Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
S comme Santé c’est le nouveau rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d’invités spécialisés, retrouvez l’actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d’une collaboration entre Moselle TV et La Semaine.

Dans cette édition, présentée par Uranie Tosic et Marjorie Beurton, retrouvez Xavier Ducroq, neurologue et chef de service neurologie au CHR, François Braun, ex ministre de la santé et désormais conseiller à la direction du CHR Metz-Thionville et Cathy Dietrich, gérante de Cyro Sarre.


Au sommaire :

Centre départemental de santé, unité de réanimation et don d’organes
Migraine : tout connaître au sujet des céphalées
Cryothérapie : les bienfaits du froid
Vers une épidémie de burn-out ?

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:10Générique
00:18Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro de S comme santé,
00:22émission proposée en partenariat avec La Semaine.
00:25Chaque mois, vous le savez, on fait le tour de l'actualité santé en Moselle
00:29à travers des reportages et aux côtés d'invités spécialisés,
00:32avec toujours Marjorie Borton à l'animation.
00:34Bonjour.
00:34Bonjour Irani.
00:35Elle concerne 12% des adultes et jusqu'à 10% des enfants en France.
00:40Nous parlerons migraines de ces causes et de ces conséquences.
00:43Avec vous, professeur Xavier Ducroix, vous êtes neurologue et chef de service au CHR.
00:49Et puis tout au long de cette émission, nous aurons également François Braune,
00:52conseiller au CHR, ancien ministre de la Santé.
00:55Bonjour à vous deux.
00:56Bonjour, bonjour Irani, bonjour Marjorie.
00:58Et nous recevrons, Urani également, Cathy Détriche.
01:01Elle est gérante d'un centre de cryothérapie à Sarbourg.
01:05On parlera avec elle des bienfaits de la méthode, pour quelle clientèle.
01:09On détaillera ça en deuxième partie d'émission.
01:12Exactement.
01:12Et puis on terminera en parlant d'un point un petit peu moins positif,
01:16le burn-out de plus en plus présent dans la vie professionnelle.
01:20Mais avant, eh bien, l'info santé en bref.
01:28Il y a quelques jours, le président du conseil départemental de la Moselle, Patrick Vaiten,
01:33prenait la parole à l'occasion du budget alloué au social, mais aussi à la santé dans le département,
01:38avec un objectif, créer un centre départemental de la santé.
01:43Écoutez plutôt.
01:44Qui peut mieux que des professionnels parler de la santé ?
01:47Et des professionnels qui connaissent le territoire, l'un de Metz et l'autre de Tchonville.
01:51Et puis avec, autour d'eux, des professionnels du médico-social et du social,
01:58secrétaire médical, qui agissent dans la santé.
02:01Et ils ont porté une réflexion.
02:03On a fait un diagnostic d'abord.
02:04On a vu qu'il y avait des déserts médicaux à Moselle.
02:07Et donc, on est allé agir là où il y avait ces déserts médicaux.
02:11Donc, on a dû faire un état des lieux, un diagnostic, travailler avec les professionnels.
02:17Et on a identifié.
02:18Et donc, on arrive maintenant aux conclusions.
02:21Et l'une des conclusions, c'est de créer un centre départemental de la santé,
02:25comme cela est fait dans un certain nombre de départements de France.
02:29Aujourd'hui, je n'en suis pas encore aux conclusions définitives,
02:32puisqu'il faut que je le présente à la fois au bureau et à la majorité du département.
02:37Et puis ensuite, à l'ensemble des élus départementaux, que je valide.
02:40Et puis ensuite, il y aura une information qui sera donnée.
02:43Et puis, nous commencerons à lancer les premières actions dès la fin de cette année.
02:50Et de son côté, l'hôpital Marie-Madeleine de Forbach a déposé une demande à l'ARS
02:54pour la création d'une unité de réanimation motivée depuis le Covid,
02:59dont sans doute bien la période a démontré les manques de moyens en Monde d'Est sur ce sujet.
03:04La demande concerne la création de 10 lits à proximité du plateau d'imagerie médicale de l'établissement.
03:11En plus de combler un besoin, cela pourrait attirer plus de professionnels de santé sur ce secteur.
03:18Et même si la journée du don d'organes est passée le 22 juin dernier,
03:23il est toujours bon de rappeler à son entourage que nous sommes donneurs
03:27ou bien de s'inscrire sur la liste de refus national si on ne le souhaite pas.
03:31Pour rappel, certains dons peuvent se faire de son vivant,
03:35comme le don de reins ou de cellules souches.
03:37Pour avoir plus de détails, rendez-vous sur le site internet dondorganes.fr.
03:42Et on va passer à un tout autre sujet, le sujet des migraines.
03:46Je m'adresse d'abord à vous, professeur.
03:48À quel moment parle-t-on de migraines ?
03:51La migraine, c'est un type de mal de tête tout à fait particulier, singulier,
03:56dont le diagnostic repose d'ailleurs sur l'interrogatoire.
03:59Il n'y a pas besoin d'examens complémentaires, d'imagerie cérébrale de sarariens.
04:02C'est le patient qui vous décrit ce qu'il vit, pas au quotidien, mais souvent, trop souvent.
04:08Un mal de tête, comme dit, pulsatile, ça tape dans la tête.
04:11Il va devenir très rapidement extrêmement intense.
04:14Il va s'accompagner de nausées, voire de vomissements,
04:17d'une gêne à la lumière, au bruit, aux odeurs,
04:20qui fait que le patient se met en isolement sensoriel.
04:23Et ce mal de tête va durer pendant 4 heures, voire maximum 3 jours,
04:29évoluer par crises qui vont se répéter dans le temps.
04:31Et ce qui va faire la sévérité de la migraine,
04:33c'est la fréquence à laquelle ces crises vont se répéter.
04:36Ça débute souvent dans l'enfance.
04:38Ça va s'intensifier avec l'âge.
04:40Puis, avec le grand âge, petit à petit, la fréquence de la migraine s'atténue.
04:46Vous venez de nous énumérer des symptômes,
04:48mais il y a différentes migraines ophtalmiques.
04:50Et quels sont les stades aussi ?
04:52Alors, on parle de migraine sans aura,
04:54qui se résume au mal de tête,
04:57avec les particularités que je viens de décrire.
04:59Et vous avez la migraine avec aura,
05:01qui, elle, est précédée soit de symptômes visuels,
05:05soit d'engourdissements dans un membre, la face,
05:08soit même de troubles de la parole,
05:09qui vont durer une demi-heure maximum.
05:12Et ensuite, le patient aura le mal de tête,
05:16comme celui que j'ai décrit,
05:18le mal de tête intense.
05:19Donc ça, c'est les deux formes.
05:2185% des migraines sont des migraines sans aura.
05:25Alors concrètement,
05:27il y a des migraines assez fréquentes,
05:29mais non suivies.
05:30Il y a encore 35% des patients
05:32qui ne passent pas cette étape de diagnostic.
05:35M. Broun,
05:36est-ce que ce sont des cas fréquents
05:37que vous retrouvez au CHR, par exemple ?
05:40Alors, les appels pour mal de tête,
05:42puisqu'il faut remettre ça
05:43dans ce grand groupe des mal de tête,
05:45sont extrêmement fréquents au niveau du SAMU.
05:47Et il est très important, justement,
05:49que les patients migraineux aient ce diagnostic,
05:52aient été voir un neurologue
05:53à la consultation au CHR
05:55pour savoir ce qu'ils ont.
05:57Parce que, vous le disiez tout à l'heure,
05:59si on a du mal à parler
06:00ou si on a une main qui ne marche pas bien,
06:03on va tout de suite croire qu'on fait un AVC,
06:05alors que c'est quelque chose
06:06qui peut être habituel dans le cadre de la migraine.
06:08Ce qui est inquiétant,
06:10s'il faut dire quelque chose d'inquiétant,
06:12c'est le mal de tête qui apparaît brutalement
06:14alors qu'on n'est pas migraineux.
06:15Peut-être la première migraine,
06:17mais en tout cas,
06:18un mal de tête qui apparaît brutalement,
06:20ça doit inquiéter,
06:21ça doit faire appeler le SAMU
06:22puisque ça peut être des choses beaucoup plus graves.
06:24Est-ce que la migraine, justement,
06:26elle peut entraîner d'autres risques pour la santé ?
06:30Est-ce qu'on peut avoir des séquelles
06:31liées à des migraines trop fréquentes ?
06:33Non, alors ce n'est pas une maladie grave,
06:36elle est fréquente,
06:37c'est 12% de la population,
06:3815% presque de la population adulte,
06:40mais ce n'est pas une maladie
06:41qu'on va considérer comme grave.
06:42Cela dit, ça ne veut pas dire
06:43qu'il ne peut pas y avoir de handicap.
06:44Il y a des patients véritablement handicapés
06:47dans leur vie personnelle, professionnelle, sociale,
06:50à cause de la fréquence de la migraine.
06:52Et là, ce sont vraiment des formes
06:53qui sont sévères
06:54et pour lesquelles il est nécessaire
06:56que le patient puisse voir un jour un spécialiste,
06:58c'est-à-dire un neurologue.
07:00Malheureusement,
07:01beaucoup de migraineux
07:03ne se savent pas migraineux.
07:04Il n'y a pas eu de diagnostic posé
07:06et ça, c'est regrettable
07:07parce qu'il y a aussi du coup
07:09beaucoup d'automédications
07:11qui sont pas très...
07:12Et des excès ?
07:13Et des excès.
07:14On a les deux,
07:15sous traitement ou excès de traitement.
07:17On peut voir les deux excès.
07:19Mais il existe des traitements appropriés
07:22et ça, c'est dommage
07:24que trop peu de migraineux
07:26y aient vraiment recours.
07:28Est-ce que ce sont les femmes
07:29les plus touchées ?
07:31Alors oui,
07:32c'est trois femmes pour un homme.
07:35Donc c'est pas du tout...
07:36Le déséquilibre n'est pas du tout négligeable.
07:39Probablement du fait
07:40de facteurs hormonaux.
07:41Parce que par exemple,
07:42chez deux tiers des femmes migraineuses,
07:44la migraine s'arrêtera
07:45avec la ménopause.
07:46Pour autant,
07:49en essayant de traiter
07:51avec les hormones,
07:52on n'arrive pas pour autant
07:53à contrôler la migraine.
07:55Alors, le déclenchement
07:56d'une crise de migraine
07:57dépend beaucoup de facteurs.
07:59C'est ce que j'allais dire.
08:00Est-ce qu'on connaît
08:01les causes précises ?
08:02Parce qu'il y a beaucoup
08:02de mots invalidants
08:04où on a du mal
08:05à mettre le point précis.
08:06Est-ce que sur des céphalées
08:08de ce type,
08:09on arrive à dire
08:10OK, on sait que c'est telle chose
08:12qui a entraîné ?
08:14Non.
08:14Il y a à la fois
08:15le risque par défaut.
08:16Ça ne doit pas suffisamment
08:17prendre en compte
08:18les possibles facteurs déclenchants.
08:19Ça peut être au niveau du sommeil,
08:20au niveau de l'alimentation.
08:21Ça peut être au niveau
08:22du rythme de travail.
08:23On sait que le stress,
08:24l'anxiété
08:25vont facilement déclencher
08:27des crises de migraines
08:28chez les migraineux.
08:29Si quelqu'un
08:30qui n'est pas migraineux,
08:31il n'aura pas
08:31ce mal de tête particulier.
08:33Pour autant,
08:34certains réduisent,
08:35pour essayer de réduire
08:36la fréquence de leur crise,
08:37vont réduire
08:38leur alimentation
08:40en réduisant peut-être
08:41les imports
08:41en lait,
08:42en gluten,
08:44en alcool,
08:45en chocolat,
08:46en tout ce que vous voulez.
08:46Et pour autant,
08:48sans solution
08:48vraiment
08:50à leurs problèmes.
08:51Le sucre est souvent
08:52montré du doigt quand même.
08:53Vous confirmez
08:54ou pas forcément ?
08:55Le sucre,
08:57en tout l'excès nuit.
08:58Vous savez,
08:58si on en consomme
09:01modérément,
09:01normalement,
09:02il ne doit pas
09:03y avoir de soucis.
09:04Alors,
09:05est-ce qu'on peut
09:06prévenir les crises ?
09:07Une fois qu'on a
09:07un diagnostic posé,
09:10est-ce qu'on arrive
09:10à les limiter ?
09:12Alors,
09:14en jouant sur
09:14les facteurs déclenchants,
09:15mais ça reste un impact
09:16très limité
09:17dans la pratique.
09:18Et puis,
09:19c'est une population jeune.
09:20très active.
09:22Donc,
09:23limiter le stress
09:24au travail,
09:25à la maison
09:27ou ailleurs,
09:28c'est quand même
09:29quelque chose
09:29de difficile.
09:30Ce n'est même pas possible.
09:32Et on a donc
09:33des moyens
09:33pour les patients
09:34qui ont des crises fréquentes
09:35ou qui ne répondent pas
09:35du tout
09:36aux traitements de crise.
09:37On a des traitements
09:38médicamenteux.
09:39Des traitements médicamenteux,
09:41des traitements
09:41prophylactiques,
09:42avec depuis
09:43trois ans maintenant,
09:45des traitements
09:46beaucoup mieux tolérés,
09:47beaucoup plus efficaces
09:49que ceux
09:49dont on disposait
09:50jusqu'à présent,
09:52malheureusement
09:53assez chers
09:53et non remboursés
09:54en France,
09:55donc peu accessibles
09:56pour les patients.
09:58La plupart
09:59des migrés
09:59ne peuvent pas
10:00accéder
10:00à ces traitements,
10:01mais on peut
10:03effectivement,
10:04avec une prise en charge,
10:05déjà,
10:05je vois au quotidien,
10:06la première étape,
10:07c'est l'écoute.
10:08Un patient
10:09qui se sait écouter,
10:11compris dans ce qu'il a,
10:13quand il s'entend dire
10:14au travail,
10:14à la maison,
10:15« Ah oui,
10:16t'as encore mal
10:16à la tête ».
10:19Et que là,
10:19on l'écoute attentivement
10:20en disant
10:21« Oui,
10:21c'est de la migraine,
10:22je vais vous proposer
10:23le traitement »,
10:24c'est déjà une part
10:25de la prise en charge.
10:26Et ça,
10:26c'est extrêmement important.
10:27– Parce que vous l'avez dit,
10:28en effet,
10:28ce n'est pas une maladie grave,
10:30mais ça reste très invalidant.
10:32Merci beaucoup.
10:33On rappelle que
10:34ça peut aussi être amoindri
10:36en ayant une bonne activité physique
10:38et ça nous fait
10:38une transition toute trouvée
10:40pour notre deuxième partie
10:42d'émission.
10:42Alors,
10:43on va parler bien-être,
10:44on va parler santé,
10:45mais attention,
10:46on va frissonner aussi.
10:47C'est parti.
10:53On va laisser quelques secondes
10:54à notre invité
10:55pour s'installer
10:56et puis je vous donne
10:57la main à Marjorie.
10:58– Oui, merci.
10:59– Cathy Dietrich,
11:00bonjour.
11:00Vous gérez un centre
11:01de cryothérapie à Sarbourg.
11:03Alors,
11:03avant de donner la parole
11:04à vos clients
11:05pour qu'ils nous expliquent
11:06les bienfaits,
11:07expliquez-nous
11:07quelle est cette méthode ?
11:09– Alors,
11:09la cryothérapie,
11:10corps entier,
11:11c'est exposer le corps
11:14entièrement dans une chambre
11:15de froid
11:16avec un ressenti
11:17à moins 110 degrés
11:19pour une durée
11:20qui va durer
11:20entre 2 minutes 30,
11:213 minutes 30,
11:22maximum 4 minutes.
11:24On y vient
11:25pour la récupération sportive,
11:28pour aussi tous les effets
11:30sur le bien-être
11:32au niveau de la santé,
11:34notamment pour le stress,
11:36la fatigue,
11:37améliorer la qualité du sommeil,
11:39c'est très important,
11:40mais aussi sur le côté
11:43douleurs inflammatoires,
11:44notamment sur des douleurs
11:45musculaires,
11:46des douleurs articulaires,
11:48sur de l'arthrose,
11:49sur de l'arthrite,
11:50sur certaines pathologies
11:51comme la fibromagie,
11:52la spondylarthrite,
11:54la sclérose en plaques,
11:55donc il y a des bienfaits
11:57pas mal sur le corps.
11:59– Est-ce que c'est quelque chose
12:00qui est conseillé
12:01par les médecins,
12:02le corps médical
12:03de manière générale ?
12:04– Alors,
12:04c'est quelque chose,
12:06c'est une thérapeutique,
12:07on peut le dire,
12:08qui est conseillée
12:10pour un certain nombre
12:10de pathologies
12:11dont certaines ont été décrites,
12:13essentiellement toutes les pathologies
12:14qui font agir une inflammation,
12:16une inflammation des tissus,
12:18que ce soit les muscles
12:18ou que ce soit les articulations,
12:20puisque le principe
12:21est de baisser la température du corps,
12:23en tout cas de la surface du corps,
12:25d'à peu près 5 degrés,
12:26de façon très rapide,
12:27et ça a des effets
12:28sur l'ensemble de l'organisme,
12:29vous avez les vaisseaux
12:30qui vont se contracter,
12:31donc vous allez avoir
12:32plus de circulation de sang
12:33dans les organes profonds,
12:34donc tout ça fait que
12:35dans les pathologies inflammatoires,
12:37dans les pathologies,
12:38donc après du sport,
12:40dans les rhumatismes,
12:41tout ça est effectivement
12:43bien renseigné maintenant,
12:45et puis il y a des pistes,
12:45comme vous l'avez dit,
12:46sur le sommeil,
12:47sur la fibromyalgie,
12:48sur certaines pathologies psychiatriques aussi,
12:50on a quelques pistes
12:52pour dire que ça améliore les choses,
12:54mais il y a aussi
12:54des contre-indications,
12:56et je crois que c'est ça
12:56qui est important,
12:58et des contre-indications
12:59qui sont importantes,
12:59on parlait tout à l'heure
13:00de la migraine,
13:01la migraine est depuis un an,
13:04un article qui est paru
13:04il y a un an,
13:05il dit,
13:05il ne faut pas faire de cryothérapie
13:07corps-entrée dans la migraine,
13:09parce qu'il y a un risque
13:10d'altération des vaisseaux,
13:11on comprend bien,
13:12quand vous comprimez les vaisseaux
13:14par le froid,
13:15il y a une augmentation
13:16de la circulation
13:16dans le reste du corps,
13:17et vous pouvez faire
13:19un accident cardiaque,
13:20vous pouvez faire
13:20un accident vasculaire cérébral,
13:21alors c'est très peu de personnes,
13:23mais si vous êtes malade,
13:25respiratoire,
13:26du cœur,
13:26des vaisseaux,
13:27il faut voir un médecin
13:28avant d'aller faire
13:29de la cryothérapie.
13:30Alors pour en apprendre
13:31un petit peu plus
13:32sur cette technique,
13:33on va peut-être laisser
13:34la parole à la clientèle.
13:36Témoignage recueilli
13:37au micro de Valentine Voros.
13:40C'est dans cette machine
13:41que Bastion va rentrer,
13:43mais avant il faut s'équiper,
13:44masque, gants et bonnet,
13:46les bonnes protections
13:47pour affronter le froid.
13:49Dans cette machine,
13:50le ressenti est à moins
13:51110 degrés.
13:52Donc ça c'est la température,
13:54on prend la température
13:54de la peau,
13:55la température de la cutanée,
13:58et au fur et à mesure,
13:59la température de cette peau
14:00va chuter en température.
14:02On va la laisser chuter
14:03entre 10 et 12 degrés.
14:04Et une fois que la température
14:06de la peau a chuté,
14:07la séance est terminée.
14:09Personnellement,
14:10moi je ressens de l'apaisement
14:11et je suis beaucoup plus détendu.
14:14Et quelques temps après,
14:15quelques heures après,
14:16on sent vraiment que musculairement,
14:18on a récupéré plus vite.
14:19Beaucoup de personnes
14:20viennent pour faire
14:21des séances de cryothérapie,
14:23certains pour limiter
14:23des douleurs musculaires,
14:25d'autres pour la récupération sportive
14:27ou bien pour des problèmes
14:28de douleurs inflammatoires.
14:30C'est le cas de Quentin
14:31qui a commencé en septembre.
14:33Une petite douleur à l'adducteur
14:34et c'est vrai qu'en rentrant
14:35dans la salle,
14:37on sent tout de suite
14:38que le froid attaque la douleur,
14:40comme dit ce côté anti-inflammatoire.
14:42D'origine, je suis venu
14:43parce que j'avais une tendinopathie
14:45de l'épaule droite
14:47due à une pratique sportive.
14:49Je fais du tir à l'arc
14:50depuis quelques années
14:51et au bout de trois semaines,
14:53ça m'a permis
14:53d'effacer cette douleur.
14:55Il y a des bienfaits
14:56comme une meilleure qualité du sommeil,
14:58booster le système immunitaire,
15:00diminuer le stress et la fatigue.
15:04Alors on a connu la cryothérapie
15:06grâce au Rune Bidman
15:07qui se mettait dans des bacs de glaçons.
15:09Mais vous me disiez
15:10que vous êtes ouverte les lundis
15:11parce qu'il y a beaucoup
15:11de coureurs à pied qui viennent.
15:13Ils courent le dimanche,
15:13ils viennent le lundi.
15:14Mais que votre première cliente
15:16était une dame atteinte
15:16d'une pathologie,
15:17la fibromyalgie.
15:18Donc finalement,
15:19tous les jours,
15:19vous ne voyez pas que des sportifs.
15:21Quelle est la proportion environ
15:22et quel est le type de clientèle ?
15:24Alors actuellement,
15:25j'ai quand même 80% de ma clientèle
15:27qui sont des sportifs.
15:29Mais j'ai aussi beaucoup de personnes
15:31qui viennent notamment
15:32pour ces pathologies-là,
15:33mais également pour des douleurs
15:35du quotidien,
15:36des tendinites suite peut-être
15:38aussi au travail
15:39qu'ils font,
15:40des mouvements répétés
15:41ou des tendinites
15:42qui n'arrivent pas
15:45avec des séances de kiné
15:46qui n'arrivent pas forcément
15:47à résorber.
15:48et du coup,
15:50ça les aide
15:50en complément
15:52de leurs séances de rééducation
15:53à mieux récupérer plus vite.
15:55Alors est-ce qu'il faut
15:56une formation spécifique
15:57pour avoir un centre
15:59de cryothérapie ?
16:00Alors actuellement,
16:02il n'y a pas de formation
16:03obligatoire.
16:06Moi, actuellement,
16:07j'en ai fait une.
16:07C'est un diplôme universitaire
16:09d'expert en cryothérapie
16:10que j'ai fait à Besançon.
16:12Mais aujourd'hui,
16:14non,
16:14il n'y a pas de formation
16:15obligatoire.
16:16On a pu voir
16:17quelques images
16:18d'une séance,
16:19mais quelles sont
16:19les étapes essentielles
16:21durant cette séance ?
16:22Alors,
16:22la toute première fois
16:23qu'on vient faire
16:24une première séance
16:25de cryothérapie,
16:26il est important
16:27de remplir un questionnaire
16:28éclairé
16:29pour écarter
16:30justement ce qu'il disait
16:30toutes les pathologies
16:32qui ne permettent pas
16:33de faire de la cryothérapie.
16:35Donc,
16:35il y a une liste,
16:36ils remplissent
16:37et suite à ça,
16:38ils passent au vestiaire.
16:39Donc,
16:40vous avez vu dans le reportage
16:42en petite tenue,
16:43soit en maillot de bain
16:44ou en sous-vêtement,
16:46on contrôle
16:47la tension artérielle
16:47avant chaque séance
16:48de cryothérapie.
16:49Ça,
16:49c'est une obligation
16:51puisqu'on sait
16:51qu'il y a un seuil
16:52à laquelle on ne va pas
16:53faire la science
16:53puisqu'effectivement,
16:54le fait de cette vasoconstriction,
16:55la pression artérielle
16:57peut augmenter
16:57de 1 voire 2 points.
16:59Donc,
16:59ça,
16:59c'est important.
17:00Et puis après,
17:01on explique juste avant
17:02de rentrer dans la chambre
17:03les recommandations
17:05et puis après,
17:05ils rentrent dans la chambre
17:06de froid.
17:07Donc,
17:08chez CryoSAR,
17:08il y a deux chambres.
17:10Une première chambre
17:11à moins 60 degrés
17:12puis 30 secondes
17:13et puis après,
17:14ils rentrent dans la chambre
17:15de soins principale.
17:16Et la durée,
17:17au maximum,
17:18c'est 4 minutes.
17:18On ne va pas au-delà.
17:20Alors concrètement,
17:21combien ça coûte
17:22une séance de cryothérapie ?
17:23J'imagine qu'il y a
17:24des formules,
17:25des forfaits spécifiques,
17:26mais on va dire
17:27une séance classique.
17:28Ça varie de certaines régions
17:30à d'autres.
17:31En règle générale,
17:32c'est entre 30 et 50 euros.
17:33Bon, chez moi,
17:34c'est 32 euros la séance.
17:36Après,
17:36il existe des forfaits
17:37de 5, 10, 15 séances
17:38suivant comment le client
17:40va faire les séances,
17:42son rythme
17:43qu'il veut faire les séances.
17:44Et puis,
17:45depuis un an,
17:46les petits sportifs
17:47que vous avez vus
17:47dans le reportage
17:48sont en cryothérapie illimitée.
17:50Donc comme ça,
17:51c'est plus avantageux pour eux.
17:52Ils viennent autant de fois
17:53qu'ils veulent
17:53pour un forfait
17:54de 60 euros par mois.
17:55Ils ressentent tout de suite,
17:57dès la première séance,
17:58on ressent les bienfaits.
17:59C'est quoi la première sensation finalement ?
18:01La première sensation
18:02qu'on peut ressentir,
18:03alors d'une séance à l'autre,
18:04ça peut être complètement différent.
18:06On peut se sentir
18:07tout de suite relâché,
18:08détendu,
18:09ou on peut se sentir
18:10vraiment un peu
18:11comme dans un nuage,
18:12vraiment au calme.
18:15Mais les bienfaits,
18:16on les ressent aussi
18:17quelques heures après.
18:18Donc soit on a,
18:20dans 80% des cas,
18:22un petit coup de fatigue.
18:23Ça, c'est normal
18:24puisque les hormones
18:25ont été boostées,
18:26les endorphines,
18:27la dopamine.
18:28et quand elles redescendent,
18:29on peut avoir
18:29ce petit coup de fatigue
18:30quelques heures après.
18:31Mais il y a 10% des cas,
18:32c'est plutôt l'inverse.
18:33Et là,
18:34ils se sentent plutôt nerveux,
18:35excités.
18:36À ce moment-là,
18:37les séances,
18:37on évite de les faire
18:38après 15 heures
18:38pour qu'il n'y ait pas de...
18:41Ça ne joue pas
18:42sur la qualité du sommeil
18:43puisque la qualité du sommeil
18:44est très importante
18:45pour la récupération,
18:47que ce soit sportive
18:48ou même au niveau santé.
18:49François Bronte,
18:50vous avez déjà testé ?
18:51Non, non,
18:52je n'ai pas déjà testé,
18:54mais pourquoi pas.
18:55Moi, je n'ai pas trop
18:56de pathologies chroniques
18:57douloureuses,
18:58donc ça doit aller.
18:59Mais je voudrais insister
19:00sur deux points.
19:02Le premier,
19:02c'est qu'il faut aller voir
19:03des professionnels formés
19:05parce que ces contre-indications,
19:06c'est très important.
19:08Vous avez un problème cardiaque
19:10connu,
19:10vous allez faire de la cryo,
19:11ça peut mal se passer,
19:13il faut le savoir.
19:14Et puis,
19:15ce n'est pas miraculeux
19:16à la seconde.
19:17On entendait effectivement
19:18le monsieur qui disait
19:19que ça va mieux tout de suite.
19:20Il y a une composante
19:21toujours psychologique
19:22dans les prises en charge.
19:23Chez les sportifs,
19:24on considère que c'est efficace,
19:25la meilleure efficacité
19:26c'est au bout de 24 heures
19:27à peu près,
19:28après la séance de cryothérapie
19:29où ça va mieux.
19:31Et il ne faut pas mélanger aussi
19:33ce qu'en font les sportifs,
19:34vous disiez,
19:35les rugbymanes
19:36dans les bains de glace.
19:38Alors oui,
19:38effectivement,
19:39il y a cet effet cryothérapie.
19:40Il y a aussi un effet
19:40pour les sports
19:41où on prend des coups
19:42qui est de limiter
19:43les hématomes.
19:45Et ça,
19:45il faut le faire tout de suite,
19:47quasiment dans les minutes
19:48qui suivent le choc.
19:49Ce sera les mots de la fin
19:50pour cette partie.
19:52Merci beaucoup
19:52pour vos réponses.
19:53A bientôt.
19:54On va laisser la cryothérapie
19:55de côté pour parler travail
19:57et plus précisément
19:58de burn-out,
19:59le mal du siècle.
20:05Alors en France,
20:07300 000 à 500 000 personnes
20:09seraient en situation
20:10de burn-out.
20:10difficile de mettre
20:11un chiffre précis là-dessus.
20:14Comment on explique
20:15cette évolution ?
20:15C'est parce qu'on en parle plus ?
20:18Probablement parce qu'on en parle plus.
20:19Probablement aussi
20:20parce qu'on le diagnostique mieux.
20:22Il y a des échelles
20:23de diagnostic
20:24avec des signes
20:25qui vont permettre,
20:26l'échelle de malade,
20:27le score de malade,
20:27par exemple,
20:28qui permettent
20:29d'apprécier un petit peu mieux
20:30ces fondements.
20:32Et puis on a aussi,
20:33ce n'est pas nouveau
20:34le stress
20:35d'une façon générale,
20:36mais on a aussi peut-être
20:37un tissu social
20:39qui est un peu plus délitée
20:40qu'avant.
20:40Donc on est moins soutenu
20:41dans ces situations difficiles,
20:43ce qui fait émerger
20:44des symptômes
20:45qui s'apparentent
20:46au burn-out.
20:48Va-t-on réellement
20:49changer de paradigme
20:50sur le bien-être
20:51au travail,
20:52enfin ?
20:52C'est essentiel.
20:54Je pense que ce paradigme,
20:55c'est un changement
20:56de société.
20:57On voit que notre société
20:58évolue vers une meilleure
21:00prise en compte
21:00des aspirations
21:02de tout le monde
21:02et des aspirations
21:04des gens qui travaillent.
21:05c'est nécessaire
21:06puisque sinon,
21:07la conséquence,
21:07ce sont des arrêts
21:08de travail
21:08et de façon purement
21:10pragmatique,
21:11c'est de la perte
21:12pour les entreprises.
21:13Alors,
21:14pour prévenir ces mots,
21:15les entreprises sont quand même
21:16de plus en plus nombreuses
21:17à mettre en place
21:18des diagnostics,
21:19à proposer des postes
21:20adaptés.
21:21C'est le cas,
21:22notamment au pôle thermal
21:23d'Amneville.
21:24Écoutez plutôt son directeur.
21:26Cette logique
21:27de sortie de crise
21:27Covid
21:29où on a senti
21:32qu'il y avait ce besoin
21:33et cette inquiétude
21:34de la part des salariés
21:35sur une reprise de travail
21:36qui n'a pas forcément
21:37été facile pour tout le monde
21:39et qu'il fallait mettre
21:41en place des outils
21:41pour pouvoir accompagner
21:42les salariés.
21:43On a aussi une assistante sociale
21:45qui vient une fois par mois.
21:46Ça a été un peu compliqué,
21:48les gens ne voulaient pas
21:49forcément venir
21:49et puis au fur et à mesure
21:51ça débloque
21:52certaines situations.
21:53Les salariés comprennent
21:54que c'est là aussi
21:55pour les aider
21:56dans leur quotidien.
21:58En ce modo,
21:58la première année,
21:59elle a traité 4 cas
21:59et sur l'année dernière,
22:01on est passé à 17.
22:03Sur les TMS,
22:04nous on a de l'eau thermale
22:05naturelle,
22:05vous avez une forage
22:06qui est juste derrière moi.
22:08Cette eau minérale naturelle,
22:10nous on la traite,
22:11on a des réseaux
22:11qu'on désinfecte régulièrement
22:13et on a aussi automatisé
22:15tout ce système
22:16de désinfection.
22:17Donc ça,
22:17c'était un gros chantier
22:18qui nous animait
22:19sur les deux années.
22:20Effectivement,
22:20nous on a des personnes
22:21qui travaillent ici
22:21depuis 20 ans,
22:2330 ans
22:23et qui peuvent avoir
22:25des gestes un peu répétitifs
22:27tout au long de leur carrière
22:28et tout au long de la journée.
22:29Par exemple,
22:30on avait des tendinites
22:32au niveau du coude
22:35et de l'avant-bras
22:36parce qu'on avait une utilisation
22:37d'un distributeur de boue
22:39et c'est une vanne.
22:41Ce ne sont pas des vannes
22:42qui sont très dures
22:43à manipuler,
22:44mais en fait,
22:44quand l'exercice est fait
22:46plusieurs fois par jour,
22:47au bout d'un moment,
22:48ça sollicite un peu trop le bras.
22:50Donc,
22:50tous ces petits gestes au quotidien
22:52qui pourraient avoir
22:53une incidence
22:55sur la santé
22:56des salariés,
22:58on essaye
22:59de faire en sorte
23:00de diminuer
23:01cet impact.
23:03On l'a compris,
23:04au pôle thermal
23:05d'Amnéville,
23:05il vaut mieux prévenir
23:07que guérir.
23:08Oui, bien sûr.
23:09Là, on est dans les actes
23:10de prévention,
23:11d'une façon générale,
23:12la prévention des troubles
23:13musculosquelettiques.
23:14Burnout,
23:15c'est un peu au-delà.
23:16C'est le bien-être au travail.
23:18Donc,
23:18c'est quelque chose
23:19qui est plus proactif,
23:20je dirais,
23:20plus positif.
23:21Ce n'est pas uniquement
23:23préserver des accidents possibles
23:25et des troubles musculosquelettiques.
23:26C'est que les gens
23:27viennent au travail
23:28avec la banane.
23:29Ils sont contents
23:30d'être là
23:30et de retrouver leurs collègues.
23:32Et un domaine
23:33qui était peu identifié
23:35qui est le domaine
23:36de la santé,
23:36le domaine hospitalier
23:37en particulier,
23:38est générateur
23:39de beaucoup de stress
23:40et on a beaucoup
23:41de soignants
23:42qui déclarent
23:43des signes
23:44soit de pré-burnout
23:45soit de burnout.
23:46Alors,
23:47est-ce qu'il faut
23:48plus s'écouter ?
23:49Il faut offrir
23:50la possibilité aussi
23:51à ses salariés
23:53d'être diagnostiqués
23:54plus facilement.
23:55Comment ça se passe ?
23:55On sait que
23:55le premier échelon
23:57difficile à dépasser
23:58c'est aller voir
23:58sa hiérarchie.
24:00C'est très très difficile.
24:01C'est pour ça que,
24:02en tout cas,
24:02dans le monde du travail
24:03d'une façon générale,
24:04dans le monde hospitalier
24:05en particulier,
24:06il y a mis en place
24:07de numéros,
24:07de numéros verts,
24:09spécifiques,
24:10de structures spécifiques
24:11par exemple
24:11pour les soignants
24:12qui permettent
24:13d'appeler
24:13de façon anonyme
24:14et de se faire
24:15un diagnostic.
24:16Vous pouvez trouver ça aussi,
24:17ce score de Malak,
24:18vous pouvez le trouver
24:19sur Internet.
24:20L'idée est que les gens
24:21fassent leur propre diagnostic
24:23et se disent
24:23là, effectivement,
24:24il se passe quelque chose
24:25et je vais voir
24:26à ce moment-là
24:27un professionnel
24:28pour une prise en charge.
24:29C'est toujours bon
24:30de rappeler
24:30quoi qu'il en soit
24:31qu'il faut éviter
24:32les autodiagnostics.
24:33si vous souffrez
24:34de fatigue chronique,
24:35d'insomnie,
24:36d'une anxiété importante,
24:38voire de symptômes dépressifs,
24:40cela peut être un burn-out
24:41mais pas que.
24:42Alors prenez contact
24:43avec votre médecin traitant
24:44ou encore la médecine du travail
24:46ou tout autre professionnel
24:47qui pourrait vous aider.
24:48N'attendez pas
24:49que cela s'aggrave.
24:50Merci beaucoup,
24:51François Brun,
24:52d'avoir été à nos côtés.
24:53Merci, Marjorie.
24:54On se retrouve très vite.
24:56Nous arrivons donc
24:56au terme de
24:57Est-ce comme santé ?
24:58J'espère que nous avons répondu
25:00à tous vos questionnements
25:01autour de la migraine,
25:02du burn-out
25:03mais aussi de la cryothérapie.
25:06On se retrouve très vite
25:07pour de nouvelles thématiques.
25:08En attendant,
25:09prenez soin de vous.
25:11Sous-titrage Société Radio-Canada
25:23Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations