00:00Je pourrais chanter deux chansons cette semaine pour démarrer sur le Nakache et Toledano et comme je suis une gentille
00:06fille, je ne le ferai pas.
00:09Bonsoir.
00:10Salut maman.
00:11Qu'est-ce que tu fais ?
00:12Un ping-pong.
00:16Je crois qu'on y est au parfum, on est pas mal.
00:18Il s'appelle comment ?
00:24T'as moi.
00:26Tu lui as dit ?
00:30Tu as vu papa aujourd'hui, il était tout seul au café.
00:34Il est au chômage papa.
00:38Vous êtes le coiffeur.
00:39Ah vous êtes observateur.
00:41J'aurais pu chanter Just an Illusion du groupe Imagination, souvenez-vous le disco les années 80, tout ça super,
00:47on adore.
00:48Ou j'aurais pu chanter Just une Illusion, Jean-Louis Aubert.
00:51C'est des retrouvailles plutôt agréables avec Nakache et Toledano.
00:56On les avait laissées avec une année difficile et c'est vrai que c'était difficile une année difficile.
01:00Là on a l'impression de les retrouver, c'est-à-dire ceux qu'on a aimés avec nos jours
01:04heureux, ceux qu'on a aimés avec le sens de la fête.
01:08Cette idée qu'ils font des films coraux qui racontent ce qui nous lie les uns aux autres, ce qui
01:17marche, ce qui fonctionne.
01:19Comment on passe outre les différences, les disputes, les désaccords.
01:24Et en même temps, quelque chose qui est très nourri de leur histoire personnelle.
01:29Et là, ils ont raconté leur jeunesse, le début de leur adolescence.
01:34Et ils ont fondu en quelque sorte leurs deux familles en une pour raconter c'est quoi d'être un
01:40gamin de 12-13 ans en 85.
01:43Cette plongée dans les années 80, c'est à la fois la réussite, le charme du film et puis sa
01:46limite.
01:47D'autant plus que pour qui a vécu les années 80, c'était vraiment pas si chouette que ça.
01:51Alors de temps en temps, ils rappellent que oui, c'est une époque où il commençait à y avoir la
01:55montée du Front National, le racisme explosé,
01:59le chômage de masse aussi à travers le personnage du père qui est joué avec pas mal d'humour et
02:05d'autodérision par Louis Garel.
02:07Donc ça oui, il le montre, mais peut-être pas assez.
02:09On a quand même cette impression du « c'était mieux avant » et quand même beaucoup à relativiser.
02:15En revanche, ça produit de l'émotion.
02:17Ça en produit à la pelle, ça en produit peut-être trop.
02:19C'est un film jukebox qui a énormément de musique.
02:22Chacun va retrouver son titre, le truc sur lequel il a dansé un slow,
02:26le truc sur lequel il a essayé d'entrer dans le rayon interdit du vidéoclub.
02:33Et puis ça raconte un peu aussi, mine de rien, en passant la naissance de leur cinéphilie.
02:38C'est-à-dire que c'est des gamins du vidéoclub, des gamins d'un quartier populaire un peu sans
02:44histoire, de la classe moyenne.
02:46Quand on a grandi, effectivement, entre la radio FM et la location de VHS, c'est comme un shoot de
02:53nostalgie assez intense.
02:55C'est une comédie qui dure deux heures.
02:57Ça devrait rarement plus durer, plus qu'une heure et demie, les comédies.
03:00Ça se traîne quand même un petit peu par certains moments.
03:02Parce qu'il fallait peut-être aussi donner du grain à moudre aux très bons acteurs qu'ils ont.
03:08Le film est quand même centré sur un adolescent.
03:10Et par moments, on voit peut-être un petit peu trop ses parents.
03:13Louis Garel et Camille Cotin, ils sont très bons tous les deux.
03:16On voit aussi Pierre Lotin dans le rôle d'un concierge un petit peu à cheval sur les places de
03:20parking.
03:21Il est très bon aussi.
03:22Mais voilà, on aurait aimé peut-être qu'ils fassent davantage confiance à leur jeune comédien,
03:27qui est vraiment très très bon.
03:28Il s'appelle Simon Boublil.
03:29Il est vraiment très bien parce qu'il sait vraiment bien faire sentir cette période un peu charnière de l
03:34'adolescence.
03:35On n'est pas plus tout à fait un enfant, pas encore un adulte.
03:38Et il le fait vraiment très bien.
03:51Là où ils sont forts, c'est que quand même, leur nostalgie produit à la fois du rire
03:56et à la fois un petit pincement mine de rien et qui retombe toujours sur leurs pattes.
04:00C'est-à-dire, y compris quand ils font une séquence où on se dit, voilà, les mecs, vous vous
04:03faites plaisir,
04:05type Camille Cotin qui danse comme une folle toute seule dans son salon sur I'm so excited des Pointer Sisters.
04:12Et là, on se dit, c'est quand même, c'est déjà un peu long, ça ne sert un peu
04:16à rien cette séquence.
04:17Mais sauf que pas folle les guêpes, le plan d'après, c'est Louis Garel qui regarde Camille Cotin.
04:23Et dans ce regard-là, il y a une émotion qui saisit le spectateur et on se dit, ah, ils
04:27sont costauds quand même.
04:29Ils savent y faire, ils savent raconter une histoire.
04:31Et là, on a l'impression de retrouvailles avec leur public.
04:34Alors, on ne sait toujours pas pourquoi ça avait l'air plus facile dans les années 85.
04:37Mais le film fait quand même l'effet d'un gros câlin.
04:40Marie a raison, on chipote.
04:41Mais enfin, il faut quand même reconnaître que Toledano et Nakash, quand ils écrivent un film, ils bossent vraiment.
04:46Et ça se sent.
04:47On voit qu'ils ont remis le métier 100 fois sur l'ouvrage pour être sûr de trouver la bonne
04:51vanne, le bon rythme.
04:52Ils n'y arrivent pas toujours, mais on sent quand même qu'il y a du travail qui est fait,
04:55contrairement à beaucoup de comédies françaises de grand public.
04:58Juste une illusion pour de vrai, c'est bien.
05:01Juste une illusion, une vraie sensation, c'est bien.
05:06Pourquoi on vit et après on meurt ?
05:08Ouais !
05:22Merci.
05:22Merci.
05:22Merci.
05:22Merci.
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