- il y a 4 jours
Dans ces lectures, il y a l’idée de lire les textes des poètes dans leur langue d’origine, leur langue maternelle.
Emily Dickinson, (1830-1886), poétesses américaine majeure, « a vécu une vie introvertie et recluse et ne fut quasiment pas publiée de son vivant. Unique pour son époque, non conventionnelle, son oeuvre n'est connue dans toute son étendue qu'après sa mort et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour qu'en paraisse un recueil complet et intact ». Nous avons la chance de disposer des textes traduits par Claire Malroux, regroupés dans « Car l’adieu, c’est la nuit », aux Éditions Gallimard.
Forough Farrokhzâd, poétesse à la vie brève (1935-1967), écrivaine, réalisatrice, dramaturge, appelée selon certains « la scandaleuse de Téhéran », selon d’autres « la princesse des poètes persans ». Nous lirons des extraits de « Commençons à croire au début de la saison froide » et de « Une autre naissance ». On peut retrouver tous ces textes dans l’Œuvre poétique complète, traduite par Jalal Alavinia, aux Éditions Lettres Persanes.
Hocine Tandjaoui
Emily Dickinson, (1830-1886), poétesses américaine majeure, « a vécu une vie introvertie et recluse et ne fut quasiment pas publiée de son vivant. Unique pour son époque, non conventionnelle, son oeuvre n'est connue dans toute son étendue qu'après sa mort et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour qu'en paraisse un recueil complet et intact ». Nous avons la chance de disposer des textes traduits par Claire Malroux, regroupés dans « Car l’adieu, c’est la nuit », aux Éditions Gallimard.
Forough Farrokhzâd, poétesse à la vie brève (1935-1967), écrivaine, réalisatrice, dramaturge, appelée selon certains « la scandaleuse de Téhéran », selon d’autres « la princesse des poètes persans ». Nous lirons des extraits de « Commençons à croire au début de la saison froide » et de « Une autre naissance ». On peut retrouver tous ces textes dans l’Œuvre poétique complète, traduite par Jalal Alavinia, aux Éditions Lettres Persanes.
Hocine Tandjaoui
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00:10Deux immenses voix que la poésie permet d'entendre bien après leur disparition, l'une est américaine,
00:23c'est Emily Dickinson, l'autre iranienne, c'est Farouh Farouhzad, j'espère que ma prononciation n'est pas trop
00:30prudente,
00:34et qui ont la particularité d'avoir été des maîtresses dans l'art de la rupture du langage, pour l
00:49'essentiel,
00:50avec des positions aussi très affirmées dans l'art poétique, de façon générale, pas seulement socialement,
00:59et avec des trajectoires qui aujourd'hui nous semblent significatives de ces moments-là de l'histoire,
01:09que ce soit l'histoire américaine ou l'histoire iranienne.
01:12Alors Farouhzad est une poétesse qui a vécu très peu de temps,
01:17elle a été écrivaine, réaliste, documentariste, plusieurs métiers.
01:24On l'a appelée tour à tour la scandaleuse des Téhérans,
01:29on l'a appelée aussi la reine des poétesses, des poètes iraniens.
01:35Des poètes iraniens.
01:36Et donc elle a eu une trajectoire absolument fulgurante, comme ça.
01:44Et elle nous a laissé des textes qui sont en train d'être redécouverts.
01:50Et je pense notamment au travail qui a été fait par les éditions Persane,
01:56qui a publié une anthologie de CPS.
02:00Il y a d'autres textes dispersés, mais pour l'essentiel, aujourd'hui,
02:04on dispose de tout ce qu'elle a écrit.
02:09Et Émilie Dickinson, beaucoup plus connue,
02:141830-1886,
02:18une vie introvertie et recluse,
02:22pour comprendre les commentaires les plus courants,
02:26et qui n'aura pas du tout fait connaître son écriture, son travail,
02:32de son vivant.
02:33Ce qui fait qu'il a fallu attendre longtemps pour qu'on la reconnaisse.
02:37Il a fallu attendre le XXe siècle pour qu'on ait un regard exhaustif sur son travail.
02:42Et donc, avec les publications qui s'en suivent.
02:46En France, on a la chance d'avoir plusieurs éditions,
02:50mais l'édition la plus importante sur laquelle on a travaillé,
02:54c'est les textes regroupés dans l'ontologie de Gallimard
03:01et traduits par Clara Mallon.
03:05Donc, pour ceux qui ont envie d'aller plus loin,
03:09voilà les références des textes.
03:14Béhind me dips eternity,
03:19défore me immortality,
03:23myself,
03:25the turn-between,
03:27death,
03:28but the drift of eastern grey,
03:32dissolving into dawn,
03:34away,
03:35before the West begin.
03:38T'is kingdom's afterward, they say,
03:44Imperfect, pauseless monarchy,
03:48Whose prince is son of none,
03:53Himself, his dateless dynasty,
03:57Himself, himself diversify
04:00In duplicate, divine.
04:05T'is miracle before me, then,
04:08T'is miracle behind, between,
04:12A crescent in the sea,
04:14With midnight to the north of her,
04:18And midnight to the south of her,
04:21A maelstrom in the sky.
04:26Behind me dips eternity,
04:31Before me, immortality,
04:34Moi-même, le terme qu'on prenne.
04:39La mort, mais comme une brume de lice de l'est,
04:44Dissouper en allée,
04:46Avant que l'Ouest ne commence.
04:51T'is kingdom's afterward, they say,
04:54Une parfaite monarchie, sans répit,
04:59Dont le prince, fils de personne,
05:02A lui-même, une dynastie, sans répit,
05:07Lui-même, se multiplie en divine copie.
05:11Et il t'a dit,
05:12Et il t'a dit,
05:13C'est miracle,
05:14C'est miracle,
05:15C'est miracle,
05:15Alors, devant moi,
05:17C'est miracle,
05:18C'est miracle,
05:19Derrière,
05:20En,
05:21Un croissant sur la mer,
05:23Avec minuit versant l'or,
05:26Et minuit versant l'or,
05:28Et minuit versant l'or,
05:41Dpinné,
05:41Vespois,
05:43Que ce que descendez,
05:50investments,
05:56Il t'a dit,
05:56L'or,
06:00Mais avant ou,
06:11et là en une puissance de deux ans
06:14et là-bas, on a peut-être dans un m wilde
06:21et la partie, on a peut-être danse
06:22et on a peut-être
06:23avec la vie de la main
06:23et la petite histoire
06:26et l'histoire de cette année
06:32pour le monde
06:34et les noms de disent
06:35Oui, les murs sont détescent
06:36C'est parti.
07:30C'est moi, une femme,
07:35un homme seul, au seuil d'une saison froide,
07:40à l'orée de la compréhension de l'âme polluée de la terre
07:46et du découragement simple et triste du ciel
07:52et de l'impuissance de ses mains en s'il vous.
07:57Le temps a passé, le temps a passé et l'horloge quatre fois a sonné,
08:04quatre fois a sonné.
08:06Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver.
08:09Moi, je connais le secret des saisons
08:12et comprends les paroles des instants.
08:17Le sauveur est assoupi dans la tombe
08:20et la terre, la terre accueillante,
08:24est un signe de son repos.
08:28Le temps a passé et l'horloge quatre fois a sonné.
08:35Dans la rue, il y a du vent.
08:38Dans la rue, il y a du vent.
08:39Et moi, je réfléchis à l'accouplement des fleurs,
08:43à des bourgeons avec de maigres tiges anémiques
08:47et cette période fatiguée, phtisique,
08:51et un homme auprès des arbres trempés passe.
08:56Un homme dont les fils bleus des veines,
08:59comme des serpents morts des décotés de sa gorge,
09:04ont monté en rampant.
09:06Et répète, dans cette tempe bouleversée,
09:10bouleversée, ces syllabes sanglantes.
09:13« Salut, salut ! »
09:16Et moi, je réfléchis à l'accouplement des fleurs.
09:20Au seuil d'une saison froide,
09:22dans le cercle de deuil des miroirs
09:24et le rassemblement funèbre des expériences au timblème
09:28et ce crépuscule fécondé par la connaissance du silence,
09:33comment se peut-il qu'à cette personne qui s'en va
09:35de la sorte, patiente, pesante, perdue,
09:40on ordonna de s'arrêter ?
09:42Comment se peut-il que l'on dise à l'homme
09:45qui n'est pas vivant,
09:46qui n'a jamais été vivant ?
09:53Pourquoi m'arrêterais-je ?
09:55Pourquoi ?
09:57Les oiseaux sont partis, en fait,
10:00d'une direction bleue.
10:02L'horizon est vertical.
10:06L'horizon est vertical.
10:09Le mouvement, une fontaine.
10:14Et dans les limites de la vision,
10:17les planètes tournoient lumineuses.
10:22Dans les hauteurs, la Terre accède à la répétition
10:26et des puits d'air se transforment
10:30en tunnels de liaison.
10:32Le jour est une étendue
10:37qui ne peut être contenue dans l'imagination du ver
10:41qui ronge un journal.
10:45Pourquoi m'arrêterais-je ?
10:47Le mystère traverse les vaisseaux de la vie.
10:51L'atmosphère matricielle de la Lune,
10:53sa qualité,
10:55tuera les cellules pourries.
10:58Et dans l'espace alchimique,
11:02après le lever du Soleil,
11:05seule la voie sera absorbée
11:08par les particules du temps.
11:12Pourquoi m'arrêterais-je ?
11:15Que peut-être le marais cache ?
11:19Sinon, le lieu de pondaison
11:22des insectes de pourriture.
11:27Les pensées de la morgue sont écrites
11:29par des cadavres gonflés.
11:32L'homme faut dans la noirceur
11:37à dissimuler
11:40sa virilité défaillante.
11:44Et les cafards,
11:45quand les cafards parlent.
11:51Pourquoi m'arrêterais-je ?
11:54Tout le labeur des lettres de plomb
11:57est inutile.
12:01Tout le labeur des lettres de plomb
12:03ne sauvera pas une pensée mesquine.
12:08Je suis de la lignée des armes.
12:12Respirer l'air stagnant m'ennuie.
12:17Un oiseau mort m'a conseillé
12:19de garder en mémoire le vol.
12:23La finalité de toutes les forces
12:25est de s'unir,
12:26de s'unir à l'origine du soleil.
12:32Pardon.
12:34Et de se déverser
12:35dans l'esprit de la lumière.
12:38Il est naturel
12:40que le moulin avant
12:41pourrisse.
12:45Pourquoi m'arrêterais-je ?
12:48Je tiens
12:49l'épiver du blé
12:50sous mon sein.
12:53La voie.
12:54La voie.
12:55Seulement la voie.
12:58La voie du désir
13:00de l'eau de couler.
13:02La voie de l'écoulement
13:04de la lumière
13:04sur la féminité de la terre.
13:08La voie de la formation
13:10d'un embryon de sens.
13:14est l'expression
13:15de la mémoire
13:16commune
13:17de la voie.
13:19La voie.
13:20La voie.
13:22La voie.
13:23Il n'y a que la voie
13:24qui reste
13:25au pays
13:26des Léryphusiens.
13:29Les repères
13:30de la mesure
13:31d'un voyage
13:33ne quittent pas
13:34l'orbite du ciel.
13:36Pourquoi m'arrêterais-je ?
13:39J'obéis
13:40aux quatre éléments.
13:42Rédiger
13:42les lois
13:43de mon cœur
13:44n'est pas
13:45l'affaire
13:46du gouvernement
13:46des aveugles
13:48locales.
13:50Qu'ai-je à faire
13:51avec le long
13:52hurlement
13:53de sauvagerie
13:55de l'organe
13:56sexuel
13:56animal ?
13:59Qu'ai-je à faire
14:00avec le frémissement
14:02des verres
14:02dans le vide
14:03de la fiamme ?
14:05C'est la lignée
14:06du sang
14:07des fleurs
14:07qui m'a engagé
14:09à vivre.
14:10La race
14:10du sang
14:11des fleurs
14:12serait-vous.
14:17On ne peut pas
14:18détruire
14:19une culture
14:19qui est millénaire.
14:20Nous n'avons pas
14:21réussi
14:21les conquérants
14:22du passé.
14:23À l'heure actuelle,
14:24la République islamique
14:25ne peut pas
14:26réussir
14:27justement
14:27à réprimer
14:29des voies
14:30comme celle
14:30de Fasor Sol
14:31qui sont
14:33subversives,
14:34féministes,
14:35universalistes
14:36et je pense
14:38que l'avenir
14:39nous dira.
14:40Mais l'histoire
14:41du peuple
14:41d'Iron
14:43dans son combat
14:44contre le dogmatisme,
14:46contre le fanatisme,
14:47pour le progrès,
14:49ressemble à celle
14:50des Français
14:50en 1789.
14:52et en ce sens,
14:54je pense qu'il s'agit
14:55de deux combats
14:56pour les valeurs
14:56universelles
14:57et démocratiques
15:00et l'histoire
15:01nous dira là-dessus
15:02que le peuple
15:03d'Iron
15:03avait raison.
15:07Merci.
15:08Merci.
15:16On n'a jamais eu
15:17autant
15:19nécessité
15:19de la poésie.
15:22Et quand tu dis
15:23la poésie
15:24en Iran,
15:26c'est la possibilité
15:27de dire
15:28qu'il y ait du dire
15:30qui file quand même
15:33ça c'est...
15:35Mais en français
15:35c'est la même chose.
15:37La poésie,
15:38elle dit des choses
15:38où on ne dit pas.
15:41Absolument.
15:42Ce qui m'a surpris
15:43et ce qui m'a conduit
15:46à parler d'autres choses,
15:49c'est...
15:49Mais vraiment,
15:50c'est très synthétique
15:50ce que je veux dire.
15:52C'est que quand
15:53vous lisez un vers
15:55de ces deux grandes voix,
15:57vous êtes toujours surpris
15:59par ce qu'elles proposent.
16:02C'est-à-dire
16:02que ce n'est pas du tout...
16:05On n'est pas préparé
16:06à ce qu'elles vont dire.
16:08Et dans le même vers,
16:12évidemment,
16:12des quitsons
16:13cassent beaucoup plus.
16:15Elles rajoutent
16:16des tirées,
16:18elles rajoutent
16:18des majuscules, etc.
16:22Farouzette,
16:23c'est par les mots.
16:26Il y a des mots
16:27quand même
16:27qui sont complètement
16:28inactifs.
16:28flou.
16:30Je réfléchis
16:31à l'accouplement
16:32des fleurs.
16:33C'est beau.
16:35C'est fou.
16:36Et ça n'est jamais
16:38ce que tu penses
16:41qui va devenir.
16:42C'est ça qui est intéressant.
16:44Pourquoi je les classe
16:47comme...
16:47et elles sont cohérentes
16:53entre ce qu'elles écrivent
16:54et ce qu'elles vivent.
16:59Elles ont vécu
17:02des ruptures,
17:03des ruptures sociales majeures
17:06pour des quitsons
17:07jusqu'à la réclusion
17:09sans retirer du monde.
17:16Et ça n'est pas...
17:18J'insiste sur cette idée,
17:20c'est que c'est cohérent
17:21avec ce qu'elles écrivent.
17:23Il n'y a pas de faux semblants.
17:25Voilà.
17:25Il y a une phrase
17:26que tu as dite
17:27que je voulais retrouver là.
17:29Un homme dont les fils bleus
17:31des veines
17:32comme des serpents morts
17:33des deux côtés de sa gorge.
17:36C'est concret, quoi.
17:38C'est d'une réalité physique
17:40implacable.
17:42Et ça, c'est très important,
17:43cette réalité physique
17:44parce que finalement,
17:46c'est une connaissance
17:47qui parle du désir.
17:48Oui.
17:49Le désir, c'est sur fond
17:50de sa réplétition.
17:53Et d'ailleurs,
17:53c'est la raison pour laquelle
17:55justement,
17:56elle est considérée
17:56comme scandaleuse
17:58parce qu'elle parle
18:00très ouvertement du désir
18:01d'un point de vue
18:02de la femme.
18:03Oui.
18:05Et d'ailleurs,
18:06c'est assez étonnant
18:06de dire,
18:07voici, moi,
18:08une femme,
18:10je le dis en tant qu'homme,
18:12mais c'est entrer
18:13dans un univers
18:14extrêmement subversif
18:17justement d'une femme
18:18qui est considérée
18:19scandaleuse,
18:19mais aussi d'une femme
18:20qui a toute une histoire
18:22personnelle
18:23extrêmement chargée.
18:24Donc, elle est divorcée,
18:27on lui reprend son enfant.
18:29Donc,
18:32quand elle a divorcé,
18:34on lui a repris son enfant.
18:34Oui,
18:35parce que la loi
18:35donne l'enfant au père.
18:36Oui,
18:37il est d'alors.
18:37Donc,
18:38c'est quelqu'un
18:39qui traverse
18:40des moments
18:41extrêmement compliqués.
18:43Ce qu'elle écrit,
18:44ce qu'elle a dédié
18:45à son fils
18:45est très,
18:46très émouvant.
18:47Son fils,
18:49Cromi,
18:50est très,
18:51très,
18:51très émouvant.
18:52Et puis,
18:53sa disparition aussi
18:54est très,
18:55très émouvant.
18:56Le fait de cette voiture
18:57qui entre dans l'arbre,
19:03elle était dans la voiture,
19:05elle conduisait
19:06et elle va dans l'arbre.
19:08Elle va dans l'arbre,
19:09elle est morte.
19:09C'est une vie ici.
19:10On ne sait pas.
19:12Sous l'ancien régime,
19:13on disait que c'est
19:14la police secrète,
19:15c'est Savak
19:16qui était derrière ça,
19:17mais c'est mort.
19:18On ne pense pas.
19:20Mais en tout cas,
19:21elle a envie d'aventure
19:23jusqu'à la dernière seconde.
19:26À quel âge quand même ?
19:27Une trentaine d'années.
19:28Elle est très très seule.
19:31Je crois que c'est une troncette
19:33pour un mari.
19:34Ceux qui ne la connaissent pas.
19:35Elle est votre enfant ?
19:37Je crois qu'il avait 36 ou 37.
19:39Mais quelle année ?
19:4067.
19:42Il y a longtemps,
19:43je sais,
19:44son fils,
19:46son fils,
19:48on sait quelque chose,
19:49il va continuer après.
19:51Il a continué,
19:52mais il a envie de difficile
19:53à un moment donné.
19:55Merci d'un ami.
20:02des problèmes d'addiction.
20:06Des problèmes d'addiction
20:08assez graves.
20:11Il vit toujours, lui ?
20:12Il vit en Iran, oui.
20:14Il vit en Iran.
20:16Et puis c'est très intéressant
20:17parce que finalement,
20:18la République islamique
20:19a tout fait
20:20pour que des personnes
20:22comme elle
20:22ne se sentent pas
20:23réhébiter.
20:24Et elles n'ont pas réussi.
20:26La République islamique
20:27n'a pas réussi.
20:29Elle reste l'exemple
20:30de personnes,
20:31de personnalités subversives,
20:34transgressives,
20:35aussi bien sur le plan langagier
20:36parce que son verbe
20:38est très différent
20:39comparé à la poésie classique
20:40iranienne.
20:41C'est pas du tout classique.
20:42C'est pas du tout classique.
20:43qu'on ne fait ni en rythme,
20:45ni dans des synchores,
20:47ni dans la syntaxe,
20:47ni dans la forme.
20:48Il n'y a rien
20:49qui est classique.
20:50C'est vraiment hauteur.
20:51Et puis cette question
20:53du désir
20:54dans sa matérialité,
20:55ça aussi,
20:56c'est quelque chose
20:57qui est très nouveau.
20:58Alors que
20:59la poésie iranienne,
21:01elle pousse
21:01la métaphore à l'extrême
21:03et elle,
21:03elle l'amène vraiment
21:04à la chose
21:07dans son aspect concret.
21:10Donc,
21:11elle est quelqu'un
21:12de très particulier.
21:14Il y a une grande
21:15tropopothèse
21:16dans l'éternité.
21:19Est-ce que ça en fait
21:20c'est écrit ?
21:22Chant.
21:23Ah oui ?
21:24Oui.
21:24Oh !
21:26C'est là ?
21:27Donc,
21:28aux éditions Persane.
21:30Waouh !
21:30C'est super.
21:31C'est très bien.
21:32C'est super.
21:32Oui.
21:34Je suis pas actionnaire
21:35de la société.
21:36Merci.