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Plus d'un demi-siècle après sa disparition tragique, Malcolm X demeure encore et toujours au centre d'une question raciale qui continue de déchirer les Etats-Unis. Et ce, d'autant plus qu'une récente déclassification de rapports de surveillance du FBI sème un peu plus le trouble sur les circonstances réelles de son assassinat. Alors que l'enquête a été rouverte après la publication de ces éléments jusque-là tenus secrets, ce documentaire tente de retracer l'implacable engrenage qui a mené le leader afro-américain à une mort certaine.
Transcrição
00:00Ficou com a crise no topo de crise, problemas no topo de problemas, problemas no topo de problemas, problemas econômicos,
00:10problemas políticos, problemas moraises, e o mais importante de todos, problemas de racismo.
00:17La voz de Malcolm X résonre encore aujourd'hui dans une Amérique qui n'en a pas fini avec ses
00:22démons.
00:24Si le leader afro-américain est pour certains une icône, son histoire est quant à elle méconnue.
00:3158 ans après son assassinat, ses filles attaquent en justice le FBI, la CIA et la police de New York
00:38pour leur implication dans le meurtre de leur père.
00:53Un geste fort, pour révéler les dessous de l'implacable trac mené par le gouvernement américain contre ceux qu'on
01:00appelait les ennemis de l'intérieur.
01:04Par ses positions radicales, Malcolm X voulait obliger cette société malade du racisme à enfin se regarder en face.
01:21Armé de ses seuls mots, il a fait trembler l'Amérique, donnant sa vie pour son combat.
01:27Et il nous a laissé en héritage une question essentielle.
01:31Jusqu'où doit-on aller pour défendre une cause juste ?
01:34And we want to be recognized and respected as human beings.
01:38And we have a motto which tells somewhat how we intend to bring it about.
01:43Our motto is by any means necessary.
01:45By any means ?
01:46By any means.
02:01Il y a des années qui changent l'histoire.
02:041963 et de celle-ci.
02:06Elle ouvre un nouveau chapitre pour l'Amérique.
02:09Elle marque aussi un tournant dans la vie de Malcolm X.
02:14En 1963, je pense que la plupart des Américains savaient qu'il se passait quelque chose d'important et de
02:21difficilement réprimable.
02:23C'était le début d'une lutte pour changer la nature de ce pays et en faire un pays moins
02:28raciste.
02:30Et c'est dans ce mouvement que je voulais m'engager.
02:41Lorsque je suis allé à la marche sur Washington, Malcolm X y était élu aussi.
02:45Mais il s'est contenté de parler aux journalistes et de critiquer les leaders de l'extérieur.
02:50Probablement parce qu'il n'avait pas été invité à prendre la parole.
02:57Si Malcolm X n'est pas invité à parler, c'est parce qu'il est à contre-courant.
03:02Ses discours provocateurs balayent l'espoir que porte le mouvement pour les droits civiques.
03:25Il s'évertue à déboulonner les idoles que sont Martin Luther King et John Fitzgerald Kennedy.
03:31Alors que les deux hommes semblent sur le point de faire avancer la cause des afro-américains,
03:35il leur oppose une fin de non recevoir, utilisant sa meilleure arme, sa parole.
03:40Sévère, dérangeante.
04:05Je crois que beaucoup de gens, moi y compris, qui n'étaient pas des adeptes de Malcolm X,
04:10le voyaient surtout comme un beau parleur.
04:17À 38 ans, Malcolm X est un orateur brillant et charismatique.
04:21Il est sur le point de devenir un des plus importants leaders de l'Amérique noire.
04:24Mais pour cela, il va devoir rompre avec une partie de son passé.
04:28Un passé douloureux, où très tôt il a fait l'expérience de la haine raciale et des ambitions contrariées.
04:40Malcom X passe une partie de son enfance à Lansing, dans le Michigan.
04:46Il grandit bercé par les prêches de son père, le révérend Earl Little.
04:51Le révérend incite les afro-américains à s'unir et à lutter contre les discriminations.
04:59Des prises de positions dangereuses, surtout à Lansing, qui est un fief du Ku Klux Klan.
05:10Surtout dans l'Amérique des années 30, où les Blancs ont le droit de vie et de mort sur les
05:14Noirs.
05:21Malgré les intimidations, le père de Malcolm ne renonce pas à acclamer ses idées.
05:26Mais il ne fait pas le poids face au Klan.
05:28Le 8 septembre 1931, on retrouve son corps sectionné par les roues d'un tramway.
05:37Malcolm a six ans.
05:39Ce sera pour lui le début d'un parcours chaotique.
05:45Il abandonne l'héritage religieux et politique de son père.
05:50Il le troque contre la drogue et le raquette.
06:06En 1948, Malcolm est devenu le prisonnier 22 843.
06:14Gigolo, cocaïnomane, cambrioleur, il purge alors une peine de 10 ans.
06:18Un destin criminel tout tracé latent, jusqu'à ce qu'une rencontre vienne bouleverser sa vie.
06:42Si vous oubliez survivre à la prison, aux Etats-Unis, dans les villes du Nord, il fallait rejoindre les musulmans.
06:53C'est ce qu'a fait Malcolm X.
07:03Si j'avais été en prison, Dieu merci, ça ne m'est pas arrivé.
07:07J'aurais sans doute fait la même chose.
07:09La prison est un enfer.
07:13Malcolm X a été aidé pour traverser la vallée des ombres de la mort par la Nation of Islam.
07:23Il s'éduquait tout seul, avec un dictionnaire.
07:32Cela a endurci, et cela a aussi rendu intelligent.
08:00L'idéologie de la Nation of Islam va offrir à Malcolm un socle pour se reconstruire.
08:06Il devient le disciple le plus assidu d'Elaïja Mouhamad, le leader de cette organisation religieuse qui n'a rien
08:13à voir avec le véritable islam.
08:18La Nation of Islam recrute en grande partie dans les prisons.
08:22Elle propose un programme de réhabilitation aux âmes égarées.
08:25Pour les sortir de la drogue et de la délinquance, elle leur impose une discipline de fer.
08:32Elijah constitue ainsi une armée de fidèles qui suivent aveuglément son idéologie.
08:37Une idéologie radicale.
08:39L'homme noir est l'être humain originel, et l'homme blanc un démon.
08:43Et en attendant que les noirs reignent à nouveau sur Terre, il leur faut vivre séparés des blancs.
08:47We cannot stop people from hating us.
08:51We cannot stop people from disputing with us.
08:57We are called haters ourselves.
09:00But, I say, that is all in it too.
09:04Elijah est le prophète autoproclamé de ce qui est en fait une secte.
09:08Il a compris que Malcolm est un atout.
09:11Il va en faire son plus fidèle lieutenant,
09:14et Malcolm va mettre tout son aroratoire au service de son monteur.
09:23Elijah lui confie le temple de Harlem, à New York.
09:27Une ascension fulgurante qui fait des jaloux.
09:31Les adeptes se font plus nombreux, séduits autant par l'homme que par l'idéologie de la Nation.
09:38En 1958, six ans à peine après être sorti de prison,
09:42Malcolm X est devenu le porte-parole de la Nation of Islam.
09:49La secte devient une organisation puissante qui implante des temples à travers tout le pays.
09:56Elle impressionne par le caractère martial de ces rassemblements,
10:00et commence à inquiéter l'Amérique blanche.
10:02Les negros, les musulmans américains, sont les plus puissants des groupes blancs.
10:06Les musulmans américains, des musulmans, sont les 5대 à 1 000 euros.
10:11Les musulmans à vous ne confierrez à plus de plus de plus de plus de plus de plus de plus
10:13de plus de plus de plus.
10:15Les musulmans, non perd et le musulmans.
10:19Ils ont leurs propres parochialis,
10:21comme celui-ci en Chicago,
10:23où les musulmans ont-et-être à l'un de la hauteur d'un de saints,
10:26ils ont leurs propres, supermarches,ienthes, on les bunkers.
10:30Aqui você vê um deputado de deputado de águas do sul-de-Chicago.
10:36Sua história de deslade para o homem branco é levada em muitos livros negros.
10:41Aqui você vê o ministro Malcolm X,
10:44mostrando cinco dos maiores negros negros na América.
10:48Eu não diria que era uma organização suprêmista noira.
10:52A ideia de autodeterminação dos noirs não implica uma forma de suprêmia noira.
10:59Eles estavam tentando se derrubar de sua suprêmia blanca.
11:03Eles tinham uma visão dos noirs, controlando suas próprias vidas,
11:07e ficando separados.
11:10Uma organização separatista assim radicale não pode atirar a atenção do FBI.
11:17Uma das missões do bureau é de surveir tudo o que pode ser um perigo para o América.
11:22E a Nation of Islam é o tipo mesmo de organização subversiva.
11:36E a Nation of Islam é o que os professores nos homens noirs não políticos.
11:55Eu fui na cidade de New York, no 1 de janvier 1953, e rejeitou o Bureau de Serviços Spéciaux e
12:01das Enquêtes, o BOSI, em 1957.
12:10O BOSI era um serviço de surveir os grupos subversivos, e incluindo o Partido nazista e americano.
12:19O BOSI, nos dizimantos dos agentes de polices para infiltrar os grupos subversivos e en weiß notificação e, emos guards,
12:28e emas buscando asõus littleuren ecolова.
12:40O BOSI da polices de New York era um servente do FBI.
12:47Ela lhe fournitia todas as informações e ajuda, mas não recebeu nada de volta e não recebeu em retorno.
13:00O Bossy, o Bureau dos Serviços Spéciais e das Enquêta.
13:04Esse departamento secretário de New York estava totalmente subordonado ao FBI.
13:10Mas ele compartilhava uma coisa com o Bureau, com as métodas, talvez à limite da legalidade.
13:16O Bossy, o Bureau dos Serviços Spéciais e da legalidade.
13:18O que nós vivemos em sociedade racista e que a minoridade de Noirs era muito, muito triste, muito triste.
13:27E eu fico consciente de um verdadeiro elemento subversivo no Brasil.
13:35Eu me rendi à Harlem, eu ouviu Malcolm X falar e eu fiquei chocado.
13:40Eu was shocked.
13:42Nós voltamos para drogas porque nós somos caídos.
13:47Nós voltamos para drogas e alcohol,
13:49buscando um escape de ação que os homens que os homens nos trazem aqui na América.
13:57O governo próprio diz que o governo próprio
14:01é responsável por a pobreza
14:04que faz você e eu voltamos para alcohol, para droga e para crime.
14:10O governo é responsável por as condições ruins de casa que existam aqui em Harlem.
14:15O governo é responsável por as rocas que os nossos filhos
14:19e os coelhos que comer melhor que nós.
14:23O governo é responsável.
14:25O governo é responsável.
14:31O FBI a sempre investigado
14:35o que ele considerava como grupos nois, radicais ou extremistas.
14:40E em particular, quando ele era um líder
14:43que incitava as pessoas nois à protester
14:45contra as condições das quais elas vivaient.
14:47O governo é responsável por as condições das quais elas vivaient.
14:56Em 1960,
14:58Malcolm é devenu uma figura central de a comunidade noire
15:01na grande cidade do Nord.
15:02É parmi a população des héritas
15:05que ele era um líder que os discursos
15:08que os discursos têm o mais de echos.
15:08O governo é responsável.
15:12O governo é responsável.
15:15O governo é responsável.
15:23O governo é responsável.
15:27Na verdade,
15:28na verdade,
15:29que ele era um todo por as cond starter militares,
15:32하�endo.
15:34O governo é renovável.
15:38sobre a condição.
15:40Irmissão é benéz,
15:41admitido?
15:41parede a一個 esporte crazy
15:43na verdadeira tradicional
15:44ou à minha tenue ti 했어요.
15:45por cerca de 3 horas.
16:15Você olha sua pele. Você não pode comparar sua pele com sua pele, enquanto sua pele parece como ouro à
16:22sua pele.
16:26Dès qu'il e terminé son discours, j'étais déjà devenu l'un de ses fervents soutiens,
16:32juste en l'écoutant parler.
16:33Il parlait de ce qui se passait dans ce pays, et de ce qui se passait à l'étranger.
16:38Il parlait aussi de l'aspect psychologique de la suprématie blanche, de sa dangerosité,
16:42un aspect moins dangereux que la violence physique, bien sûr, mais tout de même très dangereux,
16:48avec des conséquences tangibles sur nous, en tant que peuple.
16:51Et ça me fascinait, parce que je n'avais jamais entendu personne parler de cet impact psychologique,
16:56des attaques sur l'esprit, comme il disait.
17:05Malcolm veut faire prendre conscience aux afro-américains de l'ampleur de l'oppression dont ils sont victimes.
17:11Ses discours ne sont plus seulement des prêches religieuses.
17:15Ils glissent insensiblement vers le social, et inévitablement vers le politique.
17:20Ils vont bientôt lui faire franchir une ligne rouge.
17:24En septembre 1960, Fidel Castro, le dirigeant cubain et nouvel adversaire des Etats-Unis,
17:30se rend au siège des Nations Unies à New York.
17:35A peine arrivés, les Cubains sont pris à partie dans les médias.
17:39On les accuse de vouloir agresser des femmes blanches,
17:42et d'égorger des poulets dans leur chambre.
17:45Leur hôtel à Manhattan exige 10 000 dollars de caution.
17:49Vexé, la délégation cubaine trouve refuge en plein cœur de Harlem.
17:58Une occasion en or pour Malcolm.
18:02Il décide de rencontrer Fidel Castro.
18:05Une manière pour lui de montrer le poids de la Nation of Islam,
18:09et de défier le gouvernement.
18:13D'après la source, Little a déclaré, en référence à Castro lui-même,
18:17qu'habituellement, lorsque l'on voit un homme qui s'oppose aux Etats-Unis,
18:21il y a quelque chose de bon dans cet homme.
18:24Malcolm X, le séparatiste noir, et Fidel Castro, le révolutionnaire communiste.
18:28Un cocktail explosif pour le FBI.
18:31Plus particulièrement pour son directeur, J. Edgar Hoover,
18:34pour qui la lutte contre le communisme est une obsession.
18:37« Le communisme, en réalité, n'est pas un parti politique.
18:40C'est un chemin de vie, un chemin de malignement de vie.
18:44C'est un chemin de vie, un chemin de malignement de vie.
18:46C'est une condition qui se passe à la maladie,
18:47qui se passe comme une épidémie.
18:49Et comme une épidémie, une quarantaine est nécessaire
18:52pour le garder de infecter cette Nation. »
18:55Hoover comprenait le pouvoir de l'information
18:59et le pouvoir qui résulte du fait
19:03que les Américains craignent la subversion.
19:10Les Américains craignent que leur pays soit envahi
19:13par des idées subversives,
19:16des idées étrangères.
19:18Et cette peur est très forte.
19:22Pour la plupart des Américains,
19:24il était celui qui nous protégeait des méchants.
19:29Les étrangers, les extrémistes,
19:32les communistes, les anarchistes.
19:35Il serait capable de les identifier
19:38et de les neutraliser.
19:42En pleine guerre froide, pour attiser la paranoïa,
19:46Hoover diffuse la crainte
19:47que les communistes s'appuient sur la colère
19:49et le ressentiment des Noirs
19:51pour organiser une révolution sur le sol américain.
19:55La peur rouge se double de la peur noire.
19:59L'Amérique a peur.
20:01Peur de ce qui se passe à Cuba,
20:03mais aussi de ce qui se joue en Afrique, en Asie.
20:06Partout où les luttes anticoloniales
20:08sont en train de dessiner un monde nouveau.
20:11Pour Malcolm X, c'est autre chose qui se joue.
20:14Après des siècles d'oppression,
20:16la décolonisation et l'émergence du tiers-monde
20:19sont les premières fissures dans la domination blanche.
20:22Et il ne peut y être indifférent.
20:24L'une des choses que Malcolm X comprend,
20:27et qu'Elaïja Mouhamad ne comprend pas vraiment,
20:29ou du moins ne prend pas en considération,
20:33c'est la pression de ce qu'on appelait le tiers-monde.
20:43Et je crois que Malcolm X s'est mis à considérer
20:47Elijah Mouhamad comme une personne étroite d'esprit,
20:51et peut-être avant tout préoccupée par son propre pouvoir.
21:00Le pouvoir d'Elaïja Mouhamad est lié au développement de la Nation of Islam.
21:06L'organisation est devenue un véritable empire financier,
21:09grâce à son réseau de commerce destiné à la communauté noire.
21:14Pour le préserver, Elijah veut maintenir la Nation of Islam
21:17en dehors de toute affaire publique.
21:19Mais il voit bien que Malcolm, pressenti comme son successeur,
21:23a des aspirations politiques qui pourraient le fragiliser.
21:27Je pense qu'Elaïja Mouhamad appréciait sa capacité
21:31à convaincre les Noirs par ses qualités d'orateur,
21:34parce que ça a permis d'attirer plus de gens vers la Nation of Islam.
21:39Et peut-être qu'Elaïja Mouhamad craignait aussi
21:42que si Malcolm X gagnait en popularité,
21:45toute l'attention du FBI soit focalisée sur la Nation of Islam.
22:01J. Edgar Hoover s'est mis à croire
22:05que si Malcolm X prenait la tête de la Nation of Islam,
22:09il représenterait une menace sérieuse.
22:14Le directeur du FBI le croit capable de fédérer
22:18un mouvement de protestation dans le Nord.
22:22Au moment même où, dans le sud du pays,
22:25le mouvement pour les droits civiques
22:26mobilise de plus en plus la communauté noire.
22:31Depuis cinq ans, des leaders comme Martin Luther King
22:33s'attaquent à la ségrégation raciale.
22:41Avec, comme stratégie, la non-violence.
22:50Sous leur pression, des lois sur l'intégration ont été votées.
22:53Mais les États du Sud refusent de les appliquer,
22:57soutenus par des groupes qui opposent une résistance massive
23:00et souvent violente.
23:02Dans le sud, il y a toujours eu ce désir
23:07d'être séparé du reste de la Nation,
23:10sur une base raciale.
23:11Et vous aviez une réaction contre toute personne noire
23:15qui essayait de jouir des mêmes droits que les Blancs.
23:18Et c'était assez brutal.
23:41Un pays se déchire sous les yeux du monde entier.
23:51La Nation of Islam propose une solution
23:54à l'opposé des désirs d'intégration de Martin Luther King.
23:56So the only solution is separation.
23:59And the Honorable Elijah Muhammad said,
24:01since we can't get along together in peace
24:03on this country with white people,
24:05let us separate part of this continent,
24:07migrate to that separate territory,
24:08let the government give us everything we need
24:10to establish our own independent economic system
24:14and society,
24:15and thereby we'll be able to solve our own problems ourselves
24:18and prove that we are human beings
24:20and a part of the human family
24:21and can do for ourselves
24:22what other humans have done for themselves.
24:24And then we'll be able to stop blaming the white man
24:27for what he has done
24:28and stop begging the white man to solve our problems.
24:31We'll be able to solve our problems ourselves.
24:36Elijah Muhammad va pousser son obsession séparatiste
24:39jusqu'à l'absurde.
24:44Jusqu'à mettre la foi de son disciple à rude épreuve.
24:49You are gathered here this afternoon
24:51to hear the Honorable Elijah Muhammad's message,
24:55which you knew in advance was titled
24:59Separation or Death.
25:04The Honorable Elijah Muhammad has taught us
25:07Since we see the government itself
25:12with its army, with its navy, with its marines and air force
25:18backing up the national guard
25:20is still incapable of bringing about integration,
25:25we reject it.
25:27It takes too long
25:28and you don't have that much time left.
25:35After his speech, Malcolm X
25:38sends a call to the Don.
25:39Any more hundred dollars for separation?
25:42Should I come down?
25:43Where should I come down to?
25:46Twenty dollars.
25:49Whole length of twenty dollars.
25:52Thomas J. from Hartford, twenty dollars.
25:54I should get a whole lot of twenty dollars.
25:59Twenty dollars from who?
26:02George Lincoln Rathwell.
26:05Good heavens.
26:07Malcolm est mal à l'aise.
26:09Mais il fait bonne figure pour saluer le donateur.
26:14George Lincoln Rockwell.
26:17Le chef de file du parti nazi américain.
26:25C'est à la demande d'Ela J. Muhammad lui-même
26:27que le leader néo-nazi a été invité.
26:31La séparation ou la mort est un programme sur lequel les deux hommes sont entièrement d'accord.
26:39Pour mener à bien son projet de bâtir une nation noire, Elijah Muhammad est prêt à tout.
26:45Même à une union contre nature.
26:50Certains responsables du Ku Klux Klan ont rencontré les dirigeants de la Nation of Islam, dont l'un s'est
26:57présenté comme étant Malcolm X de New York.
26:59Ils étaient intéressés par des terres et sollicité l'aide du clan pour les obtenir.
27:09Le Ku Klux Klan.
27:11Malgré sa fidélité à Elijah Muhammad, cette alliance était insupportable pour Malcolm X.
27:18Il a refusé de poursuivre les négociations avec ses ennemis jurés des Noirs.
27:22Avec ceux qu'il tient pour responsable de la mort de son père.
27:29Éphémères et stériles, les folles stratégies d'Ela J. commencent à faire douter le fidèle lieutenant.
28:02Pendant ce temps, dans le sud ségrégationnier,
28:04le mouvement de Martin Luther King s'organise et agit.
28:10En 1963, à Birmingham, dans l'Alabama,
28:15les manifestants font face à une répression policière féroce.
28:23Le 15 septembre, l'horreur va atteindre des sommets.
28:27Les terroristes du Ku Klux Klan font exploser une bombe dans une église.
28:32Quatre petites filles trouvent la mort.
28:37Que Elijah Muhammad ait pu envisager de s'entendre avec ceux qui sont capables de tuer des enfants,
28:42ravive la honte de Malcolm.
28:45Ses doutes sur la part d'ombre d'Ela J. ne vont faire que croître.
28:52Malcom X était un puritain.
29:00Il était marié.
29:05Il n'avait pas de relation avec d'autres femmes que son épouse.
29:09Par contre, il y avait des scandales chez Elijah Muhammad.
29:19Des femmes sont venues voir Malcolm X.
29:25Elles lui ont raconté qu'elles avaient été mises enceintes à l'intérieur du mouvement.
29:34Malcom X apprend que c'est Elijah Muhammad lui-même qui a mis enceinte six jeunes femmes.
29:39Il est sous le choc.
29:41D'autant plus que Muhammad n'exprime aucun regret.
29:44Pire, il considère qu'en tant que messager d'Allah, les transgressions sexuelles lui sont permises.
29:49C'est ce qui a provoqué des tensions.
29:54Les tensions les plus importantes, je pense, entre Elijah Muhammad et Malcolm X.
30:05Le FBI est parfaitement informé autant des infidélités de Muhammad que de la déception de Malcolm.
30:11Il saisit l'occasion.
30:14De simples observateurs, il va devenir acteur.
30:17Le FBI va tout mettre en œuvre pour détruire la relation entre les deux hommes.
30:22Quitte à bafouer la loi.
30:26Chicago est autorisé à préparer et envoyer des lettres anonymes à une sélection d'individus listée en page 3.
30:34Ces lettres peuvent être envoyées à des intervalles réguliers,
30:37en faisant attention à empêcher toute possibilité de remonter jusqu'au FBI.
30:48Le FBI ne se contente pas d'envoyer des lettres révélant les infidélités d'Elaïja.
30:53Il s'arrange aussi pour propager la rumeur au sein même de la Nation of Islam.
31:00Objectif, faire passer Malcolm X pour le corbeau.
31:07Frère Malcolm n'avait jamais rien dit.
31:11Mais ensuite, ils se sont mis à prétendre qu'il était à l'origine de ces rumeurs.
31:15C'est ce qu'ils ont commencé à dire.
31:19Mais je n'y crois pas un seul instant.
31:23Frère Malcolm était trop intelligent pour se préoccuper de ce genre de choses.
31:27Je pense que dans la Nation of Islam, il y avait des gens qui étaient des informateurs.
31:33Ils travaillaient pour le FBI et pour la police de New York.
31:38Il y avait des personnes de la Nation of Islam qui ont fait ce genre de choses.
31:42Bien sûr, ils étaient prêts à tout pour entretenir les tensions entre Mohamed et Frère Malcolm.
31:49Ils renseignaient Mohamed sur tous ses faits et gestes.
31:51Il a fait ci, il a dit ça, il est en train de faire ci, il est en train de
31:55faire ça.
31:55Restez sur vos gardes, ce genre de choses.
32:04À cette époque, il avait déjà compris un certain nombre de choses problématiques concernant Elijah Mohamed.
32:15Qui n'étaient plus, aux yeux de Malcolm X, un leader digne d'être suivi.
32:22Parce qu'il était surtout préoccupé par son propre pouvoir, par l'argent et l'influence qu'il exerçait sur
32:32les gens.
32:35Les rapports entre les deux hommes se détériorent.
32:37La bienveillance paternelle d'Elaïja devient de la méfiance.
32:41Et pour Malcolm, la reconnaissance fait place au ressentiment.
32:48Du point de vue d'Elaïja Mohamed, je pense que Malcolm X devenait trop puissant.
32:57Et certains des membres les plus anciens de la Nation of Islam étaient jaloux de lui.
33:04J. Edgar Hoover est parvenu à ses fins.
33:07La tension est à son maximum au sein de la Nation of Islam.
33:11Le jeune prodige, à qui on a toujours pardonné son insolence, va prononcer les paroles de trop.
33:18Au moment où l'Amérique est foudroyée.
33:28La Nation pleurait le Président, et Malcolm était censé ne rien dire.
33:40De demander à Malcolm de se taire, c'était presque impossible.
34:08Malcolm X a réagi à l'assassinat de Kennedy en déclarant une chose qui lui semble.
34:16Ce qui semblait assez évidente.
34:20A savoir qu'un président américain venait d'être tué par des forces qu'il avait lui-même mises en
34:26mouvement.
34:30Mais ça a déclenché de vives réactions contre Malcolm.
34:44Elijah Muhammad s'en est servi pour dire à Malcolm,
34:49« Cesse d'attirer l'attention sur toi.
34:53Tu es devenu un problème pour nous. »
35:00La suspension a duré, duré, duré.
35:03En principe, elle était censée prendre fin un jour, mais ça ne s'est jamais produit.
35:08Au bout d'un certain temps, il est devenu évident que cette suspension ne serait pas révoquée.
35:37Malcom a tout donné à la Nation of Islam.
35:40Quinze années qui s'achèvent comme une tragédie.
35:44L'héritier est chassé du royaume.
35:48Mon père était une personne intègre.
35:51Ils l'ont exclu d'une organisation qu'il avait aidée à construire.
36:00Il avait la vingtaine lorsqu'il a rejoint cette organisation
36:05et il a contribué à la faire passer de quelques centaines à des dizaines de milliers de membres.
36:13Le problème, c'est que cette organisation à laquelle il appartenait ne faisait pas de déclaration politique.
36:22Et ces déclarations auraient été tout à fait nécessaires
36:25alors qu'il y avait des attentats à la bombe dans les églises,
36:28des enfants assassinés, des chiens lâchés sur des personnes âgées.
36:34Et il n'y avait aucun progrès dans le système éducatif.
36:44Je pense que d'avoir mûri et d'avoir été trahi par une organisation dont il était membre,
36:53a contribué à son évolution.
36:58Il a continué à grandir, à se transformer.
37:08Même si le prix à payer est lourd, en quittant la Nation of Islam,
37:12Malcolm a gagné quelque chose d'inestimable.
37:14Sa liberté.
37:16Une liberté qui le place dans une position risquée.
37:19Celle de concurrent direct d'Elaïja.
37:22Malcolm X avait de nombreux soutiens au sein de la Nation of Islam,
37:27mais pas la majorité.
37:29Et je crois qu'il a surestimé le nombre de personnes
37:32qui allaient rompre avec Elijah Muhammad.
37:37Lorsqu'il s'en est lui-même éloigné,
37:39il est devenu la cible de ceux qui étaient restés fidèles à Elijah Muhammad.
37:44Et c'était la grande majorité.
37:50Malcolm est violemment critiqué
37:51dans toutes les mosquées de la Nation of Islam à travers le pays.
37:58Il est désormais considéré comme un traître.
38:00D'autant plus que c'est lui,
38:02et pas Elijah Muhammad,
38:04qui continue à focaliser toute l'attention des médias.
38:19Il était intelligent et tenace.
38:23Il savait comment attirer l'attention.
38:26Il était le visage des musulmans noirs.
38:29C'était une voix en Amérique.
38:31Quand il parlait, l'Amérique l'écoutait.
38:36Malcom peut enfin se consacrer à ce qui l'intéresse vraiment.
38:39Partisan d'un nationalisme noir,
38:42il veut que les Afro-Américains deviennent une véritable force politique.
38:45Mais pour mener à bien ses objectifs,
38:47il doit apprendre que politique rime avec diplomatie.
38:51Il va entamer un rapprochement
38:52avec celui dont il a toujours critiqué la stratégie.
38:57La seule fois où il a rencontré Martin Luther King,
39:01j'étais là, avec lui.
39:04Malcom X lui a dit,
39:06« J'espère que vous avez raison,
39:08mais je crois que nous sommes plus forts
39:09si nous restons séparés. »
39:14Ils parlaient la même langue
39:18et se comprenaient très bien.
39:20Et ils ont décidé que leur rôle serait différent
39:26et que chacun s'en tiendrait à son rôle.
39:31Il pensait qu'il valait mieux que la communauté blanche
39:35le considère comme une figure pacifique,
39:39tandis que Malcom X agirait en coulisses,
39:42proposant une alternative à ceux qui ne voulaient pas de Martin Luther King.
39:46si vous n'allez pas avec Martin Luther King.
39:54Non-violent, non-violent is a word that's misused today.
40:00I would call it a peaceful movement,
40:03which reserves the right to defend itself
40:06whenever it is attacked.
40:08In the areas of the country
40:09where the government has proven itself
40:11unable or unwilling
40:12to defend the Negroes
40:14when they are being brutally
40:15and unjustly attacked,
40:16then the Negroes themselves
40:17should take whatever steps necessary
40:19to defend themselves.
40:20And one of the best methods
40:22by which this can be done
40:23is to establish rifle clubs.
40:25It's legal in this country
40:26to own a rifle.
40:27This doesn't mean that the Negro
40:29is going to initiate
40:30some kind of aggressive action
40:31against anybody.
40:33But it does mean
40:34that the Negro will be serving notice
40:36that no longer does he believe
40:38in turning the other cheek
40:39and being the constant victim
40:41of someone else's brutality.
40:46Malcolm avait une manière
40:48de s'exprimer
40:49qui était conflictuelle.
40:57Il n'a jamais menacé personne.
41:00Il n'a jamais tué personne.
41:02Il n'a même jamais frappé personne.
41:05Ses mots étaient sa force.
41:10Télégramme de J. Edgar Hoover.
41:13Faites quelque chose
41:14à propos de Malcolm X.
41:15Assez de cette violence noire
41:17à New York.
41:30Les propos de Malcolm
41:31ont fait réagir Hoover.
41:33Mais malgré la toute récente loi
41:35qui met officiellement fin
41:37à toute forme de discrimination,
41:39les Afro-Américains
41:40sont toujours victimes de violences.
41:43En 1964,
41:45l'Amérique est assise
41:45sur une poudrière,
41:46prête à exploser.
41:51Lorsque James Powell,
41:52un Afro-Américain de 15 ans,
41:54est tué par un policier à Harlem,
41:56les manifestations dégénèrent
41:58en émute.
42:05Les riots de Harlem
42:07ne devraient pas surprise
42:09à personne.
42:10C'est seulement un exemple
42:12de pourquoi
42:13la passée de la récente
42:15civil-rights-bill
42:16dans les États-Unis
42:17ne peut faire
42:17absolument rien
42:19pour résoudre les problèmes
42:21qui confrontent
42:21nos gens là-bas.
42:30Malcom est au Moyen-Orient
42:31pendant les événements.
42:33La rupture
42:34avec la Nation of Islam
42:35n'a pas entamé sa foi.
42:37Une foi profonde
42:38à laquelle il a voulu redonner
42:40du sens
42:41en accomplissant
42:42un des devoirs sacrés
42:43de tout musulman,
42:44une véritable révélation.
42:49Il s'est rendu à la Mecque
42:51et il a réalisé
42:53que beaucoup de musulmans
42:56étaient blancs.
43:02Ça l'a fait réfléchir.
43:07Ça lui a permis
43:08de comprendre
43:09que la Nation of Islam
43:11de l'honorable Elijah Muhammad
43:13n'était pas exactement
43:15ce qui l'intéressait.
43:19Ce n'était pas
43:19ce qui l'intéressait
43:20car il s'est aperçu
43:22que ce n'était pas
43:23le véritable Islam.
43:26Dans le passé,
43:27j'ai permis de me
43:28servir à faire
43:30des indignements
43:31de tous les hommes blancs.
43:33Et ces généralisations
43:35ont causé
43:35des injuries
43:36à certains blancs
43:37qui ne l'ont pas.
43:39Parce que
43:39le réperglement spirituel
43:41que j'ai été blessé
43:42d'intervenir
43:43comme résultat
43:44des pilgrims
43:44à la Cité de Mecca,
43:47je n'ai plus
43:47de l'indignement
43:48de l'indignement
43:50de toute une race.
43:55Découvrir l'islam sunnite
43:56est la dernière étape
43:57de sa métamorphose.
43:58Il peut définitivement
44:00tirer un trait
44:00sur l'esprit sectaire
44:02de la Nation of Islam
44:03et se consacrer
44:04à ses nouveaux objectifs.
44:07Mais pour son ancienne organisation,
44:09la conversion au sunnisme
44:11de Malcolm
44:11est une gifle de plus.
44:15La Nation of Islam
44:16le considère désormais
44:17non seulement
44:18comme un traître
44:18et un menteur,
44:19mais aussi
44:20comme un hérétique.
44:22Il devient
44:23l'homme à abattre.
44:26Elijah a dit
44:27que le seul moyen
44:28de l'arrêter
44:29était de se débarrasser
44:30de lui,
44:31comme Moïse l'a fait
44:32des brebis galeuses.
44:33Il a déclaré
44:34avec ses hypocrites
44:36quand vous les trouvez.
44:37Il faut leur couper la tête.
44:41La guerre est déclarée
44:42et là,
44:43il se déchaîne.
44:47Malcolm ne connaît
44:48que trop bien
44:48les méthodes
44:48de la Nation.
44:51Mais il n'est pas
44:52le genre d'homme
44:52à se laisser facilement
44:53intimider.
45:21Il a donc
45:24fait une déclaration
45:24et dans cette déclaration,
45:27il a révélé
45:28qu'Elaïja Mohamed
45:29avait des enfants
45:30hors mariage
45:31avec ses secrétaires
45:33et qu'il les entretenait
45:34avec l'argent
45:35de la Nation of Islam.
45:39Tout le monde
45:40savait que c'était...
45:41Non,
45:42il ne pouvait pas faire ça.
45:46Elijah Mohamed
45:47dirigeait
45:48une organisation
45:48dangereuse
45:49avec une discipline
45:50très, très rigoureuse.
45:54Tout le monde
45:55savait cela.
45:56Alors quand il a dit ça,
45:57on savait
45:58que la fin
45:58était proche.
46:04La femme de Malcolm
46:05reçoit un coup
46:05de téléphone anonyme.
46:07Le premier
46:08d'une longue série
46:08de plusieurs centaines.
46:11Le message
46:11est toujours le même.
46:13Des menaces
46:13de mort.
46:16Le climat
46:17est de plus en plus
46:17pesant.
46:18Mais pour Malcolm,
46:20il est plus important
46:20que son propre sort.
46:22Il se sent investi
46:23d'une mission.
46:24Il met toute son énergie
46:26dans son nouveau projet.
46:27Un projet politique
46:28très ambitieux
46:29qui va donner
46:30une nouvelle dimension
46:30à son combat.
46:31pour les 10 dernières années,
46:34la lutte
46:35dans l'Amérique
46:36a été confiée
46:38à ce qui a été
46:39projeté
46:40au public
46:40comme une lutte
46:41civile.
46:42Et dans ce contexte,
46:44il a resté
46:45un problème domaine.
46:46Il a resté
46:47dans la juridiction
46:49des États-Unis.
46:51Et comme ça,
46:53il a été impossible
46:54pour les Afro-Américains
46:56ou les Américains
46:57negros
46:57à essayer
46:58d'enlisser
46:58le soutien
46:59d'autres
47:00d'autres
47:00d'autres
47:01d'autres
47:01qui ont été
47:02oppressés
47:03le monde
47:03dans cette lutte.
47:05Et l'unique
47:05à ce que ça
47:06peut être fait
47:06est d'internationaliser
47:08le problème
47:09et de le mettre
47:11à un niveau
47:12où il peut
47:12être pris
47:13dans les Nations Unies
47:14et puis
47:15toutes les autres
47:16nations indépendantes
47:17sur cette Terre
47:18peuvent se dérouler
47:19dans notre lutte
47:21et nous soutenir.
47:24La pensée
47:25de Malcolm Amurie
47:26et le nouveau monde
47:27issu des luttes
47:28anticoloniales
47:29l'inspirent.
47:31Il crée
47:32un mouvement
47:32l'OAAU
47:34l'Organisation
47:35pour l'unité
47:35afro-américaine
47:36et part en quête
47:38de soutien.
47:39Il veut attaquer
47:40le gouvernement
47:41américain devant
47:41les Nations Unies
47:42pour atteinte
47:43aux droits
47:43de l'homme.
47:45Il se présentait
47:47et rencontrait
47:47ses interlocuteurs
47:48en qualité
47:48de dirigeant
47:49de l'Organisation
47:50pour l'unité
47:51afro-américaine.
47:53Il essayait
47:54de créer
47:54des relations
47:54avec les leaders
47:55africains
47:56et de leur montrer
47:57en quoi tout cela
47:58était si important.
48:01L'intuition
48:02de Malcolm
48:03est brillante.
48:04Faire changer
48:05la société américaine
48:06depuis l'extérieur.
48:08Mais c'est
48:09un jeu dangereux.
48:11Son initiative
48:12met le gouvernement
48:13en ébullition
48:14à tous les niveaux.
48:16Hors des frontières,
48:16la CIA
48:17est chargée
48:17de sa surveillance.
48:19Il faut replacer
48:21cela dans le contexte
48:22de cette période.
48:23Cette période
48:24entre 1955
48:25et 1965
48:27était presque
48:28l'apogée
48:29de la guerre froide.
48:33Et les États-Unis
48:35étaient impliqués
48:35dans une guerre
48:36de propagande
48:37constante
48:37avec la Russie.
48:40Et une des choses
48:41que les États-Unis
48:42utilisaient
48:43qui faisaient partie
48:44de leur propagande
48:45était de dire
48:45« Nous sommes
48:46le pays
48:47de la liberté ».
48:48Et frère Malcolm
48:49allait dénoncer
48:50cela en disant
48:51« Non,
48:53vous ne l'êtes pas.
48:54Regardez tout
48:55ce qui s'est passé
48:55ici,
48:56dans ce pays ».
48:57À la fin
48:59de l'année 1964,
49:00l'Amérique
49:01est en pleine escalade
49:02dans la guerre
49:02du Vietnam.
49:03Elle doit renvoyer
49:04une image
49:05irréprochable
49:05pour espérer
49:06le soutien
49:06international.
49:08La stratégie
49:09de Malcolm
49:09embarrasse
49:10les États-Unis.
49:32Vous pouvez dire
49:34beaucoup de choses,
49:35des choses très critiques
49:36tant que vous restez
49:37ici,
49:38aux États-Unis.
49:41Et il se peut
49:42qu'ils vous surveillent
49:43et qu'ils vous mettent
49:44dans les dossiers
49:45du FBI.
49:47Mais quand vous commencez
49:48à aller à l'international,
49:50ils se mettent
49:51à bouger.
49:52Et je suis convaincu
49:53que c'est ce que
49:54J. Edgar Hoover
49:55a dit.
49:56Bien qu'il le surveillait
49:57déjà, je suis sûr
49:58que c'est ce qu'il a dit.
49:59Ce gars-là
49:59doit être élu.
50:00Il doit être élu.
50:03Il doit être élu.
50:04Il doit être élu.
50:25Edgar Hoover
50:26voit se réaliser
50:27l'un de ses pires cauchemars.
50:29Au moment où
50:29le mouvement non-violent
50:30de Martin Luther King
50:31semble marquer le pas,
50:33le discours radical
50:34de Malcolm
50:34attire de plus en plus
50:36de militants.
50:37Hoover craint
50:38que Malcolm
50:38ne devienne
50:39ce qu'il appelait
50:39le Messie noir,
50:41celui qui unifierait
50:42les différents mouvements
50:43et qui pourrait
50:44provoquer une révolution.
50:46Programme de contre-espionnage
50:48des groupes nationalistes noirs.
50:49Empêcher l'émergence
50:51d'un Messie
50:51qui pourrait unifier
50:52et électriser
50:54le mouvement nationaliste noir.
51:00Entre les attaques
51:01de la Nation of Islam
51:02et la surveillance du FBI,
51:05Malcolm est sous pression constante.
51:06Est-ce que votre vie
51:07est en danger
51:07de les musulmans
51:09et d'un groupe Elijah Mohamed ?
51:10Elijah Mohamed
51:11a donné l'ordre
51:13à ses followers
51:14de voir
51:15que je suis coupé
51:16ou mort.
51:19Dans la nuit
51:20du 14 février 1965,
51:22trois cocktails Molotov
51:23sont lancés
51:24contre la maison
51:24de Malcolm.
51:25La famille était endormie.
51:27Par chance,
51:28Malcolm, sa femme
51:29et ses filles
51:29ont pu sortir
51:30à temps de la maison
51:31en flamme.
51:41Nous savions
51:42qu'il était en danger.
51:44Nous lui avions proposé
51:44une protection
51:45en sachant
51:46qu'il la refuserait.
51:48C'était un acte cynique.
51:51Je savais
51:51qu'il n'allait jamais
51:52accepter la protection.
51:54Jamais.
51:59Malcolm sait
52:00que ses jours
52:01sont comptés.
52:02Mais il veut
52:03régler ses comptes
52:04et solider le passé.
52:06Je sais pour un fact
52:07qu'il y a une conspiration
52:08entre les musulmans
52:10et les
52:11Lincoln-Rockwell
52:13nazis
52:13et aussi
52:14les Klu Klux Klan.
52:15Il y a une conspiration.
52:16Est-ce que vous
52:17vous indiquez
52:17que parce de cette
52:18conspiration
52:20l'attente
52:21a été fait
52:21sur votre vie ?
52:22Il n'est pas nécessairement
52:23une conspiration.
52:24L'attente
52:24a été fait
52:25sur ma vie
52:25parce que je parle
52:26ma mind
52:27et je sais
52:27trop.
52:28Et ils savent
52:28que je vais
52:28parler
52:29si ils le veulent
52:29ou pas.
52:46Le 21 février
52:501965,
52:52nous sommes arrivés
52:54à l'eau du Bonne-Baron.
52:55Ce jour-là,
52:56nous avions organisé
52:57un rassemblement
52:57et j'ai entendu
53:00Malcolm dire
53:01« Salam alaykoum ».
53:03La seconde d'après,
53:04on lui a tiré dessus.
53:10Et quand les tirs
53:12se sont arrêtés,
53:14je suis sorti
53:15et j'ai couru
53:15vers la scène.
53:16Je me suis mis
53:17debout sur la scène
53:19et j'ai vu
53:20Malcolm qui haletait.
53:30Ce dont je me souviens,
53:31c'est que les frères
53:32sont arrivés
53:33avec un brancard
53:34et ils l'ont mis
53:35sur le brancard
53:35parce que l'hôpital
53:36de l'université
53:37de Columbia
53:38était juste
53:38de l'autre côté
53:39de la rue.
53:40Je veux dire
53:41juste en face.
53:45Mais aucun docteur
53:46n'est venu.
53:50D'après les témoins,
53:52plusieurs hommes
53:52ont ouvert le feu
53:53sur Malcolm.
53:54Un des assassins,
53:55blessé par un garde
53:56du corps,
53:57est immédiatement arrêté.
53:59C'est un membre
54:00de la Nation of Islam.
54:08Les investigations
54:09de la police de New York
54:10révèlent qu'un premier homme
54:12a tiré dans le ventre
54:13de Malcolm
54:13avec un fusil
54:14à canon scié
54:15avant que d'autres tireurs
54:17ne vident leur chargeur
54:18sur lui.
54:1921 balles de plus.
54:21L'enquête est rapide
54:22mais bâclée.
54:26Très vite,
54:27les soupçons
54:27s'orientent vers
54:28deux autres membres
54:28de la Nation of Islam.
54:30Ils sont interpellés
54:31quelques jours plus tard.
54:33Malgré de nombreuses
54:34failles dans le dossier
54:35et des preuves très minces,
54:36ils seront condamnés
54:37pour meurtre.
54:38Pour la justice,
54:40l'affaire est classée.
54:41Le problème,
54:45c'est que la police
54:46n'a jamais vraiment
54:47voulu s'impliquer
54:48dans l'enquête
54:50sur le meurtre
54:50de Malcolm.
54:52Toutes les personnes
54:53dans l'eau du Bonne Ballroom
54:55en février 1965
54:58étaient noires.
55:00La question clé,
55:02ce n'est pas de savoir
55:03qui l'a tué,
55:04mais plutôt
55:04qui les a envoyés,
55:06qui les a payés.
55:07C'est ça
55:08la question cruciale.
55:09Quelqu'un a pris
55:10une décision,
55:11Malcolm doit mourir.
55:12Qui était-ce ?
55:13C'est ce que je veux savoir.
55:22Le jour où
55:23Malcolm X a été assassiné,
55:25ça a été un choc pour moi.
55:27Je ne pensais pas
55:28que ça arriverait aussi vite.
55:32Il y a une douzaine
55:33de personnes
55:34que je connaissais
55:34qui étaient liées
55:36au mouvement des droits
55:36civiques
55:37et qui sont mortes
55:39mystérieusement.
55:43Je ne voulais pas
55:45me préoccuper de ça
55:47parce que
55:51je voulais faire avancer
55:52le pays.
55:55Et donc,
55:56quand j'étais au Congrès,
55:57je ne faisais même pas
55:58partie du comité
55:59des assassinats
56:00car quand ils m'ont
56:02demandé de le diriger,
56:04j'ai dit
56:04« Non,
56:06je sais trop de choses
56:07et je ne veux pas
56:08en apprendre plus
56:08au point de ne plus
56:10pouvoir aimer ce pays. »
56:16On sait aujourd'hui
56:17que les deux hommes arrêtés
56:18après l'assassinat
56:19étaient innocents.
56:20Ils auront pourtant
56:21passé près de 20 ans
56:22en prison.
56:26C'est la révélation
56:27d'une lettre
56:27écrite par un agent
56:29infiltré de la police
56:29de New York
56:30qui a permis
56:31la réouverture
56:32de l'enquête.
56:36En novembre 2021,
56:38les deux hommes
56:39ont été définitivement
56:40innocentés.
56:41Le jugement
56:42a révélé
56:42que le FBI
56:43et la police
56:44de New York
56:44avaient dissimulé
56:45des preuves cruciales.
56:48Le FBI savait
56:50que ces individus
56:51n'avaient pas
56:52tué Malcolm X.
56:56Pourquoi ces personnes
56:57ont-elles dû passer
56:58tout ce temps
56:59en prison ?
57:02La disparition
57:03de Malcolm X
57:03a été un coup
57:04de tonnerre
57:05dans l'histoire
57:05douloureuse
57:06des Afro-Américains.
57:08Enquêter à nouveau
57:09sur son assassinat
57:10oblige l'Amérique
57:11à se pencher
57:11sur une des pages
57:12les plus sombres
57:13de son histoire.
57:14Sur l'échec
57:15de cette justice
57:16que les Afro-Américains
57:17exigent,
57:18encore et toujours.
57:22Vous savez,
57:23il y a cette célèbre phrase
57:25dont je me souviens
57:26d'un shérif du Sud.
57:27Il a dit
57:28« Je m'en fiche,
57:30et tu n'as pas d'importance. »
57:37« Je m'en fiche,
58:08Legenda por Sônia Ruberti
58:22Legenda por Sônia Ruberti
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