pas trop
39:53comment répondre.
39:54Ils sont souvent, eux,
39:56plutôt réticents à aller...
39:58Alors, c'était encore
39:59à l'époque
39:59où c'était des formations
40:02tous ensemble,
40:04donc avant 2018.
40:07Et c'est des sujets
40:08qu'ils évitent d'aborder.
40:10Donc, ils peuvent toujours
40:11aussi se former,
40:12eux, pour savoir
40:13comment gérer
40:13quand ils sont confrontés
40:15à des suicides
40:17dans leur commune.
40:18Les formations
40:19sont toujours ouvertes
40:20à tout le monde.
40:22Et ça, c'est un des points.
40:23Et l'autre point,
40:23il y a une association
40:24des maires,
40:25je crois,
40:25enfin, il y a des associations
40:26de maires.
40:26Et après,
40:27comme tout regroupement
40:30professionnel,
40:31ils peuvent,
40:32effectivement,
40:33ou cotiser
40:34à des soutiens psychologiques,
40:36soit en lien
40:39avec un psychologue libéral,
40:40soit sur des associations.
40:41Il y a toujours possibilité,
40:42effectivement,
40:43quand on se questionne
40:43sur comment se faire aider
40:44au sein de notre
40:45groupement professionnel,
40:48et bien,
40:49c'est, effectivement,
40:49c'est adhérer
40:50à des centres
40:54ou cellules
40:55de soutiens psychologiques.
40:57Il en existe,
40:58je ne sais combien,
40:59en France.
41:00Enfin, je n'ai pas la liste,
41:01mais je pense que
41:02Internet,
41:02l'avantage de Google,
41:04c'est qu'il nous aide
41:05à trouver ce genre de référence.
41:07Voilà.
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