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  • il y a 2 jours
DB - 02-04-2026

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TV
Transcription
00:27Le Rhumatisme
00:57Le Rhumatisme
01:00Ça, ça va, c'est pas dur
01:04C'est rare quand on se trompe
01:10Prends-les
01:12C'est bientôt fini, Roger
01:22Ce black bottom, c'est un souvenir de la parade de fin d'année de 1955
01:27Ah, des dents, vous êtes soigneux, hein, la télévision
01:29Vous gardez tout ça dans les petites boîtes, vous savez, on n'est pas toujours trop ennuyeux comme on l
01:33'a été aujourd'hui pour Mme Thibault
01:35Mme Thibault, vous gardez un mauvais souvenir de la télévision, je pense
01:38Non, un bon souvenir, mais ça a été plutôt dérange
01:41Non, on a encombré votre maison, une maison qui était encore il y a quelques jours toute neuve
01:45Écoutez, c'était un appartement ravissant jusqu'à l'heure de cette émission, et demain...
01:52Non, la maison est encore très jolie, rassurez-vous
01:54Et nous sommes, il faut le dire, sur le bord de la Seine, à deux pas de la tour Eiffel,
01:59chez Jean-Marc Thibault
02:00Et notre ami Roger Pierre va arriver d'un instant à l'autre
02:03Écoutez, il devait venir dîner avec nous parce qu'en ce moment on tourne un film qu'ils appellent Sans
02:07Famille au studio de Bianco
02:09Oui, j'étais vous voir, vous avez tourné toute l'après-midi à 8h, vous êtes accouru très vite ici
02:13Il faut dire que nous étions maquillés en noir
02:15Vous étiez maquillés en noir, vous êtes deux chanteurs dans...
02:20C'est ça, deux chanteurs nègres dans les rues de Londres
02:23En 1890
02:24Voilà, c'est ça, et maintenant nous sommes en 1957, dans un appartement qui fut très beau
02:30Et nous attendons Roger Pierre à dîner, d'ailleurs on lui a laissé de la tarte
02:36Une part de tarte
02:37Il ne nous a pas accompagnés
02:38Non, parce qu'il avait un rendez-vous chez son hôtel
02:43Et il avait un rendez-vous chez son hôtel, mais en fait il arrive d'une minute à l'autre
02:47Ça ne saurait tarder
02:48Il arrive d'une minute à l'aune, et je suis sûr que d'un instant à l'autre nous
02:52allons l'entendre
02:53Oui, on va l'entendre, certainement
03:00C'est lui ça ?
03:01Oui, c'est lui, ou plus exactement c'est un disque
03:04C'est un disque de lui parce que mon fils Frédéric, que vous voyez en ce moment, qui a trois
03:08ans, est fou de micro-sillons
03:11Et alors il est toute la journée, il écoute des disques
03:13Et il écoute les disques de papa et de Roger ?
03:16Oui, il aime beaucoup Roger Pierre, c'est drôle, Roger Pierre aime beaucoup les enfants
03:21Ça va là d'apporter un sucre, un beau sucre, tout vous vivez
03:24Ça c'est un sucre, vous vivez, vous vivez, vous vivez, vous vivez, vous vivez, vous vivez, vous vivez
03:27C'est quoi, c'est la porte d'entrée ?
03:29Non, non, ça, je m'excuse, c'est le téléphone, il faudrait que j'y aille
03:32Je vous accompagne, je vous en prie, je vous en prie
03:38On avait mort du papa, on avait mort du papa avec les gros, gros, gros, gros potestins
03:46Allô, oui ?
03:48Oui, Roger Pierre, non, il n'est pas encore arrivé, mademoiselle
03:50C'est de la part de qui ?
03:52Paulette, ah bon, Paulette, oui
03:54Oui, non, non, non, il est chez son notaire, mademoiselle, oui
03:57Oui, c'est ça, je vais faire la commission, c'est entendu
03:59Merci, au revoir, mademoiselle
04:02Vous savez, Jean-Marc, mon cher Thibault
04:04Je vous en prie
04:05C'est très agréable de venir s'installer comme ça dans votre bureau
04:08C'est d'ailleurs ce qui est agréable dans ces émissions
04:10De pouvoir venir comme ça chez des amis, grâce à la télévision
04:14Et puis de faire connaissance de leur intérieur
04:16Alors ici, c'est le bureau
04:17Ici, c'est mon bureau, oui, c'est ici que je rêve, je pense, mes personnes
04:22Ah, bien sûr, c'est ici que se composent tous ces innombrables personnages
04:26Qui sont nés de votre imagination créatrice
04:28C'est ça, c'est ça, c'est ici que j'ai créé le célèbre Riton
04:32Riton de chez Gégène
04:33Ah, quelle grande minute d'âge, moi Thibault
04:35Je vis le pompon, hein
04:37Et j'ai créé aussi, j'ai pensé plutôt
04:41Et né dans mon esprit le merveilleux personnage de Blaise
04:44Blaise des Mauvais
04:45Oh, soyez bon, dites-nous un petit passage
04:47Attendez, je vous dirai une courte réplique
04:49Attendez, quelque chose d'assez spirituel
04:53Vieux Conrad
04:54Ah, Dieu que c'est beau
04:56Voyez-vous, cher Thibault, c'est une grande minute pour nous
04:58De pouvoir rentrer chez vous
04:59De nous imprimer de votre atmosphère
05:01Car après tout, si la télévision avait existé au XVIIe siècle
05:04On serait de même rentré chez Molière
05:05Vous êtes trop gentil, vous êtes un peu exagéré
05:08Non, c'est très gentil pour Molière, ce que je dis là, je trouve
05:10Non, non, non, non
05:11Et alors, c'est ici qu'entouré de tableaux de gravures ravissantes, d'ailleurs
05:15Au XVIIIe siècle
05:17Ah, je vois aussi votre bibliothèque
05:18C'est ça, oui, j'ai quelques livres
05:21Des livres qui me sont très chers
05:24Très chers, d'ailleurs, qui sont très très chers
05:26Les livres sont très très chers en ce moment
05:27Vous avez remarqué que les livres sont chers
05:28Oh, mais c'est fou ce qu'ils sont chers
05:30Alors, c'est ici, vous voyez, que je relis mes classiques
05:33C'est ici qu'également je viens rêver
05:36C'est ici que je rêve
05:39C'est ça, c'est ici que vous rêvez
05:41Et je vois sur la table toute une série
05:43Oh, pardon, je viens d'en faire tomber
05:45Toute une série de livres philosophiques
05:47Qui sont votre peinture quotidienne
05:48Oui, c'est ça, quelques livres
05:50Ah, le téléphone
05:50Le téléphone encore ?
05:52Oui, le téléphone encore
05:53Ah non ?
05:55Allo, oui
05:55Allo, oui, qui ?
05:56Roger Pierre, non, mademoiselle, non
05:58Non, elle n'est pas encore arrivée, non
05:59C'est de la part de qui ?
06:00Simone
06:00Ah, Simone
06:02Bon, très bien, oui
06:03Oui, c'est ça, je suis pour la commission
06:04Attendez, mademoiselle
06:06Au revoir, mademoiselle
06:06Oui
06:07Je suis pour la commission
06:08Ainsi que quelques autres
06:09Vous voulez me suivre ?
06:10Oui, je vous suis
06:11Je vous suis, bien sûr
06:12Pardon
06:24Hélas, le cher Roger Pierre est toujours chez son notaire
06:27Chez son notaire, oui
06:29Voulez-vous qu'on aille le guetter par là ?
06:30Eh bien, on va le guetter
06:31Oh, attention
06:33Attention
06:35Excusez-moi, c'est très bas de plafond chez vous
06:37Ah oui ?
06:38Là, c'est curieux
06:39Moi, je ne trouve pas
06:40Mais c'est très curieux ce que vous me dites
06:41Parce que Philippe Clay, qui est venu hier soir
06:43Me faisait exactement la même réflexion
06:45Ah, tiens, c'est drôle
06:46C'est amusant
06:47J'espère que Roger va venir maintenant
06:48Oui, mais vous savez ce qu'il a dû se passer
06:50C'est qu'il est très difficile de se ranger à côté de chez vous
06:52En fait, pour venir chez vous, il ne faut pas venir en voiture
06:56C'est à dire, c'est à dire, c'est à dire
07:33Il est un génieux
07:34Ah oui, il a des idées
07:35Il se demande de le voir chercher tout ça
07:37Pour venir chez vous, qui est Louis Blériot, il faut prendre un bateau
07:39Eh oui, eh oui
07:40C'est un de vos véhicules préférés, le bateau ?
07:42Je ne crois pas
07:42Moi, personnellement, non, je préfère le cheval
07:44Le cheval ?
07:45Préférence pour le cheval
07:46Toute la famille Thibault monte à cheval, d'ailleurs
07:47Oui, la famille Thibault, avant de savoir marcher, on monte à cheval
07:50Ah, pardon, voilà, je crois, Roger
08:02Bonjour, tu vas bien ?
08:03Bonjour, mon gogo
08:04Tu vas bien ?
08:05Oui
08:06Ça va, je suis pas en retard ?
08:07Papa est là ?
08:08Oui
08:09Oui
08:10Ah, bah toi, c'est gentil d'être venu
08:12Ça va juste, hein ?
08:13Ça va bien ?
08:13Bonjour, je suis le charnière de la télévision
08:15Bonjour, je suis le charnière de la télévision
08:17Je me suis dit quoi ? Parce qu'on m'a dit, il y a gala ce soir, il y
08:19a la télévision
08:20Oui
08:20Oui, il y a dîner
08:21Alors on passe à table ?
08:24Parce que tu n'as pas dîné chez ton notaire, tu n'as pas dîné, non ?
08:27Non, non, je me suis mis comme ça parce que j'ai dit, tu aurais mis une cravate
08:31Ah oui, c'est-à-dire, c'est un peu méchant parce que nous, enfin, nous, on a dîné
08:35Qu'est-ce qu'il y a ?
08:36Qu'est-ce qu'il y a ?
08:37Eh bien, il y avait de la sole, une sole, sauce suprême, qui est assez...
08:41Oui, oui, ça me plaît, ça me plaît
08:43Il y avait, je dis bien, il y avait également un poulet, un petit poulet à l'estragon
08:48Qui n'était pas appliqué, j'attends
08:49Mais de toute façon, il y a une excellente tarte
08:51Ah, il y a la tarte, oui, il y a la tarte
08:53Il y a la tarte, oui, il y a la tarte
09:02Bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon, écoute, on va te faire deux œufs, hein ?
09:09Allez, entre par là, on va te faire deux œufs
09:11J'avais très faim, j'avais vraiment très faim
09:15Bon, alors, dites-moi
09:20Oui ?
09:20Alors, qu'est-ce que vous avez dit ?
09:22Je ne sais pas, vous savez, j'aurais aimé...
09:27Qu'est-ce qu'on peut compter ?
09:28Vous avez un menu ?
09:30Oui, tenez, si vous voulez consulter...
09:31Ah, je vais consulter le menu !
09:33Oh, c'est très long à lire, parce que...
09:36Vous avez de l'omelette ?
09:37De l'omelette, non, monsieur, il est beaucoup trop tard pour l'omelette
09:40Parce que j'aurais aimé une omelette, une omelette flambée, n'est-ce pas ?
09:44Flambée, non, il ne saurait tant être question, monsieur, il est beaucoup trop tard, moi
09:47Il ne flambait plus à cette...
09:48Non, mais puis ce serait beaucoup trop cher pour monsieur, je pense, vous avez moyen
09:51Qu'est-ce que vous diriez de deux œufs sur le plat, peut-être ?
09:54J'aurais aimé la baveuse ?
09:55Non, baveuse, non, non, ça...
09:57Bah, pète-moi deux œufs sur le plat, hein, dites ?
09:59C'est ça, deux œufs sur le plat, oui, et avec ceci, monsieur ?
10:02Bon, ce sera tout, je crois, hein ?
10:03Mais nous, j'aurais aimé un petit fromage ?
10:05C'est lourd, monsieur, c'est très lourd, le fromage est très lourd, oui...
10:09Une douceur, une douceur, un fruit...
10:11Une douceur, c'est déjà un teint assez jaune, le foie est attaqué, oh non...
10:15Non, moi je pense que deux œufs, deux œufs, c'est assez léger, hein, pour le soir ?
10:20Alors, que penseriez-vous d'un vin ?
10:22Oui, c'est parce que je bois en mangeant...
10:24Oui, c'est ça, oui, alors que pensez-vous d'un vin, par exemple ?
10:26Oui, je voudrais peut-être un château...
10:29Un château, sur un château de nos jours, non...
10:32Simplement peut-être un petit vin sans étiquette, hein ?
10:35Oui, oui...
10:35Coupé d'eau...
10:36Oh non...
10:37Coupé d'eau, si, mais c'est coupé d'eau, j'y tiens...
10:39Non, elle a voulu un vin !
10:41Un vin ?
10:42Pardon ?
10:42Je sais pas, non, un vin entier, moi, parce que...
10:43Non, non...
10:43Avec mon fromage !
10:45Non, non, mais il n'y aura pas de fromage...
10:46Ah, il n'y aura pas de fromage...
10:46Ah, il n'y aura pas de fromage...
10:46Beaucoup trop tard pour le fromage...
10:48Alors, faites-moi des œufs, des œufs, des œufs, voilà...
10:51J'ai mis mon... Il n'y a pas de nappe ?
10:53Eh, non...
10:53Il n'y a pas de nappe, il n'y a pas de nappe...
10:54Beaucoup trop tard pour la nappe...
10:56Je ne salirai pas, monsieur...
10:57J'espère, monsieur...
10:58Beaucoup de beurre, beaucoup de beurre, beaucoup de beurre...
11:01Beaucoup de beurre...
11:02Chaque fois qu'on vous rencontre dans la vie, vous êtes en train de faire des numéros...
11:07On vous voit toujours en train de jouer, et la vie pour vous est un enjeu...
11:10Ce que je voudrais savoir, c'est quand la vie a commencé à être un jeu à deux personnages pour
11:14vous,
11:14quand vous êtes-vous rencontrés, et comment ?
11:16Ah ben, on s'est rencontrés...
11:18On raconte ça, moi je fais les œufs...
11:20Oui, on s'est rencontrés il y a dix ans...
11:22C'était en 47...
11:24Né d'un papa bourguignon...
11:26Moi, j'ai une maman parisienne...
11:28Bonjour maman, je dis bonjour à maman, j'en profite...
11:31Je dis bonjour à ma tante de la Varenne, à Yéhiède...
11:34Je dis bonjour à mes cousins de Renoble...
11:36Je dis bonjour à monsieur Lerouani...
11:38Je dis bonjour à...
11:40Je peux dire bonjour...
11:41Monsieur Darcy, n'oublie pas monsieur Darcy...
11:43Je dis bonjour à monsieur Darcy...
11:46Et nous nous sommes rencontrés dans un studio...
11:48Dans un studio où j'écrivais...
11:50J'écrivais mal d'ailleurs...
11:52Des textes publicitaires...
11:53Et il y avait une voix qui disait ces textes...
11:56C'était celle du petit bourguignon de Montreuil...
11:59Merci beaucoup, je profite pour dire bien des choses à mon papa...
12:03A beaucoup de ma famille, à mes sœurs, à mes grands-sœurs...
12:05Et à monsieur Darcy, directeur de la télévision...
12:09C'était lui qui disait ça...
12:10Il disait par exemple...
12:12Le cirage intel sur vos souliers...
12:15C'est du soleil mis à vos pieds...
12:18Merci beaucoup...
12:18Merci beaucoup...
12:19Il disait merveilleusement bien...
12:21Il disait les petites filles...
12:22Les petites filles ont de beaux chemins...
12:23Elles ne pleurent plus depuis qu'elles en planent...
12:26Mais elles ont...
12:27C'est des maisons qui ont fait faillite depuis...
12:30Depuis...
12:31Ça cuit ?
12:32Vous savez que nous avons retrouvé des souvenirs de cette époque...
12:34C'est pas vrai !
12:35Non, pas exactement de vos souvenirs publicitaires...
12:38Mais quelques mois plus tard, vous avez joué tous les deux...
12:40Dans un spectacle de Max Révol en 48...
12:43Qui s'appelait Quelque Pas dans le cirage...
12:45C'est exact !
12:46Bon, et bien voilà !
12:47On va vous présenter maintenant une page du programme...
12:491948 du théâtre du Chapiteau...
12:52Et il y a Max Révol qui est la seule personnalité en 48...
12:55Qui soit connue dans cette troupe avec Benoît Tlabe...
12:58Car il y a des acteurs dont personne ne connaît le nom...
13:01Il y a Jean-Marc Thibault...
13:02Il y a Roger Pierre...
13:04Il y a Jean Richard...
13:05Il y a un nommé De Funès...
13:07Et au piano, un compositeur qui s'appelle Daricol...
13:12Daricol !
13:12Eh oui, Daricol !
13:13Daricol, c'est vrai !
13:14C'est exact !
13:15C'est lui qui nous accompagnait...
13:16Eh bien écoutez, nous avons aussi retrouvé...
13:19Dans ce même programme...
13:20Une photographie du final du spectacle...
13:23Bon, c'était la seule !
13:24Et on voit à l'extrême gauche de la photographie...
13:27De Funès en guerrier gaulois...
13:29Et puis vous, vous êtes là...
13:31Les spectateurs qui ont de la perspicacité vont vous retrouver...
13:35Dites-moi, Jean-Marc et Roger...
13:37Quel a été votre premier numéro à deux...
13:40Quand vous avez fait du cabaret après ce spectacle ?
13:43Ah !
13:44C'était le tuyau !
13:46C'est chaud !
13:47Oui, c'est très chaud !
13:48C'était le tuyau d'arrosage...
13:51Et non pas le tuyau de gaz, comme vous disiez cet après-midi !
13:54Oui, oui, parce que nous avions trouvé un instrument idéal pour faire le numéro du tuyau de caoutchouc...
14:00Avec un morceau de tuyau d'arrosage que je chipais à mon oncle !
14:04Mon oncle tenait à Saint-Ouen des garages...
14:06Il avait un tuyau d'arrosage de 17 mètres...
14:09À la disposition d'une vingtaine de clients...
14:12Et on avait volé un mètre de caoutchouc...
14:14Qu'on a usé, on a revolé un mètre !
14:16Et le tuyau d'arrosage des clients de Saint-Ouen diminuait de jour en jour...
14:20Et alors mon oncle disait...
14:21C'est quand même malheureux, le monde est méchant !
14:23Me voler un mètre de caoutchouc, et puis deux mètres, et puis trois mètres...
14:27Jusqu'au jour où il est venu nous voir jouer avec son tuyau...
14:31Alors il n'a rien dit...
14:32Parce que sur le moment, il me dit...
14:34C'est pas mon tuyau...
14:35Mais à l'entraque, il a su que c'était son tuyau...
14:39Bonjour !
14:39Ça m'a dit très bien !
14:41D'où ça venait cette plaisanterie du tuyau ?
14:42C'est une habitude que vous aviez entre vous ?
14:44Combien vous aviez spécialement trouvé ça ?
14:47Ah, explique, explique !
14:47Alors, c'est un jeu...
14:49C'est chaud, oui !
14:51C'est chaud, mais c'est très chaud !
14:52Non, non, non !
14:52Il ne faut pas qu'il fasse de tâche !
14:55Il faut faire des mouillettes !
14:56Il faut faire des mouillettes !
14:57Roger-Pierre mange plutôt salement dans le verre !
15:00Vous allez voir, en smoking !
15:02Avec des mouillettes !
15:05Nous parlions de ce numéro de tuyau de caoutchouc...
15:08C'est un jeu, d'ailleurs, que tout le monde peut faire...
15:11Les téléspectateurs peuvent y jouer aussi bien que nous...
15:14Et il s'agit d'être deux, d'avoir un objet quelconque...
15:17Et avec cet objet, de faire toute une série d'objets différents de l'origine même de l'objet.
15:24Par exemple, si je prends...
15:25Je ne sais pas moi, par exemple, cette bouteille...
15:28Eh bien, moi, je vais faire un objet avec cette bouteille...
15:30Roger en fera un autre, j'en ferai un autre, et ainsi de suite...
15:32Jusqu'à temps qu'il y en ait un des deux qui cale...
15:34Celui qui n'a pas qu'à aller avec, par exemple, cette bouteille...
15:37Je peux très bien en faire une lorignette, par exemple...
15:40Alors, je passe à Roger...
15:41Moi, je fais la grosse lorignette !
15:46Je repasse à Jean-Marc !
15:47Alors, moi, à ce moment-là, je fais l'unijambiste !
15:50Vous comprenez ?
15:51Alors, je repasse à Roger...
15:53Alors, je cherche, il cherche, il cherche...
15:55Avec ma tête, je cherche, et je fais la perceuse électrique !
16:01Et je repasse à Jean-Marc !
16:02Et moi, à ce moment-là, je fais l'autographe !
16:04Voilà, je fais l'autographe...
16:06Alors, je fais le gros stylo, le stylo pour des gens qui ont beaucoup d'autographes !
16:12Marino Marini, Nobade et Sanobadienne, etc...
16:16Voilà !
16:16Alors, je le repasse à Roger, n'est-ce pas ?
16:19Alors, moi, je cherche, je sais pas !
16:22Il cherche ?
16:24Et apparemment, il ne trouve pas, d'ailleurs !
16:27Donc, si elle était pleine, j'aurais bu !
16:30C'est ça, oui !
16:30J'aurais bu parce que j'aurais dû manger, là !
16:32Moi, j'aurais voulu manger, alors j'aurais bu !
16:34Si elle avait été pleine !
16:35Si elle avait été pleine, oui !
16:36Alors, vous m'auriez laissé manger !
16:38Je vous aurais laissé manger !
16:39Hein ?
16:39J'aurais... avec mes mouillettes !
16:41C'est ça, nous aurions...
16:41J'aurais... j'aurais... j'aurais trompé mon oeuf !
16:44Et j'aurais commencé !
16:44Bon !
16:45Non, non, non !
16:45Je me suis plus occupé de vous, hein !
16:47Laissez-le dîner, gendarme !
16:49Laissez-le dîner, ça ne fait rien !
16:51Oui !
16:51Mettez-vous à nous-mêmes !
16:54Dites-moi, c'est gentil chez vous, hein !
16:57C'est gentil, c'est joliment meublé !
16:59Ça vous plait ?
16:59Ah oui !
17:05Dites-moi, on parlait de vos goûts tout à l'heure, vous commencez à nous parler de cheval quand Roger
17:10est arrivé !
17:11Oui !
17:12Je voudrais aussi qu'on parle d'autre chose que vous aimez !
17:15Je sais par exemple qu'il y a des textes auxquels vous attachez beaucoup d'importance, que vous aimez beaucoup
17:19!
17:20Je crois que vous auriez grand plaisir à en lire un ce soir !
17:22Oui, j'ai effectivement beaucoup de... beaucoup de plaisir à lire les humoristes !
17:28J'ai un grand faible pour tous les humoristes, pour Alphonse Allais, Michaud, Henry, et en particulier pour un garçon
17:37que vous avez connu,
17:38qui a eu une fin tragique d'ailleurs ces derniers mois, et qui était un type de très très grand
17:43talent,
17:44c'était un pharmacien, comme Alphonse Allais d'ailleurs, et qui a écrit des textes poétiques et humoristiques vraiment très
17:51extraordinaires,
17:51et j'espère qu'un jour on le découvrira, bien qu'il ait déjà été publié, qu'on le redécouvrira,
17:57comme on a redécouvert Alphonse Allais bien longtemps après sa mort.
18:01J'ai là un livre qui a été publié à la NRF, qui s'appelle Histoire Blanche, et alors dans
18:05Histoire Blanche, il y a des poèmes, il y a des petits contes,
18:10et il y a aussi le parfait secrétaire, ça s'appelle, c'est toute une série de lettres, ce sont
18:18des conseils qu'on donne aux gens qui veulent écrire des lettres.
18:21Jean-Marc, vous avez parlé avec beaucoup d'émotion de l'auteur, vous n'avez pas dit son nom ?
18:25André Frédéric, qui est un pharmacien absolument sublime, qui avait des idées tout le temps, qui faisait de l'humour
18:32à longueur de journée dans la vie,
18:34et il a écrit la réponse d'un officier supérieur à un important.
18:42Monsieur, que vous ayez fait votre service comme brancardier de deuxième classe, à la 16e section, alors que j'étais
18:56général commandant la région,
18:57ne vous autorise pas à employer ce style d'une familiarité excessive dans les lettres que vous ne cessez de
19:04m'envoyer depuis près d'un mois
19:05pour m'inviter à dîner avec la générale dans votre petit bouchon de la marme, comme vous dites.
19:11J'admets qu'agissant sans réfléchir, vous n'ayez mesuré le fossé qui nous sépare, et qu'à force de
19:17travail, vous parviendrez peut-être à combler.
19:19J'ai été colonel, moi aussi, toutes choses égales d'ailleurs.
19:22Vous comprendrez sans peine que si je devais accepter les invitations de tous ceux que j'ai eus sous les
19:27ordres, mon temps n'y suffirait pas,
19:29bien que vous alléviez que, du fait de ma retraite et de la petite fortune qui vous échoua, nos situations
19:36matérielles soient sensiblement égales.
19:38N'oubliez pas que dans la nation, nos deux rôles demeureraient malgré tout assez distincts en cas de menace dirigée
19:45contre notre territoire.
19:47J'ignore qui vous a mis en tête que nos épouses pourraient se voir et copiner.
19:54Cette expression revient deux ou trois fois sous votre plume.
19:57Là-dessus, je suis au regret de ne vous laisser aucun espoir.
20:01La générale n'est Henriette Fronsac de Cargarec, n'ayant aucun désir de se faire de nouvelles relations.
20:07Continuez donc d'être un bon citoyen, sans me tenir rigueur de cette franchise toute militaire.
20:12En vous demandant de ne pas persister à m'écrire, croyez en mon affection de père et d'officier supérieur.
20:18Général Comte Henri Gignoux de la Blatte Portière.
20:23Voilà.
20:24Voilà une lettre d'André Frédéric.
20:28Hé!
20:29Hé!
20:30J'en connais un poème d'André Frédéric.
20:32Un poème enfantin.
20:35Tiens, prends ça.
20:36Tu vois le principe, hein?
20:37Oui.
20:38Ça s'appelle le Lolo, c'est du lait.
20:40Écoute ça, ça peut peut-être te dire.
20:44Un bobo, c'est un mâle.
20:46Un coco, c'est un oeuf.
20:49Un dodo, c'est un lit.
20:52Un gogo, c'est un bête.
20:55Ah, mais c'est déjà dit quand même.
20:57Le Lolo, c'est du lait.
20:59Un Momo, c'est Maurice.
21:01Un Nono, c'est un refus en anglais.
21:05Nono, c'est un refus en anglais.
21:06Tu suis bien ton truc, hein?
21:08Un Popo, c'est un vase.
21:11Un Roro, c'est très sale.
21:14Un Toto, c'est un pou.
21:21Un Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou, Wou.
21:26C'est un chien et un Xoxo, c'est rien du tout.
21:31Ça ne vous a pas amusés du tout, ça.
21:33Ah, t'as compris tout ce que je te dis pour le truc?
21:35Oui?
21:36Hein?
21:36T'as compris?
21:37Je te laisse continuer ce que tu as commencé.
21:39Hein?
21:39Parce que moi, je ne pourrais pas aller plus loin.
21:42Hein?
21:42Je vais aller voir ton père parce que
21:43Il faut que je parle à ton père.
21:44Que je veux que tu continueras tout seul ?
21:46Oui.
21:47Dites-moi, qu'est-ce que c'est que ces jouets avec lesquels il semble s'amuser lui-même tellement
21:51?
21:51Eh bien, ça c'est une chose qu'on vient de découvrir avec Roger, qui n'est pas nouvelle d
21:55'ailleurs.
21:55Ce sont des jouets anglais en plastique.
21:58Il y a des avions, des bateaux...
22:00Je m'excuse, je m'excuse.
22:02Des bateaux de guerre, des bateaux de commerce, des caravels, des choses comme ça.
22:05Alors on monte ça en plastique, on le colle et on le peint après.
22:07C'est très très amusant, c'est un travail très passionnant.
22:11Ah, c'est passionnant.
22:11Alors on a été passionné d'abord, nous, en Angleterre.
22:14On est allé en Angleterre récemment.
22:16On a acheté beaucoup de jouets comme ça, on en a ramené pour les enfants et puis pour nous.
22:19Mais vous avez...
22:20À propos de passionnant, on n'a pas téléphoné pour moi ?
22:22À propos de passionnant, on n'a pas téléphoné.
22:23Si, si, si, si, on a beaucoup téléphoné pour toi.
22:26Bon, pendant que vous étiez chez votre notaire.
22:28Pendant que tu étais chez ton notaire.
22:30C'est ça.
22:31Ah oui !
22:33Vous avez été en Angleterre.
22:35Oui.
22:35C'est un des rares pays d'Europe où vous n'alliez pas encore été, je crois.
22:38Vous l'avez découverte, l'Angleterre.
22:39On a découvert l'Angleterre, on a découvert Londres et surtout le spectacle à Londres.
22:43C'est une chose très, très étonnante dont on a assez peu idée ici.
22:47Par exemple, en France, au fond, à Paris, il n'y a que deux music-halls importants et un moins
22:53important.
22:55Et alors qu'à Londres, il y a des quantités de music-halls avec des spectacles,
22:59des spectacles admirablement bien montés, des très bons orchestres, des bons décors, une machinerie extraordinaire.
23:05Et le public se rue au music-hall, exactement comme ici, on va au cinéma.
23:11Il y a tous les soirs deux spectacles à 6h.
23:14Dis-moi, Jean-Marc, je voudrais demander à mon ami Châtel d'avoir la gentillesse de panoramiquer la caméra vers
23:20le coin.
23:20Non, reste 20 fois 20.
23:22Parce qu'actuellement, les spectateurs doivent entendre un chuchotement terrible.
23:26C'est Frédéric, c'est Frédéric Thibault qui veut absolument mettre un disque sur le pick-up.
23:32Et notre ami Roland Bernard, il s'exploit tous les moyens de l'en empêcher.
23:36Car il faut dire que Frédéric Thibault, à quelques heures du jour que l'on arrive chez vous,
23:42est en train toujours de mettre des disques de papa et de Roger.
23:46Mais il use beaucoup, hein ? Il use, hein ?
23:49Oui, il use considérablement.
23:50Vous nous parliez du public en Angleterre.
23:52C'est très fermé.
23:53C'est très fermé, c'est unil.
23:55Et le public est donc chaleureux.
23:57Le public est très chaleureux, le public adore le musical.
23:59Tous les soirs, tous les musicals sont pleins.
24:01Par exemple, dans une plage importante qui s'appelle Blackpool,
24:07il y a cinq musicals, deux cirques.
24:10C'est fou, les gens adorent le spectacle en Angleterre.
24:12Il y a des parents, avant un musical anglais, de voir les spectateurs parler avec les artistes.
24:16Oui, en Anglais, d'ailleurs.
24:18Ils ont beaucoup de facilité.
24:19On parle très, très peu le français, là.
24:21Oui, beaucoup de facilité pour la langue anglaise.
24:23La plupart des artistes parlent anglais, sur ce sujet.
24:26Le mime Marceau a fait un triomphe.
24:29Il est passé en version originale.
24:30Oui, mais alors les Anglais ont compris.
24:33Oui, voilà un disque.
24:35Là, j'entends que...
24:36Pas trop fort.
24:36Je voudrais dire qu'il y a mieux à dire.
24:37Dites-moi, et le public français, est-ce qu'il est très différent pour vous ?
24:41Je vais vous dire, actuellement, nous faisons une émission avec vous.
24:43Je suis très mal assis, pour l'instant.
24:45Oui, mais d'ailleurs, c'est un fauteuil de très grand nom.
24:48Non, mais Chatelle l'a dit, ça sera très bien pour le cadre.
24:51Ah bon, alors la jolie...
24:52Vous savez comment je suis, là ?
24:53C'est la télévision, peut-être ?
24:56C'est comme ça qu'on attrape des lumbagos, oui.
24:58Parce que ce soir, on est là entre nous, vous n'êtes pas en représentation.
25:01Oui, mais aussi moi, je me suis fait une cravate.
25:06Non, mais enfin...
25:06Et mal assis, quand même.
25:08Souvent, vous amusez le public.
25:10Peut-être.
25:10Est-ce que parfois, le public vous amuse ?
25:13Oui, ça arrive.
25:14Oui, on a vu des gens...
25:15Pas au début, parce qu'on n'en avait pas au début.
25:18Who is you ?
25:20Viens nous voir, viens nous voir.
25:22Au début, on n'avait pas de public, alors on ne pouvait pas savoir s'ils s'amusaient ou s
25:25'ils nous amuseraient un jour.
25:26Mais maintenant, il y a contact.
25:28Oui, il y a contact.
25:28On a vu des gens très amusants, nous a dit des choses très drôles.
25:32Raconte par exemple cette histoire qui est arrivée quand on jouait à Popocatépelte au Théâtre Fontaine.
25:36Au Théâtre Fontaine, on jouait une scène, vous savez, très Jean-Paul Sartre.
25:40On était là, dans un éclairage vert, avec des personnages, des sons, de côté le mur.
25:46On était dans le rideau sourd, le personnage était...
25:50Et dans la salle, il y a une comédienne qui jouait avec nous, qui s'appelait Nadine.
25:55Alors elle était, vous savez, en fille, elle s'est traitée par Sartre.
25:58Elle était long cheveux.
26:00C'était terrible.
26:01Elle avait un message à dire.
26:02Oui, parce qu'elle était tendue et dramatique.
26:03Tendue.
26:03Et alors, le rideau s'ouvre.
26:05Et dans le fond, la salle, il y avait...
26:06Mademoiselle Nadine !
26:08Je suis là !
26:10C'est une réfaction.
26:11La comédienne mort s'élève.
26:14Mademoiselle Nadine !
26:14Je suis là !
26:15C'est votre concierge !
26:17Je suis venu vous voir !
26:19Je suis avec mon mari !
26:20Dis bonjour à Mademoiselle Nadine !
26:23Oh, ce qu'il est timide !
26:24Mademoiselle Nadine !
26:25Oh, ben, elle ne nous reconnaît pas !
26:28Mademoiselle Nadine !
26:29On ne bougeait pas, nous autres !
26:31Et ce jour-là, celui-là qui était dans la salle.
26:33Il faut dire que cette pauvre femme, elle allait au théâtre pour la première fois,
26:36elle n'avait pas idée...
26:37Elle était ravie !
26:38Elle a passé une bonne soirée !
26:39Et le public était ravi, on vous a dit...
26:41Bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour !
26:43Vous savez, les comédiens, les musiciens...
26:44Bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour !
26:45Et le public était ravi, parce que j'ai l'impression que c'était un très bon gars.
26:49Et la cérémonie des autographes, qui se renouvelle chaque fois,
26:52est-ce que c'est parfois amusant ?
26:54Il n'y a pas très longtemps, il n'y a pas très longtemps,
26:57je crois que c'est un tour...
26:59C'est un tour...
27:00Ah, c'est très gentil, ça, c'est très décoratif !
27:03C'est un tour, il y a un petit garçon...
27:05Vous l'enverrez aux trois beaux-dées !
27:07Il y a un petit garçon qui est venu me faire signer des autographes,
27:11alors il fait d'abord signer Roger-Pierre,
27:13il me fait signer moi,
27:14et puis il s'adresse à une dame qui était à côté,
27:18il lui dit...
27:18Et avec ça, j'ai droit à quoi ?
27:22Il n'avait donc pas à rien !
27:23Il n'avait donc pas à rien !
27:24Même pas à du beurre, monsieur !
27:25Qu'à notre considération, il y a...
27:27Et les admiratrices ?
27:29Oh, il y en a de curieux !
27:31Anis !
27:32Anis, anis, vous savez,
27:34vous savez que toute la fougue provençale,
27:36c'est une petite...
27:38Elle me saute comme ça et vous avez fait...
27:39Monsieur, monsieur, monsieur, monsieur, monsieur, monsieur...
27:46Monsieur, dites, je voudrais savoir,
27:48je vous attends depuis des heures,
27:50vous connaissez bien Gilbert Bécaud ?
27:52Alors je lui dis, ah oui ?
27:54Alors elle sortit, elle fait,
27:56vous en avez de la chance ?
27:59Et dites-moi, dans vos tournées,
28:01vous rencontrez aussi parfois des personnages étonnants,
28:03je sais que vous avez rencontré pendant les vacances,
28:05un comique qui vous a beaucoup fait rire,
28:08pour des raisons qui n'étaient pas tout à fait
28:09celles qu'il attendait.
28:11C'est un rival !
28:12Oui !
28:13Le rival !
28:14C'est-à-dire qu'on s'est trouvé un jour...
28:16On s'est trouvé un jour dans le sud-ouest
28:19à faire une série de galas
28:20dont nous ignorions totalement la première partie.
28:24Ça arrive souvent, vous savez,
28:25quand on va en mésicole faire un gala,
28:27les barrières sont chargées de la seconde partie
28:30et ils ignorent tout de ce qui se passe
28:32dans la première partie.
28:34Et ce jour-là, la première partie
28:36était présentée par un comique régional
28:39qui faisait un numéro de 20 minutes
28:41devant chaque numéro,
28:42chaque numéro de 10 minutes.
28:44Et alors, le plus gros de son succès,
28:46c'était « Et voici maintenant ! »
28:48« Et voici maintenant le soldat anglais Walter Closette ! »
28:53Vous voyez, c'est ce genre d'une autre très spirituelle.
28:55On ose dire.
28:56Dites-moi, puisqu'on est dans les anecdotes,
28:59Faisez, faisez, faisez !
29:00L'autre jour, nous parlions entre nous
29:02et vous avez raconté une très jolie histoire,
29:04une très jolie blague d'un de vos bons copains,
29:06c'est votre ami Francis Blanche, je crois.
29:08C'est l'histoire du réservoir de la voiture.
29:11Ah oui, elle est longue, elle est longue.
29:12Elle est longue, mais elle est très bonne, ouais.
29:14Ben, raconte-la.
29:15Non, raconte-la.
29:16Eh ben, voilà, c'est Francis qui aime beaucoup faire des blagues,
29:19comme vous le savez, d'ailleurs, tout le monde le sait.
29:21Et il s'était fait monter un faux réservoir sur sa voiture.
29:25Je suis très mal assis, hein.
29:26Je vais me le régrouffer pour...
29:28Ce fauteuil qui m'a quand même asséché.
29:30Non, mais après l'émission, je me l'assérais tranquillement.
29:32Et alors, Francis avait fait monter sur sa voiture un faux réservoir.
29:37Et il prenait l'habitude de s'arrêter à 200 mètres d'une station d'essence.
29:44Et puis, avec sa femme, il poussait la voiture jusqu'à la pompe.
29:47Et arrivé là, le pompiste disait, ah, monsieur est en panne !
29:50Et Francis disait, oui, il n'y a plus une goutte.
29:52Ça ne marche plus du tout, il n'y a plus une goutte.
29:56Et le pompiste disait, je vous mets de l'essence ordinaire ou du super ?
30:00Et Francis disait, non, non, de l'eau.
30:02Alors, il prenait le réservoir d'eau, il s'en mettait 10 litres dans son faux réservoir.
30:07Il démarrait et il repartait à l'ahurissement du pompiste.
30:11Qu'est-ce que c'est que cette voiture qui marchait à l'eau ?
30:13C'est une très bonne blague, ça.
30:15Vous ne l'avez pas fait, vous, encore ?
30:16Non, non, non.
30:17On va faire ça mardi, mardi ou mercredi.
30:19Dites-moi, on va être obligés de vous quitter.
30:21Ce n'est pas vrai.
30:22Oui, oui, oui, mais c'est bien dommage.
30:23Le temps passe vite, là.
30:24Madame Thibault, on va être obligés de voir repartir ce superbe car qui faisait l'orgueil de la rue.
30:28Ah oui.
30:28C'est câblement repartir, ces projecteurs disparaissent.
30:31C'est dommage, c'était tellement joli sur cette moquette verge.
30:33Vous allez m'acheter une tarte.
30:35On va aller dîner, Rangé.
30:36Allez, je voudrais, avant de partir, que vous nous disiez un mot.
30:40Comment vous allez aller dîner, vous, Tchernia ?
30:42Comme semble que vous avez plutôt bien dîné.
30:44Je vais inviter Roger.
30:45Je suis d'ailleurs, je suis assez heureux de voir que vous avez bon appétit.
30:49Je vais inviter Roger à dîner et je le regarderai faire.
30:52Dites-moi, je voudrais, avant de partir, que vous nous expliquiez une chose.
30:56C'est un mot dont vous convenez, entre vous, qui vient souvent dans la conversation
31:00et qui explique assez bien vos débuts et votre métier, ce que vous appelez le mythe de la valise.
31:05Ah, alors raconte.
31:08Bon, non, toi, je parle tout le temps.
31:10Oui, mais j'aime bien l'écouter parce qu'il berce.
31:13C'est un acteur berceur, n'est-ce pas ?
31:15Au début, nous avons toujours eu une valise.
31:17Dans tous nos numéros, quels qu'ils soient, nous nous trimballions dans les rues de Paris
31:20avec une valise dans laquelle il y avait nos accessoires, nos costumes, nos chaussures, nos scènes.
31:25C'est-à-dire que nous sommes les comiques qui ne font rire qu'à partir d'une tonne de
31:29matériel.
31:29Oui, nos comiques accessoires, le gag à outils, n'est-ce pas ?
31:32Et nous avons toujours une valise avec nous.
31:36On le constate à chaque fois.
31:37Et alors, vous savez, ça fait dix ans qu'on se traîne de partout,
31:41en France, en Suisse, en Belgique, en la Suisse du Nord.
31:44Et on a toujours une valise avec nous.
31:46Et vous savez, des fois, il y a des mauvais moments dans un numéro.
31:47Bon, alors, dès que ça décroche, hop, on pense à la valise et on part.
31:53D'ailleurs, même quand on n'a pas besoin d'une valise dans un sketch ou dans un numéro,
31:57même dans un film, on fait en sorte qu'il y en ait une, simplement pour se rappeler.
32:03Mais c'est une vieille amie à vous, quoi.
32:04C'est une vieille amie à nous.
32:06Je la revois, on la traînait, vous savez.
32:08Par exemple, on choisissait un quartier.
32:10On choisissait la rue Pigalle.
32:11On faisait tous les cabarets de la rue Pigalle avec notre valise à la main pour passer une audition au
32:16public.
32:16Et d'ailleurs, partout, on nous fichait à la porte régulièrement.
32:19Jusqu'au jour où on a été engagé au tabou, puis après à l'amiral.
32:22Et alors, cette valise, pour nous, c'est un symbole de l'amitié.
32:26Sur le point d'avoir une petite engueulade, comme on dit.
32:29On pense à la valise, on pense à la valise.
32:31Et on va la retrouver, cette valise, on va la retrouver encore dans quelques jours.
32:35Ah oui.
32:35Quand va sortir le film que vous avez tourné tous les deux.
32:37Qui est encore un homme.
32:39Car vous tournez vos films en collaboration, vous avez fait deux films.
32:43Et votre dernier film va sortir bientôt, il s'appelle...
32:46Il s'appelle Vive les vacances, et il va sortir à Lille, à Lille le 27.
32:51Et c'est un film dont Roger a écrit le scénario.
32:54Merci, merci, merci.
32:55Sur une mise en scène.
32:58Mon camarade Jean-Marty Pond.
32:59Merci beaucoup, voilà, voilà, il fallait le dire, je crois.
33:02La valise, toujours.
33:03Et bien alors, écoutez, dans ce film, vous êtes deux braves petits gars de Paris
33:07qui vont vers la Côte d'Azur, passer leurs vacances.
33:10Il leur arrive des tas d'histoires sur la Côte d'Azur.
33:12Vous irez au cinéma de l'Ordre de Cartier prochainement pour voir le film.
33:15Merci, tchernière, merci, tchernière.
33:17Si je viendrai dîner, si je viendrai dîner dans ce qui restera de l'appartement.
33:21Avec Roger.
33:23Et ce film, nous allons en passer un court extrait.
33:27C'est celui où, en scooter, tous les deux, vous partez vers la Côte d'Azur
33:31et nous vous quitterons sur les rivages de la Grande Bleue.
33:34Oh...
33:34Merci, monsieur le charnier.
33:42Tu connais la Bourgogne ?
33:44Non.
33:45Tu connais pas ?
33:46Non.
33:47Mais c'est le pays du vin !
33:49Ah oui ?
33:51Oh, ouais, tu sais, le vin.
34:07En tout cas, la Bourgogne, tiens, c'est aussi le pays de la gastronomie, tiens.
34:28De toute façon, en Bourgogne, si on a beau temps, c'est superbe.
34:40C'est comme la vallée du Rhône, il y a des teintes.
35:08Dis donc, t'es gourmand, toi ?
35:10Oh, oui, alors.
35:11Eh bien, t'auras une surprise.
35:26Et puis, comme on est parti de bonne heure,
35:28eh bien, on n'aura personne sur la route.
35:30Tu verras.
35:40Alors, à partir d'Orange,
35:41c'est le midi qui commence, hein,
35:43avec son soleil, les cigales.
35:46Mais dis donc,
35:47il y aurait pas un peu de mistral par là ?
35:49Penses-tu ?
36:04Sous-titres par Jérémy Diaz
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