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  • il y a 6 heures
Avec Paul de Preville, cofondateur d’Ensol qui accompagne chaque foyer vers une énergie propre et abordable, et Annabelle Richard, directrice chez Utopies qui a produit une étude intitulée « Océan, angle mort des stratégies d’entreprises

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-03-15##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de La Planète Demain,
00:14l'émission qui donne la parole aux véritables acteurs du changement
00:18et notamment aux porteurs de solutions environnementales innovantes.
00:22Alors aujourd'hui, à ce sujet, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:27deux nouveaux acteurs de la transition écologique positive.
00:31J'ai nommé Paul Depréville, qui est lui cofondateur d'EnSol.
00:35On dit EnSol ou EnSol ?
00:36On dit EnSol pour énergie solaire.
00:38Voilà, alors c'est bien ce qu'il me semblait.
00:40Qui accompagne chaque foyer vers une énergie propre et abordable.
00:44Et puis Annabelle Richard, qui elle, est directrice chez Utopie,
00:49qui a produit notamment une étude intitulée
00:51« Océans, angle mort des stratégies d'entreprise ».
00:54Alors on va commencer avec vous, cher Paul.
00:57Vous êtes donné pour mission de transformer chaque foyer en acteur de la transition énergétique.
01:03Pour vous, la maison du futur, c'est produire, stocker, consommer sa propre énergie.
01:09L'autonomie énergétique domestique est-elle réellement un mythe
01:13ou bien une réalité déjà accessible selon vous ?
01:16Alors c'est complètement accessible, c'est une réalité.
01:18Il faut juste la diffuser maintenant massivement.
01:20Et on a une vision très forte, nous, de cette maison du futur dont vous parlez.
01:23On pense que dans l'avenir, la majeure partie des maisons individuelles seront des panneaux pour produire l'énergie qui
01:28est propre,
01:28mais qui est aussi gratuite.
01:29Une batterie pour utiliser le soir.
01:31Une pompe à chaleur pour électrifier le chauffage et la mobilité.
01:34Et une borne de recharge pour électrifier la mobilité.
01:37Alors le solaire en France rencontre quelques obstacles en ce moment dans son développement.
01:43Mais qu'en est-il réellement selon vous ?
01:45Oui, en 2025, c'était une année terrible pour le photovoltaïque, pour le solaire en France.
01:50Il y a eu 50% de baisse des nouveaux projets en 2025 par rapport à 2024.
01:54C'est lié à pas mal de facteurs.
01:56La fin des aides, la baisse des prix d'électricité et aussi une incertitude politique qui a un impact, nous,
02:01sur l'entreprise, dans le recrutement.
02:03Et il y a d'autres choses aussi qui freinent ce marché.
02:06Les freins administratifs.
02:08Il y a aussi la peur des arnaques.
02:09Il y a un Français sur deux qui a peur de ce qu'on appelle des échos délinquants.
02:12Donc des choses sur lesquelles on se bat tous les jours.
02:14Car il faut le dire à l'antenne, le solaire c'est génial.
02:16Pour la planète, c'est évident.
02:17Et aussi pour le porte-monnaie des ménages.
02:21Alors, pour simplifier les démarches, puisqu'il y en a quand même pas mal de démarches,
02:25Ensole est-elle force de proposition ?
02:28Et si oui, lesquelles par exemple ?
02:29Le client, il ne voit que nous, Ensole, on s'occupe de tout de A à Z.
02:34Donc de toutes les démarches déjà de dimensionnement de sa centrale.
02:37De toutes les démarches administratives qu'on va devoir faire avec sa mairie pour les aides, etc.
02:41Et bien entendu, une fois qu'on a posé des panneaux,
02:43le client, en fait, on s'occupe de tout le suivi de sa centrale
02:47pour optimiser sa consommation avec ses équipements électriques.
02:50Alors, je reviens sur ce que vous disiez juste un petit peu avant.
02:53Vous parliez d'arnaque.
02:55Ça m'a quand même un petit peu intrigué dans la voix.
02:59Pourquoi le solaire souffre-t-il encore d'une image d'arnaque ?
03:02Et comment rétablir la confiance si c'est possible, bien sûr ?
03:06Bien sûr.
03:07Alors, historiquement, la rénovation énergétique au sens large, il y avait beaucoup d'aides.
03:10Et en France, malheureusement, quand il y a des aides,
03:11il y a aussi pas mal de gens qui profitent et qui abusent du système, on va dire.
03:15Ou simplement des clients qui peuvent être des personnes âgées, vulnérables, seules,
03:19qui sont aussi parfois arnaquées par ces gens.
03:22Heureusement, ces pratiques sont en train de disparaître,
03:24notamment avec la fin des aides progressives dans ce secteur.
03:27Et comment faire ?
03:28C'est simple.
03:29Déjà, il faut aller sur photovoltaïque.info.
03:31C'est pour se rendre compte, en fait, de ce qui est possible, pas possible avec le solaire et des
03:34prix moyens.
03:35Nous, Ensole, on a une démarche complètement transparente,
03:37notamment aidée par les outils digitaux,
03:39qui permettent effectivement d'avoir une simulation très précise
03:42de ce qu'on va produire, économiser, grâce au photovoltaïque.
03:46Alors, dans le photovoltaïque, il y a aussi ce qu'on appelle l'autoconsommation.
03:51Pourquoi la batterie devient-elle centrale dans, justement, cette autoconsommation ?
03:55Il y a un changement de paradigme.
03:57Avant le photovoltaïque, on le mettait pour revendre son électricité au réseau.
04:00Ça, c'était avec les subventions.
04:02Maintenant, c'est en train de disparaître.
04:03Aujourd'hui, quand on met du photovoltaïque, c'est pour autoconsommer.
04:05Donc, c'est consommer sa propre électricité.
04:09Et c'est extrêmement efficient pour, à la fois, le système électrique, pour le consommateur.
04:15Ce qui fait aussi que, depuis 2025, la vente de batteries dans le résidentiel a été multipliée par plus de
04:205.
04:21Parce qu'aujourd'hui, l'intérêt, c'est d'utiliser sa propre électricité.
04:24Donc, de ne pas gâcher son surplus en le rééjectant dans le réseau,
04:26mais le garder pour soi-même et pour autoconsommer en étant un maximum autonome avec ces panneaux.
04:32Alors, à propos de la batterie, quel est le modèle économique qui va accélérer massivement l'adoption de la batterie
04:37dans l'énergie solaire ?
04:39Alors, nous, on croit dur comme fer à la location, à l'abonnement,
04:44pour démocratiser l'accès aux batteries résidentielles.
04:48Et on propose une batterie de 5 kg à partir de 30 euros.
04:51Et on pense que c'est l'avenir pour démocratiser l'accès à l'autoconsommation solaire.
04:56Car effectivement, ça reste un coût de passer au photovoltaïque.
04:58Il faut compter 12 000 euros TTC pour 6 kg, c'est-à-dire 12 panneaux en moyenne.
05:03Si vous voulez rajouter une batterie, nous, on pense que l'abonnement est une manière de démocratiser l'accès pour
05:08les Françaises et les Français.
05:09Est-ce qu'il existe encore, en France, des fausses croyances autour du photovoltaïque ?
05:14Il y en a plein.
05:16Et qui freinent les Français.
05:17Exactement.
05:18Il y a le temps de retour énergétique.
05:19Aujourd'hui, les panneaux, il y a un retour de un an et demi.
05:22La durabilité des panneaux, ils sont garantis 30 ans en productible comme en matériel.
05:27Les premiers panneaux qui ont été installés dans les années 80 et continuent de produire aujourd'hui en 2025.
05:31Il n'y a pas de terre rare dans les panneaux photovoltaïques.
05:34Qu'est-ce qu'on a d'autre ?
05:34Comme c'est recyclable à 95 %, grâce notamment à la filière Soren, les panneaux photovoltaïques.
05:41Donc oui, il y a beaucoup de fausses croyances qu'on essaie de démystifier.
05:44Car il faut accélérer sur l'électrification des usages en France, mais aussi avec les énergies renouvelables.
05:49Donc ça veut dire que le solaire est réellement écologique sur tout son cycle de vie, finalement.
05:54Tout à fait. Alors comment une start-up française peut-elle changer d'échelle aussi rapidement ?
05:59Et je parle évidemment d'Ensol.
06:00Et on a levé des fonds déjà pour investir massivement, recruter des gens.
06:04Mais je dirais qu'il y a deux choses. On dit chez Ensol qu'il y a le meilleur de
06:07la tech et le meilleur de l'artisanat.
06:08On a un modèle d'agence interne où les gens sont relativement autonomes, les commerciaux, les techniciens sur le terrain.
06:13Mais ils sont surtout aidés d'outils digitaux.
06:15On vient d'une start-up aussi à la base, qui nous aide à être plus efficients, plus rapides, plus
06:19transparents.
06:20Et d'être plus efficaces qu'un artisan qui a ses propres forces, mais qui ne bénéficie pas de tous
06:25ces outils un peu technologiques et innovants.
06:28Alors pour nos auditeurs et auditrices bien sûr, quelles économies pour les ménages ?
06:33En moyenne, nos clients peuvent aller jusqu'à 80% d'économies sur la facture d'électricité.
06:36Avec des panneaux à 40%, vous rajoutez une batterie 20% supplémentaire.
06:40Vous rajoutez un outil de pilotage, qui est un énergie management system, qui est un mix de domotique et une
06:44application pour optimiser vos économies d'énergie.
06:47Là, vous pouvez aller chercher jusqu'à 80% sur la facture d'électricité.
06:50Mais vous allez finir par nous devoir de l'argent.
06:54Le solaire peut-il réellement coexister efficacement avec le nucléaire dans le mix français, selon vous ?
07:01Oui, tout à fait.
07:02En fait, il y a un faux débat aujourd'hui, c'est qu'on oppose le nucléaire et les énergies
07:05renouvelables, alors qu'il faut les deux.
07:07Le but du jeu, ce n'est pas de les opposer, alors que c'est une source de production d
07:10'électricité qui est décarbonée.
07:11Le but du jeu, là, c'est de dégager les énergies fossiles.
07:14C'est 60% de l'énergie en France, pétrole, gaz et parfois même charbon.
07:18Pour ça, il faut électrifier massivement les usages de consommation.
07:21C'est là où on est en retard en France.
07:23Pour ça, le nucléaire seul ne suffira pas.
07:25100% nucléaire, ce n'est pas possible et ce n'est pas souhaitable.
07:27Le photovoltaïque, de ce que moi je connais, c'est l'énergie aujourd'hui la plus simple, la plus rentable
07:32à déployer.
07:33Et on ne peut pas attendre 15, 20 ans que les nouvelles centrales nucléaires arrivent.
07:36Donc oui, elles doivent cohabiter.
07:38Et l'intermittence d'énergie renouvelable se gère, on l'a dit, avec les batteries et aussi avec la flexibilité
07:42énergétique.
07:42C'est en décalant la consommation des ménages, des Françaises et des Français, pour suivre les courbes de production, des
07:50capacités de production renouvelables.
07:52Et le marché du solaire en France, est-ce que crise passagère ou retard structurel face à l'Europe ?
07:59On a un retard.
08:01Dans le résidentiel, il faut savoir qu'il y a 4% des toitures qui sont équipées versus 30%
08:05aux Pays-Bas par exemple, ou 25% en Allemagne.
08:08Ça, c'est lié au prix de l'électricité.
08:09On a la chance d'avoir le nucléaire en France, qu'on a un prix de l'électricité qui reste
08:13faible.
08:13Mais il va continuer à augmenter sur les années à venir.
08:15Donc on va accélérer le passage à l'énergie solaire.
08:18Ce qu'on a besoin, c'est un peu plus de visibilité et d'arrêter les stop-and-go qu
08:21'on a, notamment dans les énergies renouvelables,
08:23qui fait qu'on détruit des filières, un peu comme le nucléaire.
08:26On a perdu certaines capacités dans les années 2000 parce qu'en fait, il y a eu un stop-and
08:29-go.
08:29Là, on fait exactement la même chose dans les énergies renouvelables.
08:31Et c'est dommageable sur long terme, parce que les décisions qu'on prend maintenant, elles auront un impact dans
08:3610 ans.
08:36Et c'est évident qu'il faut plus de capacités de production électrique décarbonée et qu'il faut accélérer l
08:42'électrification des usages.
08:43Merci infiniment, cher Paul Depréville, cofondateur d'Ensole, qui accompagne chaque foyer vers une énergie propre et abordable.
08:50On se retrouve dans un court instant sur Sud Radio, bien entendu, avec nos deux invités,
08:54mais aussi avec Thibaut, notre French Trotter national,
08:57qui nous propose la suite de son immersion dans l'usine pilote Réjoux à Francfort.
09:03A tout de suite sur Sud Radio.
09:05Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
09:09Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
09:12Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
09:15Nous voici de retour dans les studios de Sud Radio, la planète demain,
09:18en compagnie de nos deux invités et bien sûr de Thibaut, le French Trotter,
09:22qui cette semaine nous replonge en immersion dans l'usine pilote de Réjoux à Francfort, en Allemagne,
09:29où l'on teste un tout nouveau procédé de régénération des déchets textiles.
09:33C'est cela, Thibaut ?
09:34Eh oui, Christophe.
09:35La semaine dernière, on a vu comment cette technologie transforme les textiles que nous jetons
09:38en polyester recyclé de haute qualité, tout en évitant le recours en matière fossile.
09:43C'est une démarche pleinement circulaire.
09:44Eh bien, on collecte, on régénère et on réutilise la matière.
09:47Elle s'inscrit aussi dans le cadre de la loi anti-gaspillage,
09:50avec un objectif clair, sortir d'un modèle linéaire, produire, consommer, jeter.
09:54On y revient dans quelques instants, mais avant, Alain Pointcheval, directeur des opérations de Réjoux,
09:59nous explique d'abord le rôle précis de cette usine de démonstration.
10:03Un site clé conçu pour tester, ajuster et améliorer en continu le procédé
10:08avant le passage à l'échelle industrielle.
10:10On a un lieu qui est complètement intégré entre la recherche et le développement
10:13et le bâtiment de production.
10:17Et donc, on est dans un processus d'amélioration continue.
10:20C'est ça aussi, le fait d'être une entreprise complètement intégrée.
10:23Donc ici, le laboratoire de R&D transfère à l'équipe de technologie,
10:28qui est l'équipe de technologie de Lyon, de notre bureau de Lyon,
10:31qui transfère ça dans les process books, donc les livres de design.
10:36Et ensuite, ces livres de design servent à faire l'unité industrielle taille réelle.
10:41Et donc, on voit bien, le processus continue.
10:44Tout ce qu'on apprend ici est réinjecté dans l'usine finale.
10:48C'est une usine de démonstration.
10:49Quelle est la prochaine étape ?
10:51La prochaine étape, c'est d'obtenir une sanction par le board de Technip Énergie
10:56pour l'investissement de l'usine industrielle cette année.
10:59Il y a un projet d'usine en France, à Lac ?
11:01Et donc, pour ça faire, il y a un projet d'usine.
11:03Vous savez, quand vous voulez faire une usine, il faut dire, mais vous, vous la mettez où ?
11:06Et donc, on a identifié un site dans le sud-ouest de la France,
11:09dans la région de Grande Aquitaine, à Lac.
11:11On a d'autres usines et d'autres possibilités aussi en Europe et aux Etats-Unis,
11:15parce que, Riju, on pense grand et on voit grand.
11:18Et donc, mais il faut bien commencer quelque part.
11:20Et oui, j'aimerais bien la construire à Lac.
11:22Voilà, et je fais tout pour.
11:23Est-ce qu'on peut dire juste une chose sur le constat qui vous a amené justement à mettre en
11:27place tout ça ?
11:28Le problème du recyclage textile au niveau mondial, c'est un vrai problème ?
11:31C'est malheureux, mais on est dans une véritable accélération depuis les années 2020.
11:36Et cette accélération, elle provient des différents modes de consommation.
11:39Les gens achètent, jettent, achètent, jettent.
11:40Donc, la quantité de déchets augmente de manière vertigineuse.
11:45Et l'Europe a une problématique, c'est que tous ces déchets, aujourd'hui, se retrouvent dans nos incinérateurs.
11:51Donc, nous, on n'est pas là pour changer des modèles économiques des industries textiles.
11:55On est là pour montrer qu'il y a une autre avenue,
11:57qu'on peut sortir d'un modèle linéaire, qu'on peut installer un modèle circulaire,
12:01et un modèle circulaire qu'on peut s'offrir en Europe et aux Etats-Unis.
12:05Pourquoi c'est important pour vous de mettre en place des boucles de recyclage fermées, textiles, à textiles ?
12:10Alors, pourquoi c'est important ?
12:11Parce qu'aujourd'hui, ce qu'ignore peut-être le consommateur,
12:14c'est que dans son vêtement, la matière recyclée provient de bouteilles.
12:18Donc, ce qu'on essaye de faire aujourd'hui dans le monde, c'est de recycler des bouteilles.
12:23Et donc, de prendre une bouteille qui a déjà été utilisée pour refaire une bouteille à nouveau,
12:27qui pourra être réutilisée.
12:29Si vous faites échapper cette bouteille qui pourrait être réutilisée pour faire une bouteille,
12:33il faut refaire une bouteille avec du matériel fossile.
12:35Donc, si cette bouteille, elle va pour faire votre t-shirt,
12:38et que votre t-shirt continue à finir à l'incinérateur ou à l'enfouissement,
12:42vous avez bien compris que vous êtes en train de complètement louper le modèle.
12:46C'est-à-dire que vous ne résolvez absolument aucun problème de circularité,
12:49puisque vous êtes toujours dans un modèle linéaire côté textile.
12:51Et en plus, vous empêchez les gens qui veulent recycler de la bouteille
12:54d'accéder à un gisement de bouteille pour recycler la bouteille.
12:58Donc, c'est pour ça que la loi européenne essaye de fixer des règles pour dire
13:04la bouteille recycle à la bouteille.
13:07Tout ce qui est packaging, donc votre pot de yaourt, etc., recycle pour faire du package.
13:12Et le textile recycle pour faire du textile, parce que ça a du sens de rester en boucle fermée.
13:17C'est un modèle circulaire, c'est un modèle qui permet de se dire,
13:21à un moment donné, j'arrête d'utiliser des ressources qui sont finies.
13:26Et j'installe un modèle qui permette de créer des possibilités infinies.
13:32Et ça, c'est le moto de Rijoux.
13:35Cette technologie développée par Rijoux ouvre des perspectives très prometteuses
13:40pour le recyclage des textiles.
13:42Merci Thibault.
13:43On se retrouve dimanche prochain.
13:45Nous sommes de retour dans les studios de Sud Radio, au cœur de l'émission La Planète Demain,
13:49où nous avons maintenant le plaisir d'accueillir Annabelle Richard,
13:52directrice chez Utopie, qui a produit notamment une étude intitulée
13:57« Océans, angle mort des stratégies d'entreprise ».
13:59Bonjour Annabelle.
14:00Bonjour.
14:01Alors, tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer, s'il vous plaît,
14:04en quelques mots, ce qu'est Utopie ?
14:07Oui. Alors, Utopie, on est une agence de conseil en développement durable.
14:10On a été fondée en 1993, donc on a un peu plus de 30 ans.
14:14Et en parallèle des missions de conseil, on s'attache à mener aussi des travaux de recherche
14:18pour éclairer d'une autre façon des sujets qui nous paraissent être
14:22soit des signaux faibles, soit des sujets qui sont incomplètement abordés.
14:26Et c'était le cas de ce rapport à l'océan, le rapport de l'économie avec l'océan.
14:30Alors, cette note de position, quelle est sa genèse ?
14:34Alors, elle s'inscrit dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur l'océan
14:37qui a eu lieu en juin dernier à Nice.
14:39Depuis, il y a eu le traité sur la haute mer qui est entré en vigueur en janvier, là, récemment.
14:44Donc, on sent qu'il y a un contexte de mobilisation forte,
14:47à la fois politique, diplomatique, réglementaire sur le sujet de l'océan.
14:51Et l'idée, c'était de mieux comprendre quels étaient les liens entre l'économie et l'océan
14:57et d'interpeller les entreprises aussi sur leur rapport à l'océan
15:00parce qu'on se rendait compte que seules les entreprises qui ont des liens directs à l'océan,
15:04typiquement, j'ai une activité de pêche ou j'ai une activité navale,
15:08disposer de stratégies océaniques.
15:09Et en fait, c'est un sujet qui concerne toutes les entreprises.
15:12Donc, l'idée, c'était de donner la mesure, en fait, de cette relation entre l'économie et l'océan.
15:16Alors, justement, pourquoi s'intéresser à l'océan lorsqu'on est une entreprise ?
15:21Déjà, parce que l'océan, c'est un acteur, on l'a appelé, d'écor silencieux.
15:25C'est-à-dire, c'est un acteur économique majeur.
15:28Il régule le climat.
15:29Il permet de nourrir 3 milliards de personnes.
15:31Il permet d'héberger, on va dire, 90% du commerce international.
15:35Donc, il a déjà un rôle clé.
15:38Et nous, ce qu'on est allé chercher, c'est de comprendre dans quelle mesure
15:40l'économie impactait sur l'océan.
15:42Donc, impacté de façon, a priori, négative via des pressions environnementales.
15:46Les pesticides, les déchets plastiques, on en parlait.
15:50Et puis, dans quelle mesure l'économie était dépendante de l'océan.
15:54Donc, on est allé poser 5 grands critères de dépendance, qu'on pourra revoir tout à l'heure.
15:58Donc, l'idée, c'était vraiment de comprendre cette double relation à l'océan,
16:02impact et dépendance, et de montrer que, en fait, c'est un angle mort des stratégies des entreprises,
16:07alors que c'est un actif stratégique pour une grande partie de l'économie mondiale.
16:10Alors, vous parliez à l'instant de dépendance à l'océan, et notamment aussi des impacts.
16:17Mais concrètement, comment cela se mesure-t-il ?
16:20Donc, on est allé mesurer l'impact des secteurs principaux de l'économie sur l'océan.
16:27Donc, on est allé regarder l'impact en termes de pollution environnementale,
16:30de déchets, d'impact sur les écosystèmes.
16:32Et puis, on allait chercher la dépendance des secteurs à l'océan.
16:36Donc là, on avait posé cinq grands critères de dépendance.
16:38Dans quelle mesure je dépends physiquement de l'océan,
16:40parce que je vais chercher des stocks, typiquement de poissons, dans l'océan.
16:44Dans quelle mesure j'ai une relation logistique à l'océan,
16:46parce que je fais circuler du transport de marchandises, des biens,
16:49où j'ai des infrastructures portuaires sur l'océan.
16:53Dans quelle mesure je me sers de l'océan comme un régulateur climatique ?
16:56Et puis, il y avait d'autres dépendances qui sont les dépendances touristiques,
17:00qui sont assez claires.
17:00L'hôtellerie dépend de l'océan.
17:02Ou des dépendances plus territorialisées.
17:04En tout cas, on est allé vraiment explorer ces dépendances,
17:07et on les a quantifiées,
17:08en allant remonter la chaîne de valeur des secteurs
17:11via de la data territoriale qu'on a à disposition chez Utopie.
17:14Alors justement, on proposait également une lecture territoriale de cet impact.
17:19Que nous apprend-t-elle cette étude ?
17:22Alors l'étude, elle nous explique déjà que 40% des emplois français
17:28dépendent de l'océan, de façon directe ou indirecte,
17:31parce qu'elle est assez énorme.
17:32Et que cette dépendance, elle n'est pas forcément liée au fait
17:35qu'on a une côte ou qu'on ait un territoire littoral.
17:37Donc on voit typiquement que le Grand Paris dépend énormément
17:41de l'économie de l'océan.
17:42Il y a plus de 800 000 emplois qui sont soutenus directement
17:45ou indirectement par l'océan.
17:47Et puis qu'on a aussi des territoires qui vont impacter l'océan,
17:52alors même qu'ils n'ont pas forcément d'activité maritime forte sur leur territoire.
17:57Donc vraiment, cette double lecture nous éclaire sur des territoires
18:00ou des secteurs qui n'étaient pas forcément soupçonnés avant.
18:04Ah oui, d'accord.
18:05Alors comment peut-on agir lorsqu'on est une entreprise
18:07si on souhaite se doter d'une stratégie dédiée à l'océan ?
18:11Alors si on souhaite se doter d'une stratégie,
18:13on peut déjà essayer de moins nuire.
18:15Donc il y a des marques comme Biotherm, typiquement,
18:18ou loge qui, soit par la formulation de leur crème solaire
18:21ou par le fait qu'elles ont renoncé à des emballages,
18:25ont déjà des politiques qu'on appelle d'éco-conception.
18:27Donc déjà, dès la conception du produit, on cherche à ne pas nuire.
18:30Ensuite, on peut avoir des entreprises comme Interface
18:32qui vont aller s'approvisionner via des déchets de l'océan.
18:35Donc typiquement, il y a eu des démarches de circularité
18:37autour de filets de pêche qui se sont récupérés
18:40sur les plages d'Indonésie et de Philippines
18:42et qui permettent en plus de rémunérer les pêcheurs
18:47qui participent à ce nettoyage des plages
18:48et qui sont ensuite réinjectés dans des filières de recyclage.
18:51Il y a d'autres façons.
18:52On peut aussi innover à partir des produits de l'océan.
18:55Donc il y a des entreprises qui typiquement développent
18:57du cuir de poisson à partir d'espèces invasives
19:00dans différents milieux
19:01ou d'autres entreprises qui vont développer
19:03des revêtements minéraux à partir de déchets de coquilles d'huîtres.
19:07Donc il y a plein de façons d'innover autour de l'océan.
19:09Alors j'ai vu aussi que vous aviez développé
19:12un concept d'efficience bleue dans la note.
19:16Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus en quelques mots ?
19:18Oui, l'idée c'était de faire un pied de nez
19:20ou en tout cas d'aller au-delà de l'économie bleue
19:23qui est une approche assez développée
19:25mais qui est une approche encore assez de relation
19:28de dépendance à l'océan
19:29qui voit l'océan comme un fournisseur.
19:32L'idée de l'efficience bleue c'est de se dire
19:33l'océan est plutôt un enseignant ou un partenaire
19:36et on va aller chercher à faire mieux avec moins.
19:38Donc vraiment aller chercher de nouvelles matières,
19:41de nouvelles enzymes, de nouveaux matériaux dans l'océan
19:44mais sans nuire.
19:45Donc vraiment dans une approche qui est proche de celle du biomimétisme
19:49qui est vraiment de chercher à préserver les ressources au maximum.
19:53Et ça, ça ouvre un champ infini de nouveaux secteurs
19:56ou de nouvelles ressources à aller explorer.
19:58On sait qu'on a exploré à peine 10% en fait
20:00des ressources qui sont au fond des océans.
20:02L'idée c'est pas d'aller les épuiser
20:03mais c'est vraiment d'apprendre à leur côté
20:05et d'innover et d'imaginer des choses plus sobres,
20:08plus intelligentes, plus circulaires
20:09en allant chercher ces ressources au fond de la mer.
20:11Et dans quelle mesure les acteurs financiers s'emparent-ils de ce défi ?
20:16Alors oui, il y a des acteurs financiers qui s'emparent du sujet.
20:20Il y a des fonds de compensation qui ont été développés
20:22par exemple comme le Lavier Hot Fund développé par Danone
20:24qui lui a permis de financer des projets de mangrove
20:27qui permettent de renforcer la séquestration de CO2
20:30et puis de préserver le littoral.
20:32Il y a aussi des banques comme le Crédit Mutuel Arkea
20:35qui est d'ailleurs partenaire de la note
20:36qui développe des prêts bonifiés,
20:40des crédits préférentiels pour des secteurs
20:42qui vont aller se développer de façon plus vertueuse
20:44dans leur relation à l'océan.
20:46Merci chère Annabelle Richard, directrice chez Utopie
20:49qui a produit donc une étude intitulée
20:51« Océan, angle mort de stratégie d'entreprise ».
20:53Je vous souhaite à toutes et tous un excellent dimanche après-midi
20:57avec à suivre InVino, l'émission d'Alain Marty
21:00a écouté sans modération et pour ma part
21:02je vous retrouve sur Sud Radio bien évidemment
21:04dimanche prochain à 12h30.
21:06En attendant, je vous invite à visionner gratuitement
21:09tous les plus beaux films de découverte et de nature
21:11sur notre plateforme digitale
21:133W, la planète demain, point plus.
21:16Portez-vous bien et à dimanche prochain.
21:18Akhena, expert en carport et pergola solaire
21:21pour des économies et un avenir durable
21:23et Picotisolaire pour que l'avenir s'éclaire
21:25avec des choix durables.
21:27Vous ont présenté Sud Radio, la planète demain
21:30Christophe Debiens
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