Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 heures
S comme Santé c'est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d'invités spécialisés, retrouvez l'actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d'une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.

Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez François Braun, conseiller au CHR, ancien Ministre de la Santé, le Dr Etienne Schmitt, praticien en médecine physique et de réadaptation au CHR et Sophie Lemonnier, enseignant chercheur à l'Université de Lorraine.

Au sommaire :

L'actu santé : Mois sans tabac, SIDA et aides à l’installation des médecins

Après un AVC, la longue phase de rééducation

Le sport post-AVC pour récupérer plus vite et éviter la récidive

L’exosquelette comme outil pour améliorer les conditions de travail

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:09Générique
00:10...
00:19Bienvenue dans S comme santé.
00:21Nous sommes ici pour prendre soin de votre santé.
00:24Comme chaque mois, ce soir, il sera question de rééducation de soins
00:28après un AVC, accident vasculaire cérébral,
00:31et notamment de l'utilisation de ce qu'on appelle un exosquelette.
00:35Quel bienfait dans la rééducation ? Quand l'utiliser ?
00:38Et élément de réponse avec toutes ces personnes autour de la table,
00:41à commencer par Marjorie Burton de La Semaine.
00:44Bonsoir.
00:44Bonsoir.
00:45Et de l'autre côté, François Brun, conseiller au CHR,
00:48ancien ministre de la Santé,
00:49et docteur Étienne Schmitt, praticien en médecine physique et de réadaptation.
00:53Bonsoir à tous les deux.
00:54Bonsoir.
00:55Bonsoir.
00:55Et puis nous irons également au aubergue,
00:57où l'établissement de santé est spécialisé dans la rééducation, justement.
01:01Effectivement.
01:01Là-bas, ce sont surtout des exercices de kiné qui sont proposés
01:04pour se soigner avec forcément la douleur chronique,
01:08un travail de longue haleine,
01:09mais qui rend le quotidien beaucoup plus supportable.
01:12Et puis nous verrons en fin d'émission
01:15que les exosquelettes peuvent être utilisées aussi
01:17pour faciliter le travail dans certaines professions,
01:20comme pour les sapeurs-pompiers, par exemple.
01:22Et pour en parler, nous serons en vision conférence avec Sophie Lemonnier,
01:26enseignant-chercheur à l'Université de Lorraine.
01:29Je ne sais pas si vous nous entendez déjà,
01:31mais en tout cas, nous serons avec vous dans quelques minutes.
01:35Ben voilà pour le programme.
01:36C'est parti.
01:42Et nous allons d'abord parler de ce qu'est un AVC,
01:45et plus particulièrement aussi de l'état des lieux sur notre territoire,
01:49alors à l'échelle nationale, mais peut-être aussi Grand Est et Moselland.
01:52Alors un AVC, qu'est-ce que c'est ?
01:55Alors un AVC, c'est lorsqu'il y a une occlusion d'un vaisseau cérébral,
02:02soit ischémique ou hémorragique.
02:05Du coup, il va y avoir une ischémie.
02:08Donc ça, c'est quand c'est bouché.
02:09C'est quand c'est bouché, exactement.
02:11Du coup, il y a une prise en charge initiale qui est faite par les urgentistes,
02:15avec une décision éventuellement de revascularisation en urgence,
02:19pour essayer de revasculariser le cerveau.
02:24Et plus c'est pris en charge tôt, mieux c'est.
02:26C'est ça. Donc il y a des signes d'alerte à connaître.
02:30Donc c'est lorsqu'il y a un déficit hémicorporel,
02:32donc une hémiclégie, des troubles phasiques,
02:34des patients qui vont avoir des difficultés d'élocution,
02:37et puis ensuite une prise en charge en aiguë.
02:41Malheureusement, il y a quelques patients qui vont avoir des séquelles.
02:44Il va y avoir des défauts de revascularisation,
02:47et du coup une ischémie, avec des lésions cérébrales irréversibles,
02:51et du coup des tableaux séquelaires avec des déficiences,
02:54donc des déficiences motrices, avec une hémiclégie,
02:57il peut y avoir des déficiences sensorielles,
02:59avec un déficit sensitif hémicorporel,
03:03et éventuellement aussi des troubles cognitifs,
03:05avec des troubles attentionnels, avec une négligence,
03:08ou des troubles mnésiques.
03:09Donc il y a différents degrés, on le comprend.
03:11Un AVC toutes les 4 minutes en France,
03:13c'est ça l'état des lieux, M. Brun ?
03:15Oui, c'est l'état des lieux, c'est à peu près 130 000 AVC par an,
03:19c'est énorme, c'est énorme.
03:20C'est la première cause de handicap acquis chez l'adulte,
03:24c'est une cause de mortalité qui est fréquente essentiellement chez la femme,
03:28et ça peut être évité.
03:29Je crois que c'est surtout ça le message qui est important.
03:32Dans 80% des cas, ces AVC qu'on appelle ischémiques,
03:36c'est-à-dire cette artère qui est bouchée,
03:37qui fait qu'il y a une partie du cerveau qui meurt,
03:39puisqu'il n'a plus de sang, il n'a plus d'oxygène,
03:41pourraient être évitées par une meilleure hygiène de vie.
03:45Le tabagisme, l'hypertension,
03:47c'est toujours les mêmes facteurs de risque.
03:50Dès qu'on touche au vaisseau,
03:51que ce soit pour le cœur ou que ce soit pour le cerveau,
03:54ce sont les mêmes facteurs de risque.
03:56Une fois sorti de l'hôpital,
03:57finalement, ça dépend le degré de l'AVC,
03:59mais quelles sont les consignes que doit faire le patient ?
04:03Aux sorties de l'hôpital ?
04:04Bien sûr.
04:06C'est de contrôler les facteurs de risque cardiovasculaire.
04:10Donc effectivement, la tension artérielle, le diabète,
04:13ce sont des patients qui vont avoir ensuite un suivi au long cours,
04:15avec des consultations post-AVC,
04:17pour nous qui les voyons dans les centres de rééducation,
04:19avec nos confrères neurologues.
04:21Et c'est que ces patients, quand même, gardent un suivi,
04:22parce que ce sont des patients qui vont être étiquetés vasculaires.
04:26Il y a eu un premier épisode,
04:28et du coup, ce sont des patients qui vont avoir des traitements
04:30avec la nécessité d'un suivi régulier.
04:32Ce qui est important, c'est qu'il faut bien comprendre
04:34que les cellules du cerveau, une fois qu'elles sont mortes,
04:37elles sont mortes.
04:38Donc on ne récupère pas cette activité.
04:40Mais le cerveau a la capacité de s'adapter,
04:44de recréer des circuits d'informations.
04:45Il ne faut surtout pas considérer qu'après un AVC,
04:48on met la personne dans un coin et on n'y touche plus.
04:50Au contraire, il faut continuer à stimuler,
04:53il faut continuer à faire de l'exercice physique
04:54en fonction des possibilités,
04:55peut-être simplement bouger un bras,
04:57mais en tout cas, il faut rester actif.
04:59Parce que ça refait un petit peu les schémas au niveau du cerveau,
05:02et on peut encore progresser après un AVC.
05:05Alors quand va intervenir l'exosquelette ?
05:08C'est de ça dont on parlait en préambule.
05:10On l'utilise dans n'importe quel cas ?
05:13Il y a des critères d'éligibilité à l'utilisation de l'exosquelette.
05:17Effectivement, nous pouvons mettre des patients hémiplégiques.
05:20Ce sont des patients qui vont avoir un déficit moteur hémicorporel.
05:25Les patients hémiplégiques vont avoir des troubles du tonus
05:28et de la posture avec des patients plus pousseurs.
05:30Donc il va y avoir un déficit.
05:31Ils vont avoir une embardée plutôt d'un côté.
05:34Et l'utilisation de l'exosquelette peut être un très bon outil
05:38pour verticaliser les patients
05:39et puis pour travailler les capacités de marche et de déambulation.
05:43Et c'est un très bon outil de rééducation
05:46pour verticaliser des patients
05:48qui ne peuvent pas à la prise en charge initiale.
05:51Alors pour mieux comprendre comment ça s'installe
05:54et aussi peut-être les ressentis de l'utilisation de l'exosquelette,
05:59témoignage d'un praticien manipulateur
06:01et d'une patiente au micro de Colline L'Expert.
06:26Elle a une faiblesse au niveau de la jambe gauche
06:30et du bras gauche.
06:33Et donc l'objectif avec l'exosquelette,
06:35ça va être de lui faire travailler son schéma de marche.
06:39L'exosquelette, il va compenser en fait le déficit de force
06:42qui est là au niveau de la jambe gauche.
06:44Et ça va lui permettre de marcher plus longtemps
06:46et de faire plus de pas
06:47que si elle devait marcher toute seule avec une aide technique.
06:50Tous les patients du service ne peuvent malheureusement pas en profiter
06:54parce qu'il faut quand même avoir des compétences en communication.
06:59peu de troubles cognitifs
07:01et puis aussi au niveau de l'état osseux du patient et de ses articulations.
07:05Il y a quand même beaucoup de contraintes qui peuvent s'appliquer,
07:07notamment quand on passe de la position assise à la position debout.
07:14Regardez devant vous, madame.
07:16Et vous êtes debout.
07:19Maintenant, on va essayer de se mettre sur la jambe droite complètement.
07:23Encore un petit peu.
07:24Voilà, jusqu'à ce qu'on entende le bip.
07:26Super !
07:27L'idée, c'est de restimuler à la marche
07:31pour que la commande motrice au niveau cérébral revienne.
07:36Allez, c'est parti !
07:38Allez, avancez !
07:40À gauche !
07:41Allez, cliquez avec la jambe gauche.
07:42Super !
07:44Allez, à gauche !
07:46Poussez en avant.
07:47Attention, vous chutez sur le côté gauche.
07:50Allez !
07:52Voilà !
07:53Allez !
07:54On tourne encore pour faire le demi-tour.
07:56Ce qui est intéressant sur la machine aussi,
07:58c'est qu'on peut savoir le temps de marche,
08:00le nombre de pas qu'a fait la patiente.
08:02Et après, la machine, elle peut nous proposer aussi
08:04le pourcentage d'aide qu'elle a dû donner.
08:07On a fait 110 pas, ce qui est énorme,
08:09parce que d'habitude, madame.
08:11Elle arrive à marcher seule une vingtaine de mètres avec une canne.
08:15Et en plus, le fait que la machine soulève son poids,
08:19ça lui demande quand même moins d'énergie.
08:22Alors, ça demande de l'énergie cérébrale et cognitive,
08:25mais un peu moins d'énergie physique, on va dire.
08:29Alors, est-ce que c'est seulement un support,
08:31l'exosquelette, une aide, ça ne fait pas à la place d'eux ?
08:35C'est exact. C'est un outil de rééducation.
08:37Ce n'est pas une assistance à la marche.
08:39Il faudra toujours que ça soit utilisé dans le cadre d'une rééducation.
08:43Il y aura un kinésithérapeute qui sera à côté du patient
08:47et qui aidera le patient.
08:49C'est un outil de rééducation.
08:51Ce n'est pas une assistance à la marche.
08:52Et combien ça coûte ?
08:53Est-ce que la Sécurité sociale peut financer un exosquelette ?
08:58Alors, ça coûte cher.
09:00Effectivement, en fonction des exosquelettes,
09:02qu'elles soient de rééducation ou d'assistance à la marche,
09:05puisque ça existe également, c'est de l'ordre de 50 000,
09:08ça peut aller jusqu'en 150 000, 200 000 euros
09:10pour les plus perfectionnés, donc c'est très cher.
09:15Là, l'État s'est engagé à fournir des exosquelettes
09:19au moins deux par département au centre de rééducation,
09:21justement dans le cadre de cette rééducation.
09:24Et bien entendu, on voit que toutes ces aides,
09:27il y a l'exosquelette complet, il y en a d'autres.
09:30À un moment donné, il va falloir trouver des modèles de financement.
09:33Encore faut-il qu'il y ait un objectif
09:35qui doit être atteint, bien entendu.
09:37Et dès lors qu'on a une cible,
09:39on veut améliorer la situation des patients,
09:41répondre à un besoin,
09:42il va falloir trouver ces modes de financement.
09:44C'est encore très cher,
09:46comme des médicaments innovants d'ailleurs.
09:49C'est tout l'enjeu de réformer un petit peu
09:53notre système de santé et notre système social derrière.
09:56Est-ce qu'il faut former aussi les professionnels de santé
10:00à l'utilisation d'un exosquelette ?
10:03Bien évidemment.
10:04C'est un outil de rééducation qui est sophistiqué,
10:07de haute technologie.
10:08Et il y a des formations qui sont nécessaires.
10:10Tout le monde ne peut pas utiliser,
10:12enfin mettre en route un exosquelette avec un patient dedans.
10:15Il y a tout un processus avec des formations,
10:17cadre réglementaire.
10:19Il faut une formation.
10:21Je me suis amusée à aller sur Internet
10:23et en tapant achat exosquelette
10:25des grandes marques de sport en vente pour faire du ski.
10:28Est-ce que ce sont des vrais ?
10:30C'est autre chose.
10:32Là, on parle d'exosquelette,
10:34comme le dit très bien Dr Schmitt,
10:35qui sont des outils de rééducation,
10:37qui sont très spécialisés,
10:39qui nécessitent une attention.
10:40On imagine bien qu'une personne
10:42qui ne s'est plus verticalisée et qui ne marche pas,
10:43on la met sur un exosquelette,
10:45où elle va tomber.
10:46C'est assez sûr.
10:47Et ce sera avec des lésions importantes.
10:49Après, il y a plein d'outils
10:51apparentes à des exosquelettes
10:53qui sont faits pour soulager des articulations,
10:56que ce soit dans des mouvements répétés,
10:57la plupart du temps.
10:59On va parler de ce qui est fait chez les sapeurs-pompiers,
11:01mais la Poste, par exemple, a développé ça
11:03pour porter les colis,
11:05pour les passer de façon régulière.
11:07Et vous parliez du ski.
11:08Effectivement, un ski,
11:09il y a ce qu'on appelle le ski Mojo,
11:12qui est une marque particulière,
11:13qui permet de soulager les genoux
11:16quand on fait du ski.
11:17Moi, je l'utilise moi-même.
11:18C'est très, très bien.
11:19Et je me suis rendu compte
11:20avec étonnement qu'à peu près
11:23la moitié des moniteurs de ski,
11:25si ce n'est plus au-delà de 50 ans,
11:27skiaient, en fait, avec cet outil
11:29qui se met de chaque côté de la jambe,
11:30comme un exosquelette, en fait,
11:32et qui permet de soulager la pression
11:33sur les genoux.
11:34Pour terminer sur cette première partie,
11:37est-ce qu'il existe des contraintes
11:38à utiliser un exosquelette
11:39dans cette manière médicale ?
11:42Des contraintes ?
11:43Il y a des contraintes imposées
11:44par le constructeur
11:46pour mettre en place les patients.
11:48Donc il y a des critères de taille
11:50à respecter.
11:52Après, il y a certains types de patients
11:54qu'on évitera de mettre,
11:56par exemple, les blessés médulaires complets
11:58sur le versant psychologique
11:59avec des difficultés d'acceptation
12:01de leur perte d'autonomie,
12:03les mettre peut-être un peu trop rapidement
12:06dans un exosquelette
12:07peut être difficile,
12:10enfin compliqué,
12:10après, à prendre en charge
12:11au plan psychologique.
12:13Du coup, c'est vraiment
12:13les décisions qu'on comprend
12:15et les indications
12:16de mettre un patient
12:18dans l'exosquelette,
12:19elle est vraiment prise en équipe
12:20et lors de staff pluridisciplinaire
12:22avec les ergothérapeutes,
12:24kinésithérapeutes, médecins,
12:25les équipes soignantes.
12:26Merci beaucoup
12:27pour ces premières explications.
12:29On va passer à la deuxième partie.
12:30Vous êtes prêts à mouiller le maillot ?
12:33C'est parti.
12:39Alors non, pas de séance de sport
12:41en direct live,
12:42mais nous allons tout de même
12:43évoquer le sujet du sport.
12:44Quand on est valide
12:45ou en pleine santé,
12:46vous utilisez le terme
12:47qui vous convient,
12:48on a l'embarras du choix
12:50concernant les sports à pratiquer.
12:52Mais quand on est atteint
12:53d'une maladie
12:53ou alors qu'on a été touché
12:55par un AVC,
12:56on va privilégier
12:56quelles activités ?
12:59Ça va être les activités
13:00déjà que pourra tolérer le patient.
13:03Il y a des patients
13:03qui ont fait un AVC,
13:05il y a le cerveau
13:07qui est fragile,
13:08des patients
13:09qui vont être cérébrelésés,
13:10qui vont avoir
13:10une fatigabilité.
13:12Du coup,
13:12ça sera adapté
13:13à la tolérance
13:14aussi du patient.
13:15Il n'y a pas
13:16de réelle
13:18contradiction
13:19ou préconisation
13:20ou limitation
13:20à la pratique
13:22de l'activité physique.
13:23Bien au contraire,
13:25si elle est encadrée,
13:26on connaît tous les bienfaits
13:27de réaliser l'activité physique,
13:29notamment sur la baisse
13:30de la tension artérielle.
13:32Et ça,
13:32on le voit bien
13:33avec tous nos patients
13:34qui arrivent
13:35dans les centres
13:35de rééducation.
13:36Ils ont tous
13:37un, deux, trois
13:39antihypertenseurs
13:39alors qu'on le sait,
13:40l'activité physique adaptée,
13:42le sport,
13:43fait diminuer
13:44la pression artérielle.
13:45Donc,
13:45il y a vraiment
13:45un intérêt
13:46à encourager
13:48les patients
13:48à reprendre
13:49une activité physique
13:50et sportive
13:51en plus de la réintégration sociale,
13:53notamment avec
13:55des sports collectifs
13:58à prendre en compte
13:58chez ces patients
13:59des fois qui sont
14:00un petit peu isolés
14:01dans leur chambre.
14:02Et notre but aussi,
14:03c'est de réinsérer
14:04les patients.
14:05C'est nos trois missions,
14:06nous, en rééducation.
14:07C'est la rééducation,
14:08la réadaptation
14:09et puis la réinsertion sociale aussi.
14:11Et puis le sport,
14:12on est un très bon outil.
14:14Ça veut dire que
14:14cela prévient de récidive
14:16parce que si on a été touché
14:17une fois par un AVC,
14:18on peut être touché
14:19une seconde fois.
14:20Exact.
14:20Oui, il y a des médicaments aussi
14:22qui préviennent
14:23ce risque de récidive,
14:24bien entendu.
14:24Mais oui,
14:25le sport,
14:26ce qu'on appelle
14:26la prévention secondaire,
14:27on évite les complications tertiaires,
14:29on évite même
14:29de refaire une maladie.
14:32Ce qui est important
14:33par rapport
14:33à cette activité physique adaptée,
14:35et c'est bien,
14:35on en parle très régulièrement,
14:37c'est que c'est une activité physique adaptée
14:40prescrite par un médecin.
14:41Je crois que c'est ça
14:42qui est très très important.
14:43Ce n'est pas n'importe quoi,
14:45n'importe comment
14:45pour n'importe qui.
14:46C'est adapté
14:47à une pathologie particulière,
14:49adaptée dans le cadre de l'AVC
14:51à un déficit particulier.
14:53C'est vraiment ça
14:54qu'il faut retenir.
14:55Marjorie,
14:55c'est souvent finalement
14:56la personne qui est soufflée
14:58qui va dire
14:59j'ose pas
14:59parce que je suis déjà essoufflée
15:00alors qu'il faudrait qu'elle marche.
15:01La personne qui souffre,
15:03c'est finalement
15:03le serpent qui se mord la queue.
15:05Vous,
15:06vous arrivez à les convaincre,
15:07à les rassurer ?
15:08On essaye.
15:10Ça fait partie
15:10de notre mission aussi
15:11de prévention.
15:13Donc c'est sûr
15:14que ça se fait
15:15de manière progressive.
15:16Il ne faut pas mettre
15:17la marche trop haute
15:19dès le début
15:20mais voilà,
15:20on encourage
15:21et on y va
15:22de manière progressive.
15:24L'activité physique
15:25a assez de chance
15:26quand on parle de prévention.
15:28C'est qu'elle est,
15:29j'ose le terme,
15:30rentable très vite.
15:32Contrairement à plein
15:33d'autres outils de prévention.
15:34C'est-à-dire que si
15:35vous avez une insuffisance cardiaque,
15:36vous n'arrivez plus
15:37à monter trois marches,
15:39eh bien on vous rééduque
15:40progressivement à l'effort.
15:41Vous allez vite vous rendre compte
15:42que vous allez monter
15:43les trois marches,
15:44puis 10,
15:44puis 15
15:45et votre vie
15:46va être changée.
15:47C'est tout l'intérêt
15:48de cette activité physique
15:50adaptée dans le cadre
15:51de la rééducation
15:52et de la prévention.
15:53En plus, en Moselle,
15:54les structures adaptées
15:54ne manquent pas.
15:55On a l'habitude
15:56de le rappeler
15:56dans cette émission.
15:58Alors il n'y a pas
15:58que les AVC
15:59qui nécessitent
16:00une prise en charge
16:00parfois longue
16:01et lourde.
16:02Les affections longue durée
16:03entraînent des douleurs chroniques
16:05et qui peuvent donc
16:06faire souffrir
16:06les patients au quotidien.
16:08Alors au Auberg,
16:08à Sargumine,
16:09on mise avant tout
16:10et bien sûr
16:11les exercices de rééducation
16:12et beaucoup de patients
16:13en ce reportage.
16:15On descend
16:17sans poser le genou
16:18au sol.
16:19On remonte
16:20et c'est mieux
16:20avec moins de résistance.
16:22Vous avez un peu écarté.
16:23Combattre le mal
16:24par le mal
16:25à travers des exercices
16:26de kinésithérapie.
16:27C'est un peu dur
16:28le geste là.
16:29Non parce qu'on a répété
16:31trois fois alors du coup
16:32ça tire un peu
16:33sur les mollets.
16:34Pendant cinq semaines,
16:35Ludovic est au centre
16:36de médecine physique
16:37et de réadaptation
16:38de Sargumine.
16:39Le renforcement du transverse,
16:41est-ce que vous vous souvenez ?
16:42Non.
16:43Non, pas.
16:44Non ?
16:44Il est où le transverse ?
16:45Je vois les exercices
16:46mais sur quel moment exactement ?
16:50Il est où le transverse déjà ?
16:52Je crois que ça va être
16:52sur le côté, non ?
16:54Non.
16:55C'est le muscle
16:55au niveau du ventre.
16:56C'est le muscle
16:57qui rend le ventre
16:58plat.
17:00Ici,
17:01il apprend les techniques
17:02pour soigner son dos.
17:03Et ensuite,
17:03on souffle par la bouche,
17:05on rentre le ventre
17:07et ça part du périnée,
17:09ça passe par le nombril
17:10et ça va jusqu'au sternum,
17:13là en haut.
17:13D'accord ?
17:14Le but,
17:14c'est de les autonomiser
17:15à la maison,
17:16qu'ils aient vraiment
17:17les outils pour travailler
17:18à la maison.
17:19En fait,
17:19c'est vraiment
17:20l'éducation du patient.
17:22Donc,
17:23on va essayer
17:23de leur montrer
17:25les exercices
17:26mais le but,
17:26c'est de les répéter,
17:27de les réviser.
17:28Opéré deux fois du dos
17:29sur 20 ans,
17:30Ludovic espère avoir
17:31moins mal
17:31et surtout aimerait
17:33retourner au travail.
17:33Ça déplaît aussi bien
17:35à mon patron
17:37qu'à moi-même.
17:37C'est pas facile au quotidien.
17:39Donc,
17:39on essaye de pallier à ça
17:42en se remettant
17:43un petit peu en forme aussi.
17:44Une douleur est dite chronique
17:46lorsqu'elle persiste
17:47depuis plus de six mois
17:48et c'est souvent centralisé
17:50au même endroit.
17:51Là,
17:51dans la lombagie chronique,
17:53c'est vraiment
17:53les patients
17:54ont plus des douleurs
17:55dans le bas du dos,
17:56au niveau du bassin,
17:57au niveau des hanches
17:58mais parfois,
17:59ça peut remonter aussi
18:00au niveau du thorax,
18:01des cervicales.
18:02Faire disparaître
18:03ces douleurs,
18:04c'est le rêve
18:04de tout patient
18:05mais pour le corps médical,
18:07l'ambition est tout autre.
18:09L'atténuer,
18:10la gestion de la douleur,
18:11c'est super important
18:11parce qu'en fait,
18:12déjà,
18:13il faut savoir
18:15quelle douleur j'ai,
18:16est-ce que c'est la même
18:17que d'habitude,
18:18est-ce qu'elle est plus importante.
18:19Nous, malheureusement,
18:20on n'a pas de baguette magique,
18:21on ne va pas leur changer
18:22leur dos,
18:22on ne va pas leur changer
18:23leur genou,
18:24on ne va pas leur changer
18:24leur cou.
18:25On les prend comme ça,
18:26on va leur montrer
18:27que malgré tout,
18:29ils peuvent l'agir
18:30au jour le jour.
18:30Aujourd'hui,
18:31ça fait mal,
18:32j'ai des petits exercices
18:33que je peux faire
18:34et ça,
18:34c'est bien.
18:34En France,
18:35plus de 20 millions de personnes
18:37souffrent quotidiennement
18:38de douleurs chroniques.
18:40On l'a entendu
18:41dans le reportage,
18:43c'est rendre autonome
18:44qui prévient le mieux
18:45les problèmes.
18:46Finalement,
18:47aujourd'hui,
18:47comment passer le cap
18:48d'aller du sport adapté
18:50à l'hôpital
18:51à se dire
18:51dans mon quotidien
18:52à la maison,
18:53je vais faire du sport
18:53chez moi ?
18:54On parlait,
18:56on parlait déjà
18:56à son médecin,
18:58on disait tout à l'heure
18:58aussi que la Moselle
18:59est particulièrement
19:00bien placée
19:01sur ce sujet.
19:02Il y a un programme
19:03qui est mis en place
19:04au niveau
19:05de la grande région
19:06par l'Agence régionale
19:07de santé
19:07qui s'appelle
19:08PrescriMove,
19:09qui permet aux médecins
19:09de prescrire cela
19:10et MoselleMove,
19:12qui est développé
19:13par le département
19:13de la Moselle,
19:14va encore un petit peu
19:15plus loin
19:15en ouvrant la porte
19:17des clubs sportifs
19:18parce que l'objectif,
19:19bien sûr,
19:19en activité physique adaptée,
19:21ce n'est pas de rester
19:21à l'hôpital
19:22et de faire ça uniquement
19:23dans le cadre de l'hôpital,
19:25c'est que les clubs sportifs
19:26ouvrent leurs portes
19:27à ces personnes.
19:29Je me répète,
19:30mais c'est le cas
19:31du rugby,
19:31bien sûr,
19:32que j'apprécie particulièrement
19:34et à Metz
19:35comme à Saint-Avold,
19:36mais tous les clubs sportifs
19:37progressivement
19:38se mettent
19:39à cette activité physique adaptée.
19:41Montrer aux gens
19:42que c'est possible,
19:43montrer que ça leur fait du bien,
19:44c'est le travail
19:45de l'hôpital,
19:46des médecins
19:46après une pathologie
19:47et ensuite
19:48leur ouvrir la porte
19:49des clubs sportifs
19:50pour qu'ils continuent
19:51dans le temps
19:51parce que ce qui est important,
19:52ce n'est pas de faire ça
19:53que pendant un an.
19:54Merci beaucoup
19:55encore une fois
19:56pour toutes ces explications.
19:57Alors on va revenir
19:58à ce principe
19:59de l'exosquelette.
20:00Sachez qu'il est utilisé
20:01parfois dans le cadre
20:03de l'amélioration
20:03des conditions de travail.
20:10Et oui, on vous le disait,
20:11les exosquelettes
20:12sont déjà utilisées
20:13alors que ce soit
20:13dans le médical
20:14comme on l'a expliqué
20:15ou dans le milieu industriel.
20:17Prochain domaine
20:18où il va être expérimenté
20:19dès janvier prochain
20:20chez les sapeurs-pompiers.
20:22Alors je me tourne
20:23vers Sophie Lemonnier.
20:24Bonjour,
20:25vous nous entendez bien ?
20:26Bonjour, oui,
20:27je vous entends très bien.
20:28Merci beaucoup
20:28d'être avec nous ce soir.
20:30Alors expliquez-nous
20:31quel est le projet
20:31concrètement
20:32d'expérimentation
20:33sur 4 ans ?
20:34Alors l'objectif,
20:35ça va être vraiment
20:36de voir si l'exosquelette
20:38peut être une solution
20:38envisageable
20:39pour améliorer
20:41les conditions de travail
20:42des sapeurs-pompiers
20:42dans certaines missions.
20:44On sait que certaines missions
20:45sont particulièrement
20:47compliquées,
20:48difficiles
20:48et voilà,
20:50ce serait l'objectif
20:50d'identifier ces missions-là
20:52qui pourraient bénéficier
20:53d'une assistance
20:54d'exosquelette
20:54et ensuite,
20:55dans un deuxième temps,
20:56tester un laboratoire
20:57vraiment avec un exosquelette.
20:59Alors quels seraient,
21:00par exemple,
21:00les domaines d'application
21:01quand vous parlez
21:02de certaines missions ?
21:03Est-ce que vous avez
21:03quelques exemples
21:04déjà en tête ?
21:05On a fait un premier projet
21:07où on a testé
21:08de la désincarcération
21:09parce que dans la désincarcération,
21:12les sapeurs-pompiers
21:13manipulent des outils
21:13extrêmement lourds
21:14de 20 à 25 kg.
21:15Donc là,
21:16ça pouvait être pertinent.
21:17Et dans le cadre
21:18de ce projet
21:20plus conséquent,
21:22à priori,
21:23le brancardage,
21:23on pense,
21:24c'est une mission
21:24qui va être très intéressante
21:25à tester.
21:26Le massage cardiaque aussi,
21:28c'est une mission
21:29où on s'attend
21:30où il pourrait y avoir
21:30un apport de l'exosquelette.
21:32Et après,
21:33ça a tout l'objectif
21:34du début du projet
21:34de voir si d'autres missions
21:36peuvent également,
21:37à priori,
21:38bénéficier
21:39d'une assistance physique.
21:41Non, j'aurais une question.
21:42Oui, les pompiers,
21:43vous travaillez souvent
21:43dans l'urgence.
21:44Est-ce que c'est facile à mettre ?
21:46Est-ce que vous avez déjà timé ?
21:48Voilà.
21:48Est-ce que vous êtes chronométré ?
21:50C'est une vraie bonne question.
21:52Et une partie du projet
21:53va s'intéresser à ça
21:54au niveau vraiment
21:55de l'écosystème,
21:57de l'organisation.
21:58Oui, c'est dans l'urgence.
21:59Alors, pas forcément
21:59toutes les missions.
22:00Après, par exemple,
22:02ils ont un temps
22:02dans le camion
22:03où ils peuvent s'équiper.
22:04Ils ont l'habitude,
22:05en fait, déjà,
22:06d'avoir des équipements.
22:07Ils sont extrêmement...
22:08C'est l'expérience
22:08qu'on avait déjà faite
22:10il y a deux ans.
22:10En voyage,
22:11pour s'équiper
22:12des exosquelettes,
22:13c'est extrêmement efficace.
22:13Ça fonctionne comme
22:14une aide respiratoire,
22:15en fait,
22:16qu'ils ont déjà l'habitude
22:16d'utiliser.
22:17Et puis après,
22:17il y a des missions,
22:18par exemple,
22:18de brancardage
22:19ou de clés
22:21pour porte-forêt
22:22où ils vont faire
22:22sur des distances très longues
22:23où on peut imaginer
22:25prendre cinq minutes
22:25pour s'équiper.
22:26C'est pas problématique.
22:28Après, c'est une vraie question.
22:29C'est-à-dire que
22:29est-ce qu'on met
22:30un exosquelette
22:31pour tous les sapeurs-pompiers ?
22:32Probablement pas.
22:33Donc, identifier celui
22:34qui sera le poste
22:35le plus à risque.
22:36Est-ce que, du coup,
22:37il faut qu'il soit déjà
22:37pré-calibré ?
22:38Enfin, ça va être
22:38plein de questions
22:40qu'on va se poser aussi.
22:41Et vous vous donnez,
22:42justement,
22:43quatre ans
22:43pour lister tout cela.
22:45Les données seront,
22:46après, utilisées
22:47et en sources publiques,
22:49on l'imagine ?
22:50Oui.
22:50Oui, ce sera sur
22:51des entrepôts de données.
22:52Nous, on fera
22:52des publications scientifiques,
22:54des communications.
22:55Du côté des sapeurs-pompiers,
22:56ils auront aussi,
22:56bien sûr,
22:57leurs moyens de communication
22:58dans leur salon
22:59et puis en interne.
23:00Et après,
23:00toutes les données anonymisées
23:01seront maintenant
23:02c'est automatique
23:04dans des entrepôts de données
23:05pour que d'autres chercheurs
23:06dans le monde
23:06puissent aussi profiter
23:08de ces données.
23:09M. Broun,
23:09qu'est-ce que vous pensez
23:10de ce projet ?
23:11C'est remarquable.
23:13Je pense que c'est
23:14un excellent projet,
23:15une excellente idée.
23:17Pendant que les questions
23:20étaient posées,
23:21je pensais à la notion
23:22de soldats du feu.
23:24Vous savez,
23:24on ne se pose plus de questions
23:25maintenant.
23:25Les soldats sur le champ
23:26de bataille sont équipés
23:27d'exosquelettes.
23:28Eh bien, ça semble
23:29tout à fait logique
23:30que les soldats du feu
23:31en bénéficient aussi
23:32pour avoir travaillé
23:34depuis 40 ans
23:35avec les sapeurs-pompiers.
23:36Ils ont effectivement
23:37des postures
23:38extrêmement pénibles
23:39en désincarcération.
23:40Et je pense que ça peut
23:41apporter quelque chose.
23:42Oui, c'est...
23:43Il y a beaucoup de troubles
23:43dans cette profession-là
23:44à terme,
23:46en fin de carrière.
23:46Alors, c'est des gens
23:47qui sont en excellente
23:49condition physique.
23:50L'image du sapeur-pompier
23:52en condition physique
23:53excellente et musclée,
23:54oui, bien sûr.
23:55Mais tout ce qui va pouvoir
23:56les soulager dans l'exercice
23:58de leur profession
24:00est essentiel.
24:01Mais je suis très impatient
24:01de voir les résultats
24:03de cette expérimentation.
24:06Je me disais,
24:07on parle de postures
24:08qu'il faut aider.
24:10Est-ce que les lycéens
24:11n'auraient pas besoin
24:11d'exosquelettes finalement
24:12parce que la syphose
24:14les guette ?
24:14La courbe du dos.
24:16La courbe du dos.
24:18Oui, alors après,
24:19en dehors des pathologies
24:20de la colonne vertébrale,
24:22je pense qu'il ne faut pas
24:23non plus exagérer,
24:24mettre de l'exosquelette
24:24partout.
24:25Il faut quand même
24:25avoir une musculature.
24:27C'est déjà la base
24:28et apprendre à bien se tenir.
24:29Mais je sais qu'il y a
24:30plein de gens
24:30qui sont là
24:33pour donner
24:34des bonnes habitudes.
24:35Dans tous les cas,
24:36l'expérimentation
24:37dont on parlait
24:37avec le SDIS
24:39de Meurthe et Moselle
24:40débutera en janvier 2025
24:42pour une durée
24:43de 4 ans
24:43et on suivra
24:44bien évidemment
24:44les avancées.
24:46Vous venez seulement
24:46d'arriver sur ce programme,
24:48eh bien, pas de panique,
24:48votre programme est rediffusé
24:50tout au long du mois
24:51et disponible en replay
24:52sur notre site internet
24:53www.moselle.tv.
24:56Vous pouvez d'ailleurs
24:57retrouver toutes
24:57nos autres émissions
24:58sur des thématiques
24:59très variées
25:00depuis le début
25:01histoire de vous rafraîchir
25:02la mémoire.
25:03Merci à tous
25:04et à toutes
25:04d'avoir été
25:05à nos côtés
25:07et puis prenez soin de vous
25:08comme d'habitude.
25:09A très vite.
25:12Sous-titrage Société Radio-Canada
25:17Sous-titrage Société Radio-Canada
25:18...
Commentaires

Recommandations