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Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 août 1983, sept personnes sont froidement abattues dans un hôtel de la cité des papes, en plein festival. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Grouzis et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : Audio Network.

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Transcription
00:01Vous écoutez Crime Story, la tuerie du Sofitel d'Avignon, deuxième et dernier épisode.
00:09Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 août 1983, des hommes armés font irruption dans l'hôtel Sofitel
00:16d'Avignon,
00:17au cœur de la cité des papes, et tirent sur des clients et du personnel.
00:21Bilan, 7 morts.
00:23Les policiers arrêtent un détruant alors qu'ils tentent de s'échapper de l'hôtel, Jean Roussel.
00:28Le lendemain, ils retrouvent un autre membre du commando, Jacques Gouttenoir, complètement nu et le corps criblé de balles, dans
00:36un canal.
00:37Ils sont certains qu'il y avait au moins un troisième homme avec eux, mais celui-ci leur a échappé.
00:44Damien Delsenie, est-ce que les enquêteurs ont une hypothèse sur la raison pour laquelle Jacques Gouttenoir a été abattu
00:50?
00:51Ils en ont plusieurs. On peut imaginer qu'il était blessé, on le sait, quand il a sauté de la
00:55chambre du deuxième étage,
00:56blessé à la jambe, à la cheville. Donc, il était un peu plus vulnérable.
01:01Il n'était pas blessé grièvement, mais on peut imaginer que ses complices l'auraient d'abord aidé.
01:08Or, les analyses qui vont être faites sur le corps de ce proxénète, sur le corps de Gouttenoir,
01:13vont permettre d'établir deux choses.
01:15D'abord, il a été tué alors qu'il était complètement ivre.
01:193 grammes d'alcool par litre de sang, c'est énorme.
01:22Ensuite, il a probablement été abattu dans une voiture et par le conducteur de celle-ci.
01:28Les enquêteurs arrivent à cette conclusion car toutes les balles qui ont été tirées l'ont atteint sur le côté
01:34gauche du corps,
01:36ce qui correspond à l'angle de tir si un conducteur tire sur son passager.
01:40Finalement, les enquêteurs se disent qu'il a peut-être été tué parce qu'il risquait d'être très vite
01:45retrouvé par la police.
01:46Il y a déjà Jean Roussel qui a été arrêté, il y a d'autres complices dehors, ils se disent
01:50« Bon, Gouttenoir, il a été repéré, il est blessé, ça devient un petit peu une charge en quelque sorte.
01:55Quelqu'un à risque pour les autres braqueurs. »
01:57Et en plus, Gouttenoir, il a quand même laissé ses papiers d'identité dans une voiture qui est découverte devant
02:03le sofitel.
02:05Donc, lui, il est clairement identifié et il ne réussira pas longtemps à échapper aux policiers et aux gendarmes qui
02:11sont à ses trousses.
02:12Et là où il peut devenir dangereux aussi, c'est que comme ses complices savent que Gouttenoir, il est identifié,
02:17que potentiellement il va être interpellé, ils se disent « Bah, s'il est arrêté, il va peut-être parler.
02:21»
02:21Et s'il parle, il va nous balancer, il va donner nos noms, donc il vaut mieux l'éliminer.
02:26À la faveur des analyses menées sur le corps de Jacques Gouttenoir, une autre hypothèse émerge.
02:31Jacques Gouttenoir, il a comme particularité d'avoir une carrure physique très imposante.
02:37C'est quelqu'un qui pèse son poids, qui est costaud.
02:39Donc, les enquêteurs se disent « Pour être tué et jeté dans l'eau comme il l'a été,
02:44ce n'est pas une personne seule qui a pu faire ça. Il a eu besoin d'aide. »
02:48Donc, l'idée, c'est que peut-être qu'il n'y avait pas que trois braqueurs au sofitel,
02:51peut-être qu'il y en avait quatre ou plus, et que ses complices, ses membres du commando inconnus pour
02:56l'instant,
02:57ils se sont après ligués pour éliminer Gouttenoir et balancer son corps dans le canal.
03:02L'hypothèse des policiers, c'est qu'ils en ont identifié deux,
03:04ceux qui ont sauté par la fenêtre de la chambre 209,
03:07mais que les autres, membres du commando, ont sans doute pris la fuite,
03:10évidemment par d'autres endroits, peut-être par le toit de l'hôtel,
03:13et un autre peut-être aussi par le parking.
03:19Seul inculpé, pour homicide volontaire ayant suivi ou précédé un autre crime,
03:25Jean Roussel est écroué à Avignon, à la maison d'arrêt de Saint-Anne.
03:29La juge d'instruction espère qu'il finira par parler et par livrer d'autres noms.
03:34Mais excepté pour se défendre d'avoir du sang sur les mains, Jean Roussel se tait.
03:38Il dit n'avoir tué personne, il était responsable selon lui d'organiser le braquage,
03:43et les autres sont responsables du massacre.
03:47Qui sont ces autres ?
03:48Jean Roussel n'en dit rien, car, affirme-t-il, il craint pour sa famille.
03:53Il se dit convaincu que le cerveau de l'opération, dont il ne veut pas donner le nom,
03:57n'aurait pas hésité à la battre lui aussi, s'il avait pu s'échapper,
04:00comme l'a fait son complice, Jacques Gouttenoir.
04:03Pour ce casse, Jean Roussel raconte avoir été recruté pendant sa permission de sortie
04:08de la centrale de Clairvaux.
04:09Quand le coup s'est monté le dimanche 31 juillet, seulement une semaine avant le massacre,
04:14il arrivait à la fin de cette permission de six jours.
04:17Le soir même, il aurait dû reprendre la route de la prison de Clairvaux.
04:21C'est ce moment qu'aurait choisi une équipe de truands venus de Lyon
04:25pour lui proposer le casse du Sofitel.
04:28Est-ce que c'est vrai ?
04:30Ou est-ce seulement un alibi commode pour lui ?
04:33Impossible de savoir.
04:38Un mois après la tuerie d'Avignon, les inspecteurs en sont toujours au même point.
04:42Mais les expertises menées sur la scène de crime ont permis d'obtenir
04:46quelques certitudes sur les événements de la nuit du 4 au 5 août.
04:50Les victimes, exécutées debout, ont vu la mort venir.
04:54Cinq d'entre elles ont été tuées par deux armes de 9 mm,
04:57dont l'une est celle qui a été retrouvée dans les mains de Jean Roussel.
05:02De quoi renforcer l'hypothèse selon laquelle le suspect aurait joué un rôle
05:06beaucoup plus important dans le massacre du Sofitel que ce qu'il veut bien reconnaître.
05:11On se demande si l'autre arme, de même calibre, n'a pas servi à exécuter Goutte Noire.
05:16Mais comme les balles ont traversé son corps et n'ont donc pas été récupérées,
05:21impossible d'en être sûr.
05:23Pendant des semaines, l'enquête semble stagner.
05:27Mais le jeudi 22 septembre, 50 jours après le casse,
05:31policiers et gendarmes mènent un énorme coup de filet dans toute la Camargue.
05:35Ils arrêtent en tout 15 personnes, touchant de près ou de loin à Goutte Noire et Roussel.
05:40Les suspects sont interpellés à Valras, Arles, Tarascon et au Sainte-Marie-de-la-Mer.
05:46Tous sont conduits à la gendarmerie et entendus séparément par les gendarmes et les policiers
05:52qui se relaient pour mener les interrogatoires.
05:55Dans la matinée, au compte-goutte, 6 personnes sont relâchées.
05:59A 16h, ils sont encore 9 dans les locaux de la gendarmerie.
06:06Damien, finalement, l'étau se resserre autour d'un certain Roland.
06:11Gilbert Roland, 25 ans, c'est un petit truand qui est un ami, un proche de Roussel.
06:16Dans le civil, entre guillemets, il est peintre taulier.
06:19Il est aussi un peu videur de boîte de nuit le week-end.
06:22Il a déjà été incarcéré pour des escroqueries et des cambriolages.
06:26Et c'est en prison qu'il a rencontré un autre acteur principal de ce braquage, Jacques Goutte Noire.
06:31Gilbert Roland, il était bien présent, le 5 août, devant le Sofitel, près du Sofitel.
06:37Il va même donner des détails.
06:38Il dit que c'est lui qui a récupéré Goutte Noire après le braquage
06:42et qu'il l'a aidé à s'enfuir pour aller s'abriter, se mettre au verre, entre guillemets,
06:46chez un autre truand qu'il avait connu en prison et dont il va donner le nom.
06:50Cet autre truand, c'est François Arpinault.
06:53François Arpinault, justement, a déjà été cité dans le dossier.
06:56Oui, c'est un maçon ferrailleur qui est au chômage, il a 40 ans.
06:59Et lui aussi, il a été vu dans la soirée du 5 août en compagnie de Goutte Noire,
07:04dans un snack bar de Tarascon, où semble-t-il, on cherchait non pas un médecin,
07:09mais une sorte de rebouteux pour soigner Goutte Noire qui venait de se blesser
07:13en sautant du deuxième étage du Sofitel.
07:16Arpinault, il a déjà été arrêté et entendu par la police, juste après le cas, c'était le 10 août.
07:22Mais il avait été relâché à l'époque, faute de preuve.
07:25Cette fois, c'est plus compliqué pour Arpinault parce que Roland confirme sa présence,
07:30l'implique dans les faits du Sofitel.
07:32Et lui aussi, Arpinault va parler pour impliquer le père de Jean Roussel.
07:37Il faut préciser que le père de Jean Roussel s'appelle exactement comme lui.
07:41Oui, donc à partir de maintenant, pour plus de clarté, on va préciser Jean Roussel père ou Jean Roussel fils.
07:47Arpinault, lui, il va impliquer Jean Roussel père en disant que c'est lui qui a exécuté Goutte Noire,
07:54qui a donc fait le ménage entre guillemets parmi les complices.
07:57Donc, au départ, on était sur trois hommes, trois braqueurs,
08:01notamment Goutte Noire et Roussel dont l'implication est certaine.
08:04Et puis d'un coup, on est passé à au moins cinq personnes impliquées,
08:08mais sans savoir toujours exactement quels rôles ont joué les uns ou les autres.
08:12Et c'est quand même ça l'enjeu.
08:17Dans la foulée de ces auditions, François Arpinault et Gérard Roland sont à leur tour écroués
08:23pour recel de malfaiteurs.
08:25Ils s'accusent mutuellement.
08:27Et Jean Roussel père, lui, l'est également pour détention d'armes
08:31puisque rien ne prouve et personne ne dit qu'il était aux abords du Sofitel au moment du massacre.
08:37Trois autres personnes liées au clan sont également arrêtées,
08:40parmi lesquelles un cuisinier de Saint-Rémy-de-Provence
08:43qui serait venu chercher Goutte Noire blessée
08:45et Denise Roussel, l'une des filles, de Jean Roussel père.
08:49Les enquêteurs pensent tenir tous les truands impliqués dans le massacre du Sofitel.
08:52Mais ils ont toujours beaucoup de mal à établir le rôle de chacun.
08:56Le vendredi 11 novembre 1983,
09:00trois mois après le sanglant hold-up du Sofitel d'Avignon,
09:03Jean Roussel père est à son tour,
09:06inculpé de complicité de vol aggravé.
09:08En plus de Jean Roussel fils, ils sont si prévenus en tout et à ce stade.
09:13Tous se voient reprocher l'hébergement pendant les quelques heures de sa cavale de Goutte Noire.
09:18Un délit et non un crime.
09:21On cherche toujours à savoir comment Goutte Noire est mort.
09:24Le lundi 10 décembre 1984,
09:27quatre mois après l'attaque du Sofitel,
09:30alors que Gérard Roland et François Arpinault
09:32nient farouchement avoir tué Jacques Goutte Noire
09:34ou même avoir mis les pieds à l'hôtel,
09:37le juge chargé du dossier décide de les inculper eux aussi pour le massacre.
09:42Deux semaines plus tard, le lundi 26 décembre 1983,
09:46alors que l'enquête suit son cours,
09:48nouveau rebondissement.
09:51Le principal accusé, Jean Roussel fils, souhaite parler.
09:54C'est par la voix de son avocat qu'il donne pour la première fois
09:57sa version de l'histoire.
10:00« Mon client, dit sa défense,
10:01a été embauché pour un contrat au Sofitel d'Avignon
10:04par des individus dont il souhaite maintenant donner le nom.
10:07Ce contrat consistait à s'emparer de documents
10:10contenus dans la mallette du consul Lucien André
10:13qui occupait la chambre 209.
10:19Damien, cette révélation, elle surprend les enquêteurs. »
10:22« Oui, la thèse qu'ils ont retenue,
10:23celle de ce hold-up un peu minable mais extrêmement violent,
10:27ne va pas avec celle d'un ciblage particulier de Lucien André.
10:32Alors certes, on l'a dit, Lucien André, il est consul de France,
10:35c'est donc un diplomate,
10:36mais il n'occupe pas un poste extraordinairement sensible.
10:39Il travaille en Allemagne,
10:40on ne voit pas tellement quel genre de document confidentiel
10:44il pourrait détenir ou manipuler,
10:46surtout lorsqu'on part en vacances,
10:48ce qui était son cas.
10:48On étudie, la piste quand même, on la vérifie.
10:51Lucien André, c'est un homme assez tranquille
10:53qui n'a pas l'air d'avoir de double vie ou de secrets particuliers.
10:56Donc, la piste de cette attaque destinée
10:59à voler des documents au consul
11:00ne semble pas du tout crédible.
11:02Et c'est embêtant parce que finalement,
11:04Roussel fils, c'est le seul suspect vivant
11:07dont on est sûr qu'il se trouvait au Sofitel
11:09et dont on est sûr qu'il a participé à ce massacre.
11:12Et la version qu'il donne, elle n'est pas du tout crédible.
11:14Un mois plus tard, le vendredi 20 janvier 1984,
11:18Jean Roussel est entendu par la juge.
11:20Depuis son arrestation, cinq mois plus tôt,
11:22c'est la première fois qu'il va faire des déclarations.
11:26Il dit qu'il y a eu un règlement de compte.
11:28Il continue sur sa piste entre une bande organisée
11:31et ce diplomate.
11:32Il explique sa participation par un contact
11:36qu'il aurait eu avec un truand en cavale
11:38qui faisait le lien entre cette bande
11:40un peu inconnue, un peu bizarre,
11:42qui était visiblement très remontée,
11:44qui voulait se venger du consul.
11:45On ne sait pas très bien pourquoi.
11:47Il révèle aussi à la juge
11:48la composition de ce commando un peu mystérieux.
11:51Il parle d'un couple d'allemands.
11:52Il va même donner des noms.
11:54Et alors, autre point encore plus étonnant,
11:56il va prétendre qu'Agnès Buie,
11:59qui est une des victimes,
12:00abattue d'une balle dans la tête
12:01dans une des chambres du Sofitel,
12:03qui était la compagne du pianiste de l'hôtel,
12:06qui était elle aussi à Avignon
12:07parce qu'elle travaillait pour une société
12:09en marche du festival,
12:11il va prétendre qu'Agnès Buie,
12:13elle connaissait très bien
12:14au moins un des membres du commando.
12:16Est-ce qu'on peut accorder de la crédibilité
12:18à ses aveux un peu tardifs ?
12:21Pas vraiment, voire même pas du tout.
12:22On a l'impression surtout que Roussel Fils,
12:25il invente une histoire complètement fictive,
12:27justement pour protéger ses vrais complices,
12:30pour protéger les vrais braqueurs
12:32et qu'il essaie d'emmener les enquêteurs,
12:34la juge d'instruction,
12:35sur une piste d'un commando mystérieux
12:38qui aurait voulu s'en prendre à ce diplomate.
12:43Alors que les trois accusés,
12:45Jean Roussel, Gérard Grolland et François Arpinault,
12:48attendent d'être renvoyés devant des cours criminels,
12:51l'enquête continue.
12:52Et un nouveau rebondissement va survenir.
12:56Un an et demi après le massacre d'Avignon,
12:58le mardi 8 octobre 1985,
13:02Jean Roussel Fils, désormais âgé de 41 ans,
13:05est transféré de la maison d'arrêt des Beaumettes de Marseille,
13:07où il est incarcéré,
13:08au palais de justice d'Avignon,
13:10où il doit être entendu par la juge
13:12qui peine toujours à comprendre
13:14qui a fait quoi cette tragique nuit
13:16du 4 au 5 août 1983.
13:20En fin de journée,
13:21la camionnette se gare devant le palais de justice.
13:24Les portes s'ouvrent,
13:26on fait un signe à Jean Roussel de descendre.
13:28Il ne se sent pas bien.
13:30Il se lève,
13:32titube un peu,
13:33et tout à coup s'effondre.
13:35L'intervention des secours n'y change rien.
13:38Jean Roussel est mort d'une crise cardiaque.
13:40Quelques minutes avant d'être entendu
13:43une nouvelle fois par la juge.
13:45Et il emporte avec lui les réponses à beaucoup de questions.
13:49Le jeudi 11 juin 1987,
13:52deux ans et demi après la mort de Jean Roussel fils,
13:55François Arpinault et Gérard Roland
13:57comparaissent devant la cour d'assises du Vaucluse.
14:00Une semaine plus tard,
14:02ils sont condamnés respectivement à 18 et 15 ans de prison.
14:09Damien, pendant ce procès,
14:11tous les deux nient encore une fois
14:12leur participation à la tuerie du Sofitel.
14:15Et les jurés du Vaucluse
14:16vont estimer qu'ils n'ont effectivement
14:18pas participé directement à la tuerie.
14:22En fait, Arpinault va surtout être condamné
14:24pour le meurtre de Goutte-Noire,
14:26donc d'un des braqueurs du Sofitel,
14:28et Roland pour une complicité dans ce meurtre,
14:31dans ce règlement de compte en quelque sorte.
14:32Et finalement, il n'y a pas d'autres condamnations
14:34dans la tuerie du Sofitel.
14:35Ben non, puisque Roussel fils est mort pendant l'instruction,
14:38et donc ça fait quand même 40 ans aujourd'hui
14:41qu'une affaire qui aurait pu, dû être réglée
14:43en quelques jours,
14:45pèse sur la mémoire des enquêteurs
14:46et surtout, évidemment, sur celle des victimes.
14:50Aucune vérité n'a jamais vraiment émergé.
14:52On a une idée, bien sûr,
14:54de ce qui a pu se passer,
14:55en tout cas du scénario de certains de ses acteurs,
14:58mais il y a encore des pièces manquantes
15:00dans ce puzzle.
15:01Le troisième homme, ou le quatrième,
15:03d'ailleurs, ou le cinquième,
15:04n'ont jamais pu être formellement identifiés.
15:07Et donc, les deux principaux suspects
15:09dont on est sûr de la présence
15:10et du rôle joués cette nuit-là dans le Sofitel,
15:13Goutte Noire et Roussel fils, sont morts.
15:17Aujourd'hui, Jean-Michel André,
15:18le petit garçon qui dormait au Sofitel cette nuit-là,
15:21a près de 50 ans.
15:23Il est devenu photographe.
15:25En octobre 2024, il a présenté, à travers un livre de photos
15:29et une exposition, son travail sur le souvenir du carnage
15:33qui a coûté la vie à son père.
15:35Jean-Michel André est retourné sur les lieux de la Turie,
15:38en Corse, où il devait passer ses vacances cet été-là,
15:41et a trouvé ainsi un moyen d'exorciser ce traumatisme d'enfant.
15:46Dormant cette nuit-là dans une chambre attenante
15:48à celle de mon père, écrit-il,
15:50sous le choc, je perds la mémoire.
15:53Trente ans plus tard, j'entame des recherches,
15:56ouvre de nombreuses portes et collecte des documents.
15:58La vérité se dérobe, je déplace alors mon regard
16:02et disperse l'horreur pour conjurer le traumatisme.
16:05Je revisite et photographie des lieux que j'ai pu
16:08ou que j'aurais pu traverser avec mon père.
16:11Son livre a pour titre Chambre 207.
16:20Vous venez d'écouter Crime Story,
16:22le podcast fait divers du Parisien,
16:25avec à la production Clara Grousis et Thibault Lambert,
16:28à la réalisation Pierre Chaffanjon
16:30et à la rédaction en chef Jules Lavi.
16:33Un épisode que je vous raconte avec Damien Delsenis
16:35et un podcast à retrouver chaque samedi
16:37sur le site leparisien.fr
16:39et sur toutes les plateformes d'écoute.
16:41Si vous aimez Crime Story, vous pouvez nous le dire
16:44en nous laissant des commentaires ou des petites étoiles.
16:46Vous pouvez également écouter tous les jours Code Source,
16:49notre podcast d'actualité.
16:51Et pour ne rater aucun épisode,
16:53n'oubliez pas de vous abonner.
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