- il y a 2 jours
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AmusantTranscription
00:08...
00:22J'ai participé à l'événement de BAM TV du 21 mars
00:26qui mettait en honneur les femmes
00:27et j'ai trouvé l'événement très intéressant, très enrichissant
00:31et ça a permis d'en apprendre beaucoup plus, davantage
00:36sur des problématiques qui touchent les femmes
00:40mais qui touchent aussi toutes personnes qui vivent dans notre société.
00:45Les femmes, les contraintes mais également les résistances
00:51les différentes formes de résistance.
00:54À travers cette rencontre, mesdames et messieurs
00:57notre objectif sera bien évidemment comme le titre l'indique
01:02« Briser le silence ».
01:03Alors qui est prêt à briser le silence aujourd'hui ?
01:07Je vais avoir des mains levées ou des cris de « Ouh ! Moi ! Moi ! »
01:11Qui est prêt à briser le silence ?
01:16Bonjour, je suis MSK du MSK Studio.
01:19C'est un studio de beauté qui a été créé pour toutes les personnes
01:22qui, comme moi, ont souffert de problèmes de peau pendant très très longtemps.
01:25Des personnes qui ont agressé leur peau de manière diverse
01:28avec des produits éclaircissants, des produits trop agressifs,
01:31des personnes qui ont cherché des solutions de partout,
01:34que ce soit à l'étranger, sur place,
01:36et qui, en fait, n'ont jamais trouvé de solution.
01:42J'ai trouvé l'événement très intéressant et très enrichissant.
01:45J'ai trouvé que les intervenants avaient vraiment beaucoup de poids
01:48et beaucoup de choses intéressantes à amener.
01:50Et en plus, moi, je me suis retrouvée par rapport au roman que j'ai écrit à Narmi.
01:54Et donc, j'ai vraiment trouvé ça intéressant de voir
01:56qu'il pouvait y avoir un parallèle entre les panélistes
02:00et ce que, en tant qu'auteur, j'avais pu écrire
02:03et ce que je peux partager avec les gens de mon vécu.
02:07En Belgique, ici aussi, il y a des contraintes pour les femmes.
02:11Donc là, ici, ce que je vous ai mis,
02:12c'est plein de petites conclusions qui proviennent du dernier rapport
02:16que l'Institut fédéral pour l'égalité hommes-femmes a publié.
02:21Déjà, je pense que beaucoup de gens le savent,
02:23ou du moins ont entendu parler,
02:24que le 4 mars dernier, il y a quand même la fameuse Gloria,
02:28une jeune femme de 23 ans qui est mort, décédée,
02:30dément de son ex-conjoint.
02:31Enfin, on est en 2026, c'est pas possible.
02:33C'est pas possible.
02:34C'est pas possible.
02:35Donc voilà, donc ici, je vous ai mis des exemples
02:37de micro-agressions qui existent encore.
02:39Donc par exemple, quand une femme prend le temps
02:41de parler en réunion, elle est plus souvent en remise en question,
02:44elle est plus souvent coupée, interrompue.
02:48Bon.
02:49Donc c'est des micro-négalités qui sont invisibles,
02:51mais qui restent épuisantes et qui sont documentées.
02:54Un tiers des femmes en Belgique ont subi des violences physiques et ou sexuelles.
02:57Alors à savoir que c'est un chiffre qu'il faut évaluer à la hausse
03:00et non à la baisse, parce qu'il y a plein de femmes qui vivent des violences
03:02mais qui n'en parlent pas forcément.
03:04Donc encore une fois, c'est un chiffre qui est déjà énorme,
03:07une femme sur trois en Belgique,
03:08et pour autant, on se trouve bien
03:10que c'est un chiffre à encore une fois évaluer à la hausse
03:12plutôt qu'à évaluer à la baisse.
03:14Et enfin en Belgique, il y a un écart de pension de 31% entre hommes et femmes.
03:18Bon.
03:20En fait, moi ça m'énerve.
03:22Ça m'énerve, je n'ai pas la seule.
03:24L'événement m'a inspiré vraiment beaucoup,
03:26parce qu'en fait, non seulement j'étais arrivée,
03:28comme vous le voyez, avec un maquillage
03:31qui n'était pas de circonstance,
03:32et je m'en excuse encore,
03:34mais je savais que c'était un thème extrêmement sérieux.
03:38Sérieux, pourquoi ?
03:39Parce que la femme est quand même fort oppressée,
03:45oppressée par ses devoirs,
03:46oppressée par les devoirs conjugales,
03:48oppressée par tout ce que l'on met sur la femme.
03:52Et en fait, ici, on met en avant ces femmes
03:56et on leur donne la possibilité d'avoir une résilience
04:00et de se dire, un, d'abord, vous n'êtes pas seule,
04:03deux, on peut s'en sortir.
04:05Et je suis vraiment très contente d'avoir pu participer cette année
04:09à cet événement que j'ai beaucoup, beaucoup,
04:12mais vraiment beaucoup apprécié,
04:14surtout qu'aussi, on a des échanges
04:16et on est en train de montrer tout ce que les personnes peuvent faire
04:22pour justement amener une résilience
04:24et une identité à leur vie de femme.
04:37C'est Marie-Élise Casado,
04:39je suis artiste, performeuse et art-thérapeute.
04:42Et je viens ici pour l'événement
04:44Femmes, contraintes et résistances.
04:48Et j'ai rencontré Karine de Belle Africa
04:50à la Maison des femmes de Scarbeck.
04:53Je travaille sur les problématiques de résilience,
04:56de résistance en tant que femme et personne flinta.
05:00Ici, cet événement parle aussi de tout ce qui concerne
05:04les oppressions faites aux femmes,
05:06le mariage forcé et il y aura des intervenants
05:09et intervenantes qui vont aborder ces sujets.
05:12Et à la fin, je vais proposer un moment
05:14pour se relier toutes ensemble et résister ensemble
05:17et chanter à un chant qui est souvent chanté
05:21dans les manifestations pour le Ouïmars.
05:24C'est vrai que la plupart, moi j'ai travaillé dans le militaire,
05:26la plupart des projets, les décisions sont prises par des hommes.
05:30C'est peut-être pas par hasard.
05:33Et c'est vrai que ce qui est très intéressant aujourd'hui,
05:35c'est que les projets qu'on fait beaucoup pour les femmes,
05:38c'est beaucoup ce qu'on appelle les projets pratiques,
05:41c'est-à-dire la santé, l'éducation,
05:43tout ce qui est un peu facile.
05:46Mais aujourd'hui, vous avez parlé de beaucoup de choses stratégiques,
05:49les droits stratégiques des femmes.
05:51Et c'est justement qu'ils soient visibles,
05:53qu'ils soient écoutés,
05:54qu'ils soient engagés dans des processus de négociation de paix.
05:58Parce que justement, comme vous avez dit,
05:59ça veut dire que la paix est plus durable,
06:02plus probable qu'elle soit durable.
06:04Donc c'est tous ces aspects stratégiques
06:05qui sont difficiles
06:09et sur lesquels il faut travailler.
06:11Parce que ça, ça change tout.
06:12À partir du moment où la femme devient invisible d'écouter
06:15et prend part aux décisions, etc.
06:17Et au processus, ça change toute la société.
06:20Et ça, évidemment, c'est pas facile à faire.
06:23On est loin, visiblement.
06:24Est-ce qu'il y a un homme dans la salle
06:25qui s'est senti mal à l'aise ensuite
06:28à l'intervention de Clara
06:32et des éléments qu'elle a énoncés ?
06:33Est-ce que quelqu'un souhaiterait dire quelque chose, s'il vous plaît ?
06:36Je voudrais bien entendre l'avis d'un homme,
06:38s'il est d'accord, pas d'accord,
06:39s'il est étonné ou si...
06:42Ah !
06:42Vous êtes libre, pardon, de vous exprimer.
06:47Alors, moi, je m'appelle Roméo Albassala.
06:50Je suis extrêmement d'accord avec ce que Clara a dit
06:53parce que de nos jours,
06:55c'est quelque chose qui n'est vraiment pas facile.
06:57Les réseaux sociaux nous montrent beaucoup de choses.
07:00on sait très bien que les deepfakes, ça existe,
07:03mais c'est très dur de nos jours de voir des femmes
07:07qui vivent de la misère.
07:10Et la plupart du temps, ce sont aussi des enfants,
07:14surtout des filles,
07:16qui, lorsqu'elles sont dans des familles
07:18où il n'y a pas l'amour,
07:20c'est ça, en fait, qui crée ça, des fois.
07:23Aimons nos enfants, s'il vous plaît.
07:27Waouh !
07:28Je suis très, très contente d'être présente.
07:35C'était un événement hyper enrichissant
07:38par les intervenants et tout.
07:40Et moi, j'ai eu l'honneur d'aussi parler un peu de mon aventure.
07:44Et donc, je ne peux qu'être reconnaissante.
07:47Ce fut un moment de convivialité
07:49où on a fait des séances de lâcher-prise.
07:53On a crié, on a chanté.
07:56Et c'est vraiment top
07:57parce qu'on n'a pas toujours des moments comme ça
08:00après des conférences et tout ça.
08:02Et pour moi, c'est important
08:04parce que ça crée plus de liens
08:05entre public et tout ça.
08:08Donc, je suis très contente.
08:09Je profite de votre micro
08:10pour solliciter les gens à me soutenir
08:13pour ma candidature
08:14aux Miss Black Belgium 2026.
08:16où je remets ma couronne en jeu
08:19pour la Miss des Miss
08:20et porter plus loin mon message,
08:24porter plus loin mon projet
08:25et qu'ensemble, nous soyons la voix des Saint-Voix.
08:28Belle Afrique accompagne également
08:30les porteurs de projets
08:31à mener à bien leurs petits ou grands chemins
08:35qui sont sur le point de tracer.
08:37Et d'ailleurs, nous avons une jeune demoiselle
08:40présente ici.
08:42qui peut-être est émise de ne pas me regarder
08:44mais c'est d'elle que je suis en train de parler,
08:46qui aimerait vous parler de son projet.
08:50Je suis candidate à Miss Black Belgium
08:53mais avant de parler de tout ça,
08:55c'est...
08:56Pour moi, je ne suis là pas pour parler
08:58précisément d'un concours
08:59mais c'est justement apporter ma pierre à l'édifice
09:03parce qu'on est toujours dans le 8 mars
09:06et pour moi, la célébration de la femme,
09:09je l'ai toujours dit,
09:10« Lorsqu'on ne parlera plus du 8 mars,
09:14on aura gagné le combat. »
09:17Parce que je trouve que c'est rédhibitoire
09:19de toujours chaque année.
09:20C'est le 8 mars, on doit le fêter, on doit le fêter.
09:23Non, ce n'est pas une fête.
09:25Ça doit être fait, comme tu le dis.
09:27C'est des actions que...
09:29C'est normal.
09:30C'est comme se réveiller le matin
09:32et dire bonjour à son voisin
09:33ou bonjour à...
09:34Donc pour moi, c'est ça.
09:37Donc, bref.
09:38Je vous comprends tout à fait.
09:40Parce qu'il n'y a pas une date
09:41qui fête le droit des hommes
09:44ou quelque chose comme ça,
09:45je ne pense pas.
09:45Tout à fait.
09:46C'est ça.
09:48Donc, aujourd'hui,
09:50on parle du silence.
09:53Du silence autour des mariages forcés.
09:56Autour des violences et des injustices
09:59que beaucoup de femmes vivent encore.
10:00Mais il y a un silence
10:02où on ne parle pas.
10:04Il est moins visible.
10:06C'est le silence autour de certaines réalités
10:10dans nos communautés.
10:11Donc, je m'appelle Arlette Tabouret.
10:13Je suis Burkina Bé.
10:15Et je viens en Belgique depuis 5 ans.
10:18En 2023,
10:19j'ai eu l'opportunité,
10:21enfin, j'ai eu l'honneur
10:22d'être élue Miss Black Belgium.
10:25Et aujourd'hui,
10:27je reviens sur la scène.
10:30Pas seulement pour une couronne,
10:33mais c'est aussi un combat quotidien pour moi.
10:37Parce que le silence dont on parle aujourd'hui
10:39ne concerne pas uniquement
10:40ces violences et ces injustices,
10:42mais ça concerne aussi la santé.
10:46Dans beaucoup de nos communautés,
10:48certaines maladies restent taboues.
10:51Et parmi celles,
10:53c'est la vépanocytose.
10:56On en parle peu,
10:58par peur, par tabou,
11:00ou par manque d'informations.
11:04Et
11:06beaucoup de familles
11:09découvrent la maladie
11:10trop tard.
11:12Beaucoup souffrent
11:13dans le silence,
11:15notamment moi.
11:16C'est mon combat quotidien aussi.
11:19Et si j'ai décidé
11:21de revenir sur scène
11:22pour participer au compromis
11:24Miss Black Belgium,
11:25ce n'est pas seulement une couronne.
11:28C'est pour utiliser
11:29cette visibilité,
11:30pour sensibiliser,
11:32pour informer,
11:34et surtout pour agir.
11:35Merci beaucoup pour votre témoignage
11:38sur cette lecture.
11:39Ah là là,
11:40c'est tellement émouvant.
11:42Les mariages français,
11:43maintenant,
11:44c'est lorsque la personne,
11:46contre l'avis de sa fille,
11:48il dirait même de son fils,
11:50ayant connu,
11:51on va dire,
11:51la modernité des sociétés,
11:53se dit,
11:54papa, maman,
11:55je ne peux pas épouser
11:56ce vieux-là.
11:58Dès le moment où la fille le dit,
11:59c'est que malgré son initiation,
12:01malgré ses origines,
12:02malgré ses respects de la famille,
12:04elle comprend qu'il y a quelque chose
12:05qui ne va pas entre
12:06le besoin du parent
12:08de la marier à telle personne
12:10et son propre objectif
12:12de vie à elle.
12:13Parce que la fille de 16 ans,
12:15de l'époque de ma grand-mère,
12:16et la fille de 16 ans aujourd'hui,
12:17je ne pouvais pas comparer.
12:19Moi, ma fille,
12:19tu viens demander sa main,
12:21c'est lui si je suis en train de mâcher
12:22pour te couper la tête.
12:23Ce n'est pas possible.
12:24Pourquoi ?
12:25Parce que je me dis,
12:26ma fille,
12:26elle a des rêves,
12:27elle veut devenir psychologue pour enfants.
12:29Tu vas la marier à 16 ans,
12:30à quel moment elle finit ses études ?
12:32À quel moment elle finit ses études ?
12:33Il y a quelque chose de très malsain
12:35qui s'est installé dans l'esprit
12:36de beaucoup de familles africaines,
12:38c'est que,
12:39et c'est là que je rejoins
12:40certaines personnes qui disent
12:41que la dot est devenue
12:41quelque chose de commerciale.
12:42Oui, elle est devenue.
12:43Parce que les familles,
12:45souvent, ne voient même plus
12:46le côté traditionnel
12:47et symbolique de la chose.
12:49Moi, mon beau-père,
12:50par exemple, pour le mariage,
12:51il y a une partie de l'enveloppe
12:53que la famille donne
12:54et une partie que toi,
12:55en tant que futur marié,
12:57tu donnes.
12:58Mais,
12:58quand j'ai demandé à mon épouse,
13:00« Ah, combien est-ce
13:00l'enveloppe de la dot
13:02que j'ai donné à ton père ? »
13:03Il m'a dit,
13:03« Mon père a dit,
13:04ne te prends pas la tête,
13:06donne ce que tu peux donner. »
13:08Là où d'autres beaux-pères
13:09lui ont dit,
13:09« Ton fils a donné
13:10des 1500 euros. »
13:12À l'époque,
13:12je ne travaillais pas.
13:14Aujourd'hui,
13:14j'aurais pu donner 2500 euros.
13:15Mais à l'époque,
13:16c'est-à-dire que mon beau-père
13:17faisait partie de ces hommes,
13:18bien qu'ils ont déjà
13:19plus de 50 ans à l'époque,
13:20qui a compris
13:21qu'on doit être
13:22dans la tradition.
13:23Et quand on nous se dit
13:24traditionnel,
13:25de pratiquer la dot,
13:26on ne vend pas sa fille,
13:27on ne vend pas son enfant.
13:29Et c'est là que
13:30beaucoup sont en train
13:31de pêcher
13:31et non seulement
13:32on tombe dans des mariages
13:33forcés,
13:34on force l'enfant
13:35à se marier
13:36parce que nous voulons
13:37que tu te maries
13:38pour bénéficier
13:39de la famille arabe,
13:40ou alors,
13:41on autorise la fille
13:42à épouser qui elle veut,
13:45à condition d'avoir
13:46mon Gucci,
13:47mon Versace,
13:47mon iPhone 28.
13:50C'est devenu ça,
13:51en fait.
13:52Les gens veulent
13:52des choses matérielles
13:53et on s'en fout
13:54à l'ennemi de la famille
13:55en face.
13:55Et après,
13:56on se retrouve
13:56avec des problèmes
13:57de couple,
13:58la famille de l'homme
13:59va dire,
13:59mais vous n'avez rien
14:00à dire ici
14:01parce que vous nous avez
14:02tués pour la liste
14:03de la dot,
14:03donc vous n'avez plus
14:04rien à dire.
14:05Et à ce moment-là,
14:06dans beaucoup de familles,
14:06la fille devient quelque part
14:07un esclave de la famille.
14:09Ça met aussi une pression
14:10à cette fille-là
14:12et donc,
14:14elle va avoir peur
14:15du mariage
14:15et au final,
14:18elle va se dire,
14:18ok,
14:19parce que je sais
14:20que dans mon entourage,
14:21les personnes que je fréquente,
14:22je ne vois pas
14:23cette personne-là
14:24qui serait capable
14:25de faire ça
14:25pour me marier.
14:27mais derrière,
14:28on me met l'impression
14:29que je vais me marier.
14:30Donc,
14:30au final,
14:30je vais accepter
14:31ce que ma famille demande
14:34et elle va se marier
14:36forcément,
14:37voilà,
14:37donc sans amour,
14:39parce qu'elle est obligée,
14:40elle est contre elle.
14:41et je veux dire,
14:43à travers ça,
14:45avec le temps,
14:46il va y avoir des conflits
14:46et tout,
14:47mais quand cette fille-là,
14:49au final,
14:50réussit à divorcer,
14:51à sortir de ce mariage
14:54et elle retourne en famille,
14:57il y a encore des rituels
14:59qu'elle doit faire
15:00pour couper ce mariage,
15:03pour couper les liens
15:04qui ont été placés.
15:05et si finalement,
15:07elle réussit à trouver
15:08quelqu'un
15:09qui veut de nouveau
15:11la marier,
15:12en fait,
15:13elle doit repayer
15:15la dot
15:16que l'ancien marié
15:18a payé
15:18au nouveau.
15:20Donc,
15:21il y a toujours
15:22cet échange-là
15:24et en ce moment,
15:26en tant que personne
15:29dans cette situation,
15:32il n'y a pas vraiment
15:33d'action
15:35qui peut être menée
15:37pour justement
15:37aider ces personnes-là
15:39à comprendre
15:39que c'est malsain.
15:43La dot,
15:44elle est plutôt
15:45dédiée à la femme,
15:47donc elle ne revient pas
15:48vraiment aux parents
15:48et ce n'est pas aux parents
15:50d'imposer le minimum
15:52ou ce qu'ils veulent,
15:53en fait.
15:54C'est plutôt à la femme
15:55d'estimer
15:56ce dont elle a besoin
15:57et si elle souhaite
15:58du balanciaga,
15:59grand bien l'efface,
16:00la vérité.
16:03Donc,
16:03voilà,
16:04je pense qu'il n'y a pas
16:04de minimum
16:06ou quelque chose
16:07de symbolique,
16:08c'est plutôt vraiment
16:09ce que la femme souhaite
16:10et même si c'est une somme,
16:12si elle est justifiée,
16:14tant mieux,
16:14si elle n'est pas justifiée,
16:15c'est elle qui sait,
16:15en fait.
16:16Donc,
16:16si elle,
16:17elle estime
16:18que cette dot-là,
16:19elle est suffisante
16:20pour elle.
16:21C'est très intéressant
16:23pourquoi ?
16:23Parce qu'il est plus
16:24que tant,
16:25génération après génération,
16:26dans une communauté,
16:27de pouvoir se parler,
16:29transmettre les informations,
16:30mettre fin au tabou,
16:31mettre fin au non-dit,
16:33afin que les prochaines générations
16:34soient mieux armées
16:35par rapport à toutes ces questions
16:36qui touchent à la communauté.
16:38Mariage,
16:38divorce,
16:39naissance,
16:40organisation,
16:41etc.
16:41Donc,
16:42cette thématique
16:43est très importante
16:44parce qu'elle nous pose
16:45une question.
16:46qui nous sommes ?
16:47Qui nous sommes
16:48dans ce monde globalisé,
16:50général,
16:51dans lequel tout le monde
16:52vit ensemble
16:53et quelle est la plus-value
16:54que nous apportons ?
16:55Et aussi le fait
16:56que la société évolue,
16:58la société occidentale évolue,
16:59mais la société africaine
17:00évolue aussi.
17:01Nous devons absolument
17:02savoir d'où nous venons
17:03afin de pouvoir
17:04mieux appréhender
17:05ce vers quoi
17:06nous tendons
17:07et où nous allons.
17:08Et tout ça,
17:09ça passe par une connaissance
17:10de nous,
17:11sans tabou,
17:12parler clairement,
17:13ouvertement,
17:13des choses
17:14que les prochaines générations
17:15doivent savoir.
17:16Moi,
17:17je m'appelle Bluréa,
17:18j'ai 44 ans,
17:18je suis juriste de formation,
17:20je travaille à la Cour des Comptes
17:22et j'ai toujours aimé écrire.
17:24Donc,
17:24ça a commencé très tôt
17:25en gagnant un concours
17:27de poésie
17:27en sixième primaire
17:28avec un voyage
17:29à la clé
17:30pour toute la classe,
17:31en gagnant un voyage
17:33avec MSF au Brésil
17:34plus tard
17:35et puis j'ai énormément voyagé.
17:37J'ai fait Ghana,
17:38Burkina,
17:38Mali,
17:39Sénégal,
17:39Guinée,
17:40un an avec mon sac à dos.
17:41J'ai toujours été quelqu'un
17:43qui adorait aller
17:43à la rencontre des gens,
17:44à la rencontre des cultures
17:47et en février 2024,
17:50j'ai été victime
17:51d'une erreur médicale
17:52et donc je me suis retrouvée
17:54pendant longtemps
17:54sans pouvoir travailler
17:56et là,
17:57je me suis remise
17:57à l'écriture
17:58parce que j'avais rencontré
17:59quelqu'un
18:00qui est une douceur impossible.
18:03Et donc,
18:03en fait,
18:03mon livre,
18:04c'est un roman
18:06introspectif,
18:06un roman d'amour
18:07introspectif
18:07mais qui traite aussi
18:09justement
18:10des mariages arrangés.
18:11Alors,
18:12je me suis beaucoup retrouvée
18:12dans ce qu'il a dit
18:13juste avant
18:14même si ce n'est pas
18:15la même culture
18:17tout simplement
18:17parce qu'ici,
18:18on est dans un rôle inversé.
18:19C'est mon compagnon
18:20qui se retrouve
18:21à devoir épouser
18:22quelqu'un
18:22qui n'a pas choisi
18:24parce qu'il y a
18:25des valeurs culturelles,
18:27des valeurs sociétales
18:28et aussi des loyautés
18:30envers sa famille,
18:31envers sa maman.
18:31Là-bas,
18:32c'est la maman
18:32qui décide.
18:34Et donc,
18:35en fait,
18:35tout ça,
18:36ça m'a amenée
18:37à me questionner
18:38à me questionner
18:39finalement
18:39quelle était ma place
18:40dans cette relation.
18:42Quelle est la place
18:43de l'autre personne
18:45dans cette relation ?
18:46Qu'est-ce qu'elle
18:48est finalement
18:49pour lui ?
18:51Et donc,
18:52du coup,
18:52j'ai écrit ce roman
18:53qui est vraiment basé
18:54sur mon histoire.
18:55Bien sûr,
18:55j'ai changé les noms
18:58parce que,
18:58voilà,
18:58je n'avais pas spécialement
18:59envie que ce soit
19:00vraiment un nom.
19:01Et aussi,
19:02je me suis arrangée
19:03pour qu'en fait,
19:04on ne puisse pas savoir
19:05où ça se passe.
19:06C'est-à-dire que
19:08vous ne pourrez pas savoir
19:09en le lisant
19:10de quelle culture il est.
19:11La maesthésie.
19:12Non,
19:13maintenant,
19:13il reste là
19:14quand il faut se voir.
19:15Il reste,
19:15c'est ça qu'elle fait
19:16le film.
19:18On se rejoint.
19:20On se rejoint.
19:23On se rejoint.
19:24On se rejoint.
19:25Et on va avancer.
19:29Et là,
19:30on retire.
19:33Attention,
19:34on revient.
19:34une deuxième fois.
19:36On retire.
19:37Un petit peu en arrière,
19:38on prend l'énergie
19:39de l'espace.
19:40Et on replonge
19:42toutes ensemble.
19:45Et on revient.
19:47Bonjour.