Fabrice Arfi, journaliste d'investigation chez Mediapart, est auditionné par la commission d'enquête sénatoriale sur la délinquance financière. Il y expose nos dirigeants politiques avec beaucoup de calme et de pédagogie : Sarkozy, Chirac, Kohler, Macron, Juppé, Cahuzac. Quel plaisir. La corruption de nos "élites" politiques est aberrante, il est temps de changer de système. Garderons-nous la cour de justice de la République ? Pas sûr.
Pour rappel les tweets de Sarkozy
« Quand un individu revient pour la 17e fois devant le tribunal, il doit être puni pour l’ensemble de son œuvre »(2014)
« Le patron voyou doit être traité comme un voyou. C’est encore pire d’être un voyou d’en haut de l’échelle »(2012)
« il faut que les peines soit exécutées. La non exécution des peines, c'est l'impunité. »(2012)
« la république dit aux délinquants : tu n’as pas d’excuse »(2015)
« je souhaite qu'il n'y ai pas de mesures d'aménagement de peine pour les peines supérieur à six mois »(2015)
« nous devons tourner le dos à la culture du laxisme, de la déresponsabilisation, du désarmement pénal et moral »(2015)
Réduire la qualité de la vidéo.
Pour changer le système :
Réclamer le RIC constituant : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-2491 https://www.mouvement-constituant-populaire.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
Source
Arfi https://videos.senat.fr/video.5098041_67c4e72feb2da.delinquance-financiere-et-journalisme-d-investigation
Musique https://www.youtube.com/watch?v=J6jAOAbwb6U
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
/!\
/!\
/!\
/!\
Quel a été l'augmentation des atteintes à la probité entre 2016 et 2021 ?
+28%.
Pourquoi va être jugé Alexis Kohler le secrétaire général de l'Élysée ?
Prise illégale d'intérêt.
Qu'est-ce que la cour de justice de la république ?
C'est un tribunal d'exception pour les membres de gouvernement en fonction, jugés par des parlementaires.
#arfi #politique #corruption #délinquance #commission #sénat #finance #extrait #ethiqueettac
Pour rappel les tweets de Sarkozy
« Quand un individu revient pour la 17e fois devant le tribunal, il doit être puni pour l’ensemble de son œuvre »(2014)
« Le patron voyou doit être traité comme un voyou. C’est encore pire d’être un voyou d’en haut de l’échelle »(2012)
« il faut que les peines soit exécutées. La non exécution des peines, c'est l'impunité. »(2012)
« la république dit aux délinquants : tu n’as pas d’excuse »(2015)
« je souhaite qu'il n'y ai pas de mesures d'aménagement de peine pour les peines supérieur à six mois »(2015)
« nous devons tourner le dos à la culture du laxisme, de la déresponsabilisation, du désarmement pénal et moral »(2015)
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Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
Source
Arfi https://videos.senat.fr/video.5098041_67c4e72feb2da.delinquance-financiere-et-journalisme-d-investigation
Musique https://www.youtube.com/watch?v=J6jAOAbwb6U
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Quel a été l'augmentation des atteintes à la probité entre 2016 et 2021 ?
+28%.
Pourquoi va être jugé Alexis Kohler le secrétaire général de l'Élysée ?
Prise illégale d'intérêt.
Qu'est-ce que la cour de justice de la république ?
C'est un tribunal d'exception pour les membres de gouvernement en fonction, jugés par des parlementaires.
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00:05Pour poser la situation qui est la nôtre, quand on est citoyenne et citoyen d'un pays comme la France,
00:13on est citoyenne et citoyen d'un pays qui a déjà eu un président de la République définitivement condamné pour
00:19des atteintes à la probité,
00:20il s'appelle Jacques Chirac, dont le Premier ministre a été définitivement condamné pour des atteintes à la probité,
00:25il s'appelle Alain Juppé, dont le successeur de Jacques Chirac a été définitivement condamné pour une atteinte à la
00:31probité,
00:32il s'appelle Nicolas Sarkozy, et dont le Premier ministre a été définitivement condamné pour atteinte à la probité, il
00:37s'appelle François Fillon.
00:39Donc ça veut dire deux chefs d'État, deux chefs de gouvernement qui ont été définitivement condamnés pour des atteintes
00:45à la probité.
00:46Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de démocratie occidentale moderne, comme on dit, libérale, je ne
00:53sais pas comment il faut appeler ça,
00:54qu'il y ait un tel CV judiciaire qui, il me semble, nous tend un miroir dans lequel on doit
01:01pouvoir se regarder sans honte,
01:04mais c'est un peu comme à l'école, c'est en mathématiques, c'est en nous posant des problèmes
01:10qu'on grandit.
01:11Et c'est en regardant, comme vous le faites avec cette commission, le problème qui nous est posé, qu'on
01:17peut peut-être avancer.
01:18Alors en disant ça, évidemment, je ne veux pas du tout donner l'impression que parce que j'ai parlé
01:22de quatre hommes de droite,
01:23que la question serait partisane et politique. Je n'ai aucune difficulté à évoquer le cas d'une affaire que
01:30je connais bien,
01:31Jérôme Cahuzac, le ministre du budget qui était un fraudeur fiscal, ou même pendant la présidence socialiste de M. Hollande,
01:40le patron du parti présidentiel, Jean-Christophe Campadélis, patron, quand il est désigné à la tête du parti socialiste,
01:46est déjà condamné deux fois définitivement pour des atteintes à la probité.
01:50On n'a pas pu en trouver un autre. On a mis quelqu'un qui avait été condamné déjà deux
01:54fois.
01:54Bien sûr, je n'ai pas de difficulté à parler pour les affaires qui concernent la France insoumise.
02:01Et je reviendrai peut-être sur les réactions que ça a pu provoquer du monde politique ou celles du Rassemblement
02:05national.
02:06Et j'y reviendrai.
02:08Je ne peux pas faire l'économie non plus dans un tel bilan de ce qu'est la présidence Macron.
02:15Pourquoi je dis ça ? Parce qu'Emmanuel Macron, et il me semble en partie un enfant de l'affaire
02:22Fillon,
02:22si vous me permettez cette expression, et qu'il a fait en grande partie sa campagne de 2017,
02:29précisément sur la moralisation de la vie publique, précisément sur...
02:33Il faut, je me souviens d'un discours qu'il avait fait en mars 2017,
02:37arrêter ce sentiment d'injustice, d'inéquité qui existe,
02:41et faisant tout un tas de promesses qu'on entend souvent pendant les campagnes électorales,
02:46et qu'une fois lovées dans le fauteuil de la présidence, elles peuvent être un peu oubliées.
02:53Je donne juste un exemple.
02:56En mars 2017, Emmanuel Macron dit qu'évidemment, un ministre mis en examen devra démissionner,
03:01en vertu de ce qu'on appelle improprement, mais peu importe, la jurisprudence Bérégovoy-Baladur,
03:06qui n'avait rien de jurisprudentiel, mais qui était une jurisprudence politique, si on ose dire,
03:11et qui s'entendait parfaitement.
03:13Et on pourra y revenir entre la relation qu'il peut y avoir,
03:17entre le principe de précaution et la présomption d'innocence.
03:20Et on peut évidemment concilier les deux sans porter atteinte à aucune des deux autres.
03:26Aujourd'hui, il faut quand même constater que nous avons une ministre de plein exercice
03:33qui va être jugée pour corruption.
03:34Nous avons un secrétaire général de l'Elysée qui est mis en examen
03:38et qui va probablement être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour des faits de prise illégale d'intérêt.
03:45Je ne vais pas revenir sur ce qu'a été la griffure,
03:49si vous me permettez l'expression, de l'affaire dite Dupond-Moretti,
03:53qui s'est retrouvée devant ce que beaucoup d'hommes et de femmes politiques
03:57considèrent comme une sorte de furoncle démocratique,
03:59qui est la Cour de justice de la République.
04:01Vous pouvez quand même imaginer que nous sommes l'un des seuls pays au monde,
04:04au monde, à avoir pour les délits commis par des membres de gouvernement en fonction,
04:09un tribunal d'exception,
04:11et qui est jugé par des parlementaires.
04:14Ça raconte quand même quelque chose.
04:16C'est quand même le monde politique qui juge le monde politique.
04:19Et d'ailleurs, je ne vais pas rentrer dans le détail de l'affaire Dupond-Moretti,
04:22ça n'est évidemment pas le lieu,
04:24mais je ne connais pas un juriste qui ne discute pas la décision de la CJR
04:29sur la relaxe de la Cour de justice de la République
04:31pour les prises illégales d'intérêts dont il était soupçonné.
04:38Pourquoi je vous dis ça et pourquoi ça me paraît important ?
04:41Parce que précisément, ce qui vous occupe, la délinquance financière, la corruption,
04:45par définition, c'est la rencontre du pouvoir et de l'argent.
04:49Ça concerne assez peu les nécessiteurs.
04:52Et je vous dis ça parce que, dans ce type de dossier,
04:58ce que moi, je constate,
05:00avant peut-être de parler de choses plus pratiques,
05:02mais il me paraît très important de vous parler du contexte
05:06dans lequel tout ça se passe,
05:09ce que je vois, d'où je suis,
05:11c'est que les mises en cause, par définition, sont des gens puissants.
05:16Ils ont des réseaux, des réseaux médiatiques,
05:19des réseaux financiers,
05:20des réseaux politiques.
05:22Et pourquoi je dis ça ?
05:23Parce que les mises en cause dans ce type d'affaires
05:25ont la capacité d'imposer un narratif
05:28dans la conversation publique autour de ces affaires-là.
05:31Dans ces dossiers-là,
05:33un ancien président mis en examen
05:36peut aller, pendant 27 minutes,
05:38aux 20 heures de TF1,
05:40se défendre.
05:41Et c'est très bien qu'il se défendre.
05:42Il n'y a aucun problème avec le fait, évidemment,
05:44qu'un mis en cause puisse se défendre.
05:46Et puis quand ce même ancien président de la République
05:48est remis en examen en 2020,
05:50pour l'association de malfaiteurs,
05:51il va 45 minutes sur le plateau
05:54de la première chaîne d'infos en continu BFM TV.
05:58Je ne suis pas sûr que ni la première chaîne que j'ai citée,
06:01ni la seconde,
06:01ont consacré ici 27 minutes et là 45 minutes
06:05pour expliquer,
06:06ne serait-ce qu'expliquer,
06:07avec toutes les prudences d'usage,
06:09quels sont les faits qui peuplent le dossier
06:11qui vaut les mises en cause.
06:12Je vous dis ça aussi parce que
06:15c'est dans ce type d'affaires
06:17où l'on voit un renversement de perspective
06:19qui, moi, me paraît proprement sidérant,
06:22sinon scandaleux.
06:25Souvent, les mises en cause
06:26ont justement la capacité,
06:29les mêmes qui demandent la tolérance zéro
06:31pour la délinquance du quotidien,
06:33la délinquance de droit commun,
06:35ont la capacité à s'inviter justement
06:37dans les médias
06:38pour faire le procès de la justice.
06:41Dans ces affaires,
06:42parce que précisément,
06:43les policiers, les gendarmes,
06:45les douaniers, les procureurs,
06:46les juges d'instruction
06:47qui mènent des enquêtes
06:49contre les atteintes à la probité,
06:50par nature,
06:51ils s'attaquent à des formes d'ordre établies.
06:54Eh bien, les mêmes vont à la radio,
06:57à la télé,
06:58pour dire que le problème dans ces affaires,
07:00c'est la justice.
07:01L'ancien président dont je parle,
07:03il faut quand même prendre conscience
07:04de ce dont nous parlons,
07:06a comparé la police anticorruption,
07:08l'oclif,
07:09l'office central de lutte
07:10contre la corruption
07:11et les infractions financières et fiscales,
07:13à l'Astasie,
07:14à l'Est allemande.
07:15Ça s'est passé, ça.
07:16Ça a eu lieu.
07:17Dans une tribune,
07:18dans le Figaro, en 2014,
07:19il a comparé l'oclif à l'Astasie.
07:22Les juges d'instruction
07:23ont été attaqués
07:26nommément
07:26par ce même ancien président
07:28de la République,
07:32quand il a été mis en examen
07:33ou quand il a été condamné.
07:38Il m'est arrivé
07:41de participer
07:41à des émissions de télé
07:43ou quand il y avait,
07:45après certaines affaires,
07:47comme vous n'avez plus cité,
07:49la question qui m'était posée
07:51par mon propre milieu médiatique,
07:53c'est « Est-ce qu'il faut supprimer
07:54le parquet national financier ? »
07:57C'est déjà arrivé, ça,
07:58après des condamnations,
07:59parce que le parquet
08:00serait un organe militant
08:02ou je ne sais quoi,
08:03dévolu à des causes obscures
08:05qui sont des discours
08:06de populisme anti-judiciaire
08:08très connus.
08:10On a les mêmes au Brésil
08:11avec Bolsonaro.
08:12On a les mêmes aux États-Unis
08:14avec M. Trump.
08:15On a eu les mêmes
08:16avec Berlusconi en Italie.
08:18On a le même avec M. Netanyahou
08:19concernant ses affaires
08:20de corruption en Israël
08:24sur la délinquance financière,
08:26sur les atteintes à la probité.
08:28Je propose toujours
08:29de décentrer et d'imaginer
08:31que l'on parle
08:32d'un autre type de délinquance.
08:36Si, je parle sous le contrôle
08:38de Frédéric,
08:40si des services de police
08:43et un parquet spécialisé
08:46dans la lutte
08:47pour la criminalité organisée
08:48saisit 20 kilos,
08:5130 kilos, 40 kilos de cocaïne,
08:54est-ce qu'il y a des débats
08:55judiciaires
08:56pour suggérer
09:00qu'il faut supprimer
09:01la brigade des stups ?
09:02Je ne crois pas.
09:04Le ministre vient
09:07se faire prendre en photo
09:08devant la saisie de cocaïne.
09:10On trouve ça formidable.
09:11Des policiers
09:12qui font tomber
09:13des fraudeurs fiscaux
09:14ou des corrompus
09:15n'ont aucun égard.
09:17Aucun égard.
09:18Au contraire.
09:18Ils sont considérés
09:20comme les agents
09:20dont on ne sait
09:21quels complots
09:22médiaticaux,
09:23politico,
09:25judiciaireaux,
09:27fantasmatiques.
09:27Ça ne veut pas dire
09:28que la justice
09:29ne peut pas faire des erreurs.
09:31Ça ne veut pas dire
09:31que la police
09:32ne peut pas faire des erreurs.
09:33Mais les mêmes
09:35qui dénoncent
09:35le tribunal médiatique
09:36sont ceux
09:37qui n'ont aucun problème
09:38dans le débat public
09:39à installer l'idée
09:40qu'il y aurait un complot.
09:41C'est du pur conspirationnisme
09:43qu'il y aurait un complot
09:45contre eux
09:46dans ce type d'affaires-là.
09:47C'est-à-dire que
09:49ça donne le sentiment,
09:50je vous dis ça,
09:51parce que je crois
09:51que vis-à-vis des citoyennes
09:53et des citoyens
09:53de notre pays,
09:54ça peut donner
09:55le sentiment très dangereux
09:57que la loi
09:57n'est pas la même
09:58pour tout le monde.
09:59Que ceux qui demandent
10:00l'application stricte
10:01de la loi
10:01et la répression,
10:02ils ont raison,
10:04eh bien,
10:05les flammes judiciaires
10:07ne peuvent pas
10:07s'approcher
10:07de leur propre milieu,
10:08de la délinquance
10:09de leur milieu
10:10qui est la délinquance financière.
10:15Très rapidement,
10:16pour terminer ce propos liminaire,
10:18ce que je dis
10:19est quand même objectivé
10:21par des éléments concrets.
10:23Le ministère de l'Intérieur
10:24a rendu public
10:26il y a un an et demi,
10:28dans mon souvenir,
10:28des statistiques.
10:29C'est la première fois
10:30qu'on a eu un rapport statistique
10:32du service de statistique
10:33du ministère de l'Intérieur
10:34qui est un organe
10:35absolument formidable,
10:36qui fait des études
10:37absolument passionnantes
10:38sur les atteintes
10:40à la probité.
10:41Et j'ai retrouvé
10:43le rapport
10:45pour les années 2016
10:47à 2021,
10:48elles ont explosé
10:49de 28%.
10:51D'après le ministère
10:52de l'Intérieur.
10:53Donc,
10:53ce n'est pas
10:54Mediapart
10:55qui le dit.
10:56Plus 28%.
10:57Est-ce que vous en avez
10:58entendu parler ?
10:59Que ça fait l'ouverture
11:00des journaux ?
11:01Est-ce que ça a suscité
11:03un débat politique
11:04au sein de l'exécutif
11:05pour dire
11:06plus 28% ?
11:08Vous imaginez
11:08plus 28%
11:09d'accidents
11:09de la route ?
11:11On dirait
11:12qu'il faut un plan
11:12national
11:13de sécurité routière.
11:14Vous imaginez
11:15s'il y avait
11:15plus 28%
11:16pour les cambriolages
11:18à Paris ?
11:19Les autorités
11:20locales parisiennes
11:21diraient qu'il faut
11:22un plan,
11:23la lutte contre
11:23les cambriolages
11:24à Paris.
11:24Plus 28%
11:25des atteintes
11:25à la probité.
11:29Je ne suis pas sûr
11:30qu'il y ait
11:30une seule personne
11:31qu'on peut prendre
11:32au hasard
11:33dans la rue
11:33qui soit au courant
11:34de ce dont nous parlons.
11:35Et c'est vrai
11:36qu'il y a
11:36l'ancien garde des Sceaux
11:38qui n'est pas arresté
11:39longtemps,
11:40Didier Migaud,
11:40qui avait le projet,
11:42il l'avait annoncé
11:43publiquement,
11:44d'un plan national
11:45de lutte
11:46contre la corruption
11:47et les atteintes
11:48à la probité
11:48qui a disparu.
11:50L'autre donnée objective
11:52c'est le classement
11:54de l'ONG
11:54Transparency International
11:56qui a rendu son rapport
11:58encore tout récemment
11:59et c'est l'indice
12:02de perception
12:03qui peut être discuté
12:05comme indice
12:06évidemment
12:06mais enfin
12:07le baromètre
12:08nous permet
12:09de voir l'évolution
12:10et la France
12:11a chuté
12:11de 5 places
12:12et nous sommes désormais
12:1325ème.
12:14Nous,
12:14la patrie
12:16des droits de l'homme
12:17je ne sais pas
12:18mais de la déclaration
12:18des droits de l'homme
12:19nous
12:20le pays
12:22qui a au frontispice
12:23de ses bâtiments
12:24liberté, égalité, fraternité
12:26nous sommes désormais
12:2625ème
12:2725ème
12:29sur ce tableau
12:31avec
12:32cette ONG
12:33qui nous dit
12:34que
12:34le risque
12:35est aujourd'hui
12:37objectif
12:38de ne plus contrôler
12:39la lutte
12:40contre
12:42la corruption.
12:45Donc voilà
12:45je ne sais pas
12:47à partir de quand
12:49vous savez
12:49moi je suis
12:51très attaché
12:51à une fable
12:53scientifique
12:53qui est la fable
12:54de la grenouille
12:55peut-être
12:55vous la connaissez
12:56c'est une fable
12:57parce que
12:58des scientifiques
12:59ont essayé
12:59de la vérifier
13:00et elle est inexacte
13:02mais
13:04disons que
13:04philosophiquement
13:05elle est passionnante
13:06si vous mettez
13:06une grenouille
13:07dans une eau
13:08bouillante
13:09elle sort
13:10du bocal
13:11parce que
13:12l'eau lui est
13:12parfaitement
13:13intolérable
13:14si vous la mettez
13:15dans une eau
13:15tiède
13:16que vous réchauffez
13:17petit à petit
13:17petit à petit
13:18petit à petit
13:19et bien
13:20elle reste
13:20au risque
13:21de sa propre
13:21mort
13:22dans le réceptacle
13:23parce qu'elle
13:23s'est habituée
13:24et ce que je veux
13:26dire dans ce
13:27propos liminaire
13:27avant de répondre
13:28à vos questions
13:29c'est que
13:30essayons peut-être
13:31de ne pas être
13:32des grenouilles
13:33face à la délinquance
13:35financière
13:35et aux atteintes
13:36à la probité
13:37qui ne sont pas
13:38que des hochers
13:39pour la droite
13:40quand il y a
13:40des affaires de gauche
13:41et pour la gauche
13:42quand il y a
13:43des affaires de droite
13:44ça nous raconte
13:45vraiment quelque chose
13:46du bien commun
13:47et derrière
13:48toutes ces histoires
13:49il y a une petite tragédie
13:51qui fait
13:52il me semble
13:52beaucoup de mal
13:54et qui n'est pas
13:54sans lien
13:55sur une partie
13:55de la fatigue démocratique
13:57que l'on peut sentir
13:58dans les urnes
14:23et qui n'est pas
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