Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
L'actualité du jour décryptée avec les journalistes et les invités de CNEWS

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue sur CNews, heureux de vous retrouver pour 190 minutes info, on va rester ensemble 1h30, on est ensemble jusqu'à midi, vous regardez la première chaîne info de France et tout de suite le sommaire.
00:00:13Un 31 décembre sous haute surveillance en France et ce constat alarmant dans notre pays, il est désormais impossible de réveillonner sans craindre pour sa sécurité.
00:00:22La préfecture de police de Paris a dévoilé une partie du dispositif de sécurité pour les festivités du Nouvel An. Dans la capitale, ce dispositif s'intensifie sur fond de risque terroriste et de crainte à l'ordre public, on fera le point dans un instant.
00:00:37Des débordements, il y en a eu en marge de la Cannes, la Coupe d'Afrique des Nations, lundi c'est la victoire du Maroc contre la Zambie qui a déclenché des violences urbaines à Lille où un policier a été blessé.
00:00:46Et 6 individus ont été interpellés mais également à Molenbeek en Belgique où nous retrouverons Claude Moniquet, spécialiste terrorisme et renseignement.
00:00:54Et puis en 2025, 1163 actes antisémites ont été recensés en France, croix gammées taguées, insultes, l'arbre en hommage aussi à Ilan Halimi Sillé, rabbins agressés, des enfants israéliens débarqués de force d'un avion.
00:01:08Nous reviendrons sur cette année où l'insécurité pour les juifs de France a encore été beaucoup trop présente.
00:01:13Bien sûr, on va parler, dévoiler, on va parler, décrypter évidemment tous ces sujets ensemble jusqu'à midi en compagnie de mes invités.
00:01:22J'ai le plaisir d'accueillir ce matin Sarah Salmane, bonjour Sarah, bienvenue.
00:01:26Fabrice Hakoun est également avec nous, bonjour Edouane Courac, bonjour.
00:01:31Benjamin Comboulivre, porte-parole du syndicat de police CFDT, bonjour, bienvenue Alternative Police, bienvenue à vous.
00:01:39Et puis bienvenue également à Thomas Bonnet du service politique de CNews.
00:01:43Ce soir, nous allons refermer cette année 2025 et comme chaque fois, au moment de se souhaiter les vœux, on va espérer.
00:01:51Et c'est d'ailleurs l'essence même de ce moment, de ce point de bascule temporel que représente le réveillon du nouvel an.
00:01:58Dire ses vœux, c'est partager ses espoirs.
00:02:01L'espoir que 2026 sera meilleur que 2025, c'est d'ailleurs précisément ce que fera Emmanuel Macron ce soir à 20h.
00:02:09Espérer, espérer et promettre. Emmanuel Macron espère et promet passivement depuis 2017.
00:02:16Je ne crois d'ailleurs pas me tromper en disant que ce soir, le président de la République fera le bilan, peu reluisant, de cette année 2025.
00:02:23Je ne crois pas me tromper non plus en disant qu'à aucun moment, il n'en assumera la responsabilité.
00:02:28Il se contentera de promettre que 2026 sera meilleur.
00:02:32Thomas Bonnet, ce sera les neuvièmes vœux pour Emmanuel Macron ce soir, les avant-derniers.
00:02:38Et 2026 sera sa dernière année complète à l'Elysée.
00:02:43Oui, alors vous dites qu'il y aura un bilan peu reluisant, ça c'est votre lecture.
00:02:46Notre lecture peut-être ici autour de ce patou, la lecture de très nombreux Français en réalité sur cette année 2025.
00:02:51Je ne suis pas persuadé que ce soit la lecture de l'Elysée.
00:02:54Je ne pense pas que ce soir, le président de la République dirait que 2025 a été une mauvaise année.
00:02:57C'est une habitude des vœux pourtant, de dire il s'est passé ça, il s'est passé ci, mais l'année prochaine sera meilleure.
00:03:04Et là, je pense qu'il va s'évertuer à nous faire croire, à essayer de nous convaincre que 2025 était un grand cru.
00:03:10D'ailleurs, la vidéo qu'il a publiée hier sur ses réseaux sociaux déjà préfigure un peu de ça.
00:03:15C'est-à-dire qu'il nous fait une sorte de petit récap, on le voit à l'image, de tous les événements qui ont marqué l'année et qui marquaient positivement l'année.
00:03:22Donc, à mon avis, le message du président de la République va être de dire l'année n'a pas été si terrible.
00:03:27Vous regardez, on a eu des succès. C'est évidemment à commenter.
00:03:32Elle est très intéressante cette vidéo d'ailleurs, Thomas Bonnet, cette vidéo du président de la République, parce que finalement, on voit très peu la France dans cette vidéo.
00:03:39Oui, vous avez raison. Alors, ce sont censés être, j'imagine, des succès de la France et du président.
00:03:45Or, il y a beaucoup d'événements qui figurent dans cette vidéo où le président n'a aucun impact.
00:03:49Je pense à des victoires sportives. Le président de la République n'y est pour rien. Il peut accompagner éventuellement l'émotion suscitée, mais c'est tout.
00:03:55Donc, effectivement, c'est assez intéressant de voir que cette communication se concentre sur des événements à la portée relative.
00:04:01Même la reconnaissance, par exemple, de l'État de Palestine, quel impact ça a eu pour le Proche-Orient ? Zéro.
00:04:06Alors, il y a une histoire de réalité...
00:04:08Il y a un casque de réalité virtuelle.
00:04:10Il y a un casque de réalité virtuelle. C'est à travers ce casque qu'il observe désormais la réalité.
00:04:15Ça aussi, ça interroge.
00:04:16Ça aussi, ça interroge.
00:04:182025 aura dû être l'année des consultations et des référendums. On les attend toujours ?
00:04:23Il n'y aura pas de référendum d'ici 2027. Il ne faut pas se leurrer. C'était une promesse jetée en l'air l'an dernier.
00:04:30Même au printemps, rappelez-vous, il avait dit qu'il fera plusieurs référendums. Ça n'a pas été le cas.
00:04:34De toute manière, je vais vous dire, si c'était pour nous proposer des référendums sur le temps scolaire ou les écrans, autant ne pas en faire.
00:04:40En réalité, ce n'est pas du tout la question et les questions qu'attendent les Français.
00:04:43Donc, en effet, on n'aura pas de consultation, ça c'est sûr.
00:04:46Sarah Salman, vous allez suivre les voeux du président de la République ce soir ?
00:04:49Je crois que je vous ai posé la même question l'année dernière.
00:04:51Exactement, c'est ce que j'allais vous dire. Vous m'avez posé la même question.
00:04:53Et moi, j'ai regardé les promesses non tenues. Il y en a beaucoup.
00:04:55Il y en a une qui m'a interpellée, qui l'avait dit le 31 décembre 2017, c'est qu'il n'y aurait plus de sans-abri en France.
00:05:02Et là, il n'y en a jamais eu autant. Il y en a 350 000, ce qui est quand même énorme.
00:05:06Alors, tous ne dorment pas dans la rue, mais ils sont quand même sans domicile fixe.
00:05:10Et là, il fait très froid. Je pense que vous l'avez tous vu.
00:05:12Il n'y a jamais eu autant de sans-domicile fixe.
00:05:14Et ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il a laissé tomber.
00:05:17Et c'est absolument dramatique.
00:05:18Alors, me diriez-vous, il laisse tomber beaucoup de ses promesses.
00:05:20Mais celle-ci, ça m'a particulièrement marquée.
00:05:22Fabrice Hakoun ?
00:05:23Oui, en fait, c'est le rapport, ce qui est très surprenant, c'est le rapport du président de la République au réel.
00:05:31Réindustrialisation du pays réussie, bon, on ne s'en est pas aperçu.
00:05:35Le chômage considérablement réduit, on ne s'en est pas aperçu non plus.
00:05:39Donc, il vit dans un monde parallèle.
00:05:41C'est pour ça que, finalement, l'intervention de ce casque de réalité virtuelle d'Ontario interroge beaucoup.
00:05:46Exactement, c'est très surprenant.
00:05:47Mais bien sûr, on voit bien qu'il est dans un univers parallèle.
00:05:50Mais ce qui est très inquiétant, parce qu'on pourrait se dire, bon, il est juste dans un univers parallèle, c'est que vous avez aujourd'hui beaucoup de Français qui souffrent.
00:05:56Et si on leur expliquait, la situation est très difficile, mais ne vous inquiétez pas, on va se relever les manches, on va se retrousser les manches, on va y aller.
00:06:02On pourrait se dire, ok, on a un espoir.
00:06:03Mais quand vous expliquez à des gens qui souffrent depuis des années qu'en fait, tout va bien, c'est le désespoir.
00:06:08Il est en train de générer du manque de confiance et du désespoir.
00:06:12Et donc, c'est terrible parce que sans confiance, rien n'est possible.
00:06:15Redouane Courac, vous allez suivre les voeux du président ce soir à la télévision ?
00:06:18Je les suis tous les ans.
00:06:19Sur CNews d'ailleurs, puisque ces voeux, vous pourrez les suivre d'ailleurs en direct sur CNews.
00:06:23Moi, je les suis tous les ans, les voeux du président de la République.
00:06:25Mais il y a un sérieux désintérêt.
00:06:26Les Français n'ont plus du tout confiance en Emmanuel Macron.
00:06:30Et je rejoins mes camarades, Sarah, Fabrice.
00:06:32Il y a une réelle rupture.
00:06:33On témoigne la popularité très très faible du président de la République.
00:06:37Ces voeux, ça va être finalement un best-of des précédents voeux.
00:06:40Il y aura bientôt plus de sans-abri.
00:06:42Il y aura des référendums.
00:06:43Je vais vous consulter.
00:06:442026 sera mieux.
00:06:46Ce sera du vu, du revu et du réchauffé.
00:06:49Le président de la République avait avant et à l'époque la possibilité d'agir.
00:06:53Aujourd'hui, le président de la République n'a plus de majorité.
00:06:55D'ailleurs, il n'y a aucune majorité qui peut se dégager à l'Assemblée nationale.
00:06:58Il n'a plus beaucoup de marge de manœuvre.
00:07:02Donc, ces voeux seront sans doute ceux qui auront le moins d'impact.
00:07:05Alors, avant, les voeux du président, on le disait,
00:07:08est au bilan de l'année qui vient de s'écouler.
00:07:11Année chaotique entre impopularité record pour Emmanuel Macron
00:07:15et une instabilité politique qui a fait de nombreux dégâts.
00:07:18On fait le point avec ce sujet de Maxime Leguay.
00:07:21Emmanuel Macron l'avoulait comme l'année du ressaisissement et de la stabilité.
00:07:262025 aura été celle du chaos politique et de toutes les incertitudes.
00:07:30Pour sortir de l'impasse, le président comptait pourtant sur un nouveau Premier ministre,
00:07:35François Bayrou, loué pour son art du compromis.
00:07:39Le Béarnais parvient d'abord à doter la France d'un budget
00:07:41après avoir monnayé sa non-censure avec le PS.
00:07:45Mais très vite, les critiques à son endroit se font légion.
00:07:48Échec du conclave sur les retraites, procès en immobilisme
00:07:51et rejet quasi-unanime du nouveau budget en préparation,
00:07:54le centriste décide alors de jouer son va-tout sur un vote de confiance après l'été
00:07:59qu'il n'obtient pas et entraîne mécaniquement la chute du gouvernement.
00:08:03C'est alors Sébastien Lecornu, fidèle parmi les fidèles du président,
00:08:07qui devient Premier ministre.
00:08:09Après un mois de consultation et de casting
00:08:11et un nouveau gouvernement à peine nommé,
00:08:14Sébastien Lecornu démissionne sur fond de désaccord avec Bruno Rotaillot.
00:08:18Renommé quelques jours plus tard,
00:08:20il se maintient finalement à son poste épargné par le PS.
00:08:23Le prix à payer, suspendre la réforme des retraites
00:08:26et renoncer à l'usage du 49-3.
00:08:29Sébastien Lecornu, qui conclut cette année en poste à Matignon,
00:08:33épilogue d'une séquence politique plus instable que jamais.
00:08:36Au total, 62 personnes ont reoccupé un poste ministériel en 2025.
00:08:42Une année qui se termine comme elle a commencé,
00:08:45sans budget de l'État.
00:08:47Je parlais d'espoir tout à l'heure,
00:08:49Thomas Bonnet, difficile d'en avoir sur le plan politique.
00:08:53Ou tout au moins jusqu'à la prochaine présidentielle.
00:08:56Oui, force est de constater qu'il ne se passera pas grand-chose
00:08:59jusqu'au printemps 2027.
00:09:01Malgré tout, cette année, je pense, a fait beaucoup de dégâts dans notre pays.
00:09:05Parce qu'on ne peut pas se réjouir jamais
00:09:06que le lien entre les Français et la politique soit à ce point rompu.
00:09:10Il y a de la distance aujourd'hui.
00:09:11Les Français n'ont pas suivi, je pense, jour par jour,
00:09:14le feuilleton du budget, le feuilleton Lecornu.
00:09:16Alors certes, il y a un intérêt encore pour la politique,
00:09:18mais toute cette instabilité participe, à mon avis,
00:09:20à éloigner nos concitoyens de la représentation politique.
00:09:24Et ça, c'est déplorable.
00:09:25Parce que je ne sais pas comment on revient à une situation normale après.
00:09:27Il y aura certes une élection présidentielle,
00:09:29mais il va falloir à un moment donné qu'on retrouve confiance en nos dirigeants.
00:09:32Je pense aussi qu'il y a un sujet, quand même,
00:09:34qui est celui du président de la République,
00:09:35qui est la clé de voûte de nos institutions,
00:09:37et qui est démonétisée aujourd'hui.
00:09:38La preuve, tous autour de ce plateau,
00:09:39on dit qu'ils allaient suivre les voeux d'Emmanuel Macron,
00:09:41mais sans rien en attendre vraiment.
00:09:43Et ça, c'est déplorable.
00:09:44Là aussi, ce n'est pas quelque chose à laquelle on doit s'habituer.
00:09:47C'est aussi le résultat, simplement, d'une chose,
00:09:49c'est qu'Emmanuel Macron n'aborde pas les sujets qui intéressent les Français.
00:09:52Je ne sais pas de quoi il va parler ce soir avec certitude.
00:09:54En revanche, j'ai quelques idées de ce dont il ne va pas parler.
00:09:57Il ne va pas parler de l'insécurité.
00:09:59Il ne va pas parler de l'immigration.
00:10:00Il ne va pas parler de l'antisémitisme.
00:10:01En tout cas, s'il en parlera, ce sera de manière succincte.
00:10:03Ce ne sont pas des sujets qui l'intéressent.
00:10:04Il n'a jamais fait preuve.
00:10:06Il n'a jamais été au niveau de ces sujets-là.
00:10:07Et pourtant, ce sont des sujets sur lesquels il y a une réelle attente.
00:10:13Vous parlez juste de l'insécurité et de l'immigration.
00:10:14Ça fait partie des trois priorités des Français, avec le pouvoir d'achat.
00:10:17Déjà, vous pouvez vous adresser aux Français sur ce terrain-là.
00:10:19Il va vous parler peut-être un peu de narcotrafic, mais c'est tout.
00:10:22L'antisémitisme, nos compatriotes de confession juive,
00:10:25ils attendent un discours fort du président de la République
00:10:27après cette recrudescence d'actes antisémites.
00:10:28Avec un bilan catastrophique.
00:10:30On en parlera d'ailleurs.
00:10:31Je ne sais pas si on attend encore quelque chose.
00:10:32Je pense qu'ils l'attendent peut-être même plus, c'est vrai.
00:10:34Mais il aurait été nécessaire, à mon sens,
00:10:36qu'il y ait une parole forte et un acte fort de la part du chef de l'État.
00:10:39Or, ce n'est pas arrivé.
00:10:40On va avoir aussi une parole forte derrière.
00:10:43Oui, mais au moins, d'une manière symbolique,
00:10:44il y avait quelque chose...
00:10:45Je pense que le chef de l'État était absent de ce débat
00:10:47et c'est vraiment déplorable.
00:10:48Redouane Courac, elle va être longue cette année 2026 ?
00:10:51Espérons que non.
00:10:52De nature, je suis plutôt optimiste.
00:10:54Mais la réalité n'est pas trombeuse.
00:10:57Il n'y a pas de budget, comme l'année dernière.
00:10:59Il n'y a pas de majorité.
00:11:00Les Français sont beaucoup plus tristes que l'année dernière.
00:11:03D'ailleurs, c'est une tristesse qui est croissante.
00:11:05Les gens, le pouvoir d'achat des Français est impacté.
00:11:08L'insécurité explose.
00:11:10On le voit, et on va en parler après,
00:11:11l'antisémitisme explose.
00:11:13Et ça me fait aussi penser à cette déclaration de Gérard Collomb.
00:11:16Nous vivons aujourd'hui côte à côte.
00:11:18Demain, peut-être que nous vivrons face à face.
00:11:20Aujourd'hui, il y a plusieurs Frances.
00:11:22Et des Frances qui ne se parlent plus.
00:11:24Et un pouvoir qui est déconnecté.
00:11:26Parce que quand les intérêts de l'élite diversent
00:11:27avec les intérêts du peuple,
00:11:28c'est la conséquence de ce qu'on vit aujourd'hui.
00:11:30Alors, vous parliez de l'insécurité.
00:11:33Vous l'avez peut-être constaté tout au long de cette année 2025.
00:11:36Les violences et les homicides sont en hausse dans notre pays.
00:11:38On va en parler d'ailleurs avec vous,
00:11:39Benjamin Cambouliv, du syndicat Alternative Police.
00:11:43Et ce n'est pas nous, à CNews, qui faisons ce constat.
00:11:46Ce sont bien sûr les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur
00:11:49qui l'attestent.
00:11:50Il y a un rapport détaillé qui a été publié sur le sujet.
00:11:53On voit ça d'abord avec ce sujet de Kylian Salé.
00:11:55C'est une des nombreuses victimes cette année en France.
00:12:02En novembre dernier, Mehdi Kessassi est tué à Marseille.
00:12:05Un assassinat qui serait destiné à déstabiliser son frère, Amine,
00:12:09militant contre le trafic de drogue.
00:12:12Le narcotrafic est l'une des raisons qui ont fait exploser les chiffres.
00:12:16En 2025, 1268 homicides ont été recensés,
00:12:19soit 8% de plus qu'en 2024,
00:12:22ce qui représente en moyenne un homicide toutes les 7 heures.
00:12:26A titre de comparaison, en 2017, 886 homicides avaient été enregistrés.
00:12:30C'est donc une hausse de 43% en 8 ans.
00:12:34Les homicides sont en hausse et les violences le sont également.
00:12:37250 000 faits de violences intrafamiliales ont été constatés cette année.
00:12:41C'est 5% de plus en un an,
00:12:43soit une moyenne de 680 infractions par jour.
00:12:46Dans l'espace public, 210 000 faits ont été relevés,
00:12:49soit une hausse de 4% en un an.
00:12:51Cela comprend principalement les coûts et les blessures volontaires.
00:12:55Enfin, les violences sexuelles sont également en hausse.
00:12:58130 000 infractions ont été comptabilisées,
00:13:00soit 8% de plus qu'en 2024.
00:13:03Ces chiffres ne pourraient être que le reflet d'une réalité.
00:13:06Ils ne comptabilisent en effet que les violences déclarées aux autorités.
00:13:09Benjamin Comboulivre, il est terrible ce bilan de l'année 2025.
00:13:15Il a été compliqué sur le plan sécuritaire,
00:13:19plus 8%, notamment en ce qui concerne les homicides,
00:13:22sur un an, plus 43% depuis 2017.
00:13:25Oui, une augmentation constante, si vous voulez,
00:13:27de tout ce qui crée l'insécurité, la délinquance, la criminalité.
00:13:31Il y a des facteurs assez basiques, évidemment.
00:13:33La population qui augmente.
00:13:35Vous avez aussi l'immigration qui augmente,
00:13:36avec un lien établi clairement entre les deux.
00:13:388% d'étrangers en France, 25% de détenus.
00:13:41Donc il y a un lien.
00:13:41Vous avez d'autres facteurs, comme les troubles psychiatriques,
00:13:45qui augmentent et qui ne sont pas pris en compte non plus,
00:13:47puisque les établissements psychiatriques fermés
00:13:49sont autant saturés que les prisons.
00:13:51Vous avez quantité de facteurs qui font augmenter
00:13:53la délinquance, la criminalité, notamment le narcotrafic.
00:13:56Mais en face de cela, est-ce que la police est renforcée ?
00:13:59La police, elle travaille à effectif constant depuis bientôt 20 ans.
00:14:02Donc forcément, on ne peut pas endiguer quelque chose d'exponentiel
00:14:05en travaillant à effectif constant.
00:14:07Et de la même façon, ce qui doit permettre de mettre à l'écart
00:14:11les individus qui sont dangereux.
00:14:13C'est-à-dire que toutes les structures concernées,
00:14:14il y a des prisons, mais pas que.
00:14:15Vous avez notamment les centres psychiatriques fermés,
00:14:18vous avez les CRA, aussi, où on ne met que les retenues
00:14:20les plus dangereuses maintenant,
00:14:21parce qu'ils sont pleins, saturés également.
00:14:24Donc c'est là que vous voyez que tous les facteurs
00:14:26qui font monter la violence sont exponentiels.
00:14:29Ceux qui doivent l'endiguer, c'est à effectif constant.
00:14:31Et là, on doit mettre les gens dangereux, c'est complètement saturé.
00:14:33Donc oui, le bilan que vous pointez, il est gravissime,
00:14:36mais il est cohérent avec nos moyens.
00:14:38Pour les policiers, l'année aussi a été compliquée.
00:14:41Dans quel état d'esprit est-ce qu'ils sont aujourd'hui ?
00:14:43La police est en crise.
00:14:45En crise à la fois de vocation.
00:14:48Ce n'est pas un métier qui fait envie,
00:14:49qui a envie de signer aujourd'hui, gagner 2000 euros par mois
00:14:51pour être en danger à chaque intervention.
00:14:53Et en plus, ne pas recevoir la considération
00:14:56qui devrait être due, attendue par mes collègues.
00:15:00Et puis en crise d'efficacité,
00:15:02notamment à cause d'un manque d'effectifs chroniques.
00:15:04Je veux dire, à la fois sur la voie publique,
00:15:06avec des besoins bien plus grands,
00:15:09étant donné le nombre de missions
00:15:10que l'on nous rajoute continuellement.
00:15:12Et puis notamment sur le travail d'enquête.
00:15:15Le travail d'enquête, c'est vraiment là où ça pêche
00:15:18dans la police nationale.
00:15:20C'est-à-dire qu'on n'est tellement pas assez nombreux
00:15:22par rapport au nombre de dossiers que l'on a à traiter
00:15:24que vous en avez plus ou moins la moitié
00:15:26qui ne sont pas à traiter.
00:15:27C'est ça la réalité.
00:15:28C'est qu'il y a un délai de caducité de deux ans
00:15:30en enquête préliminaire
00:15:30et qu'il y a plus ou moins la moitié des dossiers
00:15:32que l'on n'a pas le temps de traiter.
00:15:34Donc quand on parle d'enquête
00:15:35et quand on dit il faut tant d'enquêteurs en plus,
00:15:37mais la réalité, elle est assez simple.
00:15:38Il faut les doubler les enquêteurs
00:15:39puisqu'il y a la moitié des dossiers
00:15:41qui ne sont pas traités.
00:15:42Mais ça veut dire quoi ?
00:15:43Ça veut dire 40 000 personnes plus ou moins.
00:15:50Il y a environ 120 000 policiers en France.
00:15:52Ce n'est pas demain qu'on va nous donner
00:15:5340 000 bonhommes en plus.
00:15:54Donc ça, on le sait.
00:15:55Mais simplement, quand il y a une crise d'efficacité de la police,
00:15:59il n'y a que deux options.
00:16:00On recrute ou on simplifie.
00:16:02Nous, on ne fait aucun des deux.
00:16:03La simplification, ce n'est pas qu'un mot.
00:16:05Nous, par exemple, l'Alternative Police,
00:16:06on fait des propositions assez claires.
00:16:07Il y a l'oralisation de la procédure.
00:16:09C'est-à-dire que vous filmez l'audition
00:16:10et à la fin, vous faites un simple rapport de synthèse.
00:16:13Vous gagnez du temps.
00:16:14Il y a le fait de passer le délai initial
00:16:15de la garde à vue de 24 à 48 heures.
00:16:18Comme ça, déjà, vous supprimez tous les actes de prolongation.
00:16:20Vous gagnez du temps.
00:16:21Il y a le représentant du parquet dans les commissariats.
00:16:24Vous savez, il y a tellement de dossiers
00:16:25que les collègues sont complètement noyés sous les procédures.
00:16:27Si on met un représentant du parquet
00:16:29qui est capable de trier les saisines dès leur arrivée,
00:16:31on gagne du temps.
00:16:32Donc, de cette façon-là, à moindre coût,
00:16:35en simplifiant, on n'a pas besoin de recruter tellement.
00:16:37Si à un effectif constant, on arrive à mieux travailler.
00:16:41Mais simplement, il faut agir.
00:16:42Sinon, on ne retrouvera pas cette efficacité qui nous manque.
00:16:44Des policiers qui font ce qu'ils peuvent
00:16:45avec les moyens qu'ils ont.
00:16:47Et ils feront ce qu'ils pourront également ce soir,
00:16:49cette nuit, lors des festivités du Nouvel An,
00:16:52puisque le dispositif a été renforcé.
00:16:55On va en parler dans un instant.
00:16:57Fabrice Akoun, vous souhaitiez réagir ?
00:16:59Absolument.
00:16:59Sur deux éléments.
00:17:00Le premier, c'est qu'on a aujourd'hui,
00:17:01grâce à l'intelligence artificielle,
00:17:03la possibilité de filmer des auditions
00:17:04et d'avoir un résumé qui est absolument parfait
00:17:06et vérifiable,
00:17:08donc sans personnage supplémentaire.
00:17:11Et le deuxième élément,
00:17:12c'est qu'on pourrait vous rétorquer.
00:17:13Les pouvoirs publics pourraient vous rétorquer
00:17:16et vous le rétorquent d'ailleurs.
00:17:17On n'a pas les moyens de mettre plus.
00:17:19Mais ce n'est pas la réalité.
00:17:20C'est juste qu'il faudrait flécher les moyens
00:17:21parce qu'on a beaucoup plus de fonctionnaires aujourd'hui
00:17:25qu'on en avait il y a 40 ans par habitant.
00:17:27Pourtant, la France, il y a 40 ans,
00:17:28n'était pas sous-administrée.
00:17:30Donc, c'est juste où on met les moyens.
00:17:31On peut mettre les moyens sur la police,
00:17:32mais il faudrait les retirer probablement
00:17:34d'endroits où on est aujourd'hui totalement sur-administrés.
00:17:37Et autant recruter des effectifs,
00:17:38ça coûte cher,
00:17:38mais simplifier, ce n'est pas cher.
00:17:39Sarah Salman ?
00:17:40Oui, je voulais ajouter une chose.
00:17:41Vous parliez de l'augmentation des violences
00:17:42et à juste titre,
00:17:43mais aussi vous montriez les violences intrafamiliales.
00:17:46Et c'est vrai qu'en 2024,
00:17:47il y a eu 272 000 victimes de violences conjugales.
00:17:50Et malgré toutes les campagnes que l'on voit,
00:17:52ce chiffre ne baisse pas vraiment.
00:17:54Donc là-dessus, sur les violences intrafamiliales,
00:17:57il faudrait aussi, je crois,
00:17:58faire quelque chose d'urgence.
00:17:59Parce que je mets toutes les violences faites aux enfants,
00:18:02faites aux femmes victimes de violences conjugales,
00:18:04250 000 plus 5% en un an,
00:18:07alors qu'on a un ministère,
00:18:09enfin, secrétariat dédié.
00:18:11Ça représente en moyenne 680 infractions par jour.
00:18:13Et ce chiffre est sous-estimé,
00:18:15puisqu'il y a beaucoup de femmes
00:18:15qui ne déposent jamais plainte.
00:18:17Vous avez les enfants qui sont victimes de violences
00:18:19qui, par essence, ne déposent jamais plainte.
00:18:21Donc c'est un chiffre qui est largement sous-estimé.
00:18:23C'est la grande cause du quinquennat,
00:18:25du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
00:18:26Oui, mais toutes les grandes causes.
00:18:27Non, mais voilà, c'est aussi ça le résultat.
00:18:29Mais Sarah Salman a raison.
00:18:31C'est-à-dire que pour Emmanuel Macron,
00:18:33l'éducation nationale, c'était sa grande cause.
00:18:35Je suis d'accord avec vous.
00:18:37Je ne sais pas, là, en plus,
00:18:38pour relayer la parole d'Emmanuel Macron,
00:18:39je le rappelle juste qu'il y a le décalage
00:18:40entre les annonces qui sont faites et la réalité.
00:18:42Mais là, ce n'est même pas que ça stagne,
00:18:44c'est que ça augmente.
00:18:46Il faut regarder les tendances à long terme.
00:18:47C'est-à-dire que là, on peut regarder
00:18:48plus 8% des homicides sur l'année.
00:18:51Si vous regardez depuis 2016,
00:18:53en fait, le bilan, il est calamiteux,
00:18:55mais vraiment catastrophique pour Emmanuel Macron.
00:18:56On est quasiment, un peu moins,
00:18:57mais quasiment sur les tentatives d'homicides,
00:19:00passé du simple au double.
00:19:01Alors, lui aussi, il dresse son bilan de l'année 2025.
00:19:04C'est Bruno Retailleau,
00:19:05durant ses 13 mois passés place Beauvau.
00:19:07L'ex-premier flic de France se félicite sur X
00:19:10d'une baisse de 42% des régularisations
00:19:14et d'une diminution de 24% des naturalisations
00:19:17grâce au circulaire qu'il a mis en place.
00:19:20Devenir français, ça se mérite,
00:19:22conclut le patron des Républicains.
00:19:24Thomas, on a fait le bilan des choses
00:19:26qui ont dysfonctionné cette année.
00:19:28C'est bien aussi d'évoquer ce qui a marché.
00:19:30Ça veut dire aussi que quand on veut, on peut
00:19:32et qu'il n'y a pas de fatalité en matière migratoire
00:19:34et qu'on peut avoir des résultats.
00:19:36Deux circulaires publiés par Bruno Retailleau
00:19:39lorsqu'il était place Beauvau.
00:19:40Une sur les régularisations.
00:19:42Au mois de janvier, on voit que ça a baissé de 42%.
00:19:44Ce n'est pas anodin du tout.
00:19:46Et puis l'autre sur les naturalisations,
00:19:48ça a remplacé la circulaire Valse.
00:19:49Désormais, il faut avoir résidé au moins 7 ans sur le territoire.
00:19:54Il y a plus grande exigence pour le respect des valeurs de la République,
00:19:56notamment, et on en parlait, de l'égalité entre les femmes et les hommes.
00:19:59Ça fait partie désormais des choses qui sont plus contrôlées.
00:20:02Donc vous avez une réduction de 24%.
00:20:04Ce n'est pas la panacée.
00:20:05On est loin du compte.
00:20:06Les volumes dont on parle sont très bas.
00:20:08Mais ça montre quand même qu'il y a des possibilités.
00:20:10Et ça montre que si on a la volonté politique,
00:20:12on peut agir contre d'ailleurs l'avis du président de la République.
00:20:15Parce que le président de la République n'était pas tellement favorable à ces dispositifs.
00:20:18Et Bruno Retailleau a eu gain de cause.
00:20:19Et ça montre qu'on peut agir.
00:20:21Alors c'est un petit début.
00:20:22C'est un début dont on doit se féliciter quand même.
00:20:23On doit se féliciter, vous avez raison.
00:20:25Moi, ce qui m'embête, c'est que moins régulariser, moins naturaliser, c'est une chose.
00:20:29Mais si derrière, on ne peut pas renvoyer les personnes dans leur pays d'origine,
00:20:34où se retrouvent finalement...
00:20:36Parce qu'on naturalise moins, on régularise moins,
00:20:41mais on se retrouve finalement avec davantage de sans-papiers sur le sol français
00:20:44qu'on n'arrive pas à renvoyer dans leur pays d'origine.
00:20:46Vous avez parfaitement raison.
00:20:47Et j'ajoute même à ce que vous venez de dire,
00:20:49le fait que parallèlement à ces bons chiffres,
00:20:51vous avez le Quai d'Orsay qui s'est félicité par exemple
00:20:53d'augmenter le nombre de visas étudiants à destination de l'Algérie.
00:20:56Donc, ok, vous avez moins de régularisation,
00:20:58mais vous avez plus d'entrées par définition.
00:21:00En fait, la solution à ce que vous venez de dire,
00:21:02il faudrait que la politique des visas,
00:21:04elle soit aussi relative au ministère de l'Intérieur.
00:21:07C'est-à-dire que le ministère de l'Intérieur ait la main sur les entrées
00:21:09et les sorties du territoire, ce qui paraît élémentaire.
00:21:12Benjamin Camboulivre, une réaction concernant ce bilan
00:21:16dressé par votre ancien patron, finalement ?
00:21:19Oui, sur la naturalisation, de toute façon,
00:21:22effectivement, vous avez raison.
00:21:23S'ils ne sont pas naturalisés, ils vont rester en clandestin.
00:21:27Néanmoins, l'idée, c'est de mettre une publicité
00:21:30sur une politique de naturalisation qui est moins permissive,
00:21:34quoi qu'il est moins facile, et c'est ça qui peut éventuellement
00:21:37freiner des intentions d'arriver sur notre sol,
00:21:40puisqu'on sait que c'est plus dur les conditions
00:21:42pour obtenir la naturalisation.
00:21:45Ce qu'il faut viser, d'une façon ou d'une autre,
00:21:47c'est à maîtriser l'immigration,
00:21:49puisqu'on voit que quand on accueille trop,
00:21:51on accueille mal.
00:21:52Si on a ce qu'on pointait tout à l'heure,
00:21:53cette sur-représentation des étrangers
00:21:56dans la délinquance, dans la criminalité,
00:21:57c'est parce qu'on n'arrive pas à intégrer convenablement.
00:22:00C'est uniquement ça le problème,
00:22:01c'est-à-dire que le nombre empêche d'assimiler,
00:22:03notamment d'intégrer par le travail,
00:22:05et c'est comme ça qu'on en perd une partie
00:22:06qui se retrouve dans la délinquance et la criminalité.
00:22:09Donc être responsable politiquement,
00:22:10c'est en effet viser à accueillir ce que l'on peut accueillir.
00:22:13Redouane Courac.
00:22:14On ne peut que se féliciter de ce bilan dressé par Bruno Retailleau,
00:22:17même si on naturalise encore beaucoup trop.
00:22:21En France, en fait, c'est les conditions d'accès
00:22:23à la nationalité française qu'il faudrait revoir.
00:22:26Une grande partie des personnes
00:22:28qui se font naturaliser tous les ans
00:22:30ne parlent pas français,
00:22:31ne maîtrisent pas notre culture,
00:22:32ne connaissent pas grand-chose à nos traditions.
00:22:35Être français, ça s'érite ou ça se mérite.
00:22:37Et je ne suis pas sûr que,
00:22:39parmi les naturalisations de masse que l'on peut faire,
00:22:43beaucoup le méritent.
00:22:45Moi, je pense souvent à comment les juifs
00:22:49ont intégré la citoyenneté française.
00:22:52En 1806, Napoléon réunit une assemblée de juifs
00:22:56et leur posent la question suivante.
00:22:58Face à un juif du monde entier, en cas de conflit,
00:23:01que faites-vous ?
00:23:02Est-ce que vous êtes du côté de la France
00:23:04ou est-ce que vous vous mettez du côté de l'autre nation ?
00:23:07Et les juifs deviennent français.
00:23:09Et en France, on a encore beaucoup trop de personnes
00:23:10qui ont une double allégeance,
00:23:11qui restent trop attachées à leur pays de provenance
00:23:15et qui ne s'intègrent pas assez.
00:23:17La nationalité est devenue un simple bout de papier aujourd'hui
00:23:19et c'est regrettable.
00:23:21On va bien sûr continuer ce débat,
00:23:23ces discussions dans un instant.
00:23:24On reviendra également sur le bilan,
00:23:27le dispositif de sécurité mis en place ce soir
00:23:29pour le réveillon du Nouvel An,
00:23:31juste après le rappel des titres de l'actualité
00:23:34à 11h sur CNews avec Margot Siffer.
00:23:36Bonjour Margot.
00:23:40Bonjour Mickaël, bonjour à tous.
00:23:42Des drones pour assurer la sécurité
00:23:44de la Coupe d'Afrique des Nations.
00:23:45C'est ce qu'autorise désormais par arrêter
00:23:47la préfecture de police de Paris.
00:23:49Des caméras ont été installées à bord des engins
00:23:51pour aider à prévenir tout incident,
00:23:53à suivre les tensions possibles ce soir
00:23:55après la rencontre entre l'Algérie et la Guinée.
00:23:58Cette scène d'une grande violence vendredi soir à Marseille.
00:24:01Une coiffeuse de 24 ans agressée dans son salon
00:24:03par trois individus munis de batte de baseball.
00:24:07La victime gravement blessée à l'œil
00:24:08et profondément choquée dénonce une attaque gratuite.
00:24:11Elle réclame justice.
00:24:13Et puis cette vidéo devenue virale
00:24:15les symboles de résistance.
00:24:16Celle d'un Iranien assis en tailleur immobile
00:24:18et impassible face à une antenne de policiers à moto.
00:24:21Ça s'est passé lundi à Téhéran
00:24:22au deuxième jour de manifestation contre la bichère.
00:24:25Merci beaucoup Marc Gossifère.
00:24:28On vous retrouve à 11h30 pour un nouveau point sur l'actualité.
00:24:31Un 31 décembre sous haute surveillance à quelques heures du réveillon du Nouvel An.
00:24:36La préfecture de police de Paris a dévoilé une partie du dispositif de sécurité pour les festivités de ce soir.
00:24:42Dans la capitale, ce dispositif s'intensifie sur fond de risques terroristes
00:24:46avec des craintes bien sûr de troubles à l'ordre public.
00:24:51On va en parler dans un instant avec Sabrina Birlin-Bouillet
00:24:53qui vient de nous rejoindre du service police-justice de CNews.
00:24:56Bonjour Sabrina.
00:24:56Mais d'abord le sujet de Chloé Tarka et Vincent Fandège.
00:24:59Chaque année, plusieurs centaines de milliers de personnes se réunissent sur les Champs-Elysées à Paris
00:25:07pour célébrer le passage à la nouvelle année.
00:25:11Ce mercredi 31 décembre, le dispositif de sécurité sera encore une fois particulièrement important.
00:25:18Dans un contexte de menaces terroristes toujours élevées,
00:25:22la préfecture de police déploie sur l'agglomération parisienne
00:25:25un dispositif de sécurisation renforcé et destiné à remplir deux objectifs
00:25:30garantir la sécurité des personnes et des biens, prévenir les troubles à l'ordre public.
00:25:35Un dispositif détaillé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:25:4090 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, 10 000 pour la petite couronne.
00:25:45Sur les Champs-Elysées, il y aura un gros dispositif de sécurité avec un périmètre de protection.
00:25:50Par ailleurs, la préfecture de police rappelle que cette année,
00:25:55seule une projection vidéo sera proposée au public.
00:26:00Le concert ayant été annulé pour des raisons de sécurité.
00:26:05On a d'ailleurs du mal à comprendre.
00:26:08C'est aussi ce qui inquiète l'annulation de ce concert,
00:26:10alors que le feu d'artifice, lui, est maintenu, Sabrina Birlin-Bouillet.
00:26:14Tout à fait, mais cette fois-ci, tout se passera au niveau des Champs-Elysées.
00:26:17Donc, tout le périmètre va être sécurisé, bouclé.
00:26:20Il y aura évidemment des moyens humains mis en place.
00:26:23On parle de 10 000 policiers et gendarmes militaires de la force Sentinelle
00:26:26qui seront sur Paris et petite couronne pour sécuriser les lieux.
00:26:31Il y aura aussi la coopération de la police municipale.
00:26:34Mais ce qui est important aussi, c'est de souligner
00:26:36qu'il y a des moyens technologiques qui sont mis en place.
00:26:40Les forces de l'ordre pourront s'appuyer sur les caméras de vidéoprotection
00:26:44et surtout sur leurs caméras piétons.
00:26:45Vous savez, c'est cette caméra individuelle qui est portée par les gendarmes
00:26:49ou par les policiers lors des interventions.
00:26:52Donc voilà, les moyens sont mis.
00:26:54Déjà en amont, parce qu'il y a eu des opérations de police
00:26:57ces 15 derniers jours pour faire des saisies de mortiers d'artifice,
00:27:01d'engins pyrotechniques, pour justement éviter que tout ce matériel
00:27:07soit circule et soit utilisé contre les forces de l'ordre pour se réveillant.
00:27:13J'aimerais qu'on ait justement une pensée pour les policiers
00:27:16qui seront mobilisés ce soir et dont le réveillon, clairement,
00:27:20ne va pas être une partie de plaisir, M. Camboulivre.
00:27:23Non, c'est-à-dire qu'on sait systématiquement où est-ce qu'on va,
00:27:27je veux dire, d'année en année.
00:27:29Effectivement, il y a un énorme renfort d'effectifs qui est demandé.
00:27:32C'est colossal, ce qui est demandé.
00:27:34Cela dit, c'est la même chose que l'année dernière.
00:27:35Que ce soit au niveau national ou au niveau Paris,
00:27:39une petite couronne, c'est la même chose.
00:27:41Mais pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
00:27:42On fait ça parce que les risques sont toujours les mêmes d'année en année,
00:27:45qu'on les connaît, à la fois sur l'ordre public
00:27:47et effectivement sur les notions de terrorisme.
00:27:50En ordre public, vous avez de toute façon un gros rassemblement de personnes.
00:27:53C'est environ 800 000 personnes qu'on attend comme l'année précédente.
00:27:56Donc forcément, vous allez créer un scénario
00:27:59où la délinquance d'opportunité peut s'exercer.
00:28:01Dans la foule notamment, avec des agressions, avec des vols,
00:28:05avec des agressions sexuelles.
00:28:07On sait que ça peut intervenir
00:28:09parce que malgré le fait qu'il y ait des dispositifs
00:28:11qui sont importants en termes de sécurité,
00:28:14on ne peut pas être partout, on ne peut pas tout voir.
00:28:16Donc ça, c'est le premier risque.
00:28:18Après, vous avez aussi les détériorations de mobilier urbain.
00:28:21C'est-à-dire qu'on va aller péter des abribus parce que c'est la fête.
00:28:24Et vous avez le fait de s'en prendre aux forces de l'ordre
00:28:27à chaque fois qu'on va pouvoir se retrouver
00:28:29dans une position de supériorité numérique
00:28:31pour essayer de nous harceler.
00:28:33Donc ça, c'est tout l'aspect ordre public.
00:28:35Et puis, un gros rassemblement de personnes,
00:28:37autant c'est une opportunité pour le délinquant,
00:28:39mais c'est aussi une opportunité éventuelle pour le terroriste.
00:28:42Sur harcèlement, ça fait une cible.
00:28:43Et là, c'est pareil à chaque fois.
00:28:44C'est-à-dire que, oui, on peut mettre des dispositifs de voie publique,
00:28:47mais on ne mettra pas un flic tous les trois mètres.
00:28:49Et oui, il y a un gros travail de renseignement,
00:28:51un renseignement qui est efficace,
00:28:53mais qui n'est pas infaillible.
00:28:54C'est-à-dire que vous avez quantité de profils qui sont à risque.
00:28:58Plus de 5 000 personnes au fichier de signalement
00:29:00pour la prévention de la radicalisation terroriste.
00:29:03Ces signalements, ils sont tous étudiés.
00:29:04Mais on ne peut pas suivre tout le monde H24.
00:29:06Donc, nécessairement, il y a des choix de cibles.
00:29:09Et vous avez aussi des problématiques,
00:29:10des profils qui échappent complètement au renseignement
00:29:12parce que ce ne sont pas des profils de terroristes.
00:29:14Les mineurs, les troubles psychiatriques, etc.
00:29:16Et qu'est-ce qui peut expliquer, finalement,
00:29:17qu'on ait annulé ce concert
00:29:19et qu'on maintienne le feu d'artifice ?
00:29:21C'est l'accumulation des risques et des missions
00:29:23avec un effectif qui n'est pas complet,
00:29:27qui n'est pas extensible à l'infini.
00:29:30Quand vous bossez l'effectif constant,
00:29:31vous ne pouvez pas demander aux gens
00:29:32d'être partout à la fois.
00:29:33Vous avez beau les rappeler sur leur repos,
00:29:34on ne peut pas les inventer, les policiers.
00:29:36Donc, si vous rajoutez des sources de tensions potentielles
00:29:40sans avoir plus d'hommes à disposition,
00:29:43vous ne pouvez pas y arriver.
00:29:44Ce que je veux souligner, quand même,
00:29:45c'est que là, il y a un gros effort
00:29:46qui est demandé aux forces de l'ordre.
00:29:47On voit qu'il y a des risques qui sont consentis.
00:29:49On voit qu'il y a des sacrifices qui sont imposés
00:29:51sur la vie personnelle, avec les rappels
00:29:52sur les journées de repos.
00:29:54Mais dans quel but ?
00:29:56C'est-à-dire qu'on vient, on travaille.
00:29:58Là, on sera très nombreux.
00:29:59Donc, s'il y a des débordements,
00:30:00il y aura beaucoup d'interpellations.
00:30:01Parce que c'est uniquement ça le maintien de l'ordre.
00:30:03Si vous avez assez d'effectifs pour interpeller,
00:30:04vous interpellez.
00:30:05Si vous êtes dépassé, vous n'interpellez pas
00:30:06parce que vous ne pouvez pas vous priver
00:30:07des effectifs sur le terrain.
00:30:08Mais que ça serve à quelque chose
00:30:09en termes de réponse au niveau de la justice.
00:30:12Que les interpellations qui soient faites
00:30:13conduisent à des sanctions réelles.
00:30:15Parce que c'est de la véritable sanction
00:30:18qu'on connaît la dissuasion.
00:30:19Sinon, on va continuer toujours pareil,
00:30:20d'année en année, un gros dispositif
00:30:22et pas de sanctions de la justice.
00:30:24Et ça se répète.
00:30:24Sabrina Birland-Bouillet.
00:30:26Alors, il faut savoir que Laurent Nunez,
00:30:27le ministre de l'Intérieur,
00:30:29a bien conscience que cette année,
00:30:30encore, il y aura des débordements.
00:30:32Là, ce qui vient en place,
00:30:33c'est pour limiter la casse.
00:30:35Pour qu'il n'y ait pas une escalade
00:30:36dans la violence,
00:30:37pour qu'il n'y ait pas de policiers blessés
00:30:38ou tués,
00:30:39ou d'autres victimes potentielles.
00:30:41On en est quand même à là, aujourd'hui.
00:30:43Il faut savoir que, du coup,
00:30:45il y a des moyens dissuasifs.
00:30:47Bien sûr, dire que la police sera dans la rue,
00:30:49c'est un moyen dissuasif.
00:30:51Un autre moyen qui est utilisé,
00:30:52c'est la parole du ministre de la Justice hier,
00:30:55puisqu'il a fait parvenir un circulaire
00:30:56où il dit qu'en cas de débordement,
00:30:58il souhaite la plus grande fermeté pénale
00:31:01dans les poursuites pénales des parquets.
00:31:03Il ajoute que les instructions,
00:31:04elles sont claires.
00:31:05Il demande de requérir de la prison ferme
00:31:07suite aux violences physiques commises
00:31:09contre les forces de l'ordre
00:31:10et contre les femmes et les enfants.
00:31:12Donc, vous voyez,
00:31:12il y a cette volonté d'afficher une fermeté
00:31:15pour prévenir cette soirée
00:31:18qui peut être menaçante, disons.
00:31:22Ernest Hemingway a dit que Paris est une fête.
00:31:25C'était peut-être le cas à la fin des années 50,
00:31:29lorsque ce livre a été écrit.
00:31:30Il a été publié en 1964 de manière posthume.
00:31:34Aujourd'hui, il me semble que les choses
00:31:36sont bien différentes.
00:31:37Ça sera peut-être une fête pour certains aujourd'hui aussi.
00:31:40Il y a plein de gens pour qui ça va très bien se passer.
00:31:41Voilà, pour la majorité des Français,
00:31:44ça va très bien se passer.
00:31:44Oui, pour la majorité des Français.
00:31:45La majorité des Français ne sont pas en train de faire le bazar dehors.
00:31:48Ce que je suis en train de dire, Sarah Salmane,
00:31:49c'est qu'aujourd'hui, on ne peut plus fêter
00:31:51un réveillon du Nouvel An dans les rues
00:31:53sur la voie publique,
00:31:54sans crainte pour sa sécurité.
00:31:56Vous avez beaucoup de gens, et dont je fais partie,
00:31:58qui préfèrent être à la maison plutôt que dans la rue.
00:32:00Oui, mais c'est d'accord.
00:32:01À la maison, effectivement, il n'y a pas de problème.
00:32:03Mais peut-être que si vous préférez ça,
00:32:06c'est peut-être parce qu'il y a un problème.
00:32:07Ah non, c'est parce que moins 3 degrés sur les champs,
00:32:09ça ne me fait pas des envies.
00:32:10Oui, mais plus sérieusement,
00:32:12oui, les champs, c'est un périmètre
00:32:15qu'il faut circonscrire.
00:32:16Mais une fois...
00:32:16Mais ce n'est pas que les Champs-Elysées aussi,
00:32:18parce qu'à 2h ou 3h du matin,
00:32:20dans certaines rues de Paris,
00:32:21dans la nuit du 31 décembre au 1er...
00:32:25Il y a une augmentation des cambriolages
00:32:28ce jour-là.
00:32:29Il y a beaucoup de cambriolages ce jour-là,
00:32:31parce que les gens ne sont pas à la maison.
00:32:32Fabrice Acoune.
00:32:33On ne pourra jamais mettre un policier
00:32:34derrière chaque citoyen.
00:32:36La vraie difficulté qu'on a aujourd'hui,
00:32:37c'est qu'il y a un délitement...
00:32:38On a...
00:32:39Non, mais ça ne servirait pas à la réalité aujourd'hui,
00:32:43c'est qu'il y a un délitement du contrat social.
00:32:45C'est-à-dire qu'il n'y a même plus
00:32:46d'adhésion générale et d'unanimité
00:32:48autour d'un fondement de valeur
00:32:50qui est qu'on ne porte pas atteinte
00:32:52aux biens et aux personnes
00:32:53quand on fait la fête.
00:32:54Même ça, aujourd'hui,
00:32:55ça n'existe plus pour un certain nombre de personnes.
00:32:58Et donc, il faut bien évidemment
00:32:59remettre au centre de nos préoccupations
00:33:02l'adhésion générale et unanime
00:33:04au contrat social français.
00:33:05Sabrina Gérald Darmanin
00:33:07a également adressé une circulaire au préfet.
00:33:08Il réclame une plus grande fermeté
00:33:10dans les poursuites pénales
00:33:11en lien à d'éventuels débordements ce soir.
00:33:13Voilà, c'est ça.
00:33:14C'est cette volonté d'afficher une fermeté importante
00:33:18pour dissuader tout ce qui pourrait être
00:33:21de l'ordre des violences physiques
00:33:23contre les forces de l'ordre,
00:33:24contre les femmes, contre les enfants.
00:33:25En tout cas, c'est là-dessus
00:33:25que se met en avant Gérald Darmanin.
00:33:29Maintenant, il faut se rendre compte quand même
00:33:30qu'au-delà de la violence,
00:33:32il y a la violence physique
00:33:33qui potentiellement est possible ce soir,
00:33:35mais il y a aussi tous ces gens
00:33:37qui vont devoir s'organiser
00:33:38dans les lieux d'habitation,
00:33:39dans les quartiers,
00:33:40parce que ce soir,
00:33:41ils vont devoir mettre leur voiture ailleurs.
00:33:43Sinon, demain, ils n'en auront plus.
00:33:45Elle sera brûlée.
00:33:46Et ça, c'est quand même une violence du quotidien
00:33:48à laquelle on s'est tristement habitués
00:33:50au fur et à mesure des ans.
00:33:52Et ce sont souvent les plus modestes
00:33:53qui sont touchés.
00:33:55Voilà.
00:33:57Autre sujet.
00:33:58Tout à l'heure, à 17h,
00:33:59l'Algérie joue un match de football
00:34:01dans le cadre de la Cannes,
00:34:02la Coupe d'Afrique des Nations.
00:34:05Benjamin Camboulivre,
00:34:06faut-il craindre aussi des débordements
00:34:08en lien avec cette rencontre ?
00:34:10De toute façon, la difficulté dans ce cas-là,
00:34:12c'est que ça ne se passe pas chez nous.
00:34:14Ce n'est pas un stade
00:34:14qu'on va pouvoir encadrer, sécuriser.
00:34:16Ah, évidemment.
00:34:17Donc, ça peut péter absolument n'importe où en France.
00:34:20On ne peut pas l'anticiper.
00:34:23Mais quand des facteurs se joignent,
00:34:26j'ai envie de dire,
00:34:26c'est-à-dire qu'effectivement,
00:34:27il y a ce match,
00:34:28il y a les festivités du Nouvel An.
00:34:29Est-ce que ça peut amplifier
00:34:31les phénomènes violents sur la voie publique ?
00:34:34Disons que c'est la raison
00:34:35pour laquelle le concert a été annulé,
00:34:37entre autres.
00:34:37Je ne dis pas que c'est la seule raison,
00:34:38mais ça fait partie de ce qu'on appelle
00:34:39une équation sécuritaire.
00:34:40Ça rajoutait effectivement des risques.
00:34:42et c'est pour ça qu'on le prend en compte.
00:34:45Parce que ce n'est pas simple
00:34:46à anticiper aussi
00:34:48du point de vue du renseignement.
00:34:50Vous voyez,
00:34:50vu qu'on n'a pas un groupe de hooligans
00:34:52clairement identifié,
00:34:53ce sont vraiment des gens
00:34:54qui vont s'improviser comme ça,
00:34:55supporter,
00:34:56et puis qui vont sombrer
00:34:57dans la violence.
00:34:58Donc, c'est plus compliqué,
00:34:59et partout.
00:35:00Donc, c'est pour ça
00:35:00que c'est beaucoup plus compliqué
00:35:01à anticiper,
00:35:03à organiser
00:35:03et puis à calibrer un dispositif.
00:35:05Oui, parce que pour le match de l'Algérie,
00:35:07pour la victoire de l'Algérie,
00:35:08les dégradations
00:35:09et les violences
00:35:10envers les policiers,
00:35:12c'était à Lille,
00:35:13à Roubaix,
00:35:13Toulouse,
00:35:14Lyon,
00:35:14Marseille,
00:35:15ça ne fait pas qu'une ville.
00:35:16Il y en a eu déjà
00:35:17des débordements.
00:35:18Le week-end dernier,
00:35:20notamment,
00:35:20en marge d'un match
00:35:21de l'Algérie,
00:35:23c'était contre
00:35:23le Burkina Faso.
00:35:24Lundi,
00:35:25c'est la victoire du Maroc
00:35:25contre le Zambie,
00:35:27toujours dans le cadre
00:35:28de la Cannes
00:35:29qui a déclenché
00:35:29des violences urbaines
00:35:31à Lille.
00:35:31Cette fois,
00:35:31un policier a été blessé,
00:35:33six individus ont été interpellés.
00:35:35Voyez ce sujet
00:35:36de Mathieu Devez.
00:35:38Des mortiers d'artifices
00:35:39tirés contre les policiers
00:35:41qui répliquent
00:35:42avec du gaz lacrymogène.
00:35:44Les routes sont bloquées,
00:35:45des poubelles
00:35:46et du mobilier urbain
00:35:47incendiés
00:35:48dans ce quartier central
00:35:49de Lille.
00:35:50Ces violences
00:35:51ont éclaté lundi soir
00:35:52après la victoire
00:35:53du Maroc
00:35:54face à la Zambie
00:35:55en Coupe d'Afrique des Nations.
00:35:56Elles ont été dénoncées
00:35:57par le maire de Lille.
00:35:59Suite à la victoire
00:36:00du Maroc,
00:36:00des individus
00:36:01ont malheureusement
00:36:01confondu faire la fête
00:36:02et dégrader la ville.
00:36:04Je condamne
00:36:04ces agissements.
00:36:06Lille est un terrain
00:36:06de fête et de partage,
00:36:08pas d'affrontement.
00:36:09Ne gâchons pas
00:36:10ces célébrations collectives
00:36:11qui unissent
00:36:11et fédères.
00:36:13Selon la police,
00:36:14ils étaient une cinquantaine
00:36:15de prétendus
00:36:15supporters marocains
00:36:16à cibler
00:36:17les forces de l'ordre.
00:36:18Mathieu Vallée,
00:36:19candidat RN
00:36:20à la municipalité,
00:36:21les qualifie de voyous
00:36:22alors qu'un policier
00:36:23a été blessé
00:36:24lors d'une interpellation.
00:36:26Après la victoire
00:36:26du Maroc à Lille,
00:36:27le quartier de Oisem
00:36:28a été transformé
00:36:29en champ de bataille.
00:36:30Mortier, projectiles,
00:36:31incendies,
00:36:32les policiers
00:36:33ont été courageux
00:36:33face aux voyous.
00:36:34Un policier de la BAC
00:36:35de Lille
00:36:36a eu l'épaule luxée
00:36:37et le suspect
00:36:38a été relâché sans suite.
00:36:40Au total,
00:36:40six personnes
00:36:41ont été interpellées
00:36:42et placées
00:36:43en garde à vue.
00:36:44D'autres manifestations
00:36:46violentes ont également
00:36:46eu lieu à Molenbeek
00:36:47en Belgique.
00:36:49On va en parler
00:36:49avec Claude Moniquet
00:36:50que les téléspectateurs
00:36:51de CNews connaissent bien,
00:36:52spécialiste terrorisme,
00:36:54renseignement
00:36:54qui est en Belgique.
00:36:56Claude,
00:36:56on a clairement franchi
00:36:58un niveau supérieur
00:36:59lundi soir
00:37:00dans cette banlieue
00:37:01de Bruxelles.
00:37:03Oui, symboliquement
00:37:04en tout cas,
00:37:04parce que les incidents
00:37:05ont été nettement
00:37:06moins graves
00:37:06qu'à Lille.
00:37:08Ça avait commencé
00:37:08comme un petit rassemblement
00:37:10festif
00:37:11de 200 personnes,
00:37:13illégal,
00:37:13mais sans gravité.
00:37:15Et puis,
00:37:15ça a tourné
00:37:15la violence
00:37:16avec des tirs
00:37:18de mortier,
00:37:18des feux d'artifices
00:37:19illégaux,
00:37:21des rodéos urbains.
00:37:22Et surtout,
00:37:23et c'est là
00:37:23que ça a été
00:37:24le plus spectaculaire
00:37:25avec un gamin
00:37:27qui s'est exhibé
00:37:28à l'arrière
00:37:29d'un scooter
00:37:29une Kalachnikov
00:37:31à la main.
00:37:32Il n'a pas tiré,
00:37:32mais il a exhibé
00:37:33sa Kalachnikov
00:37:35en traversant
00:37:36plusieurs communes
00:37:37de l'Ouest
00:37:38et de Bruxelles.
00:37:39Et ça,
00:37:40c'est clairement
00:37:40un défi aux autorités
00:37:42puisque depuis deux ans,
00:37:44il y a eu
00:37:45des dizaines
00:37:45de fusillades
00:37:46liées au trafic
00:37:47de stupéfiants
00:37:48à Bruxelles
00:37:49qui ont fait
00:37:50plus de 10 morts
00:37:51et des dizaines
00:37:52de blessés
00:37:53et qui font de Bruxelles
00:37:56l'une des capitales
00:37:57les plus marquées
00:37:58par la violence narco
00:37:59en Europe.
00:38:01Est-ce qu'on sait
00:38:01s'il y a eu
00:38:02des interpellations,
00:38:03si la police
00:38:04est intervenue
00:38:05à Molenbeek ?
00:38:07Alors,
00:38:07la police s'est déployée,
00:38:09la police était présente
00:38:10entre autres
00:38:12dans un simulacre,
00:38:13il faut bien le dire,
00:38:14un simulacre
00:38:14de charges,
00:38:16pas beaucoup plus.
00:38:17On ne nous a pas
00:38:17signalé d'arrestations
00:38:19ni de blessés.
00:38:21Plusieurs dizaines
00:38:22d'interventions
00:38:23de pompiers,
00:38:23toutefois,
00:38:24ce sont les
00:38:25géants phares bleus
00:38:26qu'on voit,
00:38:27mais c'est pour
00:38:27les incendies
00:38:28de matériel urbain,
00:38:30de vélos
00:38:31et de trottinettes.
00:38:32Alors,
00:38:32pas de voitures privées,
00:38:33les voitures privées,
00:38:35je le dis de manière
00:38:35un peu cynique,
00:38:36mais c'est la réalité,
00:38:37les voitures privées,
00:38:38ce sera pour ce soir
00:38:39puisqu'on s'attend
00:38:40cette nuit
00:38:41à ce qu'il y ait
00:38:41plusieurs dizaines
00:38:42de voitures privées
00:38:44brûlées,
00:38:45comme malheureusement
00:38:46c'est le cas
00:38:47dans tous les réveillons
00:38:48en Belgique
00:38:49qui est en France
00:38:50depuis maintenant
00:38:51beaucoup trop longtemps.
00:38:53Merci beaucoup
00:38:55Claude Monique
00:38:56et merci
00:38:56d'avoir été avec nous
00:38:57pour nous en parler
00:38:59ce matin.
00:39:00Redouane Courac,
00:39:01pourquoi systématiquement
00:39:02ou quasi systématiquement
00:39:04lorsque certaines équipes
00:39:06jouent,
00:39:07ça engendre
00:39:08derrière des manifestations
00:39:09de violence
00:39:10dans les rues,
00:39:11en France,
00:39:11en Belgique ?
00:39:13Ça n'arrive pas
00:39:13lorsque le Real Madrid
00:39:14joue par exemple
00:39:15au Yard de Munich ?
00:39:16Quand le PSG
00:39:17a gagné la Ligue des Champions,
00:39:18c'est ce qui s'est passé,
00:39:19mais c'est des supporters communs.
00:39:20Peut-être que ce soir,
00:39:22il faut le préciser,
00:39:23l'Algérie est déjà qualifiée
00:39:24en huitième de finale.
00:39:26Donc imaginons,
00:39:27soyons optimistes
00:39:28encore une fois,
00:39:29que peut-être
00:39:29qu'il n'y aura pas de casse,
00:39:30pas de fête.
00:39:31Oui, l'enjeu ne sera pas le même.
00:39:32L'enjeu ne sera pas le même,
00:39:33mais je pense tout de même
00:39:34qu'il y aura des rassemblements.
00:39:35Après, dans quelle mesure ?
00:39:36Il faut le voir,
00:39:37mais il faut se poser
00:39:38les bonnes questions.
00:39:39Un pays qui vit
00:39:40sous haute sécurité,
00:39:41c'est un pays
00:39:41qui vit sous haute tension.
00:39:42On a systématiquement
00:39:43les mêmes problématiques,
00:39:45c'est-à-dire
00:39:45des supporters
00:39:46d'équipe du Maghreb,
00:39:47c'est la réalité,
00:39:48qui viennent,
00:39:48qui cassent,
00:39:49qui ne savent pas faire la fête
00:39:50sans brûler.
00:39:51Déjà, moi,
00:39:51je trouve très étonnant
00:39:52de faire la fête
00:39:52pour une équipe étrangère
00:39:54sur le sol de France,
00:39:56sur le sol belge,
00:39:57mais il y a faire la fête
00:39:58et dégrader.
00:39:58Ce ne sont pas des supporters,
00:40:00c'est des délinquants,
00:40:00des racailles.
00:40:01Il faut dire aussi
00:40:01que ça reste quand même
00:40:02des minorités.
00:40:02Tous les supporters
00:40:03des équipes
00:40:04qui viennent d'Afrique du Nord
00:40:06ne sont pas violents.
00:40:08Oui, c'est exact,
00:40:10mais systématiquement,
00:40:11quand l'Algérie
00:40:12ou quand le Maroc joue,
00:40:13il y a de la casse.
00:40:14Donc, il ne faut pas
00:40:15se voiler la face.
00:40:16Il faut se poser
00:40:16les bonnes questions
00:40:17parce que ce n'est pas normal
00:40:19de vivre dans un pays
00:40:20où pour des faits...
00:40:21Quasi systématiquement,
00:40:22on ne va pas dire.
00:40:22Non, systématiquement,
00:40:24sur les derniers matchs
00:40:24de l'Algérie,
00:40:25même les matchs amicaux,
00:40:26il y a eu des débordements.
00:40:27Je l'ai vérifié,
00:40:28même sur les matchs amicaux,
00:40:29il n'y a pas beaucoup
00:40:29de matchs internationaux
00:40:31de toute manière,
00:40:32donc on peut le vérifier.
00:40:33Systématiquement,
00:40:34il y a de la casse,
00:40:34mais il faut se poser
00:40:35les bonnes questions.
00:40:36À un moment donné,
00:40:36est-ce qu'on considère
00:40:38que c'est normal
00:40:38qu'à un soir de réveillon,
00:40:40la force publique,
00:40:42la police soit déployée
00:40:43en masse,
00:40:43qu'il y ait 10 000 policiers ?
00:40:45C'est que dans le pays
00:40:45des droits de l'homme,
00:40:46dans le pays de la liberté,
00:40:48on ne peut plus vivre
00:40:49tranquillement sans avoir peur,
00:40:50sans se poser des questions
00:40:51parce que beaucoup de Français,
00:40:53et j'ai des amis,
00:40:53et c'est mon cas,
00:40:54moi ce soir,
00:40:55je ne laisserai pas
00:40:55ma voiture dans la rue.
00:40:57Je vais la mettre
00:40:57dans un parking.
00:40:59Aujourd'hui,
00:40:59on vit,
00:41:00on a quand même adopté
00:41:00des réflexes
00:41:02qui font qu'on ne vit plus
00:41:03de manière normale en France.
00:41:04Et c'est très problématique.
00:41:06Et c'est en ça
00:41:07que quand je faisais référence
00:41:08à ce livre d'Ernest Hemingway,
00:41:10c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:41:11il y a cette forme
00:41:12effectivement d'insouciance
00:41:14qu'on pouvait avoir
00:41:14il y a quelques années,
00:41:16il y a la fin des années 50,
00:41:18les années 60, 70.
00:41:19Aujourd'hui,
00:41:20on doit,
00:41:22on a appris,
00:41:23j'ai envie de dire,
00:41:23on a appris à vivre différemment.
00:41:26C'est justement pour ça,
00:41:27c'est justement parce que
00:41:27Paris est une fête,
00:41:28parce que l'Europe est sympathique,
00:41:30qu'il y a tout ce dispositif
00:41:32de sécurité,
00:41:33qu'il y a toutes ces tensions.
00:41:34Finalement,
00:41:34nos ennemis ont peut-être gagné.
00:41:36C'est nous qui nous sommes adaptés
00:41:38aujourd'hui à la menace islamiste.
00:41:40C'est nous qui nous sommes adaptés
00:41:41aux risques de débordement.
00:41:43C'est nous qui nous sommes adaptés
00:41:44aux potentiels risques d'agression.
00:41:46On a donné raison à nos ennemis
00:41:48parce que les pouvoirs publics,
00:41:51les politiques,
00:41:52ne pointent pas le curseur
00:41:53au bon endroit.
00:41:54Alors,
00:41:54l'heure est au bilan,
00:41:55on le disait,
00:41:56de l'année 2025.
00:41:57Un bilan qui est loin d'être reluisant
00:41:59sur le plan politique,
00:42:01sur le plan des violences également,
00:42:03au sujet de la justice.
00:42:04Sabrina,
00:42:05le garde des Sceaux,
00:42:06Gérald Darmanin,
00:42:06lui a dressé le bilan
00:42:07des opérations
00:42:08et des fouilles XXL
00:42:10menées dans les prisons.
00:42:12Près de 2000 téléphones saisis,
00:42:132558 objets dangereux,
00:42:1613 kilos de drogue.
00:42:18Gérald Darmanin promet
00:42:19des fouilles systématiques
00:42:21en 2026.
00:42:22On va regarder d'abord
00:42:23le sujet de Félix Perolas
00:42:24et on en parle juste après.
00:42:28C'était le 25 novembre,
00:42:30dans le centre pénitentiaire
00:42:31de Nanterre,
00:42:33Gérald Darmanin
00:42:33donnait le coup d'envoi
00:42:35de l'opération
00:42:36fouille XXL.
00:42:37L'objectif,
00:42:38lutter contre l'introduction
00:42:39d'objets illicites,
00:42:41le trafic en détention
00:42:42et la poursuite
00:42:44des activités criminelles
00:42:45depuis la prison.
00:42:46sur tout le mois de décembre,
00:42:47l'administration pénitentiaire
00:42:48s'est mis en ordre de marche
00:42:49pour organiser
00:42:51des opérations complémentaires
00:42:53aux fouilles
00:42:53qui sont organisées
00:42:56dans les établissements.
00:42:58Depuis le début
00:42:59des opérations
00:43:00qui doivent se terminer
00:43:01aujourd'hui,
00:43:02ce sont 1789 téléphones portables,
00:43:052558 objets dangereux
00:43:07et près de 13 kilos de drogue
00:43:09qui ont été saisis.
00:43:11Des opérations
00:43:11qui ont été bénéfiques
00:43:13selon cet agent pénitentiaire
00:43:15mais qui ne suffisent pas.
00:43:17Le vrai problème,
00:43:18le vrai problème,
00:43:19ce n'est pas de réaliser
00:43:20des opérations coup de poing,
00:43:22opérations de communication.
00:43:24Le vrai problème,
00:43:25c'est d'endiguer
00:43:26l'entrée de matériel
00:43:27en détention.
00:43:28Le sujet,
00:43:29il est là.
00:43:30Aujourd'hui,
00:43:31on vide l'océan
00:43:32à la petite cuillère.
00:43:33Le garde des Sceaux
00:43:34a annoncé
00:43:35prendre une nouvelle instruction
00:43:36en janvier 2026
00:43:38pour revoir
00:43:39les organisations de fouilles
00:43:40en les rendant
00:43:41plus systématiques.
00:43:43Sabrina Bourlin-Bouillet,
00:43:45vous avez pu assister
00:43:46en avant-première
00:43:47pour CNews
00:43:48au lancement
00:43:48de ces opérations
00:43:50de fouilles.
00:43:51C'est bien ça ?
00:43:51Oui,
00:43:52nous étions le seul média
00:43:53sur Gérald Darmanin.
00:43:54C'était le 26 novembre dernier
00:43:55pour lancer
00:43:56cette opération
00:43:57fouilles XXL
00:43:58dans les prisons de France.
00:43:59Il était allé
00:43:59pour commencer
00:44:00cette opération
00:44:01dans la prison de Nanterre.
00:44:03Et donc,
00:44:03on avait vu tout ce processus
00:44:05qui est mis en place.
00:44:05C'est très organisé,
00:44:06c'est très minutieux
00:44:07et c'est surtout
00:44:08de fouilles
00:44:09assez massives.
00:44:11Jusqu'alors,
00:44:11c'est lorsqu'il y avait
00:44:12une enquête
00:44:12qui était ouverte,
00:44:13qu'on suivait
00:44:14certains individus
00:44:15et qu'on fouillait.
00:44:16Mais c'était vraiment
00:44:16de l'ordre de l'individuel.
00:44:18Là,
00:44:18ce sont des fouilles massives.
00:44:20Ça concerne parfois
00:44:21jusqu'à une centaine
00:44:21de cellules.
00:44:22Et bien sûr,
00:44:23les détenus
00:44:23ne sont pas prévenus.
00:44:24Ils sont extraits
00:44:25d'abord
00:44:26de leurs cellules
00:44:27par les héris,
00:44:28qui est une sorte
00:44:28d'unité spéciale,
00:44:30vous savez,
00:44:31qui est casquée
00:44:32avec un bouclier
00:44:33qui est un petit peu
00:44:33le GIGN de la prison,
00:44:35qui les extrait
00:44:36de la cellule.
00:44:36Puis,
00:44:37il y a une fouille
00:44:37avec les chiens,
00:44:39une équipe cynophile
00:44:40qui vient d'abord
00:44:40pour détecter
00:44:41les stupéfiants,
00:44:42les drogues
00:44:42et enfin les héris,
00:44:44les héros,
00:44:45excusez-moi,
00:44:45qui sont une équipe
00:44:46qui est chargée
00:44:47vraiment de la sécurité
00:44:48à l'intérieur de la prison.
00:44:49Eux,
00:44:50ils fouillent
00:44:51vraiment minutieusement.
00:44:52Ils passent au peigne
00:44:53fin ces cellules
00:44:53pour trouver,
00:44:54grâce à leur équipement,
00:44:55parce qu'ils ont
00:44:55un équipement
00:44:56très avancé
00:44:58technologiquement,
00:44:59et ils arrivent
00:44:59à détecter
00:45:00des micro-cartes
00:45:02SIM,
00:45:03des téléphones,
00:45:04même lorsqu'ils sont éteints.
00:45:05Et c'est comme ça
00:45:06que les saisies sont faites.
00:45:08Et là,
00:45:08elles ont été massives.
00:45:10Gérald Darmanin
00:45:11avait donné
00:45:11jusqu'à la fin de ce mois
00:45:13pour que toutes
00:45:13les présons de France
00:45:14puissent effectuer
00:45:16ces fouilles XXL.
00:45:17Le bilan,
00:45:18il est positif.
00:45:19On voit que
00:45:201789
00:45:22téléphones portables
00:45:23de saisie,
00:45:242558
00:45:25objets dangereux
00:45:25et plus de 13 kilos
00:45:27de drogue.
00:45:28Ça montre bien
00:45:28qu'il y avait
00:45:29quand même
00:45:29des failles
00:45:30dans cette étanchéité
00:45:32qui aurait dû être
00:45:33mise en place
00:45:34et qui devrait être
00:45:35appliquée
00:45:35dans les prisons.
00:45:37Donc voilà,
00:45:37la volonté
00:45:37de continuer
00:45:39à durcir,
00:45:40du moins
00:45:40à être plus ferme
00:45:42au niveau
00:45:42de cette sécurité
00:45:43dans les prisons,
00:45:44elle s'affiche bien
00:45:46aujourd'hui.
00:45:46Alors Benjamin
00:45:47Camboulivre,
00:45:48le bilan,
00:45:48il est positif.
00:45:49Gérald Darmanin
00:45:50a raison
00:45:51de se féliciter
00:45:51du bilan
00:45:53de ces fouilles.
00:45:54Mais on voit aussi
00:45:54que la politique
00:45:56carcérale
00:45:56dans notre pays
00:45:57est catastrophique.
00:45:59Aujourd'hui,
00:45:59nos prisons
00:46:00sont des passoires.
00:46:01C'est ce que ça montre aussi.
00:46:03C'est la différence
00:46:04entre les opérations
00:46:05coup de poing
00:46:06et le travail de fond.
00:46:07On peut toujours,
00:46:08quand on fait une opération
00:46:09coup de poing,
00:46:09mettre en avant
00:46:09un gros bilan.
00:46:10Comme quand vous faites
00:46:11une opération
00:46:11place net XXL,
00:46:12vous allez dire
00:46:13voilà,
00:46:13on a interpellé
00:46:14tant de bonhommes,
00:46:14on a fait telle saisie.
00:46:16Là,
00:46:16avec une opération
00:46:17coup de poing
00:46:17dans les prisons,
00:46:18cette fois,
00:46:19c'est des fouilles XXL,
00:46:20on peut dire
00:46:20voilà,
00:46:21on a fait
00:46:21tant de téléphones,
00:46:23on a saisi
00:46:23tant d'armes artisanales,
00:46:24etc.
00:46:24Et si derrière,
00:46:25on n'empêche pas finalement
00:46:26les prisonniers
00:46:27de se procurer à nouveau
00:46:28d'autres téléphones ?
00:46:29C'est ça,
00:46:29des hérisses
00:46:30dans une prison
00:46:31ou des CRS
00:46:32sur un point de deal,
00:46:33s'il n'y a pas
00:46:33le travail de fond,
00:46:34c'est pareil.
00:46:35C'est-à-dire que
00:46:35sur le travail de long terme,
00:46:36au final,
00:46:37il n'y a rien qui est fait.
00:46:38Le vrai problème,
00:46:39c'est d'empêcher
00:46:40que ça rentre les choses
00:46:41plutôt que d'aller les récolter
00:46:42une fois de temps en temps.
00:46:44Après,
00:46:44il faut le faire aussi.
00:46:45Bien entendu,
00:46:46il faut le faire aussi.
00:46:46Le garde de l'essau
00:46:47a dit que ce serait fait
00:46:49désormais systématiquement.
00:46:50Comme les opérations
00:46:50Placnet ont du sens
00:46:52avec la police,
00:46:52mais qui ne servent à rien
00:46:53s'il n'y a pas un travail
00:46:54d'enquête en amont
00:46:55et en parallèle.
00:46:57Là,
00:46:57les prisons,
00:46:58effectivement,
00:46:59on a une vétusté
00:47:00des établissements,
00:47:02il faut rehausser les murs,
00:47:03il faut mettre des fils
00:47:03anti-projection,
00:47:04il faut des brouilleurs
00:47:04pour les drones.
00:47:06Et puis,
00:47:06on a surtout
00:47:07un dramatique ratio
00:47:08entre les surveillants
00:47:09et les détenus,
00:47:12avec toujours des surveillants
00:47:13qui sont recrutés
00:47:13sur la base
00:47:14du taux d'occupation
00:47:14normal des prisons,
00:47:15alors même qu'on est
00:47:16à 136%
00:47:17de densité carcérale.
00:47:18C'est à ces problèmes-là
00:47:19qu'il faut s'attaquer
00:47:20pour permettre aux agents
00:47:20de travailler
00:47:21dans des conditions
00:47:22sereines,
00:47:23on va dire sécuritaires
00:47:25et pour permettre aux prisons
00:47:26de retrouver un petit peu
00:47:27d'équilibre
00:47:27parce que si l'autorité
00:47:28de l'État
00:47:29ne s'impose pas
00:47:30et même pas dans les prisons,
00:47:31c'est ici aussi
00:47:32par manque de moyens.
00:47:33Donc,
00:47:33c'est avant tout là-dessus
00:47:34qu'il faut insister
00:47:35sur les moyens de fond,
00:47:37sur les moyens
00:47:37et la considération
00:47:38des surveillants.
00:47:39Sarah Salmane.
00:47:39Gérald Darmanin
00:47:40a également lancé
00:47:40l'opération
00:47:41zéro portable en prison
00:47:42avec un budget
00:47:43de 29 millions d'euros
00:47:44donc c'est quand même
00:47:45assez conséquent
00:47:46et il faut savoir
00:47:46que beaucoup de détenus
00:47:48pour ne pas dire
00:47:48la majorité
00:47:49ont leur téléphone portable.
00:47:50Alors,
00:47:50hormis Nicolas Sarkozy
00:47:51où effectivement
00:47:52rien ne rentrait,
00:47:53la plupart des détenus
00:47:55les ont.
00:47:56Donc,
00:47:56pour Nicolas Sarkozy,
00:47:57je peux vous assurer
00:47:58que rien ne rentrait
00:47:59donc quand on veut,
00:48:00on y arrive.
00:48:01Ces téléphones portables
00:48:01sont très importants,
00:48:02ce n'est pas anecdotique.
00:48:03Pourquoi Gérald Darmanin
00:48:04veut mettre la main dessus ?
00:48:05Parce que,
00:48:06surtout dans le cadre
00:48:07du narcotrafic,
00:48:08on sait qu'il y a
00:48:09des opérations criminelles
00:48:10qui sont menées
00:48:10depuis l'intérieur
00:48:13et voilà,
00:48:13l'échange,
00:48:14la communication possible
00:48:15pour mettre en place
00:48:16ces opérations criminelles
00:48:17c'est par le biais
00:48:18d'un téléphone portable.
00:48:19Mais j'entendais tout à l'heure
00:48:20Fabrice pendant le sujet
00:48:22dire effectivement
00:48:24lorsqu'on voit
00:48:26le nombre de téléphones saisis,
00:48:28près de 2000 téléphones saisis,
00:48:292558 objets dangereux,
00:48:3213 kilos de drogue.
00:48:34Alors évidemment,
00:48:34ces opérations sont nécessaires,
00:48:37on le voit ici,
00:48:38mais quelle image ça renvoie
00:48:40de nos prisons aujourd'hui ?
00:48:42En fait,
00:48:42j'ai envie de vous dire
00:48:43que malheureusement
00:48:43les prisons sont à l'image
00:48:44du pays.
00:48:45C'est-à-dire des frontières
00:48:46complètement poreuses
00:48:47qui permettent
00:48:48à à peu près tout
00:48:49de rentrer,
00:48:50que ce soit les flux migrants
00:48:51ou la drogue pour le pays
00:48:52et donc là c'est pareil,
00:48:53c'est la drogue,
00:48:54les téléphones, etc.
00:48:55Et c'est un problème
00:48:56de volonté politique.
00:48:57Écoutez,
00:48:58dans un pays
00:48:58qui a été capable
00:48:59de masquer et d'enfermer
00:49:00toute sa population
00:49:01ou d'interdire
00:49:02d'un jour à l'autre
00:49:03à l'ensemble
00:49:04de la population
00:49:04de fumer dans les boîtes
00:49:05et dans les cafés,
00:49:07je peux vous dire
00:49:07que ça,
00:49:07ça a été respecté.
00:49:08ou de réduire
00:49:09de 15 000 à 5 000
00:49:10les morts sur la route.
00:49:11Quand l'État veut
00:49:12l'État peu en France,
00:49:12l'État est très puissant
00:49:13en réalité.
00:49:14Donc il s'agit aujourd'hui
00:49:15d'un problème
00:49:15de volonté politique
00:49:16parce qu'on pense
00:49:17qu'en laissant
00:49:18un peu de latitude,
00:49:19on va maintenir
00:49:20un semblant
00:49:21de paix sociale.
00:49:22On ne fait que
00:49:23rejeter de la patate chaude
00:49:24sur les prochains dirigeants
00:49:26et sur les générations futures.
00:49:27Benjamin Combuliv.
00:49:28Je vais simplement rajouter
00:49:29sur les téléphones
00:49:30que l'on saisit
00:49:31qu'il faut aussi
00:49:31s'interroger
00:49:32sur le manque d'effectifs
00:49:33dans le renseignement pénitentiaire
00:49:34parce que ce n'est pas
00:49:35le tout de saisir les téléphones,
00:49:36il faut pouvoir les exploiter
00:49:37et c'est relativement bas,
00:49:39c'est même très bas
00:49:39le taux d'exploitation
00:49:40des téléphones
00:49:41qui sont saisis.
00:49:43Et plus largement
00:49:44sur les prisons,
00:49:45ce que l'on doit viser
00:49:46à faire,
00:49:47c'est à généraliser
00:49:48le modèle des prisons
00:49:49haute sécurité
00:49:49que l'on est en train
00:49:50d'établir
00:49:50parce que c'est partout
00:49:51qu'on a besoin
00:49:51de ces conditions de sécurité
00:49:52parce que c'est comme ça
00:49:53qu'on va réimposer
00:49:54le sens de la peine de prison
00:49:56et c'est ça qu'on doit viser
00:49:58pour la sécurité de tous.
00:50:00Merci Sabrina Bourlin-Bouillet
00:50:01pour ces précisions.
00:50:03Merci Sabrina
00:50:04et dans un instant
00:50:05on va parler
00:50:06de la ville de Lyon,
00:50:07la municipalité de Lyon
00:50:09qui a décerné
00:50:10la citoyenneté d'honneur
00:50:11à Ussam Abou Safia
00:50:13sauf que cet homme
00:50:15semble partager
00:50:17les idées
00:50:18de l'idéologie
00:50:20du Hamas,
00:50:21enfin ce n'est pas
00:50:21il semble,
00:50:22il a publié
00:50:23sur les réseaux sociaux
00:50:25au lendemain
00:50:26des attaques
00:50:26du 7 octobre 2023
00:50:27des propos
00:50:28clairement significatifs
00:50:30à la gloire
00:50:32de ces attentats.
00:50:34On va en parler
00:50:34dans un instant.
00:50:35Restez avec nous
00:50:36pour la suite
00:50:36de 90 minutes info
00:50:37sur CNews.
00:50:42De retour sur CNews
00:50:43pour la suite
00:50:44de 90 minutes info.
00:50:45Il est 11h30,
00:50:46l'heure de retrouver
00:50:47Margot Siffaire
00:50:48pour un nouveau point
00:50:48sur l'actualité.
00:50:49Bonjour Mickaël,
00:50:53bonjour à tous.
00:50:54Emmanuel Macron
00:50:55prononcera ce soir
00:50:56ses traditionnels
00:50:57voeux de fin d'année
00:50:58parmi les derniers
00:50:58chantiers de son quinquennat,
00:51:00notamment la régulation
00:51:01des réseaux sociaux,
00:51:02le retour du service national
00:51:03ou encore la législation
00:51:04sur la fin de vie.
00:51:06Des voeux à suivre
00:51:06en direct dès 20h
00:51:07sur CNews.
00:51:09Le mari de Brigitte Bardot
00:51:11sort du silence
00:51:11alors que l'Elysée
00:51:12propose à la famille
00:51:13un hommage national.
00:51:14Bernard Dormal-Rétor
00:51:16qu'il manque à créer
00:51:16un secrétariat d'Etat
00:51:18dédié à la cause animale,
00:51:19ce sont ses mots
00:51:20à Paris Match.
00:51:22Et puis on l'a appris
00:51:22il y a quelques minutes
00:51:23le décès d'Evelyne Leclerc
00:51:25à l'âge de 74 ans
00:51:26des suites
00:51:27d'une longue maladie.
00:51:29Elle était la figure
00:51:29emblématique
00:51:30de l'émission
00:51:30Tournez ma neige,
00:51:31un jeu de rencontre
00:51:32très populaire
00:51:33des années 80-90
00:51:35sur TF1.
00:51:37Merci beaucoup
00:51:37Margot Siffaire
00:51:39et le visage,
00:51:40un des visages marquants
00:51:42de la télévision
00:51:42qui s'est éteint
00:51:44avec le décès
00:51:45d'Evelyne Leclerc,
00:51:47Fabrice Hakoun,
00:51:47Evelyne Leclerc,
00:51:49visage bien évidemment
00:51:50de la télévision,
00:51:51ancienne animatrice,
00:51:51ancienne speakrine
00:51:52dans les années 70
00:51:53et puis Tournez ma neige,
00:51:55bien évidemment,
00:51:55cette émission
00:51:56qui a marqué
00:51:56la fin des années 80
00:51:57et les années 90.
00:51:59Vous avez dû voir
00:52:00ma réaction
00:52:00quand ça a été annoncé,
00:52:02c'est beaucoup d'émoi
00:52:03parce qu'en fait,
00:52:04il y avait très peu
00:52:04de chaînes de télé
00:52:05et on était tous
00:52:05sur les mêmes émissions
00:52:06et elle a marqué
00:52:07toute une génération
00:52:08et plusieurs générations
00:52:09et puis avec sa gentillesse,
00:52:11sa bonhomie,
00:52:11elle avait quelque chose
00:52:12de très fort.
00:52:13Moi, je regardais ça
00:52:14avec ma grand-mère
00:52:14avec bonheur
00:52:14donc oui,
00:52:15bien sûr,
00:52:15je suis ému.
00:52:16Tournez ma neige,
00:52:17est-ce que ça vous évoque
00:52:19quelque chose,
00:52:19Redouane Courac ?
00:52:20Quel âge est-ce que
00:52:21vous avez, Redouane ?
00:52:21J'ai 25 ans.
00:52:23Non, non,
00:52:24je connais Tournez ma neige
00:52:25mais d'ailleurs,
00:52:25Tournez ma neige
00:52:26a été présenté
00:52:26par Sébastien Coet
00:52:27dans sa dernière version
00:52:28sur TF1.
00:52:30Mais j'ai une passion
00:52:30un peu bizarre,
00:52:31je regarde beaucoup
00:52:31d'images de Lila,
00:52:32de l'Institut National
00:52:33des Archives.
00:52:34Donc évidemment
00:52:34que je connais
00:52:35Evelyne Leclerc
00:52:36mais je ne l'ai pas
00:52:37connue en exercice
00:52:38uniquement dans les archives
00:52:40mais je rejoins parfaitement
00:52:42Fabrice,
00:52:43c'était une personne
00:52:44de grande qualité
00:52:45et puis une personne
00:52:45qui a marqué visiblement
00:52:46la télévision française.
00:52:47Et qui a bien sûr
00:52:47marqué la télévision.
00:52:48On voit souvent
00:52:49dans les bêtisiers
00:52:50qui passent
00:52:51parce qu'il y avait
00:52:51des séquences très drôles
00:52:52dans cette émission.
00:52:53Il y a eu des parodies aussi,
00:52:54moi je pense évidemment
00:52:54à celle des Inconnus
00:52:55qui était mythique aussi.
00:52:58Mais parce que le concept
00:52:59aujourd'hui
00:52:59on ne fait plus d'émissions
00:53:00comme ça.
00:53:01Il faut rappeler
00:53:02le concept de Tournez ma neige
00:53:04mais c'est une émission
00:53:05de rencontre en fait
00:53:06à l'aveugle
00:53:07en direct
00:53:09à la télévision
00:53:10à l'époque
00:53:11c'était je crois
00:53:12aux alentours de midi.
00:53:13Il y avait un rideau
00:53:14et en fait
00:53:15il y avait un homme
00:53:16et une femme
00:53:16qui en fait
00:53:17les gens faisaient des dates.
00:53:19On dit des dates aujourd'hui.
00:53:20On ne disait pas encore
00:53:21dates à l'époque.
00:53:22Et à l'aveugle.
00:53:23À l'aveugle
00:53:24ça permettait d'approviser.
00:53:25Il n'y a pas une émission
00:53:26comme ça
00:53:26où ils sont à l'aveugle ?
00:53:27Pas à ma connaissance.
00:53:29Peut-être mariée
00:53:30au premier regard.
00:53:32Je crois
00:53:32qu'on entendait encore
00:53:34Evelyne Leclerc
00:53:34qui a récemment
00:53:35dans les grosses têtes
00:53:36il me semble
00:53:36qu'elle officie
00:53:37dans l'émission
00:53:37de Laurent Ruquier
00:53:38jusqu'à encore récemment
00:53:39sur RTL.
00:53:41La ville de Lyon
00:53:42a décerné
00:53:43la citoyenneté d'honneur
00:53:44à Yussam Abou Safia
00:53:46directeur de l'hôpital
00:53:47Kamal Adouane
00:53:48à Gaza
00:53:48sauf que
00:53:49deux solutions
00:53:49soit la ville de Lyon
00:53:52a décerné
00:53:52la citoyenneté d'honneur
00:53:53à une personne
00:53:54sans avoir fait
00:53:55au préalable
00:53:55de recherche
00:53:56sur cette personne
00:53:57soit la municipalité
00:53:59et on espère
00:54:00évidemment se tromper
00:54:01est en accord
00:54:01avec les idées
00:54:02de cet homme
00:54:02qui véhicule clairement
00:54:04l'idéologie
00:54:05du Hamas
00:54:06Thomas Bonnet.
00:54:07Oui
00:54:07alors cet homme
00:54:08c'est un médecin
00:54:09qui opérait
00:54:09dans un hôpital
00:54:10de Gaza
00:54:11qui s'occupait
00:54:12notamment des enfants
00:54:13or il se trouve
00:54:14qu'il a été
00:54:14fait citoyen d'honneur
00:54:15par la ville de Lyon
00:54:16et qu'on a retrouvé
00:54:17en tout cas pas moi
00:54:18mais des internautes
00:54:18ont retrouvé
00:54:19des publications
00:54:20qu'il avait postées
00:54:21quelques jours seulement
00:54:22après le 7 octobre
00:54:24alors d'abord
00:54:24vous voyez
00:54:25moi je trouve ça
00:54:25très intéressant
00:54:26ce tweet
00:54:27qui relaie cette affiche
00:54:28donc de la ville de Lyon
00:54:29affiche officielle
00:54:30pour dire qu'il est fait
00:54:31citoyen d'honneur
00:54:32et vous voyez
00:54:32le tweet
00:54:33il vient de Presse TV
00:54:34Presse TV
00:54:34ça parle pas au grand public
00:54:36Presse TV
00:54:36c'est un média
00:54:37affilié au régime iranien
00:54:38déjà ça place un peu
00:54:39qui aujourd'hui
00:54:40se félicite
00:54:41de cette citoyenneté
00:54:42d'honneur
00:54:43et donc cet homme
00:54:44c'est vrai
00:54:44a partagé
00:54:45sur ses réseaux sociaux
00:54:46des publications
00:54:46à la gloire
00:54:48du 7 octobre
00:54:49reprenant à son compte
00:54:50les actions terroristes
00:54:51qui avaient été menées
00:54:52ce jour-là
00:54:53donc comme vous l'avez dit
00:54:54de deux choses l'une
00:54:55soit la ville de Lyon
00:54:56l'ignorait totalement
00:54:56et alors c'est un manque
00:54:57de recherche
00:54:58dans le passé
00:55:00de cet individu
00:55:01soit effectivement
00:55:02il y a une accointance
00:55:04au moins
00:55:04avec ce postulat-là
00:55:07ce qui évidemment
00:55:07nous pose question
00:55:08Caroline Yadant
00:55:09la députée
00:55:09des Français établis
00:55:10hors de France
00:55:11notamment les Français
00:55:11établis en Israël
00:55:12s'est fait le relais
00:55:13justement de cette polémique
00:55:16en expliquant
00:55:16que ça revenait
00:55:17de fait à blanchir
00:55:18une organisation terroriste
00:55:19à faire l'éloge
00:55:20du pogrom
00:55:20du 7 octobre
00:55:21elle parle de faute politique
00:55:22de la part du maire
00:55:23Grégory Doucet
00:55:25et ce qui nous fait
00:55:26nous interroger aussi
00:55:27c'est que c'est vrai
00:55:27qu'on a vu à plusieurs reprises
00:55:29des élus de gauche
00:55:31écologistes particulièrement
00:55:32avoir une position
00:55:34pour le moins ambiguë
00:55:35et c'est un euphémisme
00:55:36que j'emploie là
00:55:37à l'égard de ceux
00:55:38qui propagent
00:55:39l'idéologie du Hamas
00:55:40vous avez des clins d'œil
00:55:42qui sont adressés
00:55:43semble-t-il
00:55:43à une partie
00:55:44de l'électorat
00:55:46qu'ils espèrent séduire
00:55:47c'est le cas à Strasbourg aussi
00:55:48vous savez
00:55:48Jeanne Barseguian par exemple
00:55:49avait annulé
00:55:50le jumelage de sa ville
00:55:51avec une ville israélienne
00:55:52dans la même optique électorale
00:55:54J'aimerais qu'on regarde
00:55:55justement
00:55:56ce que cet homme a posté
00:55:57on doit l'avoir en régie
00:55:5948 heures
00:56:00après les attaques terroristes
00:56:02du 7 octobre 2023
00:56:04le 9 octobre 2023
00:56:07cet homme
00:56:08alors bon
00:56:08voilà
00:56:08en tous les cas
00:56:09on ne l'a pas en régie
00:56:11il pensait que leur forteresse
00:56:12les protégeait de Dieu
00:56:14mais Dieu les surprit
00:56:15là où ils ne s'y attendaient pas
00:56:16et se mâle à terreur
00:56:17dans leur cœur
00:56:18c'est les mots
00:56:19de cet homme
00:56:20En fait il y a pas mal
00:56:21de publications
00:56:21qu'on est en train de vérifier
00:56:24aussi de notre côté
00:56:25donc on va voir un peu
00:56:26ce qui a été vraiment posté
00:56:27par cet homme là
00:56:29mais il y a un nombre
00:56:30important de publications
00:56:31en effet qui
00:56:32à minima
00:56:33attestent d'une proximité
00:56:35avec l'action du Hamas
00:56:36il conviendra de creuser
00:56:39encore davantage
00:56:39parce qu'il semblerait
00:56:40même qu'il y ait
00:56:41des accointances
00:56:41très fortes
00:56:43entre cet homme
00:56:44et le mouvement terroriste
00:56:45du Hamas
00:56:46Redouane Courac
00:56:47la réaction de Caroline Yadant
00:56:51la députée des Français
00:56:52de l'étranger
00:56:53lorsqu'elle parle
00:56:54d'erreur politique
00:56:55ça va même plus loin
00:56:56que ça aujourd'hui
00:56:57Moi je ne crois même pas
00:56:59que c'est une erreur politique
00:56:59je crois même que c'est volontaire
00:57:01en réalité
00:57:01parce que cet homme
00:57:03ne faisait pas grand secret
00:57:04de ses affinités politiques
00:57:06et de ses affinités
00:57:07avec des groupes terroristes
00:57:07comme le Hamas
00:57:08pour préparer cette émission
00:57:09j'ai tapé le nom de ce monsieur
00:57:11je me suis retrouvé
00:57:11sur un de ses réseaux sociaux
00:57:13je crois qu'il n'y avait
00:57:13pas grande surprise
00:57:14donc soit
00:57:15à la mairie de Lyon
00:57:16personne ne travaille
00:57:17personne ne fait de vérification
00:57:18soit il y a une forme
00:57:19peut-être
00:57:20non pas de complaisance
00:57:22mais de tolérance
00:57:23avec les idées
00:57:24de cet homme
00:57:24ce qui ne serait pas surprenant
00:57:25au vu des affinités politiques
00:57:28de ceux qui dirigent la ville
00:57:29je vous rappelle
00:57:29que la ville est dirigée
00:57:30par Grégory Doucet
00:57:31maire Europe Écologie Les Verts
00:57:33qui lui-même
00:57:33ne fait pas de grand
00:57:36ne fait pas grand secret
00:57:37de ce qu'il pense
00:57:38du conflit israélo-palestinien
00:57:40Fabrice Hakoun
00:57:41écoutez
00:57:43je pense que c'est tout
00:57:44sauf une erreur
00:57:45ou tout sauf
00:57:45une omission
00:57:46d'abord il y a des précédents
00:57:47je vous rappelle
00:57:48qu'il y a quelques mois
00:57:49on a le quai d'Orsay
00:57:50le quai d'Orsay
00:57:51a laissé rentrer
00:57:51des palestiniens
00:57:53venant de Gaza
00:57:53qui tenaient des propos
00:57:54clairement nazis
00:57:56en fait
00:57:56qui étaient des nostalgiques
00:57:57du nazisme
00:57:57je vous rappelle aussi
00:57:58que la mairie d'Aubervilliers
00:57:59il y a quelques années
00:58:00j'avais écrit une longue tribune
00:58:01là-dessus
00:58:01dans Atlantico
00:58:02a nommé citoyen d'honneur
00:58:04de sa ville
00:58:05Marwan Bargouti
00:58:06on ne peut pas ignorer
00:58:06qu'il y a une Marwan Bargouti
00:58:07il a tué des enfants
00:58:09donc dans des attentats
00:58:10donc il y a quelque chose
00:58:12de profond
00:58:12mais moi ce qui m'inquiète
00:58:13c'est ce que ça dit derrière
00:58:13parce que je vais vous dire une chose
00:58:14il m'est arrivé quelque chose hier
00:58:16j'ai été contacté
00:58:17par une
00:58:18une téléspectatrice
00:58:20de 89 ans
00:58:21qui vit aujourd'hui en Israël
00:58:22qui s'appelle Vera
00:58:22Vera m'a dit
00:58:24on s'inquiète pour vous
00:58:25vous savez qui est Vera
00:58:26elle a 89 ans
00:58:27sa famille a émigré de Russie
00:58:29vers la Tunisie
00:58:30elle a été ensuite
00:58:30chassée de Tunisie
00:58:31pour venir en France
00:58:32et de France
00:58:32elle a fini par faire son allié
00:58:34pour partir en Israël
00:58:35et c'est cette personne
00:58:36aujourd'hui qui a ce vécu
00:58:37qui s'inquiète aujourd'hui
00:58:38pour nous en France
00:58:39et ça croyez-moi
00:58:40ça dit quelque chose
00:58:41de très profond
00:58:42sur la vision
00:58:44qu'ont à l'extérieur
00:58:45de la France les gens
00:58:47de ce qui se passe
00:58:48en France aujourd'hui
00:58:48et ça a des impacts
00:58:49sur tous les plans
00:58:50sur le plan sécuritaire
00:58:50sur le plan économique
00:58:51est-ce que vous avez envie
00:58:52de faire du business
00:58:53avec un pays dans lequel
00:58:53on pense que les gens
00:58:54sont en sécurité aujourd'hui
00:58:54c'est exactement la discussion
00:58:55que nous avions hier
00:58:56sur ce plateau
00:58:57avec une femme
00:58:58qui a fait son allié
00:58:59en 2021
00:59:00qui vit aujourd'hui
00:59:00en Israël
00:59:01et dont les enfants
00:59:02et les petits-enfants
00:59:03vivent encore en France
00:59:04elle nous dit
00:59:05depuis un pays en guerre
00:59:07qu'elle s'inquiète
00:59:08aujourd'hui
00:59:08pour la sécurité
00:59:10de ses enfants
00:59:11et de ses petits-enfants
00:59:11et de France
00:59:13ça en dit long
00:59:14sur l'échec politique
00:59:16de notre pays
00:59:17à l'égard
00:59:18des juifs
00:59:20de France
00:59:20depuis octobre 2023
00:59:22il y a beaucoup de personnes
00:59:23qui ont fait leur allié
00:59:24y compris des gens
00:59:24qui n'étaient pas très pratiquants
00:59:26et qui ne le sont pas
00:59:26donc ça c'est quelque chose
00:59:27qui se voit beaucoup
00:59:29depuis octobre 2023
00:59:30et qui disait
00:59:30pour certains
00:59:31on se sent plus en sécurité
00:59:32en Israël
00:59:33et je parle d'Irlande
00:59:34où il y avait quand même
00:59:35des armes tout le temps
00:59:36qu'en France
00:59:37ça vous avez des juifs
00:59:38qui le disent
00:59:38effectivement
00:59:39et puis il y a la sécurité
00:59:40et puis effectivement
00:59:41les actions
00:59:43de certains élus
00:59:44comme Grégory Doucet
00:59:46on vient d'en parler
00:59:48l'erreur et la négligeance
00:59:49je ne peux pas croire
00:59:49qu'en connaissance de cause
00:59:50il s'est fait ça
00:59:51l'erreur et la négligence
00:59:52vous pensez vraiment
00:59:54qu'il n'y a pas eu de recherche
00:59:55il n'y a pas eu de recherche
00:59:56à la mairie de Lyon
00:59:57avant de décerner
00:59:59ce
00:59:59suffisamment négligent
01:00:00pour ne rien vérifier
01:00:01on fait toujours
01:00:02on fait toujours
01:00:03des vérifications
01:00:03ne serait-ce que
01:00:04pour attribuer
01:00:05pour attribuer
01:00:06une médaille
01:00:07à titre à quelqu'un
01:00:08il y a toujours
01:00:08derrière
01:00:09je ne sais pas
01:00:09mais il y a un moment donné
01:00:11Sarah
01:00:12c'est-à-dire qu'on sait
01:00:13je veux dire
01:00:14quand on veut bien faire
01:00:15on sait à quel point
01:00:16ce sujet est compliqué
01:00:18ces gens sont tellement négligents
01:00:19on sait ce qui s'est passé
01:00:21déjà dans le passé
01:00:22Fabrice Akoun faisait référence
01:00:24à ses étudiants
01:00:27Gazaoui
01:00:28qui sont arrivés en France
01:00:29en fait on va le savoir
01:00:30très vite
01:00:30qu'est-ce qu'ils font
01:00:31maintenant que c'est mis
01:00:32sur la place publique
01:00:33quelle est leur réaction
01:00:33donc on va le savoir
01:00:34très vite
01:00:34moi je pense qu'il n'y aura pas
01:00:36on peut m'abonner
01:00:36on sait que ça va être
01:00:38difficile pour lui
01:00:38l'élection municipale
01:00:40et il tente un peu
01:00:41le tout pour le tout
01:00:41c'est pas à exclure totalement
01:00:43alors que c'est peut-être
01:00:43une négligence
01:00:44juste d'un mot
01:00:45parce que Lyon
01:00:45c'est pas n'importe quelle ville
01:00:46Lyon c'était une ville
01:00:48qui était une ville refuge
01:00:49à un moment de la seconde guerre mondiale
01:00:51vous voyez ce que je veux dire
01:00:52c'est qu'on l'a
01:00:53il y avait une communauté juive
01:00:55très importante à Lyon
01:00:56il y a toujours d'ailleurs
01:00:57et moi je pense aujourd'hui
01:00:59à tous nos compatriotes
01:01:00de confession juive
01:01:01qu'ils soient à Lyon
01:01:02ou ailleurs en France
01:01:03qui se disent
01:01:03attendez la troisième
01:01:04ou quatrième ville de France
01:01:05désormais
01:01:06elle a à sa tête
01:01:06quelqu'un qui décide
01:01:07de faire citoyen d'honneur
01:01:08quelqu'un qui glorifie le Hamas
01:01:09oui ça en dit long
01:01:11sur l'état d'esprit
01:01:12qui règne dans notre pays
01:01:13une nouvelle décision
01:01:14prise par un élu de gauche
01:01:15qui interroge
01:01:16dans un contexte
01:01:17de recrudescence
01:01:18des actes antisémites
01:01:19dans notre pays
01:01:20en 2025
01:01:201163 actes antisémites
01:01:23ont été recensés en France
01:01:25croix gammées
01:01:26taguées
01:01:26insultes antisémites
01:01:28on a tous en mémoire aussi
01:01:29l'arbre en hommage
01:01:30à Ilan Halimi
01:01:31Sillé
01:01:31un rabbin agressé
01:01:33des enfants israéliens
01:01:34débarqués de force
01:01:35d'un avion
01:01:36retour sur cette année
01:01:37où l'insécurité
01:01:38pour les juifs de France
01:01:39a encore été
01:01:40beaucoup trop présente
01:01:41avec ce sujet
01:01:42de Barbara Durand-Carmona
01:01:44L'année 2025
01:01:46encore fortement marquée
01:01:48par l'antisémitisme
01:01:49malgré une légère baisse
01:01:51cette année
01:01:511163 actes antisémites
01:01:54étaient comptabilisés
01:01:55à la mi-décembre
01:01:56des actes
01:01:57anti-religieux
01:01:58à commencer par
01:01:59ces étoiles de David
01:02:00taguées en pleine période
01:02:01de fête juive
01:02:02en janvier
01:02:02sur des bâtiments
01:02:03à Vincennes
01:02:04à proximité
01:02:05de l'hypercachère
01:02:06attaquée en 2015
01:02:07après l'attentat
01:02:08contre Charlie Hebdo
01:02:09le lendemain
01:02:10à Rouen
01:02:10cette fois
01:02:11les habitants
01:02:12sous le choc
01:02:12découvraient
01:02:13des croix gammées
01:02:13inscrites sur la synagogue
01:02:15et la résidence du rabbin
01:02:16les atteintes directes
01:02:18aux personnes
01:02:18sont également nombreuses
01:02:19à Orlé
01:02:20en cette année
01:02:21un rabbin
01:02:22a été pris pour cible
01:02:23en pleine journée
01:02:24et à la vue de tous
01:02:25cet autre chef religieux
01:02:27a lui été roué de coups
01:02:29et frappé
01:02:30avec une chaise
01:02:30sur une terrasse de café
01:02:32et à Neuilly
01:02:32j'ai pas de barbe amovible
01:02:34ma qui paie généralement
01:02:35est toujours même sur ma tête
01:02:36donc voilà
01:02:37c'est bouleversant
01:02:38d'imaginer
01:02:38de penser qu'en effet
01:02:39c'est malheureusement pour cela
01:02:40autre acte de vandalisme
01:02:42cet été
01:02:43l'olivier planté
01:02:44en mémoire d'Ilan Halimi
01:02:45a été abattu
01:02:46de façon malveillante
01:02:47pour ces faits
01:02:49deux frères ont été condamnés
01:02:50à huit mois de prison ferme
01:02:52pour l'un
01:02:52avec sursis pour l'autre
01:02:54autre conséquence
01:02:55récurrente de la guerre
01:02:56à Gaza
01:02:57les personnes de confession juive
01:02:59sont régulièrement
01:03:00prises à partie
01:03:00en public
01:03:01exemple avec ses enfants
01:03:03débarqués d'un avion
01:03:04par la force
01:03:05les universités françaises
01:03:08ne sont pas en reste
01:03:09depuis la rentrée
01:03:10une dizaine d'actes antisémites
01:03:12ont été signalés
01:03:13à l'image de ces inscriptions
01:03:15retrouvées à Sciences Po
01:03:16Strasbourg
01:03:16face à ce qu'ils considèrent
01:03:18comme de l'antisémitisme
01:03:19décomplexé
01:03:20de nombreux français
01:03:21ont quitté le pays
01:03:22en 2025
01:03:24les actes antisémites
01:03:25représentés 62%
01:03:27de l'ensemble des faits
01:03:28anti-religieux
01:03:29et précisons au passage
01:03:32on a pu voir les images
01:03:34de l'arbre hommage
01:03:35à Ilan Halimi
01:03:36scié
01:03:37précisons que la justice
01:03:38elle avait conclu
01:03:40sur le fait
01:03:40que ce n'était pas
01:03:41un acte antisémite
01:03:42oui effectivement
01:03:43à relaxer sur le caractère
01:03:44antisémite
01:03:45et pareil
01:03:45sur la famille juive
01:03:47qui a été empoisonnée
01:03:48la justice n'a pas reconnu
01:03:49le caractère antisémite
01:03:50alors que pourtant
01:03:52je trouve qu'il faut être
01:03:53de mauvaise foi
01:03:54qu'on n'a pas le reconnaître
01:03:54mais c'est surtout
01:03:55le message que ça envoie
01:03:56justement
01:03:56on parlait justement
01:03:57de ces français
01:03:58de confession juive
01:04:00qu'est-ce qu'il faut de plus
01:04:01quand vous en êtes
01:04:01à profaner une mezouza
01:04:03quand vous en êtes
01:04:03à profaner l'arbre
01:04:04d'Ilan Halimi
01:04:05et vous dites
01:04:05que ce n'était pas antisémite
01:04:06il y a un moment
01:04:06il faut en parler
01:04:07ça interroge fortement
01:04:10en 2025
01:04:10ils sont plus de 3300 juifs français
01:04:12avoir fait le choix
01:04:14de l'ALIA
01:04:14soit une augmentation
01:04:16de plus de 45%
01:04:17cette année
01:04:18quand une partie
01:04:20quand un pays
01:04:21perd une partie
01:04:21de sa population
01:04:22parce que c'est ça
01:04:23Fabrice Hakoun
01:04:23aujourd'hui
01:04:24cette population
01:04:25ne se sent plus
01:04:26protégée
01:04:28cette population
01:04:29ne se sent plus
01:04:30finalement
01:04:30à sa place
01:04:32dans son pays
01:04:33parce que ce sont
01:04:33des français
01:04:34il y a ici
01:04:35un échec clair
01:04:37de l'état
01:04:38c'est clair
01:04:39et mon inquiétude
01:04:41elle n'est pas
01:04:42en tant que juif
01:04:42elle est en tant que français
01:04:44parce que
01:04:45c'est l'ensemble
01:04:46de la communauté nationale
01:04:47c'est pas un vœu pieux
01:04:48c'est l'ensemble
01:04:48de la communauté nationale
01:04:49parce que
01:04:50croyez-moi
01:04:50quand cet été
01:04:51j'étais à l'île
01:04:51d'Oléron
01:04:52et que pour le 15 août
01:04:53l'Assomption
01:04:54vous aviez 4 gendarmes
01:04:55en armes
01:04:56devant l'église
01:04:57mais bien sûr
01:04:57vous avez raison
01:04:58parce qu'après
01:04:59je veux dire
01:04:59c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:05:00on voit bien
01:05:01que c'est général
01:05:02pourquoi ?
01:05:03parce que les juifs
01:05:03ne sont plus attaqués
01:05:04comme dans les années 30
01:05:05en tant que juifs
01:05:06cette main invisible
01:05:07nomade
01:05:08qui traversait les frontières
01:05:09qui inquiétait etc
01:05:10mais au contraire
01:05:11en tant que représentants
01:05:12de ceux qui veulent
01:05:13qui sont rattachés
01:05:14qui sont attachés
01:05:18en fait de l'Occident
01:05:19qui est attaquée aujourd'hui
01:05:20et donc c'est l'ensemble
01:05:21de la communauté nationale
01:05:22entre janvier et mai 2025
01:05:24322 actes
01:05:26anti-chrétiens
01:05:26ont été recensés
01:05:27en France
01:05:28contre 284
01:05:29sur la même période
01:05:30en 2024
01:05:31ça veut dire que
01:05:32derrière
01:05:33après finalement
01:05:34les français de confession juive
01:05:35ce sont ceux de confession juive
01:05:36et en même temps
01:05:36mais en même temps
01:05:37je rappelle quand même
01:05:38qu'on a égorgé un prêtre
01:05:39sur l'hôtel
01:05:39que récemment encore
01:05:41il y a eu un prêtre
01:05:41qui a été un sacristain
01:05:42qui a été agressé
01:05:43dans son église
01:05:44donc je crois qu'il faut
01:05:46vraiment sortir du débat
01:05:47le débat n'est pas
01:05:48l'islam
01:05:49contre les juifs
01:05:50et les chrétiens
01:05:50et les blancs
01:05:50ou je ne sais quoi
01:05:51c'est ceux qui sont partisans
01:05:52d'un monde qui est dépassé
01:05:54qui est complètement fini
01:05:54et vous avez parmi eux
01:05:56des gauchistes
01:05:57des islamistes etc
01:05:58et ceux qui aujourd'hui
01:05:59veulent rentrer enfin
01:06:00dans le 21ème siècle
01:06:01parmi lesquels vous avez
01:06:02des musulmans
01:06:03des juifs
01:06:03des chrétiens
01:06:03des athées
01:06:04des blancs
01:06:04des chinois
01:06:05vous avez de tout en fait
01:06:06et c'est vraiment
01:06:06il faut insister là-dessus
01:06:07parce que je ne crois pas
01:06:09fondamentalement
01:06:10à la guerre civilisationnelle
01:06:11vous voyez
01:06:11Redouane Courac
01:06:12moi je suis très triste
01:06:13moi j'ai habité
01:06:13une partie de mon enfance
01:06:14dans des endroits
01:06:15où il y avait
01:06:16le vivre ensemble
01:06:17Sarcelles
01:06:17je pense à Sarcelles
01:06:18moi tous mes copains
01:06:19d'enfance de Sarcelles
01:06:20habitent désormais
01:06:21en Israël
01:06:21ils ne sont plus du tout
01:06:23en sécurité
01:06:24ils ne se sentent pas
01:06:25en sécurité en France
01:06:26et vous le disiez
01:06:27les français
01:06:29de confession juive
01:06:30préfèrent aller vivre
01:06:30dans un pays
01:06:31sous les bombes
01:06:32plutôt que de rester en France
01:06:33ça en dit quand même
01:06:33très très long
01:06:34sur ce qu'est devenu la France
01:06:36la France n'est plus en mesure
01:06:37aujourd'hui
01:06:37de protéger ses citoyens
01:06:39puisque moi
01:06:39je ne parle pas de juifs
01:06:40de musulmans
01:06:41de chrétiens
01:06:41je parle de français
01:06:42ce sont des français
01:06:43et il faut aussi s'intéresser
01:06:44à qui
01:06:45à qui est à l'origine
01:06:46de ces actes antisémites
01:06:47au siècle dernier
01:06:48c'était l'extrême droite
01:06:49aujourd'hui
01:06:49c'est plutôt l'extrême gauche
01:06:51qui entretient un discours
01:06:52qui vise à alimenter
01:06:53l'antisémitisme
01:06:54Benjamin Comboulivre
01:06:55comment est-ce qu'on peut
01:06:56expliquer aujourd'hui
01:06:57que des français
01:06:58ne se sentent plus
01:06:59en sécurité
01:07:00en raison de leur religion
01:07:02de leur religion
01:07:03c'est ça tout le problème
01:07:04avec ce phénomène
01:07:06de l'Aliya
01:07:06c'est qu'en soi
01:07:07ça peut être fait
01:07:08pour plein de raisons
01:07:08ça peut être fait
01:07:09pour des raisons personnelles
01:07:09pour des raisons religieuses
01:07:10là où ça doit nous interroger
01:07:12là où ça doit nous alerter
01:07:13c'est quand c'est fait
01:07:13pour des raisons sécuritaires
01:07:14c'est-à-dire
01:07:15c'est un constat d'échec
01:07:16de l'Etat
01:07:17qui est lamentable
01:07:18c'est une honte
01:07:19qu'on en vienne à cela
01:07:21avoir des compatriotes
01:07:22qui partent
01:07:23qui partent de peur
01:07:24de l'antisémitisme
01:07:25grandissant
01:07:26en France
01:07:27on ne peut pas se satisfaire
01:07:29de ça
01:07:29exactement
01:07:29donc ça
01:07:30c'est une réalité
01:07:31après on sait
01:07:32l'origine
01:07:34et l'explosion
01:07:35récente de ces phénomènes
01:07:37avec l'importation
01:07:38du conflit
01:07:38on a apporté
01:07:39un conflit territorial
01:07:40on a récolté
01:07:40des violences religieuses
01:07:42ce qu'on a en France
01:07:43ce ne sont pas
01:07:44des palestiniens
01:07:45qui agressent
01:07:47des israéliens
01:07:47pour des raisons territoriales
01:07:48on a des juifs
01:07:49qui sont agressés
01:07:49parce qu'ils ont une kippa
01:07:50sur la tête
01:07:51c'est ça la réalité
01:07:53et vous le soulignez
01:07:54c'est vrai qu'en parallèle
01:07:55de ça
01:07:56on a les actes
01:07:56antichrétiens
01:07:57qui augmentent
01:07:57on a les violences
01:07:58aux personnes
01:07:58qui ont doublé
01:07:59pour les agressions
01:08:00antichrétiennes
01:08:01on a les incendies
01:08:02d'église également
01:08:03qui augmentent
01:08:04on a tout ça
01:08:05en même temps
01:08:07et ça ne se combat pas
01:08:08uniquement
01:08:09avec une police nationale
01:08:10c'est-à-dire que
01:08:11c'est des problèmes
01:08:12qui sont évidemment
01:08:13beaucoup plus profonds
01:08:14idéalement
01:08:16il faudrait
01:08:16une responsabilisation
01:08:17à la fois des médias
01:08:18et du politique
01:08:19pour ce qui est
01:08:19de l'importation
01:08:21du conflit
01:08:21et puis de son exploitation
01:08:22il y a également
01:08:23le travail
01:08:24on voit bien
01:08:24que l'importation
01:08:25du conflit
01:08:26n'est qu'une partie
01:08:27du problème
01:08:27parce qu'aujourd'hui
01:08:28les actes antichrétiens
01:08:29ne peuvent pas s'expliquer
01:08:30par le conflit
01:08:31israël-palestinien
01:08:32non ça ce sont
01:08:33les violences religieuses
01:08:33globalisées
01:08:35avec une portée symbolique
01:08:36monumentale
01:08:37donc ça se contre
01:08:37aussi avec l'éducation
01:08:38et avec le travail
01:08:39de justice
01:08:40Thomas Bonnet
01:08:40pour une partie
01:08:41de ces actes antisémites
01:08:42et ces actes antireligieux
01:08:43ils sont aussi
01:08:44l'objet de personnes
01:08:45qui viennent de pays
01:08:47où c'est une doctrine
01:08:48d'état
01:08:48quand vous venez
01:08:49de pays
01:08:49où l'antisémitisme
01:08:50est culturel
01:08:51il ne faut pas s'étonner
01:08:52derrière
01:08:53qu'ils reproduisent
01:08:54sur notre sol
01:08:55ce qui se produit
01:08:55parfois dans les pays d'origine
01:08:56je ne dis pas
01:08:56que tous les actes
01:08:57sont le fruit
01:08:59des personnes
01:09:00issus de l'immigration
01:09:00mais on le sait
01:09:01que c'est aussi
01:09:01en partie
01:09:02une donnée
01:09:03du problème
01:09:03mais c'était la problématique
01:09:04aussi liée
01:09:05au fait d'accueillir
01:09:07des réfugiés
01:09:08gazaouis
01:09:08dans notre pays
01:09:09lorsqu'on disait
01:09:10qu'évidemment
01:09:10tous les gazaouis
01:09:12tous les palestiniens
01:09:13ne sont pas là
01:09:13pour propager
01:09:14des idées antisémites
01:09:16mais quand
01:09:17jusqu'à 20 ans
01:09:18on a grandi
01:09:19avec une haine
01:09:21du juif
01:09:21parce qu'on a grandi
01:09:22dans un territoire
01:09:24qui est contrôlé
01:09:24par un groupe terroriste
01:09:25et un groupe
01:09:26ouvertement antisémite
01:09:28c'est compliqué
01:09:29on ne peut pas s'étonner
01:09:30derrière des conséquences
01:09:31sur notre propre territoire
01:09:32merci beaucoup
01:09:33Thomas Bonnet
01:09:33merci à Benjamin Comboulivre
01:09:36porte-parole du syndicat
01:09:36de police alternative
01:09:37d'avoir été avec nous
01:09:38merci à Sarah Salmane
01:09:39Fabrice Hakoun
01:09:40Redouane Courac
01:09:41la suite
01:09:42évidemment
01:09:43vous restez bien avec nous
01:09:44l'actualité continue
01:09:45sur CNews
01:09:46à partir de midi
01:09:47en compagnie
01:09:48d'Elodie Huchard
01:09:49bon après-midi donc
01:09:51et bonne fête de fin d'année
01:09:52sur CNews
01:09:53merci à vous
01:09:55merci à mes chologists
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations