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00:11C'est une facette qu'on ne montre pas, même les Marocains, noirs aussi, d'origine.
00:25Ce sont des choses dont on ne parle pas et alors ça crée des divisions et c'est pour ça
00:30que moi en fait je ne rentre pas trop dans les débats de division parce que moi quand quelqu'un
00:36me dit oui mais toi t'es ici, t'es soif, etc, même l'Egypte qui est tout à fait
00:40blanche aujourd'hui, enfin j'espère qu'on sait tous que de base l'Egypte n'est pas blanche.
00:46C'est un thème qui depuis la Cannes surtout, c'est quelque chose qu'on en parle beaucoup, déjà à
00:51l'époque on en parlait déjà mais depuis la Coupe d'Afrique, il y a eu plein de choses et
00:58de polémiques et de situations qui font que finalement en fait c'est un sujet qu'on essaye d'éviter
01:04mais il faudrait quand même échanger et en parler quoi.
01:07Moi je trouvais le thème intéressant, après j'attendais à voir des personnes maghrédiées mais peut-être que ça ne
01:15va pas être parce que vivant en Belgique depuis depuis c'est quand même une question qui est fort intéressante.
01:24Donc je voulais voir comment vous allez la travailler aujourd'hui et comment vraiment vous allez mener la réflexion autour
01:30de cette thématique là qui est une thématique que les gens n'osent peu, n'osent peu parler en tout
01:35cas.
01:35Je voulais juste rajouter qu'il y a une personne sur les réseaux qui m'a demandé s'il y
01:40aura une deuxième émission parce qu'elle ne pourrait pas être là.
01:43Donc il y a un intérêt qui est suscité quand même à travers ce sujet qui peut être très tricky
01:49comme on dit en anglais.
01:50Madame TV !
01:53Mesdames et Messieurs, bonsoir.
01:56Bienvenue, comme je le disais tout à l'heure, à cette troisième séance autour de la cohésion sociale.
02:03Le premier thème, pour ceux qui le savent, était autour de la femme.
02:09Le deuxième, autour des héritages socio-culturels.
02:16Et ici, on parle un peu de pan-africanisme, un peu de ce qui nous concerne.
02:24Dont le terme, ce soir, est noir, maghrébin, quand l'identité divise.
02:32Est-ce que vous vous êtes déjà senti discriminé, insulté ou bien ravissé par quelqu'un qui vous ressemblait ?
02:41Dans un monde où on se trouve, où on se dit être minorisé ou minoritaire ?
02:49Ma question est-elle claire ?
02:51Exactement.
02:52Alors, vous me voyez, je m'appelle Aziza.
02:54Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis de quelle origine ?
02:58Marocaine.
02:59Marocaine.
03:01Métis.
03:02Métis.
03:05Asiènes.
03:07Marocaine-Congolaise.
03:09Autre chose ?
03:16Paraziza, oui, si on veut.
03:20Voilà, je suis métissée belgo-congolaise, fille de la colonisation belge, donc je vais vers mes 50 ans.
03:28Toute ma vie, on m'a catégorisée parmi, finalement, les blancs, parce qu'elle est trop claire.
03:35C'est vrai, j'ai déjà bronzé.
03:37Parce que j'ai les traits, le comportement plutôt occidentalisé, parce que je viens de la Flandre,
03:44donc du côté congolais ou africain, c'est ce type de métis-là.
03:49Quant à l'heure du côté belge, ce n'est pas une question d'être discriminé, c'est une question
03:55d'être exotisé.
03:57Pour moi, c'est une forme de discrimination aussi, de me mettre dans une case de « ah, le produit
04:02en miam miam »,
04:04pour ne pas traduire différemment.
04:06Donc, moi, enfant issu de la diaspora, il est vrai que je suis venu ici en Belgique très tôt,
04:14à mes trois ans, et j'étais en internat à partir du âge de mes 12 ans jusqu'à mes
04:2118 ans.
04:22C'est un âge où on se cherche généralement qui nous sommes, pourquoi on est là, on se cherche en
04:28tant qu'adolescent.
04:30Maintenant, il est vrai qu'au nom de la Wallonie, il y avait très peu de personnes africaines.
04:37Il y avait aussi vu le thème « noirs maghrébins », il y a aussi des personnes d'origine maghrébine.
04:43Et la question que je voulais soulever, mais est-ce que ces gens-là se sentent africains eux-mêmes ?
04:48Pour eux-mêmes venir toujours dire « mais vous, les noirs », en citant toujours l'Afrique noire,
04:53est-ce qu'eux-mêmes savent d'où ils viennent ?
04:56Est-ce qu'ils savent eux-mêmes que ce sont nos frères et qu'on pourrait tirer l'Afrique vers
05:01le haut,
05:01au lieu de créer des divisions ?
05:03C'est vraiment des questions que parfois je ne pouvais me poser en étant plus jeune.
05:08Et avoir toujours ce besoin d'acceptation, parce que malheureusement,
05:12les maghrébins sont plus présents à Bruxelles.
05:15En tout cas, à mon époque, ils étaient beaucoup plus présents en Wallonie.
05:18Et avoir toujours ce besoin-là d'acceptation, et parfois, on passe même outre certaines choses
05:23où ils nous appellent « aisé », des trucs comme ça, où on a toujours besoin de prendre leurs coutumes,
05:31leur argot à eux, mais eux, ils ne prennent rien de nous.
05:34Et c'est ça que je voudrais souligner vraiment certaines questions.
05:37Est-ce qu'eux-mêmes se sentent africains ? Est-ce que nous-mêmes, en étant africains,
05:41est-ce qu'on se valorise ? Est-ce que parfois, est-ce qu'on se tient à des coudes
05:44?
05:45Peu importe, on va dire, les Rwandais, peu importe qui nous sommes, d'où on vient,
05:50on reste quand même le continent africain.
05:53La question qui vient d'être posée avec notamment les Congolais et les Rwandais,
05:58donc voilà, c'est juste peut-être pour contextualiser et comprendre ce qui se joue,
06:04des choses politiques qui arrivent à Matongé, par exemple,
06:09et tu prends le cas d'un jeune ou d'une jeune qui…
06:13Par exemple, moi, je suis Burundaise, je ne suis pas Burundaise,
06:15mais peut-être que, via mon faciès, je vais être connotée d'une telle ou telle origine,
06:23et du coup, ça peut avoir des impacts, et je trouve que, ok, c'est à vous,
06:27mais c'est quand même important d'en parler, et voilà.
06:31Ok, dans ce cas, je vais chercher la compréhension d'abord du mot racisme,
06:36parce que pour moi, historiquement parlant, c'est un mot qui a été institué par les personnes
06:42qui voulaient avoir un ascendant sur les autres.
06:47Donc, on va dire, voilà, moi, je me sens supérieure à toi,
06:51et donc là, on va te traiter comme inférieure,
06:54et donc, on parle à ce moment-là du racisme.
06:57Mais entre les personnes de même race, ce qui se passe,
07:01c'est peut-être juste de la haine contre soi-même,
07:05et qu'on projette sur l'autre.
07:08Je ne parlerai pas, pour moi, dans mon cas précisément, de racisme.
07:12Donc, je sais que généralement, les noirs ont connu énormément de situations
07:18qui poussent les gens déjà à ne pas se reconnaître,
07:22donc il y a une grosse souffrance intérieure
07:24qui va faire qu'en fait, s'aimer soi-même, c'est tout un problème déjà,
07:30un gros problème.
07:32Donc, les gens se rejettent déjà dans leur propre chair,
07:36ils se rejettent, ils ne se reconnaissent pas, ils vivent l'enfer.
07:40Eh bien, en fait, l'autre qui me ressemble,
07:43je lui projette ce que j'ai à l'intérieur de moi.
07:46On n'offre que ce qu'on a.
07:49Ce que je voulais dire, c'est...
07:51On a parlé du racisme entre nous, les noirs,
07:54et certains disaient que ça n'existait pas
07:56parce qu'on se ressemble au niveau de la peau.
07:59Mais vous avez dit que, même parmi nous,
08:02il y a différents types de peaux.
08:04Je suis d'accord, si on parle du racisme,
08:06par exemple, dans le pays où j'ai vécu,
08:08il y a beaucoup de...
08:10Il y a des personnes qui sont albinos,
08:12et il y a du racisme avec eux.
08:14Clairement, j'en ai entendu, j'en ai vu,
08:16des gens qui disaient qu'ils ne veulent pas ça,
08:18ils ne veulent pas de ça chez eux,
08:20à part des albinos.
08:23Ou...
08:25Je sais que certaines...
08:26Certaines personnes ont des...
08:28pensent que si on prend des parties
08:30du corps des albinos,
08:32ça permet de faire, je ne sais pas quoi,
08:33ils font des pratiques avec ça.
08:34Donc, ça existe.
08:36Et même parmi nous,
08:38entre les gens noirs, français,
08:40comme moi,
08:41et les gens clairs,
08:42il y a ce racisme qui existe.
08:46Ça reste des racistes pour moi.
08:47C'est une discrimination sur la peau.
08:49C'est des racistes pour moi.
08:53Je peux comprendre.
08:55Je peux comprendre.
08:56Maintenant,
08:58entre pays africains,
09:01il y a des stéréotypes
09:02qui sont tellement forts
09:03que ça crée des inimitiés.
09:06Je ne dirais pas que c'est du racisme,
09:08mais ça crée des rancunes
09:10ou des peurs,
09:11des divisions.
09:12Nous sommes un.
09:14Et si on ne fait pas attention,
09:17surtout nous,
09:18les noirs,
09:19on va se paître.
09:20Parce que je trouve que nous,
09:21on se retrouve déjà
09:22en train de réclamer des choses
09:23qu'il ne faut même pas réclamer des choses.
09:26Il y a certaines choses,
09:28par exemple,
09:28moi,
09:29je suis ici en Belgique,
09:31je ne veux pas traiter.
09:32Je ne veux pas traîner
09:33avec les Camerounais.
09:34Et je vais expliquer le pourquoi.
09:37Ce n'est pas du racisme.
09:39Très honnêtement,
09:41ce n'est pas du racisme.
09:42Mais j'ai mon expérience.
09:46J'ai mon expérience
09:47que j'ai déjà eue
09:48avec les Camerounais,
09:49que ce soit dans mon port,
09:50que ce soit ici.
09:52Mais je ne veux pas traîner avec.
09:54Parce que c'est comme ça.
09:57Il y a ceux qui sont très bien.
09:59Il y a des Camerounais
10:00qui sont gentils.
10:01Il y a des Camerounais
10:02qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:03Il y a des Ivoirains
10:05qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:06Il y a des Congolais
10:07qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:09Mais il ne faut pas qu'on se mente.
10:11Si on reste avec les personnes
10:13qui ne veulent pas évoluer,
10:15on ne va jamais changer
10:16nos habitudes nous-mêmes.
10:18On se retrouve souvent
10:19en train de pleurer
10:20du racisme à gauche et à droite
10:21parce que l'autre
10:23qui est à côté là-bas
10:23s'est plaint du fait
10:24que lui,
10:25il voulait faire pipi.
10:27Tu veux faire pipi,
10:28mais tu veux rentrer
10:29dans le magasin
10:31de quelqu'un
10:32pour aller faire pipi
10:33et te dire non,
10:33tu vas te plaindre
10:34sur les réseaux sociaux.
10:35Ouais,
10:35il m'a refusé,
10:36c'est du racisme et tout et tout.
10:37Mais il suffit juste
10:38que ton frère soit là,
10:39tu vas l'accompagner.
10:41Et quand tu l'accompagnes,
10:42tu l'accompagnes à l'appétit.
10:43Des fois,
10:44si on se retrouve
10:44souvent en train de défendre,
10:46des choses
10:46qui ne sont pas du tout défendables.
10:48Mais quand tu as dit
10:51qu'il y a des races,
10:52en fait,
10:53il n'y a qu'une seule race.
10:54Ce qui s'est passé historiquement,
10:56c'est que le racisme
10:57est apparu.
10:58Pourquoi ?
10:59Parce que tel,
11:00dans l'histoire,
11:01a cru qu'il était supérieur
11:03à d'autres communautés,
11:05à d'autres populations
11:06qui font que
11:07on pense que
11:09je suis supérieur,
11:10donc la race noire
11:12est inférieure
11:13à la race blanche.
11:14Et donc,
11:15il y a eu dans l'imaginaire afro
11:18de se dire que
11:20finalement,
11:20en fait,
11:21je suis inférieur,
11:22je suis ceci.
11:23Et donc,
11:24on a ce qu'on appelle
11:25le syndrome du sauveur,
11:27de ceci, cela.
11:28C'est d'où vient
11:29le mot racine.
11:31Dans l'histoire,
11:32un chinois,
11:33il ne parle dans l'histoire
11:34où on parle
11:36de la race noire
11:38ou du peuple noir
11:39qui a pris le pouvoir
11:42ou a esclavisé
11:44le peuple asiatique
11:46ou le peuple caucasien
11:49ou autre.
11:50Donc,
11:50c'est là où
11:51il faut faire attention
11:52quand on parle
11:53de racisme.
11:54Le racisme,
11:55déjà,
11:55le mot,
11:56la race n'existe pas.
11:58Quand on va chercher
11:59dans les études,
12:00etc.,
12:00la race n'existe pas.
12:02C'est la race humaine.
12:04C'est une idéologie,
12:06en fait.
12:06C'est une idéologie
12:07et un concept.
12:08C'est un concept.
12:10Je vais juste
12:11enregistrer un mot
12:12parce que
12:13quand on regarde
12:13la salle,
12:14il y a 99%
12:16de colorisme foncé.
12:19Donc,
12:20dans ce contexte,
12:20c'est un peu difficile
12:22des fois
12:22de parler de racisme.
12:25Moi,
12:25j'irais plutôt
12:26discrimination
12:27parce qu'il y a
12:27discrimination entre nous,
12:29discrimination entre les tribus,
12:31discrimination du colorisme,
12:34déjà entre nous,
12:35africains.
12:36Je ne pense pas
12:37que c'est du racisme,
12:37c'est de la discrimination.
12:38Tu es d'une tribu,
12:39tu ne peux pas marier
12:39une certaine personne
12:40parce que c'est
12:41d'une autre tribu.
12:41et je pense aussi
12:43que c'est aussi
12:44la façon
12:44dont ça a été
12:47la propagande
12:48autour de certaines
12:49lignances
12:50suivant les générations.
12:51Nous,
12:52on vient d'une génération
12:53où,
12:54je ne sais pas,
12:55il n'y avait pas
12:56autant de couleurs
12:59médiatisées.
12:59Maintenant,
13:00c'est tellement à la mode
13:01que je pense
13:01que le mot raciste
13:02commence quand même
13:03à perdre
13:05de sa raison.
13:06pourquoi ?
13:07Parce que vous n'avez
13:07qu'à arrumer la télé
13:08et regarder la musique,
13:10tout le monde veut manger
13:11afro,
13:12maintenant,
13:13Paris-Doup-Pour-Dous
13:13est devenu à la mode.
13:15Tout le monde veut...
13:16Et en fait,
13:17c'est comment nous-mêmes
13:20on...
13:21comment ça a été vendu,
13:22hein,
13:23qu'il y ait des histoires
13:24en fait dans l'histoire
13:24politique aussi,
13:25il ne faut pas l'oublier.
13:27C'est pour ça
13:28que le thème
13:28sur les Maghrébins
13:29et les Noirs,
13:31il faut comprendre
13:31politiquement
13:32qu'est-ce qui s'est passé
13:32en Belgique.
13:33Parce que si on ne prend pas
13:34la base,
13:35on pourra difficilement
13:36comprendre ce qui s'est passé.
13:37On perd les histoires
13:38pour les étudiants.
13:39Les Maghrébins
13:40sont venus ici
13:40pour être des ouvriers
13:43de la main d'oeuvre
13:44et avaient plus d'avantages
13:45que les...
13:46par exemple,
13:46les Congolais.
13:48Donc,
13:48historiquement,
13:49ça crée déjà...
13:50Ils ont déjà
13:51installé
13:53un...
13:53Je pense que psychologiquement,
13:56quelque chose
13:57où,
13:59puisqu'ils avaient
14:00ces avantages-là
14:00et toi,
14:01Noir déjà,
14:02africains,
14:03tu ne les avais pas,
14:04tu te sentais
14:05déjà inférieur.
14:07Autre réflexion
14:08que je me suis faite,
14:09on est bien
14:09dans mon dialogue
14:11du racisme
14:12intra-africain.
14:14OK ?
14:14Vous avez dit
14:15qu'il n'y a pas
14:16une population blanche
14:17qui existe
14:17qui a été discriminée.
14:19Et pourtant,
14:19récemment,
14:20il y a moins de 5 ans,
14:22on m'a fait des suites
14:23des Africains blancs,
14:26on m'a bien dit
14:26intra-africains.
14:28Exactement !
14:29Et il y a beaucoup
14:29qui ne me reconnaissent pas.
14:30Attention !
14:31Attention !
14:32Attention !
14:33En lumière,
14:34oui,
14:35les sud-africains blancs
14:36qui sont africains.
14:37Ah !
14:38Ah !
14:39On parle bien,
14:40hein,
14:40c'est africain.
14:41Aujourd'hui,
14:41vous avez un débat.
14:42C'est global.
14:43Oui,
14:43c'est global.
14:44Ah !
14:44Ils sont africains.
14:46Ah !
14:47Ah !
14:48J'adore !
14:49Ah !
14:49Il y a des générations
14:50et des générations
14:51de blancs africains
14:53qui s'identifient
14:54à la culture
14:55qui danse,
14:55qui danse zulu,
14:56etc.
14:56Vous allez nous exprimer.
14:58Ils sont africains.
14:59Vous allez nous exprimer.
15:00Ils vont dire
15:00quand ils arrivent au nord.
15:01Ah, mais non !
15:02Mais ça ne va pas aller.
15:03Je reviens sur les termes
15:05de vie.
15:05Oui,
15:05si on le prend du côté
15:08de chez moi,
15:09Kisanyali,
15:10on dit au reste
15:11quand même
15:11la référence
15:12vers l'arabe esclavage.
15:16Oui, historique.
15:18Donc, on va tout remettre.
15:20Être insulté.
15:21Et là,
15:21je reviens sur ma première intervention.
15:23Moi, je vais vous parler
15:24de la discrimination
15:24entre camboules
15:25puisque je suis camboulese.
15:26Même si ma couleur
15:27est trop claire,
15:28etc.
15:29Et donc, du coup,
15:29si on m'insulte
15:30en tant que Didou,
15:32bon, moi,
15:32je ne me sens pas insultée
15:33puisque je le suis aussi.
15:35Mais en fin,
15:35n'oublions pas
15:36que l'histoire
15:36de la traite arabo-swaïlie
15:37a bien précédé les blancs,
15:39a bien imprégné nos cultures
15:41et notamment
15:42en convo centrale
15:42parce que type au type
15:43avait élargi
15:44les éléments-là.
15:45Mais je pense
15:46qu'il est important
15:47de mettre les fesses
15:49comme on le définit
15:51au jour d'aujourd'hui.
15:52Et je rejoins
15:53dans l'idée
15:54que le racisme
15:54est une construction sociale
15:56avec son bien
15:59dans l'histoire
16:00de la colonisation
16:01et que finalement
16:02toutes ces mots-mêmes
16:03à « azé »
16:05qui découlent
16:05du mot en arabe
16:06« esclave »
16:08ne se dit pas.
16:09Autant Didou
16:10ne se dit pas au convo,
16:11autant à « azé »
16:12ne se dit pas
16:12dans un contexte ici.
16:14Ça reste
16:15une finie,
16:15une forme d'agression,
16:17une forme de discrimination.
16:19Si on remet toujours
16:20la phrase
16:21comme on dit
16:21« n'oubliez pas
16:21de revenir. »
16:23Ça, c'était la gifle
16:24quand on faisait des bêtises.
16:25ça, n'oubliez pas
16:26que tu viens.
16:27Maintenant,
16:28avec l'ouverture,
16:29il y a de certaines situations
16:30où on se dit
16:30« bon,
16:31chez le Congolais
16:31quand je suis là,
16:32c'est toujours des problèmes,
16:33je préfère aller
16:34pour telle histoire
16:35chez les caméronnés »
16:36et tout ça.
16:37Donc,
16:37c'est quelque chose
16:37déjà qui vient
16:39déjà de l'Afrique.
16:41On a grandi comme ça.
16:43Donc,
16:43les parents qui te disent
16:44« on n'est pas
16:45de la même tribu,
16:47leur mentalité
16:48je n'aime pas ça »
16:49et ça reste.
16:50Et quand on vient ici,
16:51chacun veut rester
16:52dans sa...
16:53Là où il y a
16:54comment ça s'appelle
16:56les gens
16:56qui viennent
16:57de son pays.
16:59C'est ce qui fait
16:59qu'on n'est plus dur.
17:01Et puis bon,
17:02on a ces certains...
17:04On est dur aussi
17:04en commençant
17:05déjà au niveau
17:06de la famille.
17:07On a vu des oncles,
17:08des tantines,
17:09des tantes,
17:10des tatas
17:10qui ont déconné,
17:12qui ont été restés
17:12avec à la maison,
17:13qui ont volé,
17:14qui ont fait du mal
17:15à nos parents.
17:16Et quand on vient ici,
17:17on a cette mentalité,
17:18en disant
17:18« ah non,
17:19moi quand je suis au boulot,
17:20là où je travaille,
17:21je n'aime pas
17:22qu'une Congolaise
17:23ou bien un Africain
17:24vienne là-bas
17:25parce qu'il va commencer
17:26à parler de mes affaires
17:27et puis ils en a créé
17:27des problèmes. »
17:28C'est ça où se vient
17:29de cette dureté-là.
17:30Voilà,
17:31c'est ça.
17:32Mais oui,
17:33voilà,
17:33c'est ça.
17:34C'est là,
17:35c'est là quoi.
17:36On s'est dit
17:36« non, non,
17:37moi,
17:39je préfère
17:39là où je trouve
17:40du boulot
17:41que je trouve,
17:42des Camerounais,
17:42des gens
17:43qui ne sont pas
17:43des Congolaises,
17:45je serai mieux,
17:46tranquille. »
17:47quand je sais que
17:48j'ai des Congolaises,
17:49dans le boulot,
17:49je vais dire
17:50« ouais,
17:50va les raconter,
17:51va les parler des mots
17:52et tout. »
17:52C'est ça qui fait
17:53qu'il y a la dureté
17:54et tu retours ça
17:55dans presque
17:57toutes les nationalités
18:01africaines.
18:01Donc,
18:02« ah non,
18:02moi,
18:02je n'aime pas
18:03être avec ma communauté,
18:04je préfère pour autre chose
18:06quand c'est le deuil,
18:06peut-être le fait,
18:07mais en tout cas,
18:08dans le boulot,
18:08je n'aime pas les voir
18:09parce qu'ils vont
18:09beaucoup parler
18:10pour raconter. »
18:11C'est là la dureté.
18:12Voilà.
18:13Merci beaucoup.
18:14Alors,
18:15moi,
18:15je faisais partie
18:16de celle qui disait
18:16que la diaspora
18:17amplifie les divisions.
18:19Je trouve que oui,
18:21parce que là,
18:22on ne parle que de la Belgique,
18:23mais la diaspora
18:23se trouve en Amérique latine,
18:26en Amérique,
18:28se trouve dans les Caraïbes
18:30et il y a énormément
18:32de différences.
18:34Il y a même
18:35une différence de mentalité.
18:37Ils ne se considèrent aussi
18:39pour beaucoup
18:39pas africain,
18:41même si moi,
18:43je trouve que oui,
18:45mais non.
18:47Enfin,
18:48pas tous,
18:48mais certains.
18:51Pour moi,
18:52il y a des grandes différences
18:53entre la culture caribienne
18:55et la culture...
18:59Africaine.
19:01Africaine,
19:01même si je trouve
19:02que les deux sont africains,
19:03mais bon,
19:03ils ont une autre culture
19:05qui s'est développée,
19:06même les Sud-Américains,
19:08même si on va en Suriname,
19:09ils peuvent être plus noirs
19:11de peau ou quoi que ce soit,
19:13même si même dans leur tradition,
19:14on retrouve des similitudes,
19:16mais ils vont se trouver...
19:18Moi, je suis Latino,
19:19moi, je suis ici.
19:20C'est comme s'il y a un déni de soi
19:22qui fait en sorte
19:23qu'on veut quand même
19:23se mettre dans autre chose.
19:25Je suis afro-américain.
19:28Bon.
19:29Et après aussi,
19:30je trouve que dans l'histoire,
19:31on a beaucoup parlé
19:33de...
19:34origines de l'Amérique,
19:36etc.
19:36Mais pour moi,
19:37déjà,
19:37il y a des Américains
19:39noirs de souche.
19:40Tous les Américains...
19:42Les Américains ne sont pas
19:43de base blanc.
19:44Ils sont noirs.
19:46Et donc,
19:47quand on parle d'afro-américains,
19:48c'est déjà une mauvaise terminologie
19:49qu'on donne
19:50parce qu'il y en a
19:51qui sont venus
19:52de l'Afrique,
19:53mais il y en a
19:53qui sont autochtones
19:55de l'Amérique.
19:57Et ça,
19:58il y a ça...
19:58C'est pour ça qu'elles connaissent
19:59son histoire
20:00et aussi très important
20:01parce que ce n'est pas
20:02tous les Noirs d'Amérique
20:03qui viennent
20:04de l'Afrique.
20:06Je m'appelle Rayanne.
20:09J'ai
20:10beaucoup aimé
20:12cette...
20:12cette conférence
20:15sur la diversité
20:16et notre rapport
20:17au racisme.
20:20J'ai beaucoup appris,
20:21surtout par...
20:22la naturologue
20:24qui a été...
20:26qui m'a secoué
20:27dans mes...
20:28dans ma pensée même
20:30de...
20:31de l'impact
20:32que pouvait avoir
20:33le fait d'être
20:34immigré dans un pays.
20:36Ça faisait un peu peur,
20:37mais...
20:38en tout cas,
20:39c'est...
20:39c'était enrichissant.
20:40Le fait de communier
20:42comme ça,
20:43de parler,
20:43comme on échange.
20:45C'était vraiment
20:45une conférence
20:45très interactive.
20:47Du coup,
20:48on a beaucoup échangé,
20:49on a beaucoup discuté.
20:50Je n'étais pas seulement
20:51spectateur,
20:51j'étais aussi un peu acteur,
20:53du coup,
20:53ça fait plaisir
20:54de savoir
20:55qu'on peut être écouté,
20:56on peut être entendu.
20:57Et par la suite,
20:58j'ai découvert
20:59de magnifiques personnes,
21:01de personnes
21:02très talentueuses
21:03qui me présentent
21:04sur le stand
21:05des produits
21:05qu'ils font.
21:06et ça fait plaisir
21:09de se retrouver
21:09et d'échanger,
21:10en tout cas.
21:11Je serai là
21:12aux prochaines éditions,
21:14c'était très enrichissant.
21:16Je m'appelle Fatmata,
21:17je suis la fondatrice
21:19et la créatrice
21:19de Nayan Collection,
21:20qui est une marque
21:21de vêtements
21:22spécialisée
21:23dans les créations
21:24africaines.
21:25Et tous mes vêtements
21:26sont confectionnés
21:26au Nigeria.
21:27Donc,
21:28je valorise
21:28l'artisanat africain,
21:29le savoir-faire africain.
21:31et mon but
21:32est de redonner
21:34une certaine confiance
21:35aux femmes,
21:36un certain bien-être
21:37à travers l'habillement.
21:39Et donc,
21:39la journée d'aujourd'hui
21:40était une journée
21:41assez spéciale,
21:42on va dire,
21:43parce que
21:43je n'étais pas censée
21:44être là,
21:45mais finalement,
21:45j'ai pu me libérer
21:46et j'ai trouvé
21:48le débat assez intéressant
21:49et assez chouette.
21:50Donc, voilà.
21:51Merci beaucoup !
21:53Alors, moi,
21:54c'est Nina Donauti Pencil.
21:56Donc,
21:56j'ai participé
21:58aujourd'hui
21:58à la conférence
21:59donc,
22:00moire
22:01maghrébin
22:01et africain.
22:03Donc,
22:03qu'est-ce qui nous divise ?
22:04Ce qui était dommage,
22:05c'est qu'on n'a pas eu
22:06le côté maghrébin.
22:08On aurait voulu
22:09avoir plus de personnes
22:10dans cette communauté
22:11pour pouvoir vraiment
22:12échanger.
22:13Mais,
22:13ça a été quand même
22:15une conférence riche,
22:16des échanges riches également.
22:18Et la naturologue,
22:20maman Adèle,
22:21franchement,
22:21elle nous a ouvert les yeux
22:22sur plusieurs choses,
22:24l'environnement,
22:25à quel point l'environnement
22:25était important
22:26et également,
22:28comment l'environnement
22:29est connecté également
22:29à notre esprit
22:30et ça nous ouvre
22:31d'autres perspectives
22:32et d'autres,
22:34une autre façon
22:37de voir les choses,
22:38de voir notre environnement
22:39et notre identité
22:40en tant qu'Africains,
22:41en tant qu'Afro-descendants
22:42et en tant que Noirs.
22:44Donc,
22:44franchement,
22:45j'ai hâte
22:45pour la prochaine conférence.
22:48Moi,
22:48je m'appelle Aser,
22:49mon entreprise à moi
22:50s'appelle Mille Délice.
22:51Vous pouvez me retrouver
22:52notamment sur les réseaux
22:53sous le même nom.
22:54Aujourd'hui,
22:55j'ai été accueilli
22:56par BAM TV,
22:58Belle Africa,
22:59pour cet événement,
23:00Noirs,
23:01Maghrébins,
23:02Africains,
23:02ce qui nous divise.
23:03Donc,
23:03pourquoi pas se retrouver
23:04autour d'un repas
23:05et du coup,
23:07pour pouvoir parler
23:07de ce qui nous divise,
23:09ce qui nous rassemble aussi,
23:10tous ensemble,
23:11et vraiment développer
23:12cette thématique-là.
23:13Je m'appelle Bélina,
23:15je suis la fondatrice
23:16de Maïssa Création.
23:18Donc,
23:18en soi,
23:18c'est une collaboration
23:20entre plusieurs créateurs
23:21parce que je crois réellement
23:23en la force de la création.
23:25Et comment est-ce que
23:26j'ai entendu parler
23:27de cet événement ?
23:28Par le biais d'un incubateur,
23:30donc une personne
23:31qui m'a transmis l'information.
23:33J'ai vraiment été intéressée
23:34par le fait
23:35de rencontrer
23:36d'autres personnes
23:37qui étaient intéressées
23:39par la question
23:39de l'Afrique
23:40et ici du Maghreb,
23:42mais voilà,
23:42c'est comme ça
23:43que j'ai connu
23:44et l'événement
23:44était vraiment super.
23:45J'ai découvert
23:46beaucoup de choses,
23:47des intervenants incroyables
23:48et vraiment,
23:50à la prochaine édition.
23:52Mon nom,
23:52c'est Marie-Laure,
23:53je suis naturopaïde du féminin
23:55et je suis ici
23:55avec ma boutique
23:56de Lotus Shop.
23:58J'offre aux femmes
23:59des accompagnements
24:00en naturopathie féminine,
24:02celles qui ont besoin
24:03d'aide à régler
24:04tout ce qui est
24:04déséquilibre hormonal
24:06de manière naturelle.
24:08Je suis là
24:08pour éduquer,
24:10pour transmettre,
24:11pour aider à la guérison,
24:13et aussi à vous offrir
24:14des alternatives naturelles
24:16qui viennent
24:16de la pharmacopée afro,
24:18peu connue au monde,
24:20mais qui sont très efficaces
24:21et utilisées depuis
24:22des siècles,
24:24si je peux dire.
24:25Donc voilà,
24:26aujourd'hui,
24:26je suis venue à l'événement.
24:27J'ai trouvé ça très,
24:28une conférence
24:28très, très, très intéressante.
24:30On a pu échanger
24:31sur diverses choses
24:32qui nous touchent
24:33de loin et de près
24:34en tant qu'Africains.
24:35et on était en petit comité,
24:37mais vraiment très qualitatifs.
24:40Et donc,
24:40je suis très heureuse
24:41de l'invitation de BAM
24:42à cet événement-ci.
24:44Je suis Stéphanie,
24:46fondatrice de la marque
24:47Stéphysan.
24:48Aujourd'hui,
24:49je suis à un talk show
24:51organisé par Ben Africa
24:53sur la thématique
24:54« Noir et malgré bien
24:56quand l'identité divise ».
24:58Donc,
24:59j'ai eu l'opportunité
25:00d'avoir un stand
25:01pour pouvoir mettre
25:02en avant ce que je fais,
25:03donc, d'un côté,
25:04la vente d'événements
25:05hommes et femmes
25:06et de l'autre côté,
25:07les services à travers
25:08les événements
25:09que je trouve
25:09avec un stand
25:10et de manière
25:10à ce que je fais.
25:11Donc,
25:11c'était vraiment
25:12une soirée très riche
25:14avec des débats,
25:16des interventions.
25:17On a pu apprendre
25:18encore de nouvelles choses
25:19à travers l'intervention
25:20de tout un chacun.
25:22Donc,
25:22je vous invite encore
25:23massivement
25:24à d'autres conférences
25:26qui seront lues
25:26à partir du mois de septembre
25:27parce qu'on prend une pause.
25:29Merci !
25:36Bambdeby !
25:37Bambdeby !
25:39Bambdeby !