00:26Sous-titrage MFP.
00:45Placée comme gouvernante d'enfants à Paris par sa marraine, Charlotte a renoncé à Germain et s'est fiancée avec
00:53un jeune notaire, Antoine Balluse.
00:56Mais Antoine est mort dans un naufrage, juste avant le mariage.
01:01Alors, dans l'émotion, les petits ont parlé. Charlotte s'en allait des après-midi entières sous le prétexte de
01:07course à faire. Je devine de quel genre de course il s'agissait.
01:11Croyez-vous vraiment qu'elle ait été la maîtresse d'Antoine Balluse ?
01:14Elle avait avoué à nos filles que c'est lui qu'elle allait retrouver en cachette. Quel exemple pour nos
01:18pauvres enfants.
01:21Tout ça est bien fâché.
01:23De toute façon, je dois aller voir Louise demain. J'en profiterai pour parler à Charlotte qui est en séjour.
02:13Sous-titrage MFP.
02:39Et vos enfants ?
02:41Nous avons décidé de mettre nos filles dans une institution anglaise, à Brighton.
02:47Elles y feront du sport, elles apprendront la langue.
02:50Ça leur fera du bien d'être dépaysées. Elles sont restées trop petites filles. Ça les fera mûrir un peu.
02:56Oui, certainement. C'est une excellente idée.
02:59Mademoiselle Charlotte est donc libre dès maintenant de chercher une situation.
03:04Il ne s'agit pas de renvoi. Je lui donnerai un mois de gage en préavis. Je lui ferai un
03:08certificat aussi élogieux possible.
03:11Vous êtes très bonne.
03:15Mais vous parlez-moi un peu de votre santé. Je vous trouve petite mine.
03:20Oui. Je suis effectivement très fatiguée. J'avais espéré que ces petites vacances me remettraient sur pied.
03:30Ça a été exactement le contraire. J'avais hâte de rentrer à Valas.
03:37L'air du pays va vous guérir. J'en suis sûre, ma cousine.
03:41Dieu vous entende.
03:42Je dois dire que ton tuteur a été très efficace.
03:45Sachant ton désir de ne pas quitter la région, il a tout fait pour que tu obtiennes ce poste de
03:50maîtresse à la pension Pignorelle.
03:53Et il m'a demandé d'appuyer ta candidature, ce que j'ai fait bien sûr avec plaisir.
03:59Et j'ai reçu la réponse ce matin.
04:02Comme je te l'ai déjà dit, c'est oui.
04:07Vous ne pouvez pas savoir comme je suis soulagée.
04:11Naturellement, tu pourras venir ici passer tous tes jours de congé.
04:15La chambre rose est la tienne.
04:18Et comment vous remercier.
04:20Quittez Treillac en vous sachant malade.
04:22C'était une épreuve qui se serait ajoutée à celle que je viens de subir.
04:26Oui.
04:27Pauvre Antoine.
04:30Comme je plains sa mère.
04:34En effet, Fabrice pleura à chaud de larmes pendant plus d'une demi-heure.
04:39Par bonheur, une symphonie de Mozart, horriblement écorchée, comme c'est l'usage en Italie,
04:46vint à son secours et l'aida à sécher ses larmes.
04:49Il tint ferme et ne tourna pas les yeux vers la marquise Crescensy.
04:53Mais Madame P chanta de nouveau et l'âme de Fabrice, soulagée par les larmes, arriva à un état de
05:01repos parfait.
05:03Alors la vie lui a paru sous un nouveau jour.
05:06Est-ce que je prétends, se dit-il, pouvoir l'oublier entièrement dès les premiers moments ?
05:12Cela me serait-il possible ?
05:14Il arriva à cette idée.
05:17Puis-je être plus malheureux que je ne le suis depuis deux mois ?
05:20Et si rien ne peut augmenter mon angoisse, pourquoi résister au plaisir de la voir ?
05:28Elle a oublié ses serments.
05:31Elle est légère.
05:33Mais toutes les femmes ne le sont-elles pas ?
06:02Allons, Marene, faites son effort.
06:06Vraiment, Charlotte, je ne peux pas.
06:10Alors mangez un fruit.
06:14Je veux bien essayer.
06:16Je vais vous peler une pomme.
06:18Si tu veux, oui.
06:23Madame, ne mange plus ?
06:25Non, vous pouvez enlever les quenelles, Ernestine.
06:28Ne laissez que les fruits.
06:47Sous-titrage Société Radio-Canada
07:08Il est revenu comme avant son mariage.
07:10Rien vouloir manger.
07:14Mais cette fois, rien ne la guérira plus.
07:19En tout cas, Charlotte est au petit soin.
07:21Au petit soin du château, oui.
07:24Quand Mme Louise sera partie,
07:27elle est capable de s'installer pour de bon.
07:31En tout cas, ce jour-là, moi, je m'en vais.
07:34Je ne serai pas complice.
07:36Complice ? Et de quoi ?
07:38Les hommes, il y a des fois que ça a des yeux pour ne pas voir.
07:41Voir quoi ?
07:42Qu'est-ce qu'il y a à voir ?
07:44Les laisse, moi.
07:48T'as nettoyé les fusils de monsieur ?
07:50C'est fin de semaine.
07:52Il a de la chasse.
07:54Je vais aller faire, ne t'inquiète pas.
07:56Attends, je vais y toi.
08:01Mais alors, maman ?
08:03Toi aussi, tu ne manges pas ?
08:05Tu vois, ma petite fille,
08:07depuis que mon vieux Jules n'est plus là,
08:08je n'ai plus guère de goût à une briture.
08:31Je n'ai plus guère, je n'ai plus guère de goût à une briture.
08:49Tu veux que je reste avec toi ?
08:51Mais non.
08:53Tu aimes la chasse.
08:55Je suis toujours contente quand tu fais ce que tu aimes.
08:59C'est toi que j'aime.
09:02J'annoncerai volontiers.
09:04Non.
09:05Entre le domaine et le conseil municipal,
09:09monsieur le maire,
09:11tu as bien assez de travail.
09:14Charlotte est là pour s'occuper de moi.
09:17Profites-en pour prendre un peu d'air.
09:23Je ne t'ai même pas demandé si tu avais bien dormi.
09:27Pas trop mal.
09:30Pauvre nuit à côté de celle que nous avons connue.
09:33Et que nous connaîtrons à nouveau.
09:38Je ne te demande pas mieux, tu sais.
09:40Si ça ne dépendait que de moi.
09:41Ça dépend beaucoup de toi.
09:45Il faut avoir confiance.
09:47Il faut être optimiste.
09:51Tu vois, cette nuit, tu as mieux dormi.
09:53Tu ne t'es réveillé que deux fois.
09:56Pauvre Germain.
09:59Au moindre de mes soupirs, tu es debout.
10:04C'est parce que je t'aime.
10:07Tu vois, on en revient toujours à notre amour.
10:13Je te dois tout.
10:20Maintenant, va.
10:25Tout à l'heure.
11:09Bonjour, monsieur.
11:09Bonjour, madame.
11:10Bonjour, Charlotte.
11:13Il y a longtemps que je ne t'ai vue.
11:16C'est que d'habitude, vous êtes déjà partie quand j'arrive.
11:21Ça va, la pension ?
11:23Mlle Pignoral me déteste parce qu'elle dit que je lui ai été imposée.
11:27Mais à part ça, c'est le train-train quotidien.
11:30Ça, ma petite Charlotte, les femmes ne sont jamais tendres pour les femmes.
11:34Mets-toi bien ça dans la tête.
11:36Je sais.
11:38Mais il y a quand même des exceptions.
11:41C'est vrai.
11:44Comment va-t-elle ?
11:47Pas bien.
11:50De moins en moins bien.
11:53C'est une terrible maladie.
11:55Je vous plains beaucoup.
11:59Je t'en ai ainsi, t'es gentille.
12:02À ce soir.
12:03À ce soir.
12:05Je t'en jolie, tes fleurs.
12:06Elle les aime tellement.
12:09Elle ne verra pas, seule, dans l'été.
12:28Je t'en ai, t'en ai pas.
12:36Je t'en ai dus, on ne verra pas.
12:37Je t'entende.
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