00:00Edouard Philippe, l'avantage qu'il a sur les autres candidats potentiels du centre-droit et de la droite,
00:06c'est que quelque part, aux yeux d'une large majorité de ces Français, de ce bloc central,
00:10des gens qui vont du centre jusqu'à la droite non-radicale, c'est presque le candidat naturel.
00:15Il a un avantage, c'est que ça a été le premier ministre d'Emmanuel Macron.
00:19Ça a été son premier allié politique. Ça n'a pas été son collaborateur.
00:22Les choses se sont mal finies, comme assez traditionnellement, entre lui et le président de la République.
00:26Mais il apporte des contingents de la droite, du centre-droit, dès le début du mandat d'Emmanuel Macron.
00:31Et dans l'esprit des gens, des gens du centre et de droite, c'est peut-être le plus crédible,
00:34celui qui a cette légitimité.
00:36Quand on voit ensuite dans le détail, nous on a ça dans notre baromètre mensuel,
00:40on compare, on demande aux Françaises et aux Français s'ils seraient satisfaits de l'accession à l'Élysée d
00:45'un certain nombre de candidats.
00:46L'avantage d'Edouard Philippe, c'est qu'il fait le plein au sein de ce qu'on appelait autrefois
00:50la Macronie.
00:51C'est le candidat favori, préféré en tout cas, de ces gens qui viennent de Renaissance, du Modem, d'Horizon.
00:55Mais il est au même niveau que Bruno Retailleau, aussi, au sein des Républicains.
00:59C'est celui qui, pour l'instant, en tout cas, balaye le plus large au sein de ce spectre, de
01:04ce socle,
01:05qui correspond en gros à un tiers, 30, un tiers de l'électorat français aujourd'hui.
01:09Donc vous nous confirmez un socle de popularité assez solide.
01:13Je reviens quand même sur la déclaration d'Edouard Philippe,
01:15sur le fait de lier les élections au Havre avec sa candidature présidentielle.
01:20Enfin bon, c'était quand même assez clair.
01:23Enfin, ou alors, j'ai mal compris, mais j'ai eu l'impression qu'il disait
01:26« si je perds, je serai quoi ? En mauvaise posture pour me présenter. »
01:29Mais en fait, Edouard Philippe, c'est fondamentalement un maire.
01:33C'est-à-dire, d'abord, c'est quelqu'un qui a détesté être député.
01:36Moi, il me le disait très clairement.
01:37Le mouvement Horizon, il est né sur les bases d'un autre mouvement
01:40qui s'appelait la République des maires.
01:41avec toute une série de maires jupéistes,
01:45orphelins de la primaire du centre et de la droite de 2017,
01:48qui avaient fait bloc autour de lui quand il était Premier ministre,
01:51pilotés par Christophe Béchut, le maire d'Angers.
01:53Ce mouvement est né comme ça.
01:55Donc c'est plus qu'une élection annexe.
01:59Enfin, c'est vraiment central.
02:01Moi, je pense que ça va être compliqué pour lui.
02:03Encore une fois, j'imagine qu'il sauvera sa tête à la mairie du Havre.
02:06Mais si ça n'était pas le cas,
02:07je crois que ce serait très compliqué de poursuivre.
02:10C'est vraiment son identité politique fondamentale.
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