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  • il y a 1 jour
Mettez vous d'accord avec Virginie Le Guay, Anthony Martins-Misse, Paul Cébille, Pascal Bataille

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-03-20##

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News
Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Et nous sommes ensemble avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité dans ce 10h midi
00:00:11avec aujourd'hui Virginie Lege, journaliste, éditorialiste politique à France Info TV.
00:00:16Bonjour à tous.
00:00:17Paul Séby, rédacteur en chef d'Hexagone.
00:00:19Bonjour à vous, vous êtes analyste politique également.
00:00:22Nous ne sommes pas en couple, Paul et moi.
00:00:24Je voulais dire à Juliette qui avait tout de suite tiré des conclusions un peu hâtives.
00:00:28Je ne sais pas, c'est Juliette, Paul et Virginie.
00:00:30Paul et Virginie.
00:00:32Paul et Virginie.
00:00:33Bon bâche.
00:00:36Donc je voulais dire à Juliette que non, en fait.
00:00:39Paul et Virginie sont là, Pascal et Anthony également.
00:00:42Pascal Bataille, animateur, producteur, chef d'entreprise.
00:00:45Je rappelle votre dernier livre, Peut-être traité du silence à l'usage des gens bruyants,
00:00:49paru chez Kidre et Daniel.
00:00:50Bonjour à tous.
00:00:51Bonjour et Anthony Martin-Smith, que les auditeurs de Sud Radio connaissent très bien.
00:00:56On vous retrouve dans Faut que ça change, l'émission que vous animez sur Sud Radio,
00:01:00le samedi à 20h30, émission consacrée au handicap.
00:01:05Bonjour Valérie.
00:01:05Faut que ça change.
00:01:06Vous êtes heureux que les candidats en ont parlé dans les différentes campagnes ?
00:01:10Absolument pas.
00:01:11Et c'est bien ça qui est très dérangeant sur cette élection.
00:01:14Et même à l'entre-deux-tours, j'ai essayé d'organiser un débat avec des têtes de liste,
00:01:19notamment à Paris, et puis ça a fait complètement pchit.
00:01:23Donc oui, je le déploie.
00:01:25En 2022, j'avais réussi à avoir toutes les candidates et les candidats à l'élection présidentielle.
00:01:29Ça avait même été plutôt vertueux, et là, en fait, rien du tout.
00:01:32Pas pour faire des promesses qui ne sont pas tenues aussi, souvent.
00:01:36Alors, à défaut, là, le président de la République, s'il a été quand même pas mal bousculé en 2022,
00:01:41et du coup, il a tenu des promesses.
00:01:43Ça, je dois quand même lui reconnaître.
00:01:45Alors, et Gilles Gansman est resté avec nous, est avec nous, oui, oui, pour le zapping et les autres sujets.
00:01:53Nous, on va évidemment revenir sur les élections municipales, une fin de campagne plus que tendue.
00:01:59On va parler de la flambée des prix de l'énergie pour le gouvernement.
00:02:02Il est urgent d'attendre et de ne rien faire.
00:02:05Alors, Gilles, on commence avec quoi ?
00:02:07Ah, les bookmakers s'attendaient à Simone Veil ou François Mitterrand pour le nom, vous savez, de notre nouveau porte
00:02:13-avions.
00:02:14Et Emmanuel Macron a annoncé un autre choix.
00:02:17Cette volonté de rester libre, c'est celle de l'indépendance coûte que coûte.
00:02:22Celle de l'autonomie d'action totale et sans contrainte.
00:02:26Celle de la projection de nos forces, là où la défense des intérêts de la France l'exige.
00:02:31Partout dans le monde, c'est pourquoi notre nouveau porte-avions,
00:02:36portera le nom de France libre.
00:02:41Alors, le ou la France libre ?
00:02:42Alors, exactement, le président a dit le France libre.
00:02:46Hier, l'Académie française a annoncé qu'on devait dire la France libre.
00:02:50Alors, je vous explique.
00:02:52Selon la typographie dans la marine nationale,
00:02:56vaut que l'article s'accorde avec le genre qui suit.
00:03:00Donc, on doit dire la France libre.
00:03:03En revanche, dans la marine marchande, on accorde avec le type de bateau.
00:03:08Par exemple, un paquebot, c'est pour ça qu'on dit le Normandie,
00:03:12ou pour on dit le France, parce que c'est avec le type de bateau dans la navire marchande.
00:03:18Mais par exemple, pour les militaires, on dit la Jeune d'Arc.
00:03:21Pour le croiseur, porte-hélicoptère.
00:03:23Donc, on doit dire la France libre et non pas le France libre, comme il a dit.
00:03:27Mais l'idée, c'était l'information de cette semaine.
00:03:31On est vendredi.
00:03:32Qu'avez-vous pensé de ce nom ?
00:03:34Ce qui fait référence à De Gaulle, évidemment.
00:03:37Alors, nous, on a un auditeur qui avait le meilleur nom.
00:03:38C'était le Marianne, ou la Marianne.
00:03:40On trouvait que c'était une super bonne idée.
00:03:42Moi, je suis d'accord avec le Marianne.
00:03:43C'était une très belle idée, la Marianne.
00:03:45Maintenant, la France libre,
00:03:48honnêtement, je n'ai pas de critiques particulières à émettre sur ce choix.
00:03:52Je trouve que ça reflète bien des ambitions de grandeur, de liberté, d'autonomie, d'indépendance
00:03:57que ce nouveau porte-avions reflète aussi.
00:04:01Donc, nous ne cherchons peut-être pas des polémiques partout non plus.
00:04:06Vous en pensez quoi ?
00:04:08Je me suis amusé à lire ce que disaient les auditeurs de Sud Radio.
00:04:12Ils disaient quand même, la France libre, c'est quand même sacrément gonflé pour un président
00:04:16qui a bafoué toutes nos libertés, notamment pendant le Covid.
00:04:19où il aurait dû attendre de partir.
00:04:22Et là, effectivement, le nom, ça aurait été totalement approprié.
00:04:26Moi, je pense que c'est très difficile à dire en anglais.
00:04:29Vous imaginez la France libre.
00:04:33Je ne sais pas. Virginie ?
00:04:35Moi, je pense que les références en général de Gaulle, je ne sais pas à qui ça parle.
00:04:41C'est toujours très sympathique.
00:04:43C'est toujours très facile.
00:04:44Ça m'intéresse moyennement.
00:04:46En plus, je crois que la tradition, jusqu'à maintenant, c'était de donner un nom unique et court.
00:04:53Bon, je ne sais pas.
00:04:55Ça ne m'intéresse pas beaucoup.
00:04:57Ça révèle surtout le désir absolu d'Emmanuel Macron de s'inscrire dans une lignée de grands hommes politiques
00:05:06dont je ne suis pas sûre qu'ils fassent partie.
00:05:08Oui. Paul ?
00:05:09Oui, et c'est aussi cette idée qu'on va donner un nom aux choses
00:05:14et les choses vont se transformer naturellement.
00:05:18Là, la France libre, c'est vraiment dans le contexte, c'est intéressant.
00:05:21Mais par ailleurs, est-ce qu'on a les moyens de ça, de cette ambition ?
00:05:25Ça, c'est la question un petit peu.
00:05:26Ça, c'est autre chose.
00:05:27Sur les 10 milliards que ça va coûter, on a eu un petit peu ce débat.
00:05:32Mais c'est vrai qu'on voulait faire une sorte de droit de suite.
00:05:36La France libre soumise à l'Europe, nous dit Marie.
00:05:38Voilà.
00:05:39Ça va faire l'Europe libre.
00:05:40Voilà.
00:05:40Comment faire une guerre mondiale sans bombe atomique ?
00:05:43Eh bien, on prive le monde de son pétrole et de son gaz en attaquant donc l'énergie.
00:05:49Résultat, le pétrole n'en finit pas de monter.
00:05:51Et de plus en plus de personnes décident de passer à l'électrique.
00:05:54Rendez-vous dans une concession.
00:05:57Thibaut Jean a craqué pour cette Peugeot.
00:05:59J'aime bien.
00:06:01J'aime bien.
00:06:01Il roulait en thermique.
00:06:03Désormais, il devra apprendre à charger son automobile.
00:06:06C'est tombé à point nommé, on va dire.
00:06:08Parce qu'effectivement, oui, c'est encore une fois le coût du carburant actuel
00:06:12et la hausse des prix qui s'annoncent encore pour la suite.
00:06:14C'était vraiment à mon sens et par rapport à mon utilisation,
00:06:17le bon moment pour changer de véhicule et passer à l'électrique.
00:06:19Pour ce SUV de 40 000 kilomètres, il va débourser 18 000 euros.
00:06:24En regardant par habitude le prix du sans-plomb, il se dit qu'il a fait le bon choix.
00:06:281,99€ le litre.
00:06:31Ce genre d'endroit, c'est terminé pour vous ?
00:06:33Complètement.
00:06:34C'est un vrai luxe, à mon sens.
00:06:37Avec 1 litre à 2 euros, pour une voiture qui consomme 7 litres au 100 et roule 1000 kilomètres par
00:06:42mois,
00:06:42le budget carburant grimpe à 142 euros mensuels.
00:06:46Pour l'équivalent en électrique, la facture est de 65 euros.
00:06:50Une économie de 77 euros par mois.
00:06:53Il va falloir rembourser les 18 000 euros de la voiture.
00:06:56Oui, comme une voiture normale.
00:06:59Si vous avez une voiture, l'investissement de racheter une voiture électrique,
00:07:04alors que vous avez déjà une voiture et que vous ne savez pas ce que vont être les prix de
00:07:07l'essence dans les mois qui viennent,
00:07:08je trouve ça complètement idiot.
00:07:10Il y pensait peut-être déjà.
00:07:12Visiblement, il avait l'air déjà d'avoir bien avancé sa réfection.
00:07:14Vous vendez votre voiture.
00:07:15Donc de toute façon, vous avez revendu votre voiture thermique.
00:07:19Donc vous avez de l'argent.
00:07:20Moi, ce qui m'interroge, c'est le SUV.
00:07:22Le SUV, oui, pourquoi ?
00:07:24Est-ce que c'est utile, monsieur, d'acheter un SUV ?
00:07:26Vraiment ?
00:07:27Ça dépend où vous habitez.
00:07:29Je ne sais pas vraiment le débat.
00:07:30Du coup, il n'y a pas de souci avec un SUV.
00:07:33Ça consomme beaucoup, quand même.
00:07:35Moi, je crois que tout ça, c'est un écran de fumée face à la réelle problématique.
00:07:40L'envolée du cours du pétrole ne va pas toucher que les automobilistes.
00:07:45Loin s'en faut et attention au retour de bâton.
00:07:49C'est notamment les matières premières que nous utilisons,
00:07:52comme toute l'industrie du plastique.
00:07:57Je parle du plastique.
00:07:58Et là, le véhicule électrique vers lequel tout le monde,
00:08:02moi y compris, avec ma compagne, on vient de passer à l'électrique,
00:08:07ces véhicules-là vont aussi voir leur prix augmenter
00:08:10parce que la matière première plastique vient de prendre plus de 30%.
00:08:14Il y a des industriels en France qui ont la corde autour du coup
00:08:19parce que le pétrole leur fait acquérir une matière première plus chère
00:08:25et ils vont être obligés d'augmenter leur prix.
00:08:26Donc, tout va augmenter nécessairement.
00:08:29Oui, oui, non mais il y a Catherine qui nous dit bientôt
00:08:33je ne pourrai plus me rendre à l'hôpital où je suis suivie
00:08:35sur la hausse du prix de l'essence.
00:08:38Alors moi, j'ai remarqué, j'ai regardé, j'ai vu qu'il y avait des pompes
00:08:40qui avaient baissé les prix.
00:08:41J'ai regardé un petit peu ça dans Paris.
00:08:43Je ne sais pas si vous avez suivi.
00:08:44Vous avez vu une voiture électrique, Pascal ?
00:08:46Non, je n'ai pas de voiture électrique et je ne suis pas spécialement favorable
00:08:48au tout électrique.
00:08:50Il a une voiture à pédales.
00:08:52Autant le tronc.
00:08:52Parce que je pense que l'hybride est peut-être une solution.
00:08:56Autant le tout électrique, je pense qu'on en reviendra très vite.
00:08:59Mais effectivement, cette hausse, enfin ce qui se passe,
00:09:03la situation générale concernant la problématique de l'énergie aujourd'hui au niveau mondial,
00:09:10va avoir, comme le disait Anthony, des répercussions bien au-delà du prix du carburant.
00:09:16Même si ça touche directement nos compatriotes
00:09:21et notamment ceux qui ont besoin soit d'aller se faire soigner,
00:09:24comme vous le disiez, soit d'aller tout simplement travailler
00:09:26parce qu'ils n'habitent pas dans une ville où il y a des transports en commun, etc.
00:09:30Facile d'accès.
00:09:32Mais je crois qu'on n'est malheureusement pas au bout de nos peines.
00:09:36Rappelons-nous que la problématique du carburant,
00:09:39ça a été dit ici et ailleurs.
00:09:41M'entreprise depuis plusieurs jours a été quand même au départ
00:09:44de la crise des gilets jaunes.
00:09:47Comment tout ça va évoluer ?
00:09:48Il aurait peut-être fallu y penser avant de commencer à bombarder l'Iran
00:09:57de façon totalement irraisonnée.
00:10:00On se retrouve dans un instant, 0826 300 300.
00:10:03Vous le savez, vous avez la parole sur Sud Radio
00:10:05et vous pourrez réagir.
00:10:07On va parler avec vous, Gilles, dans un instant.
00:10:09Je vais vous demander si vous faites de l'origami.
00:10:12Vous verrez pourquoi ?
00:10:14Les pliages.
00:10:15Les petits pliages japonais.
00:10:16A tout de suite.
00:10:17Sud Radio, le 10h midi.
00:10:19Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:10:2210h midi.
00:10:23Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:10:25On est ensemble avec vous sur Sud Radio dans ce 10h midi 0826 300 300.
00:10:30Est-ce que vous allez aller voter si évidemment vous avez un candidat en balotage
00:10:35et que vous êtes obligé d'aller voter dans les bureaux de vote ?
00:10:37Vous avez peut-être remarqué que les bulletins étaient très grands par rapport aux enveloppes.
00:10:42C'est pour ça que je vous parlais d'origami.
00:10:43Peut-être que vous avez profité cette semaine pour prendre des cours d'origami.
00:10:47Apprendre à plier l'origami, c'est l'art japonais, de faire des figures avec des petits papiers.
00:10:54Exactement, parce que ce dimanche, il faudra de nouveau rentrer une feuille A4 dans des toutes petites, petites enveloppes.
00:11:00Évidemment, ça a fait rire sur Internet.
00:11:03Reportage d'Am6.
00:11:04Petites ou c'est moi ?
00:11:06Les armes volantes.
00:11:08Plus et un plus petites ou c'est moi ?
00:11:09Si le premier tour des élections municipales s'est bien déroulé,
00:11:13certains Français aimeraient tout de même qu'un détail change.
00:11:16Mais vraiment, tout petit, le détail.
00:11:18Les enveloppes là, plus petites encore.
00:11:21Non, c'est pas assez petit.
00:11:23Plus petit le format, la prochaine fois.
00:11:25Plus petit, plus petit encore, plus petit.
00:11:28Pourquoi mettre une feuille déjà A4 dans une enveloppe qui fait la taille de monoculaire ?
00:11:32C'est vrai qu'il fallait plier et replier le bulletin pour le faire rentrer dans l'enveloppe.
00:11:37Alors Virginie, est-ce que vous avez plié en 4, en 5, en 6 votre feuille ?
00:11:42Oui, je l'ai plié pour la faire rentrer dans l'enveloppe.
00:11:44Mais pourquoi on a des petites enveloppes ?
00:11:45Vous me demandez à moi ?
00:11:47Je vais vous avouer quelque chose, je ne sais pas.
00:11:50Je ne sais pas pourquoi on a des petites enveloppes et des grands bulletins, je ne sais pas.
00:11:53Peut-être pour que les gens aient le temps de réfléchir en pliant bien leur papier, je ne sais pas.
00:11:56Il faut mettre tous les noms sur la liste, effectivement.
00:11:59Oui, parce qu'habituellement, c'est un seul nom qu'on met là.
00:12:02C'est vrai qu'on a changé parfois les modes de scrutin.
00:12:04Donc maintenant, on a plus de noms.
00:12:05Parce qu'il faut élire un ensemble de personnes.
00:12:07Oui, c'est ça, de personnes avec tous les noms sur la liste.
00:12:09Et ça pourrait être pire.
00:12:10Dans certains pays, c'est des tailles de journal, quasiment.
00:12:13Mais pourquoi pas se dire qu'on n'a plus d'enveloppe ?
00:12:17Et simplement plier le bulletin et le mettre dans l'urne.
00:12:19Alors, il y aurait peut-être une façon de présenter pour ne pas que ce soit visible.
00:12:22Mais arrêter d'avoir ce truc.
00:12:25Exactement.
00:12:26D'où avoir un talent de plieur, de feuille.
00:12:28Comment vous faites, Anthony Martin Smith ?
00:12:31Vous êtes non-voyant.
00:12:33Pourquoi ? Pour plier ?
00:12:36Je vous fais confiance.
00:12:37Ils ne sont pas en vrai.
00:12:38Mais comment vous faites ?
00:12:39Ah non, ils ne sont pas en vrai.
00:12:40Écoutez, moi, je me fais lire, par la personne qui m'accompagne, le nom de chaque bulletin.
00:12:46Et à moi de trouver une astuce pour retenir, d'une part.
00:12:50Alors, je plie un coin de celui que je veux.
00:12:53D'accord.
00:12:54Mais bon, une fois, je me suis un peu fait avoir.
00:12:56J'avais plié tout le monde.
00:12:59C'est une question, finalement.
00:13:01Donc, j'ai utilisé mon téléphone, ce qui, je crois, n'est pas autorisé, pour scanner et puis me faire
00:13:07lire ce qui a été marqué.
00:13:08Et puis, j'en profite d'ailleurs pour vous dire que dimanche soir, on sera en direct sur Sud Radio.
00:13:11Absolument, vous avez raison.
00:13:12Très grand dispositif sur Sud Radio dimanche soir.
00:13:15Vous aimeriez que les bulletins soient en braille ?
00:13:17Non, parce qu'il suffirait que vous sachiez lire le braille visuellement.
00:13:21Et là, dans ces cas-là, vous sauriez pour qui j'ai envie de voter.
00:13:25Et à la fois, oui, parce qu'il y en a qui ne peuvent pas faire autrement.
00:13:28C'est une question qui est très difficile à trancher.
00:13:31Et puis, je ne serais pas le bon porte-parole pour cette question-là, parce que j'utilise d'autres
00:13:36façons de faire.
00:13:36Mais on reçoit les bulletins chez soi.
00:13:38Donc, celui qui n'est pas sûr, il peut déjà prendre son bulletin dans sa poche, le mettre et le
00:13:43plier une fois qu'il est dans le bulletin de vote.
00:13:45On n'arrive pas comme ça.
00:13:48Il n'y a pas de possibilité pour la personne qui vous accompagne de venir avec vous dans l'isoloir
00:13:53?
00:13:53Normalement, c'est interdit.
00:13:54Oui.
00:13:55Sauf pour les personnes en fauteuil, par exemple, qui auraient besoin d'assistance.
00:13:58Oui, d'assistance.
00:13:59Alors, Gilles, on continue ?
00:14:00Absolument.
00:14:01Je vous emmène dans un marché.
00:14:03Je vous emmène dans le sud de la France, où un marché a décidé, et ça pourrait être un modèle,
00:14:09de faire de la solidarité.
00:14:13C'est-à-dire que quand vous rentrez dans ce marché, vous avez un bol avec des billes.
00:14:18Et suivant vos revenus, vous prenez la bonne bille de couleur.
00:14:21Et les prix ne sont pas les mêmes en fonction de votre bille.
00:14:25Peut-être que c'est un modèle à faire pour être solidaires et que les riches et les pauvres ne
00:14:29payent pas la même chose quand ils font leur marché.
00:14:32Reportage.
00:14:32Au moment de passer à la caisse...
00:14:34Je vois la bille bleue.
00:14:35La bille bleue, alors 4,30€ s'il vous plaît.
00:14:38Bleu, vert ou jaune, trois couleurs de billes pour trois tarifs différents répondant à un seul principe, la solidarité.
00:14:44La bleue, le juste prix, le prix normal du producteur.
00:14:49La jaune, le prix accessible.
00:14:52Donc c'est le fameux prix qui a moins 20% par rapport au prix bleu, le prix de base.
00:14:58Et nous avons le prix vert, qui est le prix solidaire, qui est lui plus 10% par rapport au
00:15:04prix bleu.
00:15:04La générosité des uns rend ainsi possible l'accessibilité des autres.
00:15:09Et des fois on a besoin, des fois on n'a pas besoin.
00:15:11Je trouve que c'est vraiment une bonne idée.
00:15:13Et ici tout est pensé pour rendre ce principe viable, y compris pour les producteurs locaux.
00:15:18Ceux qui perçoivent plus doivent verser l'excédent dans une caisse commune.
00:15:21Le commerçant, le producteur qui lui est en difficile parce qu'il a eu plus de jaune que de vert,
00:15:27la caisse lui compense la différence.
00:15:30Une garantie permettant de rassurer les producteurs.
00:15:33Encore un truc pour un bug ça.
00:15:36Mais c'est une idée formidable moi je trouve qu'on paye.
00:15:41Et il faut que les gens soient honnêtes d'ailleurs quand ils prennent l'habit.
00:15:44Qu'ils ne soient pas tentés de prendre le moins six.
00:15:47Faire confiance à la nature humaine, ce n'est pas forcément évident.
00:15:49Ça ramènerait peut-être à avoir une réflexion identique pour la TVA.
00:15:54Oui.
00:15:55Moi je me suis toujours demandé pourquoi avec les technologies que nous avons aujourd'hui, nos cartes bancaires, on ne
00:16:00serait pas capable de dire sur cette puce, en plus la banque connaît vos revenus, cette personne a priori elle
00:16:07est plutôt dans une classe socioprofessionnelle très élevée.
00:16:12Et donc elle paiera plus de TVA.
00:16:14Et puis la carte bancaire de l'autre, il est aux allocations et du coup il paiera beaucoup moins.
00:16:21Je me suis toujours demandé pourquoi on ne faisait pas de la TVA variable.
00:16:24Oui.
00:16:25Pour une TVA plus égalitaire.
00:16:26Il n'y a pas un raisonnement qui dit que tout le monde doit être égal devant les...
00:16:31Un raisonnement c'est-à-dire sur la TVA que tout le monde doit être égal.
00:16:34Oui c'est ça.
00:16:34C'est constitutionnel.
00:16:35Égaux devant les impôts et qu'il n'y a pas à faire de différence entre les uns ou les
00:16:37autres.
00:16:38Ce n'est pas ça le raisonnement qui prévaut tout le temps ?
00:16:40Si mais le problème c'est que tu payes déjà tes impôts en fonction de tes revenus.
00:16:44Donc l'a priori tu n'es pas égal face à l'impôt de ton voisin.
00:16:48Mais la TVA tout le monde est la même.
00:16:50Alors que la TVA c'est...
00:16:51Donc ça fait un impôt inégalitaire en fait la TVA.
00:16:53C'est un impôt inégalitaire la TVA.
00:16:55Oui.
00:16:55Et notamment par exemple sur les biens de première nécessité et de l'intimité.
00:17:01Moi je vous rappelle quand même qu'on avait une TVA qui était quand même sacrément lourde
00:17:04pour tout ce qui était serviette hygiénique, tampons, etc.
00:17:07Pour les femmes.
00:17:08Oui bien sûr.
00:17:09Donc ça c'était profondément injuste qu'une femme paye une TVA.
00:17:12Je crois qu'elle était à 5,5 auparavant.
00:17:15Enfin ça n'avait pas de sens.
00:17:17Qu'est-ce que vous pensez de ce système de billets ?
00:17:19Est-ce qu'on doit être solidaire ?
00:17:20Moi je ne le vois pas donc je m'en fous.
00:17:21Non.
00:17:22Pourquoi pas mais on l'a dit en fait.
00:17:23Le niveau de confiance n'est pas assez élevé en France.
00:17:26On est dans des pays où il y a le plus de défiance entre les personnes.
00:17:29Donc je vois le système fonctionner.
00:17:31Pourquoi pas ?
00:17:32Mais alors ça serait intéressant parce que ça recréerait peut-être
00:17:35une forme de confiance entre les personnes, de responsabilité individuelle
00:17:40qui aujourd'hui est délaissée sur l'impôt.
00:17:43En fait finalement on paye beaucoup d'impôts mais on ne sait pas trop ce qu'on s'est utilisé.
00:17:46Là on pourrait le faire pour chacun.
00:17:48On sait qui on aide.
00:17:49C'est-à-dire les gens de notre quartier, de notre ville.
00:17:51Pourquoi pas ?
00:17:52Mais il y aurait des surprises je pense.
00:17:53Et chacun choisit sa couleur, c'est ça ?
00:17:55C'est pas le hasard qui fait qu'on tombe sur telle couleur ou telle couleur.
00:17:59Vous prenez vos billes en fonction de vos revenus en disant je peux payer 10% de plus.
00:18:05Moi je veux bien penser que les trois quarts des gens choisiront la bille la plus économique.
00:18:11Je suis méchante.
00:18:12Il y a des gens qui n'ont pas forcément envie d'avoir la bille, je crois que c'est
00:18:18la bille jaune
00:18:18ou la bille bleue qui fait qu'on paye moins cher et tu n'as pas forcément envie de montrer
00:18:24que tu es plus pauvre que nos clients.
00:18:26Moi c'est ce qui me gêne le plus dans ce dispositif dont le principe est effectivement
00:18:29plutôt très sain et très vertueux et sympathique.
00:18:33Je préfère mille fois l'idée émise par Anthony qu'on ait, grâce à nos moyens de paiement
00:18:40qui sont aujourd'hui de plus en plus dématérialisés de toute façon, une possibilité de faire ça
00:18:46sans l'afficher.
00:18:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, boule verte, boule jaune, boule bleue, c'est un peu comme
00:18:51les classes dans le train qui sont encore quand même quelque chose qui me gêne encore.
00:18:59Avant il y avait des troisièmes, il n'y en a plus heureusement.
00:19:03Mais bon là, j'arrive avec ma boule jaune, donc je montre effectivement que je n'ai pas
00:19:07les moyens, j'arrive avec ma boule bleue ou verte, je ne sais pas, je montre que je suis
00:19:11riche, etc. Il y a ce côté un peu, on met une casquette ou on nous met une étoile,
00:19:18pourquoi pas mettre des étoiles aussi au revers de nos vestons.
00:19:23Non mais les étoiles riches, moins riches, défavorisées, c'est ça qui est gênant.
00:19:29Et alors il y avait un reportage, vous, qui êtes propriétaire d'hôtel.
00:19:31On ne va pas avoir le temps, mais allez-y rapidement.
00:19:33Non, rapidement, il y a un hôtel qui a fait également, pour aider un peu, puisqu'en ce
00:19:39moment l'hôtellerie va mal.
00:19:41Il vous rembourse s'il pleut, et donc il mesure les millimètres de pluie tombée,
00:19:46et un millimètre égale un euro de moins, et donc il dit venez, il pleut chez nous,
00:19:51parce qu'ils sont en Bretagne, et disent venez, il pleut chez nous, vous payerez moins
00:19:54cher.
00:19:55C'est pas mal, c'est pas mal, c'est pas mal, c'est pas mal.
00:19:59Voilà, vous prenez les risques, mais vous payerez moins cher.
00:20:02On se retrouve dans un instant avec vous, la fin de cette campagne des municipales,
00:20:07si vous habitez Toulouse en particulier, appelez-nous pour nous dire quel est votre
00:20:11sentiment aujourd'hui, à la veille de ce second tour.
00:20:16On en parle, 0826 300 300.
00:20:19Sud Radio.
00:20:21Tous les jours, de 16h à 17h, retrouvez C'est votre avenir, le 10h midi, mettez-vous
00:20:27d'accord, Valérie Expert.
00:20:29Et nous sommes de retour avec vous pour commenter l'actualité dans ce 10h midi avec Virginie
00:20:35Leguay, journaliste, éditorialiste, politique à France Info TV, Paul Sébillé, rédacteur
00:20:40en chef d'Hexagone, Pascal Bataille, animateur, producteur, chef d'entreprise, je rappelle
00:20:44votre dernier livre, Petit traité du silence à l'usage des gens bruyants, paru chez
00:20:49Guitre et Daniel, et Anthony Martin-Smith, vous êtes animateur sur Sud Radio, il faut
00:20:55que ça change, c'est tous les samedis à 20h30, on va parler de la flambée des prix
00:20:59de l'énergie, vous avez entendu, on est rassuré, il n'y aura pas de hausse avant
00:21:02le mois de mai, donc c'est demain, le mois de mai.
00:21:06Municipale, une fin de campagne plus qu'électrique, plus que tendue, et on est aujourd'hui dans
00:21:12les sondages à touche-touche dans certaines villes, je pense à Paris et à Toulouse en
00:21:18particulier.
00:21:19Est-ce que votre vote va changer à Toulouse ? Est-ce qu'on a vu qu'il y a
00:21:25une mobilisation,
00:21:26il y a 350 personnalités, des joueurs de rugby, des artistes, des chefs d'entreprise
00:21:31qui se sont mobilisés contre l'élection d'un maire et les filles, est-ce que vous
00:21:35irez voter si vous ne l'avez pas fait ? 0826 300 300, on en parle avec vous, et on
00:21:40a déjà Jean-Paul en ligne avec nous, bonjour Jean-Paul, vous habitez Toulouse.
00:21:43Oui, bonjour Valérie, oui je suis Toulousain.
00:21:47Vous avez voté au premier tour ?
00:21:49Oui, j'ai voté au premier tour, j'ai au deuxième tour, il n'y a pas d'ambiguïté
00:21:54là-dessus, et il n'y a pas d'ambiguïté, je ne veux pas entendre parler d'un maire
00:21:58LFI, donc à la mairie et donc au Capitole, sachant que les valeurs à défendre à Toulouse
00:22:06c'est la sécurité, c'est les transports et c'est l'identité toulousaine, et donc
00:22:11LFI est contre tout ça, plus LFI est antisémite, ça c'est absolument honteux, c'est absolument
00:22:19honteux, voir la gauche se mettre sous les ordres de LFI, toute la gauche, donc les écolos
00:22:28je les mets dans cette partie, on les appelle les pastèques, c'est pas pour rien, un vert
00:22:35d'or, un rouge dedans, donc non, il n'y a pas d'ambiguïté, il faut que les Toulousains
00:22:41aient voté, il faut effectivement éviter que Toulouse tombe au main de LFI
00:22:45Oui, donc, alors il y a quand même énormément de gens qui vont voter aussi pour François
00:22:52Picmal qui est arrivé en tête, enfin en tête, oui, en tête des votes, vous avez vous
00:22:58senti autour de vous des changements ou une mobilisation différente à Toulouse ?
00:23:05Est-ce que les gens vont aller plus voter à votre avis dimanche ?
00:23:09Je l'espère, je l'espère, le ressentir pas directement, pas directement, étant donné
00:23:17que là je ne vais pas trop dans le centre-ville, donc je n'ai pas trop vu ce genre
00:23:23de choses,
00:23:24mais par contre je pense que le fait que les socialistes soient rangés sous la manière
00:23:30de Picmal, donc a dû hérisser effectivement beaucoup de gens de gauche qui ne volent pas,
00:23:36qui ne sont pas antisémites et qui ne volent pas effectivement ce genre d'individu à la
00:23:41tête de la ville.
00:23:42Jean-Paul, bonjour, c'est Anthony Martin-Smith, j'ai une question pour vous, là Valérie disait
00:23:48à l'instant que 350 personnalités s'étaient mobilisées pour faire barrage à LFI.
00:23:54Est-ce que ces consignes de vote de la part de personnalités ont une influence quelconque
00:23:59sur vous ou vous pensez que c'est totalement inutile ?
00:24:03Sur moi personnellement, non, ça n'a pas d'influence, ça c'est très clair.
00:24:09Par contre, ça peut effectivement avoir une influence, donc les personnalités qui se
00:24:14sont manifestées, se sont manifestées pour l'identité toulousaine, pour le rugby,
00:24:19pour l'aéronautique, pour un certain nombre de choses.
00:24:23Donc ces gens-là, oui, effectivement, peuvent, comment dire, faire pencher un petit peu
00:24:29la balance dans certains cas.
00:24:31Merci, merci de votre appel Jean-Paul.
00:24:34Gilles, vous voulez dire ?
00:24:35Oui, il y a eu le MEDEF toulousain surtout et les entreprises et Airbus qui a dit qu'ils
00:24:42iraient dans une autre ville ou feraient construire en Allemagne, vous savez que c'est un consortium.
00:24:46Et évidemment, ceux qui travaillent et les emplois qui sont sur place, a alerté beaucoup
00:24:51des lecteurs sur la prise de parole des entrepreneurs et du MEDEF.
00:24:55Oui.
00:24:56Pierre en ligne, après je vous fais réagir.
00:24:59Pierre, bonjour.
00:25:02Bonjour Pierre.
00:25:03Bonjour.
00:25:04Alors vous aussi, vous êtes Toulousain, vous aviez envie de réagir sur l'antenne de Sud Radio.
00:25:09Oui.
00:25:10Je crois que la question est assez difficile sur Toulouse puisqu'en effet, on voit que LSI
00:25:15prend pas mal d'importance et que jusqu'alors, c'était une mairie de droite.
00:25:20Moi, je crois qu'en fait, pour se positionner de façon neutre, il faut considérer que lorsque
00:25:25vous avez une région à gauche, il vaut mieux que les grandes villes soient dans l'opposition
00:25:30pour que justement la démocratie fonctionne.
00:25:33Parce que sinon, on voit que souvent, lorsque les mairies sont en même temps de la même
00:25:38étiquette que le conseil général ou régional, souvent, il y a des malversations qui se
00:25:43font et il n'y a pas la démocratie.
00:25:45On voit que les choses ne se font pas de façon démocratique.
00:25:48Et c'est pour ça que je pense que le choix d'une grande ville doit se faire en fonction
00:25:52de ce qui se passe autour, en région et au département.
00:25:57Vous voulez équilibrer les pouvoirs ?
00:25:59Il faut équilibrer les pouvoirs.
00:26:00Je pense que c'est la meilleure façon pour que la démocratie fonctionne, comme je le dis.
00:26:05Et vous pensez qu'il y aura une mobilisation contre M. Picmal et que les gens vont aller
00:26:12voter pour le maire sortant ?
00:26:14Écoutez, quand j'ai vu que la dernière fois, il se présentait avec le drapeau palestinien
00:26:19devant la mairie de Toulouse, j'ai bien peur que ça lui fasse tort.
00:26:22Donc, moi, je ne suis pas trop affolé quant aux résultats de Toulouse.
00:26:26Bon, alors, je ne vais pas dire que je suis pour M. Moudin, parce que, d'abord, je ne vote
00:26:30pas Toulouse même.
00:26:31Mais je pense que derrière, ici, un peu la branche sur laquelle il est assis,
00:26:38on ne va pas s'amuser à parler de l'international alors qu'on est pour une élection tout à
00:26:43fait communale.
00:26:45Merci, Pierre. Paul Sébille, peut-être sur ce cas de Toulouse.
00:26:49Oui, Pierre disait quelque chose d'intéressant sur l'équilibre des pouvoirs.
00:26:52C'est une élection qui est en plus très importante, parce qu'il faut savoir que quand on...
00:26:56après les résultats de dimanche, celui qui arrive en tête a en plus une majorité supplémentaire en siège
00:27:02qui rend, en fait, l'opposition quasiment pas nulle, mais avec beaucoup moins de puissance
00:27:08qu'elle n'aurait avec ses vrais résultats, parce que là, c'est 50-50.
00:27:11Donc, en plus, c'est un vrai enjeu là-dessus.
00:27:13C'est-à-dire qu'il y aura un ensemble de pouvoirs assez larges pour le maire qui sera élu.
00:27:16Donc, l'enjeu, et c'est pour ça qu'on a des hausses de participation, c'est à cause de
00:27:21ça.
00:27:21Et les sénatoriales aussi.
00:27:23Vous aussi. Pascal, vous avez été...
00:27:27Non, non, effectivement, l'argument qui vient d'être solidier de Pierre
00:27:32me semble beaucoup plus recevable que les discours un petit peu aberrants
00:27:37de votre auditeur précédent, Jean-Paul.
00:27:40C'est aberrant parce qu'il dit que...
00:27:43Je vais expliquer pourquoi je dis que c'est aberrant.
00:27:46C'est aberrant, c'est juste...
00:27:47Ce n'est pas une insulte, c'est juste du factuel.
00:27:50Aberrant, ça veut dire que ce n'est pas réaliste, ce n'est pas rationnel.
00:27:55Pourquoi ce n'est pas rationnel ?
00:27:56Parce qu'il dit que l'enjeu principal de Toulouse, c'est la sécurité.
00:28:00D'accord ? Qui était maire de Toulouse jusque-là
00:28:02et qui est responsable des problématiques d'insécurité à Toulouse ?
00:28:05Ce n'est pas le aléphiste, c'est le maire actuel opposant aléphiste.
00:28:09Je ne suis pas du tout aléphiste, je le précise.
00:28:11J'essaie juste de remettre un petit peu de rationalité là-dedans.
00:28:14Deuxièmement, ça suffit avec ce procès en antisémitisme
00:28:20fait globalement au parti aléphiste.
00:28:22C'est indigne, c'est insupportable.
00:28:24D'abord, c'est insupportable parce que l'antisémitisme est un délit et un crime
00:28:28et que le galvauder comme ça, c'est inadmissible
00:28:33et accuser en permanence les gens d'antisémitisme à tort et à travers
00:28:36comme ce monsieur vient de le faire, c'est inadmissible.
00:28:38Et comme tout le monde le fait et que les journalistes aussi beaucoup
00:28:42se prêtent à ça, c'est inadmissible.
00:28:44Voilà, et c'est quelqu'un qui depuis toujours lutte contre l'antisémitisme.
00:28:48On a le droit de le dire, Raphaël Antoven a été relaxé du délit d'injure
00:28:51en se qualifiant profondément antisémite.
00:28:54Oui, il a été relaxé, effectivement.
00:28:55Est-ce qu'il y a eu un seul membre de LFI
00:29:00qui a été condamné pour antisémitisme ?
00:29:02Aucun. Aucun. Et pourquoi ? Parce que personne n'a été poursuivi réellement.
00:29:06Pourquoi ? Parce qu'on sait bien qu'il n'y a pas de quoi fonder.
00:29:07Les préfectures ont déclaré que LFI était d'extrême-gauche
00:29:09au motif, justement, de propos
00:29:12qui n'étaient pas suffisamment condamnés
00:29:14face à de l'antisémitisme.
00:29:17Pourquoi ils ne sont pas condamnés, Antony ?
00:29:18Parce qu'il n'y a pas de procès, en réalité.
00:29:20Il n'y a pas de procès, parce qu'ils servent bien.
00:29:21Quand vous leur posez la question, et ici même, d'ailleurs, au micro-dessus,
00:29:23je voudrais juste finir, je te laisserai répondre.
00:29:26Je finis juste très rapidement là-dessus.
00:29:28Qu'il y ait, au sein de LFI, comme il y a au sein du Rassemblement national,
00:29:33et sans doute, malheureusement, dans beaucoup d'autres partis,
00:29:36des personnalités antisémites,
00:29:38et des personnalités qui se sont laissées aller à des propos,
00:29:41là aussi inadmissibles et très contestables,
00:29:44je n'en dis combien, pas une seconde ?
00:29:46En revanche, vouloir disqualifier en permanence
00:29:49l'ensemble d'un parti dans lequel il y a des tas de gens
00:29:52qui sont profondément inscrits dans la lutte contre l'antisémitisme
00:29:56et qui sont profondément antiracistes.
00:29:58Alors que d'un autre côté, on a un Sébastien Chenu
00:30:01qui ose dire que...
00:30:03Qui à LFI défend l'antisémitisme ?
00:30:08Des tas de gens, l'immense majorité des gens
00:30:10sont engagés contre l'antiracisme.
00:30:13Alors, vous vouliez revenir sur ce qui s'est passé hier à Toulouse.
00:30:16Et quand Sébastien Chenu dit à propos d'un néo-nazi,
00:30:19il est des nôtres,
00:30:19apparemment, ça ne choque personne.
00:30:21Non, mais juste, je voudrais que vous...
00:30:23Alors, on est dans cette lignée.
00:30:24Hier, François Picmal a été hué
00:30:27lors de l'hommage aux enfants assassinés
00:30:31à l'école Osaratora.
00:30:33Vous voyez bien le paradoxe de ça.
00:30:34Mais quel est le paradoxe ?
00:30:35On a un parti, Jean-Luc Mélenchon,
00:30:37qui au moment de l'attentat
00:30:39a déclaré que c'était un fait politique
00:30:42en vue d'élections,
00:30:44qui est un propos absolument abject et dégueulasse.
00:30:47Les parents, Sandler, ne voulaient pas
00:30:49que M. Picmal vienne.
00:30:50Et on a ce qui s'est passé hier.
00:30:53Les parents de qui, vous ne voulez pas que...
00:30:54Les parents des enfants assassinés.
00:30:55Non, c'est faux.
00:30:56J'ai entendu encore la maman du premier militaire
00:30:59qui a été assassinée par Mohamed Merah.
00:31:01Je ne vous parle pas de ça, Mme...
00:31:03Je ne vous parle pas des enfants assassinés.
00:31:05Je ne vous parle pas de cette...
00:31:06Non, mais attendez.
00:31:07On mélange tout dans cette histoire.
00:31:09Premièrement...
00:31:09Je vous parle de l'école Osaratora.
00:31:10Vous parlez de Mohamed Merah.
00:31:12On parle d'Osaratora.
00:31:13Il y a des enfants qui sont morts.
00:31:14Les parents ont dit
00:31:15on ne veut pas que M. Picmal vienne.
00:31:16Là, c'était un hommage.
00:31:17Il est venu.
00:31:17Il s'est fait insulter.
00:31:19C'est comme ça.
00:31:19Là, je ne vous parle d'hier.
00:31:20C'est un hommage aux victimes de Mohamed Merah.
00:31:23Globalement.
00:31:24Premièrement.
00:31:24Deuxièmement.
00:31:25Est-ce que c'est le lieu d'un hommage
00:31:27de faire de la récupération politique ?
00:31:30Et on sait bien que c'est les partisans du maire sortant
00:31:33qui ont organisé cet événement-là.
00:31:36Non, ce n'est pas le lieu pour faire ça.
00:31:38On peut le faire dans d'autres circonstances.
00:31:40Troisièmement.
00:31:41Le paradoxe est quand même formidable
00:31:44de reprocher à des gens d'être antisémites.
00:31:46Et quand ils viennent s'associer à un hommage
00:31:49rendu à des victimes, notamment juives,
00:31:51mais pas que, mais notamment juives,
00:31:53on leur refuse d'être là.
00:31:55Alors, qu'est-ce que faut-il qu'ils fassent ?
00:31:56On peut dénoncer une forme d'hypocrisie
00:31:59et de récupération politique aussi
00:32:00à la veille d'un scrutin.
00:32:01Hier, je suis désolée,
00:32:03c'était l'attentat de l'école Osara Thora de Toulouse
00:32:05qui rendait hommage à la famille Sandler assassinée.
00:32:08Et c'est dans ce cadre-là qu'il s'y est rendu.
00:32:10Virginie ?
00:32:11Moi, je voulais dire quelque chose.
00:32:13J'ai été personnellement assez choquée
00:32:16d'entendre Jean-Luc Pélenchon s'amuser
00:32:19et faire rire toute une salle
00:32:21à propos de Epstein,
00:32:25et quelques jours après,
00:32:26recommencer à propos de M. Glucksmann.
00:32:28Je rappelle que se moquer des noms,
00:32:30c'est un ressort très classique.
00:32:33Je suis d'accord avec toi, Virginie.
00:32:34Ben oui, d'accord, mais il faut le dire.
00:32:36Attends, attends, j'ai pas fini.
00:32:38J'ai pas fini.
00:32:38Camper pour Mme Broun-Pivet,
00:32:40c'est pas connotation antisémite ?
00:32:42Et je voudrais terminer mon raisonnement,
00:32:43et je voudrais quand même dire que moi,
00:32:46personnellement,
00:32:47je ne sais pas qui au sein de LFI
00:32:49peut être considéré comme antisémite
00:32:51ou pas antisémite.
00:32:52À vrai dire, ça ne m'intéresse pas.
00:32:53Mais quand j'entends ce que j'entends,
00:32:55et que je vois que ça fait rire du monde,
00:32:57et je vois que Mélenchon,
00:32:59il prend un malin plaisir,
00:33:00et qu'après il dit,
00:33:01mais ma stratégie de remobilisation
00:33:03a été formidable parce que regardez
00:33:04les résultats qu'on a eus.
00:33:06Moi, je trouve ça personnellement abject.
00:33:08Autre chose que je voulais dire,
00:33:09je nous incite tous à ne pas dire...
00:33:11Mais quand je ne dis pas à côté...
00:33:14Mais répondez pas à côté, Pascal.
00:33:16Je ne t'ai pas coupé, Pascal.
00:33:17Mais ce qu'on dit,
00:33:18l'ORN est un parti antisémite.
00:33:19Mais pardon, je ne vous ai pas coupé, Pascal.
00:33:22Je voudrais juste terminer.
00:33:23Et je voudrais nous inciter tous,
00:33:25tous, journalistes, commentateurs, français,
00:33:29à ne pas utiliser à tort et à travers
00:33:30les mots antisémite, fasciste,
00:33:33nazi.
00:33:34Et pardon, Pascal,
00:33:35mais vous les avez utilisés.
00:33:36Vous avez dit le néo-nazis.
00:33:37Oui, c'est faux,
00:33:38mais pour le jeune homme en question
00:33:39qui était néo-nazis.
00:33:40Pardon, pardon,
00:33:41mais si je peux juste terminer
00:33:42sans être coupé,
00:33:43je ne vous ai pas du tout coupé.
00:33:44Mais je pense simplement
00:33:45qu'utiliser les bons mots
00:33:47et ne pas tout le temps
00:33:50faire référence à une période
00:33:51qui est lointaine
00:33:52où ces mots-là avaient un vrai sens,
00:33:53n'est pas de bonne pratique
00:33:57dans un débat.
00:33:59Franchement...
00:33:59C'est exactement ce que je dis.
00:34:00Non, pas du tout.
00:34:02Je dis le mot antisémite
00:34:04est un mot lourd et grave
00:34:05qu'il faut arrêter.
00:34:05Oui, mais vous avez utilisé
00:34:06le mot néo-nazis.
00:34:07Le mot néo-nazis,
00:34:08je l'ai utilisé à propos de Quentin.
00:34:10Peu importe,
00:34:10mais c'est un mot
00:34:11qui n'a pas de sens aujourd'hui.
00:34:13C'est marrant
00:34:15quand on peut avoir tort.
00:34:17Virginie,
00:34:18néo-nazis et nazis,
00:34:19ce n'est pas la même chose.
00:34:19On va y revenir dans un instant
00:34:21pour marquer une pause.
00:34:22Je ne suis pas fâchée.
00:34:23Sud Radio,
00:34:24le 10h midi,
00:34:26mettez-vous d'accord.
00:34:27Valérie Expert,
00:34:28Sud Radio R.
00:34:30Débat animé ce matin.
00:34:32Non, non, non, non.
00:34:33C'est tout réconcilié.
00:34:35Débat amical.
00:34:36Non, non, non, non.
00:34:37Virginie, il va faire un bisou.
00:34:38Non, on n'en est pas tout à fait là,
00:34:40mais enfin,
00:34:40nous sommes expliqués.
00:34:42Je rappelle que je ne vois rien,
00:34:42donc je suppose.
00:34:44Mais oui,
00:34:45mais vous supposez très mal,
00:34:46mon ami.
00:34:47Un auditeur m'envoie
00:34:48à un communiqué
00:34:50des conseillers régionales
00:34:52socialistes.
00:34:53Il n'y a pas d'antisémitisme
00:34:54que l'on efface
00:34:55par une tractation.
00:34:56Un colissier de François Briançon
00:34:58claque la porte
00:34:58après la fusion
00:35:00des listes à gauche.
00:35:02Bon,
00:35:02on verra
00:35:04ce que seront
00:35:05les résultats
00:35:07à Toulouse.
00:35:08On peut parler
00:35:08de Paris également
00:35:09où plusieurs sondages,
00:35:11dont notre sondage
00:35:12IFOP fiducial
00:35:12pour Sud Radio
00:35:13donne Rachida Dati
00:35:15et Emmanuel Grégoire
00:35:16au coude à coude.
00:35:18Sophia Chikirou
00:35:18étant aux environs
00:35:19de 10 points,
00:35:20Paul Sébille.
00:35:21On voit que la dynamique
00:35:24pour Emmanuel Grégoire
00:35:25s'est un petit peu tassée.
00:35:27Oui,
00:35:27et c'est très intéressant
00:35:28parce qu'on voit
00:35:29à quel point
00:35:30finalement sa réélection
00:35:32n'est pas si facile
00:35:33que ça à n'y souhaiter.
00:35:34C'est-à-dire que
00:35:35même Sophia Chikirou
00:35:36ne baisse pas,
00:35:37c'est-à-dire qu'elle fait
00:35:37à peu près son score
00:35:38du premier tour.
00:35:38Son élection plutôt.
00:35:39Oui, son élection.
00:35:41La réélection
00:35:41de la majorité sortante
00:35:43mais l'élection
00:35:44d'Emmanuel Grégoire.
00:35:46Sophia Chikirou
00:35:47fait encore un score
00:35:47tout à fait honorable,
00:35:48elle ne s'effondre pas.
00:35:49Donc ça veut dire
00:35:49qu'il y a à gauche
00:35:50une volonté
00:35:51de ne pas voter
00:35:52pour Grégoire.
00:35:53Et à droite,
00:35:54on voit que c'est
00:35:55un peu imparfait,
00:35:57mal fait,
00:35:58mais il y a une union
00:35:58un petit peu des droites
00:35:59qui s'est imposée
00:36:00de fait
00:36:01avec le...
00:36:04Sarah Knafo
00:36:04qui se retire.
00:36:05Le retrait.
00:36:06Le retrait,
00:36:06voilà exactement.
00:36:07Pareil pour Bonazel.
00:36:08Donc finalement,
00:36:09il y a une forme
00:36:09d'union des droites
00:36:11de fait.
00:36:12Donc c'est très intéressant
00:36:13de voir à quel point
00:36:14il y a un vrai besoin,
00:36:15une vraie envie
00:36:16de renouvellement,
00:36:17de changement.
00:36:19Est-ce qu'il a commis
00:36:20une erreur
00:36:20avec cette intervention
00:36:22hier en disant
00:36:22qu'Emmanuel Macron
00:36:23était intervenu
00:36:24auprès de Sarah Knafo
00:36:26pour lui,
00:36:27pour la faire,
00:36:28pour se retirer ?
00:36:30Oui, peut-être.
00:36:31C'est vrai que sur le discours
00:36:32et le positionnement,
00:36:33ce n'est pas très malin
00:36:33mais de toute façon,
00:36:34l'erreur principale,
00:36:35c'est vraiment le bilan
00:36:36de la mairie.
00:36:37Je pense que les gens
00:36:38ont plutôt ça en tête.
00:36:39Autant le débat
00:36:40était très suivi
00:36:41mais je pense que les gens
00:36:42le vivent tous les jours
00:36:43en Paris.
00:36:44C'est ça qui est l'enjeu principal.
00:36:45Oui, mais il est arrivé en tête.
00:36:46Malgré tout,
00:36:46il y avait une dynamique pour lui.
00:36:47Il était quand même
00:36:48assez loin devant Rachida Dati.
00:36:50Absolument.
00:36:51Et cette dynamique,
00:36:52elle est freinée par ça
00:36:53mais aussi par Sophia Chikirou.
00:36:55De fait,
00:36:55elle a été tout au bon
00:36:56face à lui
00:36:57dans le débat
00:36:58en proposant des choses
00:36:59parce qu'on n'a pas
00:37:00beaucoup parlé de propositions
00:37:01pendant la campagne.
00:37:02elle en a fait
00:37:04de façon propre
00:37:05à son parti
00:37:06mais quand même.
00:37:07Donc,
00:37:08c'est sûr.
00:37:10Il est arrivé
00:37:12en tête
00:37:14mais il y avait aussi
00:37:15un quatrième candidat
00:37:17qui n'est plus là.
00:37:18Oui, qui est bourde à zèle.
00:37:19Moi je parle hélas
00:37:20pour la démocratie
00:37:21pas en termes
00:37:22d'opinion personnelle.
00:37:24Pourquoi je dis ça ?
00:37:25Parce qu'en fait,
00:37:26il y a quelqu'un
00:37:27qui est oublié profondément
00:37:29je trouve dans ces élections
00:37:30que ce soit à Toulouse,
00:37:31à Bordeaux,
00:37:31à Paris
00:37:32et dans plein
00:37:32de plus petites communes,
00:37:34c'est l'électeur.
00:37:36Ces unions,
00:37:37ces rassemblements,
00:37:38etc.
00:37:40À l'aune
00:37:41d'interventions
00:37:42éventuellement
00:37:43présidentielles
00:37:44pour certaines,
00:37:44etc.
00:37:45C'est quand même
00:37:46négligé
00:37:47et méprisé
00:37:48assez profondément
00:37:48la volonté
00:37:50et le choix
00:37:50de beaucoup d'électeurs.
00:37:51Les électeurs parisiens
00:37:52ils ont dit quoi au premier tour
00:37:53qu'ils ne voulaient pas
00:37:54Rachida Dati ?
00:37:55Ils n'ont pas dit spécialement
00:37:56qu'ils voulaient Emmanuel Grégoire
00:37:57non plus
00:37:57mais ils ont dit
00:37:58qu'ils ne voulaient pas
00:37:58Rachida Dati,
00:37:59clairement.
00:38:00Aujourd'hui,
00:38:00en forçant
00:38:02Pierre-Yves Brunazel
00:38:03au retrait,
00:38:05on force un peu
00:38:06l'élection potentielle
00:38:08de Rachida Dati
00:38:09qui,
00:38:10comme vous le disiez,
00:38:10est au coude à coude
00:38:11aujourd'hui.
00:38:13Mais,
00:38:14quid,
00:38:14encore une fois,
00:38:15de la volonté
00:38:16des électeurs parisiens ?
00:38:18Oui.
00:38:18Moi,
00:38:19ce que je voulais...
00:38:20Alors,
00:38:20allez-y,
00:38:21Anthony Martin-Suis.
00:38:22Je n'ai pas la même lecture
00:38:23que vous,
00:38:24Pascal,
00:38:24parce que Rachida Dati,
00:38:26elle est quand même
00:38:26à 24 %,
00:38:27donc on ne peut pas dire
00:38:28que les parisiens
00:38:29ne voulaient pas
00:38:30de Rachida Dati
00:38:30ou en tout cas
00:38:31ne voulaient pas
00:38:31de la droite.
00:38:34En revanche,
00:38:36ce qui est certain,
00:38:37c'est qu'ils ne voulaient pas
00:38:37du Rassemblement National.
00:38:38Thierry Mariani,
00:38:391,7%,
00:38:40ça c'est clair et net,
00:38:41Paris est très loin
00:38:42du reflet
00:38:44à l'échelle nationale
00:38:45de la percée
00:38:47du Rassemblement National.
00:38:48Par contre,
00:38:49moi,
00:38:49il y en a un
00:38:49qui m'a beaucoup surpris
00:38:51par sa constance,
00:38:53c'est Pierre-Yves Bournazel,
00:38:54parce qu'il a accepté
00:38:55de fusionner,
00:38:56mais en se retirant
00:38:57lui-même.
00:38:58Et là,
00:38:59moi,
00:38:59je dis chapeau bas,
00:39:00monsieur,
00:39:01parce qu'il n'était pas d'accord
00:39:04sur cette idée de fusion
00:39:05avec Rachida Dati.
00:39:07Il n'a pas empêché
00:39:08ses colistiers
00:39:09de le faire,
00:39:10puisque c'était
00:39:10la volonté
00:39:11d'Edouard Philippe
00:39:12et d'Emmanuel Macron.
00:39:13Mais par contre,
00:39:14il a manifestement
00:39:16respecté ses électeurs,
00:39:17ceux qui le supportent
00:39:18depuis le départ,
00:39:20en leur disant
00:39:20« Moi,
00:39:21je me retire ».
00:39:22Enfin,
00:39:23une, moi,
00:39:23qui m'a beaucoup surpris
00:39:24pendant ce débat,
00:39:25c'est évidemment
00:39:25Sophia Chiquirou.
00:39:26Elle n'avait rien à perdre,
00:39:27mais justement,
00:39:28elle a tout gagné.
00:39:29Elle a fait passer
00:39:30des idées.
00:39:31Je pense que le sondage
00:39:32que l'on a aujourd'hui
00:39:33pourrait nous faire mentir
00:39:35et faire mentir
00:39:35l'élection de dimanche,
00:39:36parce que j'imagine
00:39:37très honnêtement
00:39:39qu'elle pourrait être
00:39:40un petit peu plus haute,
00:39:41surtout avec les récentes
00:39:43déclarations
00:39:43d'Emmanuel Grégoire.
00:39:44Ce n'est pas ce qu'on...
00:39:47Sophia Chiquirou
00:39:48allait à 10,
00:39:5010 hier.
00:39:52Jérôme Dubu
00:39:52disait qu'il ne voyait
00:39:53pas une progression
00:39:56importante de Sophia Chiquirou.
00:39:58Non, mais peut-être
00:39:59ce qui m'a frappé,
00:39:59moi,
00:39:59dans le débat,
00:40:00j'imagine que vous
00:40:00l'avez tous vu ici
00:40:01autour de cette table,
00:40:02ce qui m'a frappé,
00:40:03c'est que
00:40:05Emmanuel Grégoire
00:40:05et Rachida Dati
00:40:06étaient non seulement
00:40:07sur la défensive,
00:40:09mais tendus,
00:40:10et Rachida Dati
00:40:12n'a cessé de parler
00:40:13tout le temps
00:40:13pendant qu'Emmanuel Grégoire
00:40:15parlait,
00:40:16qui était franchement...
00:40:16Oui, ils ont cessé
00:40:18de se parler l'un sur l'autre
00:40:19et c'était tout à fait
00:40:20insupportable.
00:40:21Mais ce qui m'a frappée,
00:40:22ce n'est pas tellement ça,
00:40:24c'est le fait que
00:40:25Sophia Chiquirou,
00:40:26qui n'avait rien à perdre,
00:40:27était extrêmement détendue,
00:40:28alors que franchement,
00:40:29on l'a connue
00:40:29beaucoup moins détendue
00:40:30dans plein d'occasions,
00:40:31elle est plutôt genre
00:40:32hargneuse
00:40:33et parfois très désagréable,
00:40:35et qu'elle a montré
00:40:36quand même
00:40:37que sur les dossiers,
00:40:39elle était plus précise,
00:40:41plus capable
00:40:43de dire des choses
00:40:44que les deux autres,
00:40:44qui étaient franchement
00:40:45dans le flou,
00:40:46dans l'évitement,
00:40:47et dans le non-investissement.
00:40:50Et avec ce flou du prix
00:40:50de la caméra.
00:40:52On ne va pas refaire
00:40:52le débat,
00:40:53mais on l'a commenté hier.
00:40:55Non, non, je ne refais pas
00:40:56le débat.
00:40:56Ce que je veux dire,
00:40:57c'est que Sophia Chiquirou,
00:40:58elle a quand même
00:40:59bien fait comprendre
00:40:59à ses électeurs
00:41:00que non seulement
00:41:01il ne fallait pas voter
00:41:02Emmanuel Grégoire,
00:41:03mais elle a appelé
00:41:04les autres électeurs
00:41:05qui ne sont pas venus voter
00:41:06au premier tour
00:41:06à voter pour elle,
00:41:07en disant,
00:41:08moi je suis contre
00:41:09les deux autres,
00:41:10en fait.
00:41:10Ce qui veut dire que
00:41:11pour Emmanuel Grégoire,
00:41:12c'est un vrai caillou
00:41:13dans sa chaussure,
00:41:14parce qu'elle ne dit pas
00:41:15bon, voilà,
00:41:17on n'a pas fusionné
00:41:18parce qu'on ne voulait pas
00:41:19ni l'un ni l'autre.
00:41:19Elle dit,
00:41:20moi je veux faire battre
00:41:21Emmanuel Grégoire,
00:41:22c'est exactement son discours.
00:41:23Et ça,
00:41:24ça peut porter auprès
00:41:25des électeurs
00:41:25qui ne veulent pas
00:41:26d'Emmanuel Grégoire.
00:41:27Pardon,
00:41:27et j'en termine,
00:41:28quant à Pierre-Yves Dornazel,
00:41:29c'était mon coup de cœur
00:41:30de la journée,
00:41:30donc je suis ravie
00:41:31de voir qu'il est partagé
00:41:32parce que je trouve
00:41:33qu'il est honnête,
00:41:34il est droit dans ses bottes,
00:41:35il était visiblement prévu
00:41:37pour être le second sur la liste
00:41:39et le premier adjoint
00:41:40de Rachida Dati,
00:41:41ça fait 18 ans
00:41:42qu'il est dans
00:41:43les affaires de Paris,
00:41:43il dit,
00:41:44bon moi c'est fini,
00:41:44j'arrête,
00:41:45les électeurs
00:41:46m'ont donné un score
00:41:47mais pas suffisant
00:41:48pour que j'ai envie
00:41:48de continuer
00:41:49et je trouve que
00:41:50dans un moment
00:41:50où chacun finalement
00:41:51essaie juste
00:41:52de sauver sa peau,
00:41:53essaie juste de faire
00:41:54des alliances contre nature
00:41:55pour arriver à ce but-là,
00:41:57c'est plutôt un gabien.
00:41:58Et quel est le rôle
00:41:59d'Edouard Philippe ?
00:42:00On pourra peut-être
00:42:00en dire quelques mots
00:42:01dans un instant.
00:42:03On se retrouve avec vous
00:42:040826 300 300
00:42:06si vous voulez réagir,
00:42:08nous dire
00:42:08si vous vous sentez
00:42:10mobilisés
00:42:11pour aller voter
00:42:12que ce soit à Paris,
00:42:13à Toulouse,
00:42:14à Lille,
00:42:15ou à Marseille,
00:42:170826 300 300.
00:42:19Sud Radio.
00:42:21Parlons vrai.
00:42:22Midi,
00:42:23mettez-vous d'accord,
00:42:24Valérie Expert.
00:42:26Et nous sommes de retour,
00:42:27alors on a une polémique,
00:42:28ce matin,
00:42:29on va la mettre sur la table.
00:42:31Antoine Léomont
00:42:32de la France Insoumise
00:42:33était l'invité
00:42:33de Maxime Liedot
00:42:34qui lui posait
00:42:36la question
00:42:36qui nous a un peu occupés
00:42:38dans la première partie
00:42:39de savoir pourquoi
00:42:40on accusait les filles
00:42:41d'être antisémites
00:42:42et écouter sa réponse.
00:42:43Vous voyez,
00:42:45il y a une manière
00:42:45qui est une manière
00:42:46d'essayer de prendre un mot,
00:42:48de tirer dessus
00:42:48et d'essayer
00:42:49de nous coller une étiquette.
00:42:50Vous pensez vraiment
00:42:51que si la France Insoumise
00:42:52arrivait au pouvoir,
00:42:53nous menacerions
00:42:54les personnes juives
00:42:55dans notre pays ?
00:42:56Bien sûr que non.
00:42:56Ce que nous ferons,
00:42:57c'est que nous augmenterons
00:42:58le SMIC aussi
00:42:58pour les personnes juives.
00:42:59C'est que nous ferons aussi
00:43:00la retraite à 60 ans
00:43:01pour les personnes juives.
00:43:02Vous serez, vous la France Insoumise,
00:43:03aussi un bouclier
00:43:04contre l'antisémitisme ?
00:43:05Mais bien sûr que oui
00:43:06parce que précisément
00:43:07nous sommes un mouvement
00:43:08qui est un mouvement
00:43:08d'unité du peuple,
00:43:09un mouvement qui ne trie pas
00:43:11ni en raison de la culture
00:43:12ni en raison de l'origine
00:43:13ni en raison de la couleur de peau.
00:43:14Ça tient en une idée simple,
00:43:16liberté, égalité, fraternité.
00:43:17Pour nous,
00:43:18c'est un programme de gouvernement.
00:43:19Moi, je lui aurais demandé
00:43:20les coiffeurs.
00:43:21Les coiffeurs,
00:43:22vous connaissez la blague.
00:43:24Pourquoi est-ce que
00:43:25pendant 1,
00:43:25pourquoi est-ce que
00:43:26Hitler...
00:43:27Parce que vous avez,
00:43:28pardonnez-moi,
00:43:29vous avez,
00:43:29j'ai écouté cette interview,
00:43:31vous avez omis de mettre
00:43:32la question du journaliste
00:43:33qui y est juste avant
00:43:35et ce qui justifie
00:43:36une réponse très maladroite,
00:43:38j'en conviens,
00:43:39mais néanmoins induite
00:43:41par la question.
00:43:42Ça aurait pu,
00:43:43on en parlait hors antenne,
00:43:45vous auriez pu remplacer ça
00:43:47par le mot juif,
00:43:48par musulman ou par...
00:43:49La réponse aurait été la même.
00:43:51Ça aurait été tout aussi maladroite.
00:43:52Ça aurait été tout aussi maladroite,
00:43:53mais induite par une question
00:43:54qui est,
00:43:55est-ce que vous nous dites
00:43:57que si vous arriviez au pouvoir,
00:44:02les juifs ne souffriraient pas,
00:44:03ne seraient pas,
00:44:04etc.
00:44:05Et donc,
00:44:05il répond que,
00:44:07et si vous êtes allé
00:44:08jusqu'au bout de la phrase,
00:44:09il dit,
00:44:10pour lui,
00:44:10il n'y a pas de catégorie,
00:44:11il n'y a pas de différence.
00:44:12C'est un seul peuple,
00:44:13quels que soient,
00:44:14effectivement,
00:44:14les religions,
00:44:15les origines,
00:44:16etc.
00:44:16Et donc,
00:44:17il dit,
00:44:17très maladroitement,
00:44:18on ne va pas augmenter le smic
00:44:21pour tout le monde
00:44:21et pas pour les juifs.
00:44:22Non,
00:44:23il dit,
00:44:23pardon,
00:44:24pardon,
00:44:24il dit aussi pour les juifs.
00:44:27Bon,
00:44:27alors moi,
00:44:27je vais essayer
00:44:27de prendre la parole maintenant
00:44:28sans que vous me couquiez,
00:44:30mon cher Pascal.
00:44:31Dire aussi pour les personnes juives,
00:44:33c'est ce que nous,
00:44:33par exemple,
00:44:34les femmes,
00:44:34on a entendu pendant 40 ans,
00:44:35c'était,
00:44:36et aussi pour les femmes,
00:44:37et aussi pour les handicapés,
00:44:40et aussi,
00:44:41voilà,
00:44:42le et aussi,
00:44:43ça ne va pas.
00:44:44La question qui lui a été posée,
00:44:45il lui était possible
00:44:46d'y répondre tout à fait autrement.
00:44:47Et de ne pas dire,
00:44:48on augmentera les juifs aussi.
00:44:50Aussi pour les personnes juives,
00:44:51c'est une honte de dire ça.
00:44:52Franchement,
00:44:52vous avez été choquées aussi.
00:44:54Oui,
00:44:54mais c'est un lapsus,
00:44:55peut-être révélateur,
00:44:56c'est un petit peu à côté de la plaque,
00:44:57parce que ce qu'on disait,
00:44:59c'est que ce qui travaille les juifs
00:45:00aujourd'hui en France,
00:45:01les craintes,
00:45:02c'est vraiment l'antisémitisme,
00:45:04le fait qu'ils ne peuvent plus vivre
00:45:05dans certains quartiers,
00:45:06est-ce qu'ils peuvent continuer
00:45:07à vivre en France,
00:45:07que leur avenir est là,
00:45:08etc.
00:45:09Et LFI a une part de responsabilité,
00:45:11parce que,
00:45:12dans le climat,
00:45:13bien sûr,
00:45:13l'antisémitisme aujourd'hui
00:45:15est aussi beaucoup nourri
00:45:15par un facteur religieux,
00:45:18c'est-à-dire qu'il y a des préjugés
00:45:19contre les juifs issus
00:45:21de la région musulmane,
00:45:22en particulier,
00:45:23on le voit,
00:45:24et puis qui est lié aussi
00:45:25à ce qui se passe au Moyen-Orient,
00:45:26donc il y a une imbrication de choses
00:45:28qui est très difficile,
00:45:29et ce n'est pas sur ça
00:45:29que répond Léoman,
00:45:31et d'ailleurs,
00:45:31a raison,
00:45:32parce qu'ils utilisent ça beaucoup.
00:45:34Gaza a été sur-mobilisé par LFI
00:45:36pour, justement,
00:45:37mobiliser leur électorat,
00:45:39qu'il n'est pas travaillé que par ça,
00:45:40heureusement.
00:45:41Il y a aussi des discriminations
00:45:43liées à la religion
00:45:44qui touchent les musulmans,
00:45:47les difficultés économiques
00:45:49dans les banlieues,
00:45:49donc il y a plein de choses
00:45:50qui l'expliquent,
00:45:51mais il y a aussi ça,
00:45:52des préjugés antisémites
00:45:54qui, aujourd'hui,
00:45:56ont causé aussi
00:45:58les morts,
00:45:59les premiers morts
00:46:00depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
00:46:01de juifs,
00:46:02c'est à ce nom-là.
00:46:04On a reparlé de Mohamed Mera,
00:46:06pardon,
00:46:07c'était au nom de Gaza
00:46:08qu'il a agi.
00:46:09Donc c'est ça aussi
00:46:10qui travaille,
00:46:11c'est pas le SMIC,
00:46:12je pense,
00:46:12qui les inquiète.
00:46:14Ça ne faut pas l'oublier,
00:46:15je pense,
00:46:15pour comprendre
00:46:16pourquoi c'est maladroit.
00:46:17C'est maladroit
00:46:18à cause de ça.
00:46:19Pesons nos mots,
00:46:20faisons attention
00:46:20à ce qu'on dit,
00:46:21franchement.
00:46:22La phrase,
00:46:24la blague,
00:46:24entre guillemets,
00:46:25qui était dans le dictateur
00:46:26de Chaplin,
00:46:27c'est Hitler veut tuer
00:46:27tous les juifs
00:46:28et les coiffeurs.
00:46:29Et la plupart des gens
00:46:30disent pourquoi les coiffeurs ?
00:46:31Je vous laisse réfléchir.
00:46:33Anthony Martin Smith.
00:46:35Écoutez,
00:46:35tout est dans le aussi,
00:46:36c'est ça que je trouve choquant.
00:46:38On va augmenter aussi
00:46:39le SMIC pour les juifs.
00:46:41Non,
00:46:41on va augmenter le SMIC
00:46:43pour les Françaises
00:46:43et les Français.
00:46:44Point barre.
00:46:45Être juif,
00:46:46être musulman,
00:46:48être catholique,
00:46:48c'est une confession religieuse
00:46:51que chacun respecte
00:46:52et que chacune respecte
00:46:53les croyances de l'autre
00:46:55et on pourra avoir
00:46:57un peuple français uni.
00:46:59Je dis pas de traitement de faveur,
00:47:02ni et surtout pas de défaveur.
00:47:05Vos coups de cœur,
00:47:06vos coups de gueule.
00:47:07Anthony,
00:47:07avec vous,
00:47:08on va commencer
00:47:09un coup de gueule.
00:47:11Écoutez,
00:47:11on va prendre le bus.
00:47:13En tout cas,
00:47:13on va essayer de le prendre.
00:47:14On part à Milan,
00:47:15c'est la fin des Jeux Paralympiques
00:47:16avec ce garçon
00:47:17qui s'appelle Thomas.
00:47:18Il est jeune kinésithérapeute.
00:47:21Il est avec sa copine
00:47:23qui, elle,
00:47:24est voyante.
00:47:24Lui,
00:47:25il est non voyant,
00:47:25accompagné d'un chien guide.
00:47:26Il va prendre un flixbus
00:47:29pour ne pas les nommer
00:47:31en retour de ces Jeux Paralympiques
00:47:33où lui-même est athlète
00:47:34de haut niveau.
00:47:35Il est allé supporter les copains
00:47:36parce que bientôt,
00:47:38il a envie de retourner
00:47:38sur les pistes
00:47:40à son tour.
00:47:41Et si,
00:47:42à l'allée,
00:47:43tout s'est très bien passé
00:47:44pour la prise en charge
00:47:45de sa compagne,
00:47:46de lui-même
00:47:46et de son chien guide,
00:47:48ça n'a pas été le cas
00:47:48au retour de Milan.
00:47:50Le chauffeur a chargé
00:47:51tout d'abord les valises
00:47:52puis,
00:47:52en se rendant compte
00:47:53qu'il y avait le chien guide,
00:47:54lui a dit
00:47:55non,
00:47:55ça ne va pas être possible.
00:47:56Il fallait prévenir
00:47:5736 heures avant
00:47:59et donc,
00:48:00on ne lui a proposé
00:48:01aucune solution
00:48:03sur le coup.
00:48:04Il est resté
00:48:05sur le trottoir
00:48:06sans solution.
00:48:06Le chauffeur a fermé
00:48:07les portes de bus,
00:48:08avait préalablement
00:48:10enlevé ses valises
00:48:10et s'est barré.
00:48:12Voilà.
00:48:12Alors,
00:48:13j'ai contacté
00:48:14l'entreprise Fixbus
00:48:15qui dit que le chauffeur
00:48:16n'a rien fait
00:48:17de répréhensible,
00:48:19qu'il s'est conformé
00:48:20aux conditions générales
00:48:21de vente.
00:48:22L'entreprise se réfugie
00:48:23derrière les directives
00:48:25européennes,
00:48:26disant qu'il faut garantir
00:48:27la sécurité
00:48:27de tous les passagers,
00:48:29y compris pour celle
00:48:29du chien guide,
00:48:30et d'avoir du matériel
00:48:32adapté.
00:48:32Ce qui est totalement faux
00:48:33et qui contrevient même
00:48:34aux droits français
00:48:35et aux droits européens,
00:48:36puisque le chien guide
00:48:38n'a pas besoin
00:48:38de dispositifs spécifiques
00:48:40et d'adaptation particulière.
00:48:41Ce seront mes invités
00:48:42la semaine prochaine.
00:48:43Ah bah très bien.
00:48:44Et vous,
00:48:45il vous arrive régulièrement
00:48:46de vous faire refuser
00:48:47l'accès à un taxi,
00:48:47Moi, je peux vous garantir
00:48:48qu'un peu comme ça
00:48:49m'arrive avec un chauffeur
00:48:50Flixbus,
00:48:51le gars ne démarre pas
00:48:52son bus.
00:48:54Je lui démonte
00:48:55les pneus s'il faut,
00:48:56mais il ne part pas.
00:48:58En tout cas,
00:48:59il ne part pas sans moi
00:48:59parce que ça,
00:49:00c'est une discrimination.
00:49:01Et cette discrimination,
00:49:02elle est insupportable.
00:49:03Elle est pareille
00:49:04tous les jours.
00:49:05Moi, je le vis
00:49:06avec des chauffeurs VTC,
00:49:07je le vis avec des taxis,
00:49:08mais il y a des gens
00:49:08qui le vivent
00:49:09avec leur fauteuil roulant.
00:49:10Il y a des gens
00:49:10qui le vivent
00:49:11parce qu'ils sont
00:49:12tout simplement âgés
00:49:13avec une forte mobilité réduite.
00:49:15Moi, ces choses-là
00:49:17portables,
00:49:18elles me mettent hors de moi.
00:49:19Mais vous, on vous refuse
00:49:19l'accès à des VTC
00:49:20avec votre chien ?
00:49:22Oui, la dernière fois,
00:49:22vous m'avez même refusé
00:49:23dans votre voiture.
00:49:24Hein ?
00:49:26Mais n'importe quoi.
00:49:28Je ne voulais prendre
00:49:29que votre chien.
00:49:32C'était ça,
00:49:33la...
00:49:33Et toi, derrière, à pied.
00:49:35Voilà, il y a encore
00:49:36beaucoup de progrès
00:49:37à faire
00:49:37et ne pas hésiter
00:49:38à le dire aux personnes
00:49:39en situation de handicap.
00:49:41Mais pas que
00:49:42en situation de handicap.
00:49:43Ce combat,
00:49:43il n'est pas valable
00:49:44que pour les personnes
00:49:45en situation de handicap.
00:49:46Elles sont valables
00:49:47pour nos aînés
00:49:47qui, de fait,
00:49:49d'un âge avancé,
00:49:50d'une maladie,
00:49:51d'une douleur chronique,
00:49:53sont handicapées
00:49:55parfaites
00:49:55et n'ont pas
00:49:56les mêmes droits
00:49:57parce qu'elles sont
00:49:57juste âgées.
00:49:58Quand vous avez 60 ans
00:49:59dans notre pays,
00:50:00vous êtes juste vieux
00:50:01alors que vous pouvez
00:50:02avoir un handicap
00:50:02qui survient après 60 ans.
00:50:04Notamment, par exemple,
00:50:05la DMLL,
00:50:06la dégénérescence maculaire
00:50:07liée à l'âge.
00:50:08Vous perdez la vue.
00:50:09Même le gouvernement
00:50:10ne reconnaît plus
00:50:11que vous avez un handicap
00:50:12alors que vous continuez
00:50:12à travailler
00:50:13même après 60 ans.
00:50:14Donc là,
00:50:15il y a quand même
00:50:15une considération
00:50:16qui n'est systématiquement
00:50:19pas la même
00:50:19et moi,
00:50:20ça me rend dingue.
00:50:21Soyez rassurés,
00:50:22Valérie ne prend pas
00:50:23de vieux non plus
00:50:23dans la voiture.
00:50:24Elle ne vous a pas pris.
00:50:27Elle ne prend pas
00:50:27de faim non plus,
00:50:28elle prend personne.
00:50:29Je ne prends personne.
00:50:30Je suis toute seule
00:50:31dans ma voiture.
00:50:32Elle est toute seule
00:50:32si elle est fière
00:50:33dans sa voiture.
00:50:34Que Virginie.
00:50:36On va se retrouver
00:50:37dans un instant
00:50:38avec vous, Paul,
00:50:40et on va parler
00:50:41de l'hier
00:50:42avec vous dans un instant.
00:50:43A tout de suite.
00:50:44Sud Radio.
00:50:47Sud Radio.
00:50:48Le 10h midi,
00:50:49mettez-vous d'accord.
00:50:50Valérie Expert.
00:50:52Nous sommes ensemble
00:50:53avec vous sur Sud Radio
00:50:54pour ces deux heures
00:50:56d'infos.
00:50:57Alors, Paul Séby,
00:50:59vous vouliez évoquer
00:51:00un sujet
00:51:01qui touche à l'IA.
00:51:02Oui, alors plus particulièrement
00:51:03au sommet,
00:51:04vous vous souvenez
00:51:05de Choose France
00:51:05en mai de l'année dernière
00:51:07qui avait été
00:51:09pour Emmanuel Macron
00:51:10une façon
00:51:10d'annoncer en grande pompe
00:51:12plus de 40 milliards
00:51:13d'investissements
00:51:14dans le pays
00:51:15dont 20 milliards
00:51:16sur l'IA, etc.
00:51:18Et ce matin,
00:51:19j'ai vu
00:51:20sur BFM TV
00:51:22l'annonce
00:51:23d'une entreprise
00:51:24qui avait justement
00:51:26indiqué
00:51:26qu'elle allait investir
00:51:27à ce moment-là
00:51:27qui finalement
00:51:28va s'installer
00:51:29plutôt aux Etats-Unis.
00:51:31Et c'était
00:51:31ces 10 milliards
00:51:32qui sont en jeu.
00:51:32Donc la moitié
00:51:33de la somme
00:51:34prévue
00:51:34pendant Choose France.
00:51:36Et donc c'est un peu
00:51:37pour moi je trouve
00:51:37l'image
00:51:38vraiment
00:51:40parfaite
00:51:40de ce que ça peut être
00:51:41parfois
00:51:42ce qu'Emmanuel Macron
00:51:43propose
00:51:44et promet surtout.
00:51:45Parce que c'était
00:51:45des promesses.
00:51:46ce n'était pas encore fait.
00:51:48Et voilà,
00:51:49on avait 20 milliards
00:51:50de prévus,
00:51:5010 milliards
00:51:51viennent de partir
00:51:51aux Etats-Unis
00:51:52en plus.
00:51:53Ça rejoint aussi
00:51:55cette chose un peu,
00:51:56cette loriole chauvine
00:51:57qu'on a vis-à-vis de Trump
00:51:58qui dans les faits
00:52:01se brise sur la réalité.
00:52:02C'est un peu dommage
00:52:03et en plus
00:52:03on voit la réussite
00:52:04des Etats-Unis
00:52:05malgré Trump, etc.
00:52:06Donc il y a vraiment
00:52:08un miroir déformant
00:52:09enfin je ne sais pas
00:52:10on ne peut pas dire déformant
00:52:11c'est la réalité
00:52:12assez dure
00:52:14d'une perte
00:52:14d'opportunité
00:52:15pour le pays.
00:52:16Mais pourquoi ?
00:52:17Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:52:18Donc on est sorti
00:52:19de Choose France
00:52:20en disant
00:52:20formidable
00:52:2010 milliards d'investissement
00:52:22et finalement
00:52:24déjà la moitié
00:52:25alors je ne sais pas
00:52:26si c'était
00:52:26vraiment la moitié
00:52:28mais en tout cas
00:52:28on a peut-être gagné
00:52:2920 milliards
00:52:30mais on vient d'en perdre 10.
00:52:32Alors la raison
00:52:32c'est une entreprise britannique
00:52:34qui c'est
00:52:35Fluidstack
00:52:36qui est partie
00:52:39elle voulait ouvrir
00:52:40deux centres en France
00:52:41et donc finalement
00:52:41il n'y en aura aucun
00:52:43et elle a simplement
00:52:44eu des offres
00:52:45plus intéressantes
00:52:46aux Etats-Unis
00:52:47pour mener le projet
00:52:48donc soit
00:52:49il y a plus de capitaux
00:52:49là-bas
00:52:50la puissance économique
00:52:51est là-bas
00:52:52et donc voilà
00:52:52il y a vraiment
00:52:53une interrogation à avoir
00:52:54sur est-ce qu'on continue
00:52:55à faire de la communication
00:52:57peut-être un peu impressionnante
00:52:58ou vraiment
00:52:59on se pose des questions
00:53:00sur les opportunités
00:53:02comment on les provoque ?
00:53:03Oui
00:53:03des investissements records
00:53:04annoncés lors du sommet
00:53:05de Chous France
00:53:05c'était un article
00:53:06donc en mai dernier
00:53:0940 milliards d'investissements
00:53:12Cocorico
00:53:12c'est le ministère
00:53:13de l'économie
00:53:14et des finances
00:53:14qui faisait
00:53:16se communiquer
00:53:18Virginie ?
00:53:18Moi ça me fait penser
00:53:19à ce qui s'est passé
00:53:20pendant le Covid
00:53:21avec les vaccins
00:53:22la France n'a pas été capable
00:53:24de faire un vaccin
00:53:26contre le Covid
00:53:27et un Français
00:53:29qui avait
00:53:30longtemps tenté
00:53:31de défendre
00:53:32sa solution
00:53:33de vaccins
00:53:34et qui s'est heurté
00:53:36à des portes fermées
00:53:37est parti aux Etats-Unis
00:53:39et il a vendu
00:53:40ce vaccin
00:53:41très très très très
00:53:42de façon extrêmement
00:53:44réussie
00:53:45dans le monde entier
00:53:46depuis les Etats-Unis
00:53:47mais c'est un Français
00:53:48qui a expliqué
00:53:49moi je travaillais en France
00:53:50j'ai défendu
00:53:52ma proposition de vaccin
00:53:53on m'a dit
00:53:54mais non
00:53:54c'est pas une bonne idée
00:53:55ce vaccin là
00:53:56on n'y croit pas
00:53:57résultat
00:53:57il a été le faire
00:53:58aux Etats-Unis
00:53:58c'est exactement
00:53:59ce qui s'est passé
00:53:59or nous
00:54:00on est le pays
00:54:01du vaccin
00:54:01la France
00:54:02on a longtemps
00:54:03été des champions
00:54:05qui trouvions
00:54:06les formules
00:54:07en premier
00:54:08voilà
00:54:08les leçons
00:54:09ne sont jamais tirées
00:54:10mais là ça veut dire
00:54:11qu'il y a une surenchère
00:54:13surenchère
00:54:14et peut-être
00:54:14une manque d'attractivité
00:54:16peut-être de la France
00:54:17Frédéric Bancel
00:54:18je me souviens de son nom
00:54:19pardon
00:54:19qui était français
00:54:20qui est parti aux Etats-Unis
00:54:21bah oui
00:54:21pourtant on est censé
00:54:22avoir des atouts
00:54:23avec le nucléaire
00:54:23donc pour des supercalculateurs
00:54:25c'est idéal
00:54:26on a tout ce qu'il faut
00:54:28mais visiblement
00:54:28ça suffit pas
00:54:29et c'est peut-être
00:54:29je sais pas
00:54:30si c'est la raison
00:54:32véritable
00:54:32mais est-ce que
00:54:33le modèle économique
00:54:34les charges sociales
00:54:35etc
00:54:35il faut peut-être
00:54:36s'interroger
00:54:36plus globalement
00:54:37sur le modèle
00:54:38ce qu'on fait pas trop en France
00:54:40et au lieu
00:54:40de critiquer
00:54:42les Etats-Unis
00:54:42et leur modèle
00:54:43peut-être
00:54:43pourquoi pas s'interroger
00:54:44sur le nôtre
00:54:45plutôt
00:54:45et voir les défauts
00:54:46comment s'adapter à ça
00:54:48et faire en sorte
00:54:49que ces entreprises-là
00:54:50décident vraiment
00:54:51de le faire
00:54:51chez nous
00:54:53Eric Revelle me dit
00:54:55le pétrole de schiste américain
00:54:57est en plus
00:54:57des centaines de milliards
00:54:58promis aux entreprises étrangères
00:54:59qui viennent s'installer
00:55:01c'est ça
00:55:02c'est depuis
00:55:03depuis Biden
00:55:04c'est
00:55:05il y a effectivement
00:55:06c'est pas seulement
00:55:06Pascal
00:55:07moi j'avais envie
00:55:10de revenir
00:55:10au début
00:55:11de notre émission
00:55:12parce qu'en fait
00:55:13quand on évoquait
00:55:14les problématiques
00:55:15liées aux hausses
00:55:17du coût de l'énergie
00:55:18etc
00:55:18le plus gros consommateur
00:55:20aujourd'hui
00:55:20de l'électricité
00:55:21on le sait bien
00:55:21c'est l'IA
00:55:22et il y a certains spécialistes
00:55:25qui sont en train
00:55:26de pronostiquer
00:55:27une potentielle
00:55:29explosion de la bulle
00:55:30l'IA
00:55:31pourquoi ?
00:55:32parce qu'effectivement
00:55:32si les prix de l'énergie
00:55:33continuent de monter
00:55:34comme ça
00:55:36les prix
00:55:37les coûts
00:55:38des data centers
00:55:39et de toute
00:55:39l'électricité
00:55:41nécessité par
00:55:42l'intelligence artificielle
00:55:43va exploser
00:55:44elle aussi
00:55:44on ne va plus pouvoir
00:55:45se clairement
00:55:46financer
00:55:48tout ça
00:55:48donc aujourd'hui
00:55:50on est dans une situation
00:55:51alors on parle
00:55:51effectivement du manque
00:55:52d'attractivité
00:55:53de la France
00:55:54mais on a aux Etats-Unis
00:55:56un président
00:55:56qui se tire quand même
00:55:57une grosse balle dans le pied
00:55:58avec sa politique internationale
00:56:00parce que
00:56:01ce qui tire
00:56:02aujourd'hui
00:56:03la croissance économique
00:56:05la faible croissance économique
00:56:06américaine
00:56:07elle est quand même tirée
00:56:08majoritairement
00:56:09par l'IA
00:56:09donc si l'IA
00:56:10se casse la figure
00:56:11les Etats-Unis
00:56:12se cassent la figure aussi
00:56:13oui
00:56:14Anthony
00:56:15ça vous évoque quoi ?
00:56:18des annonces
00:56:19il y a deux choses
00:56:20il y a la com
00:56:20on annonce
00:56:22Cocorico
00:56:23des milliards d'investissements
00:56:24puis on se rend compte
00:56:24pratiquement même pas
00:56:25un an après
00:56:26que les investissements
00:56:27ils ne seront pas là
00:56:28mais on n'a pas de volonté
00:56:30de toute façon
00:56:30de faire de l'IA
00:56:32quelque chose
00:56:33qui soit réellement
00:56:34porteur
00:56:34à la fois pour notre pays
00:56:35ou pour
00:56:37notre Union Européenne
00:56:39à part Mistral
00:56:40et AI
00:56:41aujourd'hui
00:56:42c'est tout ce que
00:56:43fait la France
00:56:44en matière
00:56:45d'intelligence artificielle
00:56:47Pascal
00:56:47vous parliez
00:56:48du coût énergétique
00:56:50de l'intelligence artificielle
00:56:52à tel point
00:56:52que Google
00:56:53et Microsoft
00:56:54sont en train
00:56:55de monter
00:56:56leur propre
00:56:57centrale nucléaire
00:56:58je ne sais pas
00:56:59si vous vous rendez compte
00:56:59quand même
00:57:00on a toujours dit
00:57:01que le nucléaire
00:57:02a été réservé
00:57:03aux privés
00:57:04ou en tout cas
00:57:05privés sous contrat
00:57:06avec l'Etat
00:57:06comme EDF
00:57:08en France
00:57:08et là
00:57:09on a carrément
00:57:10des entreprises
00:57:10qui pour leurs propres besoins
00:57:13sont en train
00:57:13de construire
00:57:14des centrales nucléaires
00:57:14c'est-à-dire
00:57:15la bume que c'est
00:57:15aux Etats-Unis
00:57:16mais nous
00:57:16on ne sait pas
00:57:17la prendre
00:57:17de toutes les façons
00:57:18en Europe
00:57:19je voudrais qu'on évoque
00:57:20justement la flambée
00:57:21des prix
00:57:23à la pompe
00:57:24avec le gouvernement
00:57:24qui temporise
00:57:25malgré la pression
00:57:26et puis on l'a entendu
00:57:27tout à l'heure
00:57:28dans le journal
00:57:29de Clément Slobary
00:57:30le prix du gaz
00:57:31aussi qui va exploser
00:57:33dans les mois
00:57:34qui viennent
00:57:35alors on ne se dit
00:57:35pas de hausse
00:57:36avant le mois de mai
00:57:37j'entendais hier
00:57:38Philippe Chalmin
00:57:39qui est un spécialiste
00:57:40des énergies
00:57:41de l'énergie
00:57:42qui lui disait
00:57:43qu'on avait quand même
00:57:43des réserves
00:57:44mais on peut s'attendre
00:57:46effectivement
00:57:46à une hausse très forte
00:57:48du prix du gaz
00:57:50et aussi de l'électricité
00:57:51évidemment
00:57:52sachant que vous avez
00:57:53de l'électricité
00:57:53qui est produite
00:57:54avec du gaz
00:57:55évidemment
00:57:55que l'électricité
00:57:57pourrait prendre
00:57:58quelques points
00:57:59sachant que
00:58:02les gens
00:58:03ont une consommation
00:58:06pratiquement démesurée
00:58:06dès lors qu'on peut vous dire
00:58:08qu'il y a une pénurie
00:58:08ça se rue sur les pompes
00:58:10et puis vous avez
00:58:11les pompistes
00:58:11qui de façon individuelle
00:58:13mais presque coordonnée
00:58:14sans discuter entre eux
00:58:16décident d'augmenter
00:58:17les tarifs
00:58:17et puis vous avez
00:58:18l'État qui vous dit
00:58:18on va contrôler 500 stations
00:58:20comme si ça allait suffire
00:58:22on nous a fait le même coup
00:58:23en 2022
00:58:24on nous a fait le même coup
00:58:25quand il y avait
00:58:26les gilets jaunes
00:58:27moi je trouve qu'on se moque
00:58:29et on se paye la tête
00:58:30des françaises et des françaises
00:58:31Oui, Paul Sébille
00:58:32Oui, alors nous
00:58:34on est en train de préparer
00:58:35avec Hexagone
00:58:35un petit dossier
00:58:37justement sur le gaz
00:58:38et on voit déjà
00:58:39que le gaz en France
00:58:39c'est l'un des plus chers
00:58:41en Europe
00:58:41c'est le quatrième pays
00:58:42où c'est le plus cher
00:58:43et ce qui explique
00:58:44ce coût
00:58:45c'est pas tellement les taxes
00:58:46alors évidemment
00:58:47les taxes
00:58:47ça n'aide pas
00:58:48mais c'est toute la structure
00:58:50c'est-à-dire qu'en France
00:58:50on a une grande structure
00:58:51de circulation du gaz
00:58:53mais on décourage
00:58:54cette utilisation
00:58:56donc déjà
00:58:56il y a plein de lois
00:58:58qui ont été votées
00:58:59en 2018
00:59:00notamment sous Edouard Philippe
00:59:01la loi Elan
00:59:02qui limite
00:59:03l'installation du gaz
00:59:05dans les logements
00:59:06donc
00:59:08produire du gaz
00:59:09la cheminée
00:59:09devient de plus en plus chère
00:59:10et aussi
00:59:11tout ce qui est certificat
00:59:12d'économie d'énergie
00:59:13qui doivent financer
00:59:15en partie
00:59:15la transition écologique
00:59:17mais tout ça
00:59:17se répercute évidemment
00:59:18sur le coût
00:59:19donc finalement
00:59:20le gaz
00:59:20est déjà très haut
00:59:21pour des raisons
00:59:22qui ne sont pas liées
00:59:23au cours du gaz
00:59:24donc il y a aussi ça
00:59:26et on va le dire
00:59:28on l'a dit
00:59:28je ne sais plus
00:59:28mais le gouvernement
00:59:30ne va sans doute
00:59:30pas faire grand chose
00:59:31contre ça
00:59:31puisqu'il n'a pas
00:59:32de toute façon
00:59:33les moyens
00:59:33il n'a plus du tout
00:59:34les moyens
00:59:34on a 5% de déficit
00:59:35il n'y a rien
00:59:36qui peut être fait
00:59:36si ce n'est évidemment
00:59:37soit baisser les taxes
00:59:38mais si ça coûte cher
00:59:39ou peut-être revoir
00:59:41ses normes écologiques
00:59:42ça c'est quelque chose
00:59:44sur lequel on peut agir
00:59:46qui fait un peu retour en arrière
00:59:47ce n'est pas très populaire
00:59:48ou pas très bien vu
00:59:49ce ne sera pas le premier
00:59:49mais si c'est pour le bien
00:59:52des gens
00:59:53leur bien-être économique
00:59:53c'est peut-être une bonne chose aussi
00:59:56sur l'énergie
00:59:57le prix de l'énergie
00:59:58donc on n'a plus d'argent
00:59:58c'est le gouverneur de la Banque de France
01:00:01qui nous l'a dit
01:00:01on termine le deuxième quinquennat
01:00:03d'Emmanuel Macron sur les genoux
01:00:04dans une situation financière
01:00:06extrêmement périlleuse
01:00:07et qu'Emmanuel Macron
01:00:08ne fait rien pour arranger
01:00:09d'ici son départ
01:00:10donc ça sera pour les suivants
01:00:12Mélanie baisse le
01:00:14il faut savoir qu'en Italie
01:00:16Mélanie a baissé le poids
01:00:17des taxes de 25 centimes
01:00:19l'Italie peut le faire
01:00:19parce qu'elle a réduit
01:00:20son déficit public aussi
01:00:22exactement
01:00:23ce que nous
01:00:24on est incapable de faire
01:00:25aujourd'hui
01:00:25ce qu'on n'a même
01:00:26pas du tout fait
01:00:27lors du dernier budget
01:00:29à force de céder aux socialistes
01:00:31on a fait tellement peu d'économie
01:00:33que finalement
01:00:34chaque année
01:00:35le bateau s'alourdit un peu plus
01:00:36donc je ne sais pas
01:00:37comment on va être voté
01:00:37le budget qui va arriver
01:00:39l'année prochaine
01:00:39je rappelle que ça sera
01:00:40le dernier du quinquennat
01:00:42et là on sera dans une situation
01:00:43encore plus difficile
01:00:44la marge sera encore plus haute
01:00:45à franchir
01:00:45non mais il faut que les français
01:00:46le sachent
01:00:47en Italie
01:00:4925 centimes de moins
01:00:51ce que nous
01:00:52on est absolument
01:00:53incapable de faire
01:00:53elle était très contre
01:00:55ça au départ
01:00:56Mélanie
01:00:57puis elle a fini par céder
01:00:58mais effectivement
01:00:59comme on disait
01:00:59elle a les moyens
01:01:00de le faire aujourd'hui
01:01:01alors qu'elle a un référendum
01:01:04à gagner
01:01:04dimanche
01:01:05mais on n'est pas fichu
01:01:08en France
01:01:09de s'appliquer
01:01:10des restrictions
01:01:12budgétaires
01:01:13et de se serrer la ceinture
01:01:14au niveau du gouvernement
01:01:15au niveau de nos agences
01:01:17et de faire une vraie
01:01:19réforme d'état
01:01:19et c'est ça aussi
01:01:21qui d'ailleurs
01:01:21réforme promise par Emmanuel Macron
01:01:23en 2017
01:01:23exactement
01:01:23et c'est ça qui entraîne
01:01:25le rejet des françaises
01:01:26et des français
01:01:26on leur demande
01:01:27par exemple
01:01:28par moment où on revient
01:01:29on nous dit
01:01:30allez on va augmenter
01:01:31les impôts
01:01:31mais non
01:01:31vous n'allez pas
01:01:32augmenter nos impôts
01:01:33d'abord vous allez
01:01:34faire des efforts
01:01:35et ensuite vous verrez
01:01:36pour augmenter nos impôts
01:01:36pourquoi ce serait
01:01:37toujours au même
01:01:38de faire des efforts
01:01:39c'est ça que disent
01:01:39aujourd'hui les françaises
01:01:40et les français
01:01:40et que nos hommes politiques
01:01:42et nos femmes politiques
01:01:43n'entendent pas
01:01:44ou alors ils l'entendent
01:01:45mais choisissent
01:01:45de ne pas faire avec
01:01:48augmenter les impôts
01:01:48c'est la solution
01:01:49de facilité
01:01:49ça évite les réformes
01:01:51de structure
01:01:51ça évite de s'attaquer
01:01:52à l'administration
01:01:53contre laquelle
01:01:54ils n'osent pas
01:01:56lancer
01:01:56des véritables
01:01:57programmes difficiles
01:01:58parce que supprimer
01:02:01fusionner
01:02:01ça veut dire
01:02:02s'attaquer aussi
01:02:03aux fonctionnaires
01:02:03et ça pour l'instant
01:02:04personne n'a le courage
01:02:05de le faire
01:02:05il y a aussi de la symbolique
01:02:06quand vous avez un ministre
01:02:07qui est payé 12 000 euros
01:02:08par mois
01:02:09vous pouvez forcément
01:02:10et légitimement entendre
01:02:11que par exemple
01:02:11lui retirer 1 000
01:02:12ou 2 000 euros par mois
01:02:14ça enverrait déjà
01:02:15un signal de dire
01:02:16je fais un effort
01:02:17à mon niveau
01:02:17et ces petits efforts
01:02:19qui cumulaient
01:02:19font un gros effort
01:02:21oui
01:02:21non mais c'est
01:02:23à suivre
01:02:24quelques mots
01:02:25alors ça je voulais
01:02:26c'est un médecin
01:02:27qui dénonce
01:02:28la vente de sodas
01:02:29et de sucreries
01:02:30dans les hôpitaux
01:02:33il a raison
01:02:34c'est un cardiologue
01:02:35Pierre-Vladimir
01:02:37Enzat
01:02:37qui s'inquiète
01:02:38de l'offre
01:02:39de malbouffe
01:02:40dans les hôpitaux
01:02:40c'est vrai que
01:02:41quand vous allez
01:02:41dans les hôpitaux
01:02:42vous avez un petit peu
01:02:43fréquenté Pascal
01:02:44il y a des distributeurs
01:02:45des distributeurs
01:02:47de barres chocolatées
01:02:48de boissons sucrées
01:02:49et lui il dit
01:02:50on a beaucoup de gens
01:02:51qui souffrent
01:02:53d'obésité
01:02:54de diabète
01:02:54d'hypertension
01:02:55et qu'est-ce qu'on leur propose
01:02:57quand ils viennent en consultation
01:02:58des Twix
01:02:59des Kinder
01:02:59du Coca
01:03:00des bonbons
01:03:01et donc
01:03:03il dit
01:03:03à la sortie
01:03:05des soins dentaires
01:03:06on vous propose
01:03:07des chewing-gums
01:03:07des choses comme ça
01:03:08donc est-ce qu'il ne faudrait pas
01:03:10réfléchir un peu à ça ?
01:03:12je pense que c'est une réflexion
01:03:14de médecin
01:03:15qui ne comprend peut-être pas bien
01:03:17comment les gens fonctionnent
01:03:17parce que quand on est à l'hôpital
01:03:19et qu'on est là
01:03:19on attend que sa femme accouche
01:03:21ou on vient parce que
01:03:22quelqu'un est très malade
01:03:23ça dure longtemps
01:03:24on se bourre de Twix
01:03:25bah voilà
01:03:25et ça fait du bien
01:03:26et ça me fait super
01:03:27on vous trouvait
01:03:29qui exagère
01:03:30parce qu'en plus
01:03:30la lorésité
01:03:31et tout ça
01:03:32c'est pas lié
01:03:33à ces machines-là
01:03:34un peu quand même
01:03:37mais ces machines
01:03:38c'est de la consommation
01:03:39occasionnelle
01:03:40on va dire
01:03:40oui mais c'est ça
01:03:41et puis quand on en a besoin
01:03:42parce que là
01:03:42les gens qui vont à l'hôpital
01:03:43on en a besoin
01:03:44aux Etats-Unis
01:03:45on a des McDo
01:03:46qui sont dans les hôpitaux
01:03:47donc moi ça ne me choque pas
01:03:48le bali dit pourquoi pas
01:03:49des cigarettes et de l'alcool
01:03:50disons que c'est un peu
01:03:52contre-intuitif
01:03:52je trouve qu'on devrait
01:03:53plutôt s'intéresser
01:03:54à la nourriture
01:03:54qui est donnée aux patients
01:03:55mais bien sûr
01:03:57ils n'auront pas envie
01:03:59de manger autre chose
01:04:00oui absolument
01:04:00Pascal
01:04:01je l'ai dit qu'on essaie
01:04:02mais c'est valable aussi
01:04:03dans les gares
01:04:04dans les aéroports
01:04:04et dans tous les lieux
01:04:05où il y a ce genre
01:04:06de distributeurs
01:04:07qu'on essaie de proposer
01:04:09aux gens
01:04:09moi je suis contre
01:04:10l'interdiction
01:04:11sur le principe
01:04:11qu'on essaie en revanche
01:04:13de proposer aux gens
01:04:14dans ces distributeurs
01:04:15des choses un peu plus saines
01:04:16des courgettes bouillies
01:04:17bio
01:04:18pas forcément des courgettes bouillies
01:04:20il y a des trucs plus sympas
01:04:21mais c'est sûr que
01:04:22c'est un peu contre-intuitif
01:04:24dans les hôpitaux
01:04:25de voir tous ces distributeurs
01:04:28hyper caloriques
01:04:29c'est trop sucré
01:04:30beaucoup trop sucré
01:04:31c'est deux heures
01:04:32merci à tous les quatre
01:04:33on se retrouve lundi
01:04:34très bon week-end
01:04:36et puis dimanche
01:04:36si vous avez raison
01:04:37sur Sud Radio
01:04:38avec Patrick Roger
01:04:39à partir de 19h
01:04:41allez voter
01:04:42on va suivre ça
01:04:43et allez voter
01:04:44effectivement
01:04:44merci à vous
01:04:45Sud Radio
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