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  • il y a 4 minutes
Regardez Face à Fogiel du 23 mars 2026.

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Transcription
00:00RTL Matin, Thomas Soto
00:05Il est 8h17, l'interview de Marc-Olivier Fogiel.
00:07La France insoumise fait perdre, a dit hier soir le secrétaire général du Parti Socialiste.
00:11La tambouille ne fonctionne pas, ajoutée ce matin Raphaël Glucksmann.
00:14C'est déjà l'heure de la grande clarification et peut-être même des règlements de compte à gauche.
00:18Marc-Olivier, vous recevez ce matin Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée.
00:23Bonjour Boris Vallaud.
00:24Bonjour.
00:24Vous avez été étonnamment silencieux la semaine dernière pendant que ces alliances étaient en train de se faire.
00:29Donc entre le PS et LFI, ce matin vous sortez du bois après François Hollande qui dit donc hier que
00:35c'est l'impasse de la ligne d'Olivier Faure, ces alliances.
00:38Vous avez entendu tout à l'heure Raphaël Glucksmann, la tambouille ne fonctionne pas.
00:42Et pour vous ce matin ?
00:44D'abord vous dire que si j'ai souhaité demeurer silencieux et faire campagne dans cette entre-deux-tours,
00:50c'est que cela me paraissait nécessaire au combat que menaient partout en France,
00:54quels qu'étaient leurs choix, les militants socialistes, les militants de gauche.
00:59Et ça me paraissait important de ne pas joindre ma voix à la cacophonie ambiante.
01:03Cacophonie, parce que vous parlez de cacophonie à gauche.
01:05Aujourd'hui, je vais dire les choses avec beaucoup de netteté.
01:08Pour ceux qui se posaient la question, nous avons une réponse.
01:13Oui, les alliances avec la France insoumise n'ont pas fonctionné.
01:16Oui, la France insoumise nous a fait perdre.
01:18Oui, il y a eu, dans beaucoup de villes, à Paris évidemment, et je salue le score d'Emmanuel Grégoire,
01:25mais aussi à Marseille, à Amiens, à Saint-Etienne, il y a eu une prime à la clarté.
01:31Et cette clarté-là, elle a manqué dans l'entre-deux-tours au parti.
01:34Boris Vallaud, quand vous dites pour ceux qui se posaient la question, clairement, celui qui se posait la question, c
01:38'est le patron Olivier Faure, lui se posait la question.
01:41Donc aujourd'hui, c'est un désaveu à gauche pour Olivier Faure et sa ligne.
01:45Écoutez, en tout cas, ça clarifie la situation.
01:49Moi, je voudrais dire que ce que je regrette dans cet entre-deux-tours, et ça expliquait aussi mon silence,
01:53c'est le fait que je prenne la parole aujourd'hui.
01:54Oui, mais prenez la parole clairement. Est-ce qu'Olivier Faure s'est trompé ?
01:57Je vais, écoutez, en tout cas, je vais vous dire, il n'y a plus de place pour l'ambiguïté
02:02stratégique, parce qu'il reste l'ambiguïté, et ça ne fait pas une stratégie.
02:05Dans l'entre-deux-tours, le parti socialiste a manqué de clarté, de sincérité et de solidarité.
02:12De clarté parce que nous n'avons pas compris, beaucoup de Français n'ont pas compris quelle était la ligne.
02:16Et je ne jette pas la pierre à ceux qui ont pu faire d'autres choix que ceux qui devaient
02:20être la ligne nationale.
02:21Oui, mais très bien, mais ce matin, excusez-moi Boris Vallaud, mais ce matin, il faut en tirer les enseignements.
02:25Est-ce que vous demandez à Olivier Faure d'en assumer la responsabilité ? Est-ce que vous dites ça
02:31ce matin ?
02:32Vous savez que nous avons des instances. On a beaucoup de défauts au parti socialiste, mais on est un parti
02:37démocratique.
02:37Et dans ces instances, nous évoquerons tous les sujets, sans tabou, sans ambiguïté, sans faux semblants.
02:44Je le redis, nous avons manqué de clarté, nous ne savions pas quelle était la ligne.
02:48Nous avons manqué de sincérité, et la sincérité en politique, elle est importante.
02:51Et dans ces instances, pour qu'on comprenne bien, le patron c'est Olivier Faure, grâce à vous,
02:56puisqu'on se souvient que vous étiez concurrent d'Olivier Faure, vous avez fini par le rejoindre,
03:00ce qui fait qu'aujourd'hui, il a une majorité OPS, et qu'aujourd'hui, quand vous dites, vous demandez,
03:05est-ce que ce matin, vous nous dites avant ces instances, vous demandez à Olivier Faure de prendre ses responsabilités
03:11?
03:11Je réserve aux instances ce que je dirais aux instances, et ce que je dirais à Olivier Faure.
03:17Le constat que je veux faire, c'est que nous avons troublé dans l'entre-deux-tours,
03:23qu'il y a une réponse claire ce matin, c'est que l'union de la gauche non-melanchoniste,
03:30est l'union victorieuse qui peut faire gagner.
03:33Et le peuple de gauche l'a parfaitement compris, puisque à Paris, il s'est largement porté sur Emmanuel Grégoire,
03:40pour ne donner que ce seul exemple.
03:42Et donc, oui, pour la suite, nous devons sortir de l'ambiguïté,
03:45nous devons être parfaitement clairs sur le fait qu'il n'est pas possible de s'allier avec la France
03:51insoumise.
03:51Je disais avant les élections municipales que la France insoumise n'était pas notre alliée.
03:55Elle n'est pas plus notre alliée aujourd'hui.
03:57On est d'accord que vous nous dites ce matin, même si vous ne voulez pas aller plus loin, je
04:00l'entends,
04:01Olivier Faure n'a donc pas été clair dans l'entre-de-cours.
04:04Il faut que vous, vous soyez clair ce matin.
04:07Vous n'avez pas parlé pendant une semaine, et ce matin vous y êtes...
04:10Et la clarté, c'est de dire, puisque nous en avons la démonstration mathématique, pratique, politique,
04:18il n'y a pas de place pour l'ambiguïté stratégique.
04:20Et ce que nous avons comme espace politique à conforter,
04:23parce qu'il s'est très largement sorti vainqueur à gauche dans ses élections municipales,
04:28c'est ce grand bloc non-mélenchoniste qui peut aller au second tour,
04:31dès lors que l'on travaille sur les idées pour les gens.
04:34Vous savez, on est en permanence pollué par une politique qui ne parle que d'elle-même.
04:36Moi, je veux qu'on réponde avec toute cette gauche-là, qui s'est battue pour les municipales.
04:40C'est qui toute cette gauche-là ?
04:41C'est qui ? Par exemple, Raphaël Glucksmann, il est dans cette gauche-là ?
04:44Bien sûr, mais au même titre que François Ruffin, que Marine Tondelier,
04:48que l'ensemble des socialistes, que le Parti communiste français, que...
04:51Martine Tondelier, elle s'est bien associée avec LFI, Marine Tondelier.
04:56Oui, mais aujourd'hui, d'une certaine manière, elle devrait en tirer les mêmes conclusions
05:01que chacune et chacun d'entre nous, d'entre vous, puisque j'ai lu beaucoup des éditos ce matin.
05:06Moi, ce que je veux que l'on fasse désormais, c'est que l'on réponde à cette question simple.
05:09Comment on vide son travail ? Comment l'hôpital public fonctionne ?
05:13Comment, par ses études ou par son travail, on peut progresser dans la vie et s'inventer un avenir ?
05:19Comment on répond au grand désordre du monde ?
05:21Comment on fait de la France à nouveau un grand pays industriel ?
05:25Ça sera l'objet de la campagne présidentielle qui va porter...
05:27Non, c'est un sujet désapprésent.
05:30Absolument, mais donc la campagne, elle est partie hier soir.
05:32Quand on parle de nous, quand la politique ne parle que d'elle-même, elle ne parle pas des Français.
05:35Qui va porter cette voix ?
05:37Puisque Olivier Faure, donc ce matin, on comprend que, sans que vous le désavouiez,
05:42en même temps, vous êtes assez critique.
05:44Lui, il prône pour une primaire...
05:46Il prône pour une primaire...
05:47Mais c'est mon devoir d'être critique.
05:48Je ne vous dis pas le contraire, mais vous n'allez pas au bout, simplement.
05:52Vous n'allez pas au bout.
05:52Parce que ce que nous disons, ce qu'il nous menace est considérable.
05:56On parle de villes, de grandes villes que nous avons gardées, et je m'en réjouis.
05:59Mais donc qui va porter cette voix ?
06:01J'ai vu la droite et l'extrême droite se donner un...
06:04Excusez-moi, qui va porter cette voix, une primaire comme le veut Olivier Faure, ou pas ?
06:08Qui va porter cette voix dans cette gauche-là ?
06:11Vous voyez, à nouveau, vous réduisez les choses à une personnalité.
06:14Moi, je la réduis, je veux d'abord la conforter dans un périmètre,
06:18dans un périmètre politique, qui a de l'espace, qui a de l'avenir,
06:21qui en a fait la démonstration, qui doit produire des idées, des idées utiles.
06:25Vous savez, ce qui nous distingue de la France insoumise,
06:26ce n'est pas la radicalité d'un certain nombre de propositions.
06:29Nous en avons, c'est un rapport à la politique, c'est un rapport à la vérité.
06:32Vous savez, pour être antifasciste, il ne faut pas trier en fonction des journalistes,
06:36il ne faut pas brutaliser la vie politique,
06:37il ne faut pas se livrer à des mots antisémites,
06:39il ne faut pas faire de sa principale cible les socialistes.
06:42Et il faut quelqu'un qui l'incarne malgré tout,
06:43parce que vous savez très bien que la présidentielle,
06:45c'est aussi la rencontre d'un pays et d'un homme ou d'une femme.
06:48Et donc, ça passe par quoi ?
06:50Ça passe par une primaire à gauche ?
06:51Écoutez, je ferai avec d'autres des propositions.
06:55Ma préoccupation, et je suis constant de ce point de vue-là,
06:58c'est que nous ayons un candidat commun
07:00de l'ensemble de ce spectre de la gauche nous mélangéniste.
07:03Qui va de, selon une formule qui est désormais consacrée,
07:08de François Ruffin à Raphaël Guzman,
07:11de Clémentine Autain à Aurore Laluc,
07:14en passant par les socialistes, par les communistes,
07:17par les radicaux.
07:18François Hollande, vous ne le citez pas ?
07:19Mais il est socialiste, François Hollande,
07:21donc comme socialiste, il fera son devoir de militant.
07:23Parce que ce à quoi nous sommes appelés,
07:24c'est notre devoir de militant.
07:27Proposer une alternative, une alternance.
07:28Franchement, l'auditeur qui vous écoute,
07:29il se dit que tous ces gens-là sont des gens
07:30qui ont de l'ego au bon sens du terme,
07:32puisqu'ils se sont engagés dans des campagnes.
07:34On les départage ?
07:35Comment ?
07:35Il y en a bien un, pour sortir du lot,
07:38on les départage ?
07:39Comment ?
07:39C'est une question qui se pose.
07:40Oui, bien sûr.
07:41La question, c'est qu'on les départage sur quoi ?
07:43Et moi, je veux mettre les idées,
07:45les idées pour les Françaises et les Français,
07:47la stratégie électorale,
07:48pour qui nous battons ?
07:49Quelle est la géographie, la sociologie de nos combats ?
07:51Que fait-on de cette France des territoires ruraux
07:53que je connais bien ?
07:54Quel sentiment d'un pouvoir lintain qui les méprise ?
07:55Quel sentiment que la République ne passe plus par chez elle ?
07:58Quel sentiment d'une domination culturelle,
08:00d'une France sur une autre ?
08:01Qu'est-ce qu'on en fait ?
08:01Eh bien, c'est à ça d'abord que je veux répondre.
08:03Et je peux vous dire que de ce travail,
08:04qui ne peut être que collectif,
08:06que pluraliste,
08:07de la gauche,
08:08que je viens de décrire dans sa diversité,
08:09eh bien sortira le ou la candidate.
08:11Je n'ai aucun doute,
08:13ni aucune inquiétude sur le sujet.
08:14Vous avez entendu tout à l'heure Thomas demander à Valérie Pécresse ?
08:16Non, je n'ai pas entendu Thomas.
08:18Finalement, elle fait le même constat que vous,
08:20et elle dit qu'il faut à droite,
08:22un candidat de droite et de centre-droite,
08:24Thomas lui demandait,
08:24mais est-ce qu'il pourrait s'allier
08:26avec les candidats de gauche ou de centre-gauche
08:27et qu'il n'est qu'un seul candidat face aux extrêmes,
08:29puisque ce qui sort d'hier,
08:30c'est quand même une montée du RN et de LFI.
08:32Est-ce que finalement,
08:34vous pourriez faire candidat commun ?
08:35Non, avec Mme Pécresse,
08:38non, je crois qu'il y a une droite,
08:39je crois qu'il y a une gauche.
08:40Et par ailleurs, je ne confonds pas tout.
08:42L'ennemi mortel de la démocratie,
08:43c'est l'extrême droite.
08:44Et toujours, je ferai un barrage républicain
08:47contre l'extrême droite.
08:49Je ne mets pas de signe égal entre les deux.
08:51Vous voyez ce que je veux dire ?
08:52Si je dois être,
08:53je ne serai pas le dernier,
08:55à faire du front républicain
08:56contre M. Bardella ou Mme Le Pen,
08:58je le ferai.
08:59Est-ce que pour conclure,
09:00vous nous dites que la soirée d'hier,
09:02c'est quand même donc,
09:02pour conclure et résumer,
09:04l'échec de la ligne socialiste de l'entre-deux-tours ?
09:08Je dis qu'elle a besoin de clarté.
09:10Non, mais le besoin de clarté,
09:12excusez-moi Boris,
09:13vous n'avez pas parlé dans une semaine,
09:14vous y allez mollo quand même.
09:15Nous avons 36 000 communes.
09:16Nous avons 36 000 communes.
09:18Dans 99% de ces communes,
09:20nous n'avons pas fait alliance
09:21avec la France insoumise.
09:22Ceux qui pouvaient encore douter
09:24de ce que produisait cette alliance,
09:25ils ont la réponse,
09:26ça ne marche pas.
09:27Et ce que je veux dire aujourd'hui,
09:29c'est adresser un message de félicitation
09:30à celles et ceux qui à gauche ont gagné
09:32et dire mon amitié
09:34à tous les militants qui ont perdu
09:35et qui se sont battus loyalement.
09:37Quel qu'était leur choix au second tour ?
09:39Ils l'ont fait
09:39parce qu'ils ont pensé
09:40que c'était l'intérêt
09:41de leurs administratés,
09:42de leurs administrés,
09:43des Françaises et des Français.
09:44En un mot,
09:44il peut aujourd'hui être crédible
09:46pour cette clarté
09:46ou alors il a aujourd'hui ses filles ?
09:48Elle est aujourd'hui demandée avec force
09:49par beaucoup
09:50et par une majorité
09:51au Parti Socialiste.
09:52Et il est crédible ?
09:54Elle est demandée avec force
09:55et par beaucoup
09:56au Parti Socialiste.
09:57Et donc,
09:58il n'est pas crédible
09:59entre les mots.
10:00Ne faites pas ma conclusion.
10:01Non, mais vous,
10:02comme vous ne faites pas
10:02les réponses à la question,
10:03j'essaie de...
10:04Je crois qu'il vous a basculé
10:05sur son répondeur.
10:06Je ne me fais pas
10:07sous un tunnel, c'est ça ?
10:08Merci beaucoup Maurice.
10:09J'aime.
10:09Merci à vous.
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