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Audition sous tension de la centrale d’achat européenne Eurelec, liée à Leclerc, devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution.
Jérémie Vilain, directeur général d’Eurelec, et Stéphane Henry, administrateur et dirigeant de centres Leclerc, défendent un modèle basé sur le droit belge, face aux critiques sur le respect des lois françaises et des règles commerciales.
Un échange révélateur sur les négociations, le rapport de force avec les multinationales et les pratiques de la grande distribution.

#Leclerc #scandale #inflation #supermarché #enquête

Vidéo complète disponible ici : https://videos.senat.fr/video.5681837_698c69fd7c771.audition-d-eurelec-trading?timecode=2186000

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Réponses au quiz de fin :
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Quel droit Eurelec applique-t-il lors des négociations à Bruxelles ?
➡ Droit belge.

Quelle autorité française contrôle les règles commerciales ?
➡ DGCCRF.

Quelle critique est faite sur la stratégie de négociation à l’étranger ?
➡ Contournement des lois francaise.

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00Nos auditeurs, l'ensemble des consommateurs qui écoutent aussi comprennent que vous avez fait le choix, enfin, les entreprises, les
00:08trois entreprises que vous citez,
00:09donc on fait le choix d'aller négocier en Belgique un certain nombre de produits qui sont ensuite commercialisés dans
00:17des magasins français.
00:19C'est vrai qu'on peut se demander si ce n'est pas une volonté de contourner les lois françaises,
00:26et quelque part la manière dont vous nous répondez, je dirais, alimente quand même ce questionnement.
00:40Nous, la question qu'on vous pose, c'est est-ce que Leclerc considère que les produits qui sont achetés
00:48par votre centrale d'achat et qui sont destinés au marché français ne doivent pas respecter les règles françaises ?
00:55Le sujet, ce n'est pas de savoir, en fait, ce qu'on applique quand on est effectivement sur votre
01:01siège en Belgique.
01:02Le sujet, c'est de savoir quelles réglementations on applique aux produits qui transitent, finalement, et peut-être même pas
01:09physiquement, en fait, par chez vous,
01:12mais qui sont commercialisés en France suivant le droit français.
01:16Donc, et moi, je veux la réponse qui concerne Leclerc.
01:20S'il vous plaît.
01:21Déjà, pour les amendes qui sont en cours, vous avez bien compris que les contentieux étaient en cours.
01:24On ne pouvait pas aller beaucoup plus loin sur cette question-là.
01:28Sans parler.
01:29Moi, je suis à Eurolec et je suis, comment dirais-je, lorsque je montre négocier à Eurolec, je négocie des
01:35multinationales avec mes partenaires AOL, Deleuze et Réveux.
01:41Donc, je suis un des trois partenaires et ces multinationales qui sont aujourd'hui négociées sur Bruxelles, on est aujourd
01:48'hui, oui, sur le droit à Belge.
01:50Mais vous les recommercialisez bien, monsieur, dans votre magasin. Je ne sais plus, vous nous avez dit que vous étiez
01:54dans le Tarn-et-Garonne.
01:55Donc, ils sont bien commercialisés sur le sol français, les produits dont nous parlons.
01:59Je ne suis pas dans le Tarn-et-Garonne, mais dans le Lot.
02:01Dans le Lot, excusez-moi.
02:02J'ai des produits d'alliance locale que j'achète à côté, mais j'ai également des produits de multinationales
02:11qui sont produits, comment dirais-je, peut-être en France, mais pas forcément qu'en France.
02:16Moi, je parle de la commercialisation. Je vous parle des règles de commercialisation. Je vais relaisser la parole à madame,
02:21le rapporteur.
02:23Mais je voudrais vraiment qu'on parle de l'entreprise Leclerc. C'est celle qui nous intéresse aujourd'hui et
02:29de ce qui est commercialisé sur le sol français.
02:30Vous nous avez invité, madame la présidente, madame la rapporteure, en tant que RELEC. On parle ici, toi, Stéphane, comme
02:35administrateur, moi, comme directeur général pour RELEC.
02:37Et donc, RELEC, effectivement, ce sont ces trois actionnaires qui prennent ces décisions ensemble et qui ont une activité qui
02:44est la négociation et l'approvisionnement à l'échelle européenne.
02:47Donc, effectivement, déjà, au-delà de s'inscrire formellement dans ce droit qui s'applique chez nous, qui est le
02:51droit belge et le droit de nos contrats, qui est effectivement le droit belge dans cette négociation européenne,
02:56notre objet et notre travail, c'est la négociation et l'approvisionnement européen.
03:00Non, mais c'est bien de ça dont on parle. Mais dans cette négociation et cet approvisionnement, il s'agit
03:05également de la France qui a ses propres règles.
03:07Et vous êtes ici dans une institution française et qui, notamment, travaille sur l'application de ces règles et étudie
03:14l'application de ces règles.
03:15Mais travaille également, et c'est le cas de notre commission d'enquête, sur les négociations commerciales.
03:21Alors, je vais un peu changer de sujet et parler, j'allais dire, de la sévérité et des tensions des
03:28négociations commerciales, puisque vous en êtes, j'allais dire, les principaux instigateurs,
03:33puisque c'est vous qui négociez pour une grande partie, plus de 25% de part de marché en France,
03:39donc pour une grande partie de la grande distribution française.
03:43Que pouvez-vous nous dire sur les tensions et sur les mauvaises pratiques de négociations commerciales dont la grande distribution
03:54est tout le temps accusée ?
03:56Avant de te laisser la parole, Stéphane, juste un point par rapport au point, pour conclure le point précédent,
04:01juste rappeler que l'ensemble des distributeurs européens, écrasante majorité évidemment, ne sont pas français, puisque c'est l'Europe,
04:09sous la bannière de recommerces, a déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre la France,
04:15justement sur la problématique de l'extraterritorialité des salinomes françaises, qui pose des vrais problèmes de marché intérieur,
04:21qui sont au cœur aujourd'hui, je pense, des enjeux de compétitivité et de la souveraineté économique dont vous parlez.
04:25C'est très intéressant de vous entendre nous dire ça.
04:28Je voudrais juste le rappeler pour indiquer que notre enjeu est européen, et effectivement, des questions importantes de droit se
04:34posent.
04:35C'est très intéressant de nous entendre dire ça, parce que vous êtes quand même, vous représentez ici l'approvisionnement
04:41de 27% de l'alimentation des produits vendus en grande surface dans les grands magasins en France,
04:49donc ce n'est pas négligeable, c'est un quart, c'est un quart de part de marché, ce n
04:54'est pas négligeable.
04:55Et donc, ça nous intéresse de savoir ce que vous pensez du fait de suivre et d'avoir, de suivre
05:01la réglementation française
05:02et de respecter ce qu'elle demande, sachant que quand elle le demande, c'est aussi pour pouvoir respecter les
05:09producteurs.
05:10Mais je reviens sur les tensions qui caractérisent les négociations commerciales.
05:14Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment, chez vous, les négociations commerciales se passent,
05:18et quelles sont les pratiques que vous avez vis-à-vis de vos fournisseurs ?
05:25Est-ce que la violence des négociations commerciales telles qu'elles nous sont rapportées,
05:29où vous demandez 25 fois à vos fournisseurs de venir, où vous les renvoyez à un quart d'heure du
05:38moment de rendez-vous, etc.
05:39Est-ce que tout ça existe chez vous ? Comment ça se passe ? Comment se passent les négociations ?
05:44Et quels sont vos leviers pour obtenir les meilleurs prix ?
05:47Puisque c'est ça votre objectif, si j'ai bien compris.
05:51Alors on pèse bien 25% de la grande distribution en France,
05:55mais maintenant la grande distribution ne pèse toujours que 40% de tout ce qui est produit en France.
05:59C'est ce que j'ai dit, 25% de la grande distribution, c'est ce que j'ai dit.
06:02Donc ramené sur la consommation, on pèse que 8 ou 9%.
06:04J'ai dit 25% de la grande distribution, c'est exactement le chiffre que j'ai utilisé.
06:08Pour les tensions qu'il y a dans les rendez-vous avec les fournisseurs, il n'y a pas de
06:16tension plus que cela dans les rapports que l'on a.
06:22Je dis toujours, pour trouver un accord, il faut être deux dans n'importe lequel des cas.
06:26Donc ça ne se fait pas, comment dirais-je, avec de la tension.
06:29Nos auditeurs, l'ensemble des consommateurs qui écoutent aussi, comprennent que vous avez fait le choix.
06:35Les entreprises, trois entreprises que vous citez, ont fait le choix d'aller négocier en Belgique
06:43un certain nombre de produits qui sont ensuite commercialisés dans des magasins français.
06:49C'est vrai qu'on peut se demander si ce n'est pas une volonté de contourner les lois françaises.
06:56Et quelque part, la manière dont vous nous répondez, je dirais, alimente quand même ce questionnement.
07:03Mais autant, monsieur, on entend votre raisonnement, que vous êtes sur une logique européenne,
07:09autant nous, le raisonnement, c'est celui de faire appliquer les lois françaises.
07:14Et qu'il nous semble important de souligner que les services français de la DGCCRF
07:20cherchent à s'assurer que les produits commercialisés en France respectent les lois françaises.
07:26Donc je pense que chacun reste dans son précaré, effectivement.
07:31Et les contentions en cours nous feront avancer.
07:36Mais je pense que c'est important aussi que les consommateurs de vos enseignes
07:40sachent dans quelles conditions sont négociées.
07:43Et quelque part, quelle est la logique qui prévaut à ce commerce ?
07:48Alors, j'avais deux remarques complémentaires.
07:50Parce que vous avez insisté sur le fait que ce sont des grandes multinationales qui viennent négocier.
07:55Je remarque quand même que le chiffre que vous nous avez donné montre une évolution importante
08:03du nombre de fournisseurs.
08:06Et quand je regarde le chiffre d'affaires de vos trois entreprises,
08:12elles avoisinent les 100 milliards.
08:14Donc je dirais que si vous avez des fournisseurs qui ont des chiffres d'affaires autour d'un milliard,
08:18alors là, pour le coup, on peut s'interroger sur le rapport de force
08:25entre des fournisseurs qui seraient à un milliard de chiffre d'affaires
08:28et vos enseignes qui, chacune, sont avoisines, les 100 milliards.
08:35Voilà.
08:35Donc c'est pour ça que le raisonnement, il faut le voir des deux côtés.
08:37De votre côté, mais aussi du côté.
08:40Je vais vous donner toutes mes questions, puis après, je vous laisserai me répondre.
08:44Après, nous, Copernic, on aimerait bien les rencontrer, mais on ne sait pas qui contacter.
08:48Donc j'ai compris qu'il y avait une étanchéité totale entre vous et Copernic.
08:54Néanmoins, si vous aviez un nom à nous communiquer,
08:57on serait très intéressés pour pouvoir poursuivre nos auditions
09:01et rencontrer les gens de Copernic,
09:02parce qu'on n'arrive pas à trouver une personne à solliciter.
09:07Et donc nous, effectivement, pourrons leur demander
09:10s'ils ont aussi 46 entreprises qui sollicitent des services.
09:17Voilà.
09:17Je vous dis franchement l'état de nos recherches.
09:25C'est bon.
09:26C'est bon.
09:50Abonnez-vous !
10:01Abonnez-vous !
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