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  • il y a 2 jours
Transcription
00:00J'ai fait un road trip entre New York et Los Angeles quand j'avais 20 ans
00:03et c'était évidemment l'une des références pour lesquelles je me suis dit
00:06« Si, si, on va acheter cette voiture, c'est un vieux taxi, on va le repeindre,
00:10puis on va traverser les Etats-Unis. »
00:13Oh, Rebecca Warrior, elle est belle.
00:18Rebecca Warrior m'a beaucoup accompagnée sur le film d'Anthony Deschauds,
00:22« La guerre des prix ».
00:23J'avais demandé à l'accessoiriste et à Anthony si je pouvais avoir des écouteurs
00:29et une musique sur le tournage pour le personnage.
00:34Parce que pour moi, le personnage d'Audrey, j'aimais bien me dire que la techno,
00:40avec un BPM assez poussé, c'était un peu la musique qui lui parlait le plus
00:47et qui parlait le plus à son esprit, qui est un esprit constamment en action,
00:52constamment en réflexion.
00:53Et je trouvais qu'un album de Rebecca Warrior fonctionnait très très bien avec le personnage d'Audrey.
01:02Et puis en plus, je m'étais raconté que quand elle était plus jeune,
01:05quand elle était en colère, quand ça n'allait pas,
01:08là où elle trouvait des ressources, c'était dans des fêtes électro, techno, un peu underground.
01:16C'est là qu'elle se retrouvait, qu'il y avait quelque chose d'intime en elle.
01:19Et donc Rebecca Warrior m'a vachement accompagnée pour créer le personnage tout au long du tournage.
01:27Des fournisseurs comme vous, j'en ai beaucoup.
01:29Ça veut dire quoi ?
01:30Coupo sera forcément le plus compétitif.
01:32Je pense qu'il faut miser sur un challenger.
01:34Vous pensez à qui ?
01:37Contrairement aux industriels, notre laine n'est pas standardisée.
01:39J'espère que vous savez ce que vous faites.
01:41Du volume, du prix, c'est toujours pareil.
01:43Mais pas du tout !
01:44Tu veux te faire écraser sans même essayer de te défendre, c'est ça ?
01:46Non mais t'arrêtes quoi !
01:48Sans déconner, tu te prends pour qui ?
01:50Faut qu'on soit encore plus agressif sur les prix.
01:54Ah, c'est Chloé Sevigny dans Kids.
01:58Film que j'ai vu très jeune, quand je suis arrivée à New York à 18 ans, à 17 ans,
02:04qui m'avait beaucoup marquée à l'époque.
02:06Puis qui parlait du sida.
02:09J'avais pas vu de film à l'époque en France,
02:12qui parlait de ce sujet-là qui m'avait vraiment marquée,
02:14avec des personnages qui avaient mon âge.
02:16Puis à Washington Square,
02:18dans un paysage new-yorkais que moi-même, je découvrais.
02:21Il y avait aussi une sorte de violence.
02:24Je suis partie, j'ai eu mon bac.
02:26Je suis partie vivre à New York.
02:28J'ai appris tellement de choses en très peu de temps.
02:30Je suis rentrée dans une sorte de monde, pas vraiment adulte,
02:34mais où on n'est plus du tout dorlotté ou protégé par ses parents.
02:38C'était moi qui devais me protéger toute seule.
02:40Et Chloé Sévigny, évidemment, c'est la New Yorkaise absolue.
02:48Je l'ai observée pendant des années pour me former aussi.
02:52On trouve un peu des exemples, comme des grandes sœurs,
02:54qui vous montrent un peu la voie.
02:56Chloé Sévigny faisait partie de ça.
02:59Ah bah oui.
03:01Thelma et Louise,
03:03c'est pour moi l'incontessence de la liberté,
03:06de la féminité,
03:07de la force féminine
03:11qui nous excite,
03:12nous en tant que femmes, en tant que spectatrices,
03:14quand on voit ce film.
03:16On a tellement vu des hommes dans ces situations-là,
03:19on a tellement vu des hommes
03:22prendre
03:24leur destin en main
03:25que tout d'un coup, le voir à travers des personnages féminins,
03:28ça nous a tout marqués.
03:29Mais je me dis que c'est sorti en 1991,
03:31qu'on en parle encore aujourd'hui,
03:33en 2026.
03:35C'est qu'il n'y a pas eu tellement d'autres exemples
03:37comme ceux-là,
03:38qui nous ont fait cet effet-là
03:39de parler des femmes
03:41dans ce qu'elles ont de plus fort,
03:44de ne pas parler de leur faiblesse,
03:45de parler de leur force.
03:46Il y avait un discours de Reese Whispersoon
03:48qui m'avait marquée,
03:49où elle disait
03:50« Qu'est-ce qu'on en a marre des scénarios
03:53où, après une catastrophe,
03:55la femme se tourne vers l'homme,
03:57désespérée, en lui disant
03:59« What are we going to do now ? »
04:03Elles ne demandent pas ça.
04:04Elles savent exactement ce qu'il faut faire maintenant
04:06quand elles se retrouvent dans une situation compliquée.
04:10C'est elles-mêmes qui trouvent les solutions,
04:13mais parce que les femmes ont plein de ressources
04:14quand il y a une situation compliquée.
04:17« Oh ! Alice Guy ! »
04:20La première badass du cinéma.
04:22« Alice Guy », ça va faire 3-4 ans
04:25qu'elle me passionne,
04:28qu'elle m'obsède.
04:30Je suis allée l'étudier de New York
04:32à la Cinémathèque de Paris.
04:34J'ai rencontré des gens qui sont passionnés,
04:37qui sont extrêmement savants sur son histoire,
04:40sur l'histoire des débuts du cinéma.
04:42Donc quand même,
04:43c'est une jeune femme de 22 ans
04:44qui a inventé le cinéma,
04:45je trouve que ça mérite d'être raconté.
04:47Chose que je vais faire,
04:49je vais réaliser mon premier film
04:50et c'est un portrait libre
04:52d'Alice Guy,
04:53la femme qui a inventé le cinéma.
04:55Non, je ne vais pas l'interpréter
04:56parce que j'ai très envie
04:57de passer derrière la caméra
04:59et qu'il y a tellement d'actrices
05:01que j'ai envie de filmer,
05:02que j'ai envie de mettre en scène
05:04et ce sera un plaisir absolu
05:07que de trouver la comédienne
05:09pour interpréter Alice
05:10et de lui donner corps
05:12et de la filmer
05:14que le contraire.
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