- il y a 11 heures
- #panayotispascot
- #humoriste
- #comique
Après avoir été remarqué sur Canal+ quand il avait 17 ans, puis remplis des salles avec son spectacle « Presque », Panayotis Pascot est aujourd’hui la révélation de la rentrée littéraire avec son premier roman, numéro 1 des ventes. Dans ce livre, il dévoile sa face cachée, celle d’un homme à l’histoire bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Pour Code source, Grégory Plouviez, chef adjoint du service culture du Parisien et spécialiste humour, revient sur la carrière de Panayotis Pascot.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Barbara Gouy et Ambre Rosala - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : Quotidien, Canal+, TF1
#panayotispascot #humoriste #comique
Pour Code source, Grégory Plouviez, chef adjoint du service culture du Parisien et spécialiste humour, revient sur la carrière de Panayotis Pascot.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Barbara Gouy et Ambre Rosala - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
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00:02Bonjour, c'est Raphaël Peuillot pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Vous l'avez sûrement découvert sur Canal+, aux côtés de Yann Barthez dans le Petit Journal.
00:17Panayotis Pasco avait seulement 17 ans à l'époque, en 2015,
00:20et il réalisait chaque semaine des interviews décalées avec des inconnus ou des célébrités.
00:258 ans plus tard, il est la grande révélation de cette rentrée littéraire,
00:29grâce à son tout premier roman, aujourd'hui numéro 1 des ventes.
00:33Mais avec ce livre, l'humoriste dévoile surtout sa face cachée,
00:36celle d'un homme tourmenté, à l'histoire bien plus complexe qu'il n'y paraît.
00:40Retour sur la carrière de Panayotis Pasco aujourd'hui,
00:43avec Grégory Plouvier, chef adjoint du service culture du Parisien.
00:57On va recevoir maintenant un artiste qui est riche aussi, très très riche.
01:01Riche dans son talent, riche dans ses émotions.
01:04Il est riche.
01:04Voici Panayotis Pasco.
01:07Le 10 octobre 2022, Panayotis Pasco est l'invité de Yann Barthez
01:12sur le plateau de Quotidien sur TMC,
01:14pour faire la promo de son prochain spectacle dans un lieu très spécial.
01:17À l'Opéra Garnier.
01:18J'ai rencontré des gens qui travaillaient à l'Opéra,
01:20et je leur en ai parlé, ils m'ont dit « Ouh là, je ne suis pas sûr ».
01:22Je me suis dit « Je peux essayer de rencontrer les gens quand même ».
01:24Et puis je les ai invités, et invités, et invités,
01:26ils sont venus au spectacle et ils m'ont dit « Tu sais quoi, ça nous tente ».
01:28On s'est serré la main, j'ai tenu la main bien longtemps, et ça s'est fait.
01:33Grégory Plouvier, c'est vous qui révélez l'information le matin dans Le Parisien,
01:36après l'avoir rencontré quelques jours plus tôt.
01:38D'abord, qu'est-ce que ça représente le Palais Garnier pour un humoriste ?
01:42Déjà, ça représente un lieu qui est habituellement fermé au comique.
01:44L'Opéra Garnier, c'est l'écrin où se déroulent la plupart des ballets, des opéras.
01:50On n'imagine pas forcément avoir un one-man show sur place,
01:53avec cette horrure, avec ses fauteuils en velours,
01:56avec ce grand escalier en marbre, le plafond décoré par Marc Chagall.
02:01Il y a un seul humoriste qui a joué à l'Opéra Garnier à cette époque,
02:04avant le spectacle du Panayotis Pasco, c'est Gad Elmaleh.
02:08Le 13 janvier 2023, deux jours avant son spectacle-événement à l'Opéra Garnier,
02:13il est à Bordeaux sur la scène du théâtre Fémina,
02:16mais tout ne se passe pas comme prévu.
02:18Les spectateurs commencent à rentrer.
02:19Le Fémina, c'est la plus grande salle de Bordeaux pour ce genre de spectacle humoristique.
02:24Tout se passe dans un premier temps comme prévu,
02:26sauf qu'au moment où le rideau doit se lever pour laisser l'humoriste arriver,
02:31Panayotis Pasco n'est pas là.
02:32Il y a un message qui est redentit dans la salle.
02:34Le spectacle est annulé, parce qu'en coulisses,
02:37Panayotis Pasco est dans la capacité physique de pouvoir monter sur scène.
02:40Et le lendemain, vous recevez un SMS ?
02:42Oui, il vient de l'équipe de Panayotis Pasco qui nous informe
02:45que le spectacle à l'Opéra Garnier est annulé aussi, pour les mêmes raisons.
02:50Du coup, dans les heures qui suivent, j'envoie un message à Panayotis
02:53pour lui assurer mon soutien amical et espérer qu'il puisse vite revenir sur scène.
02:58Dans un premier temps, pas de réponse.
03:00Elle ne viendra que trois jours plus tard.
03:02On va revenir à la fin de cet épisode sur le contexte qui entoure cette annulation.
03:07Mais d'abord, on va raconter avec vous sa vie.
03:09Panayotis Pasco est né le 9 août 1998.
03:13Et c'est au sud de Paris, en Essonne, qu'il grandit avec ses cinq frères et sœurs.
03:17C'est à Bondoufle, précisément, comme une pavillonneur moyenne d'environ 9000 habitants
03:22qui est rattachée à Paris par le RERD.
03:25Sa maison, il la décrira un peu comme la maison de la tante d'Harry Potter,
03:29c'est-à-dire un pavillon où celui du voisin ressemble à celui de l'autre voisin.
03:33Une vie assez normale.
03:35Ce qu'il est moins, c'est sa fratrie.
03:37Lui s'appelle Panayotis, mais les autres, c'est Paddy, Paolin, Perlanaïs.
03:41C'est des prénoms très inusités.
03:44Panayotis n'a 40 à peu près en France.
03:46Et lorsqu'on lui demande s'il a des origines grecques, il dit non, pas du tout.
03:50C'est juste que son père voulait des prénoms qui sortent du lot,
03:53justement pour que ses enfants puissent se démarquer dans leur vie de tous les jours.
03:59Sa mère est institutrice et son père, Philippe Pascaud, est une figure locale que vous connaissez bien.
04:04Oui, il se trouve que j'étais alors rédacteur en chef du Parisien Essonne.
04:09Et en tant que tel, je rencontrais pas mal les élus du secteur.
04:12Et lui, Philippe, était maire adjoint à Évry,
04:16autant où Manuel Valls était locataire de l'Hôtel de Ville.
04:19Il était aussi responsable du parti radical de gauche essonien, conseiller régional.
04:25C'est un élu très atypique et qui, en parallèle à ses activités d'élu, animait également des caméras cachées.
04:32Il y en a certaines qu'on voit à la télévision, dans des émissions par exemple présentées par Virginie Effira
04:37sur M6.
04:38Nous avons malmené l'exégérie de Georges Counet, Céline Balitran.
04:42Au nom de toute l'équipe du Grand Piège, bon anniversaire Céline.
04:45Il grime un policier municipal.
04:47Ok, on s'est mis en VSA pour suivre une estafette, apparemment une estafette blanche.
04:51Il se fait passer pour un maire devant Michou lors de l'inauguration d'un équipement en Essonne.
04:58Comment aussi résister au plaisir de saluer ici la présence d'une célébrité, j'ai nommé Monsieur Michou.
05:07C'est un personnage assez haut en couleur.
05:10Quand il est enfant, le jeune Panayotis entretient une relation particulière avec ses parents.
05:15Ils sont vraiment aux antipodes l'un de l'autre.
05:17D'un côté, on a la maman, très spontanée, qui parle de ses sentiments facilement.
05:23Et de l'autre, un papa qui est beaucoup plus taiseux, pudique, parfois un peu à l'ancienne,
05:29dans la façon de dire qu'un garçon ne se doit jamais pleurer.
05:33Et il se construit comme ça, entre ces deux figures bien différentes.
05:37Quand il arrive au collège, il a du mal à trouver sa place et il trouve une manière de se
05:42faire accepter par les autres élèves.
05:44À la sortie des cours, il offre des chocolats aux élèves les plus populaires pour se faire accepter.
05:50Sa soeur le vanne un petit peu à ce sujet.
05:53Il le surnomme même Praliné pour lui dire qu'il faut arrêter ce stratagème pour se faire accepter de ses
05:58petits camarades.
05:59Alors du coup, il change de tactique et plutôt que d'offrir des chocolats, il commence à leur offrir quelques
06:04blagues.
06:05Et ça marche, il commence à faire rire les petits camarades et à se faire accepter du plus grand nombre.
06:09À cette époque, plusieurs humoristes émergent sur Internet.
06:12Et le jeune panaïotis Pasco a l'idée de créer une page Facebook pour parler d'eux.
06:16C'est à une époque où il y a beaucoup d'humoristes qui arrivent sur les réseaux sociaux.
06:21Des Norman, des Cyprien, les studios Bagel, etc.
06:24Et du coup, il commence à les répertorier sur sa page Facebook.
06:27Ça s'appelle Cogitum Cogitum.
06:29Pas mal de gens dans son collège commencent à s'y intéresser.
06:32Ça lui donne envie d'aller un peu plus loin et de vouloir interviewer les humoristes qui font rire toute
06:37sa cour d'école.
06:38Il parvient à convaincre des stars comme Jean Dujardin, Gad Elmaleh ou encore Aurel San,
06:43qui l'accueille dans sa loge juste avant un concert.
06:46C'est Aurel San, j'ai fait une interview avec Cogitum Cogitum.
06:50C'est Cogitum et voici Cogitum.
06:52Et puis vous pouvez retrouver l'interview sur le site Cogitum Cogitum.
06:56Comment est-ce qu'il fait, lui qui est encore un collégien, lui qui ne connaît personne dans ce milieu,
07:01pour rencontrer toutes ses personnalités ?
07:03Il le dit à l'époque, il est ce qu'il appelle un harceleur professionnel.
07:06C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui frappe toutes les portes.
07:09Par exemple, sur les sites internet de différentes stars, dans les mentions légales,
07:13il se rend compte que telle personne, il peut choper son adresse mail, il envoie un premier mail, un deuxième,
07:17un troisième.
07:18A chaque fois, avec cette faculté en plus de le faire de manière assez mignonne, très polie, pas du tout
07:23rendre dedans agaçant, mais plutôt attachant.
07:26Et il commence à décrocher ses premières interviews et prend le RER avec ses frères qui viennent l'accompagner dans
07:32ses aventures.
07:33Donc là, nous sommes Place d'Italie et nous allons interviewer Kian Kojandi.
07:37Kian Kojandi, je ne sais pas si vous le connaissez sous ce nom, mais en tout cas, vous le connaissez
07:41forcément sous Bref.
07:43Bref, la série culte de Canal.
07:45Bref, la série aux 80 épisodes aux 3 millions de fans.
07:48Bref, c'est Kian Kojandi.
07:50Il tourne ses vidéos de manière assez artisanale, avec la caméra de son cousin, avec l'iPhone de son grand
07:56frère.
07:57La première, elle fait comme ça, 4000 vues.
07:59Ça peut paraître anecdotique pour vous, mais pour lui, c'est énorme.
08:03Il le calcule à l'échelle d'un collège.
08:05Il se dit, ça fait 10 fois mon collège.
08:08C'est pas mal du tout, il continue comme ça.
08:09Je vais sur Kogitom-Kogitom.com et j'aime ça.
08:12Et depuis que je fais ça, ma vie a complètement changé, je me sens plus heureux.
08:15Allez sur Kogitom-Kogitom.com
08:18Quand il est en 3ème, il décroche un stage d'une semaine dans une agence de presse parisienne,
08:23toujours dans l'idée d'approcher des artistes.
08:25Oui, c'est comme ça qu'il décroche effectivement un stage chez Talentbox,
08:28qui à l'époque s'occupe de grandes stars, de l'humour notamment.
08:32Et le dernier jour, il va jusqu'à prendre une clé USB.
08:35Il se branche discrètement sur l'ordinateur de sa patronne
08:38et il pique tous les numéros de téléphone des stars du répertoire des Talentbox.
08:43Le lendemain, il passe un coup de téléphone à Gérard Depardieu,
08:46ce qu'il rêve un jour d'interviewer Gérard Depardieu.
08:49Et Gérard Depardieu lui répond.
08:51Il refuse l'entretien avec Panayotis en lui disant
08:55« Tu ne vas pas faire ce métier de merde, journaliste, c'est un métier de merde.
08:58Il faut que tu fasses quelque chose de beaucoup plus intéressant.
09:00Qu'est-ce qui t'intéresse dans la vie ? »
09:01Panayotis ayant répondu à l'architecture, il lui conseille de lire la biographie d'un architecte japonais.
09:06Le lendemain, ils se rappellent tous les deux
09:07et discutent comme ça d'une petite heure de cet architecte inconnu du grand public.
09:11Et à la fin, Panayotis s'il essaie, « Bon, on ne pourra pas faire une petite interview ? »
09:15« Non ! » répond Depardieu, « Pas question.
09:18T'as l'air d'aimer le beau.
09:19Fais plutôt quelque chose autour du beau.
09:21Pas journaliste.
09:22Essaye de développer quelque chose de beaucoup plus artistique.
09:24Et le conseil, quelque part, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd. »
09:26Quand il arrive au lycée, il renonce finalement au journalisme pour se lancer dans l'humour.
09:31« Il rencontre plusieurs jeunes humoristes à l'époque sur Paris,
09:33comme Frédéric Gladieux, qui est plus âgé que lui,
09:35qui commence à faire son trou sur Internet.
09:37Et il se développe notamment sur un réseau social qui s'appelle Vine,
09:41une dérive de Twitter et qui permet de faire des petites vidéos de quelques secondes
09:44qui deviennent vite virales.
09:46L'une d'entre elles est vue par des millions de gens.
09:48On voit la tête de Panayotis.
09:50Il commence à se faire un nom, en tout cas un visage, dans le paysage comique français.
09:54L'été avance à terminale, il passe un casting pour devenir chroniqueur
09:57dans une des plus grosses émissions télé de l'époque,
10:00présentée par Yann Barthès sur Canal+, le petit journal.
10:03« En fait, c'est par l'intermédiaire d'Alex Lutz,
10:05le célèbre comédien qui joue la moitié du binôme Catherine et Liliane
10:09dans l'émission de Yann Barthès, que cette possibilité s'offre à lui.
10:13Alex Lutz fait partie des personnalités que Panayotis a, entre guillemets,
10:17harcelées pour pouvoir l'interviewer sur Internet.
10:20Depuis, ils sont devenus assez proches.
10:21Il passe un test, Panayotis, comme une dizaine d'autres jeunes humoristes à l'époque.
10:27Il a un ton original qui saute aux yeux dès ce moment-là
10:29et il est ainsi pris dans l'émission de Yann Barthès.
10:32À cette époque, il est aussi introduit par le même Alex Lutz
10:36auprès de son producteur, Jean-Marc Dumonté.
10:39C'est l'un des plus gros producteurs parisiens,
10:41un ancien notaire de province qui possède aujourd'hui
10:44sept théâtres sur la capitale.
10:46Il décide de le faire signer.
10:47Il croit trop en son potentiel pour le laisser filer.
10:50Le 9 septembre 2015, à 16 ans, il se retrouve face à Yann Barthès
10:54sur le plateau du Petit Journal.
10:55Salut le jeune !
10:57Salut Panayotis !
10:59Bienvenue !
11:00Jean-Barnard !
11:00Alors tu es au lycée et tu travailles aussi au Petit Journal !
11:04Oui !
11:04Il faut imaginer en fait un lycéen qui passe à la télévision.
11:08Cheveux bien peignés, visage totalement imberbe.
11:11C'est un ovni qui débarque à la télé ce jour-là
11:14pour une séquence d'humour très décalée.
11:18On le voit en fait dans les coulisses des universités d'été du MEDEF
11:21à Jouy-en-Josace.
11:23Il déambule au milieu de tous ses costards-cravates très sérieux.
11:26La séquence se passe plutôt bien.
11:28Il rentre chez lui le soir après l'émission.
11:30Il prend le RER, direction Bondoufle.
11:33Sa maman et ses frères et sœurs, lui, ils s'autocoulent.
11:36Ils disent en somme qu'il est génial.
11:37Mais la réaction du père est à son image, beaucoup plus mesurée.
11:41On l'imagine assez ému, fier même de la prestation de son fils.
11:45Mais il a des remarques assez acerbes.
11:47Ton regard était un peu dans le vide.
11:48Tu avais l'air d'un imbécile.
11:49Et il le laisse comme ça dans le salon et il retourne se coucher.
11:52Grâce au Petit Journal et à ses plus d'un million de téléspectateurs quotidiens,
11:56le grand public découvre Panayotis Pasco.
11:59Une fois par semaine, il présente une chronique humoristique
12:01sous la forme d'un micro-trottoir.
12:03Comment est-ce qu'on pourrait décrire son style ?
12:05Panayotis joue beaucoup sur la gêne, le malaise,
12:08laisse des phrases en suspens,
12:10il multiplie des micro-trottoirs ou des interviews avec des stars
12:14comme Kylie Minogue, la chanteuse australienne,
12:17qui l'interview dans un mélange de français, d'anglais, il sait pas trop.
12:21Et c'est toute cette gêne-là, tout ce faux malaise qu'il instaure
12:23qui sont des ressorts comiques assez efficaces.
12:25Bonjour Kylie.
12:27Bonjour.
12:28Je suis Panayotis.
12:29How are you ?
12:31Elle parle anglais.
12:33Je peux traduire ce que vous dites ?
12:36Je peux traduire ?
12:38Ok, je peux dire...
12:40Je suis bien, comment allez-vous ?
12:42Je vais bien.
12:44Comment allez-vous ?
12:46Je vais bien.
12:47Je vais bien.
12:48En parallèle de sa chronique, chaque semaine sur Canal+,
12:52Panayotis Pasco continue d'aller au lycée chez lui dans l'Essonne
12:55où il obtient un bac scientifique à la fin de l'année.
12:58A la rentrée 2016, le petit journal devient quotidien
13:00et passe de Canal+, à TMC.
13:03Panayotis Pasco resigne pour une deuxième saison,
13:06il emménage dans son premier appartement à Paris,
13:08mais un an plus tard, il décide finalement de démissionner.
13:11Oui, il a 19 ans à cette époque-là
13:14et il se rend compte que la télévision,
13:15c'est un milieu qui ne lui correspond pas véritablement.
13:18C'est-à-dire qu'il est pris dans un tourbillon médiatique,
13:21les gens le croisant la rue le reconnaissent,
13:24il doit produire des vidéos de manière récurrente,
13:27il se rend compte que l'exercice télévisuel
13:29est un peu trop calibré pour lui,
13:30il veut aller plus loin,
13:31d'autant qu'à l'époque, il rencontre pas mal de jeunes stand-upers
13:34qui lui font découvrir cette discipline
13:37où on met ses tripes sur la scène
13:39et c'est clairement vers cette voie qu'il veut se diriger.
13:41Panayotis Pasco commence par faire des apparitions
13:43sur des petites scènes parisiennes
13:44et c'est à ce moment-là qu'il fait la rencontre de Fahri.
13:47Il est l'un des plus grands humoristes du moment
13:49et il va lui proposer de faire la première partie de son spectacle
13:52au Théâtre du Bobineau à Paris.
13:54Il se retrouve en fait propulsé du jour au lendemain
13:57dans la fosse au Lyon, véritablement,
13:59c'est-à-dire qu'un soir, avec Fahri,
14:02ils entreprennent tous les deux d'écrire un sketch de 5 minutes
14:04pour Panayotis Pasco.
14:06Ils y passent toute la nuit, jusqu'à 4, 5 heures du matin.
14:08Après cette nuit-là, il se réveille en début d'après-midi,
14:11vers 14 heures, avec un message de Fahri sur son téléphone
14:14qui lui dit en gros, viens à Bobineau,
14:16tu vas faire ma première partie.
14:18C'est un bide, il n'y a pas d'autre mot, c'est un bide.
14:20Les blagues sont pas rodées,
14:22donc il ne le vit pas très très bien.
14:23Mais Fahri, à la fin, lui dit,
14:25tu vois, je voulais juste voir si tu étais capable
14:26de tenir sur scène tout ce temps-là sans partir.
14:29T'as réussi, maintenant on va pouvoir travailler sérieusement.
14:33À cette époque, il enchaîne les prestations au chapeau
14:36dans les Comédie Club de la capitale.
14:38Il commence aussi à écrire son premier spectacle.
14:40Comment est-ce qu'il vit cette transition
14:42entre la télé et la scène ?
14:44C'est un peu le jour et la nuit.
14:45C'est-à-dire que du jour au lendemain ou presque,
14:47on ne le reconnaît plus dans la rue
14:48parce que ses cheveux poussent, sa barbe aussi.
14:52Financièrement, c'est pas du tout la même limonade
14:54vu qu'il gagnait pas mal sa vie,
14:55c'est le moins qu'on puisse dire, à la télévision.
14:57Là, dans les Comédie Club,
14:59il doit jouer dans des petites caves
15:01devant 20, 30 personnes.
15:03Certains soirs, il gagne une trentaine d'euros.
15:06Il fait le tour des Comédie Club sur son vélo,
15:09il se gèle les doigts.
15:10C'est pas véritablement la vie de star
15:12qu'il commençait à côtoyer.
15:13C'est plutôt une vie de bohème.
15:15Mais c'est aussi comme ça qu'il apprend son métier.
15:17Il part à ce moment-là aussi au Canada,
15:20plus précisément à Montréal.
15:21Montréal, c'est un peu la capitale
15:23des humoristes francophones.
15:24Et là-bas, il commence à trouver
15:27les premières phrases de son spectacle.
15:29Le fil rouge de son premier one-man show
15:30est en train de se dessiner.
15:32Quelques mois plus tard, en 2019,
15:34vous apprenez que Panayotis Pasco
15:36prépare son tout premier spectacle
15:37au point virgule à Paris.
15:39C'est une petite salle dans le Marais
15:41d'une centaine de places.
15:43C'est surtout un endroit
15:44où ont commencé beaucoup d'humoristes
15:46dans les années 90, 2000.
15:48Quelqu'un comme Foresti, notamment,
15:50a fait ses premières dates parisiennes-là.
15:51C'est un lieu qui est chargé d'histoire
15:53pour les amoureux de la scène comique.
15:55Il y a une rumeur
15:56qui est en train de circuler à Paris
15:57à ce moment-là.
15:58C'est que les premiers essais
16:00sur scène de Panayotis Pasco
16:01sont particulièrement bons.
16:03Ses premières dates,
16:04il les joue presque à huis clos.
16:06En tout cas, il les joue devant
16:07une poignée de spectateurs.
16:09Son producteur, Jean-Marc Dumonté,
16:11a choisi de privatiser un peu la salle
16:14pour lui donner un premier espace
16:15pour tester ses blagues
16:16sans trop de pression,
16:17sans journaliste non plus.
16:19Le but, en fait,
16:20c'est que la presse ne découvre
16:22le premier spectacle
16:23de l'ancien chroniqueur de quotidien
16:24que lorsqu'il sera vraiment prêt.
16:26Et puis un jour,
16:27début de l'année 2019,
16:29je crois à Panayotis Pasco
16:30pour la première fois
16:31dans le cadre d'un festival d'humour
16:33à la montagne.
16:34C'est le festival Saint-Gervais-Montblanc.
16:36Et à ce moment-là,
16:37au cours d'un dîner
16:38où je suis invité
16:39avec d'autres humoristes
16:40comme Bruno Solo et lui,
16:42je lui ai dit
16:43franchement,
16:44j'aimerais bien voir ton spectacle.
16:45Quand est-ce que tu peux
16:46m'ouvrir les portes ?
16:47Il me répond,
16:47pas de souci,
16:48on organise ça très vite.
16:49Le rendez-vous est pris.
16:50Vous découvrez son spectacle
16:51quelques jours plus tard
16:52à Paris.
16:53Je ne sais pas embrasser les filles.
16:54Je ne sais pas pourquoi
16:55c'est une action
16:55qui me terrifie depuis tout petit.
16:56Il est d'une maturité
16:58vraiment étonnante
16:59pour un jeune homme de son âge.
17:00Il développe un style Panayotis,
17:03un mélange entre
17:05une sensibilité,
17:06une mélancolie aussi frappante,
17:09mais tout ça enrobé
17:10d'une drôlerie qui est manifeste.
17:11C'est-à-dire que c'est un spectacle
17:12où on rit,
17:12on pleure.
17:13Il a parlé de cette impossibilité
17:15qu'il a à embrasser
17:16les filles qui lui plaisent.
17:17Il y a deux figures
17:18qui émergent dans ce spectacle-là,
17:20sa maman et son papa
17:21avec des anecdotes
17:22qu'il raconte
17:23qui sont des vraies anecdotes
17:24communes un jour
17:25où avec son papa,
17:27ils partent en forêt.
17:29Il y a une espèce
17:30de grand buisson d'ortie.
17:32Et là, on voit notre père
17:33partir en caleçon
17:34dans la forêt.
17:36Et au bout de 20 mètres,
17:37il s'arrête,
17:38il dit « Hey ! »
17:40Il y a un fossé
17:41avec des orties.
17:43Et il rentre dedans.
17:45Et il se frotte
17:46un peu comme ça
17:46dans le fossé.
17:47Tout est bizarre,
17:47on voit que son bus
17:48qui dépasse.
17:48C'est extrêmement flippant.
17:50Il sort,
17:51il vient devant mon frère,
17:52il dit « Hey ! »
17:56Est-ce que moi,
17:57je pleure ?
17:59Non,
17:59on était en mode
17:59« Qui appelle la das ? »
18:02C'est une manière
18:03un peu à la dure
18:04de montrer qu'un garçon,
18:05ça ne doit pas pleurer
18:06et que ça doit surmonter
18:07un peu les épreuves.
18:08Comme l'ensemble du spectacle,
18:10ça nous permet un peu
18:10de raconter de manière drôle
18:12et sensible
18:13les relations qu'on peut tous
18:13avoir avec nos parents.
18:14Un jour,
18:15ses parents sont dans le public
18:16et à la fin du spectacle,
18:18ils viennent le voir
18:18dans sa loge.
18:19Ils ont tous les deux
18:20des réactions très différentes
18:21l'un de l'autre.
18:22Sa mère le prend dans les bras,
18:23on imagine une effusion
18:24de sentiments,
18:24elle est très très fière.
18:26Son père, lui,
18:26attend que la maman
18:27soit partie aux toilettes
18:28pour glisser tout doucement
18:30à l'oreille de son fils.
18:32C'était très bien.
18:33À la fin de l'année 2019,
18:35Panayotis Pasco a 21 ans,
18:37il commence à se produire
18:38dans des grandes salles parisiennes,
18:39il part même en tourner
18:40un peu partout en France
18:41et on le voit aussi au cinéma.
18:43Oui, on commence à le voir
18:44dans certains seconds rôles
18:45chez Quentin Dupieux
18:46dans l'Odin,
18:47mais aussi chez Yvan Attal
18:48dans Mon chien stupide.
18:49C'est aussi à cette période
18:50où il tourne son tout premier
18:51court-métrage
18:52avec son grand ami Alex Lutz
18:54qui joue un braqueur.
18:56Il a clairement à ce moment-là
18:57des envies de réalisation.
18:59Il est de plus en plus intéressé
19:01par le cinéma
19:02et son rêve,
19:03c'est de développer
19:03son premier long-métrage.
19:04Fin 2022,
19:06tout sourit à Panayotis Pasco.
19:07Il enchaîne les dates
19:08partout en France.
19:09Son spectacle est même
19:10diffusé sur Netflix
19:11et c'est à ce moment-là
19:12que vous le rencontrez
19:13à l'Opéra Garnier.
19:14Mais à la fin de votre interview,
19:16il vous raconte
19:17qu'il a déjà en tête
19:18son prochain spectacle.
19:19Juste après l'Opéra Garnier,
19:21dans sa tête,
19:21il allait enchaîner
19:22peut-être le lundi d'après
19:24ou le mardi d'après
19:24dans les comedy clubs
19:25pour roder, peaufiner,
19:27lancer son deuxième
19:28one-man show.
19:29Il commençait déjà un peu
19:30à me parler de certains passages.
19:32Il était vraiment
19:33dans un grand foisonnement artistique.
19:36Il venait de tourner aussi
19:37pour Arte,
19:37une série dont il avait
19:38le premier rôle.
19:40À ce moment-là,
19:40il est vraiment porté
19:41par une dynamique très forte.
19:44Panayotis,
19:45bonsoir,
19:45bienvenue à l'Opéra de Paris.
19:48Vous avez des super mollets,
19:49c'est top ça !
19:50Ah bon ?
19:51Ouais.
19:52Vous savez que je ne vais pas
19:52faire de danse sur scène,
19:53c'est que des blagues ?
19:54On ne sait jamais.
19:56Ah si, on sait.
20:02On en revient au début
20:03de cet épisode.
20:05Panayotis Pasco
20:05est donc attendu
20:06début janvier 2023
20:08à l'Opéra Garnier
20:09pour mettre fin
20:10à sa tournée
20:10commencée trois ans plus tôt.
20:12Mais la veille du spectacle,
20:14il est finalement obligé
20:14de tout annuler.
20:15Oui, il parle
20:16sur les réseaux sociaux
20:17d'une mauvaise grippe.
20:19En réalité,
20:20il vit une séquence
20:22personnelle très dure.
20:23Je lui envoie un message
20:24pour lui exprimer mon soutien amical.
20:26Quelques jours après,
20:27il me répond.
20:27Il me remercie pour l'intention
20:29et il me dit
20:30c'est des choses qui arrivent,
20:31la vie est pleine de surprises.
20:33À l'Opéra Garnier,
20:34j'y jouerai avec mon prochain spectacle.
20:36Il pense déjà à rebondir,
20:37ce qui est plutôt positif.
20:39Quelques mois plus tard,
20:40à la fin du mois de juin,
20:42vous recevez dans une enveloppe
20:43un livre
20:44« La prochaine fois
20:45que tu mordras la poussière ».
20:46Il vous est dédicacé
20:48par Panayotis Pasco
20:49et c'est son premier roman.
20:51En refermant le livre,
20:52quelle est votre première réaction ?
20:54Je connaissais l'humoriste.
20:55Là, je découvre
20:56une face cachée de Panayotis.
20:59Il n'y a plus beaucoup de blagues.
21:01On est sur un récit assez sombre.
21:03Il parle de manière assez crue
21:05de sa réalité quotidienne,
21:07des phases dépressives
21:09qui le touchent depuis quelques années,
21:12même des pensées suicidaires
21:13qu'il a pu avoir à certains moments.
21:15Il évoque pour la première fois
21:16son homosexualité,
21:18la difficulté qu'il a eue à l'assumer.
21:20Il parle aussi beaucoup de son père,
21:23évidemment,
21:23dans des passages très émouvants.
21:27Son livre sort en librairie le 23 août
21:29et c'est un énorme succès.
21:31Il s'écoule très rapidement
21:32à plus de 70 000 exemplaires.
21:34Là, aujourd'hui,
21:34on a un tirage cumulé
21:36qui frôle la barre des 170 000.
21:38Devant Amélie Nothon,
21:40devant des auteurs très installés,
21:42devant même les essais
21:43de Nicolas Sarkozy, par exemple,
21:45personne véritablement
21:46n'attendait ce succès phénoménal.
21:47Le 5 septembre 2023,
21:49il est sur le plateau de Quotidien
21:51pour présenter son livre
21:52face à Yann Barthès
21:53et ses chroniqueurs,
21:547 ans après avoir quitté l'émission.
21:56Je suis très heureux
21:57de revoir un garçon
21:58qui a débuté ici,
21:59tout jeune,
22:00mais vraiment tout jeune,
22:01au Petit Journal.
22:02Voici Panayotis Pasco.
22:04Il y a beaucoup d'émotion
22:05dans cette séquence.
22:06On le voit tout simplement
22:07en regardant Yann Barthès
22:09qui a du mal
22:10à trouver ses mots.
22:11D'abord, je voudrais te dire
22:12que je suis ému
22:13de te recevoir pour ce livre.
22:15Merci beaucoup.
22:16C'est un plaisir.
22:16Je suis très heureux d'être là.
22:17Je sais que c'est compliqué
22:18pour toi de lui en parler
22:19et c'est compliqué aussi pour moi
22:21de te poser des questions.
22:22Yann Barthès est assez troublé
22:25de voir que l'ancien,
22:26plus jeune chroniqueur
22:27de son émission
22:28est devenu un homme,
22:29un écrivain
22:30et que derrière
22:31la figure populaire
22:33se cachait aussi
22:34un homme
22:35qui avait des failles
22:37et qui avait une histoire
22:38bien plus complexe
22:39qu'il lui paraissait.
22:40Durant l'émission,
22:41il revient notamment
22:42sur les raisons
22:42qui l'ont poussé
22:43à écrire ce livre
22:44trois ans plus tôt.
22:45J'ai appris il y a maintenant
22:46quatre ans,
22:46j'ai mis quatre ans
22:47à écrire ce livre.
22:47J'ai appris il y a quatre ans
22:48que mon père était malade
22:49et je pense que c'est
22:50une des plus grosses angoisses
22:50qu'on peut tous avoir
22:51d'apprendre qu'un parent est malade
22:53va bientôt peut-être mourir.
22:55Et depuis petit,
22:55je m'étais très vite dit
22:57qu'il fallait que je tue le père
22:58psychologiquement parlant.
23:00parce que mon père,
23:01c'est un astre très fort
23:02autour duquel
23:02on gravit tous un petit peu
23:04et je me suis dit
23:04il faut que je devienne
23:05ma propre personne
23:06à un moment.
23:06Il faut que je le tue
23:07et quand j'ai appris
23:07qu'il allait peut-être
23:08potentiellement mourir bientôt,
23:09je me suis dit
23:09il faut le tuer le plus vite
23:10avant qu'il ne meure
23:11et j'ai commencé à écrire
23:12un peu pour ça.
23:12Il l'a lu ?
23:13Il l'a lu, oui.
23:14Tu veux savoir
23:15ce qu'il en a pensé ?
23:16On veut tous savoir
23:16ce qu'il en a pensé.
23:17Quand on est libre,
23:18on veut absolument savoir
23:19ce qu'il en a pensé.
23:19Je raconte beaucoup de choses
23:19dans ce livre
23:20il faut que j'en garde
23:21certaines pour moi
23:22et ça, ça restera
23:23à l'intérieur
23:24ce qu'il m'a dit.
23:25Et en fin d'émission
23:25il livre un témoignage
23:27très fort
23:27sur sa dépression.
23:29C'est compliqué la dépression
23:30c'est quelque chose
23:30qui t'isole
23:31du reste du monde
23:32je pense que
23:33d'un seul coup
23:33il y a une grosse
23:34je ne sais pas comment dire
23:35péjoration de l'avenir
23:36plus rien va être beau
23:37plus rien va fonctionner
23:38le passé nous paraît
23:38être un poids
23:39impossible à porter
23:40le présent ne nous intéresse pas
23:42c'est très compliqué.
23:43Il souffre en fait
23:43de dépression mélancolique
23:45mélancolique c'est un joli mot
23:46mais c'est surtout
23:47la forme la plus grave
23:48de la dépression
23:49il dit effectivement
23:50que son cerveau
23:51ne produit plus de sérotonine
23:52dans ces cas là
23:53il ne pense qu'à
23:54l'autodestruction
23:54il donne l'image en fait
23:56d'être dans une pièce
23:57sans fenêtre
23:58une pièce sombre
23:59et de ne pas pouvoir en sortir
24:00donc ce sont des formules
24:01qui sont très chocs
24:02après on se rend compte
24:04quand on connait
24:04un petit peu
24:05le monde de l'humour
24:06que c'est pas véritablement
24:07une exception
24:08la plupart des humoristes
24:10ont des failles
24:11très importantes
24:12c'est même un des moteurs
24:13de transformer
24:15cet aspect sombre
24:17en lumière
24:18et en besoin de faire rire
24:30Merci à Grégory Plouvier
24:32Cet épisode a été produit
24:34par Barbara Agouy
24:35et Ambro Rosala
24:36réalisation
24:38Julien Moncouquiole
24:39Si vous aimez CodeSource
24:40parlez-en autour de vous
24:41abonnez-vous
24:42sur votre plateforme
24:43d'écoute préférée
24:44vous pouvez aussi
24:45nous écrire
24:46à cette adresse
24:47codesource
24:47at leparisien.fr
24:49et puis ne manquez pas
24:51Crime Story
24:51notre podcast
24:52de faits divers
24:53avec une nouvelle affaire
24:54chaque samedi
24:55Sous-titrage Société Radio-Canada
24:56Merci à Grégory Plouvier
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