Passer au playerPasser au contenu principal
Plongez au cœur de l'héritage culturel africain et des récits personnels qui le façonnent ! Découvrez comment la mode, l'art et la langue se rencontrent pour célébrer la richesse de l'Afrique.

Kelly, fondatrice de la marque Héritage, nous dévoile sa vision audacieuse : moderniser les vêtements africains pour les faire rayonner au-delà des frontières, tout en valorisant le savoir-faire local. Des créations uniques qui célèbrent la diversité culturelle, du Sénégal au Nigeria.

Nana, jeune artiste-peintre et étudiante en architecture, nous transporte au Congo à travers ses toiles. Ses œuvres, imprégnées de souvenirs et d'émotions, sont une invitation à découvrir la beauté et la complexité de son pays d'origine.

Georgiana, également étudiante en architecture, présente sa collection inspirée par les langues, la mémoire et l'appartenance. Ses créations symbolisent l'unité et l'identification, malgré la diversité des origines et des influences.

À travers des témoignages poignants, explorez les défis de la communication et de l'intégration lorsque l'on vit dans un pays où la langue maternelle n'est pas la langue dominante. La découverte de nouvelles langues, comme le Lingala, le Swahili, le Poulaire ou le Béthique, devient une clé d'adaptation et de survie.

Ce regard sincère sur l'« autrifisation » de la culture et les complexes qu'elle peut engendrer, notamment dans le milieu scolaire, nous pousse à réfléchir à notre rapport à l'identité et à la différence. Une conférence inspirante qui célèbre les liens qui nous unissent.

#HéritageAfricain #LanguesEtMémoires #IdentitéCulturelle #ArtEtMode

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:08...
00:23Bonjour, je suis Kelly, la créatrice et fondatrice de la marque Héritage.
00:26Donc Héritage, c'est une marque de vêtements africains, c'est-à-dire qu'avec la marque Héritage,
00:31on aimerait valoriser un peu la culture vestimentaire africaine au-delà des frontières,
00:35c'est-à-dire principalement en Occident, mais tout en la modernisant.
00:38C'est-à-dire que le but n'est pas uniquement de se centrer sur des pièces type africaines,
00:44mais également de les moderniser avec des ensembles de trois pièces.
00:47On soutient pour le moment des pays comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin et le Nigeria.
00:52Et donc on a des fournisseurs de tissus, des couturières sur place,
00:57et on ne négocie pas entre guillemets les prix, on les paye de manière juge.
01:11Je m'appelle Visual by Nana, j'ai 21 ans et je suis en études d'architecture,
01:16et je suis aussi artiste-peintre, alors je trouve mes inspirations dans mes souvenirs de mon pays d'origine,
01:23qui est le Congo.
01:25C'est pour ça que je me suis dit de participer à cet événement-ci,
01:30qui met en valeur du coup les langues, la mémoire et l'appartenance.
01:36Le tableau qui s'y prête le plus au thème, c'est ce tableau-ci,
01:39parce qu'en fait c'est une peinture de ma mère et ma grand-mère,
01:43et c'était leur retrouvaille après plus de 15 ans,
01:46à ne pas se voir, parce que ma maman a déménagé du coup en Europe,
01:50et ne voyait pas ma grand-mère.
01:52Et moi c'était ma première rencontre avec ma grand-mère,
01:55donc c'est beaucoup d'émotions.
01:57Et toutes mes peintures, c'est un peu ma vision de mon pays d'origine,
02:01donc ce n'est pas la vision que vous devez avoir,
02:04mais je vous ouvre une fenêtre,
02:07et après c'est à vous de vous renseigner,
02:10de vous émerveiller sur ce qu'il y a de beau à voir au Congo.
02:13Bonjour, je m'appelle Georgiana, j'ai 21 ans,
02:15et je suis étudiante en architecture.
02:17Aujourd'hui je vous présente ma nouvelle collection,
02:21donc sous le thème de langue, mémoire et appartenance.
02:24Les créations que j'ai faites aujourd'hui symbolisent en fait l'unité,
02:28malgré qu'on ait des couleurs différentes,
02:30on puisse s'identifier,
02:32et c'est vraiment cette identification que je voulais rapporter et montrer à cet événement.
02:37Quel moment parlez-vous à la maison ?
02:39Vous ne soyez pas timide.
02:40Français, Lingala.
02:41Français, Lingala ?
02:43Français, Lingala et Swahili.
02:45Français, Lingala, Swahili ?
02:47Français ?
02:49Français, parfois Lingala.
02:50Français, parfois Lingala, intéressants.
02:53Monsieur ?
02:54Français, Lingala et Anglais.
02:55Et vous ?
02:56Français, Lingala et Anglais.
03:01Est-ce que toutes les langues qui ont été citées, c'est la même langue pour tout le monde ?
03:04Non.
03:04Qui a une langue différente qui parle à la maison ?
03:07Oui ?
03:08Moi du coup c'est le français.
03:08Moi je parle de français.
03:11Pour vous, pour aller derrière.
03:13Moi du coup c'est le français, l'anglais et le baba.
03:16Le baba ?
03:17Oui, ça fait partie de l'ouest du Cameroun.
03:21C'est une langue, une ethnie bamié qui est du Cameroun.
03:23D'accord, merci.
03:25Merci.
03:25Et vous ?
03:26Moi c'est le français, la langue poulaire.
03:29Le français et le poulaire.
03:31Oui.
03:31D'accord.
03:32Une autre langue différente de celle qu'on vient de citer ?
03:35Oui ?
03:36Le turc.
03:37Ah !
03:37Le turc.
03:39Derrière ?
03:40Je parle Béthique.
03:41Béthique est une langue...
03:43Du Cameroun, du centre du Cameroun.
03:44Oui, voilà.
03:45Selon toi, quand on arrive à l'âge adulte, dans un pays qu'on ne maîtrise pas, la langue,
03:53quel ou c'est quoi le plus difficile au quotidien ?
03:57On a des choses à dire, on a beaucoup de choses à partager, mais il n'y a personne avec
04:01qui le faire.
04:02Sauf peut-être à la maison.
04:03Ça c'est encore ce qu'ils nous savent.
04:05Sauf si vous débarquez vraiment seul et ça arrive à certains réfugiés, certains immigrés,
04:09et là c'est encore beaucoup plus dur.
04:12Mais un autre avantage à être dans cette situation-là, c'est que vous êtes en mode
04:18survie.
04:19Donc vous allez tout faire pour vous adapter au monde dans lequel vous êtes.
04:23Donc vous allez apprendre.
04:24Vous allez apprendre très vite.
04:25Ça va être très dur, mais à la fin, vous y arriverez, donc c'est pas impossible.
04:32C'est pas impossible, mais en tout cas, on vit une grande solitude, ça c'est sûr.
04:35Aujourd'hui, je suis hyper fière de mon nom de famille.
04:39Deux, si j'avais un troisième, j'avais tout rajouté.
04:42Mais pour être très honnête, en tant qu'enfant, je cherchais une manière, comment je peux
04:47dire malinga, mais d'une manière européenne pour que ça passe.
04:52Déjà ce vécu-là, parce que tu es une personne noire, dans un groupe, dans une classe très
04:59blanche.
05:00D'une manière ou d'une autre, tu sautes à l'œil.
05:03Tu sautes à l'œil des élèves, mais aussi tu sautes à l'œil du professeur.
05:07Et c'est pas une expérience totalement positive, comme sauter à l'œil peut être positif.
05:15Mais on est souvent pris comme un pion, en fait, pour qui j'ai aussi trouvé mes mots,
05:26parce que je pense en Irlandais, je ne parle pas en français.
05:29Mais donc, on est vraiment pris un peu pour la blague de la classe.
05:34Ça peut être les cheveux, ça peut être la nourriture qu'on amène.
05:38Donc en fait, notre culture est autrifiée.
05:43Othering, c'est un terme aussi qui est utilisé par Bami pour parler de la manière dont une
05:52personne est vue, en fait, d'une perspective blanche et qui l'intègre, en fait, dans son
05:58propre existence.
05:59Et donc pour moi, pour être très honnête, j'étais complexée très longtemps.
06:03Je n'étais jamais la plus intelligente de la classe.
06:05J'ai doublé en troisième primaire parce qu'on me disait que je ne parlais pas assez
06:10néerlandais.
06:10Il faut savoir qu'à cet âge-là, je comprenais déjà Lingala.
06:13Je parlais français.
06:14J'apprenais ma troisième langue et j'étais comparée à des élèves qui ne parlaient
06:18qu'une langue néerlandais.
06:19La conférence était hyper intéressante.
06:22Moi, je fais justement de la recherche sur les thématiques qui ont été abordées
06:27aujourd'hui et des témoignages justement des personnes et aussi les discussions qu'ils
06:33ont été menées, qu'ils ont nourries aussi les témoignages des personnes du panel ont
06:39été vraiment, oui, très intéressantes.
06:44On a parlé de transmission intergénérationnelle.
06:48On a aussi posé la question comment les diasporas justement peuvent déconstruire l'idée
06:55coloniale sur la hiérgisation des langues.
06:59On a parlé de ce que la jeunesse peut faire pour inspirer d'autres jeunes à se reconnecter
07:06avec leur langue, avec leur culture, avec leur identité.
07:09Mais aussi l'aspect où justement la diaspora, et ça je trouvais très intéressant que la diaspora a quand même
07:16vendu un certain rêve sur les réalités en fait en Europe
07:21qui ne sont pas nécessairement réflectées de bonne manière.
07:25Et donc que ça aussi, ça n'a pas sur la manière dont les identités, les cultures et les histoires
07:32africaines sont perçues.
07:33Donc je trouve ça très intéressant.
07:35Pour moi, c'est un début de conversation.
07:37Il y a encore beaucoup de travail à faire.
07:39Mais quand je regarde la jeunesse en Belgique, des personnes qui ont des podcasts, des channels comme Bel Africa,
07:49les influenceurs de la communauté africaine qui justement se réapproprient leur histoire avec leurs propres médias.
07:57Tout ça me donne en fait un très bon espoir qu'on est en train d'aller sur la bonne
08:02voie.
08:02Je suis très heureux en tout cas d'avoir participé sur cet événement aujourd'hui, sur les mémoires.
08:09Avec les trois intervenants ont été très intéressants sur tous les sujets.
08:16En tout cas sur l'immigration, nos origines, notre appartenance et les expériences de toutes ces personnes qui ont fait.
08:29Donc vous faites de belles événements.
08:31Et en tout cas, vivement, je serai à la prochaine initiative.
08:37Et donc j'ai participé aussi en tant que Pammoja Création, dont je suis le fondateur.
08:44Et c'est une marque streetwear afro qui s'inspire donc de l'art africain pour exprimer toute l'expression
08:53artistique de notre joli et grand continent.
08:56Et voilà, on a donc des t-shirts, beaucoup de modèles dont par exemple, je vais parler vite fait,
09:02on a nos héros africains ici qui se trouvent sur un t-shirt ou sur l'Audi qui parlent de
09:07notre histoire,
09:09qui parlent des personnes qui ont marqué notre histoire dans la science, dans la musique, dans la politique.
09:13Et ça c'est très important qu'on puisse, dans le moment, dans la diaspora, qu'on puisse apprendre sur
09:20notre héros et rester dans la transmission et dans la mode aussi.
09:29Est-ce que la société en général est-elle préparée à voir des personnes qui ne répondent pas spécialement au
09:37schéma ou au prototype qu'elle impose ?
09:39Je pense qu'à partir de là, on peut comprendre que même en étant nés dans un pays étranger,
09:46lorsqu'on arrive ailleurs, à partir du moment où vous épousez les langues, les codes,
09:51d'une manière ou d'une autre, vous devenez un natif de ce pays.
09:54Si vos enfants parlent de Kirundi, ils ne vont pas réussir.
09:59Il faut parler le français et nous on y a cru.
10:04C'est ça que moi maintenant je regrette très très fort,
10:07parce que les autres personnes nous disaient,
10:11mais les Chinois parlent des enfants en chinois,
10:15les Arabes parlent des enfants,
10:18mais les amis des vrais nous disaient,
10:21mais il faut parler votre langue à la maison.
10:24Mais on voulait que nos enfants réussissent,
10:27on ne voulait pas.
10:29Et du coup, en grandissage, Chadi a été en colère.
10:34Pourquoi tu ne nous as pas appris le Kirundi ?
10:36Pourquoi tu ne nous as...
10:38Elle voulait même aller en Afrique, interviewer, Instagram,
10:41mais le régime est parti.
10:43Et du coup, je me suis dit,
10:45je vais retourner aux sources.
10:49Moi aussi, je sentais vraiment que je manquais de racines.
10:53Et je suis allée là-bas.
10:56Je suis vraiment triste,
10:57parce que les gens de la famille, les amis,
11:00tout le monde voulaient qu'on parle à leurs enfants en français.
11:04Moi, je disais, il faut apprendre votre langue.
11:07Moi, j'ai des problèmes avec mes enfants,
11:08parce que la petite sœur de Chadiac,
11:13elle n'entend rien,
11:14elle ne sert rien de sa langue.
11:17Et du coup,
11:19comme on vit des portes difficiles,
11:21que moi-même, j'ai été obligée d'aller me ressourcer,
11:24je me dis,
11:25ces enfants n'ont rien,
11:27ils n'ont pas de racines,
11:28ils n'ont pas d'ancrage.
11:29Quelle a été...
11:34En fait, je voudrais savoir,
11:36de part...
11:38On peut se dire que tu parlais,
11:39tes origines...
11:41Tu as parlé de la Guinée qu'on a créée.
11:43Alors, est-ce qu'en écrivant ce livre,
11:46le public cible,
11:48c'était les Guinéens,
11:50les Africains en général,
11:53ou tout le monde ?
11:56C'est plutôt tout le monde,
11:57parce que quand on écrit,
11:58on écrit pour tout le monde.
12:01On veut que tout le monde nous écoute.
12:04Parce que tout ce qui est écrit ici,
12:06il y a mon enfance,
12:07en fait, en guillemets,
12:08qu'on a créé.
12:09S'il y a l'adolescence,
12:10ici, en Europe.
12:11Donc, c'est un parcours.
12:13Et c'est pour tout le monde.
12:16L'identité, certes,
12:17la langue définit une identité,
12:19mais l'identité n'est pas que la langue.
12:21Et on peut se sentir appartenir à une identité,
12:25même si on ne maîtrise pas forcément la langue.
12:27Et donc, moi, par exemple,
12:28je suis congolaise, camébronaise,
12:31je comprends le lingala,
12:33je ne maîtrise pas très bien.
12:34Je ne parle pas très bien.
12:35Pourtant, je me sens congolaise,
12:37je me sens camébronaise.
12:38Et aujourd'hui, j'investis au Congo.
12:40Et je me sens prête à pouvoir,
12:41peut-être, dans quelques années,
12:42me réinstaller au Congo.
12:44Et donc, c'est de se dire que,
12:45même si l'enfant ou que quelqu'un
12:47ne parle pas forcément la langue,
12:48ça ne veut pas forcément dire
12:49que c'est fichu pour cette personne,
12:51elle ne pourra jamais s'intégrer,
12:52elle ne pourra jamais grandir
12:54ou se sentir appartenir à cette culture.
12:56Une culture, c'est vaste, c'est grand,
12:58et on peut s'introduire dans cette culture
13:01via une manière,
13:02ça peut être la danse,
13:03ça peut être la nourriture,
13:04ça peut être le style vestimentaire,
13:06et au final, chercher à monter étape par étape.
13:09Quand vous arrivez en Belgique,
13:10vous êtes un immigré.
13:12Si vous êtes issu d'une diaspora africaine,
13:15si vous arrivez aux Etats-Unis,
13:16vous êtes un expatrié de France,
13:18voilà, européen.
13:19Et donc, là, je pense qu'on doit aussi nous-mêmes
13:22ne pas intégrer aussi ce langage
13:26qui en réalité est un dégage éminemment raciste.
13:31Et je pense qu'à chaque fois qu'on a l'occasion
13:33de le dire et de l'exprimer,
13:34il faut aussi pouvoir le faire.
13:36Parce que malheureusement,
13:37le langage, donc la langue française,
13:40dans toute une série d'expressions,
13:42elle est aussi un rapport de domination
13:46qu'on ne doit absolument pas intégrer.
13:48Donc on doit aussi se défaire de ce langage.
13:51Je vais vers le monde dans lequel j'habite,
13:54mais en apportant quelque chose.
13:56J'ai un trésor au fond de moi-même
13:58que j'ai découvert,
13:59et que je vous incite aussi à découvrir.
14:02Et vous, vous allez vers l'autre avec ce trésor-là,
14:05vous apportez quelque chose de spécial.
14:07Je suis complètement sans filmer de mon tête, mais bon.
14:10Vous apportez quelque chose de spécial,
14:12je vais terminer, je vais terminer.
14:13Et ça vous permet d'améliorer aussi
14:17le monde dans lequel vous vivez.
14:19Prenez par exemple une personne
14:20qui travaille dans une maison de retraite.
14:22Vous arrivez là,
14:24certaines personnes connaissaient le scandale des épanes en France,
14:27mal nourries, etc.
14:32Laissées seules, etc.
14:33Vous arrivez là-bas avec votre bonne humeur
14:37africaine ou méditerranéenne,
14:39vous transformez la vie des gens,
14:41vous les appelez peut-être maman,
14:43parce que ça leur fait plaisir, etc.
14:44Et vous devenez instantanément
14:47la personne préférée du tout le monde.
14:50Simple.
14:51Vous n'avez pas cherché à être autre chose
14:53que ce que vous êtes et ce que vous avez.
14:54Est un trésor, vous le connaissiez,
14:56vous en avez profité.
14:59Tout simplement chercher le trésor
15:01que vous avez en vous.
15:02Il y en a énormément de trésors en vous.
15:04Si vous vous en doutez,
15:06rappelez-vous, par exemple,
15:08je vous donne un exemple,
15:09que le Congo, par exemple,
15:11est le pays de l'os de l'Ishango.
15:14L'os d'Ishango, c'est un os
15:15sur lequel il y a des centailles
15:17qui sont en réalité des nombres premiers,
15:19traces de mathématiques
15:20qui d'être d'il y a 20 000 ans.
15:22Donc, ça prouve que vous n'êtes pas...
15:24En tout cas, il y a 20 000 ans,
15:26les Congolais n'étaient pas des idiots.
15:28Aujourd'hui, certainement,
15:29ils ne le sont pas non plus,
15:31parce que le Congo rayonne
15:34par sa culture,
15:35par sa beauté culturelle.
15:36Qu'est-ce que vous avez pensé
15:37de l'événement d'aujourd'hui ?
15:39Est-ce que c'est un événement
15:40où vous reviendrez ?
15:41J'ai appris beaucoup de votre pays
15:43que je n'ignore,
15:45je ne connais pas.
15:46Donc, heureusement,
15:47je remercie de fond
15:49que mon ami Laftifa,
15:50qui est députée bruxelloise.
15:52Super !
15:53Donc, je reviendrai
15:54au prochain événement.
15:55Merci d'avoir regardé cette vidéo !

Recommandations