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  • il y a 3 heures
Vincent Lamotte, directeur général délégué de Perial AM évoque les conséquences de la guerre au Moyen-Orient avec un risque de hausse des taux d'intérêt si elle venait à se prolonger ce qui mettrait en difficulté tout le secteur de l'immobilier.

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00:03Smart Patrimoine toujours depuis le MIPI Macan édition 2026, on va s'intéresser à l'impact de ce qui se
00:09passe au Moyen-Orient sur l'inflation et peut-être pas ricochet sur l'immobilier et sur les SCPI avec
00:17un spécialiste c'est Vincent Lamotte. Bonjour Vincent.
00:19Bonjour Fabrice, merci de me recevoir. Directeur général délégué de Periel AM, Vincent, déjà un petit mot de ce MIPIM
00:27édition 2026, on a vu des gens très concentrés, beaucoup de réunions, c'est très professionnel cette année ?
00:33Oui, c'est un MIPIM très professionnel, je pense qu'on est tous revenus avec de très bonnes intentions et
00:38on avait senti un petit frémissement de démarrage fin d'année 25 et début d'année 2026.
00:44Ça s'était confirmé quand même les deux premiers mois ?
00:47Oui, tout à fait, notamment sur la liquidité, la vente d'actifs, on retrouve un petit peu de liquidité et
00:53puis les valorisations, comme on l'a déjà dit, ont atterri en fin 2025, donc on n'avait pas perte
00:59de valeur sur les immeubles et donc on retrouvait des valorisations.
01:01Est-ce que justement les derniers événements au Moyen-Orient ont changé la donne ?
01:05Alors c'est toute la question, on a un peu mis certains suivis en suspens parce que, évidemment, la crise
01:13géopolitique actuelle, si elle venait à durer, ce qu'on n'espère pas, elle pourrait avoir des effets négatifs sur
01:20l'inflation.
01:21Le prix du pétrole et du baril passent les 120 à 120 dollars, donc ça pourrait générer de l'inflation
01:27et, mécaniquement, une hausse des taux à long terme, alors qu'on attendait plutôt des baisses.
01:32Oui. En tout cas, on a vu du côté de l'OAT, le coût de l'argent à court terme
01:37à 10 ans a déjà bondi de 20 points de base.
01:40Ça a un effet, alors peut-être pas immédiat, mais ça peut se propager justement à ce qui est spécialisé
01:44sur l'immobilier ?
01:45Alors oui, si ça venait à perdurer au-delà de quelques mois, on pourrait avoir des effets négatifs.
01:53Évidemment, le fait que les taux remontent, c'est un effet négatif sur les valorisations, puisque une valeur de l
01:58'immeuble, c'est un taux à long terme sans risque auquel on ajoute une prime de risque.
02:02Donc, mécaniquement, quand vous divisez un loyer par un taux plus important, vous avez une baisse de valeur.
02:06Et puis, on a aussi les sujets de lancement de nouveaux produits, sur lesquels, évidemment, on est avancé, et potentiellement
02:12des investisseurs moins présents sur des nouveaux fonds.
02:16Oui. Sur vos fonds, chez Perial, vous avez un objectif de création de valeur. Expliquez-nous le mécanisme.
02:22Alors, Perial, c'est historiquement une société de gestion qui est connue pour ses fonds retail, donc plutôt grand public,
02:29SCPI, et plutôt du bureau.
02:32Alors, depuis quelques années, on commence à diversifier, on essaie d'accélérer sur la diversification.
02:36Et en complément de cette stratégie historique, évidemment, on a une stratégie de diversification entre classes d'actifs, hôtellerie notamment,
02:44logistique, activité light industrial,
02:47mais aussi en termes de clientèle, clientèle qu'on appelle, nous, professionnelle, les clients à plus de 100 000, donc
02:52clients de banque privée, clients avertis, qualifiés au sens de l'AMF.
02:56Et donc, on a aujourd'hui des produits qui vont s'adresser plutôt à cette clientèle.
03:01Très bien. On a beaucoup parlé durant ces quelques jours au MIPIM, effectivement, de la crise de l'immobilier en
03:08général.
03:08Mais bon, la crise maintenant, c'est plutôt un nouveau paradigme avec ces bureaux, des millions de mètres carrés qui
03:12sont vacants.
03:13Et on se demande bien ce qu'on va pouvoir en faire. Certains évoquent, grâce notamment à la loi de
03:17Dobie, on a eu le député avec nous,
03:19une transformation des bureaux en logement. Est-ce que c'est toujours possible ?
03:22Alors, tout à fait. On a quand même, aujourd'hui, un premier pas qui a été fait sur la transformation.
03:29Donc, d'un point de vue, je dirais, réglementaire, on a des avancées qui sont significatives.
03:33Maintenant, c'est vrai qu'il y a la partie technique qu'il faut regarder.
03:37Tous les bureaux ne sont pas transformables. On l'a déjà dit.
03:40Les bureaux de plus de 5 000 mètres carrés, c'est plus compliqué à transformer.
03:44Il y a des profondeurs minimum, maximum à respecter. Il y a des trams.
03:49Donc, tout ne pourra pas être transformé.
03:51Et je le redis, tous les actifs bureaux, potentiellement, ne pourront pas rester en l'état.
03:55Oui. On voit que les anglo-saxons ont une stratégie très différente.
03:59Il y a un rate-off, c'est-à-dire qu'ils dévalorisent très rapidement,
04:02quitte à ce qu'il y ait aussi un rebond plus rapide.
04:04C'est ce qu'on voit un peu aujourd'hui du côté des anglo-saxons.
04:06Chez nous, on a l'impression qu'on prend beaucoup plus de temps et du coup qu'on s'enfonce
04:09dans la crise.
04:10Alors oui, là où les anglo-saxons ont mis 6 mots à corriger, notamment au Royaume-Uni,
04:15où on voit aujourd'hui du bureau à 8,5%, 9% parfois à la City,
04:19les pays latins, dont la France potentiellement fait partie, met plusieurs années à corriger.
04:25Donc, je pense techniquement que la correction a eu lieu,
04:29mais il y a encore quelques actifs qui, aujourd'hui, ne sont pas encore complètement corrigés.
04:33Oui. Vincent, vous nous avez parlé de diversification.
04:35On parle beaucoup, depuis quelques années, bien sûr, du boom de la logistique,
04:38des data centers, plus récemment, mais aussi des résidences gérées.
04:42Est-ce que vous allez sur ces types de classes d'actifs ?
04:44Alors oui, tout à fait.
04:45Ça fait partie des classes d'actifs qui, aujourd'hui, ont une résilience très importante.
04:49En résidentiel géré, c'est l'hôtellerie.
04:52Le tourisme en France, et notamment en Ile-de-France, est exceptionnel.
04:56Alors, encore une fois, on va reparler du contexte géopolitique,
04:58mais il y a quand même aussi toute une clientèle moyenne orientale
05:01qui, potentiellement, aujourd'hui, est moins présente.
05:04Donc, on espère que ça ne va pas durer.
05:05Mais il y a aussi le résidentiel géré, le résidentiel senior,
05:08qui va se développer mécaniquement, et c'est inévitable.
05:12La population vieillit, il y a des besoins.
05:14Alors, sous des formats qui, potentiellement, seront différents du format d'EHPAD.
05:17Ça peut être de l'hôtellerie senior,
05:21ou de la résidentiel senior de petite taille,
05:25des maisons qui accueillent 5, 10 personnes, par exemple.
05:28Ce sont des concepts sur lesquels on travaille,
05:30avec des partenaires.
05:32Donc, oui, il y a une profondeur de marché sur cette classe d'actifs.
05:35Et enfin, on fait abstraction un petit peu du contexte, évidemment.
05:38On n'a pas la boule de cristal.
05:39Vous, quelles sont les acquisitions ciblées pour cette année
05:43sur les différentes classes d'actifs ?
05:44Alors, effectivement, on a deux types de classes d'actifs aujourd'hui.
05:47On a des CPI long terme, donc françaises et européennes.
05:51Donc, on va plutôt se positionner sur du commerce, par exemple.
05:55Ou, donc, commerce en France, par exemple, qui fonctionne plutôt bien.
05:58Du light industrial, des sell and list back en France, également,
06:01pour alimenter les CPI.
06:03À l'étranger, avec Perial Opportunity Europe,
06:05qui est notre CPI qui collecte, notamment, pour investir à l'étranger.
06:09On va être sur de l'hôtellerie, par exemple, en Espagne ou en Italie.
06:12Mais également du light industrial, en sell and list back en Italie.
06:15On est proche d'acquérir un actif en sell and list back sur ce qu'on appelle de l'activité.
06:22Donc, avec des taux de rendement qui sont entre 7,5 et 8,50.
06:25Donc, plutôt très actifs.
06:27Ça, c'est pour les CPI.
06:28Et puis, après, on a des fonds qui sont des fonds professionnels.
06:31Nous avons notre fonds professionnel Perial Next Value 1, qui est un AFPCI,
06:35qui va plutôt se positionner sur des actifs value-ad.
06:38Donc, la transformation de bureau, on en parlait tout à l'heure.
06:41Alors, taille réduite, évidemment.
06:44Transformation ou rénovation bureau, redéploiement en résidence étudiante, en logement, en hôtel.
06:50Donc, ce sont des positionnements qu'on a sur les fonds professionnels.
06:53Oui, on voit, dernière question, que le MIPIM, c'est aussi l'international qui vient à nous.
06:58Au moment où on se diversifie, ça vous évite pas mal de trajets de voir tout le monde à le
07:03même endroit.
07:03Alors, c'est un raccourci, effectivement.
07:05C'est un raccourci, surtout, on rencontre beaucoup de brokers qui sont également à l'étranger,
07:10avec qui on travaille beaucoup.
07:11Oui, bien sûr, c'est un accélérateur, on va dire.
07:14Maintenant, on ne fait pas que du business au MIPIM, on prend beaucoup de contacts.
07:18Il y a aussi des partenariats qu'on essaie de monter,
07:21qui sont des partenariats aussi avec des exploitants.
07:24Voilà, on voit beaucoup, beaucoup de monde.
07:25Eh bien, voilà, en tout cas, on confirme.
07:26Donc, ce MIPIM très studieux pour cette année 2026, pour ce CRU 2026.
07:31Merci, Vincent Lamotte.
07:32Merci, Fabrice.
07:33C'est aperçu, directeur général délégué de Paris-LAM.
07:35Et à très bientôt dans Smart Patrimoine.
07:37A bientôt.
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