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  • il y a 2 minutes
Ce mardi 24 mars, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur les accusations d’espionnage portées par l’Europe contre le gouvernement hongrois, soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles au Kremlin. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Annalisa Capellini, l'Europe accuse le gouvernement hongrois d'avoir partagé des informations confidentielles
00:05avec le Kremlin, des accusations d'espionnage.
00:08Est-ce que ça signe une sorte d'arrêt de mort entre les relations entre Viktor Orban et l'Europe
00:14?
00:14C'est sûr que les Européens considéraient déjà la Hongrie un peu comme un corps étranger en Europe,
00:18comme un partenaire difficile, souvent récalcitrant.
00:21Mais là, on franchit un cap de plus, puisqu'on soupçonne la Hongrie d'être une taupe de Moscou.
00:27Ça serait une rupture de confiance totale.
00:29Vous savez, à Bruxelles, dans la bulle bruxelloise, on dit que la ville, c'est une ville d'hommes politiques
00:34et d'espions.
00:35Mais dans cette affaire, on voit que parfois, les deux se superposent, puisque c'est un homme politique,
00:39le ministre des Affaires étrangères hongrois, c'est Peter Sijarto,
00:43qui est accusé d'avoir transmis ces informations confidentielles à Moscou.
00:48Ce n'est pas une surprise, évidemment.
00:50On connaissait sa proximité avec le Kremlin.
00:53Il s'est rendu à Moscou 16 fois depuis le début de la guerre en Ukraine, la toute dernière au
00:58début du mois.
00:58Mais là, ça va plus loin.
01:00Selon le Washington Post, il aurait carrément profité des pauses pendant les réunions de travail dans l'UE
01:05pour appeler, pour réécrire à Sergeï Lavrov, son homologue russe,
01:09pour lui décrire dans les moindres détails tout ce qui se passait à la table des Européens, minute par minute.
01:14Et donc, c'est comme ça que les Russes auraient eu un train d'avance.
01:16Quand on dit qu'ils demandent des comptes, les Européens, ça veut dire quoi ?
01:20Ça reste très timide.
01:21Il faut faire très attention, puisqu'il y a des élections qui sont prévues le 12 avril en Hongrie.
01:26Et donc, c'est pour ça que les Européens sont assez frileux sur la possibilité de prendre la parole
01:31de manière un peu véhémente.
01:34Ce sont des responsables européens cités par Politico qui le disent.
01:38La Commission a réagi, mais juste en disant que ce sont des informations extrêmement inquiétantes.
01:42Il y a un homme, en revanche, qui a eu une réaction très forte.
01:46C'est Donald Tusk, c'est le Premier ministre polonais.
01:49Lui est un peu l'anti-Orban, c'est-à-dire qu'il fait de son européisme son identité politique
01:54autant que Viktor Orban fait son marché sur son euroscepticisme.
01:58Alors, il a écrit sur Twitter qu'en effet, que les Hongrois passent des informations à Moscou
02:03ne devraient pas nous étonner.
02:05Nous avions des soupçons à ce sujet depuis longtemps.
02:08Et d'ailleurs, il dit que c'est une des raisons pour lesquelles il ne prend la parole qu'en
02:11cas d'extrême nécessité.
02:12Et uniquement pour dire le strict nécessaire.
02:15Et c'est vrai d'ailleurs que depuis le début de la guerre en Ukraine,
02:17les décisions, les réelles avancées se font dans des groupes de travail restreints.
02:21Vous l'avez dit, Annalisa, il y a des élections en Hongrie et Orban.
02:24Est-ce qu'il pourrait être sorti ?
02:25Il pourrait, oui.
02:26Ce n'est pas impossible puisque pour l'instant, c'est son adversaire Peter Maguiar
02:29qui est donné favori avec une avance assez confortable.
02:33C'est pour ça d'ailleurs que toute la droite européenne s'est rendue hier à Budapest pour le soutenir.
02:38Il y avait Marine Le Pen, il y avait l'italien Matteo Salvini,
02:40et il y avait le néerlandais Gert Wilders.
02:42Ils ont tous fait le déplacement pour soutenir leur allié
02:45qui, pour la première fois depuis 16 ans, se retrouve en difficulté.
02:48Merci beaucoup Annalisa Capellini.
02:50Le Monde qui Bouge, c'est de retrouver un replay en podcast sur l'application BFM Business.
02:53C'est de retrouver un replay en podcast sur l'application BFM Business.
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