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Confondu par des analyses ADN après son suicide, François Vérove, 59 ans, est bien le criminel barbare que la police recherchait depuis 35 ans. Premier épisode.


Dans ce podcast : L’affaire du « grêlé » est résolue, cette affaire non élucidée hantait les enquêteurs de la police judiciaire depuis plus de 30 ans. Soupçonné d'au moins trois meurtres et six viols le grêlé était recherché depuis les années 80. On sait formellement aujourd'hui qu'il s'agissait d'un homme au-dessus de tout soupçon, un retraité de la gendarmerie, un papy poule considéré comme un chic type par ses voisins. Code Source raconte l’affaire du grêlé en deux épisodes le premier aujourd'hui.
Le jeudi 30 septembre on vient d'apprendre que la veille au soir un homme retraité s'est donné la mort dans un appartement au Grau-du-Roi, un appartement qu’il venait de louer et il a laissé un courrier un courrier adressé à sa femme dans lequel il avoue qu'il a commis des choses abominables dans sa jeunesse….


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Sarah Hamny, Marion Bothorel et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian


Archives : INA, RTL.


#faitdivers #legrele #gendarme

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News
Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12L'affaire du grêlé est résolue.
00:14Cette affaire non élucidée hantait les enquêteurs de la police judiciaire depuis plus de 30 ans.
00:20Soupçonné d'au moins 3 meurtres et 6 viols, le grêlé était recherché depuis les années 80.
00:25On sait formellement aujourd'hui qu'il s'agissait d'un homme au-dessus de tout soupçon,
00:31un retraité de la gendarmerie, un papy poule, considéré comme un chic type par ses voisins.
00:37Codesource raconte l'affaire du grêlé en deux épisodes, le premier aujourd'hui,
00:40avec deux journalistes du Parisien, Damien Delsenis, chef du service police justice,
00:45et Denis Courtine du service enquête Île-de-France.
00:59Le jeudi 30 septembre, l'actualité est marquée par la condamnation de Nicolas Sarkozy à de la prison ferme
01:04dans le cadre de l'affaire Big Malion.
01:06Mais vous, Denis Courtine, ce jour-là, il y a une autre affaire qui vous occupe.
01:10Vous avez eu un tuyau sur un dossier important.
01:13On vient d'apprendre que la veille au soir, un homme retraité s'est donné la mort dans un appartement
01:19au Gros du Roi,
01:19un appartement qui venait de louer, et il a laissé un courrier, un courrier adressé à sa femme,
01:24dans lequel il avoue qu'il a commis des choses abominables dans sa jeunesse.
01:28Et il devait être entendu par les enquêteurs dans le cadre de l'affaire dite du grêlé.
01:33Damien Delsenis, pourquoi cette affaire a beaucoup marqué les enquêteurs ?
01:37Parce qu'elle n'est pas résolue, parce que ça fait plus de 35 ans que le grêlé,
01:40c'est un portrait robot en noir et blanc, qui est resté toujours dans les couloirs de la PJ, de
01:46la crime à Paris.
01:47C'est un dossier qui hante la PJ depuis 35 ans.
01:52Et on a tous vu au moins une fois le portrait robot de cet homme, et puis c'est des
01:55faits qui sont extrêmement glaçants aussi.
01:58C'est pour ça que c'est une affaire qui a beaucoup marqué, et la police, et plus encore.
02:02Denis Courtine, à ce stade, j'imagine que vous restez prudent ?
02:04Évidemment, on reste prudent. Il y a un courrier où il y a des aveux qui sont faits,
02:08mais dans l'attente d'un résultat ADN, on ne peut pas certifier qu'il s'agit bien du grêlé.
02:13Parce qu'il a dit quoi en quelques mots dans ce courrier ?
02:15C'est un courrier qu'il adresse à sa femme, dans lequel il explique qu'il a commis des actes
02:20irréparables à l'époque de sa jeunesse.
02:22Sa femme aurait d'ailleurs suspecté, c'est ce qu'il dit, enfin du moins tu t'étais douté de
02:26quelque chose.
02:28Et en tout cas, il explique qu'il a tué des gens innocents.
02:33François Vérove habitait à la Grande Mode dans l'Hérault.
02:35Il a longtemps vécu à Prade-le-Lay, dans le même département.
02:39Pour tous ses voisins, qui ne savent pas à ce moment-là qu'il est mort, qui est-il François
02:43Vérove ?
02:44François Vérove, pour tous ses voisins, pour tous ceux qui habitent Prade-le-Lay, c'est un type formidable, un
02:48type très sympa, un type qui a été conseiller municipal,
02:51qui s'est impliqué dans la vie de la commune et qui est quelqu'un qui rend des services et
02:56qui représente une certaine, quasiment une forme de notable dans cette ville.
02:59Il a 59 ans, il est marié, il a deux filles, il est même grand-père.
03:03Alors ses enfants ne vivent plus évidemment avec lui.
03:05Lui, par contre, il est toujours avec sa femme, qu'il a rencontré il y a très longtemps dans le
03:10nord de la France.
03:11Et effectivement, il a deux gamines et des petits-enfants qui promènent.
03:14D'ailleurs, on le voit sur une de ses photos, on le voit promener ses petits-enfants avec son vélo.
03:18Il a des passions ?
03:19La seule passion connue, du moins pour l'instant, c'est la moto.
03:22De son adolescence, où il faisait la motocross dans le quartier, ensuite son intégration à la garde républicaine,
03:28il a quasiment toujours fait de la moto, jusqu'à son accident, à la fin de sa carrière, où il
03:32s'est mis à boiter.
03:33Enfin, il y a eu des complications, d'après un voisin de Prade-le-Lay à l'hôpital, il ne
03:37pouvait plus faire de la moto.
03:38Denis Courtine, ce jour-là, peu avant 13h, vous êtes le premier à publier un papier sur le sujet, sur
03:43leparisien.fr.
03:44Vous racontez le suicide d'un homme potentiellement suspect dans l'affaire du Grêlé.
03:48Mais avec des précautions, le nom de famille, par exemple, n'est pas donné.
03:52En tout cas, l'information est très largement reprise ensuite.
03:55Peut-être la fin de 35 ans de mystère.
03:58Un ancien gendarme de 59 ans s'est donné la mort près de Montpellier, au Gros du Roi.
04:03Il a laissé une lettre dans laquelle il s'accuse de 6 viols et 4 meurtres à Paris au début
04:08des années 80.
04:11Damien Delseni, pour bien comprendre l'importance de cette information, il faut reprendre l'histoire du début en 1986.
04:18Le lundi 5 mai, le corps d'une fillette est retrouvé dans le sous-sol de son immeuble, à Paris,
04:24dans le 19e arrondissement.
04:25La rue Petit, dans le 19e arrondissement.
04:28Des grands ensembles modernes où logent 850 personnes.
04:31Cécile habitait au troisième étage du 116, avec ses parents.
04:35En fait, Cécile Bloch, c'est une enfant de 11 ans qui est assez autonome et qui, quand elle rentre
04:38du collège le midi, a l'habitude de manger toute seule chez elle.
04:41Mais à chaque fois, sa maman lui passe un coup de fil pour vérifier qu'elle est bien là.
04:44Et ce jour-là, quand sa maman l'appelle pendant la pause déjeuner, le téléphone ne répond pas.
04:48C'est un téléphone fixe à l'époque, bien sûr.
04:50Sa maman s'inquiète tout de suite parce que c'est vraiment une petite fille qui est très sérieuse, qui
04:53n'a pas l'habitude de traîner dans les rues.
04:54Donc, elle ameute un petit peu tout ce qu'elle peut.
04:56On commence à la chercher un peu partout dans la résidence.
04:59Le gardien cherche et puis, en descendant au troisième sous-sol, il découvre une main qui sort d'un morceau
05:06de moquette qui a été posé là.
05:07Et on comprend très vite que dans ce morceau de moquette, il y a un corps.
05:10Donc, elle est retrouvée.
05:11Elle a été étranglée, violée, frappée de plusieurs coups de couteau.
05:15La petite fille gît au troisième sous-sol dans le parking, poignardée derrière une porte fermée.
05:20Et donc, les policiers de la crime démarrent leur enquête à ce moment-là.
05:25Cécile Bloch avait 11 ans, ses parents, tout comme son demi-frère et d'autres voisins ont vu un homme
05:30suspect.
05:31Alors, effectivement, ce jour-là, dans cette résidence, il y a plusieurs personnes qui vont croiser un homme qui a
05:36un comportement un peu malaisant, un peu gênant dans l'ascenseur,
05:41qui fait des allers-retours, qui a l'air de faire un petit peu des repérages.
05:43Et le propre demi-frère de Cécile Bloch va le croiser dans l'ascenseur.
05:47Donc, c'est un moment où, forcément, il est proche de lui, où il se parle d'ailleurs.
05:51Lui, il trouve qu'il a un ton très obséquieux.
05:53Il est tout de suite mis mal à l'aise par ce type et il donne une description physique assez
05:57précise.
05:58Il parle à ce moment-là, effectivement, de cette peau qui est abîmée, probablement pour des problèmes de boutons qu
06:03'il a eus plus jeunes.
06:04Et donc, il décrit quelqu'un.
06:05C'est de là que va venir le surnom Le Grellet, d'ailleurs.
06:08Et quand le portrait robot est dressé à partir du témoignage de ce demi-frère
06:11et du témoignage de plein d'autres personnes qui l'ont croisé à l'époque, ce jour-là, dans la
06:15résidence,
06:16il est plutôt grand, plutôt jeune, entre 25 et 35 ans.
06:20Effectivement, des cicatrices sur la peau, des cheveux, une mèche de cheveux un peu sur le front.
06:25Des yeux aussi, des orbites un peu creuses.
06:27Il y a des portraits robots qui, parfois, ne ressemblent pas à grand-chose.
06:29Autant celui-là, il y a eu beaucoup de témoignages qui ont été assez concordants.
06:32Donc, on arrive à une description quand même assez précise.
06:35Nous sommes dans les années 80.
06:37Les policiers n'ont pas l'arme de l'ADN, pas d'ordinateur.
06:40Ils épluchent les fiches des affaires récentes à Paris.
06:44Denis Courtine, il trouve un cas comparable.
06:47Celui du viol d'une fillette dans la capitale, un mois plus tôt, le 7 avril.
06:52Oui, c'est la petite Sarah.
06:54Les enquêteurs vont évidemment s'intéresser à ce viol.
06:58En fait, c'est une gamine qui habitait Place Vénicie, dans le 13e arrondissement.
07:02Et c'est un peu le même mode opératoire.
07:05Que pour Cécile Bloch, c'est-à-dire qu'il monte dans un ascenseur.
07:09La petite Sarah, elle, elle part à l'école.
07:10C'est le matin, il est un peu plus de 8 heures.
07:12Et il la conduit jusqu'au sous-sol, en fait, de l'immeuble.
07:15Et là, il la viole et il la laisse pour morte dans le sous-sol.
07:20La fillette de 8 ans était évanouie.
07:22Elle reprend conscience environ un quart d'heure plus tard.
07:25Et elle parvient à défaire les liens qui enserraient ses poignets pour aller chercher du secours.
07:31Plus tard, les enquêteurs de la PJ lui présentent le portrait robot du grêlé,
07:36dessiné après le meurtre de Cécile Bloch.
07:38Et Sarah reconnaît son agresseur.
07:41Damien Delceni, un an plus tard, le 27 octobre 1987,
07:46une ado de 14 ans, Marianne, est violée à Paris par un homme se faisant passer pour un policier.
07:51Ce violeur, il va présenter une carte à la victime.
07:55Il va d'ailleurs prétendre travailler sur le trafic de stupéfiants dans le quartier.
08:00Donc il présente cette carte tricolore.
08:02Évidemment, c'est pour à la fois neutraliser sa victime et la mettre en confiance dans un premier temps.
08:08Elle va être ligotée, baillonnée, ligotée.
08:10Il va ensuite la violer.
08:12Donc on a une description encore assez précise d'un mode opératoire et de l'utilisation d'une carte professionnelle.
08:19Damien Delceni, à ce stade, de quels éléments disposent les enquêteurs sur ce meurtrier et violeur en série potentielle ?
08:25Ils disposent de peu de choses et de beaucoup de choses.
08:27Beaucoup de choses parce qu'ils ont un portrait robot, ils ont un descriptif.
08:31Ils commencent à avoir quand même une idée de la zone géographique dans laquelle ils frappent.
08:35Parce qu'ils frappent quand même dans des arrondissements assez particuliers de Paris, le 13e, le 14e.
08:41Ils ont un mode opératoire qui n'est pas forcément toujours le même,
08:43mais qui se dessine quand même des immeubles, des ascenseurs, des jeunes filles plutôt ados
08:47qui sont abordés.
08:49En revanche, on est à la préhistoire absolue de la police technique et scientifique.
08:53Tout se fait un petit peu à la main.
08:55Même si c'est la brigade criminelle qui centralise les investigations,
08:58il y a des affaires qui peuvent rester dans des commissariats de quartier dont on n'entend pas parler.
09:02Tout ça est très artisanal à l'époque.
09:04L'enquête ne progresse pas et en 1988, le père de la petite Cécile Bloch demande aux enquêteurs
09:10d'utiliser une technique naissante, toute nouvelle, l'ADN.
09:15Oui, en fait, c'est le demi-frère de Cécile Bloch qui s'est documenté sur la question
09:18et qui a découvert les travaux d'un chercheur sur l'ADN.
09:21Et à l'époque, cette famille, elle est dans le chagrin, elle est dans la terreur.
09:25En même temps, il n'y a pas de réponse.
09:26L'enquête, elle n'avance pas, elle ne tire pas de pistes sérieuses.
09:30L'ADN, c'est vraiment la fin des années 80.
09:32C'est tout début de cette technique qui est d'ailleurs complètement en phase de test à ce moment-là.
09:37Mais on sent qu'il y a une volonté, en tout cas des parents, évidemment, et des proches,
09:42d'essayer d'obtenir quelque chose de ces progrès scientifiques.
09:45Mais voilà, les scènes de crime à l'époque, elles ne sont pas traitées tout à fait de la même
09:48manière.
09:48Ce qu'on sait à l'époque, simplement, du travail qui a été fait sur l'affaire Bloch,
09:52c'est qu'on a un groupe sanguin à partir du sperme.
09:55On sait que c'est le groupe A.
09:56Alors, c'est une information, mais le groupe A, c'est très répandu.
09:59Donc, ce n'est pas une information, en fait, véritablement décisive dans le dossier.
10:05Les mois et les années passent, rien de concret, rien de tangible.
10:09En 1993, l'enquête sur le meurtre de Cécile Bloch est classée sans suite.
10:13Motif, auteur non identifié.
10:16L'année suivante, Denis Courtine, en 1994, le 29 juin, à Mitrimori, en Seine-et-Marne,
10:22une enfant de 11 ans, Ingrid, est enlevée.
10:25Elle est enlevée par le conducteur d'une voiture blanche,
10:28qui l'enlève dans la rue, à Mitrimori,
10:30et qui l'a conduit très loin de là, dans la banlieue sud,
10:33jusqu'à Saclay, dans une ferme.
10:36Donc, il lui montre des BD sadomaso et il la viole sur place.
10:40Dans l'après-midi, l'homme part de la ferme à un moment.
10:42Il dit qu'il va chercher à manger et qu'il va revenir.
10:45La fillette attend cinq minutes et s'enfuit.
10:49Au gendarme, elle raconte comment il l'avait fait monter dans sa voiture.
10:52Il s'est fait passer pour un policier.
10:54Il lui a demandé ses papiers.
10:56Elle n'en avait pas.
10:57Il lui a dit, je vais t'emmener au commissariat.
10:59Ingrid donne aux enquêteurs une description précise de son agresseur
11:03et de sa voiture, une Volvo Claire.
11:06Quelques mois plus tard, le mardi 25 octobre,
11:09les enquêteurs interpellent un suspect
11:11à Conches-sur-Gondouard, toujours en Seine-et-Marne,
11:14un certain Claude P.
11:16Et Denis Courtine, ils passent aux aveux.
11:19Alors Claude P, oui, c'est un homme de 36 ans.
11:21Il avait déjà été surpris en train de...
11:24Il avait essayé d'embarquer à bord de son véhicule,
11:26justement une voiture blanche, deux jeunes filles, près de Mitrimori.
11:30Et donc forcément, les policiers font le lien.
11:32Ils le placent en garde à vue.
11:34Et lors de sa garde à vue, il passe aux aveux.
11:36Il dit, bah oui, effectivement, j'ai bien violé quelqu'un.
11:38La petite Ingrid doit formellement identifier et reconnaître son agresseur.
11:43Pour l'aménager, les enquêteurs ne lui soumettent pas une photo de Claude P.
11:47Mais cette portrait robot, Ingrid, s'arrête sur le dessin numéro 6.
11:53Ouais, sur le dessin numéro 6.
11:54Donc c'est pas celui du suspect qui vient d'être placé en garde à vue,
11:56mais c'est celui de l'homme qui a violé la petite Marianne en 87.
12:03La juge en charge du dossier décide de comparer l'empreinte génétique du suspect, Claude P,
12:07avec celle extraite du sperme du violeur d'Ingrid qu'on a retrouvé sur la petite fille.
12:12La comparaison est négative. L'homme est donc innocenté et relâché malgré ses aveux.
12:18Damien Delseni, on le voit, la science de l'ADN progresse.
12:22Et au printemps 1996, l'enquête sur la mort de la première victime, Cécile Bloch, 11 ans, est rouverte.
12:28La juge d'instruction en charge du dossier demande au CHU de Nantes
12:31une expertise des traces de sperme présentes sur la moquette et les vêtements de la victime.
12:35On est 10 ans après la mort de Cécile Bloch. L'ADN a progressé.
12:39On peut maintenant extraire plus de choses, on peut révéler plus de choses.
12:43Donc effectivement, on relance l'enquête Bloch en se disant que peut-être avec les nouvelles armes scientifiques
12:47dont on dispose, on va enfin pouvoir aussi avoir cette carte d'identité génétique
12:51du violeur et du tueur de Cécile Bloch.
12:53Et c'est ce qui est trouvé.
12:54Et c'est ce qui est trouvé. On arrive enfin, 10 ans après, à avoir cette fameuse trace
12:58et à ne plus avoir juste un groupe sanguin ou quelques éléments un peu disparates.
13:02Là, on a la carte d'identité génétique du tueur.
13:07Et grâce à cette carte d'identité génétique, le 24 octobre 1996, le lien est fait entre
13:13plusieurs affaires du grêlé.
13:15On sait maintenant avec certitude scientifique que le grêlé est la même personne qui a
13:20violé Marianne, Sarah et qui a violé et tué Cécile Bloch.
13:25Des années plus tard, en 2000, juste avant Noël, le 21 décembre, une juge d'instruction
13:30qui a repris le dossier, Cécile Bloch, reçoit sa famille.
13:34Après cette rencontre, la magistrate ordonne à tous les laboratoires du pays de comparer
13:39systématiquement l'ADN du grêlé avec ceux dont il dispose déjà.
13:44Et rapidement, le 9 janvier 2001, cette vérification donne un résultat qui stupéfie les enquêteurs.
13:50Suite et fin de ce podcast dans le prochain épisode de Codesources avec Damien Delsenis
13:56et Denis Courtine du Parisien.
13:58Codesources est le podcast d'actualité du Parisien, disponible chaque soir de la semaine
14:02sur toutes les plateformes audio.
14:04Cet épisode a été produit par Thibaut Lambert et Sarah Amny, réalisation Julien Moncouquiole.
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