- il y a 15 minutes
S comme Santé c’est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d’invités spécialisés, retrouvez l’actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d’une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.
Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez le docteur Laurianne Bouschbacher, gynécologue-obstétricienne à Mercy, François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Charles Larmarche, président du réseau Moselle Mouv‘.
Au sommaire :
Vaccination, projets santé et don du sang
Endométriose : maladie méconnue et pourtant répandue
Sport-santé : quand l’activité physique est prescrite par votre médecin
Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez le docteur Laurianne Bouschbacher, gynécologue-obstétricienne à Mercy, François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Charles Larmarche, président du réseau Moselle Mouv‘.
Au sommaire :
Vaccination, projets santé et don du sang
Endométriose : maladie méconnue et pourtant répandue
Sport-santé : quand l’activité physique est prescrite par votre médecin
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00:01...
00:20Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro de S comme santé,
00:24émission proposée en partenariat avec La Semaine.
00:27Chaque mois, nous faisons le tour de l'actualité santé en Moselle à travers des reportages
00:31et aux côtés de spécialistes.
00:33À mes côtés, comme d'habitude, Marjorie Burton.
00:35Bonjour.
00:36Bonjour.
00:37Fatigue chronique, troubles urinaires, douleurs lors des règles et en dehors,
00:40problèmes de fertilité, voilà quelques-uns des symptômes de l'endométriose.
00:45J'ai bon, docteur ?
00:45Tout à fait.
00:46Il y en a d'autres, bien évidemment.
00:48On en parlera.
00:48Et on en parlera en détail avec vous, docteur Lorraine Bousbacher,
00:51gynécologue obstétricienne à Merci.
00:54Il s'agit d'une maladie complexe et méconnue.
00:56Pourtant, une personne menstruée sur dix en est atteinte.
00:59À nos côtés également, François Braune.
01:01Bonjour.
01:02Mon conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé.
01:05Et nous recevrons également Charles Lamarche, président de Moselle Mouve,
01:09un réseau qui permet de faire du sport sur ordonnance.
01:12Il sera question d'activités physiques adaptées pour les personnes atteintes d'ALD,
01:17affections longue durée notamment.
01:19Exactement.
01:19Bonjour à tous encore une fois.
01:21Puis on va faire un focus sur l'actu santé en pleine forme.
01:30Quelques actualités en bref avec déjà cette étude sortie le 22 avril dernier
01:35par Santé publique France, avec ce taux de vaccination global qui est en hausse en France,
01:39notamment chez le nourrisson, avec notamment la coqueluche, le ROR ou encore la méningite.
01:44En revanche, d'après ces mêmes données,
01:46les couvertures vaccinales contre la grippe et le Covid-19 sont en chute,
01:49surtout chez les adultes.
01:5029% des 18-75 ans sondés par cette étude se sont déclarés défavorables au vaccin contre le Covid-19.
01:57Autre actualité, c'est à Freistrof, un projet de maison de santé.
02:01Avec 275 000 euros alloués par le Conseil régional,
02:05la création de cette maison de santé pluridisciplinaire tombe à pic
02:11lorsque l'on parle de déserts médicaux, surtout dans les zones rurales.
02:14Et puis à l'hôpital, autre projet, ce bâtiment qui accueille depuis début mars
02:18une colocation senior, une autre manière d'accueillir les personnes âgées sur notre territoire.
02:2316 résidents peuvent y vivre avec, bien évidemment, des auxiliaires de vie sur place
02:27pour les aider au quotidien et veiller à leur bien-être mental et physique.
02:31Autonomie et liens sociaux sont les maîtres mots.
02:34Et pensez au don du sang, parce qu'avec les ponts du mois de mai,
02:38mais également les vacances scolaires qui approchent,
02:40les réserves baissent malheureusement.
02:42Alors, pour contribuer au maintien des stocks, rendez-vous sur le site internet
02:45de l'établissement Français du Sang et vous trouverez alors les points de collecte près de chez vous.
02:51Et dans votre entourage, vous connaissez sûrement une personne menstruée
02:54qui se plaint de douleurs, vive pendant ses règles et même en dehors,
02:57d'infertilité, de fatigue chronique.
03:00Ce ne sont pas les seuls symptômes de l'endométriose, docteur ?
03:03Non, on peut avoir différents symptômes.
03:05En effet, les plus fréquents, c'est les douleurs qu'on peut avoir pendant les règles,
03:09qu'on appelle les dysménorées.
03:10On peut aussi avoir des douleurs pendant les rapports sexuels,
03:13des dyspareunies.
03:14On peut avoir des douleurs digestives, des douleurs à l'exonération des selles ou de la mixtion.
03:19On peut avoir une fatigue chronique.
03:21On peut avoir une infertilité.
03:23Tout ça, c'est des symptômes qui doivent nous faire penser à l'endométriose.
03:26Mais qu'est-ce que c'est finalement en nous ?
03:28Qu'est-ce qui se passe ?
03:29L'endométriose, c'est une maladie où il y a des cellules qui se trouvent à l'intérieur
03:34de la cavité de l'utérus, qui vont se retrouver en dehors de cette cavité utérine.
03:38Ça peut être au niveau des trompes, au niveau des ovaires.
03:42Ça peut être dans le muscle de l'utérus.
03:44Après, on peut même en avoir ailleurs, sur les autres structures dans le ventre,
03:48sur les intestins, sur la vessie, par exemple.
03:51Comment est-ce qu'on est sûr qu'on souffre de cette maladie-là ?
03:54C'est compliqué.
03:55C'est compliqué parce que, pour être sûr à 100%, il faudrait faire une chirurgie
03:59et analyser les cellules qu'on met en évidence.
04:02Mais on ne propose pas de chirurgie à tout le monde
04:04parce que ça n'a pas d'intérêt en termes de traitement.
04:07Donc, c'est souvent un faisceau d'arguments.
04:09C'est-à-dire qu'on va regarder quels sont les symptômes de la patiente.
04:13On va l'examiner.
04:14On va lui faire une échographie pelvienne ou une IRM pelvienne.
04:18Avec tout ça, on va dire que c'est très probablement une endométriose
04:21ou on peut chercher aussi d'autres diagnostics parce qu'il y a d'autres maladies
04:24qui peuvent provoquer ces symptômes-là.
04:26Et on peut aussi avoir des douleurs sans qu'il n'y ait aucune maladie qu'on puisse retrouver.
04:30C'est très invalidant.
04:31On l'imagine bien.
04:32Lorsqu'on n'est pas atteint, on ne peut qu'imaginer, bien évidemment.
04:35Très invalidant.
04:36François Brune, on le sait, pendant plusieurs années,
04:39il y a des amendements, des textes de loi qui ont été proposés,
04:41notamment pour aménager, par exemple, le temps de travail de ces personnes atteintes.
04:44Aujourd'hui, on en est où ?
04:45Est-ce que le chemin est encore long ?
04:47Oui, le chemin est encore long.
04:49On est dans la fin du plan endométriose qui avait été lancé par mon professeur Olivier Véran,
04:56avec surtout des travaux, comme le disait très bien le docteur,
04:59des travaux de recherche qui sont nécessaires sur cette maladie pour améliorer le diagnostic.
05:03Alors il y a un test salivaire, je crois, qui arrive bientôt sur ce diagnostic.
05:08Vous allez peut-être pouvoir nous en dire un petit peu plus.
05:10Mais voilà, il faut du temps.
05:11La santé, c'est toujours un problème qui nécessite du temps.
05:14On ne peut pas tout régler en cinq minutes.
05:16Du temps et puis des moyens, on sait qu'il y a pour 100 000 femmes 2,6 gynécologues sur
05:23le territoire
05:23et certains territoires en zone rurale en sont dépourvus.
05:27Finalement, vous ne pouvez pas, avec votre baguette magique, guérir tout le monde et dépister tout le monde.
05:32Non, ça malheureusement, c'est compliqué.
05:33Alors on essaye de faire de l'information pour que les patientes puissent déjà discuter avec leur médecin traitant
05:39ou des sages-femmes qui font aussi beaucoup de suivi gynécologique
05:41pour qu'il y ait déjà des premières choses qui soient mises en place en termes de diagnostic ou en
05:45termes de traitement.
05:46avant de pouvoir avoir accès, s'il y a encore besoin, à une consultation spécialisée.
05:50On va écouter justement une patiente à ce sujet qui est venue dans votre cabinet.
05:57Bonjour.
05:58Bonjour.
05:58Je vous attends, vous achère.
05:59J'en vais.
06:00Venez.
06:03Allez-y, installez-vous là.
06:06Vous n'aviez pas de douleur ?
06:07Jamais de douleur, trois jours sans souci, c'est un souillement idéal.
06:13C'était régulier.
06:14Régulier, jamais de souci.
06:16Et un jour, des règles très douloureuses, deux, trois mois.
06:20Il y a deux ans, comme je suis médecin, je suis en train d'aller au bloc opératoire.
06:25Je suis tombée, j'avais hémopéritoine apparemment, douleur.
06:30Je suis allée en voir le médecin, ils m'ont dit oui, ça ressemble à un kyste.
06:34Puis avec tous les symptômes que j'avais avant, ils ont dit oui, ça ressemble beaucoup à l'endométriose.
06:39J'ai très bien répondu au traitement, donc ils ont conclu que c'est de l'endométriose.
06:44C'est difficile de comprendre, parce que, voilà, comme je suis médecin, je comprends très bien les effets secondaires et
06:52du diagnostic et du traitement aussi.
06:55Ça fait peur un jour de savoir si tu es ou tu n'es pas fertile.
07:02C'est un peu dur, cette question, pour une femme.
07:05Et plus, avec tous les symptômes que ça arrive, c'est vrai que ce n'est pas facile.
07:11Parce que toi, tu penses que ça ne va jamais t'arriver.
07:14Ça t'arrive.
07:18Alors, en vivant d'entendre le témoignage de Diana, docteur, est-ce que ce sont des témoignages récurrents dans votre
07:23cabinet ?
07:24Oui, bien sûr, et c'est vrai qu'elle le dit très bien.
07:27Souvent, la question majoritaire qui survient chez la femme en âge de procréer, c'est ma fertilité dans tout ça.
07:33Est-ce que je vais être capable de concevoir naturellement ou pas ?
07:36Parce que c'est un diagnostic qui est lourd à porter.
07:38Donc, la fertilité, c'est vraiment un enjeu parmi les enjeux de l'endométriose.
07:42On parle de fertilité, mais peut-on souffrir une fois ménopausée ?
07:46Non, en théorie, une fois que les ovaires arrêtent de fonctionner, c'est la ménopause.
07:50Et donc, la maladie s'arrête, s'éteint.
07:53Après, la problématique, c'est la problématique de la douleur chronique, en fait.
07:59C'est parce qu'on a eu des douleurs pendant toutes les années de notre vie génitale.
08:02Et l'endométriose peut s'éteindre, mais on peut encore avoir des douleurs.
08:07C'est comme quand on a un membre fantôme, c'est ça que vous voulez dire ?
08:10C'est un peu l'idée.
08:11C'est-à-dire que la douleur, une fois qu'elle est devenue chronique, une fois qu'elle y a
08:13depuis plus de 3 mois, plus de 6 mois, depuis des années,
08:16en fait, ça met en jeu d'autres mécanismes.
08:17Et c'est sur ces mécanismes-là qu'on va essayer d'agir.
08:21Alors, aujourd'hui, quel est le parcours de soins type d'une patiente ?
08:25Alors, aujourd'hui, encore maintenant, on a 7 à 8 ans d'attente pour une patiente qui a des symptômes
08:31avant qu'elle soit diagnostiquée.
08:32C'est encore trop.
08:33Alors, on a diminué un peu avant, on était à 11 ans, maintenant, on a 7-8 ans.
08:36C'est un peu mieux, mais c'est quand même toujours trop.
08:39La patiente va avoir des symptômes qui, des fois, sont banalisés par les spécialistes qu'elle peut rencontrer,
08:43par le médecin traitant, par la famille, des fois.
08:45C'est normal d'avoir mal.
08:47Va à l'école, je donne un spasso, ça va aller.
08:51Et puis, du coup, ça va perdurer.
08:53Elle va toujours avoir de plus en plus mal.
08:54On a des jeunes filles qui n'arrivent plus à aller à l'école.
08:57On a des arrêts de travail répétés pour les patientes qui sont en activité professionnelle.
09:01Et puis, un jour, elles vont consulter quelqu'un qui va les écouter un peu plus
09:07et puis leur proposer soit un traitement d'essai, soit une première échographie pelvienne, soit une IRM pelvienne.
09:12Et là, on va pouvoir enfin peut-être mettre un mot sur la douleur.
09:17François Brouni, finalement, il n'y a qu'au CHR que l'on peut être accompagné en Moselle ?
09:22La prise en charge ne se fait pas qu'au CHR.
09:25Mais au niveau du CHR, il y a une prise en charge qu'on appelle le pluridisciplinaire.
09:29C'est-à-dire, autour du Dr Bouchbacher, il y a d'autres professionnels de santé,
09:33en particulier les médecins spécialisés dans la douleur.
09:35Donc, la prise en charge est globale.
09:37Je crois que c'est ça qui est important dans cette maladie.
09:39Le diagnostic est difficile.
09:40Il faut sensibiliser tous les médecins, vous l'avez très bien dit, à penser à ce diagnostic.
09:44Et ensuite, c'est une prise en charge globale, aussi bien sur la douleur que sur d'autres symptômes
09:49et puis l'analyse de la fertilité.
09:52Je crois que c'est vraiment ça qui est important.
09:54Et le CHR met en place des consultations bientôt spécialisées sur ces prises en charge.
09:59Est-ce qu'il y a des traitements aujourd'hui bien spécifiques autour de l'endométriose ?
10:03On parle des tests salivaires pour détecter.
10:06Le test salivaire, c'est la détection.
10:07C'est un test diagnostique qui n'est pas encore, pour l'instant, prescriptible.
10:12En termes de traitement, il n'y a pas de traitement spécifique à l'endométriose.
10:15Le traitement de base, ça reste le traitement hormonal.
10:17C'est la contraception hormonale.
10:18Il y a différents types de contraception, d'hormones qu'on peut donner pour bloquer les règles et bloquer le
10:22cycle.
10:23Après, il y a certaines patientes qu'on va opérer, pas toutes.
10:26Les indications de la chirurgie, elles sont très spécifiques.
10:28Elles sont discutées en réunion.
10:30On est plusieurs confrères, différents spécialistes.
10:31Et on va dire, cette patiente-là, oui, il y a un intérêt à l'opérer ou pas.
10:35Et puis après, il y a le traitement de la douleur chronique.
10:37Alors ça, c'est souvent en association avec les algologues, les médecins spécialistes de la douleur.
10:42Et puis, il y a tout ce qu'on peut proposer à côté aux patientes, les thérapies complémentaires
10:46qui vont permettre vraiment une amélioration de la qualité de vie.
10:48Et c'est ce qu'on cherche parce qu'il n'y a pas de traitement curatif de l'endométriose.
10:52Finalement, François Brun, on peut parler de problèmes de santé publique.
10:55– Oui, c'est un problème de santé publique, ne serait-ce que par le volume de femmes
10:59qui sont concernées dans notre pays.
11:01Donc ces réseaux de prise en charge doivent continuer à se développer.
11:05Et puis, dans les prises en charge qui doivent être globales, je le redis,
11:09c'est vraiment une prise en charge globale, y compris au sein de la société.
11:12Ce sont des femmes qui, pour ne pas aller travailler, ne pas aller à l'école,
11:16il faut intégrer ça également dans la prise en charge.
11:18Et puis, on va peut-être en parler, l'activité physique qui, là aussi,
11:23dans le cadre de la douleur, permet d'atténuer les symptômes.
11:26– Ça nous fera une transition toute trouvée.
11:28En tout cas, merci beaucoup, Lorraine Bouchepacher, d'être venue sur ce plateau.
11:33François Brun, vous restez avec nous pour la suite, bien évidemment,
11:35puisqu'on va parler sport et santé.
11:38– Merci à vous.
11:45– Et donc, va nous rejoindre dans quelques instants notre autre invité,
11:49Charles Lamarche, président du réseau Moselle Move.
11:52On va lui laisser quelques secondes encore pour s'installer.
11:54Prenez votre temps. Bonjour à vous.
11:56– Merci beaucoup. Bonjour à vous. Merci de l'invitation.
11:58– Alors, expliquez-nous déjà, Moselle Move,
12:01quelles sont les vocations, les missions de ce réseau ?
12:03– Alors, Moselle Move, c'est une association qui a été créée en 2019
12:06et qui a pour vocation, en fait, de remettre les personnes
12:09qui souffrent d'une affection de longue durée
12:11dans une activité physique à des fins de santé.
12:13Voilà le principe de l'association qui se déploie partout
12:18sur l'ensemble du département, en fait, de la Moselle.
12:21Et on a des points et des opérateurs qui sont partout sur le département.
12:25Donc, on couvre l'ensemble de la Moselle actuellement.
12:28– Alors, il y a les personnes souffrant d'ALD,
12:30mais il y a d'autres publics ciblés. Quels sont-ils ?
12:32– Alors, aussi, également, les personnes qui souffrent d'obésité,
12:36avec un indice de masse corporelle qui est supérieur à 30.
12:40Voilà, donc c'est déjà des personnes qui sont avec une obésité,
12:44pas morbide, mais en tous les cas, qui ont une obésité
12:47avec des conséquences sur leur santé.
12:49– Depuis la création de cette association, de ce réseau,
12:52vous avez vu passer beaucoup de patients.
12:54Je ne sais pas si c'est le terme qu'on peut utiliser pour ce type de choses.
12:58– Alors, nous, on les appelle des mouveurs, en fait.
13:00On ne les appelle pas patients, parce que patients,
13:02c'est l'entretenir dans une pathologie.
13:03Ils souffrent d'une pathologie et ce qu'on veut,
13:05c'est justement changer, en fait, de paradigme
13:08et essayer d'amener ces personnes sur une activité physique
13:14et de façon à les faire changer, en fait, de façon de penser.
13:20En fait, ils ont une pathologie, mais on peut faire des choses,
13:22on peut bouger.
13:22Et tout l'intérêt, c'est de justement arriver à trouver son activité
13:27pour mettre en place cette activité dans la durée.
13:30Et actuellement, on a, par exemple, on est pratiquement à 3 000 personnes
13:34que l'on prend en charge, sachant qu'il y a à peu près 21 %
13:40de la population mozélane qui souffre d'une affection de longue durée.
13:43– François Broude, juste depuis 2016, seulement,
13:46les médecins peuvent prescrire du sport sur ordonnance.
13:48Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
13:50– Ça, c'est pas forcément à moi qu'il faut poser la question.
13:53– Mais effectivement, vous savez, on est une société
13:56qui n'est pas très copine avec la prévention en santé.
14:02Et c'est un enjeu majeur.
14:04C'est pour ça que le ministère de la Santé,
14:05c'était très bien quand il s'appelait santé et prévention.
14:07Et l'activité physique est quelque chose de majeur pour la prévention.
14:11Que ce soit ce qu'on appelle la prévention primaire,
14:13c'est-à-dire pour ne pas tomber malade,
14:14ou que ce soit la prévention secondaire,
14:16ce que fait très bien Moselle Mouve,
14:18c'est-à-dire une fois qu'on a une maladie,
14:19comment faire pour que cette maladie ne s'aggrave pas,
14:21et comment faire pour éviter d'avoir des complications de cette maladie.
14:25– Déjà, il faut sauter le pas aussi.
14:26– Alors, il faut sauter le pas.
14:28Effectivement, on est médecin de pousser un petit peu vers ça.
14:31C'est un petit peu un nouveau médicament, j'allais dire,
14:33très ancien, on le connaît depuis très longtemps.
14:35Mais maintenant, c'est un médicament qui est également pris en charge
14:37par la Sécurité sociale.
14:39Pas encore pour toutes les pathologies en ALD,
14:41mais pour certaines pathologies,
14:42les pathologies cancéreuses, le diabète par exemple.
14:45Ça marche aussi dans l'hypertension.
14:47Ça marche aussi pour des gens qui ont fait un infarctus.
14:49Enfin, on a un champ qui est extrêmement large
14:52et c'est tout l'intérêt de Moselle Mouve
14:55qui complète, je dirais, ce qui existe déjà un petit peu
14:58au niveau des agences régionales de santé,
15:01puisqu'il y a déjà des prescriptions.
15:02Mais là, le champ est beaucoup plus large,
15:04ce qui permet d'intégrer beaucoup plus de personnes.
15:06Et in fine, c'est une économie pour notre système de santé.
15:10Vous savez, on parle toujours du trou de la Sécurité sociale.
15:12Mais ce trou de la Sécurité sociale,
15:14si tout le monde bougeait un peu plus,
15:15on consommerait beaucoup moins de médicaments
15:17et on aurait beaucoup moins de troubles de la Sécurité sociale.
15:20– On parle de sport sur ordonnance, c'est un peu ça le terme.
15:23Quand on parle d'ordonnance, on parle aussi remboursement.
15:26Alors est-ce que c'est quelque chose qui est remboursé ?
15:28– Alors c'est remboursé dans des cas actuellement précis,
15:32c'est-à-dire le diabète et les pathologies cancéreuses.
15:36Ça va s'élargir.
15:38Ça va s'élargir un rapport…
15:39– Ça c'est des sources de tension chez nos sénateurs il y a quelque temps ?
15:42– Oui, il y a un rapport très très bien que m'avait remis le docteur Delandre,
15:46qui est un médecin très impliqué dans le sport,
15:49qui montre que ça marche sur l'ensemble des pathologies globalement,
15:53même dans l'odométriose,
15:54puisque pour lutter contre ces douleurs chroniques,
15:58l'activité physique est quelque chose de très bien.
16:00Vous savez, on le dit toujours, ça libère ce qu'on appelle des endorphines,
16:03un petit peu de la morphine qui vient de notre propre corps
16:06et qui permet de diminuer la douleur.
16:07Donc on voit que le champ est très très large.
16:09Maintenant, on ne peut pas tout prendre en charge tout de suite.
16:12Donc il faut y aller de façon progressive,
16:15sachant que la rentabilité, si je peux m'exprimer ainsi,
16:18elle n'est pas avant quand même plusieurs années en fonction des pathologies.
16:22– Donc j'ai mal au dos, je suis patiente,
16:24mon médecin me donne une ordonnance avec une prescription de sport,
16:28de sport adapté.
16:29Qu'est-ce que je fais concrètement ?
16:30– Concrètement à Moselle Mouve, en fait on a un numéro unique,
16:33qui nous permet de prendre rendez-vous.
16:35Et à ce moment-là, vous avez un professionnel,
16:39un professionnel de l'activité physique,
16:42qui va vous répondre et qui va vous orienter vers un professionnel de santé
16:45ou un professionnel de l'activité physique dûment habilité,
16:48dans le cadre de la loi, rappelé M. Braun, de 2016,
16:53pour justement se remettre dans une activité physique à des fins de santé.
16:57Alors, donc il va y avoir un petit parcours, comme ça,
16:58qui va être mis en place.
16:59Et ensuite, on va pouvoir accueillir ces personnes, ces moveurs,
17:06dans des associations qui vont leur permettre de continuer d'activité,
17:10de la marche, de la natation, du yoga.
17:14Enfin, on a plein d'activités au sein de Moselle Mouve,
17:16au travers des associations partenaires,
17:18qui permettent aux bénéficiaires, en fait,
17:21de poursuivre pendant un an et demi une activité.
17:24Donc, c'est tout l'intérêt, comme le disait M. Braun,
17:26de s'inscrire dans une démarche sur du long terme,
17:30même si on en voit les effets assez rapidement.
17:33En quelques semaines, en fait,
17:35les personnes voient tout de suite une amélioration
17:39sur leur capacité respiratoire,
17:42sur le fait de pouvoir se bouger, de sortir de chez eux.
17:46Et au-delà de ça, comme ces sciences qui sont en groupe,
17:49il y a un lien social qui se crée.
17:50Et ça, c'est super important.
17:51– Une continuité.
17:52– Oui, exactement.
17:53– Alors, si je suis coach, par exemple, ou médecin,
17:56et que je veux faire partie du dispositif, comment je fais ?
17:59– Alors, c'est ultra simple, parce qu'en fait,
18:02on est implanté partout en Moselle, comme on l'a dit tout à l'heure.
18:05Et il suffit, en fait, de postuler à Moselle Mouve.
18:10Et donc, on est référencé au sein du réseau Moselle Mouve.
18:14– Est-ce que vous proposez d'autres événements,
18:16peut-être, liés à la sensibilisation du grand public ?
18:18– Alors oui, parce que, justement,
18:20avec Moselle Mouve, à vue le jour,
18:24et l'opérateur de la Maison Sport Santé départementale à Academos.
18:28Et au sein, justement, de cette Maison Sport Santé,
18:31on déploie effectivement des actions au cours de Terre de Jeux,
18:36notamment.
18:37Et il se trouve qu'on va être sur toutes les actions
18:40qui vont être déployées à l'occasion des 90 jours
18:43qui nous séparent des Jeux Olympiques.
18:44et même après, puisqu'il y aura encore d'autres actions
18:47qui vont être déployées dans le cadre de l'héritage Terre de Jeux
18:49dont on a entendu parler.
18:52– En tout cas, pour vous contacter, une fois l'ordonnance en main,
18:55je vais vous donner donc les coordonnées.
18:57Il faut donc appeler le 03 67 18 15 18
19:00ou alors par mail à coordinateur-moselle-mouve.fr.
19:04Merci beaucoup de votre présence sur ce plateau.
19:08Et puis pour terminer, on va parler de bien-être au travail.
19:11Ça va nous faire du bien, vous allez voir.
19:17– La qualité de vie au travail est encadrée dans le Code du travail depuis 2015.
19:22L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité
19:26et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
19:28Alors depuis, les entreprises ont obligation de négocier sur la QVT,
19:33comme on dit, et l'égalité professionnelle.
19:35Alors les mesures peuvent être multiples.
19:37Ça peut aller du simple mobilier ergonomique
19:39à des installations permettant de faire du sport au sein de son entreprise
19:42ou alors par l'utilisation de la mobilité douce.
19:45C'est le cas en tout cas des deux entreprises
19:47qui nous ont ouvert leurs portes.
19:48Regardez.
19:49– Vous voyez, on badge.
19:51Bam, ça fait le petit bruit.
19:53On décroche.
19:54– Se vider la tête entre midi et deux,
19:57c'est maintenant possible dans cette entreprise.
20:00Pour venir au travail, se balader ou faire un trajet professionnel,
20:04le groupe a placé des vélos électriques à la disposition de ses salariés.
20:08– Alors il y a une dimension de bien-être.
20:09Celle-là, on la voit notamment sur les trajets, sur la pause méridienne.
20:13Sur la pause méridienne, les vélos sont très utilisés
20:16et notamment parce que c'est plus pratique pour les gens
20:19de prendre le vélo, aller faire un petit tour.
20:21Ça leur fait aussi un petit peu de sport et de se vider la tête.
20:26– Disponible en libre-service, l'application propose aussi aux employés
20:30de réserver leur vélo à l'avance.
20:32– Je le prends au quotidien trois fois par jour,
20:34le matin, le midi et le soir.
20:36J'ai la chance d'habiter à 4 km.
20:38Donc je prends le vélo, ce qui me permet de gagner du temps
20:41par rapport au transport en commun ou à la voiture
20:43et éviter les problèmes de stationnement.
20:45En gros, je mets 10 minutes contre un quart d'heure ou 20 minutes
20:48dans un autre mode de transport.
20:50Une initiative qui aura coûté 85 000 euros à l'entreprise.
20:54– On monte, un, deux, trois, quatre, cinq à l'avant.
20:57– Autre solution, moins coûteuse, des cours collectifs de sport,
21:01santé et bien-être pour les salariés.
21:03– On a des salariés qui viennent à ce cours de manière très régulièrement
21:07et qui, sur des problèmes plutôt de dos ou de…
21:13par rapport aux articulations, se sentent mieux dans leur peau.
21:16Et tout est parti d'un groupe de travail qui souhaitait mettre le sport en avant.
21:20Un défi relevé avec brio, semble-t-il.
21:22– Quand on peut dire vulgairement, ça décrase.
21:24Vu que rester 8 heures au bureau, c'est plutôt un peu contraignant.
21:30À certains moments, se lever du bureau et puis se dégourdir vraiment bien les gens.
21:36Bien s'étirer surtout pour cette séance-là, ça fait vraiment du bien.
21:39Avec la coach qui est là pour vérifier qu'on fait bien les mouvements,
21:43c'est très intéressant.
21:44– Et d'expirer par la bouche.
21:47– Hop, on redresse, appuie sur l'oreiller imaginaire pour avoir les cervicales dans l'axe des dorsales.
21:55Très bien.
21:55– On a connu des décrassages moins sportifs.
21:58– Oui, oui, ça fait du bien.
22:00Ça fait toujours du bien de bien étirer tout ce qu'on a accumulé ces derniers jours.
22:04Quelques bâtiments plus loin.
22:06– Et on va redescendre sur la table ensemble.
22:09– Les rendez-vous s'enchaînent dans ce cabinet d'ostéopathe éphémère.
22:13Placé dans l'infirmerie pour trois jours, le praticien affiche quasiment complet.
22:17– Pour le moment, on a des bons retours.
22:18Les salariés sont déjà contents que l'entreprise propose ces services-là.
22:22On sait que la qualité et le bien-être en entreprise sont quand même importantes aujourd'hui.
22:25Et de plus en plus, ça prend de la place.
22:27Donc d'avoir des entreprises qui font cette démarche-là, forcément, les salariés sont contents.
22:31– Des soins pris sur leur temps de pause et majoritairement pris en charge par la société.
22:36Un gain de temps pour les salariés ayant besoin d'un rendez-vous.
22:39Mais aussi pour les entreprises qui ne perdent pas en productivité.
22:42– Je me suis fait mal, en fait, la semaine dernière au dos.
22:44Et je me dis que c'est l'occasion, justement, pour voir ce qu'on peut proposer comme soi.
22:49– Ça vous a fait du bien ?
22:50– Ça m'a fait du bien, vraiment. Je me sens mieux.
22:52– Bien dans son corps, bien dans sa tête.
22:54Encore aujourd'hui, un Français sur deux ne se considère pas en bonne santé mentale.
22:58Pour rappel, la mention de la qualité de vie est inscrite dans le Code du Travail depuis août 2015.
23:04– Somme d'utilisation, rapide.
23:07– Bon, bon appétit.
23:08– Bon appétit.
23:10– Bon appétit.
23:10– On va revenir sur cette donnée.
23:12Un Français sur deux s'estimerait en détresse psychologique.
23:15C'est ça le terme selon un baromètre d'OpinionWay.
23:18François Brun, quelle réaction face à cette donnée ?
23:21– C'est beaucoup trop.
23:22Il est évident que c'est beaucoup trop, même si ça peut parler de situations qui sont extrêmement différentes.
23:29Mais prendre soin de soi, déjà.
23:31Et pour un chef d'entreprise, prendre soin de ses employés est quelque chose,
23:36non seulement d'essentiel en termes de santé,
23:38mais aussi, et les entreprises le savent maintenant, de beaucoup plus rentable.
23:41Comme prendre soin des soignants pour un établissement comme le CHR est un objectif majeur.
23:46– On constate moins d'arrêt maladie dans les entreprises qui investissent pour la santé de leurs salariés.
23:51Et c'est donnant-donnant.
23:52– Oui, moins d'arrêt maladie, une productivité, je n'aime pas trop ce terme, mais qui est meilleure.
23:56Donc c'est forcément gagnant.
23:58– Alors il y a aussi tout l'aspect prévention des risques psychosociaux.
24:02Ça aussi, c'est une obligation pour les entreprises.
24:04– C'est une obligation.
24:06On a des endroits, par exemple, où on est souvent à un bureau.
24:09Le fait de mettre un bureau qui permet de travailler debout, par exemple.
24:13Le CHR a fait ça, par exemple, au niveau du SAMU.
24:15Ça montre qu'on en tient compte et ça permet d'avoir une posture qui est meilleure au cours de
24:20la journée.
24:20– Est-ce qu'il existe, le terme est peut-être un peu fort,
24:24mais des contreparties pour ces entreprises qui usent de ces moyens-là ?
24:28– Malheureusement, non.
24:30Enfin malheureusement, la contrepartie, c'est simplement d'avoir des employés qui se sentent mieux
24:35et qui, quelque part, travaillent mieux et quelque part, ont une productivité
24:38pour les entreprises qui font des produits finis, qui est meilleure.
24:42Pour ce qui nous concerne directement au niveau du CHR, prendre soin des soignants,
24:47ça permet qu'ils soient en meilleure santé pour prendre soin des patients eux-mêmes.
24:50Et c'est là la rentabilité, entre guillemets.
24:53– Ce n'est pas forcément évident pour toutes les entreprises de pouvoir mettre en place ça.
24:56C'est un aspect peut-être aussi d'espace adéquat.
24:59Ça peut être aussi financier.
25:01– Oui, il faut de la place.
25:03Et encore, avoir un bureau qui change de taille, ça ne change pas grand-chose en termes de place.
25:07Mais ça peut être des investissements.
25:09On le voit bien dans votre reportage, 85 000 euros de vélo.
25:12Il est évident que toutes les entreprises ne peuvent pas le permettre.
25:15Mais il y a des choses simples que l'on peut faire, simplement,
25:19de l'activité physique aussi, pendant son travail, pendant ses heures de travail.
25:23Je me souviens d'une entreprise qui est dans notre grande région
25:25où ils avaient intégré ça pendant les heures de travail.
25:28– Ça peut être des petites choses.
25:29– Ça ne coûte pas grand-chose, c'est une petite chose, mais ça permet d'améliorer la situation.
25:32– Merci beaucoup, en tout cas, pour ces explications.
25:34On arrive au terme de ce numéro S comme Santé.
25:37J'espère que vous en savez davantage sur l'endométriose, sur le sport prescrit
25:41et le bien-être au travail.
25:43Merci d'avoir été autour de cette table.
25:46– Merci.
25:46– Et puis on se retrouve le mois prochain pour de nouvelles thématiques, bien sûr.
25:49Prenez soin de vous.
25:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
25:55– Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59– Sous-titrage Société Radio-Canada
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