- il y a 10 heures
Ce mercredi 1er avril, Guillaume Paul a reçu Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale, Bastien Baron, fondateur de Justae, conseil en gestion de fortune, Valentin Nicaud, membre de la cellule infos d'expert de Bourse Direct, Olivier Janoray, avocat associé à la Cour chez Duroc Partners, Benoit Fernandez-Riou, consultant spécialiste des marchés devises et taux, Guillaume Piens, commissaire général de la foire Art Paris, et Marc Donnadieu, critique d'art commissaire d'exposition indépendant, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir.
00:09Bonjour à toutes et à tous, il est 11h, soyez les bienvenus dans tout pour investir à la télévision, à
00:13la radio, sur internet et puis vous savez vous retrouvez nos podcasts, nos replays sur notre site bfmbusiness.fr.
00:18On va parler de vos placements pendant une heure, on va rester connecté au marché bien sûr parce que vous
00:24l'avez vu sans doute c'est un début de journée euphorique.
00:26On a un CAC 40 qui grappille pas loin de 2%, on va voir tout ça dans le tableau de
00:30bord dans un instant.
00:31Les marchés en pleine forme parce que c'est la déclaration phare de ces dernières heures.
00:36Bien sûr Donald Trump qui annonce que les Etats-Unis vont, je cite, quitter l'Iran d'ici deux ou
00:43trois semaines sans donner plus de détails.
00:46Donald Trump fera un discours à la nation américaine, ça sera à 3h du matin donc la nuit prochaine pour
00:50nous en France.
00:51Le président iranien de son côté a déclaré que Téhéran avait la volonté de mettre fin, je cite, toujours à
00:57la guerre.
00:57Toujours est-il qu'en ce moment où on se parle, les échanges de frappe se poursuivent ces dernières heures,
01:02que ce soit sur Israël, l'Iran, le Yémen, Bahreïn ou encore le Koweït.
01:08En France par ailleurs, il n'y a toujours pas de risque d'approvisionnement dans les stations-service à l
01:13'heure où l'on se parle.
01:14C'est ce qu'a déclaré tout à l'heure Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement.
01:17Moins de 10% des stations sont en rupture totale ou partielle mais, ajoute Maude Bréjon, ce sont souvent des
01:24stations de totale énergie qui, vous savez, ont instauré un plafond sur les prix, ce qui génère une certaine affluence.
01:30Sébastien Lecornu lui a demandé à ses ministres en tout cas d'examiner comment les surplus de recettes fiscales générées
01:35justement par la hausse des prix du carburant,
01:37comment ces surplus pourraient être mobilisés pour électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures.
01:43Il y a d'ailleurs une réunion sur les carburants en cours du côté de Matignon.
01:47Et puis un petit mot de l'actualité des entreprises, il y a du changement chez Alstom.
01:50Le directeur général Henri Poupard-Lafarge quitte ses fonctions ce mercredi après 10 ans.
01:56Il est remplacé par Martin Sion qui arrive lui en provenance d'Ariane Group.
02:01Voilà pour les gros titres ce matin.
02:03Je vous donne un aperçu de ce dont on parlera à partir d'11h30 dans le rubrique patrimoine.
02:08D'abord ce qu'est un véritable serpent de mer en France, on va sans doute en reparler.
02:11Faut-il réformer la fiscalité des donations et des successions ?
02:14On parlera avec l'avocat Olivier Janoray.
02:16On parlera devise avec Benoît Fernandez-Rio.
02:19Vous savez qu'il se passe pas mal de choses autour du dollar à l'heure actuelle.
02:21Et puis on parlera d'art pour terminer parce qu'on est à une petite semaine du début d'Art
02:26Paris édition 2026.
02:28Et on est dans une séquence un petit peu difficile pour l'ensemble du secteur.
02:32Voilà le menu, vous nous envoyez vos questions sur internet évidemment, direct à bfmbusiness.fr
02:36ou par SMS faites 7-3216, vous tapez le mot-clé business et vous mettez votre message bien sûr dans
02:42la foulée.
02:43Tout de suite, le tableau de bord de vos marchés sur BFM.
02:46Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous avec l'Audi A5 A20, disponible en hybride rechargeable.
02:56Tout pour investir, le tableau de bord.
03:01Alors ça se détend un petit peu de partout ce matin, principale explication, vous la voyez, là voilà, le baril
03:07de Brent qui se détend de quelques pourcents depuis ce matin
03:10après les déclarations de Donald Trump.
03:11On est même repassé tout à l'heure sous les 100 dollars, le baril.
03:14Là on remonte un petit peu aux alentours de 102 dollars pour le baril de Brent et ça a fait
03:19beaucoup de bien depuis ce matin.
03:20Vous voyez le WT effectivement qui est juste en dessous des 99 dollars.
03:23Alors ça fait beaucoup de bien du côté de l'Asie ce matin, ces propos de Donald Trump puisqu'on
03:28a rebondi très très nettement.
03:30Vous voyez du côté de Tokyo qui a récupéré 5%, Séoul qui n'apparaît pas sur le tableau, on a
03:36rebondi de 8,5%, quasiment 8,5%.
03:39Puis vous voyez, on a pris un bon bol d'air également sur les marchés chinois.
03:44L'Europe aussi est bien orientée en ce moment, vous voyez l'Eurostox qui s'envole de 2,3%.
03:49Le CAC 40, je vous disais, plus 1,9%. On n'est pas loin, on est revenu pas loin des
03:538 000, 7 965 points.
03:56On progresse un petit peu moins du côté de Londres à 1,7% parce que vous savez que le
04:00marché londonien est davantage exposé aux variations du baril.
04:03Et puis vous voyez, Milan qui s'envole de 3%.
04:06On va regarder rapidement quelles sont les valeurs qui se distinguent à la hausse et à la baisse sur le
04:12CAC 40.
04:12Vous voyez, le secteur bancaire qui bénéficie évidemment de la bonne phase du jour, la générale qui grappille 5,6%,
04:1965,22€.
04:20Puis on progresse, vous voyez, d'un peu plus de 4%, aux alentours de 3,5-4% sur BNP
04:24Paribas et sur le Crédit Agricole.
04:26Le Grand également bien orienté, 137€, on gagne 4%.
04:31Puis on revient un peu sur les valeurs liées à l'industrie, ArcelorMittal notamment.
04:35Les baisses Total Energy qui subissent un petit peu des prises de bénéfices, 45% quand même, on le rappelle
04:39depuis le début d'année.
04:40Pour Total Energy, on repère 2% aujourd'hui, 79,26€.
04:45Et puis on délaisse aussi quelques valeurs défensives au vu des bonnes nouvelles des dernières heures.
04:50Vous voyez, on se dégage légèrement sur Essilor, Danone ou encore Orange.
04:54Un petit mot sur l'obligataire, ça se détend là aussi.
04:57On avait fini à 3,72 hier soir sur le 10 ans français.
05:00Vous voyez, là aussi, petit bol d'oxygène, 3,63.
05:04Puis l'Allemagne qui repasse sous les 3%, 2,96 pour le Bund à 10 ans.
05:08Et puis la parité euro-dollar, on progresse légèrement.
05:10Mais on reparlera de l'euro au dollar, du dollar surtout, parce qu'il se passe pas mal de choses
05:14autour de la devise américaine.
05:15On est à 1,16,04 en ce moment pour 1 euro.
05:19Voilà le tableau de bord, il est presque 11h05.
05:21Voici nos déchiffreurs, comme tous les jours sur BFM Business.
05:25Tout pour investir, le déchiffrage.
05:31Des chiffreurs qui, vous nous racontez qu'il faut avoir les nerfs solides en ce moment pour expliquer jour après
05:38jour ce qui se passe,
05:39les réactions de marché à ses clients.
05:42C'est pas simple, Géraldine Mettifeu est avec nous.
05:44Bonjour Géraldine.
05:45Bonjour Guillaume.
05:45Bienvenue associée Géraldine chez Alter Egal et puis Bastien Baron qui est avec nous.
05:49Bonjour Bastien.
05:49Bonjour Guillaume.
05:51Fondateur de JusteAi.
05:52Comment on gère ces fluctuations de marché ?
05:54Qu'est-ce qu'on explique tous les jours à ses clients, Géraldine ?
05:56Je crois que vous vous embarquez un petit peu dans vos secrets de fabrication du moment là, finalement.
06:01Exactement.
06:02Ce qu'on explique d'abord, c'est que c'est pas complètement une énorme surprise d'avoir des mouvements
06:06de marché assez violents,
06:08même si la cause immédiate qu'on peut identifier comme étant la troisième guerre du Golfe ou la guerre en
06:13Iran,
06:13peu importe comment on l'appelle, ça c'est relativement récent et inédit.
06:17Donc, on a des clients qui sont même assez habitués aux crises récurrentes.
06:20On a eu la guerre en Ukraine, on a eu le Covid, on a eu d'autres problématiques.
06:25Ce qu'il faut dire en ce moment, c'est qu'il faut tenir bon.
06:27C'est-à-dire que quand on a pris une décision, qui est de rester sur les marchés ou de
06:32l'équité,
06:32c'est de tenir cette décision jusqu'au seuil qu'on s'était nous-mêmes fixé.
06:36On avait beaucoup sécurisé nos clients, c'était mis plutôt sur des fonds d'arbitrage obligataires.
06:40Alors certains fonctionnent bien, d'autres fonctionnent un peu moins bien.
06:42C'est un peu l'intérêt de la diversification et d'avoir plusieurs gérants.
06:46C'est-à-dire qu'on n'est pas au casino, on ne va pas tout mettre sur le rouge
06:48en espérant que ça fonctionne.
06:49On est sur une gestion long terme, patrimoniale.
06:52Et les nouvelles donnes de l'inflation sont parfois à l'avantage sur certains de nos arbitrages.
06:57On va y venir après, et certains un peu moins.
07:00Voilà ce qu'on peut dire.
07:01Et pour les clients qui ont souhaité rester, bon, le premier trimestre est très très chahuté,
07:05mais on ne s'en tire pas si mal.
07:07Le début de trimestre depuis ce matin est exceptionnel.
07:10Il est encore temps de pouvoir peut-être faire quelques arbitrages le cas échéant.
07:15Mais on essaye d'avoir une longueur de vue.
07:17Pour les clients qui ont voulu rester, il y en a beaucoup qui sont partis ou pas ?
07:20Il y en a beaucoup.
07:21Oui, nous, notre taux d'exposition sur le portefeuille global en affaire égale,
07:24sans transpariser les fonds, on va être aux alentours des 11-12% d'actions.
07:29Donc, on a beaucoup sécurisé.
07:30Alors, peut-être trop, vous me direz, Guillaume, mais comme je dis souvent,
07:33c'est compliqué de sécuriser trop tard.
07:34Donc, on a fait ce choix-là.
07:36Et l'obligataire délivre quand même un peu de rendement.
07:37Donc, ce n'est pas complètement nul.
07:40Il y en a quelques structurés.
07:41Certains qui fonctionnent très bien, d'autres un peu moins bien.
07:43Donc, on essaie d'équilibrer tout ça.
07:45Mais en tout cas, on est très présent.
07:46On est à l'écoute.
07:47Si je vous demande vos secrets de fabrication, en deux mots, de votre côté, Bastien.
07:51Les sujets, c'est toujours les mêmes.
07:53Qu'est-ce qu'on dit aux clients ?
07:54En fait, on a toujours des approches long terme.
07:56La partie géopolitique, c'est souvent des épiphénomènes, finalement,
07:59qui, sur des durées assez longues, ont assez peu d'impact.
08:01On voit que la partie business reprend ses droits à chaque fois.
08:05On l'a vu avec le Covid.
08:06On l'a vu avec la guerre en Ukraine.
08:08Finalement, les belles sociétés qui ont des fondamentaux,
08:10elles arrivent à passer ces capes-là.
08:13Le sujet, on va dire, les gens réellement qui perdent de l'argent sur le marché d'action,
08:18pour nous, il n'y en a que deux.
08:19Il y a ceux qui ont pris un risque trop important par rapport à ce qu'ils sont capables de
08:23supporter
08:24et qui vont vendre à un moment donné.
08:26Et les autres, c'est ceux qui n'ont pas respecté un certain horizon d'investissement
08:29et qui, potentiellement, ont placé de l'argent sur le marché d'action sur des horizons très courts
08:33et qui sont obligés de céder à un moment donné.
08:35En dehors de ça, les gens qui sont plutôt bien accompagnés.
08:37On est plutôt dans des phases où, nous, on ne sécurise pas forcément.
08:41On a sécurisé un investissement, je ne sécurise plus, là.
08:43Oui, non, mais nous, on n'est pas trop en mode de sécurisé.
08:46En amont, quand les marchés sont hauts, on est plutôt dans un mode où d'essayer,
08:50quand il y a des baisses qui sont assez importantes, qu'on n'a pas forcément vécu, finalement, aujourd'hui.
08:53Elles n'ont pas été très importantes sur le conflit.
08:55Quand on arrive à moins 15, moins 20 %,
08:58finalement, on va renforcer le marché d'action et ressortir.
09:02Si les clients ont au moins 18 mois d'horizon encore devant eux,
09:05on va re-réduire par la suite.
09:07CAC 40 qui a perdu 8,9% sur le mois de mars,
09:10c'est la plus forte baisse mensuelle depuis 6 ans.
09:14Ça ne fait pas les calculs.
09:15En 2026, ça nous ramène aux premières semaines du Covid.
09:20On parle de l'inflation, on va parler de l'inflation dans un instant.
09:22Juste, question, dans la lignée de la première question que je vous posais,
09:24c'est, est-ce que vous expliquez désormais à vos clients,
09:27à moins que ça soit déjà intégré pour eux,
09:28que de toute façon, des crises internationales,
09:30maintenant, c'est devenu la nouvelle normalité ?
09:32Moi, je rejoins à Sébastien.
09:36C'est-à-dire que je ne pense pas que la crise boursière,
09:40elle peut naître d'un événement exogène type le risque géopolitique,
09:45mais il est souvent lié à un cycle de marché aussi.
09:48C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez des marchés
09:49qui ont parfois besoin de souffler,
09:50un bon prétexte, n'importe lequel, fonctionne.
09:52Là, la différence, c'est vrai que ça peut impacter des chaînes,
09:55comme le Covid a pu impacter des chaînes d'approvisionnement,
09:57donc on peut avoir une réalité économique à un moment ou à un autre.
10:00Ça peut impacter également des prix et donc des marges,
10:03et ainsi de suite, et ainsi de suite.
10:04Donc, il peut y avoir des épiphénomènes comme ça
10:07qui ont des impacts durablement.
10:08Mais au global, les crises boursières,
10:10parfois, elles sont assez indépendantes de tout cela.
10:12Ce qu'on peut dire, en tout cas,
10:13c'est qu'il faut rendre des stratégies pour des termes assez longs.
10:16Alors, c'est vrai qu'on peut essayer de ne pas trop bouger.
10:19Nous, on sait que d'expérience,
10:21nos clients ne supportent pas très bien les grosses baisses de 20%.
10:25Rapport à une boîte qui a 21 ans,
10:26maintenant, on a un peu l'habitude.
10:27Ça s'entend.
10:28Moi, j'aurais dit, en 24 mois,
10:30on a toujours une recovery, on peut rester.
10:31Mais comme ce n'est pas forcément ce que les gens veulent subir,
10:34ce que je peux comprendre,
10:35on préfère sécuriser et pouvoir revenir.
10:37Le problème de pouvoir revenir,
10:39c'est qu'il faut qu'on ait cette...
10:40C'est-à-dire que sur quelque chose comme le Covid,
10:43ce n'est pas très compliqué.
10:44Parce qu'on a eu deux grandes phases où on pouvait revenir.
10:46C'est-à-dire qu'avril, juste après les premiers confinements,
10:50et puis septembre étaient des périodes assez faciles pour revenir.
10:52On avait des temps assez lourds pour pouvoir réinvestir.
10:54Parfois, sur certaines crises, c'est plus violent, plus court.
10:57Et si on regarde ce qui s'est passé sur les tout petits effets génènes
10:59de ce fameux Libération Day de notre ami Donald Trump,
11:03c'était très court.
11:04C'était extrêmement court, extrêmement violent.
11:06Sur 15 jours, quand on est sur des contrats d'assurance vie,
11:08même si on est avec des clients en compte petit,
11:10sur des OPC, etc.
11:11Ce n'est pas notre rôle d'être en intra-trading,
11:13donc c'est plus compliqué.
11:14C'est pour ça qu'il faut tenir assez longuement.
11:17Nouvelle normalité, voilà.
11:20Sachez-le, il y aura une crise tous les ans maintenant.
11:22On ne dit pas tous les ans,
11:24mais historiquement, c'était tous les 3-4 ans,
11:25il se passait quelque chose.
11:26Il y avait une baisse de l'ordre de 15 à 20 %,
11:28donc d'au moins 15 à 20 %.
11:29C'est effectivement une normalité.
11:31Quand on explique aux clients qu'on va,
11:32au tout début, quand nous on fait une allocation stratégique,
11:34qu'on leur explique qu'il va y avoir cette volatilité-là.
11:36C'est vrai que sur la partie actif privé,
11:39qui s'est énormément développée,
11:40on la voit moins,
11:41parce que naturellement,
11:42on ne s'est pas cotée quotidiennement.
11:44C'est juste qu'on ne la cote pas.
11:46Et après, derrière,
11:48les clients, ils l'entendent,
11:49ils sont un petit peu habitués.
11:51Il faut comprendre aussi,
11:52je pense que c'est vraiment la géopolitique.
11:53On était dans un monde qui était ultra mondialisé,
11:55donc finalement, il y avait peut-être moins de tensions
11:58entre les pays,
11:59surtout sur la partie économique.
12:00Depuis qu'on a un peu un phénomène inverse,
12:03où chacun essaye d'être autosuffisant, etc.,
12:05sur certaines zones,
12:06il y a forcément des tensions qui sont accrues.
12:08Et on le voit maintenant.
12:10On n'aurait pas imaginé
12:11qu'on pourrait avoir des tensions comme ça
12:13avec les États-Unis.
12:13Il y a encore 10-15 ans.
12:15Il faut désormais l'intégrer.
12:17Bien.
12:17Alors, un des sujets du moment, évidemment,
12:19on a vu encore les chiffres qui sont tombés hier,
12:20c'est l'inflation qui revient dans la zone euro.
12:23Enfin, qui revient à des niveaux
12:25qu'on n'avait pas vus depuis un certain temps.
12:27Donc, 1,7% en France fin avril,
12:302,5% en mars au niveau de la zone euro.
12:34Comment vous l'avez accueilli, ce chiffre ?
12:36Bon, d'abord, on va voir,
12:38on connaît l'expression d'une hirondelle
12:39qui ne fait pas le printemps.
12:40Donc, on va voir si ça fonctionne vraiment dans le temps ou pas.
12:45Parce qu'il y a un effet sur le prix de l'énergie
12:48qui a quand même explosé sur les trois dernières semaines.
12:50Et on voit bien la volatilité autour du baril de pétrole
12:52que vous commentez régulièrement.
12:54Bon, on va voir si ça tient.
12:55Mais effectivement, sans surprise,
12:57cette inflation de 1,7% en France,
12:58elle est beaucoup liée au prix de l'énergie.
13:01Là, un peu sur les prix de l'alimentaire.
13:04De l'alimentaire aussi.
13:05Et là où certains produits manufacturiers
13:07ou certains services ont beaucoup moins participé à la hausse.
13:09Donc, on va voir si tout ça est très conjoncturel ou très pérenne.
13:14Si le conflit dure, ce sera forcément un peu plus pérenne.
13:17Si le conflit ne dure pas trop,
13:18alors j'essaye de lire un peu et d'écouter ce que dit Donald Trump
13:21quotidiennement, il me donne un peu le vertige.
13:22Donc, j'ai un peu du mal à savoir exactement la direction précise.
13:26Je ne sais pas si c'est demain ou dans trois semaines.
13:28Mais s'il dure, cette inflation, ça restera.
13:31Mais 1,7%, la cible BCEC2.
13:34Donc, même si on est à 2,4 ou 2,5,
13:36comme Christiana Gard l'anticipait, je crois,
13:38aux alentours du 18 mars,
13:40on est un peu dans les nouvelles prévisions.
13:42C'est là où, moi, je pense que les taux sont très élevés
13:43par rapport aux prévisions.
13:44J'ai l'impression qu'ils surjouent un peu.
13:46Les taux court terme, notamment, je pense à le rebord.
13:48Ce n'est pas seulement.
13:49Je trouve que ça surjoue beaucoup ce qui se passe en ce moment.
13:51Là, ce n'est pas tant le niveau d'1,7%.
13:53Effectivement, vous le dites, on est en dessous de la cible BCEC à 2%.
13:55Ce n'est pas tant le niveau que la hausse sur un mois.
13:58On était à 0,9 fin février.
14:00On passe à 1,7%.
14:01C'est ça, un petit peu, qui a refroidi les ardeurs de tout le monde hier.
14:03Non, mais ça, je peux l'entendre.
14:04Mais on ne peut pas non plus le considérer.
14:06C'est une surprise, j'imagine.
14:07Bien sûr.
14:08Parce que personne n'est surpris.
14:09On va voir comment ça va durer, comment ça va fonctionner.
14:12Il y a l'Union européenne qui s'est réunie
14:14pour avoir une réponse qu'on espère coordonnée.
14:17Mais au fond, face à cela, il n'y a pas non plus 50 options.
14:21Bastien, comment vous regardez ces chiffres ?
14:24On l'a plutôt accueilli bien.
14:26Ça a été plutôt bien accueilli.
14:27En fait, les chiffres sont quand même assez faibles.
14:29On est toujours à 1,7%.
14:30Donc, ce n'est pas vraiment un sujet.
14:31Au niveau de l'Europe, quand on décompose un petit peu
14:33comment est faite l'inflation,
14:35on remarque finalement l'inflation sous-jacente.
14:37Donc, c'est hors énergie alimentaire.
14:39C'est quand même les tendances les plus volatiles en même temps actuellement.
14:41Absolument.
14:42Elle a baissé sur un mois.
14:43C'est vrai.
14:44Donc, on est passé de 2,40 en février à 2,30.
14:48Donc, la tendance, elle est assez lisible.
14:51Je pense que le vrai sujet, c'est l'énergie.
14:52Je pense que c'est des bonnes choses, en fait,
14:53qu'on ait ce genre de choc aussi en Europe
14:55parce que sinon, on n'est pas capable de prendre certaines décisions.
14:58On disait déjà ça avec 4-5 ans.
15:00Oui, mais on est en 2022.
15:02On n'a pas tiré les enseignements,
15:04notamment de la dépendance au gaz.
15:06Là, je pense qu'il commence à y avoir quand même
15:08certains sujets qui commencent à intervenir
15:10sur les un ou deux derniers mois.
15:11On voit quand même qu'il y a Emmanuel Macron qui relance le sujet sur le nucléaire civil.
15:15Il y a quand même Ursula von der Leyen qui a fait son bea culpa
15:19en disant que potentiellement, on avait sûrement fait une erreur stratégique
15:22de se retirer de ces sujets-là.
15:25Donc, je pense qu'on est en train d'avancer
15:26et finalement que l'Europe, tant qu'il ne se passe pas ce genre de choc,
15:30elle n'est pas capable de le faire.
15:31Donc, c'est peut-être une bonne chose pour la suite.
15:35On avance un peu en ordre dispersant.
15:36Non, vous n'avez pas l'air convaincée.
15:37Si, si, j'adorerais que l'Europe ait de la mémoire
15:41mais j'ai eu le sentiment d'avoir eu cette conversation en 2020
15:43quand la démondialisation commence à s'opérer
15:45en dehors de volonté politique,
15:48juste par nécessité.
15:51On avait l'envie d'être indépendant, d'être autonome,
15:54de machin, etc.
15:55de plus dépendre.
15:56Il arrive 22.
15:57Du coup, on rouvre les vannes à tout
15:58parce que finalement, on n'a plus l'énergie pas chère.
16:00Et donc, j'ai l'impression que, par choc successif,
16:03on n'a pas cette ligne droite que nous, on plaide auprès de nos clients.
16:06Et j'ai l'impression que cette ligne directrice, elle existe moi.
16:09J'espère que ce choc-là servira réellement de leçon à l'Europe.
16:12Par exemple, on peut être indépendant.
16:13Je vous rappelle que la France est exportatrice d'électricité.
16:16Oui, exportatrice nette, oui.
16:17En 2025, oui.
16:18En 2025, oui.
16:18En 2025, on peut le faire.
16:20On a les moyens en Europe de le faire.
16:22Donc, je pense qu'il faut y aller.
16:24Moi, je pense qu'il y a un double sujet.
16:26Il y a le sujet, on va dire, géopolitique.
16:27Donc, on le voit, en fait, sur la partie énergie aujourd'hui.
16:30On l'a vu il y a quatre ans déjà avec le sujet, avec la Russie.
16:34On le voit avec, finalement, les US qui sont très bien positionnés
16:36pour exporter leur GNL aussi.
16:38Et de l'autre côté, il y a tous les sujets IA, en fait,
16:40qui demandent énormément d'énergie sur lesquels on est en retard.
16:43Donc là, on est un peu sur un sujet un peu coup près
16:45où, finalement, il y a une doublette de facteurs
16:48qui vont tous dans le même sens.
16:49Et on se dit, en fait, il n'y a pas le choix.
16:50Si on ne fait rien, ça ne fonctionnera pas.
16:52Là, je crois qu'Emmanuel Macron qui est au Japon.
16:55Il est au Japon.
16:55Il est au Japon.
16:56Pour les sujets, justement, aussi.
16:58Il doit aborder ces sujets un peu nucléaires
16:59qui sont en train d'être relancés.
17:01Absolument.
17:01Après, ils ont un mauvais souvenir, les Japonais.
17:03Oui, justement, c'est en train de repartir quand même.
17:05Oui, ça repart toussement.
17:06Mais ça repart du côté du jeu.
17:07Non, mais je peux comprendre qu'après un choc,
17:09ils sont moins chocs.
17:10Oui, mais ça fait 15 ans déjà.
17:11Et pourtant, ça repart au Japon.
17:12Ça repart.
17:12En fait, tout simplement, c'est qu'il n'y a pas le choix.
17:14Il n'y a pas le choix.
17:14C'est en train d'être en train d'être factuel.
17:15C'est le retour en grâce du nucléaire.
17:17Bon, donc, en conclusion.
17:18Et puis après, Bastien veut quand même parler un peu de tech.
17:19Je lui ai dit, il faut parler un petit peu d'autres choses
17:21que de l'inflation.
17:22On va parler un peu de tech.
17:23Donc, la ligne directrice à vos clients,
17:25c'est on tient le cap pour l'instant.
17:26Moi, oui.
17:27Oui, c'est on tient le cap.
17:28Et on attendait potentiellement des baisses plus importantes
17:30pour renforcer.
17:31Très bien.
17:32Exactement.
17:32On est là-dessus.
17:33On est là-dessus.
17:33Voilà pour la règle définie.
17:34Bastien, vous voulez me dire un petit mot de tech quand même.
17:36Vous avez raison.
17:37Il faut parler un petit peu de ce qui se passe à côté.
17:40Levé de fonds de Mistral,
17:42Mistral, 830 millions d'euros en dette
17:45pour acheter des puces NVIDIA.
17:46Ça, ça vous a marqué ce compte-là ?
17:48Oui, ça, c'est intéressant.
17:49C'est la première fois déjà qu'il lève de la dette, Mistral.
17:51C'est quand même...
17:52Je pense qu'il y a deux sujets qui sont assez intéressants.
17:54C'est d'une part, on voit qu'ils sont très bien positionnés
17:56sur le sujet, évidemment.
17:58Et l'autre, en plus, c'est pour faire quelque chose en France.
18:00Ces puces, elles sont pour une ville
18:02qui a à peu près 12 kilomètres de Paris,
18:04dont j'ai oublié le nom.
18:05Brouillère, je ne sais pas quoi.
18:06Exactement.
18:06Brouillère, exactement.
18:07Le Châtel ?
18:09Tu es une ville très connue, là, toi.
18:11Oui, donc qui va, exactement.
18:13Donc, c'est pour acheter, je crois, 13 000 puces,
18:1413 000 puces NVIDIA, etc.
18:17C'est intéressant, parce que potentiellement,
18:18c'était aussi le collatéral du prêt.
18:21Donc là, on voit qu'une puce NVIDIA
18:22a quand même un pouvoir assez important.
18:24Il y a déjà, aux USA, ça existe déjà.
18:26Il y a déjà ce genre de...
18:28Les gros acteurs qui font de l'infra-IA
18:31mettent déjà en collatéral ce genre de...
18:33Enfin, les puces, etc.
18:34Donc là, c'est intéressant.
18:35Et puis, il y avait d'autres annonces
18:36qui sont passées aussi ces derniers temps
18:38que je trouvais intéressantes.
18:39C'était plus par rapport à l'immobilier
18:41en règle générale.
18:42Quand on voit...
18:43On sait que souvent, c'est quand même
18:44les US qui drivent
18:46et qui sont généralement en avance sur nous.
18:48En tout cas, pas en retard.
18:49On est plutôt en retard.
18:51Et là, sur les dernières semaines,
18:52il y a quand même Amazon
18:53qui a annoncé 200 milliards d'investissements
18:54dans l'IA.
18:55Bon, ça, c'est classique.
18:57Qu'ils allaient supprimer 49 000 postes.
18:59Assez classique aussi, finalement,
19:00on va dire, dans le milieu.
19:02Mais surtout qu'ils allaient,
19:03d'ici la fin de l'année,
19:05abandonner 1,3 million de mètres carrés
19:07de bureaux dans le monde.
19:08Et ça, je trouvais ça important.
19:09On a une petite idée,
19:10une idée qui était indiquée.
19:12Ça représente à peu près
19:1225 tours Montparnasse.
19:1425 tours Montparnasse !
19:15Donc, ça représente quand même
19:16des montants importants.
19:17Et on pouvait se dire,
19:19là, il y a Microsoft,
19:19pareil, qui a un gros campus
19:20à Rennes-Monde.
19:22Ils ont gelé, on va dire,
19:25la construction des 5 derniers bâtiments
19:26pour les bureaux.
19:28Donc, on commence à avoir
19:28une certaine tendance
19:29qui est en train de se mettre en place.
19:31Je précise quand même,
19:32on en parlait un peu en off tout à l'heure,
19:33que pour le prime,
19:34on est un peu moins inquiet.
19:35Je voyais Amazon,
19:36dans le même temps,
19:37qu'annonçait finalement
19:38qu'ils augmentaient la taille
19:39de leur bureau à Washington
19:40et à Manhattan.
19:41Donc, on voit qu'il y a quand même
19:42un sujet peut-être prime
19:43qui devrait continuer
19:44à bien se positionner.
19:46Mais je n'ai pas l'impression
19:47que dans le secteur
19:48de tout ce qui est CPI,
19:50etc., notamment,
19:51nous, on n'en propose pas
19:51à nos clients,
19:52mais qu'on en parle beaucoup
19:54en France et en Europe
19:55de manière générale.
19:56Alors que je pense
19:57que c'est un vrai sujet
19:58et que c'est en train d'arriver
19:59petit à petit ici, en Europe.
20:01Géraldine ?
20:02C'est la jeunesse
20:03qui parle, Bastien,
20:03parce qu'en réalité,
20:05les CPI,
20:06pour les plus anciens,
20:07ont quand même connu
20:07une bienfait bastonnée,
20:09si tu veux,
20:10justement en 1922.
20:11Alors, c'est à la suite
20:12de Covid, etc.
20:13Mais les baisses de prix,
20:14par exemple,
20:15à Prignan Reim,
20:16par exemple,
20:16à la française,
20:17par exemple, à Mundi,
20:18par exemple, à des clients
20:19et que je ne leur avais pas vendus.
20:20C'est un héritage,
20:21ce n'est pas le nôtre,
20:22de parcs dont ils ne peuvent plus
20:24se départir
20:25parce qu'on organise
20:26des fonds de retrait,
20:27etc.
20:27Donc, non, c'est déjà
20:28à mener d'intégrer.
20:30Après, il y a des CPI récents
20:31de jeunes qui fonctionnent mieux,
20:32qui ne sont plus liquides,
20:33qui n'avaient pas trop collecté,
20:35qui n'étaient pas oubliés
20:35d'acheter tout
20:35et n'importe quoi
20:36à n'importe quel prix.
20:38Et après,
20:38un peu en charge du CGT
20:40de faire attention
20:40d'acheter plutôt
20:41sur les métropoles,
20:42plutôt du Prime,
20:43comme tu pouvais l'indiquer.
20:45Après, moi,
20:45je ne suis pas complètement
20:46d'accord avec toi.
20:46Je ne pense pas
20:47qu'on puisse se confondre
20:47parce qu'à l'inverse,
20:49Jimmy Diamond
20:50ne fait qu'annoncer partout
20:51dès qu'il a un déplacement
20:51et qu'il croise quelqu'un
20:52que c'est le retour au bureau,
20:54c'est la fin du télétravail.
20:55Donc, il y a des points...
20:56Alors, il va peut-être
20:57un peu en contradiction
20:57avec le problème
20:58de se déplacer
20:58avec le prix d'énergie,
20:59mais globalement,
21:00et quand tu es chef d'entreprise,
21:02le télétravail,
21:03on sent que c'est un peu
21:03la fin de l'ère du télétravail.
21:05Donc, je suis partagé.
21:06Maintenant, oui,
21:07il est certain que...
21:09Je ne suis pas sûr
21:09que tout le monde ait envie
21:09de revivre à la défense
21:11ou ainsi de suite.
21:12C'est mon droit de réponse.
21:13Oui, bien sûr.
21:15Alors, pour la fin du télétravail,
21:16je pense que c'est ton âge
21:17parce que je pense
21:18que ma génération,
21:18elle ne reviendra jamais
21:19à 100% au bureau.
21:21Quand tu auras 15% de chômage
21:22dont tu me parlais,
21:22je peux t'assurer
21:23qu'il ira au bureau
21:23quand on lui demande.
21:25Mais forcément.
21:26Oui, mais je pense...
21:27Du coup, ça revient un peu
21:28sur le sujet.
21:28On ne va pas en parler,
21:29mais le sujet de l'inflation,
21:30je pense que l'inflation
21:30ne sera pas un sujet
21:31dans quelques années
21:31parce que finalement,
21:32moi, j'en parlais,
21:33je pense qu'il y aura
21:34énormément de chômage
21:34dans les années qui viennent.
21:35Quand on commencera
21:36à rationner le carburant
21:38comme certains pays asiatiques,
21:39vous avez vu,
21:40comment ça va payer.
21:41Réinstaure du télétravail
21:42au moins pour les fonctionnaires
21:43et dans les entreprises privées
21:44quand c'est possible.
21:45Oui, effectivement,
21:46c'est un sujet
21:46qui a peut-être une guerre.
21:47Oui, complètement.
21:48Le télétravail,
21:48ce n'est pas forcément
21:49le sujet numéro un.
21:50Je pense qu'en fait,
21:50tout simplement,
21:51il va y avoir moins de personnes
21:52qui vont être salariées.
21:53Donc, il y aura besoin
21:53de moins de bureaux
21:54dans le futur.
21:55Et donc, naturellement,
21:56la valeur des bureaux aujourd'hui,
21:58dans le secteur prime,
21:59je pense que tout le monde,
22:00et on le voit à Paris
22:01dans le triangle d'or,
22:02entre guillemets,
22:03les prix ne baissent pas du tout.
22:04Même à la défense.
22:06La défense, c'est un peu différent
22:07parce qu'il y a beaucoup d'écoles
22:09qui ont pris les carriens.
22:10Mais le secteur prime à Paris,
22:12autour de Saint-Lazare,
22:13etc.,
22:13ça a vraiment changé.
22:14C'est-à-dire que les prix
22:15sont plutôt toujours à la hausse,
22:16que ce soit à l'achat
22:17ou que ce soit en location.
22:19Et par contre,
22:20on voit qu'autour,
22:22il y a une vraie différence.
22:23C'est-à-dire que les prix
22:24ont largement baissé
22:25dans certains endroits.
22:26Et nous, on regardait
22:26pour avoir des bureaux plus grands,
22:28on nous propose des bureaux.
22:29Il faut s'excentrer un petit peu.
22:31Mais même, il y a des endroits
22:32où on nous dit
22:32pendant six mois,
22:33vous ne payez rien
22:33à part les charges.
22:34Parce qu'il faut vendre.
22:36Il faut trouver.
22:36Il faut louer.
22:37Il faut louer.
22:38Il n'y a personne
22:38qui est intéressé.
22:39Après, je pense que
22:40la pyramide des âges
22:40fera le reste aussi.
22:44Globalement, la réalité,
22:45c'est que peut-être
22:46qu'on n'aura peut-être pas
22:47autant le chômage
22:47qu'on imagine
22:48avec la pyramide des âges.
22:48Je ne sais pas.
22:49Mais le retour au bureau,
22:50peut-être pas tous les bureaux,
22:52je pense que ça fait quand même sens.
22:53Mais on verra
22:53puisque l'avenir
22:54nous donnera raison
22:54à l'un ou l'autre.
22:55Time will tell,
22:56comme on dit.
22:57Tiens, puisqu'il nous reste
22:57quelques secondes
22:58et que vous parliez
22:58des valeurs de la tech,
22:59est-ce que vous dites
22:59le petit trou d'air
23:00qu'on a connu
23:01sur le mois de mars,
23:02notamment sur les indices américains,
23:04ça a peut-être été propice
23:05pour dégonfler un petit peu
23:07la bulle de l'IA
23:08sur les marchés ?
23:08Est-ce que pour vous,
23:09c'était l'événement
23:10qu'il fallait,
23:11qui allait bien ?
23:11C'est une bonne question.
23:13C'est une bonne question.
23:14Ou pas.
23:15Il n'est pas si simple à répondre.
23:15Je pense qu'il y avait
23:16différentes annonces
23:17en dehors de ça.
23:18Je pense à TurboQuant
23:18avec Alphabet
23:19qui a annoncé
23:20qu'en gros,
23:21il allait sortir des puces
23:21qui allaient être,
23:24pour faire simple,
23:24qu'il allait consommer
23:25six fois moins,
23:26pour avoir la même puissance
23:27en termes de calcul.
23:29Et tout ça,
23:30c'est en train d'arriver
23:30assez vite.
23:31Et finalement,
23:31il y a beaucoup de changements.
23:32Et on voit qu'NVIDIA
23:33est extrêmement bien valorisé.
23:35Mais ce qui est logique
23:36aujourd'hui,
23:37par rapport au carnet de commandes
23:38qui est complètement plein,
23:39ils sont full.
23:39Et si aujourd'hui,
23:40vous voulez avoir des puces NVIDIA,
23:41on vous dit,
23:41il va falloir attendre
23:42au moins au mieux
23:43fin d'année prochaine.
23:45Donc, c'est assez logique.
23:46Mais on peut estimer
23:47qu'il y avait peut-être
23:48effectivement une bulle.
23:48Tout le monde le savait.
23:50Est-ce qu'elle est en train
23:50d'éclater ou pas
23:51ou de se dégonfler progressivement ?
23:53Ça, c'est un autre sujet.
23:53Mais je pense qu'il y a
23:54des nouveaux acteurs
23:54qui sont en train
23:55de se positionner
23:55qui étaient moins visibles
23:57que NVIDIA, par exemple.
23:58Par la force des choses,
23:59on ne parle plus de la bulle
24:00de l'IA depuis un mois,
24:01forcément.
24:02On en parlerait
24:04à un moment donné.
24:04Auprès de la consommation,
24:05de l'énergie
24:06ou de l'approvisionnement.
24:08C'est pour ça
24:08qu'à mon avis,
24:09il y a peut-être un enjeu.
24:10C'est là où le business
24:11et la géopolitique
24:12vont se télescoper.
24:13Et c'est pour ça
24:13que je pense que le business
24:14l'emportera sur la géopolitique.
24:16Voilà, en tout cas,
24:16nous en sommes.
24:17On tient le cap.
24:17C'est votre message,
24:18en tout cas, ce matin
24:19et on l'a bien compris.
24:20Merci à tous les deux
24:21d'être venus aujourd'hui.
24:22Géraldine Métifeux,
24:24associée gérante
24:24chez Alter Egal
24:25et puis Bastien Baron,
24:26fondateur de Justey.
24:28Merci à tous les deux.
24:29Merci.
24:29A très vite.
24:30Avec plaisir sur BFM Business.
24:32Il est 11h25.
24:33On va se reconnecter au marché.
24:35C'est l'heure de l'arbitrage.
24:38Tout pour investir.
24:40Arbitrage.
24:42Voilà, avec un CAC 40,
24:43on va le voir,
24:44qui a réduit un petit peu
24:46son avance, là, quand même.
24:48Puisqu'on ne gagne plus
24:48qu'1,3, 1,4%.
24:50On va voir ça dans quelques secondes.
24:52Voilà, le CAC 40.
24:53Plus un 36%.
24:54On a gagné jusqu'à 2%.
24:55Puis là, ça se cale un petit peu.
24:577 923 points.
24:58On est avec Valentin Niko
25:00qui est avec nous au téléphone.
25:02Bonjour Valentin.
25:03Merci d'être avec nous,
25:04membre de la cellule
25:04d'Info Expert de Bourse Direct.
25:06On était bien partis, là,
25:07et puis on perd un petit peu
25:07de l'altitude,
25:08même si on reste largement
25:09dans le vert.
25:10Comment vous regardez
25:11les niveaux actuels, vous, Valentin ?
25:13Oui, on suit la très belle clôture
25:15américaine d'hier soir.
25:16On a clairement une détente du risque.
25:18En tout cas,
25:19on le voit sur plusieurs éléments.
25:20On a un marché
25:21qui est en train de pricer
25:23progressivement
25:24un arrangement du conflit.
25:25avec la déclaration
25:28du président iranien
25:30et puis un éventuel retrait
25:33des États-Unis.
25:34C'est vrai que ça nous enlèverait
25:36quelques incertitudes
25:37et inquiétudes surtout.
25:38Donc, c'est un peu normal
25:39qu'on commence
25:41à voir de l'avant
25:42et plutôt positivement.
25:44Donc, forcément,
25:45baisse du VIX,
25:47baisse du 10 ans américain.
25:49Voilà, le pétrole reflue un petit peu.
25:51Donc, c'est une bonne nouvelle.
25:51Et l'euro se reprend contre le dollar.
25:53Donc, on a tous les signaux au vert
25:55en plus du marché actions.
25:57Et on passe...
25:58Enfin, ce matin,
25:59on cassait,
25:59comme vous l'avez dit,
26:00on n'était pas loin des plus 2.
26:01On cassait les 8000 points.
26:03Donc, techniquement,
26:04nous, on était très satisfaits.
26:06On commence même
26:08à être moins couverts
26:09sur le marché,
26:10à avoir des stratégies
26:11de couverture un peu moins fortes,
26:13même quasiment nulles,
26:14pour être honnête.
26:15Donc, techniquement,
26:17c'est très propre.
26:18Et on espère,
26:20voilà, comme premier objectif,
26:21rejoindre, si vous voulez,
26:22les 8250 plus ou moins rapidement.
26:25Bien entendu,
26:26ça dépendra des éléments
26:27qu'on vient d'évoquer.
26:28C'est-à-dire qu'il va falloir
26:28peut-être que le pétrole,
26:30voilà,
26:30ça s'y ait une détente
26:31un peu plus marquée.
26:33Et si on rejoint les 8250,
26:35techniquement, si vous voulez,
26:36on rejoindrait un canal haussier
26:37de long terme.
26:38Donc, ce qui donnerait
26:39énormément de garanties
26:41au marché
26:42pour éventuellement revoir
26:43les plus hauts par la suite.
26:44Même si, voilà,
26:45on va attendre que les paramètres
26:46s'améliorent progressivement.
26:48mais, voilà,
26:50une hausse de l'indice
26:51sur le court terme
26:53paraît largement faisable.
26:54En tout cas,
26:54c'est ce qu'on anticipe, nous.
26:56Et comment est-ce qu'on profite,
26:57alors,
26:58de cette configuration
26:59de rebond, Valentin ?
27:01Alors,
27:01pour en profiter,
27:03nous, on estime que,
27:04forcément,
27:05on l'est peut-être laissé de côté
27:07les dossiers
27:07qui ont très bien fonctionné
27:08ou du moins qui ont résisté
27:09pendant ce conflit.
27:12Donc,
27:13tout ce qui est énergie,
27:14par exemple,
27:16et peut-être se tourner
27:16sur ce qui a été
27:18le plus corrigé,
27:20surtout peut-être
27:21d'un point de vue fondamental
27:22pas forcément justifié.
27:24Donc, nous,
27:25on suit particulièrement
27:25le luxe.
27:27On a Saint-Gobain
27:28comme dossier aussi
27:29qu'on regarde particulièrement
27:31et Hervus.
27:33Ça, c'est ce qui nous paraît
27:34être, voilà,
27:34en cas de rebond de l'indice,
27:36si on tient cette zone
27:38des 7958 000 points
27:42pendant quelques temps,
27:43je pense que ces dossiers-là,
27:44si on remonte
27:45vers les fameux 8250,
27:47on en aura besoin,
27:49en tout cas,
27:49pour aller sur ces niveaux-là.
27:51Ça, c'est une certitude.
27:52Et on pense que ce sera
27:53ces dossiers
27:54qui seront particulièrement recherchés.
27:55Oui, ce sont ces dossiers,
27:56effectivement,
27:57qui ont beaucoup souffert.
27:57On parle de l'Airbus
27:58avec l'Arient,
27:59secteur du tourisme,
28:00ce sont tous ces secteurs.
28:01Il y a une bonne reprise
28:02du secteur bancaire aujourd'hui,
28:03vous l'avez remarqué aussi.
28:05Oui, absolument.
28:05Absolument, absolument.
28:07On l'a notifié aussi,
28:08mais c'est vrai que d'un peu près,
28:10nous, on l'a lié
28:10à l'analyse technique
28:11et on ressentait
28:11un peu plus de potentiel
28:14dans les dossiers
28:15que je vous ai cités,
28:16même si ça reste très solide
28:18aussi côté bancaire.
28:20Oui, pour le pétrole,
28:21alors le pétrole,
28:22on le regarde aussi,
28:22évidemment.
28:23On est repassé ce matin
28:25temporairement sur les 100 dollars.
28:26On continue de graviter
28:27autour des 100 dollars
28:27le baril, Valentin,
28:28à l'heure actuelle, quand même.
28:29Oui, exact, exact.
28:30Donc nous, on espère,
28:33pour atteindre au niveau
28:34du marché actions
28:35les niveaux dont on a parlé,
28:37qu'on reflira,
28:40on l'espère rapidement,
28:43vers 85, 80 dollars.
28:46Et voilà,
28:47pour nous,
28:48ce serait,
28:49en tout cas,
28:49si on estime,
28:50on regarde les corrections
28:51qu'il y a eu de marché
28:52en fonction des niveaux
28:54sur le pétrole,
28:55si on arrivait sur ce point-là,
28:56ça marquerait clairement
28:58un marché qui commence
29:00réellement à être plus positif
29:02et d'un point de vue
29:04corrélation avec le marché actions,
29:06on pense que ce serait
29:07un très bon point.
29:08Donc on l'espère,
29:10on l'espère avant la fin de semaine
29:12ou début de semaine prochaine
29:14avec,
29:14bon,
29:14ça dépendra bien entendu
29:15du news flow,
29:16mais on l'espère.
29:18On l'espère,
29:19merci beaucoup Valentin,
29:20Valentin Nico,
29:20membre de la cellule
29:21Info d'Experts de Bourse Direct,
29:22le CAC 40 qui repasse dans le vert,
29:24qui reste dans le vert,
29:25mais avec un petit peu
29:26moins d'amplitude que tout à l'heure
29:27puisqu'on grappille 1,4%,
29:29on est aux alentours
29:30des 7 923 points
29:32après ses déclarations
29:33de Donald Trump.
29:33Donc il nous dit que
29:34l'Amérique va se retirer d'Iran
29:36d'ici deux à trois semaines
29:38sans plus de précision,
29:39sans donner plus de détails,
29:40notamment sur l'évolution
29:40de la situation à prévoir
29:42éventuellement du côté
29:43du détroit d'Ormou,
29:43ça reste un grand mystère,
29:45évidemment.
29:45Alors les marchés achètent apparemment
29:48cette déclaration de Donald Trump.
29:49Qui sait si le retrait américain
29:51sera source de bonnes
29:52ou de mauvaises nouvelles ?
29:52Ça pour l'instant,
29:53on ne le sait pas.
29:54On verra en tout cas
29:55ce qu'en disent les marchés
29:56qui pour l'instant
29:56accueillent favorablement
29:57ces déclarations.
29:59On fait une petite pause,
30:00il est 11h30 sur BFM Business,
30:02puis on revient dans un instant,
30:03on parle de votre patrimoine
30:04avec pas mal de questions
30:05d'ici midi.
30:06D'abord ce dossier
30:07de la fiscalité
30:08des donations et successions.
30:10On va le relancer
30:10dans un instant
30:11avec l'avocat Olivier Janoray.
30:13On parlera des devises
30:14avec Benoît Fernandez-Riou.
30:16Il se passe pas mal de choses
30:17sur le dollar.
30:17Et puis on parlait
30:18un petit peu d'art quand même.
30:20On est à une semaine
30:20d'Art Paris,
30:21édition 2026
30:22du côté du Grand Palais
30:23avec un secteur
30:24qui est quand même
30:24un petit peu en souffrance
30:25en ce moment.
30:26Et ça n'est pas nouveau malheureusement.
30:28Tout ça jusqu'à midi
30:29dans Tout pour investir
30:30sur BFM Business.
30:31A tout de suite.
30:34Tout pour investir
30:36La boîte à outils
30:38La boîte à outils
30:3911h33
30:40sur BFM Business.
30:41Alors on va parler
30:42d'un sujet
30:42qui déchaîne les passions
30:43qui est un véritable serpent de mer
30:45dont on se dit à chaque fois
30:46est-ce que ça sera un sujet
30:47de la prochaine campagne présidentielle
30:48ou pas ?
30:49Ça on le saura
30:50dans quelques semaines
30:51quelques mois.
30:52La fiscalité
30:53des donations
30:54et des successions en France.
30:56Vrai serpent de mer.
30:57On va en parler
30:57avec Maître Olivier Janoray
30:58qui est avec nous.
30:59Bonjour Olivier.
30:59Merci d'être avec nous
31:00avocat à la cour associée
31:01du ROC Partners.
31:03Faut-il réformer
31:03la fiscalité des donations
31:05et successions en France ?
31:07On rappelle qu'on a
31:07une des fiscalités
31:08les plus élevées
31:08sur la succession.
31:09Ça peut aller jusqu'à 45%.
31:11Faut-il rouvrir le dossier
31:12déjà pour vous Olivier ?
31:13Alors je pense que la question
31:14n'est pas fautine
31:15mais comment on va la réformer ?
31:17Parce que
31:18quand on a un petit retour
31:19La question n'est pas
31:19de savoir s'il faut le faire
31:20mais il faut le faire.
31:21Il faut le faire.
31:22On est obligé de le faire aujourd'hui.
31:23Un petit retour en arrière.
31:25On cumule aujourd'hui
31:26sur la table
31:26des rapports d'économistes
31:28des ouvrages de philosophes
31:29des rapports de la commission
31:31des finances
31:31de l'Assemblée nationale
31:32de la Cour des comptes
31:33du Conseil des prélèvements obligatoires
31:35ça n'arrête pas
31:36et tout se pointe du doigt
31:37un problème structurel
31:39sur notre fiscalité
31:40des donations
31:40et des successions.
31:41Donc oui
31:42il va falloir avancer
31:43sur ce terrain-là.
31:44Est-ce que ça doit être
31:45un débat de la prochaine campagne ?
31:46À mon sens
31:47oui également
31:48parce qu'on n'est pas
31:49et en réalité
31:49la fiscalité du patrimoine
31:51n'est pas un épiphénomène.
31:53C'est toute notre fiscalité
31:54qui doit être revue
31:55globalement parce que
31:56quelques chiffres
31:57vous les connaissez mieux que moi
31:58aujourd'hui
31:59budget de l'État
32:00500 milliards par an
32:01avec les collectivités
32:01et la sécurité sociale
32:021600 milliards par an
32:031600 milliards de dépenses
32:04déficit annuel
32:06à peu près 160 milliards
32:08en 2025
32:08cumulé
32:09dette
32:103500 milliards
32:11la fiscalité
32:12des donations
32:13et des successions
32:13aujourd'hui
32:14c'est 20 milliards par an
32:15une goutte d'eau
32:15par rapport à tout ça
32:16et pourtant ça a doublé
32:17sur les dix dernières années
32:18pourquoi ça a doublé ?
32:20Pas parce que les taux
32:21ont augmenté
32:22ça a doublé
32:23purement et simplement
32:23parce qu'on est dans ce baby boom
32:25qui devient un puppy boom
32:26et donc il y a beaucoup plus
32:27de transmission
32:28on fait face à un défi
32:29d'avenir aujourd'hui
32:30parce que dans les 20 prochaines années
32:31on a à peu près
32:3210 000 milliards
32:33qui vont être transmis
32:34C'est ça le chiffre qu'on a vu
32:35en évoquant encore hier
32:35c'est 9 000 milliards
32:36d'ici 2040 en France
32:379 000-10 000 milliards
32:39en fonction on va dire
32:40de la façon de valoriser tout ça
32:42si on retient aujourd'hui
32:43un taux de 45%
32:45qui est notre taux marginal
32:46en ligne directe
32:47avec un taux à 60%
32:48Taux maximal
32:49parce qu'il n'est pas pour tout le monde
32:50Exactement
32:51marginal
32:51maximal exactement
32:5360% quand on n'a pas
32:54de lien de parenté
32:55on a l'impression
32:56qu'on est assis
32:57sur un trésor
32:58la réalité
32:59n'est pas du tout celle-ci
32:59parce que même si on a
33:01ce taux qui est exorbitant
33:02le taux effectif
33:04d'imposition
33:05de toute notre donation
33:06de toutes nos successions
33:07c'est moins de 5%
33:08Qu'est-ce que ça veut dire ?
33:09Et ça les Français
33:10n'en ont pas conscience
33:10Ils n'en ont pas conscience
33:11C'est un manque de pédagogie
33:12parce qu'on a la taxe Zuckman
33:14tout le monde plébiscite
33:15la taxe Zuckman
33:15parce qu'ils ont tous
33:17l'impression de ne pas la payer
33:18donc forcément
33:18on est toujours intéressé
33:19à ce que l'autre paye de l'impôt
33:21Mais l'impôt sur les donations
33:23et les successions
33:23c'est exactement la même chose
33:25Il y a peu de personnes
33:26qui la payent
33:26Il y a plus de 70%
33:27des donations et des successions
33:28qui ne sont pas taxables
33:29On va revenir sur
33:31la boîte à outils
33:32qu'il y a en droit français
33:34justement pour compenser
33:35ces 45%
33:36On ne pourrait pas avoir
33:3745% d'un côté
33:38et une fiscalité
33:39au premier euro
33:40pour tout le monde
33:41la même etc
33:41Mais on se retrouve
33:43avec de telles disparités
33:44de taux effectifs
33:45d'imposition
33:46avec des inégalités
33:47Est-ce que ces inégalités
33:49sont justifiées aujourd'hui ?
33:50Donc la réforme
33:51pour laquelle vous plaidez
33:52c'est quoi exactement ?
33:53C'est une question de taux
33:54ou c'est plus large que ça ?
33:56C'est plus large
33:56Ce n'est pas la question
33:57de savoir s'il faut baisser
33:58ou augmenter la fiscalité
34:00En 2022
34:01il y en avait qui disaient
34:02ce n'est plus un abattement
34:04de 100 000 euros
34:04mais c'est 200 000 euros
34:05D'autres qui disaient
34:06au-delà de 12 millions
34:07il faut reprendre 100%
34:09Je pense qu'encore une fois
34:10il faut avoir un débat
34:11qui soit plus globalisant
34:12Il faut pouvoir intégrer
34:14la question
34:14et d'ailleurs la taxe du Gman
34:16dont on parlait tout à l'heure
34:16très brièvement
34:17entre la fiscalité
34:18de la détention du patrimoine
34:20et la fiscalité
34:21de la transmission du patrimoine
34:22On ne peut pas dire à quelqu'un
34:24vous allez travailler
34:25toute votre vie
34:25vous allez payer
34:26de l'impôt sur le revenu
34:27sur les flux
34:28vos revenus
34:29Derrière vous constituez
34:30un patrimoine
34:31ce patrimoine
34:31chaque année
34:32je vais le taxer
34:32en position de la détention
34:34l'ISF
34:35l'IFI aujourd'hui
34:37mais bon
34:37qu'est-ce que ça deviendra demain
34:38et après
34:39au jour de la succession
34:41on va retaxer
34:43il y a un trop-plein ici
34:45et un trop-plein en plus
34:46qui doit se lire
34:46avec ce qui se passe
34:48en dehors de France
34:49on n'est pas tout seul
34:50aujourd'hui
34:51la plupart des pays
34:52de l'OCDE
34:52une grande majorité
34:53d'entre eux
34:53ne taxent plus
34:54les donations
34:55et les successions
34:57on est vraiment
34:58le pays gaulois
35:00en la matière
35:00qui reste
35:01avec nos règles
35:03l'imposition
35:04de la détention
35:04l'ISF
35:05il y a très peu
35:06de pays
35:06qui l'appliquent
35:07donc il faut aussi
35:08prendre en perspective
35:09mettre en perspective
35:11la concurrence internationale
35:12et la capacité
35:14des gens
35:14à déménager
35:15pour des raisons fiscales
35:16et on oublie
35:17parce que
35:19Révolution française
35:20ça a été aussi
35:21un des grands sujets
35:22l'héritage
35:22même philosophiquement
35:24c'est est-ce qu'on doit hériter
35:25c'était pas la question
35:26de l'imposition
35:27de l'héritage
35:27c'est est-ce qu'il est
35:28bon d'hériter ou pas
35:30mais à l'époque
35:31le patrimoine
35:32c'était la terre
35:33c'était l'immobilier
35:34aujourd'hui ça n'a plus
35:35rien à voir
35:35l'immobilier
35:36c'est une partie du patrimoine
35:38mais plus les fortunes
35:39sont importantes
35:39plus cette part
35:40de l'immobilier
35:40est extrêmement faible
35:42qu'est-ce que ça veut dire
35:43ça veut dire
35:43qu'il y a une possibilité
35:44de l'exil fiscal
35:45il faut pouvoir réformer
35:47c'est là où je disais
35:47il y a une approche globalisante
35:48aujourd'hui la notion
35:49de résidence fiscale
35:50au sens de l'impôt
35:51sur les donations
35:52et les successions
35:53est la même notion
35:54que pour les revenus
35:55sauf qu'un revenu
35:56c'est chaque année
35:57qui se renouvelle
35:57normalement
35:58il y a des cas de figure
35:58qui sont un peu différents
36:00mais un patrimoine
36:01on ne transmet pas
36:02du patrimoine
36:02chaque année
36:03donc on ne peut pas
36:05appliquer les mêmes notions
36:06en tout cas
36:07le même concept
36:07de la même façon
36:08avec les mêmes règles
36:09en fonction de l'impôt
36:10et c'est là où ça doit
36:11être globalisé
36:11donc les alternatives
36:13au fameux taux de 45%
36:14pour vous
36:15ça serait quoi ?
36:16alors si on prend ici
36:17le dernier rapport connu
36:18c'est le conseil
36:19des prélèvements obligatoires
36:20si vous les empilez
36:21vous allez jusqu'à la lune
36:21sans aucun problème
36:23mais le conseil
36:23des prélèvements obligatoires
36:24donc rattaché à la cour des comptes
36:26on ne peut pas dire
36:26que ça soit des gens de droite
36:28versus des gens de gauche
36:29ils mettent en avant
36:30le fait que 45%
36:31c'est pas possible
36:32il faut baisser ce taux
36:33et ils baissent ce taux
36:35avec des jeux de vase communiquants
36:36notamment en prenant en considération
36:38les différents niches fiscales
36:40qui entourent la transmission
36:41alors on connaît
36:43naturellement tous
36:44l'abattement de 100 000 euros
36:45tous les 15 ans
36:46par donateur
36:47à chaque donataire
36:48la question de ce
36:49tous les 15 ans se pose
36:50est-ce que ça ne devrait pas
36:51être sur une vie
36:53une vie pleine et entière
36:54et pas avec un rappel fiscal
36:56comme ça
36:56qui permet de repartir à zéro
36:57parce que plus on donne jeune
36:58plus on peut bénéficier
37:00de ces abattements
37:01mais quand on donne jeune
37:02c'est qu'on a du patrimoine
37:03c'est vrai
37:06aujourd'hui on donne
37:07en fonction d'un donateur
37:09vis-à-vis d'un donataire
37:10alors qu'en réalité
37:10la faculté contributrice
37:12normalement
37:13elle est par donataire
37:14par bénéficiaire
37:15donc ça aussi
37:15ça peut se réformer
37:16à côté de ça
37:17naturellement
37:18il y a les questions
37:19qui reviennent à chaque fois
37:20le démembrant de propriété
37:21l'assurance vie
37:22le pacte du travail
37:23il y a d'autres mesures
37:24qui sont moins connues
37:25qui ne sont jamais ciblées
37:26comme la donation
37:27partage transgénérationnelle
37:28un gros mot
37:30notarial en la matière
37:31mais qui aussi
37:32emporte un certain nombre
37:33d'avantages
37:34tout ça est mis
37:34aujourd'hui sur la table
37:35la question n'est pas
37:37de balayer
37:37on a déjà parlé
37:38du pacte du travail
37:38parce qu'il a été réformé
37:39légèrement
37:40en début d'année
37:42dans le cadre
37:42de la loi de finances
37:43pour 2026
37:44l'idée n'est pas
37:45de le mettre à la poubelle
37:46il a ses vertus
37:47mais il faut pouvoir
37:49l'intégrer
37:50dans un système
37:51plus global
37:51et encore une fois
37:52il faut aller chercher
37:52au-delà de la fiscalité
37:53du patrimoine
37:55dans sa transmission
37:56c'est la fiscalité du patrimoine
37:57dans sa globalité
37:57je laisse de côté
37:58naturellement
37:59la question des dépenses
38:00parce que quelque part
38:01notre trou
38:02n'est pas lié
38:04aux recettes
38:04il est beaucoup lié
38:06aux dépenses
38:07et quoi qu'il arrive
38:08même si demain
38:09on double cette fiscalité
38:10du patrimoine
38:10on est à peu près
38:11à 20 milliards par an
38:11aujourd'hui c'est à peu près ça
38:13ce que rapportent chaque année
38:15c'est 20 milliards par an
38:16même si on double
38:17on arrive à 40 milliards
38:18dans les prochaines années
38:19que ce soit par une augmentation
38:20de la fiscalité
38:21ou parce que les transmissions
38:22sont plus nombreuses
38:23ça reste assez résiduel
38:25par rapport à ce dont on a besoin
38:27dans sa globalité
38:28il faut un environnement politique
38:31sain
38:32stable
38:32pour aborder
38:34ces sujets
38:35ancestraux
38:35est-ce que vous croyez
38:36qu'à un an
38:37d'une élection présidentielle
38:39on peut aborder
38:40sereinement
38:41ce débat
38:42qui n'est pas nouveau
38:42comme vous le dites
38:43aujourd'hui
38:45déjà ce débat
38:46a été réintégré
38:47parce que poste
38:48loi de finances
38:48a une commission
38:49d'enquête parlementaire
38:50à l'Assemblée nationale
38:51qui a été ouverte
38:52qui est portée par
38:53le député Courson
38:54de Courson
38:55en la matière
38:56sur la fiscalité
38:57des plus riches
38:57qui a un thème
38:58tout à fait
39:00prenant
39:00aujourd'hui
39:01il est quasiment certain
39:03qu'il ne se passera rien
39:04avant la présidentielle
39:04au Parlement
39:05au-delà de cette commission
39:06d'enquête
39:07il n'y aura pas de
39:07de loi en la matière
39:09on imagine peu
39:09de loi de finances
39:10pour 2027
39:11qui réforme
39:12quoi que ce soit
39:13à quelques mois
39:13de la présidentielle
39:14très probablement
39:15il y aura une session
39:16estivale
39:17à l'été 2027
39:19qui portera
39:20sur la mise en oeuvre
39:21de ce qui a été
39:22explicité
39:23pendant la campagne
39:24moi j'appelle de mes voeux
39:25qu'il y ait un vrai débat
39:26sur cette fiscalité
39:27pendant la campagne
39:28on espère
39:29à différents niveaux
39:30que cela soit repris
39:32par les politiques
39:32c'est le charme
39:33des serpents de mer
39:33c'est qu'à un moment donné
39:34peut-être on ne s'en parle
39:35vraiment des sujets
39:36merci beaucoup en tout cas
39:37Olivier
39:37merci de venir nous voir
39:38ce matin sur BFM Business
39:39Olivier Jeanneret
39:40avocat à la cour
39:41associé du Rock Partners
39:42avec nous sur BFM Business
39:44merci Olivier
39:44très vite avec plaisir
39:4611h41
39:46on marque une petite pause
39:47on revient dans quelques secondes
39:48vraiment
39:48et on va parler de devises
39:50et puis on va parler d'art
39:51parce qu'on est à une semaine
39:52une grosse semaine
39:52du début d'Art Paris
39:53de l'édition 2026
39:54tout pour investir
39:58le placement à suivre
40:01Allez 11h42
40:02sur BFM Business
40:03on se reconnecte un petit peu
40:04au marché
40:05on va parler des devises
40:06parce qu'il se passe des choses
40:07en ce moment sur les devises
40:08on va en parler avec Benoît Fernandez-Riot
40:10qui est avec nous en visio
40:11bonjour Benoît
40:13bienvenue
40:13merci d'être avec nous
40:14consultant spécialiste
40:15marché devises et taux
40:16chez BNPP CIB
40:18on regarde le dollar en ce moment
40:21là qui fait un petit peu causer
40:22du côté des salles de marché
40:23qu'est-ce qui se passe exactement
40:24Benoît ?
40:25expliquez-nous
40:27alors ce qui se passe
40:28c'est qu'on a
40:28on a toujours notre euro-dollar
40:31qui est plutôt baissier
40:33sur une tendance de fond
40:36depuis le début
40:37notamment du conflit
40:38on est passé
40:40effectivement
40:41d'une zone
40:42autour des 1,20
40:43pour redescendre
40:45vers les 1,15
40:47voire même les 1,14
40:48sans toutefois toucher 1,14
40:49et on remonte vers 1,16
40:52actuellement
40:53au moment où on parle
40:54donc voilà ce qui se passe
40:55sur la paire majeure du forex
40:57l'euro-dollar
40:57voilà ce qui se passe
40:58à l'heure actuelle
40:59il y a des corrélations
41:01dont vous vouliez nous parler
41:02notamment entre le pétrole
41:03l'euro
41:04le dollar
41:05surtout le dollar
41:06et le pétrole
41:07on avait l'habitude
41:07il y a une corrélation
41:09directe entre les variations
41:10du dollar et le pétrole
41:11est-ce que ce qui se passe
41:12en ce moment du côté
41:12du Moyen-Orient
41:13rebas un petit peu
41:14les cartes quelque part
41:15Benoît ?
41:16oui un petit peu
41:16parce que historiquement
41:17on avait l'habitude
41:18d'avoir une corrélation
41:19plutôt positive
41:20assez modérée
41:21mais positive
41:22entre l'euro-dollar
41:23donc en gros
41:25le dollar américain
41:27et ce qui se passe
41:28sur le pétrole
41:31et on a désormais
41:33en intraday
41:34notamment ces derniers temps
41:35depuis le début du conflit
41:37une corrélation
41:38négative inverse
41:40donc entre
41:42ce qui se passe
41:43sur l'euro-dollar
41:44et le pétrole
41:46notamment le WTI
41:48qui lorsqu'il
41:49mais pareil sur le Brent
41:50quand le WTI
41:51ou le Brent
41:52montent
41:53et bien ça fait
41:53plutôt baisser
41:56l'euro-dollar
41:57et on a effectivement
41:59aussi cette corrélation
42:00qui est sur
42:01l'indice phare
42:03américain
42:04donc le S&P
42:04mais on l'a également
42:06sur le Dow
42:07et sur le Nasdaq
42:08mais sur le S&P
42:09c'est assez flagrant
42:10quand le baril monte
42:12et bien c'est
42:13le S&P
42:14qui en pâtit
42:15et inversement
42:16en intraday
42:16on voit ça
42:17dans les séances
42:20de mars
42:20et là désormais
42:21on devrait le voir
42:23aussi en avril
42:23c'est un peu
42:25entre guillemets
42:26la nouveauté
42:27qui est bien appuyée
42:29par rapport
42:30à ce qu'il se passait
42:30historiquement
42:31Les entreprises
42:33évidemment
42:33mais qui doit
42:34prendre en compte
42:34cette nouveauté
42:36s'adapter à cette nouvelle donne
42:37pour vous
42:37fondamentalement aujourd'hui ?
42:39Tous ceux qui interviennent
42:41et notamment
42:41tous ceux qui sont
42:45exposés
42:45aux indices américains
42:47et on a pas mal
42:49d'investisseurs
42:50en France
42:50qui le sont désormais
42:51puisque c'est là-bas
42:52que les choses se passent
42:53donc effectivement
42:55on a
42:56cette prise en compte
42:57qu'il faut absolument
42:59regarder
43:00en fait typiquement
43:01sur le S&P
43:02on était bien monté
43:03depuis
43:03un peu moins d'un an
43:05en fait
43:05depuis avril dernier
43:07on est passé
43:08de 5 000 sur le S&P
43:10à près de 7 000
43:11au plus haut
43:13début de cette année
43:14on était sur un plateau
43:15en début d'année
43:16et puis avec ce qu'il s'est passé
43:18donc fin
43:19fin
43:20fin février
43:22et puis en mars
43:22donc le conflit
43:24au Moyen-Orient
43:24on a une baisse
43:26qui s'accélère
43:27sur les indices américains
43:29et le S&P
43:30même s'il a
43:31il a corrigé un petit peu
43:32on est loin
43:33d'une grosse correction
43:34évidemment
43:35mais tout de même
43:35on est à 6 500
43:37au moment où on parle
43:38on est donc
43:39sous les 7 000
43:40alors que les 7 000
43:41étaient quand même
43:43atteints
43:44quasiment atteints
43:45en tout cas
43:45en février
43:46Est-ce que ça dit quelque chose
43:47tout ça fondamentalement
43:49parce qu'il y a
43:49un petit débat
43:50qui monte autour de
43:51peut-être pas la remise en cause
43:53du statut du dollar
43:53mais le changement de regard
43:55peut-être autour du dollar
43:56et ce qu'on appelle
43:58le mouvement rampant
43:59très lent
43:59de dédolarisation
44:00de l'économie
44:01est-ce qu'il y a quelque chose
44:02pour vous à aller gratter
44:03de ce côté-là
44:03à aller chercher
44:06Alors ça c'est un mouvement
44:07de très long terme
44:08vraiment un mouvement
44:09de fond
44:10C'est un mouvement très lent aussi
44:11très très lent
44:11Oui très très lent
44:13effectivement
44:13et un mouvement
44:14que les américains
44:15essayent évidemment
44:16de contrer
44:18alors c'est un vent dominant
44:19donc c'est difficile
44:20à contrer tout de même
44:21mais l'idée
44:22c'est de repousser
44:22au maximum l'échéance
44:24pour que ce soit
44:25pas tout de suite
44:26mais pourquoi pas
44:27dans une ou deux générations
44:28donc l'idée c'est
44:29surtout qu'il n'y ait pas
44:30d'accélération
44:31dans ce mouvement
44:32et ce qu'il se passe
44:33effectivement
44:34du côté du détroit d'Hormuz
44:35est aussi
44:36en quelque part
44:37lié à ça
44:38c'est pas la principale raison
44:39évidemment
44:40mais en quelque part
44:41en toile de fond
44:42le fait que
44:43que l'on ait
44:44des barils de pétrole
44:45échangés
44:45dans une autre
44:47devise que le dollar
44:49embête
44:50un petit peu
44:51les américains
44:51maintenant
44:52ce qu'il compte
44:53au-delà
44:54des échanges
44:55c'est surtout
44:56dans quelle devise
44:57est cotée
44:58la matière première
45:00et toutes les matières premières
45:01étant encore cotées
45:03en dollars américains
45:04il n'y a pas
45:06réellement
45:06de danger immédiat
45:07mais c'est vrai
45:08qu'on le voit
45:08il y a de plus en plus
45:09de pays
45:10de la zone
45:10Hormuz
45:11effectivement
45:12qui vendent
45:13leur pétrole
45:14en yuan
45:15en l'occurrence
45:16là la Chine
45:16est en train
45:16de marquer des points
45:18incontestablement
45:19on est d'accord
45:20Benoît
45:20on est d'accord
45:21on est d'accord
45:22mais en fait
45:24je reviens sur les corrélations
45:25ce qui est très important
45:27au niveau des corrélations
45:28c'est de bien voir
45:29que le triptyque
45:30entre la paire euro-dollar
45:32la paire phare
45:33évidemment
45:33et en plus
45:34qui nous intéresse
45:34puisqu'on est européen
45:37le WTI
45:38ou le Brent
45:39si on est européen
45:40on regarde plutôt le Brent
45:41mais le WTI
45:42et le Brent
45:42étant corrélés
45:43on peut regarder les deux
45:44et les indices
45:46les indices
45:47qui donnent
45:48un petit peu
45:49le niveau
45:49de l'économie américaine
45:51de la bonne santé
45:51de l'économie américaine
45:52typiquement le S&P
45:53qui est l'indice le plus large
45:54ou le Nasdaq
45:55un peu plus pointu
45:56ou le Dow
45:58l'indice historique
45:59et on a
46:00ces corrélations
46:01qui sont très importantes
46:03et en quelque part
46:05j'ai envie de dire
46:06qu'on a
46:07au-delà
46:08des investisseurs
46:09aussi
46:10un impact
46:10dans notre vie quotidienne
46:11aujourd'hui
46:12on se plaint beaucoup
46:13du
46:13on va dire
46:14du prix de l'essence
46:16à plus de 2 euros
46:17le litre
46:18à la pompe
46:19en réalité
46:20quand on regarde bien
46:21en 2008
46:22on avait déjà eu
46:23effectivement un baril
46:24qui était monté
46:25alors
46:25assez rapidement
46:26et assez
46:28assez
46:29assez subrepticement
46:30puisqu'il n'était pas
46:31resté longtemps
46:32à 147 dollars
46:33coté WTI
46:34mais on était monté
46:35près de 150 dollars
46:36le baril
46:36par contre
46:37à l'époque
46:37à l'époque
46:38nous avions
46:40un euro dollar
46:42qui cotait
46:431,60
46:43près de 1,60
46:44donc ça veut dire
46:46que ce qu'il se passait
46:47à l'époque
46:48n'avait
46:49on va dire
46:50beaucoup moins d'impact
46:51à la pompe
46:51puisqu'on avait
46:53finalement
46:53ce taux de change
46:54qui était en notre faveur
46:55et aujourd'hui
46:56avec un euro dollar
46:57à 1,15
46:57donc un euro
46:58fortement décoté
46:59et bien on a
47:01près de 40%
47:02de décote
47:03en quelque part
47:03par rapport à l'époque
47:04et donc
47:05si on refait le calcul
47:06à l'époque
47:07on avait
47:08c'était monté
47:09à 1,50
47:101,50 euro
47:11le litre
47:12à la pompe
47:13et bien 1,50 euro
47:14plus les 40%
47:15ça nous fait du 2,10 euro
47:16donc c'est exactement
47:17le prix d'aujourd'hui
47:18et donc
47:19voilà
47:20on est raccord
47:20et en quelque part
47:23c'est ça
47:24qui fait
47:24qu'on est
47:25dedans
47:26si on avait
47:26une reprise
47:27de la baisse
47:29du dollar américain
47:30ce qui est demandé
47:31par Trump
47:31et ce qui sera fait
47:32au printemps
47:33certainement avec
47:34Kevin Warsh
47:35à la tête de la Fed
47:36et bien ça devrait
47:37aller dans notre sens
47:38et peut-être
47:39nous apaiser
47:40au niveau de la pompe
47:41Kevin Warsh
47:42qui sera donc
47:42le futur patron
47:43de la fédérale
47:44réserve américaine
47:45dans quelques semaines
47:46effectivement
47:46merci beaucoup Benoît
47:47Benoît Fernandez-Riou
47:48consultant spécialiste
47:49marché de vis et taux
47:50chez BNPP
47:50CIB avec nous ce matin
47:52sur BFM Business
47:5211h50
47:53voici le coffre fort
47:54pour terminer
47:57tout pour investir
47:58le coffre fort
48:01marché noir
48:02c'est pays en or
48:03alors on va parler
48:04un petit peu d'art
48:04pour terminer
48:05on va souffler
48:06un petit peu
48:07et on en a besoin
48:07parce qu'on est
48:08à quelques jours
48:08du début d'Art Paris
48:09édition 2026
48:10et du 9 au 12 avril
48:12on est heureux
48:12d'accueillir nos invités
48:13pour en parler
48:13Guillaume Pienz
48:14bonjour Guillaume Pienz
48:15bonjour
48:16commissaire général
48:16de la foire Art Paris
48:17et puis Marc Donadieu
48:18qui est avec nous
48:18bonjour Marc
48:19bonjour
48:19critique d'art
48:20commissaire d'exposition
48:21indépendant
48:21et au sein d'Art Paris
48:22vous êtes en charge
48:23de la section promesses
48:24dédiée à la création
48:25émergente
48:26Guillaume Pienz
48:27c'est la 28ème
48:29déjà
48:30oui enfin moi je
48:32pour moi c'est ma 15ème
48:33c'est votre 15ème
48:34mais c'est la 28ème au total
48:36oui oui
48:36j'ai l'impression
48:37que le temps envole
48:39événement désormais incontent
48:40donc 165 galeries
48:41qui seront là
48:42dominante française
48:44oui
48:44dominante française
48:45oui pour faire un contrepoint
48:46à ce qui se passe à l'automne
48:47avec Art Basel Paris
48:49qui est très très international
48:51donc je trouve
48:52intéressant
48:52que nous au printemps
48:54on se positionne
48:546 mois après
48:55sur une proposition
48:56qui soit plutôt
48:57complémentaire
48:58et pas supplémentaire
48:58pour célébrer
49:00l'art moderne
49:00et contemporain
49:01alors l'art contemporain
49:02ça je crois qu'on prend
49:03en considération
49:03tout ce qui a été créé
49:04après 1945
49:05c'est ça la définition
49:06oui
49:06puis c'est surtout
49:07l'art d'aujourd'hui
49:08du 21ème siècle
49:08pour le secteur promesse
49:10absolument
49:10quel est le climat
49:11cette année
49:12alors je vous pose la question
49:13parce qu'on voit passer
49:14des chiffres
49:14selon lesquels
49:14le marché de l'art
49:16encore un petit peu de mal
49:17que le nombre de transactions
49:18pourrait stagner au mieux
49:19peut-être reculer
49:20encore en 2026
49:21comment est-ce que vous regardez
49:22la situation des marchés
49:23aujourd'hui
49:24moi j'ai une vision
49:25disons qu'on a vu
49:27on a eu deux années difficiles
49:28où le marché de l'art
49:29a paissé globalement
49:31de 30%
49:33et donc
49:34il y avait un frémissement
49:35en tout cas très positif
49:36à partir de la fin
49:37de l'année 2025
49:38notamment du côté
49:39des salles
49:40des ventes aux enchères
49:41peut-être moins évident
49:42pour les galeries
49:44parce que bon
49:45pour les galeries
49:45il n'y a pas qu'un seul marché
49:46de l'art
49:47mais des marchés
49:47dont on parlait aussi
49:49mais c'est vrai
49:50que janvier-février
49:51il y avait plutôt
49:51des signes encourageants
49:53là vu ce qui se passe
49:54effectivement
49:55il y a un grand point
49:55d'interrogation
49:57bon nous
49:58ce qui se passe
49:58c'est qu'aussi
49:59on est
50:00une fois quand même
50:01très régional
50:02et je dis
50:03régional et cosmopolite
50:04mais on a une assise
50:05quand même
50:0660% de galeries
50:08françaises
50:08donc on n'est pas
50:09dans les flux
50:10internationaux
50:10internationaux
50:11vous voyez ce que je veux dire
50:12c'est fait un an
50:13voilà au fil des ans
50:13nous on a
50:15un modèle
50:15quand même
50:16qui a été à l'épreuve
50:16de beaucoup de situations
50:18de crise
50:18et notamment du Covid
50:20il faut rappeler quand même
50:21que le Covid
50:22c'était aussi extrêmement grave
50:24et que Art Paris
50:25a été la seule foire physique
50:26au monde en septembre 2020
50:27mais grâce à son assise
50:28aussi régionale
50:29en termes de
50:29aussi bien de visiteurs
50:31que de galeries
50:32donc on a quand même
50:34un modèle
50:35qui est quand même
50:36assez résilient
50:36et aussi
50:38il faut bien le dire
50:39dans une situation
50:40quand même
50:40où Paris est devenu
50:41quand même le centre
50:42le centre de tous les regards
50:44je vois
50:44nous il y a beaucoup
50:45d'étrangers
50:46qui viennent pour la foire
50:47il y a aussi
50:48des étrangers
50:48qui sont à Dubaï
50:49et qui sont coincés
50:51à Paris
50:51qui nous demandent
50:51des accès
50:52pour Art Paris
50:53parce qu'ils ne peuvent
50:53pas voyager
50:54et donc ils profitent
50:55de toutes les merveilles
50:58que Paris offre
50:58en ce moment
50:59parce qu'il faut voir
51:00que c'est une globalité
51:01c'est les fondations privées
51:03les musées
51:03il y a une actualité
51:04incroyable à Paris
51:05et évidemment
51:06Art Paris
51:07pour Art Paris
51:10Paris est son meilleur
51:10atout en ce moment
51:11c'est évident
51:14non je voulais juste
51:15finir sur le fait
51:16que j'ai perdu
51:17le film à penser
51:18ça va revenir
51:19la question que je voulais poser
51:20c'est que comment
51:21on encourage aujourd'hui
51:23les acheteurs à venir
51:24sur le marché
51:25les arguments de vente
51:26aujourd'hui
51:27pourquoi venir sur le marché
51:28de l'art en 2016
51:28pas la qualité
51:29des oeuvres exposées
51:30avant tout
51:31la qualité se vend toujours
51:33bien sûr
51:34donc en secteur moderne
51:36en secteur général
51:37pour les modernes
51:38ou même pour les contemporains
51:40les galeries
51:41viennent avec leurs
51:42meilleures oeuvres
51:43donc on aura des
51:44chefs-d'oeuvre
51:45qui évidemment
51:46vont attirer
51:47les collectionneurs
51:48pour le secteur
51:49promesse
51:49c'est aussi la découverte
51:50à Paris
51:51c'est une foire de découverte
51:52on a les meilleurs
51:54artistes émergents
51:55avec des galeries
51:57qui sont jeunes
51:57mais solides
51:58qui font un travail
51:59de qualité
52:00que l'on suit
52:01tout au long de l'année
52:02c'est des galeries
52:03avec lesquelles
52:03on est en relation
52:04en permanence
52:06et on les soutient
52:07on les encourage
52:08on les cajole
52:10et donc
52:11pour les jeunes artistes
52:12qui sont quand même
52:13sur des sommes
52:14moins importantes
52:15on peut avoir
52:16des oeuvres
52:17de très grande qualité
52:18qu'est-ce qu'on appelle
52:18moins importantes
52:19allez on va parler
52:20un peu chiffres
52:20on peut parler
52:21un petit peu chiffres
52:21je pense qu'en secteur promesse
52:22c'est entre
52:24800 et
52:2610 000 euros
52:26oui c'est la fourchette
52:27de prix
52:29je voulais insister
52:30sur
52:30donc on est très accessible
52:31oui
52:32mais je voulais insister
52:33sur ce que tu disais
52:34sur le fait que
52:35de plus en plus
52:37les galeries réservent des oeuvres
52:38ou font des productions spécifiques
52:40donc ça c'est un signe
52:41pour la foire
52:42qui est un signe de santé
52:44parce que
52:45ça veut dire que
52:46la foire est très respectée
52:47et que les gens investissent
52:49parce qu'il se passe
52:50des choses intéressantes
52:50parce qu'il se passe des choses
52:52sinon dans ces cas-là
52:53quand une foire ne marche pas bien
52:55ça devient le vide-grenier
52:56comment on amène
52:56de nouveaux publics
52:57justement au marché de l'art
52:58aujourd'hui
52:59millénial notamment
53:00enfin voilà
53:01c'est quand même
53:01d'abord par un travail
53:04de communication
53:06mais maintenant
53:07la foire
53:08qui est depuis sa seconde année
53:10revenu au Grand Palais
53:11a une assise importante
53:13par deux parcours
53:15il y a tous les ans
53:17deux parcours
53:17cette année
53:18c'est sur le langage
53:20et sur l'idée
53:22de la réparation
53:23par des prix
53:24des nouveaux prix
53:26et aussi
53:27par des installations
53:29monumentales
53:30qui font le buzz
53:31et là
53:32c'est deux grands
53:32Teddy Bear
53:33deux grands ours verts
53:34de Fabrice Siebert
53:35qui vont évidemment
53:38attirer
53:38un public jeune
53:40et ça
53:41c'est aussi très important
53:42donc il y a différents moyens
53:43il y a une conjonction
53:44de moyens
53:45une complémentarité
53:46de moyens
53:47et évidemment
53:48par la qualité des oeuvres
53:50parce que
53:50le bouche à oreille
53:51se fait très très vite
53:52bien sûr
53:53et évidemment
53:54on démarre
53:57le mercredi
53:58on finit
53:59le dimanche
53:59et c'est en permanence
54:02que l'on attire
54:03ce public
54:03et c'est une foire
54:05qui se veut
54:06c'est une foire
54:07de printemps
54:07c'est une foire
54:08d'éclosion
54:09une foire très attractive
54:11assez simple
54:12d'accès
54:12plutôt décontracté
54:14oui
54:16même question
54:16pour terminer
54:17malheureusement
54:17comment est-ce qu'on attire
54:18de nouveaux publics
54:19parce que justement
54:20la question des nouveaux publics
54:22c'est que
54:22nous on évite
54:23l'entre-soi
54:24de l'art contemporain
54:25donc on développe
54:25beaucoup de
54:26on fait tout un travail
54:27notamment sur le site internet
54:28puisqu'on communique
54:30sur évidemment
54:31les prix proposés
54:32avec des indications
54:34de prix
54:34au niveau des oeuvres
54:35ce qui permet aussi
54:36à un public
54:37qui n'est pas un public
54:37d'initié
54:39de rentrer en contact
54:40en relation avec des galeries
54:40puisque la chose
54:41la plus compliquée
54:42pour quelqu'un
54:43qui ne connaît pas
54:43c'est de rentrer sur un stand
54:45et de dire
54:45dans un galerie
54:46c'est de dire
54:46voilà j'ai 3000 euros
54:47qu'est-ce que je peux acheter
54:47il y a une autocensure
54:49vous voyez ce que je veux dire
54:49donc nous on met en place
54:50tous ces outils
54:51et d'ailleurs on travaille aussi
54:52et des facilités de l'achat
54:54mais on travaille aussi
54:55avec l'observatoire
54:56de l'art contemporain
54:57on offre nous
54:58des visites
54:59à des VIP
55:00avec l'observeur
55:01de l'art contemporain
55:02pour justement
55:03donner les clés
55:03de lecture des oeuvres
55:04et c'est ce qui déclenche
55:05aussi des actes d'achat
55:07vous voyez
55:07donc on n'est effectivement
55:08pas du tout passifs
55:09mais très très actifs
55:10sur ce sujet là
55:11on attend en tout cas
55:11beaucoup de monde encore
55:12du 9 au 12
55:139 au 12 avril
55:14au Grand Palais
55:15Art Paris
55:15édition 2026
55:18165 galeries
55:19internationales
55:20venues de 25 pays
55:21voilà
55:21grand rendez-vous annuel
55:23incontournable désormais
55:23merci beaucoup messieurs
55:24d'être passés
55:25nous voyons bien
55:25commissaire général
55:26de la Foire Art Paris
55:27Marc Donadieu
55:28critique d'art
55:28et commissaire d'exposition
55:30indépendant
55:30merci à tous
55:31merci à tous
55:32d'être venus
55:33voilà
55:34quasiment midi
55:34l'immobilier dans un instant
55:35Marie-Cœur de Roi
55:36on se retrouve demain
55:3711h pour nouvelles aventures
55:38bonne journée
55:41tout pour investir
55:42sur BFM Business
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