- il y a 9 heures
Souvent, elles assimilent à l’hôpital des souvenirs douloureux. Et puis à partir de quand a-t-on décrété qu’être enceinte était une maladie ? Au CALM, acronyme de Comme à la maison, on accouche sans péridurale, sans monitoring et sans médecin. Nous y avons rencontré Margaux, Rafaella, Elsa et Claire. Quatre femmes séduites par l’idée qu’en ce moment si particulier, elles pouvaient choisir de reprendre possession de leur corps. Elles pouvaient manger, boire, marcher, et accoucher dans la position qui leur donnait le plus envie. Faire, en somme, ce qui n’aurait pas été possible en milieu hospitalier. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Jeanne Boezec et Clara Garnier-Amouroux - Reporter : Clawdia Prolongeau - Réalisation et mixage : Benoît Gillon - Musiques : François Clos pour Binge Audio - Identité graphique : Upian.
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00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11De plus en plus de femmes font le choix d'un accouchement physiologique.
00:15Ces accouchements, hors du milieu hospitalier, représenteraient 1 à 2% des naissances chaque année en France.
00:23Il existe dans le pays 8 maisons de naissance dédiées, pas de monitoring, de péridural ni de médecin,
00:30mais uniquement des sages-femmes et un environnement plus familier.
00:33Ces maisons ont beaucoup plus de demandes que de places disponibles.
00:37Pourquoi cette tendance ? Claudia Prolongeau s'est rendue dans l'une de ses structures, à Paris, dans le 12e
00:42arrondissement.
00:48Calme, c'est l'acronyme qui veut dire « comme à la maison ».
00:50C'est-à-dire pour les femmes, la possibilité d'accoucher dans un lieu accolé à un hôpital, mais non
00:55médicalisé.
00:56Cet endroit existe depuis 2008.
00:58Pour le visiter, j'ai rendez-vous avec Margot, mère d'une petite Isée, née il y a 11 mois,
01:03et qu'elle porte dans ses bras.
01:04Je fais une visite guidée, c'est ça ?
01:05Bah écoutez, si vous pouvez, moi ça me va.
01:08Ici, c'est la salle principale du Québec.
01:11C'est une sorte d'appartement au rez-de-chaussée de la maternité des Bluets dans le 12e arrondissement de
01:15Paris.
01:16Juste après l'entrée, il y a une cuisine, un salon avec de gros canapés,
01:18et un immense arbre peint sur le mur du fond, avec de vraies branches où pendent les faire part des
01:23bébés qui sont nés ici.
01:25À l'entrée, on enlève ses chaussures pour éviter de salir les tapis sur lesquels les nourrissons jouent ou s
01:30'endorment.
01:31Juste derrière, on trouve les salles de consultation, où les sages-femmes assurent les rendez-vous, et une salle de
01:35relaxation.
01:36La salle de yoga et de préparation, c'est une grande salle avec des tapis au sol,
01:42qui sert à la fois de salle de préparation à la naissance, et de salle de yoga, et de salle
01:47de réunion, si besoin.
01:48Cette porte-là donne directement sur l'ascenseur qui monte dans les salles de travail de la maternité des Bluets.
01:54Jusqu'en avril 2016, les femmes pouvaient commencer le travail au calme, mais devaient, juste avant d'accoucher,
01:59passer derrière cette porte pour que l'enfant naisse à l'hôpital.
02:02Depuis, huit maisons de naissance en France participent à une expérimentation,
02:06et permettent aux femmes d'accoucher dans les chambres non médicalisées et colorées,
02:09où on ne trouve ni étrier ni monitoring.
02:12Donc là, on arrive dans une chambre, le lit n'est pas fait parce qu'il y a eu une
02:15naissance,
02:16le ménage vient d'être fait, mais le lit n'a pas été refait.
02:18Oui, on propose aux parents d'amener leur propre drap,
02:21et tout ce qu'ils voudraient amener pour se sentir bien dans la chambre.
02:25Ça peut être de la lumière, ça peut être de la musique, ça peut être, je sais pas, des bougies,
02:30des tentures,
02:31enfin tout ce qu'ils auraient envie d'avoir avec eux à ce moment-là.
02:34Il y a des ballons de plusieurs tailles en fonction de la taille de la maman.
02:38Il y a des ballons, il y a des tabourets, il y a un grand lit.
02:42Sous le lit, il y a un matelas qu'on peut mettre au sol.
02:44Si la mère se sent mieux au sol, c'est plus confortable avec un matelas.
02:48Et ici, il y a une suspension que vous ne voyez pas,
02:50mais normalement il y a une grande écharpe qui est suspendue ici pour qu'on puisse s'accrocher.
02:54Chacune utilise des choses différentes, mais oui, ça sert vraiment pendant le travail.
02:59Après, ce qui va servir à chacune, c'est personnel.
03:03Ça dépend de plein de facteurs, mais oui, c'est très utile.
03:06Et il y a aussi une baignoire, donc.
03:08Voilà, et ça aussi, c'est très utile.
03:09Moi, c'est surtout de ça que je me suis servie pendant le travail, je dois avouer.
03:12Il y a aussi une baignoire, il y en a une dans chaque chambre.
03:15On peut prendre un bain à n'importe quel moment du travail au calme.
03:18Il y a même des bébés qui sont nés.
03:21Ici, les femmes prennent possession de leur corps, de leur grossesse et de leur accouchement.
03:26Quand j'ai écrit au calme pour avoir le témoignage de l'une d'elles,
03:29Rafaela a tout de suite répondu.
03:31Plusieurs années avant sa grossesse, une de ses amies lui avait parlé de cette maison de naissance
03:35et ça lui était resté dans un coin de la tête.
03:37Quand elle est tombée enceinte à 35 ans, il ne faisait donc aucun doute
03:40qu'elle souhaitait, elle aussi, donner naissance au calme.
03:43Et moi, j'ai eu beaucoup de problèmes, on va dire, médicaux.
03:48Enfin, pas de problèmes médicaux, mais j'ai passé beaucoup de temps à l'hôpital quand j'étais petite.
03:52Beaucoup de traitements médicamenteux pendant très longtemps jusqu'à l'adolescence.
03:58Et ce qui fait que j'ai une aversion pour l'hôpital.
04:02Je n'avais vraiment pas du tout envie que ma grossesse soit assimilée à une maladie.
04:09Ce qui fait que, pour moi, le fait d'accoucher sans périllurale,
04:15ça me faisait moins peur que d'accoucher avec une périllurale,
04:18presque parce que l'aiguille, tout ça, et le fait d'être dans un hôpital,
04:23pour moi, c'était absolument rédhibitoire.
04:25Le fait de pouvoir être suivie par la même sage-femme aussi, pour moi, ça, c'était très rassurant.
04:29Après, j'ai eu de la chance, parce que j'ai été acceptée.
04:33Quand Rafaela envisage son accouchement, c'est à cette liberté qu'elle aspire.
04:36Et comme souvent, son envie n'est pas très bien reçue par le corps médical.
04:39En fait, j'ai été suivie par un gynécologue qui s'occupait de la fertilité à Obluet.
04:47Et je lui ai fait part de mon envie d'être suivie au calme.
04:51Et en fait, il a été très dubitatif.
04:55Il m'a dit, oui, on vous fait croire que vous allez être suivie par la même personne,
04:59mais en réalité, c'est n'importe quoi.
05:01Ça ne se passe pas comme ça.
05:02Et en fait, moi, je ne me suis sentie pas du tout écoutée, ni comprise,
05:06ni respectée dans mon choix de vouloir accoucher là-bas,
05:09étant donné que j'avais eu à ce moment-là déjà la possibilité d'être suivie au calme.
05:14Vous vous souvenez du coup de fil que vous avez reçu,
05:17où on vous a dit que vous aviez été acceptée ?
05:19Oui, j'étais dans un magasin rue Lamartine, dans le 9e,
05:23dans un magasin où j'achetais, je ne sais pas, une crème solaire ou quelque chose comme ça
05:27pour partir en vacances.
05:29Une sage-femme m'appelle pour m'annoncer ça.
05:34Et j'ai eu les larmes aux yeux, je n'y arrive même plus à...
05:37Rien que du penser, ça revient.
05:39Mais j'étais très, très émue.
05:41Et donc, bon, je n'avais pas vraiment la possibilité de lui parler,
05:44parce que j'étais dehors, je n'avais rien pour noter.
05:47Enfin, voilà.
05:48Ça a été juste...
05:49J'ai juste entendu sa voix, une voix très cristalline comme ça,
05:52qui m'a dit ça.
05:53Et puis, c'était ce moment-là qui a été la nouvelle,
05:58une grande joie, une grande émotion.
06:00À chaque fois que j'ai mis les pieds au calme, j'ai eu les larmes aux yeux.
06:03Ça ne durait jamais très longtemps,
06:05mais il y avait quelque chose dans ce lieu qui me touchait particulièrement.
06:09Et il y a tout l'accouchement, évidemment,
06:11où là, il y a le lien qu'on a créé pendant presque sept mois,
06:16qui est très évident,
06:18et même dans tout ce qu'elle a pu me dire pendant la préparation,
06:21et qu'elle peut me rappeler pendant l'accouchement.
06:24En fait, on se connaît,
06:26donc c'est vrai que ce lien-là fait que moi,
06:29j'ai été en totale confiance.
06:31Et notamment pour mon premier accouchement,
06:35c'est vraiment sur elle que j'ai compté.
06:38Je pense que je lui ai défoncé les bras,
06:41je lui tenais le bras,
06:42j'ai dû lui faire des...
06:44Mais elle était là,
06:45et elle était avec moi,
06:48et elle ne va pas nous donner un mode d'emploi,
06:50puisqu'il n'y en a pas,
06:53mais une prise de conscience
06:55et une prise de confiance en soi.
07:00C'est-à-dire d'apprendre à se faire confiance,
07:03à s'écouter,
07:04et à trouver vraiment...
07:07Parce qu'en fait, c'est ça,
07:08au moment de l'accouchement,
07:10le corps sait faire.
07:13C'est vraiment un travail avec elle,
07:18mais sur un gain d'autonomie, en fait.
07:22L'idée, c'est qu'après,
07:24même s'il y a un transfert,
07:25on puisse être autonome,
07:27malgré tout,
07:28même si elle n'est pas là,
07:31qu'on ait fait notre propre parcours,
07:34et qu'on ait confiance en nous,
07:35et en le fait d'accoucher,
07:38quelle que soit la situation, ensuite.
07:40Dans 30% des cas,
07:42les femmes sélectionnées par le calme
07:43pour y accoucher
07:44sont finalement transférées à la maternité,
07:46soit pendant le suivi,
07:47soit au moment du travail,
07:48car des complications l'exigent.
07:50Pour Rafaela,
07:51tout se passe comme prévu.
07:52Au moment de la naissance d'Oscar,
07:54en mars 2016,
07:55elle est dans le noir,
07:56couchée par terre sur le côté gauche,
07:58entourée d'uniquement sa sage-femme
07:59et son mari.
08:00Quand elle donne naissance à sa fille
08:01deux ans plus tard,
08:02elle choisit à nouveau le calme.
08:04Et ça aurait été un drame pour vous
08:05de devoir accoucher
08:06dans une maternité classique ?
08:09Oui.
08:11Alors, oui,
08:12mais je pense que,
08:14comme j'avais déjà accouché,
08:16j'avais déjà un certain nombre d'outils,
08:19je savais ce qu'il était possible,
08:21que j'avais le droit de dire non,
08:23en fait, par exemple,
08:24pour la péridurale
08:24ou par exemple pour l'épisiotomie.
08:26Ce qui fait que pour le deuxième accouchement,
08:28je pense que j'avais beaucoup moins peur.
08:30Je n'avais pas peur, en fait.
08:32Pour son deuxième enfant,
08:33Rafaela connaissant déjà le calme,
08:35elle est prioritaire.
08:36Mais en 2018,
08:37la maison de naissance
08:38a dû refuser 74% des patientes,
08:40faute de place.
08:41Pourtant,
08:42les critères de sélection
08:43sont déjà stricts.
08:44Il faut habiter à moins de 30 minutes
08:46en transport,
08:47ne pas attendre de jumeaux
08:48et ne pas avoir eu de césarienne
08:49pour une grossesse précédente.
08:51Ce premier triffé,
08:52le calme choisit de manière aléatoire
08:54celles qui pourront accoucher ici ou pas.
08:55On a conscience que c'est très injuste
08:58et on aimerait bien faire plus.
09:00Mais c'est pour ça qu'on milite,
09:03pour une loi qui permette
09:04l'ouverture de plus de maisons de naissance.
09:07Nous, on ne peut pas grossir à l'infini.
09:08On est déjà une assez grosse structure
09:10pour une maison de naissance.
09:11Ce sont des petites structures.
09:12Ce qu'on veut maintenant,
09:13c'est qu'on ne soit pas les seuls.
09:14Il faut qu'il y en ait plein d'autres qui ouvrent.
09:16À l'heure du déjeuner,
09:17le salon du calme se remplit de mères
09:18qui viennent avec leurs nourrissons
09:19pour passer une partie de l'après-midi ici.
09:21Vous continuez à venir ici, pourquoi ?
09:23Parce que je me suis attachée à ce lieu.
09:25Parce que je n'habite pas très loin.
09:27Parce que j'y rencontre des parents.
09:29Il y a des enfants.
09:31J'y revois aussi les femmes
09:33qui m'ont aidée à la naissance de mon bébé.
09:38C'est très important.
09:39Moi, j'ai été transférée.
09:40C'était important pour moi de revenir ici aussi.
09:43De revoir ce lieu,
09:47de faire un peu le deuil
09:47de comment ça ne s'était pas passé.
09:49Et vous alors ?
09:50Vous, il est encore plus petit, non ?
09:51Il a deux semaines de moins.
09:52Il a quatre semaines.
09:54Il s'appelle Corto.
09:56Et moi, je fais partie de celles qui sont...
09:58En fait, moi, je voulais accoucher au calme.
10:01Mais mon mari avait peur.
10:03Donc, on a trouvé un...
10:04Je devais être suivie.
10:05J'avais été acceptée.
10:07Et puis, on a trouvé un compromis
10:09où j'accouchais au Blué.
10:12Et en même temps, je pouvais être suivie ici.
10:14Enfin, je suis devenue adhérente.
10:16J'allais au cours de yoga prénatal.
10:18J'ai vu une sage-femme
10:20qui m'a préparée à l'accouchement de sang péridural.
10:23Et donc, du coup, j'ai pu faire les deux.
10:25Et c'était, pour moi, c'était formidable.
10:28Parce que moi, je déteste les hôpitaux.
10:29J'ai une phobie des hôpitaux.
10:31Et ça m'a permis vraiment d'avoir une grossesse idéale.
10:35Ici, on arrive, c'est tout de suite convivial.
10:39On se parle.
10:40On est toutes dans les mêmes situations.
10:42On a toutes les mêmes inquiétudes.
10:44Il y a les sages-femmes qui passent aussi.
10:46Même si elles ne te suivent pas,
10:47elles t'entendent parler de ton inquiétude.
10:49Elles te disent « Oh, mais non, ça, t'inquiète pas ».
10:51Et ça, c'est génial.
10:53C'est un endroit de vie et de partage
10:57et qui est très rassurant.
10:59J'étais contente de revenir après l'hôpital.
11:01Parce qu'un hôpital, c'est beaucoup plus...
11:03Bon, ils ont beaucoup...
11:04C'est des procédures, des protocoles.
11:06Ils sont super aussi, mais c'est plus froid.
11:09Il n'y a pas le côté humain qui est primordial.
11:13Dès qu'on a accouché, on sort de l'hôpital.
11:16Et après, c'est fini.
11:17On n'a plus de rapport.
11:19Alors que là, on peut revenir, reposer des questions.
11:21Et je trouve que le plus important, curieusement,
11:23on en parle très, très peu.
11:25Je trouve, on parle beaucoup de juste avant l'accouchement,
11:27de la grossesse, de l'accouchement en soi.
11:29On ne parle pas de juste après,
11:31qui n'est pas simple.
11:33Parce que c'est une émotion très forte.
11:36C'est aussi un tsunami dans le corps, quand même.
11:40Et donc, de pouvoir être accompagnée,
11:42d'être dans une communauté aussi de femmes
11:45et de parents même.
11:47Parce qu'il y a des pères aussi qui sont là.
11:49Ça, c'est primordial parce qu'on peut se retrouver très seul
11:52après l'hôpital, justement.
11:54On met beaucoup de choses sur l'accouchement,
11:57la grossesse et l'accouchement.
11:58Et pour moi, c'était une grande découverte l'après-accouchement.
12:02C'est-à-dire, oui, qu'en fait, on ne dort pas,
12:04qu'on ne sait pas forcément.
12:07Puis après, ça dépend des enfants
12:08et ça dépend des mamans et des parents.
12:12Mais ça a été...
12:14Je dirais, moi, je pensais que l'accouchement,
12:16ça aurait été le climax.
12:18En fait, effectivement, de cette partie-là, c'est le cas.
12:22Mais le climax, c'est après, quoi.
12:24Malgré l'éloge que font ces femmes de la maison de naissance,
12:27elles sont loin de faire l'unanimité.
12:29Une gynécologue en particulier, Odile Buisson,
12:31à qui l'on doit de sérieuses études sur le clitoris,
12:33s'insurge contre ces structures
12:35qui, selon elles, renvoient les femmes
12:37à leur état de reproductrice.
12:38Qu'est-ce que vous répondez quand on entend des discours
12:41qui disent que, en fait, c'est régressif ?
12:42Nous, au Calme, on se définit comme une association féministe.
12:47Pour nous, le progrès, c'est de permettre aux femmes
12:49de choisir ce qu'elles font de leur corps
12:51dans tout l'ensemble de leur vie reproductive,
12:55de leur vie de femme.
12:57Et ça implique aussi pouvoir choisir
12:59ce qu'on fait de son corps pendant la naissance.
13:02Pour moi, c'est ni régressif ni progressiste
13:05de décider de ne pas avoir de péridurale.
13:07Ce qui est important, c'est de pouvoir choisir.
13:09Et nous, au Calme, on soutient le choix des femmes.
13:11Que ce soit d'accoucher chez elles,
13:14d'accoucher en maison de naissance,
13:15d'accoucher en maternité de niveau 3
13:18avec la péridurale, parce que c'est ça qui rassure.
13:21Peu importe, en fait.
13:22Ce qu'on peut, c'est que chacune puisse avoir le choix
13:23de ce qu'elle fait avec leur corps.
13:30Claudia, les accouchements naturels, est-ce que ça coûte cher ?
13:32Ça coûte un peu cher aux parents,
13:34puisque ce n'est pas entièrement remboursé par la Sécurité sociale.
13:36En revanche, ça coûte moins cher à la Sécurité sociale,
13:39puisque les patientes ne restent pas à l'hôpital.
13:41Donc ça dépend des maisons de naissance,
13:43mais au Calme, ils m'ont dit que
13:44pour le suivi de la grossesse et l'accouchement,
13:46il fallait compter en gros 1 000 euros de dépassement d'honoraires.
13:48Mais pour qu'il n'y ait pas seulement les personnes
13:51qui ont les moyens qu'ils puissent se l'offrir,
13:52au Calme, ils ont mis en place des aides financières
13:55et donc ils peuvent aussi aider les parents
13:56qui n'ont pas les moyens.
13:57Comment est-ce que ça se passe dans les autres pays ?
13:59Dans les autres pays, c'est beaucoup plus développé.
14:00Aux Etats-Unis, ce type de structure,
14:02ça existe depuis 1975.
14:04Et sur nos voisins proches, en Allemagne,
14:06il y a environ 150 maisons de naissance.
14:08Et dans une moindre mesure, il y en a aussi en Suisse,
14:10en Suède, en Belgique ou encore aux Pays-Bas.
14:13Et donc en France, on est quand même ceux qui en ont le moins
14:16et un peu les derniers.
14:17Là, d'ici 2020, l'expérimentation sera terminée
14:20et donc on verra si le pays légifère sur cette question ou pas.
14:24Merci Claudia Prolongeau.
14:26Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
14:29Production Jeanne Boézek.
14:31Réalisation et mixage Benoît Gilon.
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