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  • il y a 20 minutes
S comme Santé c’est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d’invités spécialisés, retrouvez l’actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d’une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.

Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez le docteur Noura Zannad, cardiologue au CHR, François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Nadia Anouche, praticienne drainage lymphatique – méthode Renata.


Au sommaire :

Insuffisance cardiaque : mieux diagnostiquer pour mieux traiter
Drainage lymphatique : relancer la circulation et améliorer la peau
Travail de nuit : un rythme du sommeil bousculé

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News
Transcription
00:22Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro de S comme santé, émission proposée
00:28en partenariat avec La Semaine. Chaque mois, nous faisons le tour de l'actualité sanitaire en Moselle à travers des
00:34reportages,
00:35mais également aux côtés d'invités spécialistes. À mes côtés aussi, comme toujours, Marjorie Burton.
00:40Bonjour. Bonjour, Rémi.
00:42Avec 70 000 morts chaque année en moyenne en France, l'insuffisance cardiaque mérite qu'on s'y attarde.
00:48Et c'est avec vous que nous allons en parler, docteur Zanad, cardiologue au CHR. Bonjour.
00:52Bonjour.
00:53Et puis tout au long de cette émission, nous aurons le droit à l'expertise de François Braun,
00:57comme à chaque fois. Bonjour.
01:00Notamment sur le travail de nuit, qui sera un petit peu plus tard dans cette émission,
01:03et ses impacts sur la santé des travailleurs.
01:06Et nous recevrons également Nadia Hanouch.
01:08Elle est pâte practicienne en drainage lymphatique, méthode Renata Franca.
01:13Elle était ancienne infirmière et par passion, elle a tout quitté pour cette nouvelle évolution,
01:19bien-être, à Jouer aux Arches, où vous pourrez la retrouver.
01:22Tout à fait. Ce sont donc des thématiques que nous allons aborder dans la prochaine demi-heure.
01:26C'est parti.
01:32Et pour démarrer cette émission, quelques infos en bref, à commencer par le tabac.
01:37De nouveaux chiffres ont été dévoilés par Santé publique France,
01:40avec une étude sur le tabagisme dans le quotidien des adultes.
01:44Le grand test est troisième sur le classement des régions,
01:47avec le plus de fumeurs, soit 1,1 million de fumeurs au quotidien.
01:51Les hommes de moins de 60 ans sont davantage touchés.
01:55Et c'est un dossier qui fait couler beaucoup d'encre encore.
01:58Après six mois de négociations houleuses, le nouveau prix des consultations chez son médecin généraliste
02:04pourrait passer à 30 euros au mois de décembre.
02:06En tout cas, c'est ce qui ressort des discussions entre les six syndicats et l'assurance maladie.
02:11Ça pourrait être signé dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.
02:14Le texte définitif est encore attendu.
02:17Direction Gommelange, maintenant, pour la dernière actu, le village est devenu ambassadeur du don d'organes.
02:23Un panneau a même été installé en dessous de celui de l'entrée du village.
02:27L'objectif est simple, que chaque automobiliste de passage s'interroge sur son rapport au don d'organes.
02:32Un panneau qui marque l'engagement des élus et des habitants, bien sûr,
02:36et le soutien apporté aux soignants et aux personnes en attente de greffe.
02:40D'ailleurs, la greffe, la dernière étape possible lorsqu'on est atteint d'insuffisance cardiaque sévère et terminale.
02:47La maladie, peu importe le stade, touche 1,5 million de Français.
02:51Mais avant d'en arriver à la greffe, il y a quand même tout plein d'étapes avec un diagnostic
02:57le plus tôt possible, n'est-ce pas, docteur ?
02:59Oui, effectivement. Le message qu'on souhaiterait passer aujourd'hui, c'est que ce sont des symptômes
03:05qui parfois sont ignorés par les patients et qui, en fait, peuvent aboutir à un diagnostic
03:10et surtout à un traitement.
03:11Donc les symptômes d'alerte d'une insuffisance cardiaque, ce sont l'essoufflement, la prise de poids,
03:17le gonflement des jambes, une fatigue importante.
03:20Ce sont des symptômes qui, isolément, peuvent faire penser à des tas d'autres choses,
03:24à simplement le vieillissement.
03:26Mais il faut à ce moment-là quand même être alerté, consulter son médecin traitant d'abord,
03:31puis un spécialiste.
03:32Ensuite, on a des examens faciles, des prises de sang qui peuvent déjà permettre de dire
03:37s'il y a une insuffisance cardiaque ou pas, sans même forcément aller voir un spécialiste.
03:40Et puis ensuite, le cardiologue qui va affiner le diagnostic.
03:44Alors, quelles en sont les causes, finalement ?
03:47Qu'est-ce qui entraînerait une insuffisance cardiaque chez les patients ?
03:51En fait, toutes les pathologies cardiaques aboutissent plus ou moins à long terme à de l'insuffisance cardiaque.
03:57Alors, la plus fréquente, c'est l'infarctus du myocarde.
03:59Là, c'est facile à comprendre.
04:00Il y a une partie du cœur qui est morte, qui ne se contracte plus.
04:03Le muscle est nécrosé.
04:06Donc, le cœur ne fonctionne plus qu'à un tiers, la moitié.
04:09Ça dépend de l'importance de l'infarctus.
04:11Ça, c'est vraiment le modèle facile à comprendre.
04:13Mais il y a d'autres pathologies aussi qui donnent de l'insuffisance cardiaque.
04:16Même si le cœur pompe bien, il devient rigide.
04:19Ça, c'est finalement une cause qui est de plus en plus fréquente avec le vieillissement.
04:23C'est la rigidité du muscle cardiaque liée à l'hypertension artérielle,
04:27au vieillissement, à la sédentarité.
04:28Et donc, on a un cœur qui pompe bien, mais qui se remplit mal.
04:32Et ça retentit en amont avec, justement, du gonflement des jambes,
04:36de l'eau dans les poumons, etc.
04:38Et aujourd'hui, si tout va bien, à quel moment peut-on aller consulter un cardiologue ?
04:43Si tout va bien.
04:43C'est-à-dire, si on n'a pas de symptômes.
04:45Tout va bien.
04:45À partir de quel âge ?
04:47Si tout va bien, ce n'est pas forcé.
04:48On n'est pas obligé d'aller voir un cardiologue.
04:50Il n'y a pas de prévention extrême.
04:52Alors non, par contre, il faut faire mesurer sa pression artérielle régulièrement.
04:58C'était l'objet des rendez-vous réguliers, tous les 10 ans, de prévention.
05:02Parce que l'hypertension artérielle, si on ne la traite pas, va donner une insuffisance cardiaque à long terme.
05:06Donc, si tout va bien, on n'est pas obligé d'aller chez un spécialiste.
05:10Mais il faut quand même faire un minimum de bilan.
05:12Et en particulier, faire prendre sa pression artérielle de temps en temps.
05:15Et puis, faire de l'activité physique, tout ça.
05:18On sait que ça va prévenir.
05:19Un suivi, voilà.
05:20Mais une consultation spécialisée n'est pas obligatoire du tout, si tout va bien.
05:23Au contraire, on préfère se centrer sur ceux qui font moins bien.
05:27Tu comprends.
05:27François Brounes, beaucoup de personnes souffrent d'arythmie cardiaque.
05:31Donc, des problèmes du trouble cardiaque, du rythme cardiaque.
05:34Certaines pensent que le vaccin peut en être la cause.
05:37Qu'en pensez-vous ?
05:39Que c'est n'importe quoi.
05:40Non, mais il faut être clair.
05:42Enfin, les vaccins qui sont mis sur le marché sont des vaccins qui sont tout à fait sûrs.
05:47Donc, l'arythmie n'a rien à voir avec une vaccination.
05:49Par contre, l'arythmie, comme le disait le docteur Zanad, peut être une cause d'insuffisance cardiaque, bien sûr.
05:55Et les gens qui ont le cœur qui ne bat pas régulièrement, on comprend bien, c'est une pompe.
05:59Si la pompe, elle ne marche pas régulièrement, ça fonctionne moins bien.
06:02Et puis, ce qu'il faut répéter sans cesse, c'est que le cœur, c'est un muscle.
06:06Comme tous les muscles, on est à l'année des Jeux Olympiques, comme tous les muscles, ça s'entretient.
06:10Donc, l'exercice physique permet de garder notre muscle cardiaque en bonne santé.
06:15C'est un des traitements et un des moyens de prévention majeurs de l'insuffisance cardiaque.
06:21Au dernier congrès, il y a une semaine sur l'insuffisance cardiaque, le congrès européen,
06:25il y a eu des sessions où ils insistaient énormément sur la sédentarité.
06:29Le slogan, c'était « Sitting is the new smoking ».
06:33Malheureusement, on n'est pas venu à bout du fléau du tabagisme,
06:36mais le fléau actuel, c'est aussi la sédentarité qui fait le lit de toutes ces pathologies cardiovasculaires.
06:43Comment on explique alors cette hausse de patientelles atteintes de ces troubles cardiaques ?
06:50Une des explications qui est plutôt positive,
06:53c'est qu'on a réussi à traiter l'infarctus du myocarde beaucoup mieux qu'avant,
06:57grâce en particulier aux filières mises en place avec le SAMU.
07:00C'est-à-dire que les patients arrivent très rapidement sur table de coronarographie,
07:03l'infarctus est revascularisé rapidement, donc il y a moins de muscles qui meurent.
07:07Et s'il y a moins de muscles qui meurent, vous comprenez bien qu'il y a moins d'insuffisance
07:10cardiaque.
07:11Donc ça, c'est une des premières explications.
07:13Mais ces patients vont bien pendant un certain temps,
07:17on améliore leur qualité et leur durée de vie,
07:19mais il n'empêche qu'à un moment donné, ils finissent quand même par vieillir et être insuffisants cardiaques.
07:24Donc c'est ces patients-là qu'on ne voit plus mourir jeunes,
07:28mais qui deviennent insuffisants cardiaques plus tard.
07:30Et puis il y a aussi la prévalence de tous les autres facteurs de risque et le vieillissement en général.
07:36On considère qu'on va augmenter de 25% tous les 4 ans le nombre d'insuffisance cardiaque.
07:41Vous l'avez dit, 1,5 million de Français sont atteints d'insuffisance cardiaque.
07:46C'est 200 000 hospitalisations par an.
07:48C'est phénoménal.
07:50Ne serait-ce que le coût, s'il faut quand même en parler,
07:52le coût pour la société de cette insuffisance cardiaque est phénoménal.
07:55Alors que les facteurs de risque sont contrôlables.
07:57C'est l'exercice, c'est éviter le tabagisme.
08:01Oui, l'hospitalisation n'est pas une fin en soi.
08:03C'est-à-dire que si on a le diagnostic précoce, si on prend soin de soi, on peut l
08:07'éviter.
08:08Le message aussi, c'est qu'une fois que le diagnostic est posé, si on n'a pas réussi à
08:11l'éviter avant,
08:13maintenant on a tout un arsenal thérapeutique.
08:15Moi, c'est ce que j'ai l'habitude de dire à un patient lorsqu'on lui annonce qu'il
08:18est atteint de cette maladie-là.
08:19C'est une maladie chronique, donc il va falloir vivre avec.
08:22Mais la chance que vous avez, c'est qu'on a tout un arsenal de traitements, des médicaments.
08:27On a de la réadaptation cardiaque, justement, aussi, qui est très importante.
08:30On va enseigner aux patients à faire de l'exercice physique, on va l'accompagner.
08:34Et au CHR en particulier, on a tout ce parcours de soins pour accompagner les gens.
08:39Et si les choses se passent bien, ils ne sont pas réhospitalisés,
08:43ils peuvent vivre tout à fait normalement et longtemps avec cette pathologie-là.
08:46On va y revenir, François Brune.
08:48Au CHR, est-ce qu'on voit beaucoup de cas, notamment qui passent d'abord par le centre 15 ?
08:52Alors, le centre 15 va prendre en charge ce qu'on appelle des décompensations cardiaques,
08:57c'est-à-dire des poussées aiguës d'insuffisance cardiaque
08:59qui se manifestent essentiellement par des difficultés respiratoires.
09:03On étouffe, c'est terrible d'ailleurs pour les personnes.
09:06Donc ce sont des patients qu'on prend en charge avec des équipes médicalisées.
09:09C'est toutes les filières dont parlait le Dr Zanad
09:11qui ensuite sont amenées directement en cardiologie.
09:13On ne perd pas de temps pour ce type de patients.
09:16La Lorraine Nord, si on considère un peu le territoire couvert par le CHR
09:20qui est quand même plus large que simplement la Moselle,
09:23la Lorraine Nord, c'est environ 12 000 patients atteints d'insuffisance cardiaque.
09:27Donc c'est énorme.
09:28Il ne se passe pas une journée, j'exagère un peu.
09:31Vous me diriez, il y a 10-15 ans, tous les matins à peu près,
09:35on allait chercher des patients d'insuffisance cardiaque aiguë.
09:37L'augmentation des qualités des traitements, des prises en charge,
09:43cette filiarisation comme elle est réalisée au CHR,
09:45que ce soit à Metz, que ce soit à Thionville,
09:48permet qu'on a beaucoup moins d'accidents aigus de l'insuffisance cardiaque.
09:51Mais quand même, ça reste une des causes principales d'appel au SAMU
09:55et de prise en charge par les équipes des urgences.
09:57Marjorie.
09:58Oui, on a parlé arrêter le tabac, on a parlé bouger.
10:01Et si on parlait aussi manger,
10:03Hippocrate disait que le premier médicament est dans l'assiette.
10:05Alors, en tant que cardiologue, docteur, quels sont les aliments,
10:08un, deux ou trois aliments qui sont bons pour le cœur
10:10et à contrario, qu'il faudrait éviter pour le cœur ?
10:14Ça, je crois que tout le monde le sait maintenant.
10:16Il faut éviter les graisses et le sel, grosso modo,
10:20et les aliments transformés industriels.
10:23Et puis, il faut manger des fruits, des légumes,
10:25et de l'huile d'olive.
10:26Et puis, ce qui est très bon aussi, c'est tout ce qui est noix, fruits à coque.
10:30Voilà, c'est démontré que ça a un effet positif sur le cœur.
10:33Vous parlez d'activité sportive,
10:34ça veut dire que c'est compatible
10:36quand, bien sûr, on est suivi et qu'on a une activité adaptée.
10:39Oui, c'est-à-dire que l'activité physique
10:40chez un patient à suffisant cardiaque,
10:42c'est aussi important que de prendre des médicaments.
10:44Et ça améliore autant le pronostic.
10:47Merci beaucoup.
10:48Transition toute trouvée pour la suite de cette émission.
10:51Merci, docteur, pour vos éclairages.
10:52Dans quelques secondes, il sera question
10:54de bien-être avec le massage lymphatique.
10:58C'est dans quelques secondes.
11:04Et on va laisser notre invitée s'installer.
11:07Nadia Anouch, bonjour.
11:09Bonjour.
11:10Merci de nous rejoindre.
11:11La première question, je laisse Marjorie l'apposer.
11:14Bonjour Nadia.
11:14Bonjour.
11:15Alors, vous étiez infirmière et puis vous êtes allée au Brésil,
11:18vous formez pour le drainage lymphatique,
11:20la méthode Renata-Francar.
11:22Pourquoi ce changement de vie ?
11:25C'est vrai que j'ai été infirmière pendant plusieurs années
11:27et progressivement, j'ai eu envie de me renouveler professionnellement.
11:33Je me suis intéressée au drainage et je l'ai découvert via les réseaux sociaux.
11:38Et j'avais envie de pouvoir utiliser mes connaissances
11:42et mes compétences de professionnels de santé
11:44à travers ma nouvelle profession.
11:47Et du coup, j'ai été tout de suite conquise par cette technique
11:52de par les effets immédiats du massage,
11:56tant sur l'esthétique que sur les bienfaits au niveau du ressenti,
12:00de la santé au fil des massages.
12:03Alors, c'est quoi la lymphe ?
12:05À quoi elle sert dans le corps ?
12:08Il faut savoir que cette technique déjà permet vraiment d'améliorer
12:12tout simplement les fondements essentiels de la circulation lymphatique
12:18par des mouvements rythmés, précis et mesurés
12:22pour faciliter aussi la circulation au retour de la lymphe
12:26qui est un liquide.
12:28La circulation lymphatique, elle est, on va dire, parallèle à la circulation sanguine
12:33et elle transporte les déchets de notre organisme.
12:37Elle est composée à 90% d'eau avec les protéines.
12:42Les graisses, les sucres.
12:43Et comme disaient les médecins ici présents,
12:46avoir une bonne hygiène de vie, c'est vraiment ce que je préconise
12:49à mes clients, avoir une activité sportive aussi
12:52parce que le muscle, comme le cœur véhicule la circulation sanguine,
12:57le muscle va masser et faire circuler la lymphe,
13:00le mouvement respiratoire.
13:02Les sportifs ont rarement de la rétention d'eau.
13:05Donc, ça fait aussi baisser le stress aussi,
13:07qui est aussi un facteur de risque dans les maladies cardiovasculaires
13:11ou dans la vie en général.
13:12Donc, l'hygiène de vie est très importante,
13:15autant que le massage contribue au bien-être.
13:18Alors, on a vu sur ces images que c'était beaucoup des mouvements circulaires.
13:21Tout à fait.
13:22Expliquez-nous pourquoi ces types de mouvements.
13:24Alors, quand je masse, je stimule le ganglion,
13:27qui est en quelque sorte le petit moteur qui fait avancer la lymphe,
13:31qui avance très lentement.
13:32Vous savez qu'on a plus de lymphe dans le corps que de sang.
13:36Donc, d'où l'importance d'en parler et d'améliorer sa circulation.
13:42Elle avance environ à 24 cm par minute.
13:47Donc, c'est très lent par rapport au sang qui avance plus vite.
13:50M. Brune, est-ce que vous avez déjà testé le massage drainant ?
13:54Je vous invite.
13:55Alors, non, mais volontiers.
13:57Oui, je vais laisser une carte.
13:59Effectivement, très intéressant.
14:01En tout cas, ce qui est certain, c'est que la lymphe, c'est un petit peu,
14:03ce n'est pas très ragoûtant, mais c'est un peu les égouts de l'organisme,
14:06si vous voulez.
14:07Donc, ça permet d'évacuer et d'éliminer l'ensemble des déchets.
14:10Donc, il est très important d'avoir une bonne circulation lymphatique.
14:14La lymphe, c'est aussi des signes, un petit peu avant-coureurs de pathologies.
14:17Il faut attention, on disait que les organes, les jambes peuvent gonfler.
14:21Ça peut être de l'eau.
14:22Ça peut être aussi des compressions vasculaires, lymphatiques.
14:25Donc, il faut être quand même très, très prudent dans ces prises en charge.
14:28Et favoriser la circulation lymphatique est quelque chose qui,
14:32de toute évidence, est positif.
14:33Et d'ailleurs, pendant le tournage de ces images,
14:36on a tendu le micro à une cliente régulière.
14:38Écoutez les avantages qu'elle a trouvés au massage drainant.
14:42J'ai démarré les massages drainants il y a un mois et demi.
14:45J'ai fait trois séances, espacé dix jours les premières séances.
14:50Je vois de très beaux résultats.
14:53Moi qui suis très sportive, j'avais cet engorgement des tissus
14:58sur tous les membres inférieurs.
15:00Et depuis ces dernières séances,
15:03je constate une amélioration et de la qualité de la peau
15:08et aussi la sensation des jambes beaucoup plus légères.
15:11Et je pense en faire toute l'année et se passer d'un mois pour être régulière.
15:17Puisque, en plus du sport, je pense que c'est la combinaison idéale
15:21avec une alimentation adaptée pour pouvoir avoir des bons résultats sur toute l'année.
15:28Justement, Nadia, quelle est la fréquence que vous conseillez
15:30pour une personne qui est en bonne santé de venir vous voir en entraînage ?
15:34Si je décèle un problème de santé,
15:38j'oriente bien évidemment vers des professionnels type angiologue ou médecin.
15:44Et je conseille de faire un massage par mois.
15:49Je pense que c'est un bon rythme pour ressentir tous les bienfaits tout au long de l'année.
15:54Et justement, est-ce que le contraire est valable aussi ?
15:56Est-ce que des professionnels de santé vous envoient leurs patients ?
16:00J'ai la chance d'avoir en tant que client beaucoup de professionnels de santé,
16:05tant dans le médical que dans le paramédical.
16:08Et moi-même, je les envoie aussi, comme je le disais, consulter.
16:13Et c'est une vraie reconnaissance aussi quand ces professionnels franchissent
16:18le pas de mon entreprise, justement.
16:21C'est comme une validation.
16:23Et je travaille vraiment en toute sécurité
16:26et dans le respect du corps humain, bien entendu.
16:30François Brune, justement, quel regard vous portez sur ces pratiques bien-être
16:34qui peuvent parfois, alors ce n'est pas le cas de Nadia,
16:37mais qui peuvent parfois être mal réalisées
16:42ou en tout cas plutôt surfées sur la tendance ?
16:44À quoi faut-il faire attention ?
16:46Il faut faire attention et avoir affaire à des professionnels formés déjà,
16:50ce qui est bien de Nadia, qui en plus a la chance d'être infirmières.
16:54Donc on voit bien qu'il y a une composante santé sanitaire déjà qui est présente.
16:57Il faut se méfier du charlatanisme dans tout ce qui concerne le bien-être.
17:03Après, le massage drainant est quelque chose qui, de toute évidence, est bénéfique.
17:08Les gens apprécient.
17:09On voit bien cette patiente qui dit « moi, ça me fait du bien, très bien ».
17:13On va jusque-là.
17:14Après, on est loin de toutes les dérives sur des produits miracles
17:18ou des thérapies exceptionnelles.
17:20C'est un outil dans la boîte à outils globale du bien-être.
17:26Il faut faire de l'activité physique, il faut bien manger.
17:28Il y a cet outil.
17:29Pour les gens qui en trouvent bénéfice, ça peut être très positif.
17:32Merci beaucoup en tout cas d'avoir partagé vos connaissances sur ce sujet.
17:36Puis à bientôt.
17:36Après cette pause bien-être,
17:38c'est le moment de passer à notre dernière partie d'émission.
17:41Le travail, c'est la santé.
17:48C'est la santé, certes, mais encore faut-il exercer dans les meilleures conditions.
17:53François Brune, quand on est urgentiste, on a l'habitude de travailler de nuit.
17:57Oui, alors c'est amusant parce que je ne suis pas spécialement préparé,
18:01mais je me suis amusé hier à calculer le nombre de nuits que j'avais faites dans ma carrière,
18:06qui commence à être longue.
18:09Et je suis arrivé à 2500 nuits.
18:12Donc, on a un peu plus de 30 ans de cas où il y a presque 40.
18:17C'est énorme, effectivement.
18:18Donc, ça nécessite, lorsqu'on est amené à travailler la nuit,
18:21et les médecins travaillent la nuit, c'est logique,
18:23comme plein d'autres professions,
18:25à s'imposer une certaine hygiène, déjà au niveau de la vie,
18:30se reposer au bon moment, avoir des aptitudes à s'endormir facilement,
18:34à récupérer des micro-siestes.
18:35Il y a plein de petites solutions qui permettent,
18:37lorsqu'on travaille la nuit, de s'adapter un petit peu.
18:40Et puis, il y a le travail de nuit, j'allais dire, continu,
18:43c'est-à-dire que le professionnel va faire des périodes où il travaille de nuit,
18:46ensuite se repose et retravaille de jour.
18:48Et puis, il y a ce qui est plus néfaste, c'est ce travail de nuit itératif
18:52que vivent les médecins, que vivent les cardiologues quand ils sont de garde,
18:55les urgentistes, les anesthésistes réanimateurs, les réanimateurs,
18:58où c'est itératif.
18:59C'est-à-dire qu'on va faire une nuit par semaine ou deux nuits par semaine.
19:02C'est plus compliqué d'adapter son petit peu.
19:03Après, il y a les postes aussi de 8, 3, 8, où là, on parle plus du monde ouvrier.
19:06Mais il y a aussi cette période-là.
19:09Oui, mais quand vous vous faites, par exemple,
19:10vous partez pour une période de travail de nuit, d'un mois par exemple,
19:15c'est quand même pas très très bon pour son rythme biologique.
19:18Mais quand même, c'est plus facile que de passer jour, nuit,
19:22au milieu de la semaine, d'avoir quelque chose de très dégradé
19:26en rythme de travail.
19:27Alors là, c'est votre expérience qui parle forcément.
19:29Pour mieux comprendre, sur des expériences plus courtes,
19:32Baptiste Ancy a rencontré un réceptionniste d'hôtel.
19:35Sa journée de travail démarre assez tard.
19:37Regardez.
19:41Alors que tout le monde s'endort, Rudy, lui, va au travail.
19:45Salut, ça va ?
19:46Ça va ?
19:46Rudy est veilleur de nuit.
19:48Plusieurs fois dans la semaine, c'est lui qui va garder un oeil sur l'hôtel
19:51alors que ceux des clients sont fermés.
19:53Après un débrief de son collègue pour connaître ses missions de travail,
19:57il est le seul employé sur place pendant 8 heures.
19:59Alors mes missions, déjà la première, c'est d'accueillir la clientèle quand même,
20:03les gens qui vont arriver à partir de 23 heures,
20:05puisqu'à partir de 23 heures, c'est moi qui est au poste.
20:07Et deuxième, c'est de garder quand même une oeil pendant que les gens y dorment.
20:11C'est quand même la sécurité avant tout.
20:15Comme 3,5 millions de Français, Rudy chamboule son horloge biologique
20:19et travaille la nuit.
20:20Un métier compliqué qu'il troque contre quelques avantages.
20:24Je peux travailler avec mon rythme à moi.
20:26Je prends mon temps, puisque j'ai quand même le temps jusqu'à 8 heures demain matin.
20:30Je n'ai pas quelqu'un qui me dira, fais ci, fais ça.
20:33Tant que le travail est fait, il n'y a pas de souci.
20:36À minuit 30, tout retombe.
20:38Plus un bruit dans cet hôtel.
20:40Rudy est seul.
20:41Il installe petit déjeuner et s'occupe des tâches administratives.
20:45Commence alors sa veillée.
20:46Les inconvénients quand même de ce poste, c'est le fait de...
20:49Du coup, tu travailles pendant la nuit.
20:51La journée, une fois que tu es rentré chez toi, tu es décalé.
20:54Tu es complètement décalé.
20:56Et de deux, c'est le fait de ma vie personnelle.
21:00C'est-à-dire que je ne peux pas faire sortir avec des amis.
21:04Rudy a jusque 6 heures pour enfourner les viennoiseries
21:07et faire quelques contrôles de sécurité dans l'hôtel.
21:10A l'aube, les clients se lèvent et démarrent leur journée.
21:13Rudy la termine, puisque la relève arrive.
21:15Merci.
21:16C'est bien passé ta nuit.
21:17Ça va.
21:17À son tour, il donne les consignes pour la suite de la journée
21:20avant de partir à 7 heures.
21:22Après 30 minutes de bus, accompagné de quelques cernes,
21:26Rudy est enfin chez lui.
21:27La fatigue, elle est quand même présente.
21:29Mais après, voilà, j'ai l'habitude.
21:31Je l'ai fait depuis, ça va faire bientôt un an.
21:34Alors que tout le monde va au travail, Rudy, lui, va s'endormir.
21:40François Broune, on le voit dans le reportage.
21:42Rudy est jeune et cela ne fait qu'un an qu'il est dans ce métier.
21:46Qu'est-ce que vous pensez des impacts, justement,
21:48sur les carrières longues et puis les métiers beaucoup plus physiques ?
21:51Il y a forcément des impacts, puisque c'est très bien dit dans le reportage.
21:55On perturbe son cycle biologique.
21:57Des hormones qui permettent d'être réveillées.
22:00On parle souvent du phénomène de sommeil de la mélatonine, par exemple,
22:03qui commence le soir et qui va permettre de mieux s'endormir.
22:06Là, il faut lutter contre ces effets quand on travaille de nuit.
22:09C'est forcément quelque chose qui perturbe au niveau de la santé.
22:15Mais raison de plus, lorsqu'on travaille de nuit,
22:17pour avoir une hygiène de vie la meilleure possible,
22:20avoir de l'activité physique, manger correctement.
22:23Très perturbant, la nuit, de décaler ses horaires de repas.
22:28En plus, on va prendre des produits psychostimulants,
22:30comme le café, pour permettre de tenir à certains moments de la journée.
22:34Il faut vraiment se rendre compte que dans notre société,
22:39il y a tous ces invisibles qui travaillent la nuit.
22:41Alors, effectivement, on parle de l'hôtel,
22:43on parle des professions qui sont plus visibles,
22:45les sepeurs-pompiers, les policiers.
22:47Mais on a des personnes qui font tourner des entreprises.
22:50Vous parliez des 3-8.
22:51On a des personnes qui surveillent des usines,
22:53une centrale nucléaire en Moselle.
22:55On a énormément de nos concitoyens qui travaillent de nuit.
22:59Il faut leur donner la possibilité d'avoir, justement,
23:02cette hygiène de vie en parallèle.
23:04Bien passer les messages, portez-vous le mieux possible,
23:07faites de l'exercice physique, mangez sereinement,
23:09calculez votre rythme de travail,
23:12adaptez-le par rapport au rythme biologique le mieux possible.
23:15Alors, en faisant quelques recherches,
23:17nous sommes tombés sur des données,
23:18alors, pour le coup, non sourcées,
23:20je ne sais pas d'où ça vient,
23:22mais qui m'ont quand même interpellé.
23:23On peut peut-être vous faire réagir à ça.
23:25Travailler de nuit, c'est perdre parfois jusqu'à 10 ans d'espérance de vie.
23:28Est-ce que c'est avéré ?
23:29Est-ce que c'est un chiffre qu'il faut prendre en compte ?
23:31Alors, il faudrait voir quelles en sont les sources.
23:33Je n'ai pas ces données sur les 10 ans d'espérance de vie.
23:37L'espérance de vie, globalement, elle augmente pour tout le monde.
23:39Donc, s'il y avait cette chute importante des personnes qui travaillent de nuit,
23:43qui, je le redis, représentent une part importante des travailleurs dans nos sociétés,
23:47il n'y a pas qu'en France,
23:49je pense que c'est probablement très exagéré.
23:51Alors, concrètement, vous avez parlé du sommeil.
23:55Voici ce qu'énonce justement une médecin du sommeil dans sa clinique au sujet du travail de nuit.
24:00Écoutez.
24:01Alors, c'est sûr que le travail de nuit ou le travail de poster, ça a des conséquences sur la
24:06santé, c'est indéniable.
24:09On a tout d'abord des troubles du sommeil avec des troubles de l'endormissement,
24:13des réveils précoces et donc une dette de sommeil.
24:15Une incidence sur l'éveil la journée, donc de la somnolence,
24:19parce que quand on ne dort pas assez, finalement, on somnole la journée.
24:21Et le troisième versant, c'est sur le plan métabolique et cardiovasculaire,
24:26parce que si vous voulez, quand vous dormez, si on simplifie,
24:31en fin de nuit, c'est là où va être sécrétée l'hormone de la satiété.
24:35Donc, du coup, automatiquement, si vous avez des nuits plus courtes,
24:38l'hormone de la satiété sera moins sécrétée.
24:40Vous aurez un petit peu plus faim, vous aurez des envies de sucre.
24:43Vous allez prendre du poids et quand on prend du poids, l'IMC augmente.
24:46On a plus de risques d'hypertension, de diabète,
24:49de problèmes au niveau des lipides, cholestérol, etc.
24:52Il y a aussi tout l'impact au niveau psychiatrique,
24:55parce que quand on dort mal, on peut être plus anxieux, voire des dépressions.
24:59Surtout, quelque chose qu'on connaît moins,
25:02c'est le risque de cancer qui est accru quand on travaille de nuit,
25:05notamment le cancer du sein chez la femme.
25:07Il n'y a aucun travail de nuit qui est physiologiquement acceptable,
25:10étant donné qu'on est fait pour être réveillé le jour et dormir la nuit.
25:14Après, au niveau solution immédiate,
25:16c'est vraiment surtout de respecter la lumière
25:19quand on veut être réveillé et aller travailler.
25:24Donc, s'exposer à de la lumière bleue, type néon.
25:28Au retour de nuit sur le matin,
25:30s'il y a déjà du soleil dehors,
25:32si on peut mettre des lunettes de soleil,
25:34ou en tout cas favoriser vraiment le fait d'avoir le moins de luminosité
25:37pour faire comprendre à l'organisme
25:38que finalement, ça va être l'heure d'aller se coucher.
25:42Et on le répète,
25:43si on est en difficulté,
25:44que ce soit dans sa santé ou dans son rythme de travail,
25:47il ne faut pas hésiter à se tourner vers les spécialistes
25:50et son médecin traitant, si on en a un.
25:52Bien évidemment, mais ça, c'est un autre sujet,
25:54M. Bourreau.
25:55Nous arrivons donc au terme de S.com.santé.
25:57J'espère que vous en savez davantage,
25:59et sur l'insuffisance cardiaque,
26:01sur le massage lymphatique,
26:02mais aussi sur l'impact du travail de nuit sur la santé.
26:05Merci à tous autour de cette table.
26:07Et puis, on se retrouve le mois prochain
26:08avec de nouvelles thématiques.
26:10En attendant, prenez soin de vous.
26:12Sous-titrage Société Radio-Canada
26:18Sous-titrage Société Radio-Canada
26:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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