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Les Jeux olympiques de Paris 2024 ont pris fin hier après deux semaines de compétitions et de festivités. Sandrine Lefèvre, journaliste au service des sports du Parisien, a suivi cet événement depuis le début, de la candidature de Paris au sacre de Teddy Riner et de l’équipe de France, en passant par tous les préparatifs. Pour Code source, elle raconte cette aventure unique, au cœur des JO.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : France TV, Le Monde.
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00:03Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:07Aujourd'hui, dernier podcast consacré aux Jeux Olympiques de Paris 2024, en attendant les Jeux Paralympiques.
00:19La chanteuse de 22 ans, Billie Eilish, les Red Hot Chili Peppers ou encore Snoop Dogg et Dr. Dre,
00:24la cérémonie de clôture des Jeux de Paris s'est terminée par un concert enregistré à Los Angeles sur la
00:30plage de Long Beach.
00:31Anne Hidalgo venait de transmettre le drapeau olympique à son homologue de Los Angeles,
00:36Los Angeles ville qui accueillera les JO dans 4 ans.
00:39C'est l'acteur Tom Cruise qui a convoyé le drapeau à bord d'un avion militaire jusqu'en Californie,
00:45séquence vidéo tournée bien sûr à l'avance.
00:47Ces Jeux de Paris resteront comme un grand succès à tous les niveaux, notamment sportif et populaire,
00:52puisque des millions de Français se sont pris au jeu.
00:56Aux Parisiens, 200 journalistes étaient mobilisés pendant ces Jeux pour vous faire vivre l'événement au plus près
01:00et l'une d'entre elles a même suivi le sujet depuis le début,
01:04Sandrine Lefebvre, spécialiste JO depuis 10 ans.
01:08Elle est en code source aujourd'hui pour nous raconter ses souvenirs les plus marquants
01:12pendant toutes ces années et pendant les Jeux de Paris.
01:23Sandrine Lefebvre, vous avez couvert Paris 2024 depuis 2013,
01:27avant même que la candidature ne soit officiellement lancée.
01:30C'est pour ça qu'on voulait vous interroger à la fin de ces Jeux,
01:33pour avoir votre ressenti, savoir ce qui vous a le plus marqué et aussi ému.
01:38Le jeudi 18 juillet, vous avez porté la flamme olympique à Creil, dans l'Oise, la ville de votre enfance.
01:45C'était comment cet endroit quand vous y avez grandi ?
01:48Quel souvenir vous avez de Creil quand vous étiez petite ?
01:50C'est une ville ouvrière, il y a eu pas mal d'usines aux alentours qui ont fermé.
01:54C'est une ville aussi qui est cosmopolite, avec des quartiers qui sont...
01:59Il y a un plateau, on appelle ça le plateau de Creil, qui est un quartier un peu défavorisé.
02:04Mes premiers souvenirs de Creil, c'est le stade Vélodrome.
02:07C'est un stade mythique qui est centenaire, et c'était le stade où, avec mon papa,
02:12on allait voir les matchs de football.
02:14J'étais toute petite, on venait à pied, il y avait une grande côte à grimper pour accéder à ce
02:18stade.
02:19Et à l'époque, Creil était au niveau national, et donc tout le monde venait voir le football dimanche.
02:25Il y avait une ambiance de folie, et c'était quelque chose qui était important dans ma vie.
02:32Quand vous étiez étudiante, pendant plusieurs années, vous avez été coach d'athlétisme pour des jeunes de Creil.
02:38Pendant que j'étais étudiante, effectivement, j'entraînais des jeunes.
02:42J'ai fait moi-même de l'athlétisme, pas du tout au niveau.
02:45Et très vite, j'ai eu envie de m'occuper des plus jeunes, des enfants.
02:49Et puis, c'était des enfants auxquels on s'attachait beaucoup,
02:52parce que les parents n'avaient pas forcément les moyens de les emmener en compétition.
02:57Donc, c'était nous qui, on s'occupait d'eux.
03:00J'ai des souvenirs d'eux, on les emmenait dans un fast-food, on les emmenait manger à la Galette
03:05des Rois,
03:06on les emmenait un peu partout.
03:07C'était un peu une deuxième famille.
03:09Alors Sandrine, vous allez nous raconter une partie de votre travail sur Paris 2024 pendant une décennie.
03:15Mais quand on parle de Paris 2024, il faut d'abord se souvenir que ça a commencé par plusieurs échecs
03:20successifs.
03:20La France a effectivement tenté pas mal de candidatures, dont une qui a été extrêmement douloureuse.
03:26C'est celle de 2012, on a tous les images à Singapour de ces hommes politiques qui sont là en
03:31train d'attendre
03:32que Paris sorte de l'enveloppe du CIO.
03:35Et puis, c'est Londres qui sort.
03:38Les Jeux de la 30e Olympia 2012 sont attribués à la ville de Londres.
03:47Et voilà, c'était un vrai, vrai traumatisme.
03:49Et quand le projet de Paris 2024 a commencé à se former, l'idée d'une nouvelle candidature,
03:54il a été décidé de placer les sportifs français au cœur du dossier de candidature.
03:59Expliquez-nous ça.
03:59C'est Bernard Lapasset, qui est l'ancien patron du rugby européen, qui prend le dossier en main.
04:05Et lui étudie de façon très précise les raisons des échecs précédents.
04:11Et il se dit, voilà, l'image que l'on garde de Singapour, c'est l'image de ces hommes
04:17en costume.
04:18Donc c'était des hommes politiques, il y avait le ministre des Sports, il y avait le maire de Paris.
04:22Et on se dit, voilà, si on a perdu, c'est aussi parce qu'en face, à Londres, il y
04:26avait un certain Sébastien Ko,
04:27un ancien coureur de demi-fond anglais.
04:30Et Sébastien Ko avait un peu électrisé tout le monde.
04:32Donc on se dit, Bernard se dit, si on a une chance d'y aller, il ne faudra pas y
04:37aller avec les hommes politiques,
04:38il faudra y aller avec des sportifs.
04:39Et c'est là aussi qu'on pense à Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak.
04:43Pourquoi est-ce que Bernard Lapassé va faire appel à lui ?
04:46Ils habitent tous les deux dans les Pyrénées.
04:49Un jour, ils se croisent à l'aéroport de Pau.
04:51Ils discutent dans la salle d'attente.
04:53Et Tony raconte qu'ils vont se mettre l'un à côté de l'autre dans cet avion pour Paris.
04:59Tony Estanguet, à ce moment-là, il a pris sa retraite.
05:01Il est triple champion olympique de canoë.
05:03Et puis il s'occupe des fonctions au sein de la Fédération Française.
05:08Il est notamment chargé d'organiser les championnats du monde qui vont se dérouler en 2017 à Pau, chez lui.
05:14Et donc il croise Bernard qui, lui, est en train de réfléchir à ce dossier de candidature.
05:19Et Bernard va avoir une sorte de coup de foudre pour lui.
05:21Il va se dire, forcément, c'est lui.
05:23Et finalement, il devient coprésident du dossier de candidature.
05:26Le 10 juillet 2017, en Suisse, à Lausanne, il est à la tribune.
05:30Et il donne tout dans son discours pour défendre la candidature de Paris.
05:35Et il met en avant, il parle d'un aspect humain de son histoire de champion qui est assez méconnu.
05:40Ce moment où il a dû éliminer son propre frère, qui faisait lui aussi du canoë kayak,
05:45pour se qualifier pour les Jeux de Sydney en 2000.
05:48C'est le grand frère, c'est lui qui a été médaillé aux Jeux précédents.
05:51C'est lui qui doit théoriquement se qualifier pour les Jeux.
05:54Et puis les deux espèrent quand même y aller un petit peu ensemble.
05:57Puisqu'à l'époque, il y a deux billets qui sont possibles.
05:59Malheureusement, il ne reste qu'un billet à la tribune à un moment donné.
06:04Et c'est soit l'un, soit l'autre.
06:06Il fallait qu'il batte absolument son frère lors d'une compétition pour pouvoir accéder à ses Jeux olympiques.
06:11Donc le frère reste à Pau.
06:13Et lui s'envole pour les Jeux olympiques et pour le titre suprême.
06:21Premier titre à Sydney en 2000 et donc il va décrocher au total trois titres olympiques.
06:25On revient à 2017, quelques mois après ce discours de Lausanne, le mercredi 13 septembre.
06:31Sandrine Lefebvre, vous êtes au Pérou, à Lima.
06:34Pour le Parisien, Lima où le CIO, le Comité international olympique, doit annoncer qui va organiser les Jeux en 2024
06:41et en 2028.
06:43De quoi est-ce que vous vous souvenez ?
06:44Les Jeux étaient un petit peu faits parce que quelques mois auparavant, le CIO avait décidé d'une double attribution.
06:50Auparavant, c'était les membres du CIO qui élisaient la ville candidate.
06:55Là, le CIO a deux dossiers béton avec Paris d'un côté, Los Angeles de l'autre.
07:00Et il se dit voilà, on ne peut pas passer à côté de ces deux dossiers formidables.
07:05Et donc, il demande aux villes de se mettre d'accord.
07:08Donc, on sait un petit peu que les Jeux sont faits, que c'est décidé que Paris aura les Jeux.
07:13Mais en même temps, il y a cette émotion puisque c'est trois ou quatre ans de travail pour monter
07:19ce dossier.
07:19Ils sont allés partout le présenter à travers le monde.
07:22On revient un petit peu en arrière puisqu'il y a pas mal de personnalités qui sont là et qui
07:27ont vécu l'échec pour les Jeux de 2012.
07:30Et puis là, c'est un immense soulagement, une immense fierté et on se projette déjà vers 2024.
07:37Ladies and gentlemen, I have the great honor to announce that the International Olympic Committee has simultaneously elected Paris 24,
07:48Los Angeles 28.
07:56Pendant l'été 2021, les Jeux de Tokyo sont disputés du 24 juillet au 8 août.
08:01Vous faites partie des envoyés spéciaux du Parisien dans ces Jeux décalés d'un an et sans public à cause
08:06du Covid.
08:07Et à la fin, le relais est transmis à la maire de Paris, Anne Hidalgo.
08:10Paris 2024 a préparé un petit film où on se projette sur les Jeux de 2024.
08:16On est sur un film qui est tourné sur les toits de Paris.
08:19On imagine déjà ce que ça va être.
08:21Et puis, il y a ce moment où ça y est, enfin, c'est notre tour.
08:26Pendant cette Olympiade, l'intervalle de plusieurs années entre les Jeux Olympiques, vous suivez la préparation de nombreux athlètes français,
08:33notamment Teddy Riner.
08:34Et au mois d'août 2022, vous êtes en reportage dans le petit village, le petit bourg d'où il
08:39vient, vieux habitants en Guadeloupe.
08:42Qu'est-ce qui vous frappe sur place en Guadeloupe ?
08:43C'est l'attachement de Teddy Riner à cette île et l'attachement des Guadeloupéens en Teddy Riner.
08:48Dans le village, il y a une place du village et puis il y a la statue dorée à l
08:53'effigie de Teddy Riner.
08:54Et puis, c'est Moïse, son papa, qui va me faire faire le tour de l'île, puisque Teddy est
08:59en préparation, donc il n'est pas en Guadeloupe à ce moment-là.
09:01Et son papa va m'emmener partout, dans tous les coins, où il emmenait son fils quand il était petit.
09:06Et c'est très très riche en émotions.
09:08Je me souviens notamment d'un passage chez Maurice, le papy qui est maintenant en centenaire.
09:13Il lui raconte tout sa fierté de voir son petit-fils à la télévision, son petit-fils qui revient régulièrement
09:20en Guadeloupe, le voir.
09:22Puis voilà, il me dit, mais en revanche, Paris, je regarderai la télévision parce que je ne reprends plus l
09:27'avion, c'est terminé.
09:28Papy Maurice, qui lui, était au jeu de Rio pour voir Teddy.
09:32C'est une famille très très très soudée.
09:37Sandrine Lefèvre, vous avez fait aussi plusieurs papiers sur des championnes qui ont donné naissance à des bébés pendant cette
09:43période, mais sans renoncer à leur rêve olympique.
09:45Celle qui symbolise tout ça, c'est Clarisse Egbeninou.
09:48Clarisse, elle avait envie d'avoir un bébé déjà au moment de l'Olympiade de Tokyo.
09:53Et pour ces filles, c'est réellement un défi colossal, puisqu'elles doivent être enceintes.
09:59Elles doivent revenir à la compétition, préparer une échéance olympique avec des ambitions extrêmes.
10:06Puisque Clarisse, elle, veut revenir pour être médaillée d'or.
10:10Il y a Clarisse, il y a également des histoires beaucoup plus douloureuses, parce qu'il y a des femmes
10:14qui ont renoncé à être enceintes pour préparer les Jeux.
10:18Je pense à Elodie Clouvel, qui a perdu son bébé, qui va nous le raconter.
10:21On sent que les Jeux de Paris sont quelque chose de très particulier pour elles, parce qu'elles veulent être
10:28maman, mais en même temps, elles ne veulent pas rater ces Jeux, parce que ces Jeux sont à Paris.
10:33Et plus tard, dans Le Parisien, vous parlez aussi de celles et ceux qui ratent la qualification pour les Jeux.
10:38C'est terrible pour eux, parce que c'est le défi d'une vie.
10:42Des Jeux olympiques, certains sportifs vont y participer deux, trois, quatre fois.
10:46Mais des Jeux à la maison, c'est une fois dans leur carrière, ils ne revivront jamais ça.
10:51Et rater cet événement, pour eux, c'est quelque chose de terrible.
10:55Deux ans avant l'échéance, deux ans avant le 26 juillet 2024, et la cérémonie d'ouverture des Jeux de
11:00Paris, vous publiez une série de six articles et vous racontez tout ce qui ne va pas.
11:04En résumé, deux ans avant, des problèmes de financement, de choix des sites qui sont modifiés, et puis de l
11:10'organisation à la tête de l'événement.
11:11On se demande finalement, deux ans avant, qui fait quoi concrètement ?
11:14C'est un peu les aléas d'un comité d'organisation qui est immense, qui commence avec deux, trois personnes
11:21à l'époque de Bernard Lapassé et Tony Estanguet,
11:23puis qui grossit pour avoir plus de 4000 personnes.
11:26Donc forcément, il passe par différentes étapes.
11:28Et puis le dossier de Paris 2024 n'a pas été facile à monter, puisqu'il a fallu modifier des
11:33sites de compétition.
11:34Quand il se présente en 2017, il nous explique que le dossier est béton et qu'il n'y aura
11:40pas besoin, qu'ils ont déjà tous les sites de compétition, qu'il n'y aura pas besoin de changer
11:44les choses.
11:44Et puis les choses changent parce qu'on a mal évalué un site, parce que les coûts aussi sont démentiels.
11:51C'est notamment ce qui va occasionner des changements nombreux pour la piscine.
11:56Il y a aussi des choses qui retardent des chantiers.
12:01Il y a le budget, qui est la question centrale quand on monte un dossier, parce que les sujets qui
12:07reviennent dans toutes les éditions des jeux,
12:09c'est la sécurité, le budget et le temps des travaux.
12:13Pendant les années qui précèdent l'ouverture des jeux, il y a eu de très nombreuses polémiques ou inquiétudes sur
12:18la faisabilité du projet.
12:20Par exemple, au sujet de la cérémonie d'ouverture sur la scène, mais pas seulement.
12:24Il y a eu vraiment beaucoup de sujets.
12:25Tout est sujet à polémique, pratiquement, avec Paris 2024.
12:29Il y a les changements de sites, il y a le budget qui va-t-il dépasser ou pas.
12:34Il y a cette cérémonie sur la scène que Paris 2024 envisage.
12:38C'est la première fois qu'une cérémonie d'ouverture va être organisée en dehors d'un stade,
12:44avec toutes les questions de sécurité que ça comporte.
12:47Il y a la question de la bénéhabilité de la scène.
12:49Paris 2024 imagine que les épreuves de triathlons et de natation en longue distance vont se dérouler dans cette scène
12:56où personne ne se baigne.
12:57Donc le projet, l'idée est un petit peu folle aussi.
12:59Il y a le surf à Tahiti.
13:01Tout le monde avait imaginé que le surf se déroulerait à Biarritz.
13:06Et eux envoient ça à des milliers de kilomètres de Paris, sur la plus belle vague qui existe au monde.
13:13Non seulement ils veulent organiser des compétitions dans des sites qu'ils appellent iconiques,
13:17comme le château de Versailles, la Concorde.
13:19On se dit que ça va être un bordel monstrueux à Paris.
13:22Et puis en plus ils veulent se compliquer la tâche avec une cérémonie qui est très complexe à organiser,
13:28et du surf à Tahiti à l'autre bout du monde.
13:36On en revient à 2024, le 16 avril, qui est le jour de votre anniversaire.
13:39Vous êtes en Grèce, à Olympie, sur le site des Jeux Antiques, là où la flamme est rallumée.
13:45Avant d'y aller, pour m'essayer de me projeter, j'avais demandé à un historien ce que c'était
13:49Olympie.
13:50Il m'avait dit, non mais Olympie c'est un trou.
13:52Et effectivement Olympie c'est un trou, c'est une toute petite ville qui n'existe que tous les deux
13:57ans,
13:58lorsque la flamme est allumée pour les Jeux d'été ou pour les Jeux d'hiver.
14:01C'est plein de magasins de souvenirs.
14:02Et le site a quelque chose d'assez féérique et d'assez magique.
14:06C'est une grande étendue d'herbes, avec des ruines antiques, des temples.
14:12Et puis, il y a tout un cérémonial autour de l'allumage de la flamme.
14:17Il y a des déesses qui sont habillées dans des superbes robes.
14:21Tout un spectacle avec des gladiateurs.
14:24Et puis à un moment donné, les rayons du soleil sont censés se refléter dans un miroir.
14:30Et la flamme est censée jaillir.
14:32Sauf que ce jour-là, manque de chance.
14:34Le soleil ne brille pas assez.
14:36Et donc, la flamme, pour sécuriser les choses, a été allumée lors des répétitions qui ont eu lieu la veille.
14:42Qu'est-ce qui se passe ensuite avec cette flamme ?
14:44Le premier relayeur est un relayeur grec qui va ensuite transmettre la flamme à celle qui sera la première relayeuse
14:50française, mais en terre grecque, qui est l'Ormanodou, qui avait été championne olympique à Athènes.
14:56Donc, c'était aussi un symbole très très fort.
14:58Et ensuite, la flamme va faire un petit tour en Grèce pendant huit jours avant d'arriver à Athènes.
15:04Et ensuite, elle est transmise lors d'une nouvelle cérémonie.
15:08Et là, c'est le passage réel entre les Grecs, qui sont détenteurs de flammes, et les Français.
15:15Donc, le 23 avril, Tony Estanguet repart avec ses petites lanternes, renfermant la flamme olympique.
15:22Et le lendemain, va la déposer à bord du Bélem.
15:28Le Bélem, ce voilier français, un trois-mains de 58 mètres de long sur lequel la flamme olympique va arriver
15:34en France, dans le port de Marseille, le 8 mai, après une dizaine de jours de traversée de la Méditerranée.
15:40Sur ce voilier, il y a une quinzaine de jeunes qui ont grandi dans des quartiers populaires, aux quatre coins
15:45de la France, à Marseille.
15:46Mais pas seulement. Vous pouvez parler avec ces jeunes au moment de l'arrivée à Marseille. Ils sont touchants ?
15:51Eux ont vécu une aventure de huit jours, parce qu'ils sont restés à bord du Bélem pendant huit jours.
15:56On traversait des paysages absolument fantastiques.
15:59Ce sont des jeunes qui ne se connaissaient pas, qui ont été recrutés par Paris 2024 pour composer cet équipage
16:05qu'on appelle des éclaireurs.
16:07Qui ont été recrutés parce qu'ils ont eu des parcours de vie cabossés, pour certains.
16:12D'autres qui sont là, dans un parcours de seconde chance, qui ont eu des difficultés scolaires, qui ont été
16:17harcelés, certains.
16:18Voilà, et puis ils vont tous se retrouver pour vivre une aventure complètement folle pendant huit jours avec cette flamme
16:25à bord de ce bateau.
16:26C'est eux qui vont faire avancer le Bélem et c'est eux qui vont les premiers arriver avec cette
16:32flamme dans le port de Marseille.
16:34Décrivez-nous la fête à Marseille.
16:36Les dizaines de milliers de personnes qui sont là pour accueillir la flamme olympique.
16:39Le mercredi 8 mai, vous êtes sur le Bélem à ce moment-là, quand il s'engage dans la rade
16:44de Marseille.
16:45Toute la matinée, il y a déjà eu une immense parade dans la rade de Marseille,
16:49avec des centaines de bateaux qui sont venus à la rencontre du Bélem.
16:54Et ensuite, le Bélem, quand il va commencer à approcher du Vieux-Port,
16:59plus on approche, plus on entend la ferveur.
17:02En fait, ce n'est pas forcément les images, parce que les gens sont assez loin,
17:06mais on entend le bruit.
17:08On a l'impression d'être au stade Vélodrome.
17:12Ça résonne de partout, ça crie, il y a des fumigènes.
17:15Paris 2024 se demandait comment cette flamme allait être accueillie,
17:20si les Jeux de Paris allaient être un succès.
17:22Et là, on se lui met à Marseille, on se dit, oui quand même, on va vivre quelque chose d
17:27'incroyable.
17:40Sandrine Lefèvre, quelques semaines plus tard, l'actualité politique est chargée,
17:44Emmanuel Macron dissout l'Assemblée, suite à la défaite de son camp aux Européennes, le dimanche 9 juin.
17:49Et les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet ne permettent pas de dégager une majorité claire.
17:55Le RN, qu'on croyait pouvoir l'emporter, compte finalement 143 députés.
18:01Tony Estanguet refuse de prendre position pendant cette période.
18:05Sandrine Lefèvre, lui, il était dans quel état d'esprit pendant les semaines qui ont précédé les Jeux ?
18:11Paris 2024 est resté en retrait de l'actualité politique,
18:14tout en se disant que les Jeux allaient pouvoir avoir un pouvoir de changer les choses, un pouvoir de cohésion.
18:21On sent bien que les Français à cette époque-là ont besoin d'être dans la joie, d'être dans
18:26le partage, d'être dans le bonheur.
18:27Et les Jeux ont ce pouvoir-là.
18:30Le vendredi 26 juillet, c'est la cérémonie d'ouverture des Jeux.
18:34Aya Nakamura et la garde républicaine.
18:36Philippe Catherine, tout bleu, presque tout nu, en Dionysos.
18:39L'hymne à l'amour de Céline Dion, malgré sa maladie, à l'étage de la Tour Eiffel.
18:43La pluie, les athlètes sur les bateaux.
18:46Vous, Sandrine Lefèvre, où est-ce que vous êtes et comment est-ce que vous vivez cette cérémonie ?
18:51Je suis placée près du Palais de Tokyo, au bord de la Seine, en face de la Tour Eiffel.
18:56C'est un peu au début, un peu déroutant, cette cérémonie d'ouverture, puisqu'elle commence par un film avec
19:02Zinedine Zidane au Stade de France.
19:04Il y a même des gens qui sont en train de s'installer, qui ne comprennent pas que le spectacle
19:07a commencé.
19:08Et puis, comme c'est quelque chose qui se déroule sur 6 km de long, on n'a pas forcément
19:13encore du spectacle devant les yeux.
19:16Ça va venir, ça monte au fur et à mesure que ces bateaux avancent.
19:21Il pleut, et très honnêtement, à un moment donné, il pleut, mais on s'en fout tous.
19:25On est dans un truc, on a l'impression d'être au milieu du spectacle avec des feux d'artifice,
19:31il y a des bateaux qui avancent au fur et à mesure.
19:33Il y a un spectacle qui se déroule, Philippe Catherine est juste au-dessus du pont à ma gauche.
19:39Donc c'est quelque chose d'extraordinaire.
19:42Mais on ne réalise pas encore vraiment qu'on vit un moment intense et un moment fort.
19:48C'est réellement quand cette vasque va être allumée, quand on voit Marie-José Pérec et Teddy Riner,
19:55qui semblent tout petits, tout petits, à côté de cette immense montgolfière dorée qui s'envole,
20:00quand on se dit, waouh, ils l'ont fait, ils ont réussi cette cérémonie de dingue sur la scène.
20:12Les Jeux sont lancés, première médaille d'or pour les Français, avec Antoine Dupont et le rugby à 7,
20:17moisson d'or ensuite dans les jours qui suivent de Léon Marchand.
20:21Vous, qu'est-ce qui vous frappe pendant la première semaine ?
20:23C'est l'ambiance dans les stades. Parce qu'il faut bien se remettre dans le contexte des Jeux.
20:29Nous, on connaît l'ambiance de France 98, cette ambiance au Stade de France.
20:32Les Jeux, ce n'est pas ça. Généralement, les Jeux se déroulent notamment le matin.
20:36Il y a des sessions qui sont vides. Il n'y a pas beaucoup de spectateurs.
20:40On encourage l'équipe locale.
20:43Mais il n'y a pas une ferveur extraordinaire comme celle-ci, celle qu'on vit à Paris à ce
20:49moment-là.
20:49Puis aussi, on avait peut-être un peu oublié parce que Londres, c'était extraordinaire.
20:54Ensuite, il y a eu les Jeux de Rio où le public n'était pas forcément présent.
20:59C'était à trois quarts vides.
21:01Puis il y a eu Tokyo, des stades totalement vides à cause du Covid.
21:05Donc on avait un petit peu oublié la magie des Jeux.
21:09Et là, on l'a vu, mais d'une façon qui est décuplée.
21:13Et on se prend ça dans la figure quand on est au rugby, dans ce stade de France qui est
21:19archi-comble.
21:20On se dit, mais ce n'est pas possible. Qu'est-ce qui se passe ?
21:22Le mardi 30 juillet, l'une des judokas que vous suivez depuis des années, on en parlait,
21:27Clarisse Agbenienou, se contente d'une médaille de bronze.
21:30Le vendredi 2 août, Teddy Riner s'impose chez les plus de 100 kilos.
21:34Lui qui avait terminé troisième en bronze donc à Tokyo.
21:36Et vous êtes aux premières loges pour voir ça.
21:39Décrivez-nous cette victoire et ce qui a suivi.
21:41Teddy Riner à Tokyo a flanché.
21:44Il a été éliminé en quart de finale.
21:46Il a dû passer par les repêchages pour aller décrocher la médaille de bronze.
21:51Et puis bon, on ne l'a pas beaucoup vu ces dernières années en France.
21:54Il se prépare essentiellement à l'étranger maintenant parce qu'il a besoin d'avoir des gabarits face à lui
22:00pour se préparer.
22:01On l'a vu au championnat du monde à Doha où il a été décroché un titre mais dans la
22:05douleur.
22:05Puis on est tous à se demander, voilà, quel sera Teddy Riner ?
22:10Parce qu'il avait promis que les Jeux à Paris, il allait mettre le paquet.
22:13Sauf qu'on se dit, il a 35 ans, ça va être très compliqué.
22:17Et on a l'impression de le voir plus jeune que jamais.
22:21Il a un premier tour un peu compliqué parce que c'est un adversaire qu'il ne connaît pas.
22:25Donc voilà, il prend ses précautions, il fait attention.
22:27Puis après, il va survoler les choses et dans une ambiance complètement folle avec un public acquis à sa cause.
22:36Et puis le Teddy Riner des grands jours qui va décocher un dernier ripon pour s'emparer de la médaille
22:41d'or et grimper sur la plus haute marge du podium.
22:49Et le lendemain, l'équipe de France de judo est en finale du tournoi mixte par équipe.
22:54La France, à un moment, est menée trois victoires à une.
22:57C'est une finale complètement folle pour les Bleus.
22:59Quand Joanne Benjamin rentre sur le datami face à Abbé, véritable icône du judo,
23:04qui quelques jours auparavant a décroché une nouvelle médaille d'or,
23:08on se dit là, c'est mission impossible.
23:10Puis il va se passer quelque chose de surréaliste.
23:13Gabba va s'accrocher, va finir par battre le Japonais.
23:16Donc la France recolle à 3-2.
23:19Là, c'est Clarisse Agbeninou, déçue par sa médaille de bronze quelques temps auparavant,
23:23qui rentre en lice.
23:25On se dit, allez, avec un peu de chance, ils vont égaliser.
23:28C'est ce qui se passe.
23:29Donc là, tout le monde est survolté.
23:31Il y a Teddy Riner qui est au bord du terrain, qui motive tout le monde.
23:35Et là, 3-3, du coup, c'est la roulette
23:38qui détermine quelle catégorie va aller s'affronter pour le dernier point.
23:45Et là, franchement, on est pareil en tribune et on crie tous Teddy, Teddy, Teddy.
23:49Parce qu'on a envie, il a été fabuleux dans son premier combat contre Saito, le Japonais.
23:54On a envie qu'il retourne.
23:56On voit bien au bord qu'il est comme un dingue.
23:59Et puis, comme par magie, la roulette s'arrête sur plus de 90 kilos.
24:04Ça veut dire que Teddy Riner va combattre pour l'ultime point.
24:09Et là, c'est un combat face au pauvre Japonais Saito.
24:12Un combat qui va paraître extrêmement long, qui n'en finit plus.
24:16Il y a une émotion qui est palpable.
24:18Il y a Clarisse Agbenenu qui dit qu'elle est limite à s'effondrer.
24:21C'est Romandico qui la soutient pendant le dernier combat, celui de Teddy Riner.
24:25On est tous au bord de l'explosion.
24:28Il y a les Japonais en tribune de presse qui ne bougent plus.
24:31Nous, on sort de notre rôle de journaliste, on crie tous Teddy, Teddy, Teddy.
24:35Et puis, les Français vont se transcender.
24:38Teddy Riner va apporter le dernier point, ce hippon de la délivrance.
24:41La France, championne olympique par équipe mixte pour la deuxième fois.
24:47Et la France est championne olympique.
24:48Et moi, très honnêtement, je sors de la salle et je pleure.
24:54La vététiste Pauline Ferrand-Prévaux en or sur la colline des Lancours dans les Yvelines.
24:58Le triplé du BMX ou encore l'épongiste.
25:01Les frères Lebrun qui décrochent le bronze par équipe avec Simon Gauzy après une première médaille de bronze de Félix.
25:07L'or des Français du volet le samedi 10 août.
25:09Il y a aussi le médaillé d'or olympique Kao Livast qui surfe la Seine.
25:14La vague formée par un bateau qui le tracte avec la tour Eiffel dans son dos.
25:18Sandrine Lefebvre, ces jeux ont produit de très très belles images.
25:21C'est ce que Paris 2024 souhaitait en organisant des épreuves dans des sites iconiques.
25:25Ils avaient envie que des images de la France partent à travers le monde.
25:29Des images de sites olympiques.
25:31On a vu Versailles, on a vu la Concorde, on a vu la tour Eiffel, on a vu la vague
25:36à Tahiti.
25:37C'est allé même au-delà de leurs espérances, au-delà de leurs rêves.
25:40Puisque quand on croisait des gens, des touristes d'étrangers dans le métro,
25:45tout le monde était bluffé par ces sites de compétition.
25:48On a parlé de la tour Eiffel mais aussi on pourrait citer le Grand Palais.
25:51Avec ces escrimeurs qui au moment des finales descendaient ces escaliers.
25:55Tout a été mis en scène, tout a été théâtralisé pour que ces jeux soient inoubliables.
26:01Le samedi 10 août, Sandrine Lefebvre vous publiez un long reportage.
26:04Vous avez suivi la veille Tony Estanguet.
26:06Vous racontez ce moment le vendredi soir dans le parking du Parc des Princes
26:10où il peut embrasser assez brièvement son fils de 11 ans, Léandre.
26:14Évidemment, il n'est pas disponible pour sa famille en ce moment.
26:17Mais quand vous êtes à ses côtés toute cette journée,
26:20Tony Estanguet, est-ce qu'on peut dire qu'il savoure la réussite des Jeux de Paris ?
26:24Il fait plus que ça.
26:25Tony Estanguet a imaginé ses Jeux pour les athlètes.
26:29Il a été pendant 7 ans le patron de l'organisation.
26:33Et moi je me souviens de lui au Piret quand la flamme part sur le BLM.
26:38Là, il bascule, il redevient Olympien.
26:41Les Olympiens sont ces sportifs qui ont participé aux Jeux olympiques.
26:45Et là, il n'est plus le patron, il redevient l'athlète.
26:49Quand il y a la première médaille, quand il y a cette ferveur populaire,
26:53quand il y a cette folie dans les stades, mais aussi dans les bars, dans les fanzones,
26:58partout il y avait un monde incroyable.
27:00Voilà, je pense que ça a été au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer.
27:05Sandrine Lefebvre, on le disait au début de cette interview,
27:08le jeudi 18 juillet, vous avez porté la flamme à Creil, dans l'Oise,
27:13donc la ville de votre enfance.
27:14Décrivez-nous ces 4 minutes où vous avez été relayeuse de la flamme.
27:18Ça dure 4 minutes, mais en fait ça dure toute la journée.
27:22Puisque le matin, bien avant le moment du passage,
27:26les relayeurs sont rassemblés.
27:28On monte dans un car qui va déposer les relayeurs au fur et à mesure.
27:33Donc pareil, on ne se connaît pas.
27:35Et puis il y a des liens qui se créent.
27:37On a cette sensation qu'on va vivre un petit moment exceptionnel.
27:40Et on nous dit, voilà, c'est 200 mètres,
27:43la flamme doit arriver le soir, à son ultime étape le soir,
27:47avec un timing assez serré.
27:49Donc on nous dit, il faut un petit peu courir quand même.
27:52Moi j'ai marché, parce que c'est tellement fort.
27:55Quand on reçoit cette torche dans les mains, qui est un peu lourde tout de même,
28:00il y a des gens qui sont autour de nous.
28:02Les gens ont envie de voir la flamme.
28:04On a un peu cette mission de leur montrer ce que c'est que la torche.
28:09C'est des moments chargés d'émotions, des moments chargés de sens.
28:12Moi j'étais dans la ville où je suis née, à 300 mètres de la maternité,
28:17où j'ai vu le jour.
28:18Donc voilà, c'était quelque chose de très fort.
28:21C'est une fierté, parce qu'on est 10 500 et que c'est quelque chose,
28:25voilà, c'est un privilège.
28:26C'est surtout un immense cadeau que le comité international olympique
28:31qui m'avait proposé de la porter, et Paris 2024, m'ont fait ce jour-là.
28:35Vous avez vu des femmes que vous avez entraînées en tant qu'entraîneuses d'athlétisme ?
28:39J'ai eu la chance d'être le même jour avec Fabédia,
28:43qui est une ancienne athlète de l'équipe de France,
28:45qui a participé aux Jeux Olympiques,
28:47et que j'ai eu toute petite, enfin toute petite,
28:51quand elle avait 14-15 ans,
28:52elle était avec moi dans mon groupe d'entraînement.
28:55Et ça nous a remémoré,
28:57parce que le stade Vélodrome, c'est là où on venait.
28:59On a été aussi à la salle Marie Curie,
29:01qui était l'autre salle d'athlétisme,
29:03où on allait l'hiver, parce que c'était une salle couverte.
29:06On a revécu des souvenirs,
29:08il y avait d'autres filles du groupe de l'époque qui étaient là.
29:12C'est un peu ça aussi la magie du relais,
29:14c'est de retrouver des gens
29:15qu'on n'avait pas oubliés,
29:17mais qu'on n'avait pas eu l'occasion de revoir.
29:20C'était avant la cérémonie d'ouverture,
29:23et finalement c'était le début de la magie des Jeux.
29:36Merci Sandrine Lefebvre.
29:38Pour revivre Paris 2024,
29:40faire le bilan de ces Jeux,
29:41rendez-vous sur leparisien.fr.
29:43Vous pouvez bien sûr écouter ou réécouter nos podcasts
29:46sur Léon Marchand,
29:47Simone Biles ou encore Pauline Ferrand-Prévot.
29:50Et puis n'oubliez pas Le Sacre,
29:51un autre podcast du Parisien,
29:53les interviews de 24 médaillés d'or olympiques et paralympiques,
29:56les Jeux paralympiques qui vont se dérouler
29:58du mercredi 28 août au dimanche 8 septembre.
30:01Cet épisode de Code Source a été produit
30:03par Raphaël Pueyo et Barbara Agoui.
30:06Réalisation et musique du générique spécial Paris 2024,
30:10Julien Moncouquiol.
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