- il y a 15 minutes
S comme Santé c’est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d’invités spécialisés, retrouvez l’actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d’une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.
Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Florian Durpoix, ostéopathe à Moulins-les-Metz.
Au sommaire :
SAMU, porte d’entrée vers les soins mais parfois rouillée. Quelles solutions ?
Course à pied et pilates pour prendre soin de soi
Santé et travail : l’Opéra Théâtre de l’Eurométropole de Metz revoit l’ergonomie de ses ateliers
Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Florian Durpoix, ostéopathe à Moulins-les-Metz.
Au sommaire :
SAMU, porte d’entrée vers les soins mais parfois rouillée. Quelles solutions ?
Course à pied et pilates pour prendre soin de soi
Santé et travail : l’Opéra Théâtre de l’Eurométropole de Metz revoit l’ergonomie de ses ateliers
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00:01...
00:20Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouveau rendez-vous consacré à la santé en Moselle.
00:25Ensemble, nous allons pendant quelques minutes développer, décortiquer chaque mois l'actualité sanitaire à travers des reportages et aux côtés
00:34d'invités spécialisés.
00:36Un rendez-vous pour prendre soin de vous en quelque sorte.
00:39A mes côtés, Marjorie Burton du journal La Semaine. Bonjour Marjorie.
00:42Bonjour Urani.
00:43Pour ce premier numéro, nous accueillons donc deux invités.
00:46François Braune, médecin urgentiste de profession, ancien ministre de la Santé et désormais conseiller auprès de la direction du CHR.
00:53Bonjour, merci d'être présent.
00:55Bonjour, c'est un plaisir.
00:56Et puis Florian Durpoix, ostéopathe à Moulins-les-Messes, bonjour à vous.
01:01Bonjour, merci d'avoir été.
01:01Alors, le rapport Santé et Sport, ça vous connaît.
01:04On va voir ensemble quels sont les bons gestes à adopter, les bonnes postures et surtout ce qu'il ne
01:08faut pas faire après une longue pause sans activité sportive.
01:11Au sommaire de cette émission, le SAMU porte d'entrée vers les soins mais porte rouillée parfois.
01:18Alors, quelle solution ? Nous allons détailler tout cela.
01:20Nous enfilerons également la tenue de sport.
01:22Oui, exactement. Pour parler course à pied et pilates, entre autres, ce sont deux disciplines qui prennent soin de son
01:28corps, de son bien-être, de son physique et de sa tête.
01:31Et puis, nous verrons que santé et travail sont intimement liés.
01:35Nous irons faire un saut à l'Opéra Théâtre de l'Eurométropole de Metz pour évoquer l'ergonomie des ateliers.
01:40Et vous n'êtes pas sans savoir que de longs travaux vont se dérouler pendant deux ans.
01:45Un beau programme santé. C'est parti.
01:53Et puis, pour démarrer quelques actualités en bref, avec d'abord cette nouvelle édition du CIDAction qui s'est déroulée
02:00du 22 au 24 mars.
02:02Une édition qui a enregistré des promesses de dons à hauteur de plus de 3,8 millions d'euros.
02:06L'occasion de sensibiliser, bien sûr, autour du dépistage, de soutenir la recherche et d'aider les malades.
02:12Parce que oui, la science progresse, mais les mentalités un peu moins.
02:16La lutte est très importante, puisque l'objectif, c'est d'éradiquer l'épidémie d'ici 2030.
02:21Une info qui fait grincer des dents maintenant, Marjorie.
02:24Exactement, Urani. Il y a une pénurie ou un manque d'approvisionnement au niveau des médicaments pour les personnes qui
02:30souffrent de diabète de type 2.
02:32Pourquoi ? Parce qu'il y a des influenceurs sur les réseaux sociaux qui proposent ces médicaments à des personnes
02:38qui n'ont pas de diabète,
02:39mais simplement pour perdre du poids.
02:41Ce qui fait que les malades arrivés au comptoir de la pharmacie n'ont plus les médicaments adéquats.
02:45Il y aurait aussi des soucis d'approvisionnement liés à certains grands pays.
02:50Et puis, pour terminer, une info plutôt positive avec celle de ce projet privé ambitieux d'une maison de santé
02:56à Saint-Avold,
02:57avec la société MD Développement, 1500 m2 de surface, un réaménagement en total des locaux déjà existants,
03:04et prévu ainsi qu'une extension pour accueillir à terme une quinzaine de professionnels de santé sur place.
03:10D'ailleurs, autre maison de santé qui a été inaugurée il y a peu, celle de Nitin, c'est dans
03:14le pays de Sarbourg.
03:15Kinés, ostéopathes, médecins généralistes et infirmières sont désormais au même endroit.
03:20Encore faut-il trouver des spécialistes pour remplir ces maisons de santé.
03:24On le sait, et il faut les faire rester aussi sur le territoire, les grands mots de notre époque moderne,
03:32les préoccupations majeures des Mosellans, c'est donc trouver un médecin traitant ou un médecin tout court
03:37pour accéder aux soins notamment urgents.
03:40François Brune, je me tourne vers vous. C'est un débat de longue date.
03:43Oui, c'est un débat de longue date.
03:45En dehors du côté toujours passionné, bien sûr, et du côté aussi des expériences de chacun vis-à-vis des
03:53urgences,
03:53qui sont soit bonnes, soit mauvaises. C'est rarement intermédiaire.
03:56Je crois qu'il faut reposer les choses un petit peu de façon pragmatique et bien expliquer comment ça se
04:01passe.
04:02Alors concrètement, un chiffre qui fait quand même réagir, plus d'1,6 million de patients renoncent à se soigner.
04:09Est-ce que ça vous fait réagir ?
04:10Oui, ça fait forcément réagir puisque c'est surtout une réaction vis-à-vis de la recherche d'un médecin
04:17traitant.
04:18Mais il faut bien comprendre que notre système de santé est aussi en mutation.
04:23L'image un petit peu d'épinal du médecin de famille, du médecin traitant classique,
04:28elle a complètement disparu, elle est en train de disparaître.
04:31On a maintenant des médecins qui travaillent en groupe et puis vous passez d'un médecin à un autre.
04:35Ils ont le même dossier, ils partagent des éléments.
04:37Donc il faut faire attention lorsqu'on fait cette analyse.
04:40Les gens renoncent aussi parce qu'on ne trouve plus un médecin en bas de chez soi.
04:45Mais on n'en trouvera plus.
04:46Je crois que là aussi, il faut être honnête.
04:48On ne trouvera plus de médecins dans chaque village.
04:50Il faudra probablement se déplacer.
04:51Il y a des choses à organiser avec les élus locaux.
04:53C'est tout un enjeu de cette mutation de notre système de santé.
04:56Mais heureusement, dans le cas des urgences, si vous avez quelque chose de grave,
05:01vous avez en France toujours une réponse rapide et adaptée.
05:05Avant de laisser la parole à Marjorie, peut-être une dernière question par rapport à cette affluence.
05:10On le sait, c'est les urgences qui trinquent un peu de cette problématique-là.
05:15On parlait de solution.
05:18Est-ce qu'aujourd'hui, le service d'accès aux soins,
05:19où la Moselle a d'ailleurs été pilote avec ses centres de régulation,
05:24est-ce que c'est vraiment une solution ?
05:25C'est une solution, on le sait maintenant,
05:28parce que ça a permis de diminuer la fréquentation,
05:31le nombre de personnes qui vont au service d'urgence,
05:33de 10 à 30% en fonction des départements.
05:37Donc c'est la première fois depuis 30 ans
05:39qu'on a trouvé une solution pour diminuer cette surcharge des services d'urgence.
05:43Ce n'est pas simplement pour le plaisir de diminuer cette surcharge des services d'urgence.
05:47C'est simplement, on peut donner une réponse qui est meilleure,
05:51qui est plus adaptée aux gens, grâce à ce service d'accès aux soins,
05:54qui va les orienter en fonction de leurs problèmes de santé
05:57et pas systématiquement vers les urgences.
05:59Et les centres de soins immédiats, par exemple,
06:01on sait que ce sont des axes aussi de réflexion ?
06:05C'est un axe de réflexion qu'il faut poursuivre,
06:08parce que pour l'instant, ça ne répond pas forcément à la problématique des urgences.
06:11Ça répond à une problématique de santé qui n'est pas couverte,
06:14les gens n'y vont pas pour le plaisir,
06:15mais qui n'est pas forcément celle des urgences.
06:18En fait, vous allez parler tout à l'heure de l'opéra-théâtre,
06:21on a besoin d'un chef d'orchestre.
06:23Et ce chef d'orchestre, dans ces soins qu'on appelle urgents et non programmés,
06:28c'est le service d'accès aux soins.
06:30Vous avez été ministre de la Santé de juillet 2022 à juillet 2023.
06:33Olivier Véran, qui a également été ministre, lui est reparti comme médecin esthétique.
06:37Vous, tout de suite, c'est votre passion.
06:39Ce qui est dans vos tripes, ce sont les urgences.
06:41Vous y êtes retourné sur le terrain.
06:43Oui, mon métier, c'est médecin urgentiste.
06:45Et le SAMU, le SAS maintenant, ça reste ma passion.
06:50Alors bon, j'ai peut-être moins de dynamisme que quand j'étais plus jeune.
06:54Mais en tout cas, je suis là et j'ai souhaité y retourner aussi pour aider mes jeunes collègues.
06:59Parce que les services ont des difficultés de recrutement et des difficultés de fonctionnement.
07:03Une fois arrivé sur le terrain, avez-vous eu comme un people qui rentrait finalement
07:08des questions, des personnes même qui vous ont reconnu au téléphone ?
07:11Vous avez des anecdotes à nous dire ?
07:13Alors au téléphone, non, parce que vous savez, c'est un peu compliqué d'être...
07:15Maintenant qu'ils vont écouter votre émission, ils le sauront.
07:18Donc ils vont peut-être demander ça à être plus compliqué.
07:20Mais non, mais je suis effectivement assez régulièrement encore interpellé,
07:24ce qui me surprend moi-même d'ailleurs,
07:25que ce soit dans le train, dans la rue, dans le métro, même à Paris.
07:28Mais toujours de façon sympathique.
07:30En tout cas, personne ne m'a sauté dessus en me disant que c'était la catastrophe.
07:35Donc c'est plutôt agréable.
07:37Par rapport à ce centre, ce service d'accès aux soins, donc le SAS,
07:40aujourd'hui, est-ce qu'on a un état des lieux ?
07:42Est-ce qu'on a des données chiffrées peut-être ?
07:45Comment ça fonctionne ?
07:46Alors le fonctionnement, je vous le disais,
07:48c'est le principe un petit peu du chef d'orchestre ou de la multiprise.
07:52Pourquoi ?
07:53Parce qu'on ne peut pas demander aux patients,
07:55on ne peut pas vous demander à vous, à tout le monde,
07:57de juger de la gravité de son état.
07:59Si vous avez mal dans la poitrine, c'est quoi ?
08:02C'est une crise d'angoisse ou c'est un infarctus ?
08:04Est-ce que vous êtes capable, vous, personne, individuel, de faire la différence ?
08:10Non.
08:10Si c'est une crise d'angoisse,
08:12ça ne sert peut-être à rien d'aller aux urgences.
08:15Si c'est un infarctus, il ne faut pas y aller non plus
08:17parce qu'on va vous envoyer une équipe de médecins urgentistes
08:20pour vous prendre en charge.
08:21Donc c'est très difficile de demander aux gens de faire le tri.
08:24On le voit tous les jours quand on est en régulation médicale.
08:27Les appels qui semblent anodins au départ
08:29se révèlent avec des choses très graves et inversement.
08:33On parle de désert médical, vous en parliez à l'instant.
08:36Il faut quand même rappeler qu'en France,
08:38il n'y a pas que la France, mais essentiellement en France,
08:41où que vous soyez,
08:42à n'importe quelle heure du jour et de la nuit,
08:44vous avez accès à un médecin en une minute.
08:49Ça semble dingue.
08:50Est-ce que c'est vraiment en pratique ?
08:52En pratique, c'est vrai.
08:53Vous faites le 15, qui est le numéro du SAMU,
08:56qui était réservé aux urgences graves,
08:57mais maintenant c'est le numéro du SAS,
08:59donc c'est un petit peu plus large que ça.
09:01Vous faites le 15, vous avez très rapidement un médecin.
09:04Vous l'avez très rapidement si votre cas est grave.
09:06Ça va durer un peu plus si c'est moins grave.
09:08Ça se passe comment ?
09:09Vous téléphonez, vous arrivez sur un professionnel de santé,
09:12qu'on appelle un assistant de régulation médicale,
09:14qui va prendre quelques renseignements très très courts.
09:17Il a 30 secondes pour décrocher,
09:19et il a en gros 1 minute, 1 minute 30 pour poser ses questions.
09:21Ce sont les principes de base.
09:23Et ensuite, il va vous orienter.
09:25Soit c'est quelque chose, il sent que c'est très grave,
09:28il a des indicateurs,
09:29il va vous orienter vers le SAMU,
09:31qui est à 2 mètres de lui,
09:33où là on va prendre des renseignements un peu plus précis,
09:35et vous passez à un médecin urgentiste très vite.
09:37C'est un genre de filtrage, en fait.
09:39On va y aller par étapes.
09:40C'est un espèce de tri, un petit peu.
09:42Si ça concerne plutôt la médecine générale,
09:45il va vous orienter vers un médecin généraliste,
09:47qui est de l'autre côté.
09:48Là, ça va prendre un petit peu plus de temps.
09:50Vous allez attendre un peu plus,
09:51parce qu'il y a plus d'appels qui relèvent de la médecine générale,
09:5460% à peu près.
09:56Donc ça va attendre un petit peu,
09:57mais ça a déjà été filtré.
09:59Donc vous n'allez pas être plus anxieux que ça.
10:02Et puis, on aura peut-être l'occasion d'en reparler une autre fois.
10:05Il y a des outils d'intelligence artificielle
10:07qui commencent à arriver pour aider un petit peu à ce tri.
10:10Et puis, certains services d'accès aux soins
10:12mettent même en place des filières spéciales.
10:14C'est le cas au niveau du CHR,
10:16c'est le cas au niveau du SAMU 57,
10:18où il y a une filière avec ces nouveaux infirmiers,
10:20ces infirmiers en pratique avancée, en psychiatrie,
10:23qui est même en relais,
10:25soit en première intention,
10:26soit en relais des médecins,
10:27si le cas relève plus d'une prise en charge psychologique grave ou psychiatrique.
10:31Et d'autres, ça, sont une filière de pédiatrie,
10:33une filière de gériatrie.
10:35Donc vous voyez que les choses sont en train de se construire.
10:36C'est le principe de la multiprise.
10:38Vous arrivez par un endroit,
10:39mais au bout, après un certain tri,
10:41vous avez accès à tout un panel de solutions.
10:44Et ce panel de solutions,
10:45il va vous trouver la solution la plus adaptée à votre cas,
10:49en fonction de ce qu'il a en disponibilité.
10:53Florian Durpois,
10:54peut-être dans votre spécialité,
10:56qui est moins peut-être urgente,
10:57est-ce que vous avez quand même senti un changement,
10:59une évolution dans l'accueil de la patientèle ?
11:01On essaye, nous, sur le terrain,
11:03de faire changer les choses à notre petite échelle.
11:06Alors moi, c'est un peu différent,
11:07parce que là, on est en train de parler de grosses structures.
11:10Quand on est au travers du CHR,
11:12ça rayonne sur tout un bassin, un territoire,
11:14c'est important.
11:16Nous, on fait, on va dire, à échelle humaine,
11:19dans nos petits cabinets,
11:21un cabinet libéral ne se gère pas du tout
11:23de la même façon que sur un territoire entier,
11:26où il y a des grosses structures
11:27avec des centaines de personnes
11:28et des arrivages qui peuvent être des fois massifs,
11:31en fonction des situations.
11:33On fait au mieux par rapport à autant qu'on a
11:36et à l'énergie qu'on peut donner.
11:38Mais on essaie de répondre de tout cœur,
11:41en tout cas aux demandes.
11:43Même si ce n'est pas toujours facile,
11:45on fait le maximum.
11:46Merci pour votre réponse.
11:48Alors, on le sait,
11:48il n'y a pas que les urgences dans un hôpital.
11:50Tous les autres services doivent être réglés,
11:53comme du papier à musique.
11:54Exemple avec cette unité cardiologique
11:56de l'hôpital Bel-Air à Thionville
11:58qui vient de faire Pau-Neuve.
11:59Regardez.
12:025600, c'est le nombre de patients
12:04au service cardiologique de l'hôpital Bel-Air en 2023.
12:07C'est quasiment le double par rapport à 2019.
12:18Depuis début 2021,
12:20le service de cardiologie du CHR a fait Pau-Neuve.
12:24Il a été démontré dans certaines études
12:25que le bien-être du patient à l'hôpital,
12:28le fait qu'il soit dans une chambre agréable,
12:30plutôt jolie, décorée agréablement,
12:32a un effet sur sa guérison.
12:34Quand on va arriver dans notre service,
12:37on va aussi voir des locaux
12:38qui sont plus clairs, propres,
12:40des chambres plus spacieuses,
12:42qui ont plus d'accès à la lumière,
12:44plus de chambres seules également.
12:46Avant, il y avait beaucoup de chambres doubles.
12:48Donc ça, c'était un problème pour l'intimité,
12:50mais aussi pour l'hygiène.
12:52Désormais, le service d'hospitalisation complète
12:55compte 23 lits.
12:56Pour les urgences et soins intensifs de cardiologie,
12:59on dénombre un total de 8 chambres.
13:01Du côté du plateau technique,
13:03un lourd investissement a été réalisé.
13:05Un gros budget qui a été mis dans la rénovation
13:08de notre salle d'opération
13:10où on met les pacemakers, les défibrillateurs
13:12et on fait le traitement des tachycardies.
13:15Également, cette salle est utilisée
13:17par Dr Naja et son équipe de chirurgie vasculaire
13:21qui a une grosse activité
13:22et qui pratique les gestes sous anesthésie locale
13:26qui n'ont pas besoin d'être faits au bloc opératoire.
13:28Le service cardiologie compte 7 médecins
13:30et plus de 65 aides-soignants.
13:32La rénovation des lieux a permis de garder
13:35et recruter du personnel.
13:37Lorsque vous avez un plateau technique high-tech
13:40comme on a ici à Bel Air avec des locaux totalement rénovés
13:43et une chef de service extrêmement dynamique
13:46avec un chef de pôle extrêmement dynamique également,
13:48bien évidemment, ça attire des professionnels.
13:50On sait aujourd'hui que c'est compliqué
13:52dans le domaine de la santé en France,
13:54surtout dans nos régions.
13:56Pour ces nouveaux locaux,
13:58un peu plus de 2 millions d'euros de travaux
14:00et 600 000 euros d'équipement ont été dépensés.
14:06Florian Durpois, justement,
14:08vous êtes ostéopathe à Moulins-les-Messes.
14:10Je sais que vous êtes préparateur physique également
14:13et vous préconisez, en complément de vos séances,
14:16que les personnes se mettent à bouger.
14:18Ce n'est pas une manipulation sur une table de massage,
14:21puis la personne rentre chez elle.
14:22Vraiment, vous pensez que le mouvement est un médicament ?
14:26Oui, on sort un petit peu du cadre juste de faire du soin.
14:31Et on est aussi un peu maintenant dans ce cadre
14:33où on va chercher de l'accompagnement.
14:35C'est-à-dire qu'à un moment donné,
14:36il y a l'acte thérapeutique
14:37où nous, on doit sur un instant T répondre à la demande.
14:41Le patient, pour ma part, dans ma profession,
14:43il arrive, il va avoir de la douleur, des raideurs.
14:46C'est-à-dire qu'on va le prendre en charge
14:48pour diminuer son hypertonie,
14:51lui remettre de la mobilité.
14:52Mais après, derrière, il y a aussi le quotidien de la personne
14:55qui est très, très important.
14:57Et là-dessus, il faut qu'on arrive à,
14:58en quelques minutes dans notre séance,
15:00à donner les quelques bonnes informations,
15:03les bons mouvements à faire, les bonnes postures,
15:06le retour dans le contexte socio-professionnel de la personne
15:09qui va être très important,
15:10qui va entourer son quotidien.
15:12Et ça, on est obligé aujourd'hui de mettre l'accent là-dessus.
15:16Alors nous, on essaye après d'accompagner
15:18et de proposer au maximum
15:21et d'être aussi présent en dehors des séances si besoin.
15:24Mais des fois, malheureusement,
15:26on a juste le patient sur une ou deux séances dans l'année.
15:29Il faut qu'on soit, on va dire, efficace dans la continuité
15:33et surtout pour éviter que les choses reviennent le moins possible.
15:37Finalement, le sport, c'est de la prévention pour vous,
15:39dans votre image de la vie.
15:41Le sport, c'est de la prévention.
15:43Ça peut être aussi considéré un peu comme du curatif,
15:45mais c'est bien sûr du préventif
15:47parce qu'on va éviter vraiment tout ce qui va être les risques cardiovasculaires.
15:54On va redonner aussi une qualité dans le quotidien.
15:58Je pense qu'il y a un aspect mental, psychique
16:00qui joue aussi au travers du sport,
16:01qui a un intérêt.
16:03On parlait tout à l'heure de l'intérêt d'avoir des bâtiments,
16:06de la lumière, de qualité pour les professionnels de santé.
16:09Je pense que le sport, il rentre aussi dans ce cadre-là.
16:12La personne qui est bien dans sa tête, qui est bien dans son corps,
16:15derrière, elle va pouvoir transmettre différemment les choses,
16:17que ce soit le thérapeute envers son patient
16:19et inversement le résultat du patient au travers de la thérapeutique.
16:23J'ai l'impression aussi que c'est une question de bien choisir sa discipline.
16:28On ne peut pas tout faire, surtout quand on a des pathologies,
16:30surtout quand on a des antécédents, des blessures sportives,
16:33notamment, mais pas que.
16:35Là aussi, vous êtes un bon intermédiaire pour le patient ?
16:40On est des bons intermédiaires.
16:42Après, il n'y a pas que nous.
16:43Il y a des médecins du sport.
16:46Un médecin généraliste peut être aussi un très bon intermédiaire.
16:49D'autres professionnels de santé.
16:50L'idée, c'est de se faire accompagner.
16:53C'est surtout ça.
16:54C'est de ne pas faire les choses tout seul dans son coin
16:56parce que, comme vous dites, il y a quand même des choses à tenir compte
16:59au niveau des facteurs de risque,
17:02ce que la personne a eu comme antécédent.
17:04Ce qu'elle peut traîner au niveau familial,
17:07au niveau de la prise allopathique médicamenteuse.
17:10Et en fonction de tout ça et de l'état général aussi de la personne.
17:14Derrière, on est là pour porter des conseils.
17:16Et puis après, les conseils aussi, c'est de proposer,
17:20de mettre en place des choses intéressantes qui vont être adaptées
17:23et puis de les faire pas à part dans le temps.
17:26Pas brusquer les choses.
17:27Aussi prendre conscience à la personne d'écouter correctement son corps.
17:31C'est pas évident quand on n'a rien fait depuis longtemps.
17:34De renouer avec ses sensations, c'est pas toujours facile.
17:38Et c'est là-dessus où d'être entouré avec des professionnels
17:41et de santé et de sport peut avoir un intérêt.
17:44Ça veut dire là, par exemple, j'ai pas fait de sport depuis trois ans.
17:47J'ai envie de retourner à la salle de sport.
17:49Vous me dites quoi ?
17:50Je vous dis quoi ?
17:51Ça dépend de ce qu'on vient de parler, c'est-à-dire de vos antécédents
17:53et tout ce qui est entour de votre quotidien.
17:55Si tout va bien, il n'y a pas de raison que vous ne puissiez pas retourner
17:58à une salle de sport.
17:59Après, c'est comme tout.
18:01Aujourd'hui, moi, en tant que professionnel de santé,
18:04je suis soucieux qu'il y ait des choses qui soient respectées,
18:07même dans des salles de sport.
18:08Ce qui peut, des fois, un peu me faire peur,
18:11c'est la personne qui a rien fait depuis deux, trois ans, justement,
18:14mais pour qui tout va bien.
18:14Et puis, on la laisse faire son petit circuit
18:19sans mesurer ses charges,
18:20sans vérifier la qualité de ses postures,
18:23sans vérifier la qualité de sa respiration.
18:25Et ça, par contre, je ne peux pas être en accord avec ça
18:28parce qu'on perd de la qualité
18:30et on est un peu sur un non-sens ou un contre-sens
18:33par rapport à l'objectif recherché
18:34qui est de préserver la qualité de sa santé.
18:36On sait que c'est souvent la course aussi qui est pratiquée
18:39quand on veut reprendre une activité physique,
18:41quand on veut peut-être aussi perdre du poids, ce genre de choses.
18:44Mais tout n'est pas bon à faire quand on veut reprendre la course.
18:47C'est sûr qu'on reste sur des sports
18:49qui sont quand même traumatisants au niveau articulaire, on le sait.
18:51Après, c'est comme tout.
18:53Il y a aussi des phases à avoir de cheminement
18:56où on peut reprendre avec une mixité de marche rapide
19:00et puis de course à pied
19:02avant de repartir entièrement sur de la course.
19:04Je pense qu'il y a des préparations à faire en amont
19:06au niveau de tonicité du membre inférieur
19:08et au niveau de la sangle abdominale
19:10pour que ça se passe le mieux possible.
19:12Donc, reprendre par la course à pied,
19:13ce n'est pas dérangeant si c'est fait intelligemment.
19:16Marjorie.
19:16Oui, alors forcément, Florian,
19:18votre actualité, c'est l'ouverture d'une maison de santé
19:21où vous allez vous entourer de coach APA,
19:23activité physique adaptée,
19:25parce que c'est très important pour vous
19:26de ne pas être un coach lambda.
19:28Et puis, d'instructeur pilates.
19:30Parce que le pilates, aujourd'hui, le vrai,
19:32la méthode authentique,
19:34elle est là pour fortifier la sangle abdominale,
19:37mais dorsale,
19:38parce que la prévention sont les lombaires.
19:40C'est vraiment cette colonne vertébrale.
19:42Vous en voyez tous les jours dans votre cabinet.
19:44Cette maison de santé,
19:45elle a vraiment pour but d'amener l'autonomie
19:46dans l'avancée, dans l'âge de toute personne
19:48qui franchira la porte.
19:50Oui, ça va être ça un peu l'objectif.
19:51C'est de ramener de l'autonomie,
19:53des fois de la confiance au niveau du corps.
19:55Le but aussi, c'est ce que je disais,
19:57c'est de créer un accompagnement
19:58vraiment qualitatif,
19:59de ne pas laisser les gens comme ça
20:01sans le suivi, la réalisation dans les exercices.
20:04Pour moi, c'est majeur.
20:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
20:06à partir du moment où la personne,
20:09elle est prête, on lui dira
20:11et puis elle pourra, entre guillemets,
20:13être actrice toute seule.
20:15Mais je trouve que c'est bien
20:16d'avoir ce suivi-là dans un premier temps,
20:18surtout sur une remise en route
20:19ou quand on est sur des pathologies
20:21qui peuvent être plus ou moins graves.
20:22Merci beaucoup pour vos réponses.
20:24On va passer tout de suite
20:25à la troisième partie.
20:27Le travail, c'est la santé.
20:34Avec un grand mot, si je puis dire,
20:37les troubles musculosquelettiques au travail,
20:40c'est vraiment un mal-être
20:42des mots du quotidien.
20:44C'est un mal-être des mots du quotidien.
20:45On sait que ça englobe une grosse enveloppe financière
20:50au niveau de la sécurité sociale.
20:54On le sait, ça revient plus cher aujourd'hui
20:56que l'ensemble des cancers réunis.
20:59Donc ça montre l'impact
21:01qu'a le trouble musculosquelettique
21:03dans notre société.
21:04Ça, c'est sûr que ça a une importance majeure.
21:07Aujourd'hui, il faut qu'on arrive
21:09ensemble avec l'ensemble
21:10des professionnels
21:14qui sont en lien
21:15au niveau du système de santé
21:16à trouver les solutions
21:17pour répondre à ça au maximum.
21:19Il y a une part qui va être
21:20au travers du sport et du mouvement.
21:23Après, il y a une part aussi
21:25à mettre en place peut-être
21:26au niveau de l'ergonomie au travail.
21:27Il y a plein de choses.
21:28Il y a plein de pans qui sont différents.
21:30Il faut que le système donne accès à ça.
21:35Donc voilà, il faut trouver des solutions ensemble,
21:36main dans la main
21:37et puis qu'on arrive à réussir
21:38à réduire cet impact-là.
21:40Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui,
21:41le gros fléau, je pense,
21:42du trouble musculosquelettique
21:44reste notre environnement.
21:46On est beaucoup dans de la sédentarité.
21:48Mais c'est notre quotidien qui veut ça
21:50au travers de nos déplacements
21:53avec la voiture,
21:55avec ce qu'entoure la vidéo,
21:58la téléphonie.
22:00Le corps ne bouge pas assez.
22:01Il n'est pas assez en mouvement
22:02par rapport à il y a quelques décennies.
22:04On se rend compte que notre quotidien,
22:05vous prenez le français moyen,
22:06aujourd'hui, il va être beaucoup
22:07face à son ordinateur dans la journée,
22:09tout ça.
22:09Donc si on ne contre-carte pas
22:13cette sédentarité-là,
22:14forcément, sur le moyen et le long terme,
22:16il y a des choses qui vont s'installer.
22:17Et c'est pour ça que nous, aujourd'hui,
22:19par rapport au centre qu'on va ouvrir,
22:21on va essayer un petit peu
22:22de proposer des choses.
22:23On va réamener le mouvement
22:24parce que je suis persuadé
22:25que le mouvement, c'est la vie
22:27et que ça fait partie
22:28des objectifs majeurs
22:29à avoir dans l'avancée des choses.
22:31Marjorie, une question
22:32pour François Brunet.
22:33Oui, bien sûr,
22:33toujours en parlant des TMS,
22:35est-ce que l'État encourage
22:37les entreprises ?
22:37Parce que si le salarié
22:39est motivé, tant mieux.
22:40Mais y a-t-il des propositions concrètes
22:42de faire des sports,
22:43de faire des activités physiques adaptées ?
22:46Alors, l'activité physique,
22:47vous faites bien dire activité physique,
22:48d'ailleurs,
22:49parce que le sport,
22:49ça peut faire un petit peu peur.
22:51L'activité physique,
22:52c'est le meilleur traitement
22:53de quasiment toutes les pathologies
22:54et c'est le meilleur traitement préventif.
22:56Donc ça, c'est vraiment essentiel
22:59et il faut insister là-dessus.
23:00Après, les entreprises,
23:01j'en ai, dans ma vie d'avant,
23:04visité un certain nombre
23:05et certaines qui mettaient
23:07une heure de sport
23:08sur le temps de travail.
23:10et le patron de cette entreprise,
23:11c'est une entreprise du Grand Est,
23:13d'ailleurs,
23:13me disait,
23:14mais c'est extraordinaire,
23:15je gagne en productivité.
23:17Les gens ne sont plus malades.
23:18Les gens sont plus contents
23:19de venir au boulot, etc.
23:20Il n'y a pas besoin, finalement,
23:22de prouver aux entreprises
23:24que ça marche mieux
23:25parce qu'ils s'en rendent compte
23:26très, très vite.
23:27L'activité physique,
23:29l'activité sportive,
23:30c'est le meilleur rendement,
23:31si je puis dire,
23:32en termes d'amélioration
23:33des conditions de travail
23:34et d'amélioration
23:35de la santé de nos concitoyens.
23:37On parlait du service
23:38d'accès aux soins,
23:38du SAMU tout à l'heure.
23:40On a fait quelque chose
23:40de très bête.
23:41On a mis des bureaux
23:42qui se lèvent
23:43parce que sinon,
23:44nos opérateurs sont
23:45pendant 12 heures
23:46assis derrière.
23:47Donc, ils lèvent le bureau
23:47comme ça, au moins,
23:48ils sont debout.
23:49Puis l'étape d'après
23:50que j'ai vue dans d'autres structures,
23:52c'est un tapis de marche.
23:53Donc, non seulement,
23:54ils sont debout,
23:54ils travaillent,
23:55ils arrivent à leur dire
23:55un tas de tas,
23:56mais en plus, ils marchent.
23:57Donc, on voit qu'il y a
23:58plein de petites solutions
23:59et c'est rentable.
24:01On améliore,
24:02en tant qu'entreprise,
24:04la productivité
24:04de son entreprise
24:05en intégrant
24:06toutes ces techniques
24:07d'amélioration
24:08des conditions de travail.
24:09Alors, c'est parfois,
24:11on parlait des conditions de travail,
24:12mais il y en a
24:12auxquelles on ne pense pas forcément.
24:14C'est le cas
24:15de l'Opéra Théâtre
24:16de l'Eurométropole de Metz.
24:17Vous allez le voir,
24:18un opéra théâtre
24:19qui va rentrer
24:20en phase de travaux
24:21et c'est donc l'occasion
24:22de repenser
24:23certaines parties
24:23devenues vétustes
24:24pour les salariés.
24:26Tu as ce grand chariot
24:27qu'on appelle le radeau,
24:29une manœuvrée
24:30pendant le spectacle
24:30qui se trouve
24:31fuillée dans le fond,
24:32dans l'infini.
24:33Et là, on a dû rattraper
24:34le plancher
24:35et on a dû faire
24:36tout un plancher ici,
24:37remettre des plaques
24:38vraiment pour avoir
24:39une belle fluidité
24:40sur la translation
24:41du décor.
24:42Laurent,
24:43le chef machiniste,
24:44énonce les problèmes
24:45à Kenson,
24:46étudiant de l'école
24:46d'ingénieurs de Metz.
24:48L'Opéra Théâtre
24:49inauguré en 1752
24:50comporte des problèmes
24:51mécaniques
24:52qui mettent en danger
24:53la santé des techniciens.
24:54Il y a des grands éléments
24:56décors
24:56qui font 6 mètres de l'ombre.
24:57Certains éléments,
24:58ce n'est pas nécessaire.
24:59Ils pourraient être coupés
25:00en deux
25:01et faire l'assemblage
25:02après sur scène
25:02pour donner ce rendu
25:04de 6 mètres ou au-delà.
25:06Et ça, je pense
25:06que c'est un travail
25:07vraiment à voir
25:08sur l'avenir.
25:09C'est quand même
25:10un travail physique.
25:12Il y a deux problèmes.
25:13Le problème,
25:14c'est de se faire mal
25:14et réellement se blesser.
25:16Et puis,
25:17surtout d'ailleurs,
25:18abîmer le décor.
25:19Pour cela,
25:20en amont,
25:20les étudiants ont planché
25:21sur des idées
25:22durant plusieurs semaines
25:23pour concevoir
25:24de meilleurs moyens
25:24d'acheminement des décors.
25:26En général,
25:26ce sont des grandes plaques
25:28très, très grandes
25:29qui peuvent aller
25:31jusqu'à 6 mètres de long.
25:33Et c'est pour cela,
25:34tout est la problématique.
25:36Donc,
25:36ça serait une plateforme,
25:38une grande plateforme
25:39de 6 mètres
25:40pour accueillir
25:40le maximum,
25:41ou même peut-être 7 mètres,
25:45qui montrait,
25:46grâce à une technologie
25:46qui s'appelle
25:47le Spiralift,
25:48ici,
25:48il y a des pas de vis,
25:49comme ça.
25:51Donc,
25:51il y a des moteurs
25:52qui actionnent
25:55toutes ces vis
25:55et ça permettrait
25:57à la plateforme
25:58de se soulever.
25:59A l'aide du fonds
26:00de dotation Merci,
26:01l'architecte basera
26:02le chantier
26:02sur les idées
26:03des futurs ingénieurs.
26:04Un montant total
26:05annoncé de 16 millions
26:06d'euros et des travaux
26:07qui devraient être terminés
26:08en septembre 2025.
26:11Et c'est donc sur ces images
26:12que nous arrivons
26:13au terme de ce premier numéro
26:15S comme Santé Merci
26:17autour de cette table
26:18d'avoir parlé
26:19Formes,
26:19Santé et
26:20Accès aux soins.
26:21On se retrouve bien évidemment
26:22le mois prochain
26:23avec de nouvelles thématiques.
26:25Et en attendant,
26:26prenez soin de vous.
26:26Sous-titrage Société Radio-Canada
26:31Sous-titrage Société Radio-Canada
26:31Sous-titrage Société Radio-Canada
26:34Sous-titrage Société Radio-Canada
26:37Sous-titrage Société Radio-Canada
26:39Sous-titrage Société Radio-Canada