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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio et nous sommes au salon Global Industrie à Villepinte.
00:12C'est entre l'exposition universelle et la foire.
00:15Il y a de la ferveur, il y a de l'énergie, il y a tous les patrons et les
00:18industriels français, mais pas que.
00:20Là je vais en Confédération Helvétique chez nos amis Suisses
00:23et je reçois Nicolas Obliger, directeur général de chez Softcar.
00:29Softcar, comme son nom l'indique, c'est une voiture douce, c'est une petite voiture urbaine
00:34qui permet à des gens à mobilité un peu réduite ou à des gens qui n'ont pas de grand
00:38kilométrage à faire
00:39de circuler en ville, mais de façon propre et durable.
00:43Je vois qu'il y a un effort écologique dans cette voiture.
00:47Merci Nicolas Obliger d'être là avec nous.
00:50Pourquoi vous êtes venu sur le salon Global Industrie ?
00:53Merci de nous recevoir.
00:54On est venu parce qu'on est à la recherche de partenaires industriels.
00:57Aujourd'hui on est un constructeur automobile suisse, grâce à notre partenariat avec Oldinova,
01:03qui est notre actionnaire majoritaire.
01:05Et fort de cette expérience, on chercherait à trouver des nouveaux partenaires industriels
01:10de sorte à devenir plus compétitifs.
01:14Comme vous le savez, aujourd'hui, se lancer sur le marché, c'est avoir des volumes faibles
01:18et donc des coûts de revient plutôt élevés.
01:20Donc on est à la recherche justement de partenariats de sorte à pouvoir bénéficier d'autres volumes
01:26qui seraient liés à d'autres activités ou des activités similaires.
01:29Cette voiture softcar, elle est de technologie suisse pure ou il y a des études qui viennent
01:35un petit peu de partout en Europe ?
01:37Donc comme vous l'aurez dit le fondateur Jean-Luc Tullier qui nous a quittés récemment,
01:4395% comme on dit, 95% des pièces est conçue dans nos locaux dans le canton de Berne.
01:49Où est-ce qu'on les trouve ces softcars ?
01:50Alors pour l'instant, ils ne sont pas commercialisés.
01:52On est en train de développer d'autres gammes, notamment notre gamme hybride
01:57avec un GNC et électrique rechargeable.
02:01On a notre gamme électrique qui est disponible sur le salon.
02:04Et puis on travaille sur notre version aussi utilitaire.
02:08Et pourquoi on fait trois gammes ?
02:10Justement, c'est comme je vous disais, on essaie de combiner les volumes
02:13de sorte à être attractif dès la première mise sur le marché.
02:17Alors je vois qu'il y a des zéro carbone, enjeu environnemental essentiel.
02:20Les Suisses sont très vigilants sur les industriels qui pourraient polluer.
02:25Alors on essaie de faire attention, effectivement.
02:28Et puis je pense que ça devient global aujourd'hui.
02:31L'écologie est un des piliers de softcar.
02:34Le premier, c'est la sécurité.
02:36Donc on est la voiture la plus sécuritaire dans notre catégorie.
02:39Et la deuxième, c'est qu'on fait attention justement à l'empreinte
02:42qu'on va laisser à la production, à l'utilisation, mais également au recyclage.
02:46La Confédération Helvétique n'est pas dans l'Union Européenne.
02:49Pourtant, vous êtes ici avec d'autres industriels français.
02:52Il y a quand même une solidarité européenne face à la mondialisation
02:56ou la Suisse joue cavalier seule ?
02:58On dit souvent que la Suisse est neutre, mais on sait s'allier.
03:03Et aujourd'hui, l'Europe, notamment, on a cette homologation européenne.
03:08Notre voiture s'appuie sur une homologation européenne
03:10pour avoir une délivrance d'une homologation suisse.
03:13Donc l'Europe nous intéresse énormément, notamment le marché français.
03:19Et aujourd'hui, on est aussi présent ici, puisqu'il y a un vrai savoir-faire.
03:22Il y a une industrie en France qui est non négligeable.
03:25Et il faut savoir travailler avec les meilleurs.
03:27Est-ce que vous êtes aussi confronté à la concurrence asiatique,
03:30la Chine ou d'autres pays ?
03:31Parce que c'est un modèle de voiture qui pourrait évidemment être fabriqué dans d'autres pays.
03:36où vous êtes sûr de votre enjeu ?
03:38Ce marché-là, il est pour vous et il n'est pas récupérable par d'autres.
03:42Où il y a toujours un risque ?
03:43Je pense que globalement, ce serait prétentieux de dire qu'il n'y a pas de risque.
03:46On est tous à risque.
03:48Aujourd'hui, on a quand même une proposition de valeur
03:50qui est différente de ce qui se fait actuellement.
03:53Nous, notre idée, c'est de produire local pour consommer local.
03:56Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui, on recherche aussi tous ces partenaires
04:00de sorte à pouvoir éventuellement venir sur le marché français dans des bonnes conditions.
04:04Au départ, le marché sera suisse, je suppose, dans les premiers temps.
04:07Ou vous irez tout de suite sur le terrain international, en tout cas européen ?
04:11Européen.
04:13Le marché suisse, clairement, on va le développer.
04:16Mais ce ne sera certainement pas le premier marché.
04:19On sera sur quelle gamme de tarifs ?
04:22Je ne sais pas si j'ai envie d'en acheter une,
04:24mais elle a l'air fort sympathique, cette automobile.
04:26Elle est belle d'abord, c'est une petite voiture.
04:28On dirait, vous savez, un oeuf de téléphérique avec 4 roues.
04:31Pour la Suisse, c'est normal, on peut aller à la montagne avec.
04:35Ça sera cher, ça ne sera pas trop cher.
04:37Alors aujourd'hui, c'est ce que je vous disais,
04:39c'est tout l'enjeu aujourd'hui qu'on a, c'est qu'on n'a pas de volume.
04:43Et l'idée, c'est justement d'aller chercher des combinaisons
04:46pour réduire ce coût de revient.
04:48Aujourd'hui, on est sur un prix de vente qui serait à 19 000 euros.
04:53L'ambition, elle est plutôt d'aller chercher les 16-17.
04:57Elle a l'électricité, bien entendu.
05:00Quelle autonomie ?
05:02Donc on est sur un véhicule 100% électrique,
05:04200 km d'autonomie.
05:06On a réduit le nombre de pièces.
05:08On a seulement 1800 pièces dans le véhicule,
05:10ce qui nous permet justement d'être compétitif
05:12face à une compétition outre-Atlantique ou mondiale.
05:19Avec seulement 1800 pièces, on arrive justement à réduire ces coûts-là.
05:23Quand vous voyez ce salon, on sait que le monde est en crise.
05:27Il y a des guerres, il y a eu des épidémies,
05:30il y a une mondialisation un peu sauvage.
05:33Vous sentez qu'il y a une cohésion, ici une conscience commune,
05:37au niveau européen, pour dire qu'il faut qu'on se tienne les coudes ?
05:41Je pense que le fait déjà de se retrouver sur un salon,
05:43c'est qu'il y a une certaine cohésion, il y a une envie de faire.
05:46Je pense que, oui, globalement, l'Europe a compris
05:51qu'il va falloir se serrer les coudes
05:54pour faire face notamment à d'autres acteurs majeurs.
05:58Où trouvez-vous les ingénieurs qui composent votre équipe à Softcar ?
06:02Ce ne sont que des Suisses ou ils peuvent venir d'autres pays européens ?
06:05Alors non, on a beaucoup d'ingénieurs suisses,
06:08mais également beaucoup de Français.
06:11On s'appuie et on développe aussi les ingénieurs.
06:15L'idée, c'est vraiment de créer des partenariats avec des universités,
06:19des écoles d'ingénieurs.
06:20Donc je prends régulièrement en formation des ingénieurs.
06:25Et puis on leur propose souvent, quand on a des postes d'ouvert,
06:28de rejoindre l'entreprise.
06:29Ceux qui font à 80%.
06:34Vous tombez toujours sur des niveaux de formation pertinents et performants
06:38ou quelquefois il faut revoir un petit peu la formation de vos jeunes ingénieurs ?
06:43Alors je ne pourrais pas répondre globalement,
06:45mais en tout cas les universités avec lesquelles je travaille,
06:48notamment l'UTBM dans l'Est de la France,
06:51Belleforme en Béliard,
06:53on a aussi des universités en Côte d'Or avec lesquelles on travaille.
06:57Ce sont des formations qui sont totalement adaptées aujourd'hui à l'usage.
07:01Et je me retrouve avec des ingénieurs qui sont opérationnels quasiment dès le premier jour.
07:06Le gouvernement suisse, le gouvernement helvétique, participe de l'essor de sa société.
07:10Il a le droit d'intervenir.
07:12Alors qu'en Europe, vous savez, la commission est très vigilante.
07:14Pas d'aide de l'État.
07:15Il faut un libéralisme un petit peu rigoureux.
07:18Chez vous, il y a un peu de patriotisme.
07:20C'est-à-dire que le gouvernement de la Confédération peut soutenir des entreprises
07:23comme la vôtre qui est justement en innovation.
07:25Alors aujourd'hui, nous, on s'appuie principalement sur de l'actionnariat privé
07:30avec, comme je mentionnais, Oldinova qui est un gros groupe suisse
07:34dans la région de Vevey.
07:36Et puis, on arrive à avoir quelques aides de l'État, de la Fédération.
07:41De bons salaires.
07:43Je pense des charges sociales acceptables par le chef d'entreprise
07:45qui est évidemment la hantise des patrons français.
07:48La législation sociale suisse est acceptable pour un entrepreneur tel que vous ?
07:52On va dire qu'on a un environnement qui est relativement confortable
07:57et attrayant surtout.
07:59Vous avez vu la crise que l'on est en train de traverser.
08:01Des trois dormus bloqués.
08:02Le pétrole se fait rarrer cher.
08:04C'est l'avenir de Softcar qui est en train de se mettre en place actuellement.
08:09Vous l'aviez prévu un petit peu, non ?
08:12J'aimerais dire qu'on l'avait prévu.
08:14Après, globalement, on voit qu'on va vers une industrie de plus en plus propre.
08:18On voit que les entreprises ont de plus en plus de RSE.
08:21Il y a toutes ces problématiques.
08:22On voit qu'aussi dans les grandes villes, on essaie justement d'être de plus en plus propre.
08:28C'est aussi pour ça qu'on développe notre gamme utilitaire.
08:31Pour la livraison de derniers kilomètres, pour les entretiens des espaces verts des communes, etc.
08:36Donc, globalement, je pense qu'il faut faire attention.
08:39Et on ne peut pas uniquement compter sur le thermique.
08:42A contrario, je pense que compter uniquement sur l'électrification du parc est aussi une résine.
08:48Est-ce que votre technologie vous permettra, là, c'est la petite voiture urbaine,
08:52est-ce qu'on peut imaginer une jolie berline, voire une limousine électrique un jour ?
08:56Est-ce que vous avez cette capacité technologique pour aller sur des modèles plus importants ?
09:00Alors, on pourrait utiliser la même recette qu'on a utilisée chez Sauvecar pour faire une berline, etc.
09:09Aujourd'hui, ce n'est pas forcément notre ambition.
09:11Comme je vous le disais, notre ambition, en fait, elle a été principalement pour ce véhicule d'adresser les usages
09:17quotidiens.
09:17Donc, ça va être aller déposer les enfants à l'école.
09:21C'est pour ça qu'on a un plancher plat, pour que les enfants sortent toujours du côté du trottoir
09:25en sécurité,
09:26ce qui est notre pilier numéro un chez Sauvecar.
09:28Aujourd'hui, je pense que dans les villes, notamment, il faut avoir des véhicules de plus petite dimension,
09:36de sorte à être efficace et viser une efficacité énergétique.
09:39Le siège de la société est à Fribourg.
09:42Tout à fait.
09:42Pour moi, c'est un nom de fromage. Est-ce qu'on peut prendre une Sauvecar pour aller jusqu'à
09:47Appenzell ?
09:48Pour aller goûter de l'Appenzeller aussi ? C'est possible ?
09:51Avec la Sauvecar, on peut aller tout partout.
09:53On a la version hybride qui offre 350 km d'autonomie.
09:56On a la version électrique qui offre 200 km d'autonomie.
10:00Et puis, en Suisse, il ne faut pas traverser la Suisse d'un bout à l'autre comme ça.
10:04Il faut prendre le temps de la visiter et de savourer.
10:06On est bien d'accord. Merci, merci Nicolas Obliguère d'avoir été notre invité aujourd'hui.
10:11Vous représentez l'industrie, le génie suisse, il y en a aussi.
10:15Et je vous sens très à votre place dans ce salon Global Industrie.
10:18Merci pour votre présence.
10:19À suivre, une entreprise familiale qui existe depuis quatre générations.
10:23On vous présente son patron Bertrand Devim dans un instant sur Sud Radio,
10:26en direct du salon Global Industrie.
10:29À tout de suite.
10:32Mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio,
10:35surtout lorsqu'on se trouve au salon Global Industrie à Villepinte,
10:38avec la fine fleur de l'industrie française européenne.
10:42Des femmes et des hommes, plein de courage,
10:44on dit que l'industrie est en souffrance, que la mondialisation est violente, c'est vrai.
10:48En plus, on traverse des périodes troublées.
10:50Il y a de la guerre, il y a des épidémies.
10:51Et pourtant, on voit ici une énergie et un courage déterminant.
10:55Je reçois Bertrand Devim.
10:57Est-ce que je peux vous souhaiter un bon anniversaire Bertrand Devim ?
11:00Merci Péricault.
11:01Vous savez pourquoi je vous souhaite un bon anniversaire ?
11:02On fête nos 50 ans aujourd'hui, 1er avril.
11:061976, année sécheresse.
11:08Tout à fait.
11:0850 ans.
11:09Année de la sécheresse, j'y avais deux ans.
11:10Qui c'était ? Vos grands-parents, vos parents ?
11:12Alors, c'est mes parents qui ont créé la société Devim en 1976.
11:16Monsieur et Madame Devim.
11:17Je leur souhaite un très bon anniversaire.
11:18Transmission familiale.
11:19Oui.
11:20Et vous êtes toujours là ?
11:21Voilà.
11:22Performant ?
11:22Oui.
11:23Toujours.
11:23Courageux ?
11:24À trois frères.
11:25Déterminé ?
11:25Voilà.
11:26Déterminé.
11:27Enthousiaste.
11:29On prend beaucoup de plaisir à faire de l'industrie.
11:31Dans le Vimeux.
11:32Écoutez, depuis le début, alors l'explication n'est pas terminée.
11:34Je vois que des gens heureux.
11:35Oui.
11:35Qui ont envie de se battre.
11:37Vous avez le sourire comme vos prédécesseurs.
11:39Alors que je suppose que vous n'avez pas que des réjouissances dans votre activité.
11:42Qu'est-ce que vous fabriquez Bertrand Devim ?
11:43Alors, chez Devim, on a deux activités principales.
11:47Celle qu'on présente à Global Industrie aujourd'hui, cette semaine, c'est l'activité de tollerie.
11:52Donc, le sous-traitance.
11:53C'est un salon de la sous-traitance.
11:54Ce salon s'appelait le Mid-Est avant, c'était le salon de la sous-traitance qui a bien évolué
12:00depuis.
12:00Et donc, on fabrique de la pièce de tollerie pour essentiellement l'industrie ferroviaire.
12:04Donc, vous êtes un métallurgiste.
12:06Voilà.
12:06J'aime le mot métallurgie.
12:07Nous transformons les métaux.
12:09Vous transformez les métaux.
12:10Alors, ce sont des aciers, c'est du fer, c'est de l'acier ?
12:12Voilà, de l'acier, de l'inox, de l'aluminium.
12:15Où est-ce qu'aujourd'hui, une société comme Devim se fournit en acier ?
12:17En France, en Europe, en Espagne.
12:20Donc, ArcelorMittal pour la France.
12:21Et ça reste européen.
12:23Alors, on ne va pas parler gastronomie.
12:26Oui, mais est-ce qu'il y a différentes qualités d'acier ?
12:30Entre guillemets, si on les dégustait, est-ce que vous me diriez ?
12:33Il y a un acier premier cru, un acier grand cru, un acier...
12:35Ah oui, et il y a des affinages différents aussi.
12:37Il y a des affinages différents.
12:38Non, mais blague à part, oui, évidemment.
12:40Alors, nous, on travaille, en fonction de la résistance mécanique
12:43que va demander la pièce qu'on va fabriquer, notamment dans le ferroviaire,
12:46on va avoir des aciers S235, S355.
12:50C'est différentes... Voilà, c'est de la chimie, tout ça, en fait.
12:52C'est-à-dire, chaque outil nécessite une technologie à un acier différent.
12:57Quand vous dites chemin de fer, vous faites des rails, tout simplement ?
12:59Alors, non, non, non, non, non, non, non, les rails...
13:01C'est encore autre chose ?
13:02Oui, c'est encore autre chose.
13:03Là, on est vraiment sur de la pièce de précision, d'accord ?
13:06Alors, le rail est précis, bien sûr, c'est de la pièce de précision.
13:08Alors, où va votre outil ? Sur des trains, sur la locomotive ?
13:11Oui, sur du matériel roulant.
13:12Sur du matériel roulant ?
13:13Voilà, les TGV, les TER, mais on exporte dans 28 pays, Perico.
13:17Donc, quand je prends le train, je peux rouler sur du Devim ?
13:19Voilà, vous utilisez certainement des produits
13:22qui sont fabriqués chez Devim, alors, à différents endroits du train.
13:25C'est un savoir français, créé par votre famille,
13:29où vous avez amélioré une technologie qui existait déjà ?
13:32Alors, le ferroviaire, oui, c'est une activité qui date d'une trentaine d'années.
13:35Chez Devim, on a vraiment pris ce virage il y a une trentaine d'années,
13:38parce qu'activité et industrie d'excellence française, quand même, qu'on exporte.
13:43Pardon, Bertrand, les grands noms, c'est quoi ?
13:45C'est Alstom, les grands groupes ?
13:47Alors, Alstom, la SNCF, la SNCF exporte 30% de son chiffre.
13:50Oui, mais en fabrication de matériel, on va dire que c'est Alstom qui est un des fonds français.
13:54Babco Wilcox, je me souviens, à Bilbao, en Espagne.
13:57Oui, oui.
13:57Vous, vous êtes un petit qui prend des parts de marché chez les grands ?
14:01Oui, tout à fait. Alors, on accompagne les grands, en fait, en les aidant.
14:06Ils sous-traitent chez vous ?
14:07Ils sous-traitent des pièces mécaniques chez Devim, tout à fait, et des serrures.
14:10Est-ce que ça rapporte ?
14:12Ça a eu payé, mon brave monsieur.
14:14Ça a eu payé.
14:15C'est de plus en plus compliqué, parce qu'il ne faut pas se mentir, c'est un marché mondial.
14:21Oui, l'entrave, la principale entrave.
14:23Pardon ?
14:24La principale entrave, elle est où ? Le prix d'achat de la matière première ?
14:27Exactement. Vous l'avez suggéré dès le début, c'est vraiment le problème, c'est la matière première,
14:31qui est de plus en plus chère.
14:33Bon, voilà, il y a des droits de douane européens, certes, qui préservent certains fabricants de matières premières en France,
14:40mais pas les fabricants comme nous.
14:41Et donc, on n'est pas compétitifs face à la concurrence.
14:46Vous êtes en train de me dire qu'il y a un petit protectionnisme européen qui existe quand même ?
14:50Il y a un petit protectionnisme, mais qui nous pénalise, finalement.
14:54Qui nous pénalise, parce que les matières premières sont plus chères.
14:57Ah ben bien sûr.
14:57Elles viennent de l'étranger, donc voilà.
14:59Mais par contre, les pièces ne sont pas taxées.
15:01Bon, voilà.
15:02Votre papa a connu l'époque, il y a 76, où l'acier venait totalement de France.
15:07Oui, tout à fait, tout à fait, tout à fait.
15:08Avec des fleurons, de l'indurgie française.
15:11Exactement, exactement.
15:12L'usine hors Dunkerque.
15:13On avait l'aluminium aussi, on avait l'aluminium français, qui a été vendu aux Canadiens, enfin bon voilà, pêchiné.
15:18Mais voilà.
15:19Vous avez vu tout ça dépérir ?
15:22Oui, mais bon, moi j'aime pas avoir un discours défaitiste, c'est vrai qu'on a...
15:26Au contraire, vous n'êtes pas défaitiste, mais vous avez vu qu'il y a un patrimoine qui s'est
15:29effondré.
15:29Oui.
15:30Vous, vous continuez à porter le drapeau français au effort.
15:33Oui, tout à fait, c'est ce que je vous disais, on exporte dans 28 pays, on en parlait avec
15:36la BPI en début de semaine, avec le directeur adjoint chargé de l'export.
15:41On peut se battre encore.
15:42Il y a des tas de mécanismes qui sont organisés, qui sont orchestrés par BPI, par l'État, par Business
15:47France, pour aider les entreprises françaises à exporter.
15:49Ce combat courageux, Bertrand de Vim, vous sentez qu'il est compris, là j'ai vu des hommes et des
15:54femmes politiques passer, dans le salon ils viennent toujours vous voir pour vous féliciter.
15:58Est-ce que vous sentez que l'État français, la classe politique française, nos gouvernants ont pris conscience de l
16:04'enjeu que vous défendez ? Est-ce que vous vous sentez accompagné ?
16:06Alors oui, on est accompagné, indéniablement on est accompagné. Moi je ne critiquerai pas les politiques, c'est pas bon,
16:12voilà.
16:12Je pense vraiment...
16:13Vous êtes merveilleux !
16:14Mais non, non, mais c'est vrai !
16:15Non mais c'est très bien, c'est très bien, on s'en réjouit !
16:16Je pense que les entrepreneurs doivent se battre également avec leurs propres armes, ils savent produire des choses, un entrepreneur
16:23entreprend, prend des risques.
16:25Donc il n'a pas à attendre. Les entrepreneurs sont là pour entreprendre, les politiciens sont là pour faire de
16:28la politique. Ça n'a rien à voir.
16:30Oui, mais l'État est là aussi pour leur faciliter la vie.
16:33En tout cas, ce serait bien ce qu'il ne leur complique pas.
16:35Mais leur permet de donner des législations qui leur permettent de progresser.
16:38Tout à fait.
16:38Combien de salariés ?
16:39Alors on est 120 personnes en France et 40 personnes en Tunisie.
16:43Donc vous êtes une grosse PME, on peut dire.
16:45On est, voilà, une belle PME familiale.
16:47Et petite délocalisation en Tunisie.
16:49Tout à fait.
16:50Voilà, très bonne concordance.
16:51Alors c'est pas une déloc, c'est un tremplin je dirais pour le marché africain.
16:56Et bon, alors le Moyen-Orient c'est un peu compliqué en ce moment.
17:00Bien sûr.
17:00Mais c'est des marchés qu'on vise, notamment dans le ferroviaire.
17:04Marché très dynamique.
17:04Par partenariat avec la Tunisie en fait ?
17:07Non, c'est une histoire aussi de rencontre d'hommes en fait.
17:11Les Tunisiens nous disent souvent qu'on est les bienvenus chez eux.
17:14Donc on s'est installés là-bas, on y est très bien depuis une vingtaine d'années.
17:17Donc vous avez été très bien accueillis là-bas ?
17:19Oui, tout à fait.
17:20Tout à fait.
17:20Et donc on produit de la pièce en Tunisie pour le marché africain,
17:25mais également pour le marché européen.
17:28Solidarité avec...
17:29On peut dire que vous avez des concurrents français qui font à peu près la même chose.
17:32Oui.
17:33Sur l'activité de tollerie, on a énormément de concurrents.
17:35Sur notre activité de serrure ferroviaire, beaucoup moins.
17:38Alors quel est votre plus-value ?
17:40Qu'est-ce qui fait qu'on va chez Devis mais pas ailleurs ?
17:43Alors sur la tollerie, on a des délais qui sont courts.
17:46On a une équipe très compétente sur l'activité ferroviaire.
17:49C'est pour ça qu'on présente beaucoup le ferroviaire.
17:51Parce que c'est un métier, c'est une technologie, c'est un savoir-faire que toutes les entreprises n
17:56'ont pas.
17:56Ça veut dire que l'ARENFE, que Bundesbahn, enfin les compagnies ferroviaires européennes pourraient venir...
18:03Exactement, c'est ce qu'on dit.
18:04Vous prospectez chez eux d'ailleurs ?
18:06Oui, oui, oui. On travaille beaucoup avec Siemens.
18:07Siemens est un de nos principes pour clients.
18:10Alors ensuite, concurrence déloyale, c'est la question que je vais poser à tous les patrons que je reçois.
18:14Est-ce qu'il y a une concurrence déloyale ? Il y en a partout.
18:16Est-ce qu'il y en a une particulièrement qui vous fait mal ou qui vous inquiète plus que d
18:20'autres ?
18:20Vous savez, on parle souvent des Chinois.
18:22Moi les Chinois, je les voyais déjà il y a 30-40 ans quand j'allais dans les salons avec
18:26mon père à Cologne.
18:27Vous les voyez avec deux traiteaux, une planche et nos serrures qui étaient copiées déjà il y a 30 ans.
18:33Donc nous, ça ne nous fait pas peur, on en est conscient.
18:35Il faut simplement en avoir conscience et savoir comment on peut articuler tout ça.
18:38Il y a moyen de faire des choses.
18:40Ils sont là, ils sont beaucoup moins chers, ils sont très forts, ils sont très bons également.
18:45Donc battons-nous.
18:46Vous résistez.
18:47Voilà, exactement, il faut résister.
18:49Tout à l'heure je vous parlais gastronomie.
18:51Est-ce que vous êtes quand même en tant qu'industriel français dans la Somme ?
18:54Tout à fait, dans le Vimeux.
18:56Dans le Vimeux, qui est votre député ?
18:58C'est Ruffin justement ?
18:59Aucune idée, je ne me rappelle plus.
19:00Donc ça ne vous préoccupe pas.
19:02C'est un peu la terre du président de la République aussi, pas loin d'Amiens.
19:07Est-ce que vous considérez que vous êtes détenteur d'un patrimoine, non seulement industriel, mais culturel et presque artisanal
19:14français ?
19:14C'est un savoir français dont vous êtes fier ?
19:17Bien sûr, Péricou, il faut savoir que dans le Vimeux, 70% de la serrure était fabriquée dans le Vimeux,
19:21ce petit pays industriel.
19:23Où vous avez des décolteurs, des fondeurs, des gens capables de travailler les métaux et de les traiter.
19:27Et c'est toujours vrai aujourd'hui.
19:29Moins, c'est vrai, il y a beaucoup de grands groupes américains, fonds de pension, qui ont racheté des sociétés
19:33comme les nôtres.
19:34Nous, on est encore là, on résiste encore et toujours à l'envahisseur.
19:36Et on est capable de produiter des produits français, fabriqués totalement en France.
19:40Ça peut se visiter ?
19:41Vous êtes le bienvenu, bien sûr.
19:43Si je viens vous voir, il y aura un petit peu de...
19:45Qu'est-ce qu'on boit chez vous ? Il y a de la bonne bière, je suppose.
19:48On peut boire de la bonne bière, mais si on parle d'industrie, vous allez voir des belles usines.
19:53Vous verrez, on inaugure, comme on en a parlé, notre nouvelle usine, puisqu'on a racheté notre voisin cette année.
20:00Donc, on inaugure au mois de septembre, vous êtes invité, vous êtes le bienvenu.
20:04Est-ce qu'il y aura de l'agneau de presse à l'année de la méde somme ?
20:06Ah bah évidemment, il y en aura d'ailleurs ce week-end à la table, puisqu'on fête Pâques.
20:11Et on fête Pâques, et quelques informations m'ont laissé comprendre que vous avez une cave qui n'est pas
20:15dégarnie.
20:16Elle n'est pas dégarnie, tout à fait, elle vous attend.
20:18Je dis tout simplement...
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