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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo

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00:0060 minutes info, bonjour à tous et bon dimanche à ceux qui nous rejoignent en direct sur CNews.
00:06Une heure pour décrypter et analyser l'actualité autour bien sûr d'abord de cette guerre au Moyen-Orient.
00:12Le ton n'en finit plus de monter après 23 jours de guerre désormais.
00:16Des frappes croisées israéliennes et iraniennes visant des installations nucléaires, nouveau palier dans l'escalade.
00:21On en parlera également.
00:23Cet ultimatum que l'on pourra évoquer, cet ultimatum de Donald Trump qui menace d'anéantir les centrales électriques de
00:28l'Iran
00:29si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert dans les 48 heures.
00:32On va y revenir aussi et ce dimanche, ce sera évoqué dès le début de notre émission,
00:37est également marqué par le second tour des élections municipales.
00:39Allez voter si vous ne l'avez pas encore fait.
00:41Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, le suspense est de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises.
00:47Les électeurs de plus de 1500 communes qui sont appelés aux urnes donc depuis 8 heures ce matin.
00:51On évoque tout cela avec Edouard Kuckerman.
00:53Bonjour monsieur, merci d'être avec nous.
00:55Ancien porte-parole de l'armée israélienne, ancien négociateur pour les situations de crise et de prise d'otages.
01:00Votre parole sera précieuse sur ce plateau tout comme celle de Françoise Laborde qui nous rejoint comme souvent sur nos
01:06plateaux.
01:06Merci Françoise d'être avec nous.
01:08Merci à Richard Haddad de nous avoir rejoint, historien, politologue, spécialiste du Moyen-Orient.
01:12Et on salue bien sûr aussi Mehdi Raich, analyste politique.
01:16Avant d'entamer nos discussions, il est 15h pile.
01:18On salue Noémie Hardy, l'essentiel à retenir.
01:20Noémie.
01:21Bonjour Julien, bonjour à tous.
01:22A la une de l'actualité, l'armée israélienne frappe un pont au sud du Liban.
01:28Tsaal avait affirmé vouloir toucher des points stratégiques utilisés par le Hezbollah.
01:32Une riposte de l'Etat hébreu suite au décès d'une personne tuée dans une frappe du Hezbollah à la
01:38frontière entre le Liban et Israël.
01:40Et vous en avez parlé, Donald Trump a lancé hier soir un ultimatum à l'Iran sur son réseau social
01:45Trouve Social.
01:46Je cite, les Etats-Unis anéantiront ses centrales électriques si la République islamique ne rouvre pas totalement le détroit d
01:55'Hormuz au trafic maritime dans les 48 heures.
01:58L'Iran a répondu rapidement.
02:00L'armée iranienne visera de son côté les infrastructures énergétiques, de technologie, de l'information et de dessalement de la
02:07région.
02:08Et puis retour en Europe, la Belgique a commémoré aujourd'hui les 10 ans des attentats jadistes de mars 2016
02:15à Bruxelles.
02:16C'est un traumatisme encore palpable dans le pays.
02:19Les cérémonies ont démarré par des témoignages bouleversants à l'aéroport de Bruxelles-Zavant-Thème,
02:24puis dans la station de métro Malbec, les deux cibles des assaillants.
02:30Pour rappel, ces attentats avaient fait 32 morts et plus de 300 blessés le 22 mars 2016.
02:36Merci beaucoup Noémie, qu'on retrouvera dans une trentaine de minutes.
02:41Avant d'aller sur le terrain du Moyen-Orient et de développer avec vous les dernières informations,
02:46la participation au second tour des municipales 2026.
02:49Je rappelle que depuis 8 heures, les bureaux de vote de 1500 communes sont ouverts.
02:53Ce chiffre peut-être un premier mot, on fait un rapide tour de table avant de s'intéresser, je le
02:58disais, au Moyen-Orient.
02:59Françoise Laborde, 20,33% de participation à midi.
03:03Voilà pour les électeurs qui s'étaient déplacés avant la mi-journée.
03:06Premier tour des municipales qui avait été marqué par une abstention record, on s'en souvient, la semaine dernière.
03:12La tendance n'est pas véritablement inversée.
03:15Il y a un petit regain par rapport à la semaine dernière de 1 point.
03:19Ce second tour qui permet pourtant d'avoir une vraie lecture complète, définitive du scrutin.
03:25Et cette participation, qu'est-ce qu'elle nous dit à midi ?
03:28Elle nous dit déjà qu'elle est plus importante que les années précédentes.
03:32Je mets de côté un peu 2020, 2020 c'était l'année du Covid, donc forcément la participation était moins
03:36grande.
03:37Mais je veux dire, par rapport à 2014, c'est pas mal.
03:40Et puis l'autre chose qu'il faut prendre en considération, c'est plus qu'au premier tour déjà, à
03:45la même heure.
03:47Donc c'est plutôt encourageant.
03:47Et puis l'autre chose à prendre en considération, c'est que ça vise essentiellement les grandes villes dont le
03:52scrutin ferme à 20h.
03:54Donc il fait beau, il y a beaucoup de Parisiens lyonnais, de Marseillais, de Toulousains, qui se disent on a
04:01le temps pour aller voter un peu plus tard dans l'après-midi.
04:03Donc je pense, moi, qu'il y a une grande mobilisation pour ce second tour, parce qu'il y a
04:08beaucoup de grandes villes où la bascule, si bascule il y a, peut être importante et déterminante.
04:15Donc voilà.
04:16Mais je répète, allez voter !
04:17Et oui, allez voter, quelles que soient d'ailleurs vos opinions, vos choix.
04:21L'essentiel est d'aller se prononcer, Médira Isch.
04:24C'est vrai qu'il y a des rapports de force, des alliances, des enjeux qui font peut-être que
04:30le scrutin du jour est un petit peu plus mobilisateur.
04:33Et on peut décemment espérer qu'à 20h, la participation soit honorable.
04:39C'est la meilleure chose que l'on puisse espérer aujourd'hui.
04:41Après, je dois avoir une petite contradiction avec ce qui a été dit auparavant.
04:47C'est interdit.
04:48On ne contredit pas, Françoise Laborde.
04:50Je ne le contredit pas.
04:52Apportez une nuance.
04:53Allez-y, allez-y.
04:53Apportez une petite nuance.
04:55C'est que 20,33%, ce n'est pas non plus énorme.
04:57Non, ce n'est pas fou du tout, non.
04:58Ce n'est pas fou du tout.
04:59Alors, on voit qu'il y a une nationalisation du scrutin électoraux.
05:02On voit que les problématiques, notamment en thématique de sécurité, vont s'impliquer dans les thématiques au niveau local.
05:07Mais de manière générale, on voit qu'il y a un essoufflement, une petite fatigue démocratique.
05:11Ce qui est là beaucoup plus préoccupant.
05:13Il faudra voir ce qui se passe un peu plus tard dans la journée.
05:15Si effectivement, comme il fait beau, ça peut être des circonstances qui sont non favorables au vote.
05:19Mais de manière générale, on voit qu'il y a quand même un ralentissement de la fatigue, de l'esprit
05:23démocratique.
05:24Et on voit petit à petit une désynchronisation entre le vote et puis, j'ai envie de dire, le civique.
05:29C'est-à-dire pourquoi les gens vont aller voter.
05:31Quelles sont les raisons pour lesquelles ils vont voter ?
05:32Peut-être qu'ils n'ont plus forcément confiance, soit dans le personnel politique, ou peut-être qu'on voit
05:37qu'au niveau local, ils sont peut-être plus préoccupés par des questions de proximité.
05:40Alors qu'au niveau national, on voit qu'il y a peut-être une défiance beaucoup plus grande.
05:44J'ai du mal encore à estimer, en suivant les résultats de ce soir, peut-être à Paris, qui peut
05:49être symbolique, peut-être ce qui se passera à Marseille.
05:51Mais à mon sens, le taux de participation n'est pas non plus incroyable.
05:54On fait attention, je rappelle qu'on est, Françoise, ancienne membre du CSA, ce n'est pas à vous que
05:58je vais l'apprendre.
05:59On fait très attention à ce que l'on dit, on ne parle d'aucun candidat ni d'aucun enjeu
06:05individuel.
06:06Peut-être juste une dernière question avant d'avancer sur cette guerre en contre l'Iran.
06:11Est-ce que ce soir, on pourra éventuellement entrevoir les prémices, le début de la campagne 2027 également ?
06:20Oui, forcément. Les leçons qu'on en tirera porteront forcément là-dessus.
06:24Je vous rappelle qu'il y a aussi les sénatoriales, entre-temps.
06:27Qui seront peut-être moins suivies, pour le coup, par les électeurs.
06:30Oui, mais c'est un enjeu, parce que les électeurs, ceux qui seront élus cette fois-ci, vont pouvoir voter
06:35pour les postes de sénateurs.
06:37Et pour certains partis, avoir un poste au Sénat, ou un groupe au Sénat, ce n'est pas complètement indifférent.
06:43Et puis, bien sûr, il y aura l'élection présidentielle.
06:46Mais cela dit, il faut être très prudent en matière de politique,
06:48parce qu'on a vu par le passé qu'une victoire d'un camp au municipal ne veut pas dire
06:53qu'on va gagner,
06:54que ce même camp gagne au présidentiel.
06:56Je ne cite personne.
06:57Mais il y a eu des exemples par le passé.
06:59Voilà, c'est ça que je dis.
07:00Bon, je donne le rendez-vous.
07:01Je rappelle le rendez-vous à partir de 17h jusqu'au bout de la nuit.
07:05Les équipes de CNews vous accompagnent pour tout comprendre de ce scrutin,
07:08avec les premiers résultats à partir de 20h à 17h.
07:11C'est Romain Desarbres et Eliott Deval qui prendront l'antenne pour le coup d'envoi de cette soirée spéciale.
07:15La guerre contre l'Iran, deux événements marquants en ce 23e jour de guerre.
07:20Des frappes croisées, je le disais en sommaire, israéliennes et iraniennes qui visent des installations nucléaires,
07:26avec peut-être un nouveau palier dans l'escalade.
07:28On sera sur place en Israël dans une poignée de secondes.
07:30Également cet ultimatum de Donald Trump qu'on va aborder, qui menace d'anéantir les centrales électriques de l'Iran
07:35si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert dans les 48 heures.
07:38D'abord donc, ces frappes et ces images de dégâts spectaculaires encore sur Israël.
07:43Hier soir, des missiles iraniens ont touché les villes de Dimona et Harad dans le désert de Negev.
07:48C'est le sud du pays.
07:49175 blessés sont à déplorer.
07:51De très lourds dégâts, on va le voir quand les images arriveront.
07:54Un premier missile a visé en début de soirée la ville de Dimona, connu pour abriter.
07:59Vous en entendez parler depuis hier soir, notamment ce centre de recherche nucléaire du Negev, Shimon Peres.
08:06D'abord écoutez Benyamin Netanyahou avant de rejoindre nos envoyés spéciaux sur place.
08:09Benyamin Netanyahou qui s'est rendu sur place il y a quelques heures maintenant.
08:14Suis-ici à Harad. Un miracle s'est produit. Personne n'a été tué.
08:19Mais nous ne nous voulons pas nous reposer uniquement sur les miracles.
08:22Il s'est écoulé dix minutes entre l'alerte et l'impact du missile.
08:27Le missile est tombé ici, entre les bâtiments.
08:30Si chacun s'était réfugié dans les abris, sous chaque bâtiment pendant ces quelques minutes, personne n'aurait été blessé.
08:37Benyamin Netanyahou qui a ajouté de manière très offensive, encore une fois, dans cette guerre contre l'Iran.
08:42Nous allons nous en prendre aux gardiens de la révolution islamique, cette bande de criminels.
08:46Nous allons les viser personnellement, leurs dirigeants, leurs installations, leurs actifs économiques.
08:51A marteler le Premier ministre israélien.
08:54Avant de faire un tour de table, de vous entendre bien sûr ici en plateau Thibaut Marcheteau sur place.
08:59Justement précisément à Dimona, très lourdement frappé hier.
09:03Peut-être un mot d'abord sur cette visite du Premier ministre israélien.
09:07sur la réaction des Israéliens qui ont été pour le moins sidérés par cette frappe et la force de ce
09:15missile qui a impacté directement cette ville.
09:21Absolument.
09:21Benyamin Netanyahou qui est venu sur les deux sites qui ont été frappés hier.
09:24Il est resté que quelques minutes seulement pour des raisons de sécurité.
09:27Le colonel Olivier Rafovitch de l'armée israélienne nous disait qu'effectivement sa sécurité autour de Benyamin Netanyahou,
09:34le Premier ministre israélien, était renforcé.
09:36Parce qu'évidemment, il reste une personne très très sensible et qui peut être visée évidemment par le régime iranien.
09:43Mais en tout cas, il tenait à être ici.
09:45Il a parlé d'un bilan miraculeux.
09:47Et vous allez voir sur ces images, vous allez comprendre pourquoi le Premier ministre a tenu ses propos.
09:51parce que nous nous trouvons dans la ville de Dimona qui a été frappée aux alentours de 19h30, heure israélienne.
09:58Et le missile qui a eu un impact direct, il faut imaginer, 500 kilos d'explosifs qui sont tombés dans
10:04cette ville
10:04qui se trouve à, vous l'avez dit, 15 kilomètres environ du centre de recherche nucléaire
10:10qui se trouve en périphérie de cette ville.
10:12Mais c'est bien cette zone urbaine qui a été touchée avec ces images de Fabrice Elsner que vous voyez
10:16et ces appartements qui ont été totalement détruits, tous éventrés, soufflés par le blast du missile
10:23qui a touché plusieurs bâtiments.
10:25Vous le voyez encore une fois, ces images, elles sont impressionnantes.
10:28Et vous pouvez imaginer la violence de cet impact et ce que, évidemment, cela a produit pour toutes ces habitations.
10:35On peut vous dire également que là, vous voyez les dégâts les plus importants.
10:38Mais la plupart des bâtiments aux alentours et dans un rayon très important sont également touchés.
10:44Alors, vous le voyez, il y a encore des habitants qui viennent ici essayer de récupérer quelques affaires.
10:48Il y a aussi ce symbole, cette image qui est très forte.
10:51Beaucoup de personnes viennent ici poser des drapeaux israéliens pour dire qu'Israël reste vivant
10:55malgré la chute de ces missiles, malgré que ces missiles aient transpercé le système anti-aérien.
11:01Israël reste vivant, vous l'avez donné.
11:03Le bilan, il est miraculeux, limité.
11:06On parle de plusieurs dizaines de blessés, quelques blessés graves, mais aucun mort pour l'instant.
11:10Benyamin Netanyahou l'a affirmé.
11:13Il faut continuer, il faut que la population continue de respecter toutes les consignes de sécurité
11:18pour éviter des dommages comme celui-ci.
11:21Parce que vous le voyez, je vais demander à Fabrice Elster de montrer cette image.
11:25La seule habitation qui reste debout, ce sont les abris qui ont permis aux habitants de cette région
11:30de s'en sortir indemne.
11:31Une image particulièrement éloquente.
11:33Merci à Fabrice Elster derrière la caméra.
11:36On se rend compte en effet, comme le rappelle le gouvernement israélien, que ce sont directement
11:39des civils qui ont été touchés.
11:42J'en veux pour preuve cette image très forte également qu'on a vue.
11:45Et si Fabrice peut-être peut nous remontrer cette ours en peluche au milieu des décombres
11:49qui dit tout.
11:51Évidemment, des cibles qui ont été attaquées.
11:55C'est terrible de voir cette image, cette ours en peluche au milieu des décombres.
12:00Pardonnez-moi un dernier mot, Thibaut.
12:03On parle d'une ville qui est à quelques encablures, quelques kilomètres de ce centre nucléaire.
12:08Une ville dans laquelle les habitants se sentent quand même très en sécurité.
12:15C'est une ville qui est sécurisée parce que justement, on est dans cet environnement
12:20de sites nucléaires.
12:22D'où l'étonnement peut-être encore plus grand d'avoir été touché par ce missile.
12:29Absolument.
12:29Il y a 30 000 habitants ici, dans cette ville, dans le désert, on peut le dire, dans le désert
12:34du sud d'Israël.
12:35C'était une ville qui n'était pas forcément régulièrement visée par des projectiles
12:39envoyés par l'Iran.
12:40Et ce qui est arrivé ici, évidemment, c'est un drame pour ces habitants.
12:43Beaucoup venaient ici pour nous expliquer qu'ils avaient des fenêtres cassées dans
12:46leurs appartements.
12:47On était sur place hier, dès qu'il y a eu cet impact.
12:50Quelques dizaines de minutes après, on a vu énormément de gens partir avec des
12:54valises parce qu'évidemment, ces appartements, impossibles de les habiter et ce pour les
12:58prochains mois.
12:59Mais en tout cas, je peux vous dire qu'évidemment, ça a choqué beaucoup de personnes ici.
13:02Il y a aussi le fait que ce missile soit passé à travers le système de défense
13:05antiaérien.
13:06La population, elle fait confiance à ce système.
13:09Même s'il est très efficace.
13:10Cette fois-ci, il a failli d'ailleurs.
13:12L'enquête est menée par l'armée pour essayer de comprendre comment ce missile a pu échapper
13:17à ce système antiaérien israélien qui est pourtant très efficace ici.
13:21Merci beaucoup Thibault Marcheteau pour ses explications complètes avec Fabrice Selsner.
13:25Justement, cette question de la défense israélienne d'Edouard Kukirman, on va se la poser
13:30dans un premier temps ensemble.
13:31C'est l'attaque la plus forte sur Israël en 23 jours.
13:34Un missile qui touche directement le sol.
13:37Tout un quartier qui est soufflé.
13:38Images terribles et spectaculaires à la fois.
13:41On parle d'une charge explosive d'au moins 450 kg.
13:44Comment on explique, très simplement, que tout ou presque en termes d'attaques iraniennes
13:50ou libanaises d'ailleurs, ou du Hezbollah pour être plus précis, ont été neutralisés
13:54en 22 jours et qu'hier, en quelques heures à peine, deux missiles touchent directement
13:59le sol d'Israël.
14:01Malheureusement, il y a eu plusieurs attaques où la population israélienne a été touchée
14:04durant ces 23 jours.
14:06On a vu d'ailleurs quelques morts.
14:07Là, il n'y a pas eu de morts, mais il y a eu plus de 80 blessés.
14:10Il y a un mort dans le nord aujourd'hui, sur une roquette du Hezbollah.
14:12Oui, et il y a eu malheureusement des morts au début du conflit.
14:16Mais le rythme des missiles se réduit.
14:19On était au début à près de 80 missiles par jour.
14:22Là, on est à moins de 20 missiles par jour.
14:24Et il y a spécifiquement sur les deux derniers jours un problème également de tempête de
14:31sable qui a joué.
14:33Et l'efficacité des systèmes antimissiles n'est pas au même niveau que lorsque le
14:39temps est au beau.
14:40On atteint aujourd'hui à peu près, on a 80...
14:43Ça suffit à expliquer cette défaillance, si je puis dire.
14:47C'est une raison majeure, puisque...
14:48Parce que moi, je me suis posé deux questions, en fait, M. Kukerman, pardon de vous interrompre,
14:52et je vous laisse répondre plus longuement.
14:54En fait, il y a deux options sur le fait que ces missiles touchent le sol.
14:58D'ailleurs, on peut revoir avec Florian en régie ces images d'hier soir et de ce
15:03missile qui tombe sur Dimona.
15:06Dimona, pardonnez-moi.
15:07Il y a deux options.
15:08Soit on est face à des missiles qui sont d'une nouvelle facture, qui sont ultra puissants,
15:15et les missiles antimissiles israéliens ne sont pas faits, ne sont pas conçus pour
15:21attraper ce genre de missiles, les contrer plus précisément.
15:26Soit on est sur une erreur d'interception, tout simplement.
15:30Quelle est la réalité du fonctionnement du dôme de fer ?
15:32Est-il plus fragile qu'on ne l'imaginait ?
15:34Dans le conflit en géant, le nombre de missiles qui atterrissent sur le territoire israélien
15:41a été à peu près de 20%.
15:42Là, on est à 8%.
15:43Donc, le système du dôme de fer fonctionne plus efficacement en général.
15:47C'est vrai qu'il y a également ces missiles, mais ce n'est pas le cas d'un missile
15:51de
15:51Dimona, qui se répartissent, et on voit ça en particulier au-dessus de Tel Aviv.
15:55Donc, au lieu d'envoyer un missile, il y a une fragmentation d'une vingtaine de missiles
16:00qui pose problème.
16:01C'est quelque chose qui est géré de manière...
16:03C'est beaucoup plus difficile à éliminer le risque.
16:06Mais d'un autre côté, si les gens rentrent dans les abris, comme l'a dit M.
16:10Netanyahou, ça réduit le risque de manière conséquente.
16:13– Oui, Françoise, vous vouliez ajouter une précision ?
16:15– Oui, alors, je pense que c'est votre contrôle, je ne vais pas dire de bêtises,
16:19mais de ce que j'ai compris et lu ici et là, c'est que les Iraniens ont aussi une
16:25stratégie
16:25qui consiste à saturer, en quelque sorte, le dôme de fer en envoyant d'abord des drones
16:29et puis après cette nouvelle génération de missiles.
16:32Moi, ce que j'ai compris, c'est que ce sont des missiles qui sont hypersoniques
16:35et qui naviguent, si je puis dire, à des vitesses qui laisseraient incroyables,
16:40genre Mach 20, ce qui fait 24 000 km heure.
16:45Et donc, les calculs de trajectoire sont extrêmement pointus et compliqués.
16:49D'ailleurs, on le voit sur ces images, très clairement.
16:51Il y a quand même une interception, mais ça n'empêche pas le missile de tomber.
16:55Et ce que j'ai vu dans le Washington Post, et je rends à César, c'est grâce à Olivier
17:00Vial,
17:00c'est qu'il semble que les Iraniens aient reçu, notamment de la Chine, du matériel supplémentaire,
17:07notamment du proper gold solide qui leur permet d'utiliser cette nouvelle génération de missiles
17:12qu'ils n'utilisaient pas auparavant.
17:14Et c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, on a des missiles qui sont tellement rapides
17:17que c'est en effet compliqué à intercepter en temps et heure,
17:22et que les Iraniens utilisent maintenant ces missiles,
17:25qui sont sans doute les mêmes d'ailleurs qui ont été utilisés pour aller taper Diego Garza,
17:30et qui sont capables d'aller à 4 000 km.
17:34Donc, cette nouvelle génération de missiles, avec ce nouveau carburant,
17:38si je puis dire, je ne suis pas spécialiste, le proper gold solide,
17:42permettrait d'aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin,
17:44et serait beaucoup plus compliqué à intercepter.
17:47Ce qui explique pourquoi le dôme de fer, qui fait ce qu'il peut, si je puis dire,
17:52n'arrive pas forcément à intercepter ces missiles-là,
17:55et c'est un sujet parce qu'on est aussi concerné.
17:59Évidemment, et c'est intéressant ce que dit François Labor de Richard Haddad,
18:02parce que c'est vrai qu'il y a certains composants qui sont sous sanction,
18:06dont l'Iran ne peut pas bénéficier, mais qui arrivent quand même au régime,
18:10et c'est en cela qu'on peut décemment se poser la question d'aide,
18:14qu'elle soit chinoise, russe, que sais-je.
18:16J'ai du mal à croire, enfin je ne sais pas, on ne sait pas si ça c'est des
18:19rumeurs,
18:20on ne sait pas si l'Iran reçoit des aides, moi je me demande par quels moyens ils pourraient les
18:23recevoir,
18:24parce que les moyens maritimes sont complètement bloqués.
18:26Par le Nord, par la mer Caspienne peut-être ?
18:28Oui, ça paraît compliqué, mais c'est possible, c'est possible.
18:31Mais en tous les cas, je voudrais relativiser,
18:33alors à chaque fois, tout ça est très spectaculaire,
18:36les images que l'on voit en Israël et tout,
18:37mais je relativiserai parce que, comme vous l'avez dit,
18:42heureusement, il n'y a aucun mort, il y a des blessés,
18:44mais lorsqu'on fait la guerre, il y a des morts et des blessés.
18:47Je rappellerai que le 7 octobre 2023, il y a eu plus de morts que depuis le début de cette
18:52guerre.
18:52Mais ce n'est pas tant, et pardon de le dire de cette façon,
18:55mais ce n'est pas tant les pertes ou les dégâts humains
18:58qui nous interpellent sur les questions que j'essaie de vous poser,
19:02c'est le fait que des missiles touchent directement le sol d'Israël.
19:06Et c'est ça qui peut inquiéter la population israélienne,
19:08c'est sur ça que je veux insister,
19:10ce que disait aussi en substance françoise il y a un instant,
19:12c'est-à-dire que pendant 22 jours,
19:13on a atténué au maximum cette défense avec les drones,
19:18avec les missiles,
19:19pour arriver aujourd'hui avec un bouclier qui est peut-être moins performant
19:24et des missiles qui passent à la vitesse supérieure.
19:26M. Kukerman et M. Haddad, avant de marquer la pause.
19:28On sait que le système du Iron Dome n'est pas imperméable,
19:32il est plus efficace que ce qu'on a vu en juin.
19:35Par contre, ce qui est important,
19:36c'est que malgré ces missiles qui atterrissent sur le territoire israélien,
19:40le peuple israélien est uni et comprend l'importance de ce qui se passe.
19:46On est dans une situation historique qui est unique,
19:48on peut enfin se débarrasser de ce régime des Molas
19:53qui a attaqué Israël par le biais de ses proxys depuis 40 ans.
19:57On a souffert du Hezbollah, du Yémen, également de Gaza,
20:01qui a l'approvisionnement continuel de ce régime.
20:05Donc on est pour la première fois en position où on attaque la source du problème.
20:10Donc l'ensemble du peuple israélien, même l'opposition,
20:13supporte massivement l'effort de guerre qui est mené,
20:15même s'il y a un prix à payer qui est triste.
20:19Il passe par ces sirènes qui retentissent quotidiennement
20:22et ses obligations d'aller se réfugier parfois de très longues heures dans ses abris.
20:26Un dernier moment à la pause.
20:27Oui, je veux dire qu'on s'est habitué à l'idée de faire la guerre sans morts et sans
20:31blessés.
20:32Alors le système antimissile d'Israël n'est pas fiable à 100%, ça n'existe pas.
20:36C'est déjà une sorte de...
20:37Est-ce qu'il est à court de munitions ?
20:40Est-ce qu'on le sait ce dôme de fer ?
20:42Il y a beaucoup d'antimissiles qui sont lancés et ils ne sont pas remplacés dans la minute par définition.
20:48Non, je pense qu'ils ont prévu tout de même, ils se doutaient bien.
20:50Rappelez-vous, ils avaient dit, les Américains et les Israéliens avaient prévu que la guerre durait au moins six semaines.
20:55Et donc on n'y est pas, on n'est qu'à la moitié.
20:57Donc j'imagine bien qu'ils ont prévu tout ça.
20:59Mais après, rien n'est garanti à 100%.
21:02Une guerre, il y a des risques.
21:03Et c'est déjà un miracle qu'ils arrêtent 90% des missiles qui arrivent.
21:08Enfin, on s'habitue à des choses qui n'existent pas.
21:11Dans aucun pays au monde en guerre, il y a 90% des missiles qui sont dirigés vers lui.
21:16Le chiffre, c'est 92% très précisément.
21:19C'est déjà impressionnant.
21:20De cet après-midi, tu parlais de 400 missiles, je crois.
21:23Donc 92% ont été...
21:25Mais Iran ne stoppe aucun missile.
21:27Donc il faut comparer des choses de manière...
21:29On veut en marquer une courte pause.
21:30On se retrouve dans une poignée de secondes.
21:33On poursuit nos discussions, notamment autour de cet ultimatum...
21:36Cet ultimatum, j'allais dire.
21:38Quel drôle de contraction.
21:40Cet ultimatum de Donald Trump qui donne 48 heures à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
21:46Alors qu'on se quitte sur ces images terribles.
21:48En effet, ce contraste, cette ours en pluche et ces terribles dégâts dans les habitations civiles de Dimona.
21:55A tout de suite.
22:00Il est quasiment 15h30.
22:01Merci de nous rejoindre en direct sur CNews.
22:03La suite de 60 minutes info.
22:05On retourne sur le terrain en Israël et on développe les dernières informations autour de la guerre au Moyen-Orient.
22:10Mais d'abord, l'essentiel de l'actualité.
22:13Noémie Ardy.
22:13Bonjour Julien, bonjour à tous.
22:15A la une de l'actualité, l'Iran a tiré vers Israël plus de 400 missiles balistiques depuis le début
22:21de la guerre.
22:2292% de ces missiles ont été interceptés, a affirmé dimanche un porte-parole de l'armée israélienne.
22:29Il a précisé que les missiles balistiques qui ont touché la ville à Dimona et Arad dans le sud d
22:35'Israël sont les mêmes que les missiles interceptés généralement.
22:38Mais hier soir, le bouclier antimissile n'a pas fonctionné.
22:41Et justement, depuis Arad, la ville qui a été touchée par les frappes iraniennes hier soir,
22:46Benyamin Netanyahou s'est exprimé aujourd'hui,
22:49le premier ministre israélien a promis ce dimanche qu'Israël viserait personnellement les dirigeants de la République islamique d'Iran
22:56et les gardiens de la révolution.
22:58Et puis en Irak, 8 attaques nocturnes ont visé un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport international de
23:05Bagdad,
23:06un centre qui a été visé par des roquettes et des drones.
23:09L'Irak ne souhaitait pas s'intégrer dans le conflit, mais des factions armées irakiennes et pro-iraniennes revendiquent des
23:16attaques contre les intérêts américains.
23:18Merci beaucoup Noémie. Avant de revenir sur cet ultimatum de Donald Trump et cette toute dernière dépêche qui nous parvient
23:23il y a une quinzaine de minutes
23:24et les menaces de l'Iran de fermer entièrement le détroit d'Hormuz si justement Washington visait ses centrales électriques.
23:31Je voudrais qu'on retourne un instant à Dimona avec Thibaut Marchoteau et Fabrice Elstner pour CNews.
23:37Dimona et Arad, ces deux villes du sud, lourdement frappées par les missiles iraniens hier, 175 blessés, de lourds dégâts
23:45matériels.
23:46Et justement, vous vouliez illustrer un petit peu plus l'ampleur de ces dégâts avec nous, Thibaut ?
23:53Oui absolument, Julien. On a pu rentrer avec Fabrice Elstner à l'intérieur d'une maison qui a été touchée.
23:58On a pu avoir l'assurance par les secours que cette maison avait des fondations qui tenaient.
24:02Voilà pourquoi on a pu rentrer et vous montrer ces images de dégâts à l'intérieur.
24:06Ce sont des scènes de vie qui se sont arrêtées vers 19h30 hier, heure israélienne,
24:10quand un missile balistique à longue portée iranien a été lancé sur cette localité du sud d'Israël.
24:17Vous voyez, ces images, elles sont impressionnantes. C'est peut-être anecdotique, mais cette bibliothèque,
24:21ce salon qui a été totalement soufflé par l'explosion. Et à l'intérieur de l'endroit où nous nous
24:26trouvons,
24:27sûrement un salon, tout a été totalement soufflé par le blast de l'explosion.
24:32L'impact du missile, il est situé à quelques mètres seulement de cette maison.
24:38Le bilan, encore une fois, on le répète, et comme l'a dit Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
24:42il reste miraculeux parce qu'il n'y a aucun mort dans cette explosion.
24:45Il y a des blessés, il y a des blessés graves qui sont pris en charge, qui ont été pris
24:49en charge d'ailleurs rapidement
24:50par les hôpitaux et les secours israéliens, mais il n'y a aucun mort parce que les seules pièces
24:55qui sont restées debout dans ces habitations, il y en a plusieurs dizaines autour de nous,
24:59eh bien ce sont les abris. La population, les autorités le répètent, il faut rester dans les abris
25:04pour évidemment plus de sécurité, ce qui a encore une fois marché, même si ce missile est passé
25:09à travers du système de défense aérien.
25:11Thibaut Marcheteau, merci beaucoup et merci à Fabrice Elsner pour les images.
25:16C'est vrai, Richard Haddad, et je reprends un peu ou prou les propos de Thibaut il y a un
25:20instant,
25:21ça peut paraître futile ou évident de dire que la vie s'arrête quand la guerre frappe,
25:29mais ces images elles sont d'une éloquence et cette conscience que l'on prend en voyant cela
25:35qu'une fraction de seconde tout bascule dans la vie des uns ou des autres quand on est dans des
25:40pays comme celui-là.
25:41Oui, mais vous savez que les Israéliens sont habitués à ça, à la guerre, pas forcément à des missiles de
25:46ce genre,
25:46mais ils sont habitués à la guerre, ils ont vécu depuis, ça fait des décennies qu'ils vivent par période
25:54des attaques,
25:56qu'elles soient palestiniennes, qu'elles soient du Hezbollah, qu'elles soient même de l'Iran,
25:59parce que ce n'est pas la première fois que l'Iran envoie des missiles sur Israël.
26:04Je pense que la population israélienne est sur ses gardes et malheureusement habituée à ça.
26:09Par ailleurs, ce genre de bombardement ne fait qu'unifier la population israélienne derrière ses dirigeants contre l'Iran.
26:20D'ailleurs, ce genre de frappe démontre que cette guerre est utile,
26:24parce que l'Iran est en train de nous montrer de quoi il est capable,
26:29et d'ailleurs, on va en parler peut-être plus tard, mais il est capable aussi d'atteindre le sud
26:33de l'Europe apparemment.
26:34Et c'est pour cela que ceux qui nous disent qu'il ne fallait pas faire cette guerre, etc.,
26:39ceux qui reprochent à Donald Trump et à Benyamin Netanyahou d'avoir déclenché cette guerre,
26:44que répond-il à ça ?
26:45Faut-il laisser l'Iran avoir des missiles qui détruisent d'abord ses voisins
26:52et potentiellement qui peuvent atteindre l'Europe, voire d'autres régions du monde ?
26:57Un régime islamiste, un régime de Mullah ?
27:00Faut-il lui laisser cette possibilité de faire du chantage au monde entier ?
27:05D'ailleurs, c'est Benyamin Netanyahou dans son déplacement, M. Koukerman tout à l'heure,
27:08qui a sommé l'Europe d'une certaine façon d'intervenir.
27:12Il faut dans un premier temps prendre conscience qu'en effet, cette guerre, elle nous concerne tous.
27:17Faut-il rappeler depuis 23 jours que l'Iran a du sang français sur les mains depuis de longues années
27:22et que les Européens doivent se positionner,
27:26en tout cas sont appelés à se positionner de façon beaucoup plus claire dans ce conflit ?
27:30Je suis d'accord avec vous. Je trouve que c'est étonnant que la France et l'Europe n'agissent
27:34pas contre ce régime
27:35qui a vu qu'il était capable de tuer sa propre population,
27:40de cibler également des États qui n'avaient fait aucune déclaration contre l'Iran,
27:46comme les pays sunnites modérés.
27:48Évidemment, l'objectif de destruction de l'État d'Israël et à terme le grand Satan, c'est les États
27:54-Unis.
27:55Il est clair que tous les pays occidentaux devraient s'allier pour faire face à cette dictature
28:01qui peut à terme mettre en péril l'Europe.
28:05On a vu qu'ils étaient capables de prendre en otage la population civile iranienne et les voisins,
28:11mais ils peuvent à terme prendre en otage l'Europe en menaçant l'Europe avec des missiles
28:16qui, aujourd'hui, on le sait, peuvent atteindre chacune des villes européennes.
28:21Donald Trump, l'ultime à terme, on avance.
28:23François, je vous donne la parole. Il nous reste assez peu de temps
28:26et je voudrais évoquer pas mal d'angles sur le thème de cette guerre.
28:29Donald Trump qui a donné 48 heures à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Hormuz.
28:34Message posté sur son réseau social tard dans la nuit.
28:37Si l'Iran, lisons ensemble, si l'Iran ne rouvre pas totalement sans aucune menace
28:42le détroit d'Hormuz dans les 48 heures à compter de cet instant précis,
28:46les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ces différentes centrales électriques
28:51en commençant par la plus grande.
28:54D'ailleurs, on s'est posé la question, je ne sais pas si quelqu'un a la réponse,
28:56la plus grande centrale, je ne sais pas de quelle centrale il parle précisément,
29:00Donald Trump en l'occurrence, M. Kukerman.
29:03Je n'ai pas d'informations précises sur son objectif, mais il est clair qu'il parle de centrales électriques.
29:11Il cible les capacités énergétiques et civiles.
29:17Donc la menace, c'est de plonger l'Iran dans le noir dans 48 heures.
29:20C'est de dire, votre seule source de financement, c'est le pétrole et le gaz.
29:25On va détruire vos infrastructures énergétiques et à ce moment-là, vous n'aurez plus la capacité de financer
29:32la reconstruction de l'Iran, de la militarisation à venir de l'Iran.
29:40Et de ce fait, ils perdent toutes leurs ressources qui financent aujourd'hui l'armée et ce mouvement islamiste.
29:47La réponse du régime iranien, il y a une vingtaine de minutes, en tout cas, elle tombe à l'agence
29:51France Presse officiellement, il y a une vingtaine de minutes.
29:53Françoise, l'Iran menace de fermer entièrement le détroit d'Hormuz si Washington vise ses centrales électriques.
30:01La source, ce sont les forces armées iraniennes précisément.
30:05Il est capable d'aller jusqu'au bout, Donald Trump ?
30:07Alors, premièrement, moi je pense que l'Iran, en tout cas le régime actuel, se moque complètement que les civils
30:13iraniens soient en panne d'électricité
30:15parce que j'imagine qu'ils ont des générateurs de toute façon pour faire marcher les enjeux absolument stratégiques.
30:23Deuxièmement, il ne faut jamais sous-estimer la capacité de Trump à jouer au billard à trois bandes.
30:28Parce que fermer le détroit d'Hormuz, ça pénalise essentiellement la Chine et le Japon, qui ont besoin du pétrole
30:36iranien.
30:37Ça pénalise évidemment l'Iran.
30:38L'Inde également.
30:39Et l'Inde, absolument.
30:41Donc, j'allais dire, c'est peut-être au contraire une façon de dire, ça implique un peu tout le
30:48monde, si je puis dire, à partir de ça.
30:50Ce qu'on pensait davantage, c'était la capacité des Américains à occuper l'île de Karl, qui est un
30:54des grands terminaux pétroliers du pays.
30:58Et c'est pour ça, disait-on, qu'il y avait 5000 Marines Américains.
31:02Parce que, bon, occuper l'île de Karl, c'est à la portée peut-être.
31:05Parce que l'Iran, sinon, c'est impossible d'avoir une occupation terrestre.
31:08C'est un pays gigantesque.
31:09Mais donc, l'Iran menace de fermer le détroit d'Hormuz.
31:13De fait, il est déjà fermé, le détroit d'Hormuz.
31:15Il y a aussi une dimension.
31:17Il est fermé à 95%.
31:18Donc là, il menace.
31:19Oui, ils ont laissé passer un bateau japonais.
31:21Comment ?
31:21C'est leur pétrole à eux qui se ferme.
31:22Oui, voilà.
31:23Donc, s'ils le ferment, ils le fermeraient pour leur pétrole.
31:25Oui, c'est vrai que c'est un peu absurde.
31:26Et puis, ils font payer un tribut, toutes les personnes qui veulent passer.
31:29Il y a déjà eu plus ou moins un cas similaire dans les années 80.
31:33Lorsqu'il y a eu la guerre Iran-Irak, entre 80 et 84,
31:36il y a eu ce qu'on appelle la guerre des pétroliers.
31:38Effectivement, il y a eu une séquence pendant 4 ans
31:40où, en fait, on se retrouvait à bombarder des pétroliers.
31:43C'était les Américains qui devaient intervenir pour escorter chaque pétrolier
31:46qui voulait passer par le détroit d'Hormuz.
31:48Et c'est ensuite pour ça qu'il y a eu des contre-chocs de chaque pétrolier.
31:50Donc, on est un peu dans une configuration qui peut ressembler plus ou moins à ça.
31:54Et effectivement, je pense que Donald Trump, il joue très bien son billard à 3 ans.
31:57Il sait très bien ce qu'il fait.
31:58Il est entouré d'un été majeur qui connaît très bien la situation.
32:01Quand il s'engage dans quelque chose, il est conseillé.
32:03Donc, ce n'est pas non plus un homme seul qui décide, je veux faire ça.
32:06Non, il est forcément conseillé.
32:07Donc, je prends un petit peu de recul sur la situation.
32:10Effectivement, ça peut amener à des répercussions au niveau mondial sur le coût du pétrole.
32:13On voit que le pari du Brent, il explose.
32:15Mais ce n'est pas une situation que l'Iran peut tenir indéfiniment.
32:18Et en ce qui concerne le prix du pétrole, il faut rappeler que les Etats-Unis sont autosuffisants en pétrole.
32:24Donc, pour eux, j'allais dire qu'il y a une crise pétrolière, ce n'est pas un drame économique.
32:29Mais rappelons quand même, Richard Haddad, que chaque jour qui passe, chaque jour de plus où le Détroit est fermé,
32:38l'impact est chaque fois plus fort sur l'économie mondiale.
32:41Et ça, je pense que Trump en a parfaitement conscience, Donald Trump.
32:44Oui, il en a conscience, mais comme vous venez de le rappeler, les Etats-Unis sont loin.
32:49Ils sont autosuffisants en pétrole.
32:51Et donc, pour le moment, les réactions iraniennes, elles sont contre les voisins de l'Iran,
32:57les voisins qui sont des alliés, des Américains.
33:00Mais alors, ils menacent d'attaquer les...
33:03Les pétro-monarchies.
33:03Oui, les pétro-monarchies, ils menacent d'attaquer leur...
33:07Les usines de dessalement de l'homital.
33:09Les usines de dessalement, etc.
33:10Mais enfin, je veux dire, Donald Trump, les Etats-Unis ne sont pas inquiétés par cela.
33:15Alors, c'est vrai que ce sont leurs alliés, mais la sécurité des Etats-Unis, la puissance de l'armée
33:20américaine n'est pas touchée.
33:21Normalement, quand on fait la guerre, on essaie de toucher la puissance militaire qui nous envoie des missiles.
33:27Donc, l'Iran, à chaque fois, ils veulent réagir contre des voisins, ils fabriquent de nouveaux ennemis, des voisins qui
33:32sont musulmans.
33:33Sous prétexte qu'ils abritent des infrastructures américaines.
33:35Oui, enfin, pour le moment, ils bombardent des tours à Dubaï qui n'abritent pas l'armée américaine.
33:40Ils bombardent des infrastructures pétrolières du Qatar.
33:45Hier ou avant-hier, ils ont envoyé un missile qui a atterri à une centaine de mètres de la mosquée
33:50Al-Aqsa, qui est le troisième lieu de l'Islam.
33:53Je ne sais pas si leur corps religionnaire serait content de ça.
33:56Vous voyez, ils fabriquent des ennemis comme ça, mais ils ne touchent pas le cœur militaire de ceux qui leur
34:02font la guerre, à savoir l'armée israélienne et l'armée américaine.
34:05D'ailleurs, les pays du Golfe, un mot peut-être, Edouard Kukirman, sur ces pays du Golfe qui, pour certains,
34:10commencent à être exsangues,
34:11avec des infrastructures gazières aux pétrolières, gazières au Qatar, pétrolières au Koweït, notamment, qui ont été touchées ces dernières heures.
34:18Je crois qu'on est à 15% des infrastructures gazières du Qatar qui sont touchées.
34:22Donc, l'impact se fait véritablement sentir.
34:26Combien de temps, imaginez-vous, que les pays du Golfe vont rester dans cette retenue ?
34:30Je pense qu'ils sont contents que les Israéliens et l'armée américaine fassent le seul boulot.
34:35Parce qu'aujourd'hui, ils ne veulent pas se faire un ennemi publiquement, mais ils se rendent compte du risque
34:39iranien.
34:40Ils se rendent compte que l'Iran est une véritable menace pour les pays sunnites de cette région.
34:46Donc, leur objectif, c'est d'en finir avec ce régime.
34:49Même s'ils ne le disent pas publiquement, mais ils veulent en finir avec ce régime.
34:51C'est également l'objectif des Israéliens, en tout cas.
34:55Sauf qu'ils sont chaque jour un petit peu plus menacés.
34:58Imaginons que l'Iran mette ses menaces à exécution dans les 48 heures.
35:01Pourquoi pas frapper une usine de désalinisation en Arabie Saoudite dans les prochaines heures ?
35:06Que les gens qui nous regardent soient bien conscients.
35:08L'Arabie Saoudite, ce n'est pas la France.
35:10Vous n'avez pas des rivières tous les 2 kilomètres.
35:12L'eau potable, elle est extrêmement rare.
35:14Vous frappez ces usines-là.
35:16Dans la semaine qui suit, vous avez un peuple entier qui meurt de soif.
35:18Oui, mais c'est pour ça qu'ils veulent que les Israéliens et les Américains terminent le boulot.
35:22Et on est dans une situation où on a encore beaucoup d'objectifs militaires.
35:26On a probablement encore au moins 2 semaines où on peut déployer,
35:29on peut détruire une grande partie des infrastructures restantes.
35:32On s'est déjà débarrassé de l'armée de l'air iranienne, de la marine iranienne,
35:37de tous les missiles solaires.
35:39Maintenant, il reste encore des missiles et des drones à détruire.
35:44Quelques infrastructures.
35:45Mais dans 2 semaines, je pense que le gros du boulot sera terminé.
35:49Avançons dans nos discussions avec hier également, ce fait extrêmement marquant.
35:53Françoise, vous l'avez abordé rapidement tout à l'heure.
35:55L'Iran qui a tenté de frapper sans succès cette base américaine britannique,
36:00américano-britannique de Diego Garcia, qui situe en plein milieu de l'océan Indien.
36:04Une tentative qui signifie que l'Iran est capable de frapper au-delà de la portée initialement annoncée,
36:11à savoir 2000 kilomètres.
36:12Là, on est à 4000 kilomètres.
36:14Je ne sais pas si on peut apporter avec nos amis en régie cette carte.
36:18Ce rayonnement finalement qui prouve que si vous frappez depuis l'extrême ouest de l'Iran,
36:24c'est Paris qui est à portée tir et une très très grosse partie de l'Europe.
36:30Et Benyamin Netanyahou l'a rappelé tout à l'heure, d'ailleurs, lors de son passage à Dimona.
36:39Pardonnez-moi, excusez-moi, écoutez Benyamin Netanyahou.
36:44Ils ont tiré un missile balistique intercontinental sur Diego Garcia.
36:49Cela représente une portée de 4000 kilomètres.
36:51Je ne cesse de le répéter, ils ont désormais la capacité d'atteindre le cœur de l'Europe.
36:57Ils ont déjà tiré sur des pays européens, notamment Chypre.
37:01Ils prennent tout le monde pour cible.
37:04Charadad, quel était le message politique selon vous de cette frappe iranienne ?
37:08Et Françoise reprendra, pardonnez-moi.
37:10Ils essayent de faire peur.
37:12Ils sont dans une stratégie de faire soulever l'opinion publique occidentale contre ces dirigeants.
37:19Enfin, je veux dire américaines et notamment européennes pour que les Européens ne participent pas à cette guerre.
37:23Mais en fait, c'est l'effet contraire qui devrait arriver parce que lorsque Donald Trump et Benyamin Netanyahou
37:30avaient dit que l'Iran est un danger, pas seulement pour Israël mais pour le monde entier
37:34parce qu'il aurait des missiles qui pourraient atteindre l'Europe, on s'est moqué d'eux.
37:38On a dit non, non, mais ils essayent de faire peur pour justifier leur intervention.
37:42Or, les Iraniens viennent par cet envoi de missiles sur cette île de confirmer finalement ce que disent Donald Trump
37:51et Benyamin Netanyahou.
37:52Par ailleurs, en faisant ça, ils ne font que justifier cette guerre.
37:57Et puis, voilà, bientôt, ils sont en train d'enrichir leur uranium.
38:02Donc, si jamais ils ont une arme nucléaire dans six mois, dans un an,
38:06ça voudrait dire que leur arme nucléaire, leur missile nucléaire pourrait atteindre l'Europe, voire plus loin.
38:11Et donc, voilà, Française Laborde.
38:13Oui, je suis assez d'accord avec Richard sur le fait, en effet, que c'est une façon très claire
38:17de dire aux Européens,
38:18regardez, si demain on veut vous viser, c'est à notre portée.
38:22Mais ils ne se rendent vraiment pas servis, si je trouve.
38:24Parce que là, ils sont à 4000 kilomètres, mais peut-être qu'ils pourraient faire plus, y compris ce qu
38:28'ont dit les Américains.
38:30Mais moi, là où je suis plus perplexe, c'est que je connais un peu le Liban,
38:35je connais moins Israël, mais je connais bien le Liban,
38:38les Libanais et les Israéliens aussi, mais ils ont une capacité de résilience
38:41qui est absolument admirable.
38:42Alors, c'est vrai que pendant des années et des années, ils ont pris des bombes sur la tête, si
38:48je puis dire.
38:48Donc, ça a forgé cet esprit de résistance.
38:51Je ne suis pas sûre que si on recevait des bombardements en Europe,
38:55on aurait immédiatement la même capacité de résilience.
38:59Et je ne suis pas sûre qu'on se sortirait les drapeaux en disant...
39:01On n'a pas la même expérience.
39:03On a une expérience, mais disons qu'elle est un peu plus lointaine et que...
39:06Les générations actuellement...
39:08Les générations ont changé.
39:10Mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est que ça donne raison à tous ceux qui disent,
39:15au fond, c'était une coup de folie de Donald Trump qui est parti tout seul.
39:21On a entendu pendant très longtemps la diplomatie française dire,
39:23mais pourquoi il ne nous a pas prévenu comme si quand on a l'intention d'aller bombarder un pays
39:28et d'aller kidnapper le...
39:29Ou en tout cas...
39:29Comme si la voix de Paris avait une importance.
39:31Oui, mais on ne prévient pas.
39:32Ça, c'est rare qu'on...
39:33Il avait encore une importance.
39:34Faites bien le préciser.
39:36Donc voilà.
39:36Paris veut négocier.
39:38Emmanuel Macron n'arrête pas de nous dire qu'il veut négocier avec l'Iran.
39:41Il veut négocier avec des tricheurs et des menteurs.
39:43Oui, mais même quand...
39:44Mais c'est peut-être pour ça qu'on est un peu hors-jeu sur la scène diplomatique.
39:48Parce qu'on n'a pas forcément les bons arguments avec nos interlocuteurs et les bons moyens de pression.
39:53Mais en même temps, il faut reconnaître que la France a déployé une marine
39:56qui est d'une capacité, d'une intensité formidable comparée aux autres pays.
40:02On est les seuls pays européens...
40:03À l'instar de l'Angleterre.
40:04Le seul pays...
40:04Oui, mais qu'Emmanuel Macron ne voudrait l'utiliser qu'une fois la guerre terminée.
40:11Vous êtes quand même positionné en Méditerranée.
40:13Vous actez hier parmi 20 autres pays que vous êtes en passe d'accéder à cette sécurisation du détroit d
40:20'Hormuz.
40:20Édouard Kikermann.
40:21La France, et j'ai en mémoire, évidemment, nous avons tous en mémoire le tragique décès de la duche d
40:27'enchef Friand en Irak.
40:30La France est une cible officielle du régime des Mollah.
40:34Il ne s'agit pas ici de faire du catastrophisme fiction, mais potentiellement, l'Europe, Paris, sont à portée de
40:41tir de Téhéran.
40:42Il faut que nous en soyons conscients.
40:43Il ne faut pas oublier que l'Iran a financé le Hezbollah, qui a attaqué le Drakkar et qui a
40:48ciblé les parachutistes français.
40:50Il n'y a pas de limite de ce qu'ils peuvent faire.
40:54Ils l'ont prouvé en tuant leur propre population.
40:57Donc, ils peuvent évidemment cibler n'importe quel État européen qui se manifeste contre l'Iran.
41:03L'Iran peut décider, par exemple, de conquérir les pays voisins.
41:06Et l'Europe ne peut rien faire s'il y a une menace nucléaire, s'il y a une menace
41:09de missiles qui peuvent tomber sur Paris.
41:12Donc, il est clair que c'est une situation qui est impossible à tenir.
41:17Et c'est pour ça que ce que devraient faire tous les pays occidentaux, c'est de se rallier pour
41:23en finir avec ce régime.
41:24Qu'est-ce qu'ils attendent, selon vous, ces pays occidentaux ? De quoi ont-ils peur ?
41:27Je pense que pour l'instant, ils voient que le boulot est fait par les Israéliens et par les Américains.
41:32Alors, les critiques de temps en temps, ils ont toujours peur que si l'Iran résiste, qu'il soit justement
41:40des objectifs pour les Iraniens.
41:42Mais nous, on doit se concentrer sur le fait de faire tout ce qui est possible pour en finir avec
41:49ce régime.
41:49Par exemple, si là, avec la négociation qui a lieu sur le détroit d'Hormuz,
41:55et si Israël et les États-Unis ciblent les infrastructures énergétiques,
42:01sera un impact majeur et ça va réduire de manière très claire le temps de survie de ce régime.
42:07Parce que ce régime vit grâce au pétrole et au gaz,
42:11et ils arrivent à avoir peut-être encore 15% de la population iranienne qui les soutient,
42:16parce qu'ils reçoivent un salaire à la fin du mois.
42:19À partir du moment où il n'y aura plus d'argent parce que leur source de revenus est détruite,
42:27à ce moment-là, ça va être un catégorieux pour la fin de ce régime.
42:29Tout en sachant qu'une grande partie des Iraniens vivent déjà sous le seuil de pauvreté.
42:33Une partie de la population iranienne est pauvre.
42:35Et pas les gardiens de la révolution.
42:37Je reviens sur ce qui a été dit, c'est que par définition l'Iran nous a déjà attaqué.
42:40Nos bases ont déjà attaqué, donc le seul français a été attaqué.
42:42À Bouddhabi, premier jour.
42:43Et par le moyen de financer des organisations terroristes,
42:46on a déjà subi tout l'aspect néfaste que peut avoir ce régime.
42:52Donc de toute façon, il n'y a rien de bon dans ce régime.
42:54Mais on a déjà subi tout ça.
42:56Je pense que c'est juste une question de coût politique.
42:59Quel serait le coût politique pour la France de s'implanter dans une guerre
43:01ou de s'immiscer dans une guerre ?
43:03Je pense que le coût politique aujourd'hui, il est trop fort pour la France
43:05et c'est ce qui retient en grande partie les démocraties européennes.
43:08Il nous reste quelques secondes.
43:09Et puis qu'il y a l'Ukraine.
43:10Oui, aussi.
43:11Qui occupe également beaucoup la diplomatie française.
43:15Je voudrais juste qu'on finisse sur cette Europe qui est à portée de tir.
43:17On l'a vu avec cette tentative de ciblage de la base de Diego Costa.
43:25Ça fait deux fois que je l'ai fait.
43:27Ça fait deux fois que je l'ai fait aujourd'hui et j'en suis désolé.
43:29J'ai mes vieux réflexes de journalistes de sport qui prennent le dessus.
43:33J'en suis navré.
43:34On serait capable d'anticiper, d'intercepter un missile qui viendrait de l'Iran ?
43:39Non, la France n'est pas Israël.
43:41Elle n'a pas de dôme de fer.
43:42Mais le mirage français le font déjà.
43:44On ne peut pas protéger tout le ciel français.
43:55On peut, comme les Américains viennent de le faire, d'ailleurs, lorsque ce missile devait toucher l'île de Diego
44:01Garcia,
44:02il a été intercepté par la marine américaine.
44:04Donc la France peut intercepter quelques missiles, mais elle ne peut pas protéger tout le ciel français.
44:10La France est quand même 20 fois plus grande qu'Israël.
44:14On n'en est pas encore là.
44:15Voilà, on n'en est pas là avant.
44:16Évidemment, et il n'y a pas de raison que cela arrive.
44:18D'ailleurs, on ne va pas inquiéter les gens qui nous regardent.
44:22Et puis, n'oublions pas que...
44:23On conclut, c'est la fin.
44:24Juste, je voulais souhaiter bonne année à tous nos amis iraniens, qu'ils soient perses, qu'ils soient azéris, kurdes
44:32et autres,
44:32puisque c'est le nouvel an ce week-end, et que c'est l'occasion de grands rassemblements festifs,
44:38et que de rassemblements festifs, on peut passer à autre chose si le signal est donné par quelques autorités
44:45qui diraient qu'il est temps de prendre le pouvoir.
44:48On ne sait pas.
44:49Allez, je vais ajouter ce message à nos téléspectateurs.
44:53Allez voter si ce n'est pas encore fait.
44:56Je rappelle qu'une soirée spéciale vous attend sur CNews à partir de 17h.
44:59Vous voyez toutes nos incarnations qui vous accompagneront jusqu'au bout de la nuit
45:05pour tout savoir, tout comprendre et tout analyser autour de ce deuxième tour de scrutin de municipal.
45:09Merci à tous les quatre d'avoir été avec moi autour de la table.
45:12Merci à toutes les équipes de CNews qui préparent ces émissions.
45:15Je vous souhaite une très bonne fin de week-end.
45:16La suite, c'est l'heure interne, bien sûr, avec Olivier de Caranfleck.
45:19Merci.
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