Découvrez la complexité de l'identité et de la santé mentale dans la diaspora africaine en Europe. Ce travail explore le parcours souvent éprouvant des migrants, confrontés à une agression mentale monumentale lors de leur intégration.
Plongez dans les défis de la déconnexion de soi, causée par le stress et la peur, qui peuvent affecter le bien-être physique et mental. Apprenez pourquoi il est essentiel de se reconnecter à sa propre essence pour retrouver sa force intérieure et exprimer ses dons uniques.
Ce contenu aborde les nuances du vécu des personnes noires et maghrébines en Europe, soulignant l'importance de la reconstruction identitaire face aux perceptions extérieures. Il propose une voie vers le réveil du corps et de l'esprit, une invitation à embrasser votre véritable soi.
#SantéMentaleDiaspora #IdentitéAfricaine #BienÊtreMental
Plongez dans les défis de la déconnexion de soi, causée par le stress et la peur, qui peuvent affecter le bien-être physique et mental. Apprenez pourquoi il est essentiel de se reconnecter à sa propre essence pour retrouver sa force intérieure et exprimer ses dons uniques.
Ce contenu aborde les nuances du vécu des personnes noires et maghrébines en Europe, soulignant l'importance de la reconstruction identitaire face aux perceptions extérieures. Il propose une voie vers le réveil du corps et de l'esprit, une invitation à embrasser votre véritable soi.
#SantéMentaleDiaspora #IdentitéAfricaine #BienÊtreMental
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AmusantTranscription
00:00Soudam DB!
00:03Merci beaucoup. Vous n'avez pas parlé de votre livre?
00:10Ok, donc voilà. Dans le cadre de ce travail, j'ai écrit un livre qui est intitulé
00:19La santé globale de la diaspora africaine en Europe.
00:23La santé globale va inclure la santé physique et aussi la santé mentale.
00:30Les deux sont ensemble. Le mental, c'est dans le cerveau, le physique, c'est dans le ventre.
00:36Et le ventre, c'est la mère du cerveau. Donc les deux fonctionnent ensemble.
00:40Et c'est aussi un livre dans lequel je vais aborder justement ce parcours du migrant
00:50qu'une personne sort de l'Afrique apaisée mentalement.
00:54Il se projette dans la vie pour aller chercher de meilleures opportunités.
01:00Mais il ne s'attend pas en fait à ce qu'il viendra découvrir sur place.
01:05On l'appelle le parcours d'intégration.
01:07C'est une agression mentale. Il faudra qu'on se le mette dans la tête.
01:11C'est une agression mentale, monumentale et c'est inhumain.
01:16Ça stimule notre mental et je pense même qu'on est assez fort, assez solide,
01:23qu'on continue quand même à exister.
01:26Quand on fait toutes les analyses de personnes africaines, par exemple,
01:33qui vous contactent, en fait, les gens ont une violence qu'ils vivent dans leur monde intérieur,
01:40une forme de souffrance intérieure qui est incarnée par un gros vide,
01:46un vide des sens dans ce qu'ils vivent dans ce pays.
01:51Donc pour un corps, il doit se projeter pour donner de l'élan aux organes.
01:56Quand on vous a stimulé et qu'on vous a distillé de la peur à travers le stress
02:04et on vous a limité dans votre façon de fonctionner,
02:08en fait, vous avez peur de pouvoir faire les choses.
02:11Et c'est ce qui fait que les autres les lisent et vous agressent facilement.
02:15Et ça, c'est naturellement que ça se fait.
02:18En fait, on ne peut pas agresser les gens sans que la personne, toi-même,
02:25tu n'aies donné le signal.
02:26Et nous, on vient nous travailler, on va nous briser,
02:31on va nous apprendre à stresser.
02:33Et quand nos organes stressent, c'est de la peur.
02:37Notre vibration est la plus basse en ce moment-là.
02:40Même un chien t'attaque parce que tu vibres comme lui.
02:43En fait, tu deviens l'ami du chien.
02:45Donc ce sont des éléments importants que nous...
02:49En fait, moi, pourquoi je vous dis de ne pas réclamer des droits ?
02:52Parce que vous savez, ce qu'on vient découvrir ici,
02:57ce que ça nous fait, ça nous déconnecte de nous-mêmes.
03:00J'insiste sur le fait que votre vibration devient semblable à la vibration du monde animal.
03:07C'est-à-dire que vous n'êtes plus humain.
03:08Vous ne savez plus vous voir ni vous projeter.
03:11Et a fortiori, on ne peut pas voir l'autre et se projeter aussi dans l'autre.
03:15Qu'est-ce qu'il y a à faire ?
03:16Il faut se reconnecter à soi.
03:18Il y a une solide.
03:19Donc, reconnectez-vous à vous-même et vous n'aurez pas besoin que quelqu'un d'autre vous valide
03:24ou que quelqu'un d'autre vous accepte
03:26ou que quelqu'un d'autre vous donne de la considération dans n'importe quel domaine.
03:34Et chacun de nous ici a ses dons et ses talents.
03:39Ils sont en train de dormir sous la peur, sous des colères, sous des frustrations.
03:44On a vécu ici.
03:46Et à force de travailler et de faire le travail que je fais avec des gens,
03:50je vois comment les choses se libèrent et les gens se mettent en élan pour aller refaire.
03:57C'est comme si on nous endort et il faudra que quelqu'un te réveille.
04:02Et quand tu te réveilles, tu te dis « Ok, j'étais où ? Je vais aller où ? Allez,
04:06vas-y maintenant, tu vois clair. »
04:07C'est ça.
04:08Il ne faut pas se plaindre.
04:09On n'est pas chez nous.
04:11Faites les taffes.
04:12J'insiste souvent sur le fait que quand on a un corps, c'est la responsabilité de la personne qui
04:17a le corps.
04:18Faites l'effort de réveiller vos corps.
04:20Vous avez en vous tout ce qu'il vous faut pour bâtir et surtout profiter de cet environnement qui est
04:27comme ça.
04:28Mais réveillez vos corps.
04:30Réveillez vos corps.
04:31C'est dans vos corps que ça se trouve.
04:34Wow ! Un grand merci pour…
04:37Allez-y.
04:40Moi, j'avais pris le micro, mais après, je pense qu'elle a tout dit.
04:43Mais ma question, ce serait comment se reconnecter à soi quand on ne sait même pas vraiment qu'est-ce
04:52qui est soi.
04:53Je vais donner par exemple mon exemple.
04:55Donc, je suis arrivée, j'avais deux ans.
04:57J'en ai 44.
05:00Mais je les ai.
05:03Ma maman m'a toujours fait grandir comme une blanche au milieu des blancs.
05:08En plus, j'habite en Flandre.
05:11Donc, j'ai été mariée avec un blanc.
05:13Tous mes amis, c'était des blancs.
05:15Donc, la culture africaine, j'y connais presque rien.
05:19Il y a cinq ans, on m'a décédé.
05:21Et là, on m'a dit, n'oublie pas que tu es Bantu.
05:25On a des règles et il faut vivre avec ça.
05:28À part que je ne sais pas, moi, c'est quoi ces règles.
05:31Moi, je connais mes règles de « petite blanche », entre guillemets, de « bounti ».
05:35Parce que c'est comme ça qu'on m'a toujours appelée.
05:38Quand on t'entends, on ne se rend pas compte que tu es noire.
05:41Donc, c'est quand on te voit.
05:44Donc, vraiment, je me dis, je ne sais pas ce que c'est d'être noir.
05:48Mais en même temps, le monde autour de moi m'a obligée à me rendre compte que je suis noire
05:54quand même.
05:55Même si je me...
05:56Enfin, moi, jusqu'à un certain âge, je n'ai pas d'esprit de couleur.
06:00Je voyais des gens et je fonctionnais avec des gens.
06:02Mais au fur et à mesure du temps, en grandissant, on est moins conciliant avec vous.
06:06Donc, on vous apprend quand même que tu es noire, reste à ta place, pas trop non plus.
06:10Il y a des endroits où vous allez, on te calme, tu te dis « Ah, je crois que c
06:13'est parce que je suis noire ».
06:15Et au fur et à mesure du temps, j'ai dû donc apprendre que je suis noire.
06:19Et surtout, je me retrouve avec...
06:20Je n'ai plus personne pour me transmettre une culture.
06:23Donc, comment je me reconnecte à moi et moi, c'est quoi et c'est qui ?
06:33Comment je me reconnecte à moi ?
06:35À mon avis, il faudra neuf à dix mois pour avoir cette réponse.
06:41C'est vraiment ça.
06:43Ce n'est pas à un noir que tu vas te connecter.
06:48Tu vas te reconnecter au soi divin qui est en toi.
06:52Vraiment, le toi que tu ne connais pas.
06:55C'est ça.
06:56Ce n'est pas...
06:57Les personnes qui naissent ici, ce sont des assimilés.
07:01Ce sont des personnes qui n'ont aucune représentation du mental africain.
07:06Et ce sont des personnes donc assimilées au mental européen.
07:10Mais c'est très pénible pour ce genre de corps.
07:13Très pénible.
07:14Pourquoi ?
07:14Parce que le mental européen est linéaire.
07:18Et le mental africain, ce n'est pas un mental qui est soit blanc, soit noir.
07:24Ce n'est pas vrai, faux.
07:26Vous voyez, ce n'est pas le même type de mental.
07:29Et dans un corps, c'est un programme, le mental.
07:32C'est comme la calculatrice de ton esprit.
07:36OK ?
07:37Donc, c'est l'unité de mesure de l'esprit.
07:42Ton esprit va être mesuré avec les types de mental que tu as.
07:47OK ?
07:48Donc, un corps qui est un corps africain, donc génétiquement, il y a de la mélanine.
07:54Et la mélanine, c'est comme les pigments, en fait, qui te donnent la couleur que tu as.
08:03Mais il y a aussi, à travers ces pigments, cette fonction qui est psychique, qui lui permet, en fait, d
08:10'aller au-delà de ce que les autres peuvent percevoir.
08:14Maintenant, qu'on va te stéréotyper et te mettre dans le mental européen où les choses sont soit oui, soit
08:20non,
08:20mais dans un corps où les choses ne peuvent pas s'élire de cette façon, ça crée une forme de
08:30dichotomie mentale
08:32où on se voit noir et on s'entend un peu coloré.
08:39Et le problème, c'est que ce n'est pas vrai parce qu'en se voyant, on se voit coloré
08:44et on s'entend comme bonti.
08:47C'est une souffrance intérieure, ça.
08:49C'est une souffrance intérieure.
08:51Et c'est qu'il faut savoir qu'on ne peut pas mentir au cerveau limbique qui est en toi.
08:57Il connaît ses origines.
08:59On sait qui on est.
09:02Alors, du coup, pour se connecter à soi, il faut faire un travail.
09:05C'est un travail qui se fait, qui se fait dans ce que je suis en train de proposer aujourd
09:11'hui
09:11dans le cadre, justement, du projet Yaoudi.
09:16Donc, ce n'est pas quelque chose que je peux expliquer et comprendre.
09:20C'est quelque chose qui se vit.
09:22Ça se fait.
09:26Super.
09:27Merci beaucoup.
09:28Alors, on va revenir aux questions plus tard, s'il vous plaît.
09:34pour évoluer un tout petit peu.
09:38Je reviens vers toi avec la question, il n'y a pas de souci.
09:41On va changer un peu, dynamiser un peu.
09:43Je vais vous poser juste quelques questions.
09:45Je vais dire des affirmations.
09:47Vous allez me dire si vous êtes d'accord ou pas d'accord.
09:51Aujourd'hui, j'ai appris que le mot racisme,
09:54il ne faut pas que je l'utilise un peu à tort et à travers.
09:56Mais malgré tout, pour la forme, je vais l'utiliser pour les exemples que j'ai prévus.
10:01Alors, ici, si, je vous dis, le racisme entre Africains est un sujet tabou.
10:06D'accord ou pas d'accord ?
10:09Vous pouvez le dire à haute voix, hein ?
10:10D'accord.
10:13On ne parle pas assez de division entre Africains.
10:16D'accord ou pas d'accord ?
10:19Les différences culturelles entre Africains sont une richesse.
10:24D'accord.
10:24Les différences culturelles entre Africains sont une richesse.
10:32D'accord ou pas d'accord ?
10:34D'accord.
10:34En diaspora, on devrait être plus unis.
10:37D'accord ou pas d'accord ?
10:39D'accord.
10:39Yes.
10:40On a plus de points communs que de différences.
10:43D'accord ou pas d'accord ?
10:44D'accord.
10:45Yes.
10:46On peut aller à votre question, monsieur.
10:48Allez-y.
10:51Vous pouvez y aller.
10:52Je voulais vous réveiller un peu pour comprendre.
10:54En fait, je voulais mettre en avant le positif parce que c'est ça qui est important ici aujourd'hui.
10:58Mais le fait de parler de tout ce qui est touchy, sensible, permet de s'édifier avec les témoignages qu
11:08'on a ici aujourd'hui.
11:10Let's go.
11:12Bon.
11:12Moi, ce n'est pas vraiment une question, mais juste une petite prise de conscience.
11:17Donc, pourquoi je dis ça ?
11:18C'est juste que la ligne est très fine.
11:20C'est vrai.
11:21Nous avons reçu du racisme.
11:23Nos ancêtres ont reçu du racisme.
11:25Mais maintenant, nous, que faisons-nous ?
11:28Au sens où il y a une certaine forme de victimisation de notre part aussi, et beaucoup, parce que le
11:36conflit Congo-Rwanda, c'est bien, vos parents le savent, vos grands-parents le savent aussi.
11:42Maintenant, allez demander pourquoi le Congo est en conflit avec le Rwanda à nos enfants.
11:47Ils ne seront pas à le dire, mais l'enfant détestera quand même le Rwanda à côté.
11:51Pourquoi ? Parce qu'ils ont entendu une vérité qui vient de leurs parents.
11:54Mais sans que les parents ont éduqué, et je ne sais pas éduquer vos enfants à détester les Rwandais, je
12:02dis juste qu'il y a une forme de victimisation de notre sens où il faut savoir accepter, il faut
12:06savoir pardonner, il faut savoir aller de l'avant.
12:09Parce que finalement, ce que nous avons tombé, c'est vous avez fait, maintenant, vu que nous, nous sommes en
12:13force, on va y vous faire.
12:15Et ça, je détesterais, parce que finalement, c'est reproduire ce qu'a fait l'agresseur.
12:20Et finalement, nous devenons nous-mêmes l'agresseur.
12:24D'accord. Quelqu'un souhaite réagir à ce qu'il vient de dire ? Quelqu'un a une opinion différente
12:29de ce qu'il pense ?
12:32Ok, il n'y a pas une option.
12:35Mais c'est ce qu'on appelle aussi la mémoire collective.
12:37C'est que c'est des histoires qu'on raconte de génération en génération.
12:41Et finalement, sans vraiment comprendre, en fait, on ressent toute la douleur alors qu'en fait, on n'est pas
12:46passé par là.
12:47On n'a pas vécu l'esclavage, on n'a pas vécu toutes ces choses-là.
12:51Mais ça reste très ancré. Pourquoi ? Parce que c'est des mémoires qui se font, qui sont transmises.
13:01Voilà. Et je voulais juste rebondir sur ce que madame a dit, madame Adèle, c'est ça ?
13:07Et que je suis tout à fait d'accord.
13:09C'est que même les médecins, aujourd'hui, il y a des études et il y a des médecins qui
13:13l'affirment,
13:14que même pour la tension, l'hypertension, ils ne savent pas l'expliquer pourquoi l'hypertension des Africains,
13:21enfin des afro-descendants plutôt, est tellement élevée alors que c'est des personnes parfois qui sont nées
13:27sur un continent comme l'Europe, en Amérique et autres, mais finalement, en fait, ont les mêmes symptômes
13:34que les personnes qui viennent d'Afrique et qui viennent dans un pays, comme vous l'avez dit,
13:39qui n'est pas le climat, l'environnement qui change, mais ils se comportent tout à fait, en fait,
13:45comme les personnes qui sont arrivées, alors que ces personnes-là sont nées sur le continent européen.
13:53Donc, voilà, je voulais rebondir sur ça.
13:56Méfiez-vous d'être nées ici.
13:59C'est une grosse faiblesse.
14:02Méfiez-vous.
14:04Méfiez-vous.
14:05Ça ne fait aucune différence que les personnes qui viennent d'arriver.
14:11C'est la génétique.
14:12C'est la génétique que vous avez qui pose déjà problème.
14:17En plus, les personnes qui naissent ici vont avoir justement beaucoup de problèmes de santé
14:23parce qu'ils ont une grosse faiblesse.
14:27L'environnement dans lequel vous naissez ne vous reconnaît pas.
14:31C'est l'environnement qui crée les liens avec les systèmes immunitaires dans lesquels le corps,
14:37donc les systèmes de défense du corps.
14:39Or, vous naissez des parents qui ont un mental sur le nez,
14:43des gens qui sont surchauffés.
14:46Les systèmes immunitaires des parents pendant la grossesse, c'est quasi nul, en fait.
14:53C'est quasi...
14:53Des parents enceintes avec 8 démoglobines,
14:58il y a quoi dans ça comme système immunitaire, dites-moi ?
15:02Mais rien des enfants reçoit du vide.
15:05C'est pourquoi, je dis, méfiez-vous d'être nés ici.
15:08Ce sont les plus fragiles.
15:10Que ce soit physiquement, psychologiquement, ils n'ont aucun repère.
15:14Aucun repère.
15:16En plus, il n'y a pas de culture qui a été transmise
15:19parce que les parents, ils sont dans la survie H24.
15:23H24 dans la survie.
15:25Ils luttent matin, midi soir pour mettre quelque chose sur la table.
15:30Mais en fait, les enfants qui naissent ici,
15:33les petits assimilés africains, ils doivent se prendre en charge.
15:39Sérieusement, je vous assure, même l'alimentation,
15:43l'alimentation à laquelle vous vous adonnez comme ça.
15:46Moi, j'ai des gens, 18 ans, et avec un dérèglement du sang,
15:51un début de cancer, 18 ans, 18 ans.
15:55Donc, les enfants assimilés, j'ai eu un qui était 14 ans,
16:00donc depuis 13 ans, ces gars ont une dépression.
16:04Jusqu'à ses 24 ans, quand je le vois, ça faisait déjà une décennie de dépression.
16:10Et donc, les gars, ils pensent à sauter par la fenêtre maintenant.
16:14Vous voyez, c'est installé.
16:16Il y a un gros vide que les gens reçoivent.
16:19Une mauvaise alimentation installée.
16:21Les gens, c'est drogue ou sucre.
16:24Les organes qui dysfonctionnent H24.
16:27Vous mettez au monde un enfant, vous ne lui donnez rien.
16:30Vous lui liéguer le vide.
16:32Et c'est des parents, des mamans en dysfonctionnement hormonal H24.
16:37Des gens qui ont des endométrioses,
16:40tu conçois par la grâce,
16:41mais tu as transmis quoi à l'enfant ?
16:43Un vide hormonal.
16:45Tout dysfonctionne chez la femme africaine.
16:50Méfiez-vous en fait.
16:51Alors, quand on vient parler de l'hypertension,
16:54déjà, ce mental qui doit être un mental apaisé,
16:58mais ici, on l'a surchauffé, il est surmené.
17:02Il tourne H24, comme ça.
17:04Et à quel moment tu te poses et tu te reposes ?
17:07Mais le repos, c'est interdit aux Africains.
17:10C'est un mot de faiblesse ou de honte.
17:12Qui, ici, parmi vous, peut prendre une journée sans rien faire
17:18et sans penser à quoi que ce soit ?
17:20C'est qui ?
17:22Allez, le doigt en haut.
17:23Qui c'est ?
17:25Non, mais alors, là, c'est exceptionnel.
17:28Moi, je le fais.
17:30Vous voyez ?
17:31C'est interdit.
17:32Les gens aiment courir.
17:34Et même quand les gens se racontent des histoires,
17:36on va se raconter des histoires genre
17:38« Ah, j'ai pas eu du temps. »
17:39« Ah, mais moi aussi. »
17:40« Ah, mais moi, j'ai pas pu. »
17:42« Ah, mais c'était dur, tu vois. »
17:43« Ah, on court. »
17:45Alors, là, c'est des histoires dans lesquelles tout le monde se retrouve.
17:48Alors, comment vous voulez que l'attention qui a besoin du repos pour être bas
17:54puisse être régulée ?
17:56Vous voyez ?
17:58Il y a vraiment...
18:00Ce n'est pas de la fatigue, c'est de l'épuisement,
18:02à la fois physique et mental,
18:04qui s'installent dans des corps qui sont drainés.
18:07H24, mais on s'est dit « C'est pas grave. »
18:10« On tire quand même jusqu'au bouddhiste. »
18:12« On y va. »
18:14Alors, maman a dit « Yaya. »
18:17J'ai eu peur.
18:18Aïe.
18:19J'ai eu beaucoup peur.
18:22Et je ne sais pas s'il y a des gens qui partagent mon sentiment.
18:27Parce que...
18:27Non, mais quand je dis « Je porte de peur. »
18:29C'est une peur...
18:32J'ai peur de la coucher ici, déjà.
18:37C'est une peur généralisée.
18:38Maintenant, vous avez dit beaucoup de choses très profondes,
18:42très essentielles pour notre développement
18:45et pour la continuité de tout ce qu'on a à transmettre.
18:49Enfin, tout ce qui nous reste encore à transmettre.
18:51Du coup, par rapport à ces points que vous avez soulevé,
18:53est-ce qu'il y a des pistes de solutions ?
18:55Quelles sont les étapes, les premières choses qu'on doit commencer à faire
19:00pour être aligné ?
19:02Pour être aligné.
19:03Oui.
19:03S'il vous plaît.
19:04Vous devriez d'abord savoir que dans chaque corps,
19:07il y a un esprit,
19:09il y a une âme
19:11et il y a le corps physique.
19:13Les trois.
19:15C'est comme un cavalier et son cheval.
19:18Quand on vous dresse et qu'on vous forge au stress,
19:23c'est un peu comme on a déconnecté les cavaliers de son cheval.
19:27C'est ça la déconnexion qui se vit ici.
19:29Et donc, c'est une protection du cerveau
19:33qui va aller en fait générer cet état
19:37pour que vous puissiez juste fonctionner physiquement
19:40dans le milieu, dans le cœur de vous aide.
19:42Donc, il n'y a pas de projection d'expression complète
19:46de votre talent ou de votre potentiel en ce moment-là.
19:49Ça va être inhiber complètement.
19:51Donc, on utilise le noir comme de la main d'œuvre,
19:54exactement comme dans le champ de coton
19:56et de la canne à sucre aujourd'hui.
19:58Donc, c'est à savoir que quand on est un cavalier
20:02déconnecté de son cheval,
20:04on ne peut pas courir une course épique et le gagner.
20:07Ça, vous pouvez oublier.
20:09Et le travail à faire, c'est d'abord de savoir
20:14qu'on a besoin d'aide.
20:17Parce qu'ici, le gros de souci,
20:20c'est qu'il n'y a aucune urgence
20:22dans un corps de quelqu'un qui a un mental surmené
20:25à pouvoir aller rechercher un état inconnu.
20:31Un état inconnu de bien-être,
20:34ça n'existe pas en fait.
20:36J'ai demandé tout le temps aux gens,
20:38si je t'avais dit que tu allais te sentir comme ça,
20:41est-ce que tu allais le comprendre ?
20:42On me dit toujours, jamais.
20:44Donc, je ne peux pas vous expliquer
20:46qui vous êtes vraiment,
20:48que vous laissez sous les tapis
20:51pour vous faire ce qu'on vous fait aujourd'hui.
20:54et pour lequel vous vous plaignez matin, midi, soir.
20:57Mais qui est quelque chose qu'on change.
21:01Donc, deuxième partie,
21:03il faut d'abord avoir ce besoin d'aide
21:05et considérer,
21:09considérer que ce que vous croyez normal ne l'est pas.
21:13cassez l'idée du normal dans lequel vous êtes.
21:16Sortez de votre champ de confort,
21:20dans la zone de confort dans laquelle vous vous êtes,
21:22installez avec cette normalité
21:25et vous verrez qui vous êtes.
21:28Mais ça, c'est un travail qu'on fait.
21:31Et, troisième chose,
21:33quand je parle de casser la normalité,
21:35c'est que ce soit sur le plan alimentaire,
21:38sur le plan de vos habitudes de vie,
21:40que ce soit sur le plan de ceux-là
21:42qui s'édoment au paracétamol
21:44pour pouvoir forcer leur corps à aller de l'avant.
21:48Tout ça, c'est des choses qu'il faut essayer de déconstruire
21:51et de se dire que votre corps n'a pas besoin
21:54d'autant de nourriture pour vous faire exister,
21:57il n'a pas non plus besoin d'autant de médicaments
21:59pour être.
22:00C'est que vous ne savez pas qu'il est.
22:02Il a juste besoin que vous lui enlevez
22:05la charge émotionnelle
22:07que vous êtes venu lui mettre ici
22:09quand vous êtes arrivé.
22:11Enlevez-lui ça.
22:12Vous l'avez chargé.
22:16Vous l'avez chargé physiquement
22:19avec de mauvais aliments,
22:22avec de mauvaises boissons.
22:23Vous avez créé des toxines
22:26qui ont arrêté de faire fonctionner vos organes
22:30et donc vous vous retrouvez avec des corps fatigués,
22:34drainés,
22:35des gens avec des regards vides.
22:39Des regards vides.
22:41On regarde la peau et on ne reconnaît plus la personne.
22:45Et donc c'est...
22:49Je ne sais pas, je peux vous dire qu'il y a...
22:51Ce n'est plus l'esclavage d'avant où on vaut.
22:54Mais là, les génocides continuent.
22:57Les génocides continuent.
22:58Donc, il faut se réveiller.
23:02Je vais prendre le micro.
23:04Merci beaucoup Maman Adèle
23:05de nous avoir édifiés de la sorte
23:09parce que c'est beaucoup de nourriture
23:12pour l'âme, pour le cerveau.
23:15Merci beaucoup.
23:16Donc du coup, il y a des réactions.
23:18Justement, j'aimerais construire...
23:20Justement, merci Maman Adèle.
23:22J'aimerais construire dessus
23:24sur ce que vous dites par rapport à la santé
23:26et toutes les approches que vous proposez.
23:28D'un point de vue intellectuel,
23:30je rajouterais, éduquons-nous.
23:32Éduquons-nous à avoir une approche
23:34par rapport à soi décolonisé, décentré
23:37et complètement appuyé
23:39par rapport à nos histoires, nos connaissances.
23:42Et surtout, renforçons-nous,
23:44non pas seul, mais en tant que collectivité africaine d'accord,
23:48mais à redéfinir en tant qu'afrodescendant.
23:50Et donc, dans le cadre de l'Institut des connaissances africaines
23:53que j'ai établi en 2022,
23:55l'idée est justement d'aller se voir
23:57se confronter, mais aussi à autrui,
24:00sur nos questions d'histoires africaines,
24:03de comment est-ce qu'on les mobilise au jour d'aujourd'hui.
24:05Et on les utilise comme un levier, au fait,
24:07pour pouvoir mieux se positionner en société.
24:10Et ça aussi, c'est important.
24:11C'est ce qu'on fait maintenant.
24:12Merci, Madame Thé.
24:15Merci, mais je vous en prie.
24:16Quelqu'un d'autre souhaite réagir ?
24:19Oui ?
24:23J'avais une question pour madame Adèle.
24:28Il y avait eu un rapport sur les noirs américains
24:35qui expliquait que tous ces trucs de colonisation,
24:39de ségrégation et de stigmatisation
24:46avaient créé des traumas qui se transmettaient aux nouveau-nés.
24:52Je voulais savoir quel était votre avis sur ça,
24:55vu votre...
24:57On peut dormir ici, faites attention avec ça.
25:01Alors, les traumatismes,
25:02ce sont des types de mécanismes autobloquants.
25:08Et ce n'est pas vous qui les vivez,
25:12qui les avez forcément vécu.
25:15Donc, vous, vous recevez comme héritage
25:19des gènes
25:22qui vont s'exprimer,
25:24écoutez-moi bien,
25:26si vous vous retrouvez en très basse fréquence.
25:30Les traumatismes, ce n'est pas quelque chose de fatal.
25:34Ce n'est pas une fatalité.
25:36Mais sauf qu'on a mis en place un système
25:39pour le faire exprimer.
25:41OK ?
25:42Donc, quand on vous stimule le mental,
25:44vous ne pouvez pas avoir la possibilité.
25:46Un mental stimulé bouffe les propres nutriments du corps.
25:50Donc, vous vous retrouvez dans un corps
25:53avec...
25:55En fait, vous êtes tout le temps en carence.
25:58Et les carences font exprimer
26:01violemment les traumatismes dans le corps.
26:04Parce que vous êtes en basse fréquence.
26:06Vous ressentez la peur,
26:09vous ressentez la douleur intensement.
26:11Mais quand vous avez une alimentation adaptée,
26:15cela va inhiber l'expression du traumatisme.
26:19Mais en fait, nous, on ne connaît pas.
26:20On reste là à pleurer.
26:22Mais il y a des choses qu'on doit faire pour ne pas être...
26:25Même si on est passé par là,
26:26ce n'est pas une fatalité.
26:28Ce n'est pas une fatalité.
26:29Il y a des aliments qu'on mange
26:31pour ne pas ressentir certaines choses.
26:33On mange différemment,
26:35selon l'objectif qu'on a dans la journée.
26:38Vous voyez ?
26:39Et ça, ce n'est pas de la magie.
26:43La nature a tout donné.
26:45Mais sauf que nous,
26:46même notre alimentation,
26:48c'est les autres qui l'ont formulée.
26:50Dans quel but ?
26:51De faire exprimer les gènes traumatiques.
26:54Et une personne traumatisée,
26:56c'est un mécanisme autobloquant.
26:58C'est comme une mémoire.
26:59Vous n'avez pas la réalité comme ça,
27:02en termes de faits réels.
27:03Il n'y en a pas.
27:03Mais vous ressentez de la peur.
27:06Et donc, moi,
27:06dans mes consultations que je fais,
27:10je suis aujourd'hui à près des 70%
27:13du ressenti de tristesse
27:16au niveau de la diaspora.
27:1870%.
27:19Mais qui pleure ici ?
27:21Qui a quelqu'un qui est décédé,
27:23en train de pleurer chaque jour ?
27:24À Kinshasa, on en perd chaque jour.
27:27Mais je ne sais pas si c'est autant triste,
27:30mais la diaspora vit dans des états
27:33intérieurs, tristes,
27:37et d'une solitude qui le refroidisse
27:40de l'intérieur.
27:42Donc, ça, ce sont des activités traumatiques
27:47qui sont en permanence,
27:49en train de relire
27:50ce que l'arrière-arrière grand-père,
27:53grand-mère avaient vécu,
27:55tout simplement,
27:56parce que le terrain le permet.
27:58OK ?
27:59Le terrain permet cette expression.
28:01Tout à l'heure, j'ai parlé des personnes
28:03qui naissent ici,
28:04qui sont en conflit avec l'environnement
28:06dans lequel ils vont naître
28:07à cause de leur génétique.
28:08Mais ça aussi, il faut se dire
28:09qu'un système immunitaire inadapté
28:11dans un environnement
28:12où les gens sont en carence
28:13de la vitamine D,
28:16365 jours de l'année,
28:18dites-vous que vous n'avez pas de chance
28:21de ne pas échapper
28:23aux problèmes que vos ancêtres ont fait.
28:27Donc, pour échapper au traumatisme,
28:29on doit faire un travail dans le corps.
28:31Cette génération,
28:32vous êtes censés casser ces cycles.
28:36Cassez-les.
28:37Cassez ces cycles.
28:39Ne les transmettez pas à vos enfants.
28:42Il y a du travail à faire.
28:44Il faut manger différemment.
28:45Il faut gérer les émotions.
28:48Déchargez-vous
28:48de toutes charges émotionnelles
28:50que vous avez héritées.
28:52Ce qu'on hérite,
28:52ce n'est pas quelque chose.
28:53Ce sont des marqueurs,
28:54mais ce sont en réalité
28:56une charge
28:57qui est au niveau des organes.
28:59Et quand on libère les organes,
29:01la charge disparaît.
29:03Et là, on devient normal.
29:06Ça ne s'exprime plus.
29:08Je voulais rebondir
29:11sur ce qui m'a dit.
29:13Je m'appelle Rayane.
29:16J'ai beaucoup aimé
29:19cette conférence
29:22sur la diversité
29:24et notre rapport au racisme.
29:27J'ai beaucoup appris,
29:28surtout par la naturologue,
29:31qui m'a secoué
29:34dans ma pensée même
29:37de l'impact
29:39que pouvait avoir
29:41le fait d'être immigré
29:42dans un pays.
29:43Ça faisait un peu peur,
29:44mais en tout cas,
29:47c'était enrichissant.
29:48Le fait de communier,
29:50de parler,
29:51comme on échange,
29:52c'était au moins
29:52une conférence très interactive.
29:54Du coup,
29:55on a beaucoup échangé,
29:56on a beaucoup discuté.
29:58j'étais pas seulement spectateur,
29:59j'étais aussi un peu acteur.
30:00Du coup,
30:01ça fait plaisir
30:01de savoir qu'on peut être écouté,
30:03on peut être entendu.
30:05Et par la suite,
30:06j'ai découvert
30:06de magnifiques personnes,
30:08de personnes très talentueuses
30:10qui me présentent
30:11sur le stand
30:12des produits qu'ils font.
30:13et ça fait plaisir
30:16de se retrouver
30:17et d'échanger,
30:18en tout cas.
30:19Je serai là
30:20aux prochaines éditions,
30:21c'était très enrichissant.
30:23Je m'appelle Fatmata,
30:25je suis la fondatrice
30:26et la créatrice
30:27de Nayan Collection,
30:28qui est une marque
30:28de vêtements spécialisée
30:30dans les créations africaines.
30:32Et tous mes vêtements
30:33sont confectionnés
30:34au Nigeria.
30:35Donc,
30:35je valorise
30:36l'artisanat africain,
30:37le savoir-faire africain.
30:38Et mon but
30:39est de redonner
30:41une certaine confiance
30:42aux femmes,
30:43un certain bien-être
30:44à travers l'habillement.
30:46Et donc,
30:47la journée d'aujourd'hui
30:48était une journée
30:48assez spéciale,
30:50on va dire,
30:50parce que
30:51je n'étais pas censée être là,
30:52mais finalement,
30:53j'ai pu me libérer
30:54et j'ai trouvé
30:55le débat assez intéressant
30:56et assez chouette.
30:58Donc, voilà.
30:58Merci beaucoup !
31:07Mamdépy !
31:08Mamdépy !
31:09C'est parti !