- il y a 10 heures
- #enfant
- #regret
- #maternite
Sylvie est mère de deux garçons, aujourd’hui âgés de 15 et 17 ans. Elle raconte que la maternité n’a pas été source de plaisir.
Dans ce podcast : Quand la maternité apporte plus de souffrance que de bonheur ! Ce sujet tabou fait l'objet d'un livre sorti en octobre dix femmes y raconte à la journaliste Stéphanie Thomas que si c'était à refaire elles auraient préféré ne jamais avoir d'enfant. Elles aiment leur fils ou leur fille ce n'est pas la question, mais elles n'ont éprouvé aucun plaisir à s'occuper d'eux et à les voir grandir. La plupart d'entre elles ont même le sentiment d'être devenues mères par obligation. L'une de ces femmes a accepté de raconter son histoire dans Code source nous l'appellerons Sylvie.
Elle a 50 ans et est enseignante en région parisienne où elle habite avec ses deux fils adolescents…
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Présentation Thibault Lambert - Production : Clara Garnier-Amouroux et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
#enfant #regret #maternité
Dans ce podcast : Quand la maternité apporte plus de souffrance que de bonheur ! Ce sujet tabou fait l'objet d'un livre sorti en octobre dix femmes y raconte à la journaliste Stéphanie Thomas que si c'était à refaire elles auraient préféré ne jamais avoir d'enfant. Elles aiment leur fils ou leur fille ce n'est pas la question, mais elles n'ont éprouvé aucun plaisir à s'occuper d'eux et à les voir grandir. La plupart d'entre elles ont même le sentiment d'être devenues mères par obligation. L'une de ces femmes a accepté de raconter son histoire dans Code source nous l'appellerons Sylvie.
Elle a 50 ans et est enseignante en région parisienne où elle habite avec ses deux fils adolescents…
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Présentation Thibault Lambert - Production : Clara Garnier-Amouroux et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
#enfant #regret #maternité
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Quand la maternité apporte plus de souffrance que de bonheur.
00:16Ce sujet tabou fait l'objet d'un livre sorti en octobre.
00:19Dix femmes y racontent à la journaliste Stéphanie Thomas que si c'était à refaire,
00:23elles auraient préféré ne jamais avoir d'enfant.
00:26Elles aiment leur fils ou leur fille, ce n'est pas la question,
00:29mais elles n'ont éprouvé aucun plaisir à s'occuper d'eux et à les voir grandir.
00:34La plupart d'entre elles ont même le sentiment d'être devenues mères par obligation.
00:39L'une de ces femmes a accepté de raconter son histoire dans Code Source.
00:43Nous l'appellerons Sylvie. Elle est interrogée par Ambre Rosala.
00:52Sylvie a 50 ans et est enseignante en région parisienne où elle habite avec ses deux fils adolescents.
00:58Elle est brune, avec les cheveux bouclés et elle m'accueille chaleureusement.
01:02Nous nous installons dans la salle à manger et elle commence à me raconter son enfance.
01:06Sylvie a grandi dans une villa du sud de la France avec ses parents qui tiennent un commerce et son
01:11petit frère.
01:12Elle me raconte qu'enfant, elle adore son cadre de vie avec le soleil et la mer,
01:17mais qu'elle ne reçoit pas beaucoup d'amour de ses parents et que sa mère est très dure avec
01:21elle et son petit frère.
01:25Elle se noyait dans l'alcool, dans le tabac aussi, parce qu'elle fumait énormément.
01:30Elle pouvait avoir des temps de colère, mais pour un rien,
01:33parce qu'on avait mis la main sur le frigo et qu'il y avait des traces.
01:36Et d'un coup, elle partait, c'était une explosion de cris.
01:40Donc, j'ai caché depuis toute petite tout sentiment, toute émotion.
01:46C'était une protection, en fait.
01:48Je me disais, mais mince, si je fais ça, qu'est-ce qui va se passer ?
01:51Est-ce qu'on va se prendre des coups ?
01:53Il n'y a pas eu de complicité, aucunement, aucunement.
01:56Elle aurait aimé, mais elle visait plutôt une relation de copine.
02:00Et moi, je n'attendais pas ça.
02:01Sylvie n'a pas non plus vraiment de relation avec son père,
02:04qui est souvent absent et qui ne lui prête pas beaucoup d'attention.
02:07Et quand elle a 15 ans, son père quitte sa mère pour une autre femme.
02:12Ça l'a complètement minée.
02:13Elle est partie en dépression bien plus profonde.
02:18À un moment, je sais qu'elle prenait des cachets.
02:20Elle a essayé de retrouver du travail.
02:22C'était compliqué.
02:24Et puis, il y a eu des crises devant nous, devant des copains,
02:29de se mettre par terre, à taper du poing,
02:32en disant qu'elle ne voulait pas aller dans son lit, des choses comme ça.
02:35La dépression de la mère de Sylvie s'aggrave.
02:37Puis, elle est hospitalisée à cause d'une méningite.
02:40Et c'est à Sylvie de s'occuper du foyer.
02:42Donc, elle a été un mois à l'hôpital.
02:46J'étais au lycée.
02:47Il a fallu gérer tout ça.
02:50Et puis, quand elle est revenue, là, c'était une catastrophe.
02:53Elle ne se maîtrisait pas.
02:53Elle sortait énormément.
02:56C'est elle qui allait plus en boîte de nuit que moi, à l'époque.
03:01Et elle se mettait à sortir avec des hommes plus jeunes qu'elle.
03:04Bien, bien plus jeunes, dans mon âge, quoi.
03:06J'avais 18, 20 ans.
03:10Donc, c'était un peu le monde à l'envers.
03:12C'était moi, la maman.
03:13Ce n'était pas du tout confortable comme situation.
03:17Quand j'ai eu mon bac, j'ai pleuré très, très longtemps, profondément.
03:22Parce que je me suis dit, ça y est, c'est la liberté, quoi.
03:24Je savais que je partais étudier ailleurs.
03:26Donc, là, ça a été une délivrance totale.
03:31Sylvie déménage, commence des études pour devenir institutrice.
03:34Et enchaîne les petits boulots pour payer son loyer et s'acheter à manger.
03:38Elle se passionne de sport, mais aussi de voyage.
03:41Et part découvrir l'Asie, l'Amérique du Sud et la Nouvelle-Zélande.
03:46Elle s'installe ensuite en banlieue parisienne,
03:48où elle trouve un poste d'institutrice.
03:50Sylvie rencontre plusieurs hommes,
03:52mais après l'enfance qu'elle a eue,
03:54elle n'a pas vraiment envie de fonder une famille.
03:56Puis, quand elle a 34 ans,
03:59elle rencontre un homme au travail,
04:00dont elle tombe très vite amoureuse.
04:04Il était plutôt drôle, sportif.
04:09On a commencé à se fréquenter
04:10et je suis tombée enceinte au bout de 4 mois.
04:14Je me suis dit, bon, écoute, c'est trop tôt.
04:18On ne se connaît pas assez.
04:20Il me dit, moi, j'aimerais bien un enfant avec toi.
04:23J'aimerais bien que tu sois la maman de mon enfant.
04:27Donc là, j'ai commencé à réfléchir.
04:29Je me suis dit, il venait de se séparer.
04:32Je me suis dit, bon, là, peut-être qu'il est en train
04:36de s'imaginer des choses.
04:38Si, si, si, je suis bien avec toi.
04:41Donc, en fait, c'est ça qui a fait
04:43complètement pencher la balance
04:45pour que je le garde, quoi.
04:47Malgré ses doutes, Sylvie est heureuse
04:49de fonder une famille avec cet homme qu'elle aime.
04:51Elle mange sainement,
04:52continue le sport aussi longtemps que possible,
04:54et la grossesse se passe très bien.
04:57Mais l'accouchement est compliqué.
04:59Sylvie fait une crise de pré-éclampsie,
05:01une sévère augmentation de sa pression artérielle
05:03qui met sa vie et celle de son bébé en danger.
05:06Et après 29 heures de travail,
05:08le fils de Sylvie, naît par césarienne.
05:12On me le met sur moi,
05:15et là, je me suis dit, bon, ça y est,
05:19tu y es, comment tu vas faire ?
05:23Comme j'avais peu dormi,
05:25elle me l'a enlevé une nuit ou deux.
05:28Et là, c'est un soulagement.
05:30C'était comme un alien.
05:32Ce que je dis toujours, c'est en moi,
05:34je le dis en moi,
05:34parce que je ne peux pas trop le dire autour de moi.
05:37C'était, voilà, mince, on y est, quoi.
05:45Je rentre chez moi, retour de la maternité,
05:48et là, je m'en rendais encore plus compte, quoi.
05:51C'est-à-dire que prendre le bain,
05:54je cherchais quel était le plaisir.
05:56J'étais en recherche, je n'étais pas en rejet.
05:59Je me disais, bon, alors, ce qu'on m'a dit,
06:02c'était un bain, c'est chouette.
06:05Préparer à manger, c'est chouette.
06:06Faire la balade, faire...
06:08Et je ne trouvais rien, je ne trouvais pas tout ça.
06:10Je ne trouvais pas la joie du bain,
06:14je ne trouvais pas...
06:15L'allaitement, c'était compliqué.
06:17Je me forçais, quoi.
06:18Je ne sentais pas de plaisir ou de partage.
06:23En gros, il fallait que je me débarrasse.
06:25Il fallait que je le fasse,
06:27parce que c'était ma mission, un peu,
06:29mon rôle de maman investie.
06:36Je n'ai jamais déraillé.
06:38J'ai toujours fait ce qu'il fallait,
06:41mais sans plaisir, sans vraiment d'envie.
06:46C'était plus angoissant qu'autre chose.
06:49Et pas d'illumination, pas d'épanouissement, pas du tout.
06:52Je subissais, en fait, je subissais.
07:05Sylvie souffre beaucoup de cette maternité
07:07qui lui rappelle tout ce qu'elle a vécu enfant.
07:09Mais elle se dit que ça va passer
07:10et qu'elle va finir par réussir à créer du lien avec son fils.
07:14Quelques années plus tard,
07:15son compagnon lui parle de faire un deuxième enfant.
07:18Comme elle n'envisage pas d'élever un fils unique,
07:21Sylvie accepte et tombe enceinte à nouveau,
07:23avec l'idée de construire cette famille stable et aimante
07:26qu'elle n'a jamais eue.
07:28Deux enfants, ça voulait vraiment signifier famille.
07:31C'était quelque chose de plus grand,
07:36de plus étoffé, de plus ancré.
07:39Voilà, deux enfants, j'en ai fait un.
07:41Le deuxième, peut-être que ça ira mieux.
07:45Peut-être que le deuxième, ça va suivre.
07:48Voilà, c'est tout.
07:50Et en fait, ça fait le même effet.
07:52Toutes les petits papillons qu'on me promet,
07:56ça ne vient pas.
08:00Avec l'arrivée de son deuxième fils,
08:02le quotidien de Sylvie est de plus en plus pesant.
08:04Elle culpabilise de ne pas apprécier s'occuper de ses enfants,
08:07alors qu'elle a pourtant choisi de les avoir.
08:09Mais elle ne dit rien à son compagnon.
08:12Le couple se paxe et se lance dans la restauration d'une vieille ferme
08:15pour aller y vivre en famille.
08:17Comme le papa est très présent et s'occupe beaucoup des enfants,
08:21Sylvie se laisse porter dans cette vie de famille.
08:24Jusqu'à un matin, peu après ses 40 ans,
08:27où son compagnon lui annonce qu'il la quitte
08:29parce qu'il veut aller vivre seul à la montagne.
08:33Les bras m'en tombent,
08:35même si je savais que c'était un petit peu froid,
08:39un petit peu de là à la séparation.
08:43Et là, j'ai pleuré,
08:44mais je crois que c'était des larmes très profondes
08:48en me disant comment je vais faire.
08:51Ce n'était pas temps de perdre un compagnon.
08:54Et là, je me suis dit,
08:56bon, il a choisi la garde alternée.
08:58Ça veut dire que je vais avoir des temps seul,
09:01des temps où la gestion, ce sera que moi.
09:03Donc, il va falloir que je ne compte que sur moi.
09:06Je me revois pleurer.
09:07Je suis dans les toilettes.
09:08Je me revois pleurer en disant,
09:10mais comment je vais faire ?
09:11Depuis cette rupture, il y a 10 ans,
09:14Sylvie garde ses enfants une semaine sur deux.
09:16Et le plaisir d'être mère n'est jamais venu.
09:19Sylvie aime ses enfants,
09:21s'investit à 100% dans leur éducation,
09:23mais elle m'avoue que ce n'est qu'une façade.
09:26J'ai toujours, on va dire,
09:28été à la hauteur de les emmener à la fête d'Halloween,
09:33inviter des copains, partir dans la forêt.
09:36Le soir, c'était les devoirs,
09:38puis une balade dans les champs.
09:41Quand il y avait des séjours au ski,
09:43les enfants avec l'école,
09:45voilà, je leur ai offert.
09:47Quand il y a eu des compétitions sportives,
09:50j'ai fait des kilomètres et des kilomètres,
09:53une fois pour le judo,
09:54une fois pour la gym,
09:56des bons repas,
09:57des fêtes d'anniversaire.
09:58Pour les 10 ans de mon fils aîné,
10:00j'avais fait une grosse fête.
10:02Donc l'image, elle est belle,
10:05elle est conventionnelle.
10:06J'essaie de les rendre heureux, évidemment.
10:08Je ne veux absolument pas
10:10leur faire subir ce que j'ai pu subir,
10:12c'est-à-dire au niveau des cris,
10:13au niveau des coups,
10:14au niveau du caractère complètement irrégulier.
10:22Mais non, la maternité n'est pas un rôle
10:24qui me fait vibrer, non.
10:33J'ai eu des moments de détresse,
10:34vraiment, de me dire,
10:36mais mince, comment je fais, quoi ?
10:38Comment je fais ?
10:38C'est insupportable de tricher.
10:42Ce n'est pas vrai que je suis contente
10:44de les retrouver le lundi.
10:46Quand j'entends, super, il y a les vacances,
10:48qu'est-ce que tu vas faire avec tes enfants ?
10:50Et je me dis, mais mince,
10:51mais non, les gens n'ont pas compris
10:52que c'est l'inverse, quoi.
10:53Je me sens mieux quand ils sont partis.
10:56Et bon, ça, on ne peut pas l'entendre, quoi.
11:01Je n'ai jamais avoué
11:04les difficultés de la maternité, jamais.
11:08Tout le monde pense que c'est épanouissant,
11:11tout le monde pense que je vais bien.
11:13Et en fait, au fond de moi,
11:16c'est le désespoir, quoi.
11:19Est-ce que vous regrettez d'avoir fait des enfants ?
11:21Oui, on peut parler de regrets.
11:25Les moments sympas, les moments joyeux sont très rares.
11:31Donc je me dis, voilà, si c'était à refaire,
11:38je sais que ce n'est pas pour moi, par exemple.
11:46Pendant le confinement, Sylvie tombe sur un appel à témoins sur Internet.
11:51Il est posté par la journaliste et autrice Stéphanie Thomas,
11:54qui veut aller à la rencontre de femmes qui regrettent d'être devenue mère.
11:58Sylvie se reconnaît complètement dans cet appel à témoins
12:01et décide d'y répondre.
12:03Pour la première fois de sa vie,
12:05elle parle à cœur ouvert de ce regret qui la ronge depuis des années,
12:09qui est si tabou et si difficile à exprimer.
12:12Cette parole est le livre de Stéphanie Thomas,
12:15Maldemer, son libérateur pour Sylvie.
12:18J'ai rencontré des personnes vraiment à l'écoute,
12:24qui n'ont jamais jugé, qui essayent de comprendre.
12:26Donc c'était de très beaux échanges.
12:28Je n'étais pas toute seule, en fait.
12:30Elle, elle le voyait d'un autre angle.
12:34Les choses ont évolué.
12:36Je l'assume davantage.
12:37Maintenant, je suis différente.
12:45Je pense que la représentation de la maternité
12:50est beaucoup trop réjouissante.
12:53C'est comme si c'était une évidence.
12:54C'est-à-dire que tu es enceinte, tu as l'enfant qui naît,
12:57et tout va bien se passer, et tu vas t'épanouir.
13:02Donc je suis la preuve vivante que ce n'est pas forcément le cas.
13:07Je pense que ça, ça fait partie du sujet de la maternité, complètement.
13:10Alors on parle de l'allaitement, on va parler du baby blues.
13:14Par contre là, le regret, la déception,
13:18le fait de comprendre que c'est une erreur,
13:21eh bien on n'y est pas.
13:22Ça c'est sûr qu'on n'y est pas encore.
13:40Ambre, est-ce que Sylvie pense que ce sentiment,
13:43ce regret va s'atténuer avec le temps ?
13:45Alors ce qui est sûr, c'est qu'elle se dira toujours
13:47que le rôle de mère n'est pas fait pour elle.
13:50Par contre, elle pense que quand ses fils seront devenus adultes,
13:54qu'ils seront heureux et épanouis,
13:56elle se dira sûrement qu'elle est plus soulagée
13:58et qu'elle n'aura pas fait tout ça pour rien.
14:00Elle a essayé un peu de comprendre
14:02pourquoi elle ne se sent pas proche de ses enfants ?
14:05Oui, elle a cherché pendant longtemps d'où ça pouvait venir.
14:07Elle a vu plusieurs psychologues pour essayer de trouver.
14:10Aujourd'hui, elle n'a pas de réponse claire et établie,
14:13mais ce qui est à peu près sûr pour elle,
14:15c'est que ça vient de sa relation dysfonctionnelle avec sa mère.
14:19Elle m'a par exemple raconté qu'au moment
14:21où elle est tombée enceinte pour la première fois,
14:23sa mère lui a dit que c'était formidable,
14:25qu'elle allait être grand-mère
14:26et qu'elle aurait enfin une raison de vivre.
14:28Et Sylvie se dit aujourd'hui qu'inconsciemment,
14:31elle n'a peut-être pas voulu accomplir
14:33ce que sa mère attendait d'elle.
14:34Est-ce qu'elle en a parlé à son entourage ?
14:37Elle n'en parlait pas vraiment jusqu'à récemment.
14:40Elle mentionnait parfois qu'elle ne vivait pas très bien
14:42sa maternité à certaines copines,
14:43mais sans aller jusqu'à parler de regrets.
14:46Et quand je l'ai rencontrée,
14:47Sylvie m'a raconté que récemment,
14:49une amie lui avait parlé du livre de Stéphanie Thomas
14:51en lui disant, tu as vu,
14:53il y a d'autres mères qui le vivent mal,
14:55il y en a même certaines qui vont jusqu'à regretter.
14:57Et Sylvie m'a dit qu'elle avait fini par lui dire
14:59que c'était son cas et qu'elle avait témoigné dans le livre.
15:02Dans cet épisode, on s'est surtout attaché
15:04au vécu de Sylvie,
15:06mais le regret maternel peut avoir différentes formes.
15:09J'imagine qu'il est difficile de savoir
15:11combien de femmes en souffrent aujourd'hui ?
15:13Oui, c'est difficile à quantifier
15:15parce que ça reste aujourd'hui un sujet très tabou,
15:17donc il y a très peu de femmes qui en parlent.
15:19Mais ce qui est sûr, c'est que Sylvie est loin d'être la seule.
15:22Dans son livre « Mal de mère »,
15:24Stéphanie Thomas compile 10 témoignages de femmes
15:26qui regrettent d'être devenues mères,
15:27dont celui de Sylvie.
15:28Et Stéphanie Thomas raconte dans son livre
15:30que c'est des témoignages qu'elle a sélectionnés,
15:33puisque quand elle a passé son appel à témoins sur Internet,
15:35elle a rapidement reçu une trentaine de témoignages.
15:40Merci Ambre Rosala et merci à Bérangère Lepetit pour son aide.
15:44Je rappelle que vous pouvez retrouver le témoignage de Sylvie
15:47dans le livre de la journaliste Stéphanie Thomas,
15:50« Mal de mère », paru en octobre aux éditions J.C. Lattesse.
15:54Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
15:57Il est disponible sur toutes les plateformes audio.
15:59Production Clara Garnier-Amourou et Raphaël Pueyo.
16:03Réalisation Julien Moncouquiole.
16:05Si vous aimez Code Source, n'oubliez pas de vous abonner,
16:08de nous laisser des petites étoiles
16:09ou un commentaire sur votre application préférée.
16:12Vous pouvez aussi nous écrire codesource.leparisien.fr