00:00Etat, les perles du jour.
00:02Alors juste avant les perles, je rappelle que demain, mercredi 18 mars à 18h30 sur Sud Radio,
00:06vivait le débat du second tour des municipales à Toulouse avec Christine Bouillaud, notre collaboratrice,
00:11qui sera depuis la dépêche, en partenariat avec la dépêche du Midi, face à face très attendue,
00:16entre le maire sortant, Jean-Luc Moudinck, face à François Picmal, candidat à la liste Union LFI, Parti Socialiste.
00:21Ils vont parler de sécurité, de transport, de logement, d'avenir de la métropole.
00:25Deux visions pour Toulouse et un débat décisif pour les Toulousains.
00:27Le débat pour la mairie de Toulouse, c'est mercredi 18 mars à 18h30, exclusivement sur Sud Radio.
00:33Soyez à l'écoute.
00:34Donc mon cher Albin, qu'est-ce que nous avons comme perles aujourd'hui ?
00:37Je pense qu'on va parler d'un préfet qui annonce porter plainte, le préfet de l'Oise.
00:40Ou bien sûr.
00:41Chez Caillou, qui annonce porter plainte contre un journal local, en pleine campagne municipale.
00:45C'est insolite comme situation.
00:46Oui, ce préfet, Jean-Marie Caillou, il est accusé par le journal l'Oise Hebdo d'avoir favorisé des candidats
00:54macronistes.
00:54Tout part d'un article publié dans ce journal qui accuse le préfet d'avoir influencé la campagne municipale dans
01:01plusieurs villes,
01:02notamment à Sanlis et Compiègne.
01:04La préfecture, elle, dément catégoriquement.
01:07Elle affirme avoir simplement rappelé la loi avant la période de réserve, sans jamais citer de candidats ni de communes.
01:13Et insiste, ces services agissent dans le strict respect de la neutralité de l'État.
01:18Mais le journal maintient encore ces accusations.
01:21Il estime que ce signalement que la préfecture avait fait concernant certains candidats visait en réalité un candidat précis
01:28et aurait pu, selon lui, favoriser une candidate jugée proche de la majorité présidentielle.
01:33L'Oise Hebdo va même plus loin en évoquant la venue de responsables politiques comme Gérald Darmanin pour appuyer ses
01:38soupçons.
01:39Résultat, le préfet annonce déposer plainte, estimant que ces accusations portent atteinte à l'intégrité des services de l'État.
01:46Une affaire désormais entre les mains de la justice.
01:48Alors qu'il y avait, le préfet qui est un représentant d'État est tenu à une stricte neutralité en
01:53général,
01:53à plus forte raison en période électorale, puisqu'il ne peut même pas participer à des manifestations locales,
01:59qu'elles soient sociales ou culturelles, parce qu'il peut y avoir une confusion avec la campagne électorale.
02:04Et là, effectivement, le préfet est accusé d'avoir signalé un comportement, une irrégularité d'un des candidats.
02:10Évidemment, si on signale... Alors, il n'a pas cité le nom, mais on voyait bien à qui ça s
02:15'est destiné.
02:15Et c'était destiné. Et donc, nos confrères de l'Oisebdou ont considéré qu'il y avait influence.
02:21C'est des choses qui arrivent. Alors bon, on verra bien comment ça se finira.
02:24Mais c'est sûr que cette campagne électorale est riche en tensions et en petites anecdotes de ce genre.
02:34Alors, c'est une histoire folle.
02:36Une gendarme soupçonnée d'avoir escroqué un retraité pericot pour près d'un million d'euros.
02:41Oui, c'est l'histoire d'une gendarmette, ça se passe dans l'épartement de la Charente,
02:44qui arrivait en Porsche à la gendarmerie.
02:46Ça a commencé à attirer un petit peu ses collègues.
02:48En plus, elle avait dans son casier un coffre-fort dans lequel on a retrouvé quelques lingots d'or.
02:54Et on s'est rendu compte que cette gendarme sous-officière de gendarmerie,
02:58puis ensuite qui sera d'ailleurs officier de police judiciaire,
03:01elle rencontre un jour un vieux monsieur à qui elle aide,
03:04qui avait porté plainte pour un accident de voiture.
03:08Et donc, un lien d'amitié s'est créé entre les deux.
03:10Ce monsieur a fait confiance évidemment quand on a une sous-officière de gendarmerie.
03:14Dans sa relation, on ne se méfie pas.
03:16Et il s'est rendu compte que tout d'un coup, il y avait des objets d'art, des objets
03:19de valeur,
03:20de l'argent même qui avaient disparu.
03:22Il l'a même aidé financièrement.
03:24Il a vendu des actions pour pouvoir l'aider.
03:27Et puis, cette sous-officière de gendarmerie a commencé à mener grand train de vie.
03:32Elle en a fait profiter ses proches, sa famille, ses amis.
03:35On a vu qu'il y avait un comportement et un train de vie qui était normal.
03:38Et puis, quand il y a eu enquête de l'inspection générale des services de la gendarmerie,
03:42on s'est rendu compte qu'il y avait carrément des détournements.
03:44Elle abusait de la confiance.
03:45C'était deux personnes âgées, mais notamment un de 90 ans qui est décédé depuis.
03:49Elle s'est servie copieusement avec des louis d'or.
03:52Il y a des hallucinantes histoires.
03:53Évidemment, elle a été incarcérée.
03:55Maintenant, elle est mise en examen.
03:56Il va y avoir un procès.
03:58C'est étonnant parce que la gendarmerie est encore qu'il y ait...
04:01Les fameux films, les ripoux, dans toute administration, ça existe.
04:04Ce sont des êtres humains.
04:05Il y en a peut-être plus fréquemment dans la police.
04:07Et encore, je dis ça avec l'immense respect que je porte à nos forces de police.
04:11Mais là, la gendarmerie, c'est des militaires.
04:13C'est plus inhabituel.
04:15Donc voilà.
04:15Fait divers qui défraie la chronique.
04:17On le suivra.
04:18Étonnant.
04:19Eh bien, alors, c'est-à-dire que si vous avez des liens, à un moment donné,
04:22avec des personnes de l'administration,
04:24restez quand même toujours sur vos gardes.
04:2799 fois sur 10, ça va très bien se passer.
04:2999 fois sur 100, pas sur 10.
04:31Et puis bon, il y a toujours l'exception qui confirme la règle.
04:33Et c'est dommage pour l'image de la gendarmerie.
04:35Mais je pense que la justice mettra les choses dans l'ordre
04:39et que l'honneur de la République sera sauvé.
04:42Voilà.
04:43Alors, un système censé simplifier les démarches
04:46qui se transforment en véritable faille pour l'État.
04:50Exactement, Péricault.
04:51C'est dans un rapport très sévère que la Cour des comptes
04:54dénonce l'échec de la privatisation du système d'immatriculation des véhicules
04:58mis en place en 2017.
04:59En ouvrant l'accès aux fichiers des immatriculations à des acteurs privés,
05:04l'État pensait simplifier les démarches.
05:06Sauf que des milliers de personnes,
05:08parfois sans aucun lien avec l'automobile,
05:10ont obtenu des habilitations pour y accéder.
05:13Résultat, certains ont profité pour frauder,
05:17notamment massivement, des voitures de luxe
05:19déclarées comme véhicules pour personnes handicapées
05:21pour éviter les taxes, par exemple.
05:23Ou encore des voitures volées ré-immatriculées discrètement.
05:27Un cas particulièrement.
05:28Un seul professionnel aurait réalisé
05:31près de 265 000 opérations frauduleuses en trois ans
05:35via des garages fictifs.
05:36Mais le problème ne s'arrête pas aux finances publiques.
05:39Selon la Cour des comptes,
05:40ces dérives posent aussi un vrai risque pour la sécurité.
05:43Voiture dangereuse sur les routes,
05:45anonymat facilitant les infractions.
05:47Et même pire,
05:48ces véhicules devenus intraçables
05:50auraient été utilisés dans des affaires de délinquance,
05:53voire même de crimes organisés.
05:55Écoutez, c'est curieux parce que
05:57M. Darmanin a été ministre de l'Intérieur à l'époque.
05:59C'est lui qui a été à l'initiative de cette privatisation,
06:02quand même,
06:03d'un procédé qui est public.
06:06Les cartes grises,
06:08le système d'immatriculation des véhicules,
06:10c'est important.
06:11On sait aujourd'hui, d'ailleurs,
06:12que la fraude et la délinquance
06:17s'appuient beaucoup sur l'automobile.
06:18Donc, raison de plus pour être extrêmement vigilant
06:20et sévère.
06:23Et là, on s'étonne qu'il y ait une délégation
06:25sur des sociétés privées
06:26avec porte ouverte à toutes les dérives possibles.
06:28Je me souviens de M. Darmanin,
06:29il avait aussi privatisé la distribution
06:32des professions de foi électorale
06:34aux élections municipales de 2020.
06:35Et à peu près un tiers des électeurs de France
06:38n'avaient pas reçu.
06:39Parce que, bon, les sociétés privées,
06:40ils jetaient ça.
06:41On avait retrouvé des sacs dans les forêts,
06:42dans les poubelles.
06:45Ceux qui étaient censés distribuer
06:46par manque de temps et par précipitation
06:49avaient jeté les bulletins de vote.
06:50Donc, les professions de foi,
06:53la démocratie en avait pris un coup sur la tête.
06:55Il ne faut pas privatiser
06:56des missions régaliennes.
06:57Et si l'État n'a pas les moyens,
06:59il trouve l'argent.
07:00Mais il ne confie pas ça
07:01à des gens qui ne sont pas fiables.
07:06On continue sur l'automobile.
07:07Et l'affaire des airbags Takata.
07:10Certains conducteurs voient leurs véhicules bloqués
07:12malgré le changement de leurs airbags, Péricault.
07:15Alors, quand on est sur l'autoroute,
07:16on voit souvent, attention,
07:17airbag Takata,
07:18signaler vite à votre garagiste
07:20pour modifier le système d'airbag.
07:22Alors, les airbags Takata,
07:24c'est un gaz qui dégénère
07:26avec un risque d'explosion.
07:27On peut même se prendre
07:28les morceaux de sac dans la figure.
07:31Et donc, on amène immédiatement
07:32ce véhicule chez le fournisseur,
07:35chez le garagiste.
07:36Et on vous remplace le sac Takata.
07:38Ta-ta-ta.
07:40Mais le problème,
07:41c'est que quand vous amenez ensuite
07:43de votre véhicule au contrôle technique,
07:46le contrôle technique lit
07:47dans l'appareil de la voiture
07:50que c'est toujours un sac Takata.
07:51Et donc, il ne valide pas
07:54le contrôle technique.
07:55Donc, on attend.
07:56Et là, ce sont des gens
07:57qui ont leur véhicule immobilisé
07:58pendant des semaines.
08:00Le temps que la procédure soit régularisée,
08:02c'est absolument aberrant.
08:04Voilà.
08:05Donc, Takata,
08:06double peine.
08:07Non seulement vous avez le risque
08:09d'une explosion,
08:09vous êtes obligé de remplacer
08:13le ballon de sécurité,
08:15l'airbag de sécurité.
08:16Et en plus,
08:17pour que le contrôle technique
08:18vous le valide,
08:19vous êtes obligé
08:19d'immobiliser votre voiture.
08:21Merci pour l'efficacité
08:23du système.
08:26Maud,
08:27Maud,
08:28Albin,
08:29l'habitude.
08:30Alors, les salles de sport
08:31n'ont jamais été aussi jeunes.
08:33Exactement.
08:34En France,
08:34la musculation séduit
08:36de plus en plus d'adolescents.
08:38Près d'un jeune sur cinq
08:39pratiquent aujourd'hui
08:40le fitness ou la muscu.
08:42Quand on dit les jeunes,
08:43ce sont en fait
08:43les 15-24 ans.
08:45C'est soit deux fois plus
08:47que la moyenne nationale.
08:48Et surtout,
08:49ils commencent même
08:49de plus en plus jeunes
08:51si on compte
08:51les 13 ou 14 ans
08:53problèmes.
08:54Avant 16 ans,
08:55beaucoup n'ont normalement
08:56pas accès à ces salles de sport.
08:58Alors,
08:58ils s'entraînent chez eux
08:59en suivant des vidéos
09:00sur YouTube,
09:01TikTok,
09:02devenus leur véritable coach.
09:03Les influenceurs
09:04jouent un rôle clé
09:05comme Thibaut Incheb,
09:06très suivi par les jeunes.
09:08Mais cet engouement
09:09inquiète aussi
09:09les professionnels.
09:10Manque d'encadrement,
09:11recherche de résultats rapides,
09:13pression des réseaux sociaux.
09:15Car derrière cette mode,
09:16il y a aussi des risques,
09:17blessures,
09:18mais aussi complexes
09:19liés à des standards physiques
09:20souvent irréalistes.
09:23C'est le narcissisme absolu.
09:25Exactement.
09:26C'est-à-dire qu'on cultive son corps,
09:29on se rend bon,
09:29on se regarde dans la glace.
09:31Ensuite,
09:32la nutrition est un petit peu
09:34aussi contestable
09:34parce qu'on prend des produits
09:36faits pour garder la forme.
09:38Et ce n'est pas du tout
09:39un sport collectif
09:40pour s'épanouir.
09:40C'est paradoxal
09:41parce qu'on dit
09:41que le sport,
09:42c'est bon pour la santé,
09:43mais on va beaucoup
09:45dans ces salles de sport
09:45qui ont un certain budget.
09:48On compte 35 euros par mois
09:49notamment pour aller dans ces salles.
09:51C'est une approche déviante
09:52et perverse du sport.
09:54D'ailleurs,
09:54Winston Churchill,
09:55quand on lui demandait
09:56les secrets de sa longévité
09:57à 90 ans,
09:59il fumait encore des cigares
10:00en buvant du champagne
10:01et du whisky
10:01et il répondait
10:02« No sport ! »
10:04Dans un instant,
10:06on va se demander
10:07quelle légitimité
10:08pour les maires
10:08qui sont élus
10:09faute de listes adverses.
10:11On va en parler
10:11avec Christophe et Hoche Duval
10:13aux fonctionnaires
10:13et essayistes
10:14et vous pouvez toujours
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