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  • il y a 47 minutes
S comme Santé c’est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d’invités spécialisés, retrouvez l’actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d’une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.

Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez François Braun, conseiller au CHR et ancien Ministre de la Santé, Dr Raffaele Longo, oncologue et chef de pôle oncologie au CHR ainsi que Jacques Lévy, kinésithérapeute.


Au sommaire :

Bel-Air investi, échinococcose et dépistage des IST
Les soins de support en encologie
L’électrostimulation au service de la santé
La santé mentale, priorité des collectivités ?

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Transcription
00:01...
00:23Bonsoir, ça y est, l'été est terminé.
00:26J'espère que vous en avez bien profité.
00:28Vous êtes en forme pour cette rentrée scolaire.
00:30On reprend les bonnes habitudes santé, bien évidemment.
00:33Et ça commence déjà autour de cette table avec Marjorie à l'animation à mes côtés.
00:38Vous avez recherché les batteries, Marjorie.
00:40Parfaitement. Et vous, Irani ?
00:41Oui, parfaitement également.
00:42On se retrouve dans quelques minutes pour poser nos questions.
00:46Voici François Braune. L'été a été sportif ou plutôt reposant ?
00:49Oui, sport santé, c'est-à-dire du sport autant qu'il faut et du repos.
00:54Très bien. Donc vous êtes également en forme.
00:56Il va falloir de l'énergie pour parler santé cette saison.
01:00Dans ce numéro tout particulièrement, il sera question de soins de support lorsqu'on est atteint plus particulièrement de cancer.
01:07Quand on est malade, le parcours de soins du patient ne s'arrête pas à son traitement, n'est-ce
01:12pas, docteur ?
01:13Oui, vous avez raison. Les soins de support font partie intégrante du parcours thérapeutique de nos patients cancereux.
01:20Donc c'est avec vous que nous détaillerons tout cela, déjà pour une première définition de ce qu'est les
01:25soins de support.
01:26Marjorie, qu'est-ce qu'on a encore au programme ?
01:28Exactement. Deuxième partie, 20 minutes de sport qui ont des effets équivalents à 4 heures d'activité physique.
01:34Et si ça existe, c'est le bodytech.
01:36Nous vous détaillerons cette pratique en cours d'émission avec en invité Jacques Lévy, kinésithérapeute à Longeville-les-Messes.
01:42Et nous donnerons également la parole au directeur général des services de la ville de Thionville pour évoquer un projet
01:49autour de la santé mentale.
01:51Et oui, c'est important. Un projet qui est financé par le fonds de dotation. Merci. C'est parti.
02:02Et place à l'actualité santé en bref tout d'abord avec cet investissement de plus de 3 millions d
02:08'euros à l'hôpital Bel-Air de Thionville.
02:10Plusieurs chantiers de rénovation ou de création de locaux ont été entamés, notamment cet été.
02:15A commencer par l'augmentation de la surface des urgences pour améliorer bien évidemment l'accueil des patients.
02:20Un centre de scénologie spécialisé dans les maladies du sein doit être étoffé avec un nouveau mammographe pour le mois
02:27d'octobre.
02:28Et en médecine polyvalente, un déménagement du service est prévu pour ne proposer que des chambres simples pour le confort
02:35des patients, encore une fois.
02:36Alors, connaissez-vous l'équinococose ? Beaucoup de C pour le Scrabble.
02:41C'est une infection due à un parasite présent dans le tube digestif de certains animaux
02:46et qui malheureusement peut être attrapé par l'homme accidentellement en ingérant des baies, des herbes sauvages, mais également des
02:53fruits des bois à ras du sol.
02:55Alors, la majorité des cas recensés en France, c'est situé dans le Grand Est en raison de notre climat
03:01qui est frais et humide.
03:03Alors, attention à bien laver ce que vous avez cueilli ou produit vous-même dans votre jardin, car la maladie
03:09est très dangereuse pour l'homme.
03:10Et il faut savoir qu'elle crée des lésions importantes au niveau des organes et malheureusement, elle peut être asymptomatique
03:16pendant plusieurs années.
03:19Autre information, depuis le 1er septembre, plus besoin d'une ordonnance pour effectuer des dépistages,
03:25pour détecter l'infection à chlamydia, la syphilis, la gonorrhée et l'infection par le virus de l'hépatite B.
03:31Il suffit désormais d'en faire la demande quand on est patient.
03:33La prise en charge est de 100% pour les moins de 26 ans assurés.
03:38Jusqu'à présent, seul le VIH pouvait être dépisté sans ordonnance.
03:42Cette ouverture à d'autres infections doit permettre de faciliter leur détection et bien sûr de sensibiliser le grand public.
03:48Des dépistages réalisés tôt qui permettent, en cas d'infection, d'être traités rapidement et donc d'en guérir plus
03:56vite.
03:56Vous l'imaginez, même combat quand il s'agit de cancer.
03:59Les dépistages précoces saufent des vies, mais souvent, avant cela, les traitements sont longs et éreintants.
04:05Et c'est là qu'interviennent les soins de support.
04:07Je me tourne vers vous, Dr Longo.
04:09Qu'est-ce qu'un soin de support plus précisément ?
04:12Les soins de support sont des soins qui accompagnent la prise en charge des patients cancereux.
04:19Et donc la vision des prises en charge de nos patients a changé dans le temps.
04:25C'est-à-dire qu'on n'est plus focalisé sur les traitements anti-cancer spécifiques,
04:31comme ça peut être la chimiothérapie, l'immunothérapie, les thérapies ciblées ou la radiothérapie.
04:36Mais il y a aussi une vision globale, holistique du patient, donc avec les problèmes sociaux, familiaux.
04:43Et actuellement, la plupart de nos cancers, on arrive à guérir la plupart de nos cancers.
04:50Et on parle même de l'après-cancer, donc de la possibilité de réintégration du patient.
04:57Ça veut dire qu'en tant que patient, on ne va pas seulement faire sa chimiothérapie ou sa radiothérapie.
05:03Il y a tout un autre aspect autour.
05:05Bien sûr. Il y a aussi un soutien psychologique.
05:09Il y a aussi la possibilité de réaliser une activité physique adaptée.
05:14Nous avons mis en place dans les services d'oncologie au CHR un parcours qui est dédié à ça.
05:19Il y a aussi la possibilité de réaliser des soins des sociététiciens.
05:26Donc, il y a aussi la possibilité de participer à des activités.
05:31Par exemple, la médecine chinoise, la musicothérapie.
05:35Ce sont des traitements qui accompagnent la prise en charge.
05:39Il y a des données scientifiques qui montrent clairement que ces soins améliorent la qualité de vie de nos patients,
05:48l'adhésion au traitement et également la survie de nos patients.
05:54Donc, c'est très important d'avoir une vision globale du patient cancereux.
06:00À quel moment sont déclenchés ces soins ?
06:02Est-ce que c'est automatique ou est-ce que c'est un patient qui va se plaindre peut-être
06:06d'une douleur plus accrue ?
06:08Non. Dans le parcours de nos patients, c'est dès le début de la prise en charge du patient
06:13qu'on propose à tous nos patients des soins de support.
06:19Donc, il ne faut pas penser aux soins de support simplement comme des soins de fin de vie.
06:24Ce sont des soins d'accompagnement et donc complémentaires au traitement habituel anticancéré.
06:31Donc, nous proposons dès la consultation d'annonce à tous nos patients des activités qui font partie intégrante des soins
06:40de support
06:41avec des parcours dédiés et spécifiques.
06:44Justement, François Brun, au CHR.
06:46Finalement, quel est le parcours de soins classiques d'un patient ?
06:50Ce que disait le Dr Longo est vraiment essentiel, c'est-à-dire que la cancérologie, l'oncologie est très
06:56en avance sur cette vision holistique,
06:58c'est-à-dire cette vision globale des patients.
07:00Mais les autres services y viennent de plus en plus, intégrant quel que soit le parcours, le dépistage bien entendu,
07:07la prévention, la prévention secondaire, éviter d'aggraver sa maladie, l'activité physique adaptée.
07:12On est en train de construire et de globaliser toute cette prise en charge.
07:16Et le CHR a la chance, on peut dire, la chance sur notre territoire, dans le cadre de la cancérologie,
07:22de l'oncologie,
07:23de proposer toute cette gamme de prise en charge.
07:25C'est-à-dire quel que soit le point d'entrée, si vous avez un cancer, que ce soit un
07:29cancer du sein, un cancer colorectal, un cancer de l'utérus,
07:33ce sont les cancers les plus répandus.
07:34Et en Moselle, on n'est pas très très bon, on a beaucoup de cas de cancer, on manque de
07:39qualité de dépistage.
07:40Eh bien, la prise en charge, elle est globale.
07:42C'est plusieurs professionnels autour du Dr Longo, médecins, mais aussi paramédicaux,
07:47qui globalisent cette prise en charge et qui construisent ces parcours qui sont très personnalisés.
07:51Est-ce que ce sont les mêmes équipes qui gèrent le traitement pur et dur, chimiothérapie, radiothérapie, et les soins
07:58de support ?
07:59Comment ça se passe au niveau des équipes ?
08:01Comme le Dr Brown vient de dire, en fait, nous travaillons en équipe.
08:05Donc il y a l'oncologue médical qui coordonne les activités,
08:10puis il y a les collègues radiothérapeutes et les chirurgiens avec qui on coopère.
08:14Il faut penser qu'avant chaque prise de décision, il y a une discussion obligatoire collégiale avec les collègues.
08:23Donc on fait un plan de traitement qui est spécifique pour chaque patient et pour chaque pathologie.
08:30C'est-à-dire qu'on considère la pathologie cancéreuse, mais également les comorbidités du patient,
08:38les problèmes, les fragilités sociales, psychologiques, les problèmes familiaux.
08:44Donc il y a une équipe qui travaille et qui prend en charge les patients.
08:49Et donc il y a différents acteurs qui coopèrent ensemble dans cette gestion du patient cancéreux.
08:56Ce qui est important aussi au CHR, parce que c'est une vision globale.
09:03Donc un travail d'équipe.
09:04Chacun peut contribuer à la prise en charge du patient.
09:09Je sais que jusqu'à maintenant, vous aviez comme un numéro d'urgence pour les personnes qui étaient chez elle.
09:13Et bientôt, le 9 septembre, vous aurez donc une application qui s'appelle Quest Onco.
09:18Alors expliquez-nous, docteur, comment ça va fonctionner ?
09:20Oui, c'est vrai.
09:22Donc dans ce but d'améliorer les soins, les supports, donc la qualité de prise en charge des non-patients,
09:29nous avons développé au sein du CHR, grâce également au financement de la Ligue contre le cancer, que je remercie.
09:39Et cette application, c'est une application qui est présente dans les portails du CHR, dans l'espace masse anesthésion.
09:51Donc quand on est patient, on peut y accéder ?
09:53Oui, librement, on peut accéder au portail.
09:57Et donc accéder directement à l'application, c'est un questionnaire avec les différentes toxicités.
10:03Il y en a 28 toxicités, avec des grades de toxicités.
10:07Et par rapport aux différents grades, l'application donne des recommandations, des conseils.
10:13Ou propose également la prise de rendez-vous direct par un logiciel d'intelligence artificielle.
10:20Donc il prend rendez-vous directement avec le secrétariat d'oncologie, sans passer par le secrétariat.
10:26Donc c'est une prise de rendez-vous automatique.
10:30Ce qui est nouveau dans ce type d'application.
10:35Donc ça sera lancé le 9 septembre.
10:37Comment est-ce que vous allez impliquer le patient dans cette utilisation-là ?
10:43Ça va être expliqué comment ? Parce qu'il faut le prendre en main, tout cela, même si ça semble
10:46assez simple.
10:47Vous avez raison. D'abord, nous avons réalisé un essai clinique de validation au sein du CHR.
10:52Donc cet essai clinique, en deux phases, il a validé l'application.
10:56Ça, c'est important également.
10:57Puis l'application sera également certifiée au niveau européen comme dispositif médical de type 2A.
11:04Donc il y aura une certification européenne et une validation.
11:08Après, il y aura une information au fur et à mesure de tous nos patients.
11:12Il y a également une vidéo qu'on peut télécharger avec un QR code.
11:18Et donc là, les patients, il y aura aussi une information claire sur la gestion de l'application qui est
11:28plutôt simple en fait.
11:29Et vos patients peuvent-ils choisir leurs soins de support ?
11:32Par exemple, je veux faire de l'hypnose ou ma maman veut faire de l'activité physique adaptée.
11:37Il y a un choix ?
11:38Bien sûr. C'est-à-dire, nous proposons différents types de soins de support par rapport à chaque profil patient.
11:47Et puis, on écoute les besoins de chaque patient.
11:50C'est le patient lui-même qui peut proposer, nous demander...
11:56Oui, ça serait contre-productif d'imposer quelque chose...
11:58Non, on n'impose pas des choses à nos patients.
12:02On écoute les besoins de nos patients et on répond à ces besoins.
12:07Et nous avons les moyens de les faire au CHR.
12:09Oui, je voulais juste revenir sur ce quest on co, parce que le docteur Angou est très modeste.
12:14Mais c'est un énorme travail qu'il a fait avec son équipe.
12:17En fait, d'un point de vue pratique, c'est quoi ?
12:19Vous avez une chimiothérapie que vous prenez à domicile.
12:21On a évolué dans la prise en charge des cancers.
12:24De plus en plus de patients cancéreux prennent simplement leur pilule à la maison.
12:28On n'est plus obligé d'aller à l'hôpital, d'avoir des perfusions systématiquement.
12:31Et puis, vous ne vous sentez pas bien.
12:32Vous avez des nausées, vous avez mal à la tête.
12:35Forcément, vous êtes inquiet.
12:36Parce que vous avez un cancer, vous le savez.
12:38Or, la plupart du temps, il n'y a pas franchement de raison d'être inquiet,
12:41puisque ça peut être des effets secondaires des médicaments.
12:44Donc, c'est cette petite application qui est la seule au monde.
12:47Ça n'existe pas pour l'instant.
12:49Cette application va vous permettre de décrire ce que vous avez
12:51et va vous dire, c'est normal, ce sont les effets secondaires de votre traitement.
12:55Ou alors là, ce n'est pas normal.
12:57Et si ce n'est pas normal, il y a plusieurs niveaux,
12:59jusqu'à prendre automatiquement un rendez-vous le lendemain
13:02ou le surmendemain auprès de l'oncologue.
13:04C'est vraiment quelque chose de très novateur
13:06et qui va aussi accompagner les gens dans leur traitement.
13:09On parle beaucoup de responsabiliser les patients dans leur traitement.
13:11Et c'est vraiment l'utilité de cette application.
13:14Oui, je me permets de compléter un peu le discours du Dr Brown.
13:18En fait, nous avons un programme d'éducation thérapeutique de nos patients.
13:22Donc, il faut informer et former nos patients.
13:26Et l'application fait partie aussi de ce type de traitement
13:32et de prise en charge globale de nos patients.
13:35Donc, ça permettrait également de mieux gérer les toxicités à domicile.
13:40Il faut penser que d'ici 2050, la moitié de nos traitements
13:43sera administrés par voie orale.
13:46Parfois, on pense que les traitements oraux sont moins toxiques par rapport aux autres.
13:51C'est faux.
13:52Il y a également des toxicités qu'il faut connaître, savoir gérer.
13:55Et ça veut dire qu'il faut rassurer le patient
13:57qu'il n'aura pas forcément un professionnel tout de suite devant lui.
14:00C'est ça.
14:01Donc, c'est pour ça qu'il y a un score pour la gravité des toxicités,
14:05qui est un score reconnu au niveau international.
14:07Et par rapport au score, il y a des gestions différentes.
14:14Très bien.
14:14Et là, il y a aussi des recommandations, des conseils
14:16et que l'application donne directement aux patients.
14:19Et après, pour les grades les plus importants,
14:22donc les toxicités sévères,
14:24il y a une prise directe de rendez-vous
14:26ou bien un appel aux urgences.
14:29Qui est demandé.
14:31Merci beaucoup pour toutes ces explications, Dr Longo.
14:34François Brun, vous restez à nos côtés.
14:35À bientôt, docteur.
14:37Nous allons passer à la suite.
14:38Merci.
14:39Nous allons parler sport et santé.
14:46Nous allons laisser quelques secondes à notre invité
14:49pour s'installer, M. Jacques Lévy.
14:54Bonjour.
14:55Bonjour.
14:56Merci d'être à nos côtés.
14:58Alors, avant de vous donner la parole,
14:59je vous propose de regarder un petit reportage
15:02des électrodes dans une combinaison,
15:05un effort de quelques minutes pour des bienfaits
15:07sur les muscles profonds.
15:09Vous ne connaissez pas la méthode BodyTech.
15:12Eh bien, on a testé pour vous.
15:13Regardez.
15:24Ce n'est pas une combinaison de plongée sous-marine
15:27ou celle d'un super-héros,
15:29mais une tenue de sport.
15:32La particularité,
15:33elle est remplie d'électrodes.
15:35Au début, tu vas sentir des chatouillements,
15:37des picotements,
15:38et après, tu vas sentir que ça continue.
15:40Ça va, ok.
15:40Oui, doucement.
15:42Et c'est parti pour une séance de découverte
15:45d'électrostimulation.
15:46Tu vas venir contracter tes cuisses,
15:49tes fessiers.
15:50Tu vas venir sortir la poitrine,
15:53resserrer les omblates,
15:54sévier les mains,
15:56et là, tu es très contratté.
15:57Grâce aux électrodes stimulant les muscles en profondeur,
16:01le travail fourni est jugé beaucoup plus efficace.
16:04Tu gagnes à fond.
16:07On sent que tu étais moins stable.
16:10Allez, encore une.
16:11Les sensations sont assez décuplées
16:15dès que les électrodes arrivent,
16:16puisque dès que c'est contracté,
16:20le corps, il y a comme une chape de plomb,
16:22un poids qui arrive,
16:23et ensuite, le corps est obligé
16:26d'être toujours en contraction
16:27pour éviter d'être dans la douleur.
16:29Ces électrodes favorisent la récupération,
16:32soulagent les douleurs
16:33et musclent le corps humain,
16:35le tout grâce à une séance de 20 minutes,
16:38équivalent à 4 heures de sport classique.
16:40Quand vous allez dans une salle traditionnelle,
16:42vous allez travailler chaque groupe musculaire,
16:45les uns après les autres.
16:49Ici, on travaille tous les groupes musculaires
16:51en même temps.
16:52Ce sont des contractions de 5 secondes,
16:55et ça permet de travailler comme ça,
16:57sans s'arrêter.
16:58Grand adepte des salles de sport.
17:04Jérémy a commencé cette pratique il y a 2 ans.
17:07Ça contracte plus le muscle.
17:10Et ça complique le mouvement.
17:14Son objectif est d'entretenir son corps
17:16tout en gagnant en masse musculaire.
17:18C'est un ami qui faisait ça,
17:20et c'était un bon complément.
17:22Ça raffermit,
17:23ça travaille vraiment des muscles
17:24qu'on ne va pas travailler à la salle de sport.
17:27C'est vraiment complet.
17:28Alors qu'à la salle,
17:29on va faire par groupe musculaire.
17:31En plus, je ne fais pas de cardio,
17:32donc ça compense un peu,
17:34ça fait de la cardio aussi.
17:35Une activité sportive que l'on peut retrouver
17:37autour de Metz et Thionville notamment,
17:39pour un abonnement annuel
17:40approchant les 120 euros par mois.
17:43Jacques Lévy, bonjour.
17:45Vous êtes kinésithérapeute à Longeville-les-Messes.
17:47Vous, les électrodes,
17:49vous les mettez pour soulager des tendinites.
17:51Là, c'est pour renforcer,
17:52en 20 minutes, 4 heures de sport.
17:54Que pensez-vous de cette méthode ?
17:56Il y a plusieurs effets.
17:57Il y a l'effet stimulant
17:59et suivant les programmes,
18:02en kiné, on peut soulager la douleur.
18:04Et donc cette méthode, finalement,
18:06elle a gagné les salles de sport
18:08et vous, vous le pratiquez avant déjà ?
18:10On peut le pratiquer, oui.
18:12Après opération des ligaments croisés,
18:16on stimulait pendant le travail actif
18:19les quadriceps
18:20chez les professionnels du handball,
18:22les filles de Metz Handball
18:24ou les footballeurs du FMS.
18:27Pour récupérer beaucoup plus rapidement
18:29et évidemment, on récupère plus rapidement.
18:32Là, dans cette méthode qui est montrée,
18:36ces électrostimulations solliciteraient
18:3880% de la fibre musculaire
18:40contre 30% du sport classique, on va dire.
18:43Est-ce que ça veut dire qu'il y a besoin
18:44d'un repos plus conséquent
18:46après cette séance ?
18:47Normalement, oui.
18:49Repos conséquent.
18:50Et puis, tout est dans la manière
18:52de régler cet appareil.
18:54parce que si on force beaucoup trop,
18:57on va faire un effet de crampe
18:59ou de tendinite
18:59et on perd du temps
19:01par rapport à un entraînement normal.
19:03D'où l'intérêt d'avoir ce coaching privé
19:06puisque, bien évidemment,
19:07on n'a pas forcément donné la parole
19:08à tout le monde dans le reportage.
19:09Mais il y a des personnes qui sont là
19:10pour personnaliser les programmes,
19:13ce genre de choses.
19:13à qui conseillerez-vous
19:15de pratiquer ce sport-là
19:17et à qui vous ne le conseillerez pas ?
19:20Déjà, il faudrait commencer
19:22par du sport tout seul
19:24pour bien faire.
19:26Et si on veut vraiment la performance
19:28ou vraiment, si on a un travail
19:31avec un temps réduit pour le sport,
19:33on peut se consacrer à cette méthode.
19:37François Brune,
19:38que pensez-vous de cette méthode ?
19:41Je suis circonspect, forcément,
19:42face à toutes ces nouvelles méthodes.
19:44Je crois que c'est très important
19:45ce qu'a dit M. Lévy.
19:46C'est-à-dire, quelle est l'indication ?
19:47Qu'est-ce qu'on va aller rechercher spécifiquement ?
19:50C'est quand même toujours mieux
19:51d'aller marcher sur les berges de la Moselle
19:54ou d'aller...
19:55Voilà, le sport,
19:56ce n'est pas que l'exercice physique.
19:58C'est aussi être dehors.
19:58Les sensations ne sont pas les mêmes.
19:59C'est aussi travailler avec d'autres
20:00dans les sports collectifs.
20:01Donc, tout ça est important.
20:03Maintenant, effectivement,
20:04il y a des indications
20:04de renforcement musculaire
20:06en post-opératoire,
20:07en post-lésionnel
20:08qui sont importantes.
20:09Mais là aussi,
20:10je pense qu'il faut passer par un kiné
20:12ou passer par votre médecin
20:13pour bien cibler les indications
20:16de ce type de pratique.
20:18En cabinet, Jacques Lévy,
20:20vous avez souvent des blessures liées au sport.
20:23Quels sont les types de blessures
20:24actuellement que vous rencontrez
20:26et avec qui vous mettez forcément
20:27de l'électrostimulation ?
20:28On peut faire entorse de chevilles
20:30pour les pérenniers latéraux,
20:32pour récupérer toujours
20:33un visée sportive.
20:35et puis beaucoup au quadriceps
20:38et puis en post-opératoire du dos
20:41pour re-stimuler
20:42et enlever le problème,
20:46la peur, la douleur,
20:47faire reculer la durée de récupération.
20:51Là, c'est pour le sport de haut niveau.
20:53Est-ce que vous avez aussi des personnes...
20:56De sport amateur aussi ?
20:58Il y a beaucoup plus de blessés
21:00dans le sport amateur
21:00que dans le sport haut niveau.
21:03Parce qu'avec les vidéos,
21:06les gens, ils ont le moral à fond
21:08et ils n'ont pas le physique.
21:11Souvent.
21:12Donc il n'y a pas de méthode miraculeuse finalement ?
21:15Non, je ne pense pas.
21:16Il n'y a jamais de méthode miraculeuse.
21:17De toute façon, faire du sport,
21:18c'est faire du sport.
21:19Alors, on vantait il y a quelques années
21:22des trucs qu'on met sur le ventre
21:23avec trois électrodes
21:25et puis on montrait des gens
21:26avec des tablettes de chocolat derrière.
21:28Non, on n'arrivera jamais à ça.
21:30Mais par contre, tout ce qui peut aussi,
21:31il faut voir, ça peut amener les gens
21:33vers la reprise d'une activité physique.
21:35Et ça, je crois que c'est très important.
21:37On ne le dit pas assez.
21:38Le sport santé,
21:39on parlait de cancer tout à l'heure,
21:40c'est essentiel dans la récupération des cancers.
21:43C'est essentiel après les traitements.
21:45Il faut continuer
21:47à pousser tous nos Mosellans,
21:50j'intéresse surtout aux Mosellans,
21:51à faire une activité physique.
21:52Et le département est particulièrement bien équipé pour ça.
21:56Merci beaucoup de nous avoir aiguillés
21:57sur ce sujet, M. Lévy.
21:59La santé mentale, est-ce que ça vous parle ?
22:01Oui, très important.
22:03Eh bien, c'est le thème
22:03que nous allons développer juste après.
22:10Alors, vous en avez l'habitude à présent.
22:12Nous prenons toujours le temps
22:13de parler travail et santé.
22:16Et cette fois-ci,
22:16il sera question de santé mentale
22:18au cœur des collectivités.
22:20François Braune,
22:21donc, c'est devenu une priorité
22:23pour toutes les collectivités
22:24Mosellanes et françaises.
22:25Oui, oui, oui.
22:26On a bien vu
22:27et on a beaucoup parlé
22:28dans les suites
22:29de cette crise sanitaire,
22:31des problèmes de suivi
22:33en santé mentale,
22:34de gens qui pétaient un câble,
22:35entre guillemets,
22:36si on peut s'exprimer ainsi.
22:38Alors,
22:39ce n'est pas lié à la crise.
22:40C'est quelque chose
22:41qui est lié à l'évolution
22:42de notre société.
22:43En tout cas,
22:43c'est ce que disent les psychiatres.
22:44Et la crise a stigmatisé
22:46un peu tous ces problèmes.
22:48Si on se place
22:49du côté de la santé,
22:50c'est bien entendu
22:51un problème majeur,
22:52d'autant qu'il y a
22:53des difficultés
22:54dans les prises en charge
22:55parce qu'on a moins
22:56de professionnels.
22:57On a intérêt
22:57d'associer
22:59l'ensemble des psychologues
23:01dans ces prises en charge.
23:02Et puis,
23:03si on se passe
23:03d'un point de vue professionnel,
23:05eh bien, oui,
23:05il faut que les gens
23:06soient bien
23:07dans leur exercice professionnel.
23:09C'est tout à fait normal
23:11d'un point de vue humain,
23:11mais c'est aussi normal
23:13d'un point de vue rentabilité,
23:15si on peut s'exprimer ainsi.
23:17Donc,
23:17c'est devenu
23:18dans notre société aujourd'hui
23:19un enjeu essentiel.
23:20D'ailleurs,
23:21voici un exemple
23:21de projet
23:22qui va avoir le jour
23:23à Thionville.
23:24Projet soutenu
23:24par le fonds de dotation.
23:26Merci.
23:27Fin 2020,
23:28on est en sortie
23:29de confinement.
23:30Monsieur le maire
23:31de Thionville,
23:32qui par ailleurs
23:33est médecin,
23:33s'interroge
23:34sur la reprise
23:35de l'ensemble des agents
23:36et le traumatisme
23:37qu'a pu représenter
23:38à un moment donné
23:38ces périodes de confinement.
23:40Ce plan d'action
23:41en accord avec le fonds Merci
23:42se déroule
23:43sur trois axes principaux.
23:45Le premier axe,
23:47il est un peu plus individuel,
23:48c'est la question
23:49de la sensibilisation.
23:50Le deuxième axe,
23:51c'est la mise en place
23:52d'un plan d'action,
23:52donc avec une logique
23:53beaucoup plus collective,
23:54pour le coup,
23:55avec, par exemple,
23:57des initiations
23:58sur ces problématiques-là
24:00à travers le théâtre
24:01ou, de manière générale,
24:03sur des éléments correctifs,
24:04l'accompagnement
24:05de professionnels,
24:05l'accompagnement
24:06de situations particulières.
24:08Le troisième axe,
24:09c'est à la fois
24:09de la communication interne,
24:10parce qu'il faut aussi
24:11à un moment donné
24:12dédramatiser cette logique
24:13des risques psychosociaux,
24:15non seulement expliquer
24:16que ça existe,
24:17mais dire qu'on peut
24:18tous être touchés,
24:19ce n'est pas seulement
24:19une frange marginale
24:21de l'ensemble des agents,
24:22mais également,
24:23deuxième élément,
24:25une évaluation
24:26de cette politique.
24:27Aujourd'hui,
24:28on est sur un plan global
24:29qui va s'établir
24:29sur trois ans,
24:30qui pèse à peu près
24:31350 000 euros en tout,
24:33à la fois pour la ville
24:34et pour la communauté,
24:35l'agglomération,
24:36les deux concentrés.
24:37L'idée étant évidemment
24:38d'avoir une démarche
24:39qui soit commune.
24:40Dessus,
24:41le fonds Merci
24:41nous finance à hauteur
24:42de 150 000 euros.
24:43Le reste,
24:44évidemment,
24:44ce sera des économies
24:46qui seront trouvées
24:46dans les budgets
24:47et de la ville
24:48et de la communauté,
24:49l'agglomération,
24:49pour pouvoir financer
24:50ce dispositif.
24:52Dispositif qui,
24:53finalement,
24:54sera de toute façon
24:54gagnant.
24:55En luttant contre
24:56l'absentéisme,
24:57par essence,
24:58on arrive évidemment
24:59à gagner en efficacité
25:00et donc à réaliser
25:01des économies.
25:03François Brun,
25:04comme nous avons
25:04des maisons de santé
25:06pluridisciplinaires,
25:07des centres de rééducation,
25:08est-ce que nous aurons
25:09à terme sur le territoire,
25:10vous pensez,
25:10des maisons de santé mentale ?
25:13Je pense que,
25:14et c'est très bien expliqué
25:15dans ce reportage,
25:16c'est l'intégration
25:17de la prise en charge
25:17de la santé mentale
25:18dans l'ensemble
25:19de la vie quotidienne.
25:21Nos collègues anglo-saxons
25:23parlent beaucoup plus facilement
25:24de problèmes de santé mentale.
25:25C'est souvent un cliché.
25:28On a son psy,
25:29on a son psychologue, etc.
25:30En France,
25:30on est un peu plus latin,
25:31on a beaucoup de mal
25:32à s'exprimer là-dessus.
25:33Donc l'idée qui est excellente,
25:35c'est de dédramatiser tout cela,
25:36de dire que chaque professionnel
25:38peut avoir,
25:38à un moment donné
25:39de sa carrière,
25:41des petits soucis,
25:42être un peu au bout,
25:43et puis de pouvoir en parler.
25:45Je crois que stigmatiser
25:46encore plus
25:47en créant des maisons
25:48dédiées à cela
25:48est probablement une erreur.
25:50L'intégrer,
25:51comme le fait
25:51la mairie de Thionville
25:52et la communauté de communes,
25:53dans la prise en charge globale
25:56du travailleur
25:57au sens large
25:58est quelque chose
25:59de beaucoup plus positif.
26:00Merci beaucoup.
26:01En tout cas,
26:02ce sera le mot de la fin
26:03puisque nous arrivons
26:03au terme de ce numéro
26:05S comme Santé.
26:06J'espère que vous en avez
26:07appris davantage
26:08sur toutes ces thématiques.
26:09Merci à tous
26:10autour de cette table
26:11et à nos invités
26:12qui sont déjà partis.
26:13On se retrouve bientôt
26:14pour de nouvelles thématiques.
26:16En attendant,
26:17prenez soin de vous.
26:17Sous-titrage Société Radio-Canada
26:30Sous-titrage Société Radio-Canada
26:30Sous-titrage Société Radio-Canada
26:35Sous-titrage Société Radio-Canada
26:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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