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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Valérie Aikna, bonsoir Valérie.
00:00:01Bonsoir Christine et bonsoir à tous.
00:00:03Il était l'invité de Laurence Ferrari sur Punchline.
00:00:05Reza Pallavi, le fils du dernier chat d'Iran,
00:00:08déclare que les gardiens de la révolution iranienne sont désormais fragilisés.
00:00:12Il estime que la France doit faire son choix et soutenir le peuple iranien.
00:00:16Il précise aussi que l'alternative doit être légitime et s'appuyer sur les valeurs du monde libre.
00:00:21L'armée de l'air israélienne, guidée par les services de renseignement de Tsaal,
00:00:24a mené une deuxième frappe contre des cibles terroristes du régime iranien à Téhéran.
00:00:29Il s'agit de la treizième vague de frappes sur l'Iran depuis le début de l'opération militaire israélienne.
00:00:35Enfin, l'armée iranienne dit avoir lancé une attaque de drones contre une base américaine à Erbil,
00:00:39au Kurdistan irakien, annonce faite dans un communiqué et diffusée par la télévision d'État en Iran.
00:00:45Les États-Unis, de leur côté, n'ont pour l'instant pas réagi.
00:00:49Merci beaucoup ma chère Valérie pour ces infos.
00:00:52Prochain point à 19h30 pour les informations.
00:00:55Au sommaire ce soir, Samy Gemayel est l'invité de Face à l'Info depuis le Liban.
00:01:01Figure centrale de la vie politique libanaise, Samy Gemayel, président du parti K-Ateb, est également député à Beyrouth.
00:01:08Alors que le président du Liban demande à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël,
00:01:13afin de cesser les bombardements au sud-Liban.
00:01:16Alors que le gouvernement libanais vient interdire toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah sur le territoire libanais
00:01:24et exige que le Hezbollah remette ses armes à l'État,
00:01:27le pays reste pris entre tensions internes et influences du Hezbollah.
00:01:31L'État libanais peut-il réellement rétablir son autorité ?
00:01:35Comment gérer l'accueil des déplacés internes au sud-Liban ?
00:01:39Quel avenir stratégique s'ouvre aujourd'hui pour le Liban ?
00:01:41Samy Gemayel, fils de l'ancien président du Liban, est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:01:49« Il y a deux mois, le Monde s'interrogeait sur l'action de Donald Trump au Venezuela après l
00:01:53'arrestation de Maduro.
00:01:55Aujourd'hui, pas de changement de régime, le pouvoir est entre les mains du pays
00:01:59et la menace du narcotrafic contre les États-Unis s'est éloignée.
00:02:03Et si en Iran, l'action de Donald Trump aboutissait à un réel changement ? »
00:02:07L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:10Plusieurs Français rapatriés de Dubaï aujourd'hui critiquent la France.
00:02:14Pas assez rapide, pas assez efficace pour venir en aide.
00:02:18Les influenceurs de leur côté ont immédiatement cessé de critiquer Dubaï.
00:02:22En revanche, il faut dire que critiquer publiquement le pays, ses dirigeants ou ses institutions est illégale.
00:02:28Entre liberté fiscale et liberté d'expression, quelle liberté choisir ?
00:02:33Le regard de Marc Menon.
00:02:35Un sondage choc sur la présidentielle.
00:02:39Un sondage IFOP qui place très largement le RN en tête du premier tour.
00:02:43Tandis que la gauche est affaiblie et que le reste du paysage politique apparaît profondément fragmenté.
00:02:49La progression du RN reflète-t-elle une transformation durable de l'électorat français ?
00:02:55L'analyse de Gabriel Cluzet.
00:02:58Près de trois ans après, la justice a requalifié la mort de Naël Merzouk.
00:03:04Le policier auteur du tir sera jugé pour violence et non pour meurtre.
00:03:09En quoi est-ce un tournant dans ce dossier ?
00:03:12Le décryptage de Charlotte Dornela ce soir.
00:03:15Et puis, on observe comme une montée de la censure politique et médiatique.
00:03:19L'ARCOM qui juge ces news et l'affaire Crépole trop penchée vers le racisme anti-blanc.
00:03:24Et en Belgique, un média sanctionné pour avoir retransmis le discours de GD Vance.
00:03:29Les régulations médiatiques et le cordon sanitaire protègent-ils la démocratie ?
00:03:34Ou menacent-ils la liberté d'expression ?
00:03:36L'édito de Mathieu Bocotti ce soir.
00:03:38Une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:03:40Et c'est parti.
00:03:56Bonsoir à tous.
00:03:57Donald Trump a lancé en début d'année, on s'en souvient, une opération spéciale.
00:04:01Plus personne n'en parle.
00:04:02Et c'est la raison pour laquelle, avec nous Mathieu Bocotti,
00:04:04on va essayer de s'arrêter sur cette opération spéciale au Venezuela
00:04:07pour décapiter le régime et le ramener à l'ordre, lui qui se voulait ouvertement anti-américain.
00:04:13Dans quelles mesures peut-on voir désormais la guerre en Iran
00:04:16comme une poursuite par d'autres moyens de l'entreprise engagée au Venezuela ?
00:04:21Alors, il s'agit d'abord de prêter une certaine cohérence à Donald Trump.
00:04:25Vous savez, l'anti-trumpisme primaire d'une partie significative du système médiatique
00:04:30fait en sorte qu'on refuse de prêter quelques cohérences, que ce soit au président américain.
00:04:34On pourrait se dire quand même qu'il ne s'est pas rendu là où il est aujourd'hui
00:04:37en étant complètement privé d'intelligence.
00:04:39J'ajoute une chose par rapport à Donald Trump.
00:04:42On lui dit qu'à quelquefois, il n'est pas clair dans ses buts de guerre.
00:04:45Oui, mais vous savez, on ne vit pas tous, quand on est à des positions comme les siennes,
00:04:48dans la transparence démocratique intégrale.
00:04:50Donc, on n'en voit pas six mois, six semaines à l'avance.
00:04:53Le détail des buts de guerre, des objectifs de guerre quand on mène des opérations
00:04:57comme au Venezuela ou comme en Iran, quelquefois, on garde pour soi certains de ses objectifs
00:05:01pour surprendre l'adversaire.
00:05:02Point de départ pour comprendre sa stratégie.
00:05:05Premier élément, vous l'avez dit, on se demandait, lorsque de son intervention au Venezuela,
00:05:10il s'agissait, on a cru au début, d'une forme d'opération de changement de régime.
00:05:14Mais pas du tout.
00:05:15Il a décapité, en fait, par kidnapping, en quelque sorte, le dire Maduro.
00:05:20Et il a créé des conditions en fait d'une transformation du pays
00:05:23sans engager exagérément les forces américaines dans tout cela.
00:05:26Et plusieurs y ont vu un succès.
00:05:28Un succès conforme à la doctrine de Trump qui consiste à dire
00:05:31ce qui se passe sur notre continent relève de notre souveraineté.
00:05:36Et dès lors, c'est sur notre continent, nous ne négocierons pas.
00:05:39Et plusieurs avaient compris la cohérence de la chose.
00:05:41J'ajoute qu'il y avait, et ce n'est pas un détail, un côté hollywoodien à l'opération.
00:05:45Et Trump lui-même pense en termes souvent presque, sur le mode presque cinématographique,
00:05:50donc c'est une opération ciblée, remarquable, nickel, sans versement de sang exagéré.
00:05:56Il avait réussi sur l'opération.
00:05:58Est-ce que nous sommes en ce moment devant une suite de cette...
00:06:01En fait, je vais reformuler.
00:06:02De quelle manière l'opération en Iran s'inscrit-elle en continuité
00:06:05avec l'opération de Donald Trump au Venezuela?
00:06:07Le premier élément, c'est que les objectifs de guerre, évidemment,
00:06:11sont beaucoup plus complexes ici qu'alors.
00:06:13Dans le cas du Venezuela, il dégomme Maduro, il restaure la souveraineté américaine,
00:06:18la possibilité d'exploiter le pétrole en fonction de ses intérêts.
00:06:21Il contredit les intérêts chinois dans son hémisphère.
00:06:23Tout le monde comprend pourquoi.
00:06:24Dans les circonstances, les intérêts sont plus flous.
00:06:27Mais ils sont plus flous parce que dès le début,
00:06:29Donald Trump a annoncé une guerre plutôt longue.
00:06:31Plutôt longue pour les temps présents, c'est-à-dire plusieurs semaines.
00:06:34Nous avons été habitués depuis longtemps à des opérations.
00:06:38En fait, depuis 40 ans, une opération militaire, c'est censé être rapide.
00:06:40Ça vient du ciel, donc c'est un bombardement.
00:06:43Ça n'implique pas vraiment d'opérations terrestres
00:06:45ou alors c'est des casques bleus de l'ONU.
00:06:47Là, c'est une opération plus longue.
00:06:48Et ils le répètent beaucoup ces jours-ci.
00:06:51Deuxième élément, c'est une opération qui le met directement en tension.
00:06:54On en parlait avec Marc avant l'émission.
00:06:57Le met en tension avec la Russie, avec la Chine,
00:06:59c'est-à-dire qu'il y a une dimension mondiale dans ce conflit.
00:07:03Ça ne veut pas dire qu'on court à la guerre mondiale.
00:07:04Ça veut dire simplement que les empires se rencontrent aujourd'hui
00:07:07devant la situation iranienne.
00:07:10Ensuite, l'autre élément, c'est que plusieurs se demandent
00:07:13quelle sera la suite.
00:07:14Donc, il y a la première vague de bombardements.
00:07:16On comprend que c'est une vague de bombardements
00:07:18qui peut durer longtemps, mais puisque le régime
00:07:19ne s'est pas immédiatement effondré.
00:07:21C'était le pari de certains.
00:07:23Certains croyaient que le régime pourrait s'effondrer.
00:07:25Là, ce n'est pas le cas.
00:07:26Donc, que sera la prochaine étape
00:07:28et quels sont les objectifs de guerre
00:07:30dans un contexte de guerre plus longue?
00:07:32De là l'idée, et certains le disent,
00:07:34si on n'envoie pas des troupes au sol,
00:07:36est-ce qu'il ne serait pas légitime plutôt
00:07:38d'armer les différentes minorités ethniques du pays,
00:07:41celles notamment qui sont en insurrection
00:07:43par rapport au pouvoir central?
00:07:44Est-ce qu'il ne s'agirait pas, autrement dit,
00:07:45de mener la guerre sur le terrain
00:07:47en armant ceux qui sont déjà prêts,
00:07:49parce qu'ils ont des milices, des armées privées,
00:07:51qu'ils sont prêts à mener le conflit
00:07:53directement pour affaiblir le pouvoir des Mola?
00:07:56Donc, quoi qu'il en soit, c'est une opération
00:07:58qui a sa cohérence et le fait qu'il n'envoie pas
00:08:00un communiqué de presse chaque jour à l'AFP
00:08:02pour dire voilà quels sont mes objectifs de guerre
00:08:04ne veut pas dire qu'il n'a pas des objectifs de guerre
00:08:07relativement précis.
00:08:08Ce qu'on entend dans les circonstances,
00:08:09c'est, on l'a dit,
00:08:12priver l'Iran de toute capacité nucléaire,
00:08:14priver l'Iran, ne pas permettre l'Iran
00:08:16d'être une force de nuisance durable dans la région
00:08:18et peut-être, peut-être, mais on verra,
00:08:20changer le régime, mais de l'intérieur.
00:08:22Alors, on parle beaucoup, Mathieu Bocoté,
00:08:24de la durée de la guerre.
00:08:25L'Occident est-il capable de mener
00:08:27une guerre longue aujourd'hui?
00:08:29Vous nous ramenez au Venezuela.
00:08:30Enfin, Venezuela, opération en quelques heures,
00:08:33quelques jours.
00:08:33Et c'est pour ça que je disais
00:08:34qu'il y a une dimension hollywoodienne,
00:08:36c'est-à-dire que c'était presque un film
00:08:37qui nous était présenté.
00:08:39Là, la guerre dont on parle en ce moment,
00:08:40c'est davantage une série,
00:08:41c'est-à-dire une série télé sur quelques semaines
00:08:43qui a besoin de ses rebondissements.
00:08:44Vous noterez comment la guerre
00:08:46à l'époque de la télévision,
00:08:47la guerre à l'époque des réseaux sociaux
00:08:49ne se mène plus comme au 20e siècle.
00:08:51La guerre doit être scénarisée,
00:08:53mise en image,
00:08:54la guerre doit être racontée
00:08:55comme une aventure.
00:08:56Il ne faut pas permettre au public
00:08:57de se lasser,
00:08:58ou alors il faut qu'il s'en lasse
00:08:59de manière avantageuse.
00:09:00C'est-à-dire, le public accepte l'idée
00:09:02qu'il y a une guerre là-bas
00:09:02et ça n'en handicape pas la réputation
00:09:04ou du président de celui
00:09:06qui mène le conflit.
00:09:07La notion de bourbier,
00:09:09j'en ai parlé à quelques reprises cette semaine.
00:09:10Le bourbier, au moment du Vietnam,
00:09:12c'est avoir des troupes au sol
00:09:13qui ne sont plus capables
00:09:14de s'extraire d'une guerre.
00:09:15On voudrait en sortir,
00:09:16on ne sait pas comment.
00:09:17Le bourbier, en ce moment,
00:09:18peut-être le bourbier dit médiatique.
00:09:20C'est-à-dire,
00:09:21quand on arrive au terme d'un récit,
00:09:23c'est-à-dire, le récit premier,
00:09:24c'est faire tomber
00:09:25la capacité nucléaire du régime.
00:09:27Le deuxième récit,
00:09:28c'est protéger Israël,
00:09:29protéger l'Occident.
00:09:30Le troisième récit,
00:09:31quel sera-t-il?
00:09:31Parce que tôt ou tard,
00:09:32il viendra,
00:09:33lorsque ça va s'inscrire dans la durée.
00:09:35Est-ce que c'est la libération du pays,
00:09:37du régime qu'il domine?
00:09:38Est-ce que c'est la libération des femmes?
00:09:39C'est le discours
00:09:40de plusieurs progressistes occidentaux
00:09:41qui se réjouissent de ce discours.
00:09:43Est-ce qu'il s'agit plus largement
00:09:45pour les Américains
00:09:45de dire que dans le choc
00:09:47des puissances aujourd'hui,
00:09:48ils sont en droit
00:09:49de contester à l'Iran
00:09:50son droit de soutenir
00:09:51deux États
00:09:52qui sont fondamentalement hostiles
00:09:53aux Américains,
00:09:54la Chine ou la Russie?
00:09:55Donc, quel est le récit
00:09:57qui accompagne les buts de guerre,
00:09:59les objectifs de guerre?
00:10:00C'est une vraie question.
00:10:02Je note, ça l'a dit,
00:10:02vous posez la question,
00:10:03est-ce que l'Occident est capable
00:10:04de tenir une guerre longue aujourd'hui?
00:10:06En fait, je dirais,
00:10:07nous ne le savons pas.
00:10:08Nous ne le savons pas
00:10:08parce que nous avons perdu
00:10:10l'habitude, premièrement,
00:10:12on a perdu l'habitude
00:10:12de voir des hommes revenir
00:10:13par dizaines, par centaines,
00:10:15par milliers dans nos pays.
00:10:16Lorsqu'un mort surgit,
00:10:17nous sommes bouleversés.
00:10:19Imaginez 10 morts,
00:10:20imaginez 100 morts,
00:10:21imaginez 1000 morts.
00:10:21Est-ce que nos sociétés
00:10:22sont de nouveau capables
00:10:23d'accepter un sacrifice
00:10:24militaire à la tonne?
00:10:25On l'a vu au moment
00:10:26de la guerre d'Irak.
00:10:27Est-ce qu'on pourrait le voir
00:10:29dans une séquence iranienne?
00:10:30Ça, c'est une question
00:10:31qui nous accompagnera
00:10:32dans les prochaines semaines.
00:10:33Certains parlent d'un possible
00:10:34éclatement de l'Iran.
00:10:35Est-ce que c'est
00:10:36une vraie possibilité?
00:10:37J'entendais le fils du chat
00:10:39en parler il y a quelques minutes
00:10:40ici et je pense
00:10:40qu'on doit prendre ça au sérieux.
00:10:42Parce que l'Iran,
00:10:43vu de loin,
00:10:43bon, c'est un pays,
00:10:44c'est une vieille civilisation
00:10:45et tout ça est très vrai,
00:10:46mais c'est aussi
00:10:47un État multi-ethnique.
00:10:48Le mot d'État multi-ethnique,
00:10:50c'est un terme souvent codé
00:10:51pour dire un État multinational,
00:10:52c'est-à-dire un État centré
00:10:54sur une nation
00:10:54et dans laquelle
00:10:55il y a des nations minoritaires
00:10:57à qui on demande
00:10:58de s'aligner culturellement
00:10:59sur la nation dominante.
00:11:01Dans les circonstances,
00:11:02il y a l'idée
00:11:02que l'identité perse
00:11:03définit l'État en Iran
00:11:05et ensuite,
00:11:05il y a les minorités
00:11:06qui ont vocation
00:11:07à se, comment dire,
00:11:09persifier,
00:11:09je ne sais pas comment le terme,
00:11:10iraniser, disons,
00:11:11le terme serait probablement
00:11:12plus exact.
00:11:12Mais ce qu'on voit,
00:11:13c'est qu'il y a des tensions
00:11:14dans le pays
00:11:15et lorsque le fils du chat
00:11:17disait il y a quelques minutes
00:11:18qu'il faut évidemment
00:11:19garder l'unité du pays
00:11:20à tout prix,
00:11:21c'est parce qu'il sait
00:11:22qu'il peut éclater.
00:11:23Et pourquoi je dis ça?
00:11:24Chaque fois qu'on est
00:11:24dans un choc historique
00:11:26pour un État multi-ethnique,
00:11:27qu'il soit impérial,
00:11:28qu'il soit un État civilisationnel,
00:11:30pas chaque fois,
00:11:31mais souvent,
00:11:32il se désagrège
00:11:32après le choc.
00:11:33Je donne quelques exemples
00:11:34relativement récents.
00:11:35L'Empire austro-hongrois
00:11:36après la Première Guerre mondiale,
00:11:37l'Empire se décompose
00:11:40et toute une série de peuples
00:11:41se libèrent
00:11:42de leur point de vue,
00:11:44s'affranchissent
00:11:44et obtiennent leur indépendance
00:11:46dans les circonstances.
00:11:47La fin de la Yougoslavie,
00:11:48rappelez-vous,
00:11:49la fin de la Yougoslavie,
00:11:49on présentait les peuples
00:11:51qui voulaient se séparer
00:11:51comme des,
00:11:51enfin avoir leur indépendance
00:11:53comme des séparatistes factieux,
00:11:54mais ils sont parvenus
00:11:55néanmoins à leurs objectifs.
00:11:57Ensuite,
00:11:57la chute de l'URSS.
00:11:59La chute de l'URSS,
00:11:59des peuples,
00:12:00dans les circonstances présentes,
00:12:02l'Iran,
00:12:03où il y a aujourd'hui
00:12:04des minorités
00:12:04vraiment persécutées.
00:12:05Ils ne sont pas
00:12:05nécessairement bien traités.
00:12:06D'ailleurs,
00:12:06le fils du chat,
00:12:08lorsqu'il évoque
00:12:09une solution fédérale,
00:12:10c'est dans l'idée
00:12:11de respecter des peuples
00:12:12qui, pour l'instant,
00:12:13sont dominés par le régime.
00:12:14Mais ils n'ont pas
00:12:15toutes les mêmes revendications.
00:12:16Par exemple,
00:12:17les Azéries demandent
00:12:18essentiellement
00:12:19des droits culturels.
00:12:21Les Kurdes
00:12:21réclament l'indépendance.
00:12:25qui sont divisées
00:12:26entre l'Iran,
00:12:27le Pakistan et l'Afghanistan,
00:12:28réclament aussi
00:12:29l'indépendance.
00:12:30Donc, comment,
00:12:31imaginons que le régime tombe.
00:12:33Les groupes qui ont
00:12:34les moyens d'accès
00:12:34à l'indépendance,
00:12:35les autres qui réclament
00:12:36des droits culturels,
00:12:37ceux qui ont des milices,
00:12:38ceux qui ont des moyens
00:12:39de se séparer
00:12:39d'une manière ou de l'autre,
00:12:41il n'est pas interdit
00:12:43de penser qu'ils vont avoir
00:12:43leur propre agenda.
00:12:45Et c'est à ce moment
00:12:45qu'on ne doit jamais oublier
00:12:46que les séparatistes de l'un,
00:12:47c'est-à-dire du point de vue
00:12:48du fils du chat,
00:12:49ils appellent ça
00:12:49des séparatistes factieux,
00:12:51mais du point de vue
00:12:52des peuples en question,
00:12:53il s'agit peut-être
00:12:54d'un droit d'autodétermination
00:12:55qui est réclamé
00:12:56et ils veulent profiter
00:12:56peut-être de la chute
00:12:57du régime
00:12:58pour enfin avoir
00:12:58leur propre indépendance.
00:13:00Je ne sais pas
00:13:00ce qui va sortir de tout ça,
00:13:02mais c'est un véritable enjeu,
00:13:03celui d'un éclatement
00:13:04possible du pays
00:13:04ou du moins
00:13:05de sa fragmentation.
00:13:06Dans un instant,
00:13:07avec vous,
00:13:08Mathieu Beaucoté,
00:13:08on parlera de la liberté
00:13:10d'expression.
00:13:11Ah oui,
00:13:11la République soviétique
00:13:13de Belgique.
00:13:13La République soviétique
00:13:14de Belgique,
00:13:15comme vous l'appelez,
00:13:16on en parlera
00:13:16dans un instant.
00:13:17D'abord,
00:13:17peut-être Marc Menon,
00:13:18plusieurs Français
00:13:19rapatriés de Dubaï.
00:13:20Aujourd'hui,
00:13:21on les a entendus
00:13:22à l'aéroport,
00:13:22ils s'arrivent à l'aéroport
00:13:23et critiquent la France.
00:13:24C'est quand même intéressant
00:13:26de s'arrêter
00:13:26et d'observer
00:13:27que les influenceurs
00:13:29de Dubaï
00:13:29que Gabriel Cluzel
00:13:31nous avait parfaitement
00:13:32bien décrits
00:13:32dès lundi,
00:13:33on était les premiers
00:13:34à en parler
00:13:34avec autant de précision,
00:13:37se sont tus
00:13:37au nom de la liberté
00:13:39d'expression
00:13:39ou bien au nom
00:13:40de la liberté fiscale ?
00:13:43Liberté.
00:13:44Que fait-on,
00:13:45en ton nom
00:13:46et comment aujourd'hui,
00:13:48malheureusement,
00:13:49on te dévoie ?
00:13:50Alors,
00:13:51avant toute chose,
00:13:52pour permettre
00:13:53d'être dans l'élan
00:13:54de la chronique,
00:13:55voici une de ces jeunes femmes
00:13:58qui nous parle
00:13:59et moi,
00:14:00je l'ai découverte
00:14:01grâce à Gabriel
00:14:02il y a deux jours.
00:14:04Voici donc
00:14:05Maéva Guénam.
00:14:07Écoutez-la.
00:14:34Ça, c'était il y a deux jours.
00:14:36Ça, c'était avant.
00:14:37Voilà.
00:14:37Alors, si aujourd'hui,
00:14:39on l'interrogeait,
00:14:40je vais vous dire
00:14:42pourquoi ça serait
00:14:43des propos
00:14:44totalement détonnants
00:14:45par rapport à cela,
00:14:47c'est que
00:14:48cette jeune femme
00:14:50ne dirait plus,
00:14:52oh là là,
00:14:53elle dirait,
00:14:53il y a des bruits,
00:14:55il n'y a plus de missiles,
00:14:57il n'y a plus de bombes,
00:14:58il y a des bruits,
00:15:00il suffit d'aller
00:15:01d'un influenceur
00:15:02à l'autre.
00:15:03Ils se réjouissent
00:15:04tous
00:15:06d'être dans ce pays
00:15:07merveilleux
00:15:08où le pouvoir
00:15:09est exceptionnel,
00:15:10où la tranquillité
00:15:12nous est assurée.
00:15:13Alors,
00:15:14déjà,
00:15:15elle disait
00:15:16rien au monde
00:15:17ne me fera
00:15:18rentrer en France
00:15:20et puis après,
00:15:21c'était cette panique,
00:15:22j'ai un passeport,
00:15:22je veux rentrer,
00:15:23je veux rentrer,
00:15:24les autres aussi
00:15:24et aujourd'hui,
00:15:26elle dit
00:15:26ben non,
00:15:28il n'y a pas d'alarme
00:15:29chez moi,
00:15:30je dors la porte ouverte,
00:15:33je dors les fenêtres ouvertes.
00:15:36Nous,
00:15:37on n'a pas d'attentat.
00:15:39Alors déjà,
00:15:39ce qui est extraordinaire,
00:15:41quand elle dit
00:15:42nous,
00:15:43on n'a pas d'attentat,
00:15:44cette jeune femme
00:15:45revendique
00:15:45d'avoir eu
00:15:47une sorte de révélation
00:15:49en s'en rendant
00:15:50à la Mecque,
00:15:51c'est tout à fait
00:15:51louable et respectable.
00:15:54Reste que
00:15:56les attentats
00:15:57tels que nous les connaissons
00:15:58et auxquels apparemment
00:15:59elle fait référence
00:16:00en filigrane,
00:16:01ce sont ceux
00:16:02qui sont
00:16:03commis
00:16:04par des personnes
00:16:05ayant pour référent
00:16:06l'islam.
00:16:08Donc là,
00:16:09il y a quand même
00:16:09quelque chose
00:16:09d'extrêmement choquant.
00:16:12Après,
00:16:12elle dit
00:16:13c'est mon pays
00:16:14d'adoption,
00:16:15on ne regrette pas,
00:16:16ici on ne se fait pas voler.
00:16:18Alors,
00:16:19on ne se fait pas voler,
00:16:20il faut savoir
00:16:21qu'aujourd'hui,
00:16:21cette jeune femme,
00:16:23quoi qu'il arrive,
00:16:24même si la France
00:16:25disposait
00:16:26de suffisamment
00:16:27d'avions
00:16:28pour l'accueillir
00:16:29elle et ceux
00:16:30qui se sont
00:16:31inscrits
00:16:32dans un principe
00:16:33de liberté
00:16:35ô combien de conditionnel
00:16:36et on va voir pourquoi
00:16:37dans quelques secondes,
00:16:39eh bien,
00:16:39elle ne pourrait pas rentrer
00:16:40car elle a interdiction
00:16:41de quitter le territoire,
00:16:43car elle a été prise
00:16:45dans un conflit,
00:16:46dans une bagarre
00:16:47et apparemment,
00:16:48donc,
00:16:48elle pourrait être condamnée.
00:16:50Donc,
00:16:50pour elle,
00:16:51il n'y a pas
00:16:52de solution de secours,
00:16:54elle doit,
00:16:54oui,
00:16:55écouter les bruits
00:16:56et considérer
00:16:57que ce sont pratiquement
00:16:58des champs d'oiseaux.
00:16:59Alors,
00:16:59pourquoi ce changement
00:17:01des uns et des autres ?
00:17:02On amène un influenceur
00:17:03grand courageux
00:17:05et pour montrer
00:17:06que ce pays-là
00:17:07est un pays de rêve,
00:17:10il ne prend pas la parole
00:17:11en disant
00:17:11tout va bien pour moi,
00:17:12non,
00:17:13il prend son petit bonhomme,
00:17:14un gamin
00:17:15qui est là
00:17:16qui dit
00:17:16eh bien,
00:17:18chez nous,
00:17:19ici,
00:17:20on est en sécurité,
00:17:23tout va bien.
00:17:24et c'est le gamin
00:17:24qui le dit,
00:17:25alors vous pensez
00:17:26comme on est là
00:17:27à les envier,
00:17:28on se dit
00:17:29mais bon sang,
00:17:30qu'est-ce qu'on se fait chier
00:17:30en France ?
00:17:31Il faut qu'on gagne
00:17:32tout de suite,
00:17:32Dubaï,
00:17:33les Arabes,
00:17:34tous les pays du Golfe
00:17:35là-bas,
00:17:35on va assister
00:17:36au grand feu d'artifice,
00:17:38c'est un beau spectacle
00:17:39qui nous est proposé.
00:17:40Alors,
00:17:40pourquoi ce changement ?
00:17:42Parce que
00:17:42la police de Dubaï,
00:17:44à la sur X,
00:17:47rappelait les uns et l'autres,
00:17:48il est interdit
00:17:49de diffuser
00:17:50des rumeurs,
00:17:51de fausses informations
00:17:52ou taux contenus
00:17:54qui contredit
00:17:54les annonces officielles
00:17:56ou qui pourraient
00:17:57provoquer la panique
00:17:58au sein de la population
00:18:00ou menacer la sécurité,
00:18:02l'ordre,
00:18:03la santé publique.
00:18:04Donc,
00:18:05ces gens,
00:18:05ils sont là,
00:18:07ils louent la liberté
00:18:08et c'est une liberté
00:18:10des plus conditionnelles.
00:18:11N'oublions pas également
00:18:12que cette jeune femme
00:18:14qui aujourd'hui,
00:18:15je suis fier
00:18:17de porter tous les vendredis
00:18:18le voile,
00:18:20elle s'expose
00:18:21sur les télévisions,
00:18:24ça a été son métier,
00:18:25elle est là,
00:18:26elle fait fortune
00:18:27grâce aux caméras.
00:18:29Mais qu'est-ce qui est écrit
00:18:30dans le Coran ?
00:18:31Que la femme doit être discrète,
00:18:34qu'elle doit rester
00:18:35dans une pièce tapie,
00:18:37ne jamais sortir
00:18:38sans l'autorisation
00:18:39de son mari
00:18:40de baisser la tête.
00:18:42Et elle en est consciente
00:18:44car elle a fait son testament
00:18:46il y a quelques années
00:18:47dans lequel
00:18:47elle a écrit
00:18:48qu'elle s'engage
00:18:50quand elle sera
00:18:51enterrée
00:18:51en Algérie
00:18:53à ce qu'on ait
00:18:54enlevé
00:18:54les prothèses
00:18:56et tous les éléments
00:18:57qui concourent
00:18:59à sa beauté artificielle.
00:19:01C'est quand même beau,
00:19:02non ?
00:19:02Vive la France !
00:19:03De la bouche
00:19:04de Marc Menon,
00:19:05c'est assez cocasse.
00:19:09Merci beaucoup Marc Menon,
00:19:10c'est intéressant
00:19:10de voir effectivement
00:19:11que de la liberté
00:19:12d'expression en France
00:19:13et à Dubaï
00:19:14on peut changer
00:19:15effectivement de discours.
00:19:17Il suffit d'avoir
00:19:18la police
00:19:18qui vous rappelle.
00:19:19Cela dit,
00:19:20ça s'appelle comment
00:19:21dans les médias en France ?
00:19:23Il n'y a pas un truc
00:19:23qui s'appelle
00:19:24Arcom ?
00:19:26On verra ça
00:19:27avec Mathieu tout à l'heure.
00:19:27On verra ça
00:19:28avec Mathieu
00:19:29dans un instant.
00:19:30Gabriel Cluzel
00:19:30en fera un pas de côté
00:19:31parce que c'est important
00:19:32de s'arrêter aussi
00:19:33sur l'actualité en France
00:19:34puisque c'est le premier
00:19:37sondage présidentiel
00:19:39réalisé par l'IFOP fiducial
00:19:41donc de cette année
00:19:42pour Sud Radio
00:19:43et le Figaro
00:19:44mené les 26 et 27 février.
00:19:47Il teste 10 configurations
00:19:49de premier tour.
00:19:50S'il n'était pas éclipsé
00:19:51par l'actualité internationale
00:19:53il ferait grand bruit.
00:19:56C'est un sondage choc.
00:19:57Dites-nous pourquoi ?
00:19:59D'abord parce que
00:19:59les municipales
00:20:00on l'oublie
00:20:01avec l'actualité internationale
00:20:02mais elles sont pour ainsi dire
00:20:03pour demain
00:20:03et parce qu'après
00:20:05les municipales
00:20:05le coup d'envoi
00:20:06sera lancé
00:20:07de la campagne présidentielle
00:20:09et puis parce que
00:20:11ce qui en ressort
00:20:12est assez inédit.
00:20:14Alors déjà
00:20:14on peut signaler
00:20:15qu'il y a plusieurs configurations
00:20:17au total
00:20:1810 configurations
00:20:18de premier tour
00:20:19sont testées
00:20:20mais quels que soient
00:20:21les opposants
00:20:22et quels que soient
00:20:23le candidat RN
00:20:24Marine Le Pen
00:20:25ou Jordan Mandela
00:20:26le RN est grand favori
00:20:28très loin devant
00:20:28autour de 35%.
00:20:30Vous vous souvenez
00:20:31Horreur Laluc
00:20:32de Place Publique
00:20:33avait dit
00:20:33je voterai pour une chèvre
00:20:35plutôt que pour le RN
00:20:36et bien quels que soient
00:20:36la chèvre ou le bouc
00:20:37ça ne passe pas.
00:20:38Voilà c'est comme ça.
00:20:40Donc l'hypothèse
00:20:41Marine Le Pen
00:20:42est entre 34%
00:20:44et 35%
00:20:45et Jordan Mandela
00:20:46entre 36%
00:20:47et 38%.
00:20:49Alors
00:20:50un peu au-dessus
00:20:51pour Jordan Mandela
00:20:52donc deux choses l'une
00:20:53soit il ratisse
00:20:55plus large
00:20:56notamment dans
00:20:56les milieux libéraux
00:20:58ou de droite
00:20:58dites classiques
00:20:59comme on dit
00:21:00et dans ce cas
00:21:00ceux qui ont fait
00:21:01du procès
00:21:02des assistants parlementaires
00:21:03un combat politique
00:21:04pour décapiter le RN
00:21:06ils se retrouvent
00:21:06un peu gros gens
00:21:07comme devant
00:21:08ils se sont tirés
00:21:08une balle dans le pied
00:21:09soit
00:21:10et c'est l'hypothèse
00:21:11de Frédéric David
00:21:12l'IPFOP
00:21:13les français sondés
00:21:16ont intériorisé
00:21:17l'idée
00:21:17que Marine Le Pen
00:21:18ne pourrait pas
00:21:19se présenter
00:21:21donc
00:21:21c'est une hypothèse
00:21:24qu'ils ont intégrée
00:21:26alors Frédéric David
00:21:28justement constate
00:21:29que le vote
00:21:29Bardella
00:21:30dans une logique
00:21:31il explique ça
00:21:31dans le Figaro
00:21:32dans une logique
00:21:33attrape tout
00:21:33il dit
00:21:34il y a trois votes
00:21:34historiques
00:21:35théoriquement
00:21:36du parti RN
00:21:37ouvriers
00:21:38jeunes
00:21:39et non diplômés
00:21:40et là
00:21:40vient s'agréger
00:21:42l'électorat
00:21:43âgé
00:21:43et les classes moyennes
00:21:46ce qu'il appelle
00:21:46l'incarnation
00:21:47de la France
00:21:47du travail
00:21:49et ce qui est
00:21:50très particulier
00:21:50c'est qu'il y a
00:21:51un déni
00:21:51complètement complet
00:21:53à gauche
00:21:54parce qu'en même temps
00:21:55à peu près
00:21:55concomitamment
00:21:56quand est sorti
00:21:57ce sondage
00:21:58il y a une petite vidéo
00:22:00qui est sortie
00:22:00sur X
00:22:01d'une conversation
00:22:02entre le patron
00:22:03de l'humanité
00:22:04Fabrice Guay
00:22:05qui se trouve être
00:22:06aussi le sénateur
00:22:08communiste
00:22:08de Seine-Saint-Denis
00:22:09c'est ce qu'on appelle
00:22:09la presse indépendante
00:22:10je pense
00:22:12et avec Mathieu Pigasse
00:22:13il discute
00:22:14et il dit
00:22:15je ne peux appeler ça
00:22:16un débat
00:22:16on va appeler ça
00:22:16plutôt une conversation
00:22:17parce qu'ils sont
00:22:18plutôt d'accord
00:22:18et il dit
00:22:20une grande partie
00:22:21du capital
00:22:22a basculé
00:22:23vers l'extrême droite
00:22:24mais vous savez
00:22:25on imagine
00:22:25un monsieur
00:22:26avec son coffre fort
00:22:27avec son gros cigare
00:22:28vivant de ses rentes
00:22:30et bien c'est tout le contraire
00:22:31si on prend la grille
00:22:32d'analyse marxiste
00:22:33cher à ce monsieur
00:22:34séparant le capital
00:22:35et le travail
00:22:35c'est précisément
00:22:36le travail
00:22:37qui vote
00:22:38pour le RN
00:22:39et notamment
00:22:40le monde ouvrier
00:22:42bien sûr
00:22:43que la gauche
00:22:43a laissé sur le bas côté
00:22:45prenant
00:22:46le remplaçant
00:22:46par un prolétariat
00:22:48de substitution
00:22:49qu'est l'immigration
00:22:50et puis
00:22:51si l'on doit parler
00:22:52de rente
00:22:52c'est plutôt
00:22:53l'humanité
00:22:53qui est rentière
00:22:55de l'état
00:22:55puisqu'il reste
00:22:56le média
00:22:56le plus subventionné
00:22:58au numéro
00:22:59et en fait
00:23:00on se rend compte
00:23:00pourquoi je parle de ça
00:23:01parce qu'on se rend compte
00:23:02que faute
00:23:02d'analyse
00:23:03et de diagnostic
00:23:06sur le fond
00:23:07réel
00:23:07ancré dans la réalité
00:23:08et bien
00:23:09les adversaires du RN
00:23:10sont incapables
00:23:11d'entamer
00:23:11ce socle solide
00:23:12et on voit
00:23:13que rien n'y fait
00:23:14ni le procès
00:23:15des assistants parlementaires
00:23:16ni la plainte
00:23:17contre Jordan Bardella
00:23:18sur le média training
00:23:19du RN
00:23:20qu'est-ce qu'il y a eu d'autre
00:23:20ni les tweets
00:23:21de sa jeunesse
00:23:22ni sa jeunesse elle-même
00:23:23on l'a quasiment présenté
00:23:24comme avec un nourrisson
00:23:25avec la tétine dans la bouche
00:23:26c'était quelque chose
00:23:27d'assez incroyable
00:23:28ni son côté lisse
00:23:30d'ailleurs ça c'est paradoxal
00:23:31parce que pendant des années
00:23:32on a reproché au RN
00:23:34de faire des sorties de roues
00:23:35des dérapages
00:23:36maintenant on le trouve
00:23:37qu'il est trop fade
00:23:38même les indiscrétions
00:23:40sur sa vie personnelle
00:23:41et bien rien n'y fait
00:23:43c'est de l'eau sur un canard
00:23:44et encore une fois
00:23:45on a l'impression
00:23:45que les opposants
00:23:46ne veulent pas se pencher
00:23:47sur le fond
00:23:48et se dire
00:23:49mais à quel moment
00:23:49on s'est planté
00:23:51alors on a vu
00:23:51le tableau
00:23:52et les images
00:23:53et le RN
00:23:54qui caracolent en tête
00:23:55mais qu'en est-il des autres ?
00:23:57alors ce qui est
00:23:57ce qui est vraiment
00:23:58la particularité de ce sondage
00:23:59et qui je pense
00:24:00le rend inédit
00:24:00à cette distance des élections
00:24:02c'est pas le candidat
00:24:03qui court devant
00:24:04parce que ça arrive
00:24:05en 2007
00:24:05Nicolas Sarkozy
00:24:06il courait devant
00:24:08mais en revanche
00:24:09Ségolène Royal
00:24:10n'était pas loin
00:24:11derrière
00:24:12en revanche
00:24:13là
00:24:14c'est pas du tout le cas
00:24:15l'opposition
00:24:16est dispersée
00:24:16façon puzzle
00:24:17vous savez
00:24:17comme on dit
00:24:18dans les tontons flingueurs
00:24:19et quand on regarde
00:24:20c'est très frappant
00:24:22on peut peut-être
00:24:22commencer par la gauche
00:24:23parce que ça va être
00:24:24vite vu
00:24:24la gauche
00:24:25c'est quand même
00:24:26exsangue
00:24:26les moins palichons
00:24:28si j'ose dire
00:24:28les moins mal en point
00:24:30mais pas capables
00:24:31de décrocher
00:24:32seul
00:24:33leur deuxième tour
00:24:34voilà
00:24:34la queue de Mickey
00:24:35pour arriver au deuxième tour
00:24:36c'est Mélenchon
00:24:38puis Glucksmann
00:24:39autour de 10
00:24:40alors je remarque quand même
00:24:41que Jean-Luc Mélenchon
00:24:42malgré toutes ses sorties
00:24:43scandaleuses
00:24:44fait quand même 10
00:24:45donc ça veut dire
00:24:47qu'il y a
00:24:47dans l'électorat
00:24:4810%
00:24:49qui
00:24:50des sondés
00:24:51qui adhèrent pleinement
00:24:52alors je vois
00:24:53Marc Menand me dire
00:24:53c'est moins que son score
00:24:55présidentiel
00:24:55mais à cette distance
00:24:56des élections
00:24:56il était souvent
00:24:58il était à 12
00:24:59on n'est quand même
00:25:00pas très loin
00:25:01on aurait pu imaginer
00:25:02que ça le plombe
00:25:03absolument
00:25:03il a donc un socle
00:25:05qui adhère
00:25:06mais le premier arrivé
00:25:08derrière Jordan Bardella
00:25:09du bloc central
00:25:10c'est Edouard Philippe
00:25:12donc lui il a 16%
00:25:13et Bruno Retailleau
00:25:15lui a 10%
00:25:17je ne sais pas si vous le voyez là
00:25:20ça dépend de là
00:25:21parce que ça dépend de l'hypothèse
00:25:23on n'a pas toutes les configurations
00:25:24voilà
00:25:26il a 10%
00:25:27quand ils sont tous les deux
00:25:28en fait
00:25:28quand il n'y a pas de
00:25:29parce qu'il y a une hypothèse
00:25:31on les met ensemble
00:25:32quand on considère
00:25:34le score de Valérie Pécresse
00:25:35en 2022
00:25:35je vous rappelle
00:25:36qu'elle a fini à moins de 5%
00:25:37à l'élection présidentielle
00:25:38c'est presque un succès
00:25:39on peut donc en conclure
00:25:40que les électeurs du LR
00:25:43veulent une droite
00:25:45la droite
00:25:45veut une droite
00:25:46plus à droite
00:25:47et c'est vrai
00:25:48qu'on dit souvent
00:25:48la France est de droite
00:25:49écoutez
00:25:50c'est un peu arithmétique
00:25:51si l'on pose le postulat
00:25:52que la droite
00:25:53à la louche
00:25:53on ne va pas se battre
00:25:54parce que je sais
00:25:54que les argusies
00:25:56sont sans fin
00:25:56c'est le combat
00:25:57contre l'insécurité
00:25:58l'immigration
00:25:59l'islamisation
00:26:00le wokisme
00:26:00et pour la souveraineté
00:26:01donc si j'ajoute
00:26:02RN reconquête
00:26:04debout la France
00:26:05LR
00:26:06on arrive à 52,5%
00:26:09la gauche arrivant
00:26:09péniblement
00:26:10elle à 28%
00:26:12quant à l'héritage
00:26:13du macronisme
00:26:14qui est le mieux
00:26:15représenté par
00:26:16Edouard Philippe
00:26:17Attal et Lecornu
00:26:18ça ne marche pas
00:26:18et bien
00:26:21elle récupère
00:26:22le reste
00:26:23mais c'est-à-dire
00:26:24ça ne lui permet pas
00:26:24de faire
00:26:25grand chose
00:26:26alors le sondage
00:26:28test aussi
00:26:29c'était peut-être
00:26:29ce qui était marqué
00:26:30un candidat unique
00:26:32du socle commun
00:26:33c'est-à-dire du centre droit
00:26:34j'essaie de traduire
00:26:35ce langage un peu
00:26:36technocratique
00:26:37de socle commun
00:26:38donc c'est-à-dire
00:26:39on met soit
00:26:40Edouard Philippe
00:26:41sans Bruno Retailleau
00:26:42soit Bruno Retailleau
00:26:42sans Edouard Philippe
00:26:43alors c'est Edouard Philippe
00:26:44qui fonctionne le mieux
00:26:4523%
00:26:46Edouard Retailleau
00:26:46il est à 17%
00:26:48alors arithmétiquement
00:26:49ça fonctionne
00:26:50mais est-ce qu'on peut imaginer
00:26:51cette alliance
00:26:53la carpe et du lapin
00:26:55on a quand même
00:26:55un homme
00:26:56qui pense
00:26:56que l'immigration
00:26:57n'est pas une chance
00:26:58pour la France
00:26:59c'est Retailleau
00:27:00et un homme
00:27:01qui pense
00:27:01que l'immigration
00:27:02est une nécessité
00:27:03pour la France
00:27:04c'est Edouard Philippe
00:27:05donc c'est pas tout à fait
00:27:06un désaccord
00:27:06sur la couleur
00:27:07du papier peint
00:27:07c'est quand même
00:27:08assez majeur
00:27:10et c'est vrai
00:27:11qu'on se souvient
00:27:11souvent que le LR
00:27:12dit on ne peut pas
00:27:13s'allier avec le RN
00:27:14parce que vous comprenez
00:27:14on n'a pas la même
00:27:15vision des retraites
00:27:16pardon mais la réforme
00:27:18des retraites
00:27:18elle fait un peu
00:27:18figure de sexe
00:27:20des anges
00:27:20à côté des accords
00:27:22de ce type
00:27:23ce sondage
00:27:24permet-il de prédire
00:27:26que Jean-Dane Bardella
00:27:27ou Marine Le Pen
00:27:27sera très probablement
00:27:29élue ?
00:27:30certainement pas
00:27:30il peut arriver
00:27:31beaucoup de choses
00:27:33d'ici là
00:27:34et notamment
00:27:34un bataille médiatique
00:27:36politique
00:27:36artistique
00:27:37universitaire
00:27:38XXL
00:27:39sans précédent
00:27:41beaucoup de choses
00:27:41peuvent se passer
00:27:42le Front Républicain
00:27:43peut reprendre du service
00:27:45on va oublier les problèmes
00:27:46avec les filles
00:27:47embrassons-nous
00:27:47Folleville
00:27:49mais ce qui est certain
00:27:50et ils auront peut-être
00:27:50terminé par là
00:27:51c'est que la France
00:27:52en sortirait
00:27:54encore ingouvernable
00:27:55en réalité
00:27:56parce que cette alliance
00:27:57c'est un peu comme
00:27:57pour les législatives
00:27:58cette alliance
00:28:00d'opportunités
00:28:01cette cohésion négative
00:28:02autour du RN
00:28:04et bien
00:28:04elle trouvera un terme
00:28:06dès le lendemain
00:28:07du deuxième tour
00:28:08et on sera reparti
00:28:09pour une élection
00:28:10pour rien
00:28:11merci beaucoup
00:28:12Gabrielle Cluzel
00:28:13pour ce regard
00:28:14on entendait
00:28:14tout à l'heure
00:28:15vous avez pu entendre
00:28:16Reza Pallavi
00:28:17au micro
00:28:18de Laurence Ferrari
00:28:19on va écouter
00:28:19un extrait
00:28:20lorsqu'il dit
00:28:21que la France
00:28:22doit faire son choix
00:28:23de soutenir
00:28:24ce peuple iranien
00:28:25et dans un instant
00:28:26on aura avec nous
00:28:28Samy Jemayel
00:28:29figure importante
00:28:30du Liban
00:28:32en direct
00:28:32dans Face à l'Info
00:28:33écoutez
00:28:35jusqu'à récemment
00:28:37l'Europe en général
00:28:39par exemple
00:28:40pour mettre
00:28:40les gardiens
00:28:41de la révolution
00:28:42sur la liste
00:28:42a pris beaucoup
00:28:44de temps
00:28:44la France
00:28:45c'était l'un des
00:28:46derniers pays
00:28:47à s'y rejoindre
00:28:49et je pense
00:28:50qu'aujourd'hui
00:28:50la France
00:28:51doit faire son choix
00:28:53est-ce que vous
00:28:54cette fois-ci
00:28:54du côté d'un peuple
00:28:55qui veut se libérer
00:28:57la France
00:28:58terre de liberté
00:28:59de fraternité
00:29:00d'égalité
00:29:01de laïcité
00:29:03est-ce qu'on veut
00:29:04toujours chercher
00:29:04une solution
00:29:05avec une continuité
00:29:09d'un régime religieux
00:29:11avec les mêmes têtes
00:29:13qui ont jusqu'à présent
00:29:14représenté ce régime
00:29:15ou alors
00:29:15on trouve une solution
00:29:16au-delà de cela
00:29:17je pense que c'est
00:29:18dans l'intérêt
00:29:19non seulement
00:29:21dirais-je
00:29:23national
00:29:24de point de vue
00:29:25de sécurité
00:29:25parce qu'un Iran
00:29:26stable
00:29:27un Iran libre
00:29:28permet à la fois
00:29:29de stabiliser la région
00:29:30qui est aussi bien
00:29:31pour l'Occident
00:29:31mais surtout
00:29:32ce qui est à venir
00:29:33surtout ce qui est à venir
00:29:34alors dans un instant
00:29:35on aura
00:29:35Samy Jemayel
00:29:37en direct
00:29:37d'en face à l'info
00:29:38figure importante
00:29:39du paysage politique
00:29:41libanais
00:29:42fils de l'ancien président
00:29:43libanais
00:29:44tout de suite après
00:29:45le rappel de l'info
00:29:46bonsoir Marc Gossifer
00:29:47bonsoir Christine
00:29:48bonsoir à tous
00:29:49invité de Laurence Ferrari
00:29:51dans Punchline
00:29:52Reza Palavi l'affirme
00:29:53les gardiens de la révolution
00:29:55sont désormais fragilisés
00:29:57le fils du dernier
00:29:58Chad Iran
00:29:59estime également
00:29:59que la France
00:30:00doit soutenir
00:30:01le peuple iranien
00:30:02il ajoute que l'alternative
00:30:03doit être légitime
00:30:04et s'appuyer
00:30:05sur les valeurs
00:30:06du monde libre
00:30:07l'Iran n'a pas
00:30:08l'intention de fermer
00:30:09le détroit d'Ormuz
00:30:10affirmation il y a
00:30:11quelques minutes
00:30:12du chef de la diplomatie
00:30:13iranienne
00:30:14il précise
00:30:14ne pas écarter
00:30:15une telle option
00:30:16si Israël et les Etats-Unis
00:30:17venaient à poursuivre
00:30:18leur guerre
00:30:19et puis le Royaume-Uni
00:30:21déploie 4 avions
00:30:22de combat
00:30:22typhon au Qatar
00:30:23objectif
00:30:24renforcer
00:30:25ses opérations
00:30:26défensives
00:30:26au Moyen-Orient
00:30:27annonce
00:30:27faite par le Premier ministre
00:30:28britannique
00:30:29Kerstarmer
00:30:30lors d'une conférence
00:30:31de presse
00:30:33merci à beaucoup
00:30:34Marc Gossifer
00:30:34prochaine fois
00:30:35à l'actualité
00:30:36à 20h
00:30:37nous allons rejoindre
00:30:39tout de suite
00:30:39Samy Gemayel
00:30:41bonsoir
00:30:41Samy Gemayel
00:30:42merci d'être l'invité
00:30:44de Face à l'Info
00:30:45ce soir
00:30:46et de nos éditorialistes
00:30:48autour du plateau
00:30:49vous êtes une figure
00:30:50centrale
00:30:51de la vie politique
00:30:52libanaise
00:30:53vous êtes président
00:30:53du parti Kateb
00:30:54et vous êtes également
00:30:55député à Beyrouth
00:30:56vous êtes le fils
00:30:57de l'ancien président
00:30:58d'abord je voulais
00:30:59vous faire réagir
00:31:00peut-être au président
00:31:01aux propos
00:31:02d'Emmanuel Macron
00:31:03qui vient de déclarer
00:31:04qu'il envoie immédiatement
00:31:06une aide humanitaire
00:31:07au Liban
00:31:08pour soutenir
00:31:09le pays
00:31:10qu'est-ce que vous répondez
00:31:11à Emmanuel Macron
00:31:11il était temps
00:31:15la France a toujours été
00:31:16aux côtés du Liban
00:31:17dans toutes les périodes
00:31:19difficiles
00:31:20et c'est quelque chose
00:31:23qui fait partie
00:31:25de l'histoire
00:31:25de nos deux pays
00:31:26de voir la France
00:31:27soutenir le Liban
00:31:28dans toutes les périodes
00:31:30difficiles
00:31:30et donc voilà
00:31:32nous remercions la France
00:31:33le peuple français
00:31:35pour toutes les aides
00:31:37qui peuvent venir
00:31:38pour soutenir
00:31:39la population
00:31:40aujourd'hui
00:31:41qui est en détresse
00:31:42avec un nombre
00:31:44record
00:31:45de déplacés
00:31:48ce sont des Libanais
00:31:50qui ont été déplacés
00:31:51de chez eux
00:31:51et qui aujourd'hui
00:31:53se retrouvent sans abri
00:31:54se retrouvent sans rien
00:31:55et voilà maintenant
00:31:57tout notre travail
00:31:59toute la journée
00:31:59c'est d'essayer
00:32:00de trouver des solutions
00:32:01à comment héberger
00:32:05ces des centaines
00:32:07de milliers de Libanais
00:32:08qui se sont retrouvés
00:32:09à la rue
00:32:10ces quelques jours
00:32:11qui fuient le sud
00:32:12Liban
00:32:13Samy Gemayel
00:32:14le gouvernement libanais
00:32:16a pris une décision
00:32:17majeure
00:32:17concernant la situation
00:32:19sécuritaire
00:32:20et l'encadrement
00:32:21des armes
00:32:21est-ce que selon vous
00:32:23c'est un tournant
00:32:24historique
00:32:24on en a parlé
00:32:25nous ces jours-ci
00:32:26sur le plateau
00:32:27ou bien est-ce que
00:32:27c'est une mesure symbolique
00:32:28de plus
00:32:29sans application concrète
00:32:31alors c'est
00:32:33voilà c'est exactement
00:32:34le grand débat au Liban
00:32:36aujourd'hui
00:32:36vous avez touché
00:32:37exactement le fond
00:32:39du sujet
00:32:41nous avons
00:32:43nous avons prévenu
00:32:45l'état libanais
00:32:45depuis déjà
00:32:47plusieurs années
00:32:48de la nécessité
00:32:49du désarmement
00:32:50du Hezbollah
00:32:51le gouvernement
00:32:53a un peu pataugé
00:32:54et aujourd'hui
00:32:56à cause
00:32:57des pressions
00:32:58immenses
00:32:59qu'il y a
00:32:59sur le Liban
00:33:00aujourd'hui
00:33:00le gouvernement
00:33:01a enfin pris
00:33:02la décision
00:33:03d'aller jusqu'au bout
00:33:04de sa logique
00:33:05et de travailler
00:33:07pratiquement
00:33:07sur le désarmement
00:33:09du Liban
00:33:09et le désarmement
00:33:11du Hezbollah
00:33:12espérons que ce ne soit
00:33:13pas trop tard
00:33:16malheureusement
00:33:16je pense qu'il y a
00:33:17un engrenage
00:33:18militaire
00:33:19qui s'est enclenché
00:33:20je ne sais pas
00:33:21à quel point
00:33:22on va encore
00:33:23pouvoir
00:33:24arrêter
00:33:25la machine de guerre
00:33:26mais voilà
00:33:29j'espère que le président
00:33:30le gouvernement
00:33:31vont aller
00:33:31au bout
00:33:32de cette logique
00:33:33et vont commencer
00:33:34à faire
00:33:35des pas pratiques
00:33:37et à commencer
00:33:39à appliquer
00:33:40la décision
00:33:40du gouvernement
00:33:41et commencer
00:33:42un désarmement
00:33:43massif
00:33:44du Hezbollah
00:33:45et le plus tôt possible
00:33:46pour espérer
00:33:48arrêter
00:33:48la spirale
00:33:50de violence
00:33:50qui a
00:33:51qui a
00:33:52qui a commencé
00:33:52il y a
00:33:53il y a quelques jours
00:33:54le Hezbollah
00:33:55prend le Liban
00:33:56en otage
00:33:57ça fait déjà
00:33:5820 ans
00:33:58et en fait
00:34:00c'est l'Iran
00:34:00qui prend le Liban
00:34:01en otage
00:34:02à travers
00:34:02le Hezbollah
00:34:03le Hezbollah
00:34:04est une création
00:34:05iranienne
00:34:06de 1982
00:34:07dont l'objectif
00:34:09est de constituer
00:34:11un bras
00:34:12de défense
00:34:13du régime
00:34:14iranien
00:34:15en cas
00:34:15de guerre
00:34:16et c'est exactement
00:34:17pour cette raison
00:34:18que le Hezbollah
00:34:19a pris la décision
00:34:20de rentrer
00:34:21dans cette guerre
00:34:22pour
00:34:22pour
00:34:25faire le devoir
00:34:26qui lui est demandé
00:34:28par l'Iran
00:34:28qu'il a financé
00:34:29qu'il a armé
00:34:30qu'il a soutenu
00:34:31pendant
00:34:3220 ans
00:34:33et voilà
00:34:35on se retrouve
00:34:35aujourd'hui
00:34:36dans une situation
00:34:37intenable
00:34:38nous les Libanais
00:34:38nous sommes otages
00:34:39d'une guerre
00:34:40que nous n'avons
00:34:40jamais voulu
00:34:41nous sommes otages
00:34:43du Hezbollah
00:34:43qui nous a entraînés
00:34:45dans une spirale
00:34:47insoutenable
00:34:48et on se retrouve
00:34:49aujourd'hui
00:34:51désemparés
00:34:52et nous faisons
00:34:54tout notre possible
00:34:55pour pousser
00:34:56l'état libanais
00:34:57à prendre
00:34:57ses responsabilités
00:34:58et nous demandons
00:34:59à la communauté internationale
00:35:01notamment à la France
00:35:02de soutenir
00:35:03la souveraineté
00:35:04du Liban
00:35:04et d'essayer
00:35:05de sauver
00:35:06le Liban
00:35:06de cette catastrophe
00:35:08dans laquelle
00:35:08nous nous trouvons
00:35:09aujourd'hui
00:35:09Samy Gemayel
00:35:11Emmanuel Macron
00:35:11justement a déclaré
00:35:13qu'il veut établir
00:35:13un plan
00:35:14pour mettre
00:35:15un terme
00:35:15aux opérations
00:35:17militaires
00:35:18du Hezbollah
00:35:19vous pensez
00:35:19que ça va aider
00:35:20justement
00:35:21le pays
00:35:22comme vous venez
00:35:22d'appeler
00:35:23peut-être la France
00:35:24à le faire
00:35:25moi j'ai
00:35:26un petit problème
00:35:27avec
00:35:29dans la
00:35:31l'allocution
00:35:32du président
00:35:34qui a parlé
00:35:35d'arrêt des combats
00:35:37je pense
00:35:38qu'aujourd'hui
00:35:38ce n'est pas ça
00:35:39qui va arrêter
00:35:40la guerre
00:35:41ce qui va arrêter
00:35:41la guerre
00:35:43c'est le désarmement
00:35:44du Hezbollah
00:35:44ce n'est pas
00:35:46que le Hezbollah
00:35:47arrête de jeter
00:35:47des requêtes
00:35:48momentanément
00:35:49c'est un désarmement
00:35:51définitif
00:35:52du Hezbollah
00:35:52qui est demandé
00:35:53aujourd'hui
00:35:54par les Libanais
00:35:55et je pense
00:35:56qu'au niveau
00:35:58de la communauté
00:36:00internationale
00:36:01au niveau
00:36:01surtout
00:36:02des Etats-Unis
00:36:03je ne pense pas
00:36:04qu'il y a
00:36:04une possibilité
00:36:06de permettre
00:36:08au Hezbollah
00:36:08de prendre
00:36:10le Liban
00:36:11en otage
00:36:12et éventuellement
00:36:13dans un mois
00:36:14dans deux mois
00:36:16dans six mois
00:36:16dans un an
00:36:17une fois
00:36:18qu'il se sera
00:36:18rétabli
00:36:19de recommencer
00:36:20à entraîner
00:36:21le Liban
00:36:21de nouveau
00:36:22dans une guerre
00:36:23comme ça a été
00:36:23le cas
00:36:24à plusieurs reprises
00:36:25depuis 15 ans
00:36:2620 ans
00:36:26jusqu'à aujourd'hui
00:36:27à chaque fois
00:36:28le Hezbollah
00:36:28dit
00:36:29ah oui
00:36:29moi c'est fini
00:36:30j'arrête
00:36:30je ne vais plus
00:36:31attaquer
00:36:32et dès qu'il reprend
00:36:34du souffle
00:36:34et qu'il reprend
00:36:35du financement
00:36:36et ça recommence
00:36:37et ça recommence
00:36:38et ça recommence
00:36:39et le Liban
00:36:40vit ça déjà
00:36:41depuis 2006
00:36:42on a déjà eu ça
00:36:43on a déjà eu
00:36:44cette guerre
00:36:45en 2006
00:36:45en 2023
00:36:46en 2024
00:36:47c'était encore
00:36:48plus terrible
00:36:48et maintenant
00:36:50c'est le coup
00:36:51de grâce
00:36:52donc voilà
00:36:53il faut qu'on en finisse
00:36:54de cette histoire
00:36:55une fois pour toutes
00:36:56il faut que le Hezbollah
00:36:57soit désarmé
00:36:58totalement
00:36:59c'est la demande
00:37:00de tout le peuple libanais
00:37:01sauf
00:37:02les
00:37:04les partisans
00:37:05du Hezbollah
00:37:06mais tous les autres
00:37:07Libanais
00:37:07de toutes les confessions
00:37:08veulent un désarmement total
00:37:10et j'aimerais entendre
00:37:12du président Macron
00:37:14parler de désarmement total
00:37:16du Hezbollah
00:37:16et non pas
00:37:17un arrêt
00:37:18de la guerre
00:37:21oui parce que c'est vrai
00:37:22que les propos
00:37:23même qu'il a
00:37:23dit ce soir
00:37:25c'est pour mettre
00:37:26un terme
00:37:26aux opérations militaires
00:37:28du Hezbollah
00:37:28et pas ce mot
00:37:29désarmement
00:37:30que vous dites
00:37:31je vais laisser les chroniqueurs
00:37:32vous poser aussi des questions
00:37:33mais peut-être
00:37:33encore une question
00:37:34vous critiquez depuis longtemps
00:37:35Samy Gemayel
00:37:37le rôle militaire
00:37:38du Hezbollah
00:37:39on vous a entendu
00:37:40encore là ce soir
00:37:40est-ce que vous pensez
00:37:41que l'état
00:37:42libanais
00:37:43a aujourd'hui
00:37:44réellement
00:37:45les moyens politiques
00:37:46et sécuritaires
00:37:47d'imposer son autorité
00:37:48sur l'ensemble du territoire
00:37:49je reprends vos propos
00:37:50lorsque vous dites
00:37:51que le pays
00:37:52et ce qu'on dit
00:37:53nous aussi
00:37:53depuis plusieurs jours
00:37:54que votre pays
00:37:55est l'otage
00:37:55d'une guerre
00:37:56que vous n'avez
00:37:56jamais voulu
00:37:57est-ce que votre pays
00:37:58est-ce que
00:37:59votre état
00:38:00libanais
00:38:01est capable
00:38:02d'avoir les moyens
00:38:03politiques et sécuritaires
00:38:04d'imposer son autorité
00:38:05sur l'ensemble du territoire
00:38:08malheureusement
00:38:08nous avons
00:38:10ça fait à peine
00:38:11un an
00:38:12que le nouveau président
00:38:13a pris ses fonctions
00:38:14et que le nouveau gouvernement
00:38:16a été nommé
00:38:18donc
00:38:19après 20 ans
00:38:20de mainmise
00:38:21du Hezbollah
00:38:21sur le pays
00:38:22ce n'est pas
00:38:23en un an
00:38:24qu'on va pouvoir
00:38:25tout renverser
00:38:26même si
00:38:27le gouvernement
00:38:28et le président
00:38:29ont fait énormément
00:38:30d'efforts
00:38:30mais malheureusement
00:38:31vous savez que
00:38:32le Hezbollah
00:38:33est très bien
00:38:35est très bien
00:38:38inséré
00:38:39dans le système politique
00:38:41dans le système
00:38:43sécuritaire
00:38:44du pays
00:38:44ce n'est pas
00:38:45du jour au lendemain
00:38:46qu'on va pouvoir
00:38:48aboutir à cet objectif
00:38:49donc malheureusement
00:38:51ça s'est passé trop vite
00:38:52on n'a pas eu le temps
00:38:53le gouvernement
00:38:54actuel
00:38:54le président
00:38:55n'a pas eu le temps
00:38:55de finir le travail
00:38:58et avec un manque
00:38:59de moyens énormes
00:39:00donc moi je pense
00:39:01que si j'ai
00:39:02un message
00:39:04à lancer
00:39:04au président
00:39:06Macron
00:39:06c'est ce dont
00:39:08on a le plus besoin
00:39:09aujourd'hui
00:39:10c'est de renforcer
00:39:11l'armée libanaise
00:39:12pour que l'armée libanaise
00:39:13puisse faire le travail
00:39:14vous savez
00:39:14nous sortons
00:39:15d'une crise économique
00:39:16incroyable
00:39:17vous savez que
00:39:18le salaire
00:39:19d'un soldat
00:39:20de l'armée libanaise
00:39:21c'est 260 euros
00:39:23par mois
00:39:24et les moyens
00:39:27de l'armée
00:39:28sont très limités
00:39:29donc si aujourd'hui
00:39:30on veut vraiment
00:39:31aider le Liban
00:39:32le Liban
00:39:33à reprendre
00:39:33en main
00:39:34son avenir
00:39:35et de reprendre
00:39:36en main
00:39:36sa maîtrise
00:39:38de son territoire
00:39:39il faut absolument
00:39:40donner les moyens
00:39:42à l'armée libanaise
00:39:43et le plus rapidement
00:39:44possible
00:39:45de pouvoir
00:39:46le faire
00:39:46donc voilà
00:39:47le président Macron
00:39:48avait poussé
00:39:50pour l'organisation
00:39:50d'un congrès
00:39:52pour le soutien
00:39:53de l'armée
00:39:54en mars
00:39:55prochain
00:39:56malheureusement
00:39:57voilà
00:39:57on n'a pas eu le temps
00:39:58et donc
00:40:00les événements
00:40:01nous ont dépassés
00:40:02et aujourd'hui
00:40:03il faut faire
00:40:04quelque chose d'urgence
00:40:05une aide d'urgence
00:40:05à l'armée libanaise
00:40:07pour que l'armée libanaise
00:40:08puisse continuer
00:40:09dans le désarmement
00:40:11et pour que l'armée libanaise
00:40:13puisse recontrôler
00:40:14la souveraineté
00:40:15et l'indépendance
00:40:16du Liban
00:40:16les éditeurs
00:40:17vous posent des questions
00:40:18Mathieu Bocoté
00:40:19je prendrai justement
00:40:20le relais de Christine
00:40:21par rapport à la question
00:40:22qu'elle vous a posée
00:40:23donc vous souhaitez
00:40:24et on le comprend parfaitement
00:40:25le désarmement du Hezbollah
00:40:26mais le souhaiter
00:40:27c'est une chose
00:40:28être capable d'imposer
00:40:29ce désarmement
00:40:30c'en est une autre
00:40:31donc est-ce que
00:40:31de votre point de vue
00:40:32vous demandez à la France
00:40:33de vous aider
00:40:34à désarmer le Hezbollah
00:40:35est-ce que la France
00:40:36doit s'engager
00:40:37dans ce désarmement
00:40:38quelles sont vos attentes
00:40:39au-delà du souhait
00:40:41comme quoi il devrait
00:40:41se désarmer
00:40:42disparaître
00:40:43être rayé
00:40:44de nos mémoires
00:40:45concrètement
00:40:46qu'est-ce que vous espérez
00:40:46de quelle manière
00:40:47ça peut se faire
00:40:48je pense que pour la France
00:40:50qui n'est pas engagée
00:40:51dans le conflit actuel
00:40:52pour l'instant
00:40:53en tout cas
00:40:54même si
00:40:55tous les signes
00:40:56avant-coureurs
00:40:58je pense
00:40:59la France
00:41:00va peut-être
00:41:00finir par s'engager
00:41:02dans ce conflit régional
00:41:03mais pour l'instant
00:41:05ce qu'on attend
00:41:05de la France
00:41:06c'est un soutien
00:41:07de l'armée libanaise
00:41:09ça c'est la chose
00:41:10la plus importante
00:41:11pour nous
00:41:12et ça c'est quelque chose
00:41:13qui est
00:41:13dans les moyens
00:41:14de la France
00:41:15et ça c'est quelque chose
00:41:16qui fait partie
00:41:17en fait
00:41:18des objectifs
00:41:18de la France
00:41:19depuis très longtemps
00:41:20c'est de soutenir
00:41:21les forces armées
00:41:24libanaises officielles
00:41:24donc voilà
00:41:25pour ne pas compliquer
00:41:27les choses
00:41:28et demander
00:41:28mille choses
00:41:29demandons une seule chose
00:41:30c'est un soutien
00:41:31à l'armée libanaise
00:41:32un soutien urgent
00:41:33pour que l'armée
00:41:34puisse tenir son territoire
00:41:36et pour que l'armée
00:41:36puisse continuer
00:41:37dans le sens
00:41:38du désarmement
00:41:39nous libanais
00:41:39nous avons pris
00:41:40la décision
00:41:40de désarmer le Hezbollah
00:41:42c'est la décision
00:41:43du gouvernement
00:41:44et du président
00:41:44de la république
00:41:45maintenant ce qu'il nous manque
00:41:46c'est les moyens
00:41:47de le faire
00:41:48il ne faut pas oublier
00:41:48que le Hezbollah
00:41:49n'est pas
00:41:50c'est pas une petite milice
00:41:52qui s'est constituée
00:41:53toute seule
00:41:53le Hezbollah
00:41:54c'est une filiale
00:41:56des gardiens
00:41:57de la révolution iranienne
00:41:58le Hezbollah
00:41:59a toute la technologie
00:42:01tous les moyens
00:42:04d'un état
00:42:05d'un grand état
00:42:06qui est l'Iran
00:42:07et du coup
00:42:09le Hezbollah
00:42:10c'est une armée
00:42:11ce n'est pas
00:42:12un petit groupe
00:42:13de perturbateurs
00:42:17c'est une armée
00:42:18qui est présente
00:42:19sur le territoire libanais
00:42:20ceci a été permis
00:42:21par toute la communauté
00:42:24internationale
00:42:25ça fait 20 ans
00:42:26qu'on crie
00:42:27et qu'on essaye
00:42:28de faire entendre
00:42:29notre voix
00:42:30sur vos plateaux
00:42:31sur les plateaux
00:42:32des télévisions françaises
00:42:33pour dire
00:42:34le Liban
00:42:34est sous tutelle
00:42:35iranienne
00:42:36ça fait déjà 20 ans
00:42:37que ça dure
00:42:37et tout le monde
00:42:38s'en fout
00:42:38et maintenant
00:42:40le résultat
00:42:41c'est qu'au bout
00:42:41de 20 ans
00:42:42de mainmise iranienne
00:42:43sur le Liban
00:42:43on a établi
00:42:45un état
00:42:45au sein de l'état
00:42:46qui s'appelle
00:42:47le Hezbollah
00:42:48et une armée
00:42:49iranienne au Liban
00:42:50et donc
00:42:51ce n'est pas évident
00:42:52pour l'armée libanaise
00:42:53avec ses moyens limités
00:42:54de pouvoir
00:42:57se frotter
00:42:58à une autre armée
00:42:59qui a
00:43:00tous les moyens
00:43:01d'un état
00:43:03qui est très important
00:43:04dans la région
00:43:05qui est l'Iran
00:43:05qui a financé
00:43:06à coups de milliards
00:43:07de dollars
00:43:08par chaque année
00:43:10la constitution
00:43:11de cette armée
00:43:14iranienne
00:43:15au Liban
00:43:15qui s'appelle
00:43:16le Hezbollah
00:43:17Samy Gemayal
00:43:18on continue les questions
00:43:18avec Gabriel Cluzel
00:43:19puis Charlotte Dornela
00:43:20c'est Marc Menon
00:43:21Gabriel Cluzel
00:43:21Oui
00:43:23moi je pense que
00:43:23comme beaucoup de Français
00:43:25j'ai beaucoup d'affection
00:43:27pour le Liban
00:43:27qui est un pays
00:43:28frère pour nous
00:43:29et depuis de longs siècles
00:43:31et puis nous aussi
00:43:31nous avons souffert
00:43:32du Hezbollah
00:43:32avec la mort
00:43:33des soldats
00:43:34du Drakkar
00:43:36mais c'est vrai
00:43:36que j'ai l'impression
00:43:37que c'est un pays martyr
00:43:38depuis des années
00:43:39vous-même
00:43:40votre famille
00:43:40l'a vécu dans sa chair
00:43:42est-ce que vraiment
00:43:43vous avez l'espérance
00:43:44que cette fois
00:43:45ça va être la bonne
00:43:46et que vous allez réussir
00:43:48à vous en sortir
00:43:49parce que
00:43:49c'est vrai que
00:43:50quand vous parlez du Hezbollah
00:43:51qui a l'air d'être
00:43:51un peu un cancer généralisé
00:43:53si j'ose dire
00:43:54est-ce que vous avez
00:43:55quand même l'espoir
00:43:56que le Liban s'en sorte
00:43:57c'est vrai que
00:43:57vu de France
00:43:59ça nous paraît
00:43:59extrêmement compliqué
00:44:02Écoutez
00:44:03je vois que
00:44:04vous vivez ça
00:44:05avec nous
00:44:06de par votre question
00:44:07merci beaucoup
00:44:08pour votre affection
00:44:09pour le Liban
00:44:11écoutez
00:44:12nous sommes des amoureux
00:44:14de la France
00:44:15nous avons grandi
00:44:15dans vos livres
00:44:16nous avons
00:44:17nous avons été imprégnés
00:44:19de la culture française
00:44:20et des valeurs
00:44:21de la République
00:44:22nous sommes
00:44:23nous sommes
00:44:24nous avons
00:44:25tenu
00:44:26cette
00:44:26cette
00:44:29cette flamme
00:44:30dans une région
00:44:32très difficile
00:44:33et nous continuons
00:44:34à le faire
00:44:35au Liban
00:44:36et
00:44:37je ne vous cache pas
00:44:39que
00:44:41certainement
00:44:41je pense que
00:44:42s'il y a
00:44:43un moment
00:44:44historique
00:44:45pour vraiment
00:44:46tourner la page
00:44:47de la violence
00:44:48dans ce pays
00:44:49et se tourner
00:44:50vers l'avenir
00:44:51vers le modernisme
00:44:52vers la paix
00:44:53dans la région
00:44:54c'est maintenant
00:44:55et c'est pour ça
00:44:56que nous avons
00:44:57le sentiment
00:44:58que c'est un moment
00:45:00historique
00:45:00même si
00:45:02les sacrifices
00:45:03sont énormes
00:45:04même si
00:45:07nous souffrons
00:45:08énormément
00:45:09vous savez que
00:45:10le Hezbollah
00:45:11n'a pas seulement
00:45:12contrôlé le Liban
00:45:13le Hezbollah
00:45:14a pillé le Liban
00:45:15le Hezbollah
00:45:16a tué
00:45:17des leaders
00:45:18libanais
00:45:19y compris
00:45:20mon frère
00:45:21qui était
00:45:21député
00:45:22et ministre
00:45:23au Liban
00:45:25qui a été
00:45:26assassiné
00:45:26en 2006
00:45:27y compris
00:45:28le président
00:45:29le chef
00:45:30du gouvernement
00:45:31Rafi Hariri
00:45:32qui a été
00:45:32assassiné
00:45:33en 2005
00:45:34sans parler
00:45:35de la spirale
00:45:37d'assassinats
00:45:38politiques
00:45:38où 18
00:45:39hommes politiques
00:45:41et
00:45:44journalistes
00:45:45libanais
00:45:45ont été
00:45:46assassinés
00:45:46depuis 2005
00:45:47jusqu'à aujourd'hui
00:45:48et nous étions
00:45:50sous une
00:45:52nous ne pouvions
00:45:53pas sortir
00:45:54de la maison
00:45:54nous étions
00:45:55complètement
00:45:57menacés
00:45:58par ces gens-là
00:45:59et du coup
00:46:00aujourd'hui
00:46:00le Liban
00:46:01a une chance
00:46:02de sortir
00:46:03de cette
00:46:04situation
00:46:05j'espère
00:46:06nous avons
00:46:06nous avons peur
00:46:08mais nous avons
00:46:08un grand espoir
00:46:09dans l'avenir
00:46:10et j'espère
00:46:10que le Liban
00:46:11va retrouver
00:46:12sa place
00:46:12au sein
00:46:13de la communauté
00:46:13internationale
00:46:14sa place
00:46:15comme leader
00:46:16dans la région
00:46:18pour justement
00:46:19comme je vous l'ai dit
00:46:21porter la flamme
00:46:22des valeurs
00:46:22de démocratie
00:46:23de liberté
00:46:24et de paix
00:46:25au Moyen-Orient
00:46:26Charlotte Dornelas
00:46:28bonsoir monsieur
00:46:29vous aviez
00:46:31après l'explosion
00:46:32du port de Beyrouth
00:46:33déjà démissionné
00:46:34à l'époque
00:46:35après avoir rejoint
00:46:36à nouveau
00:46:36les Kataheb
00:46:36après la mort
00:46:37de votre frère
00:46:37précisément
00:46:38donc vous avez marqué
00:46:40régulièrement
00:46:40la vie politique
00:46:41libanaise
00:46:42justement
00:46:42en raison
00:46:43de ces drames
00:46:44à répétition
00:46:45aujourd'hui
00:46:46vous le dites
00:46:46et vous venez
00:46:47d'expliquer
00:46:47pourquoi la situation
00:46:48était différente
00:46:49le gouvernement
00:46:50libanais
00:46:50appelle la France
00:46:51à l'aide
00:46:51d'abord
00:46:52sur cette question
00:46:53du désarmement
00:46:53du Hezbollah
00:46:54mais également
00:46:55pour demander à Israël
00:46:56de cesser
00:46:56ses frappes
00:46:57aujourd'hui
00:46:57qu'est-ce que craint
00:46:58le gouvernement
00:46:59libanais
00:46:59justement
00:47:00avec ces frappes
00:47:01et éventuellement
00:47:01l'incursion israélienne
00:47:03sur le sol
00:47:04libanais
00:47:04ces prochains jours
00:47:06écoutez
00:47:06le gouvernement
00:47:07libanais
00:47:08craint
00:47:08pour la vie
00:47:09des libanais
00:47:10c'est normal
00:47:12qu'aujourd'hui
00:47:12le gouvernement
00:47:14libanais
00:47:16soit
00:47:18soit inquiet
00:47:19de la destruction
00:47:22massive
00:47:22d'une
00:47:24d'une grande partie
00:47:25du pays
00:47:25et de la mort
00:47:27de beaucoup
00:47:27de libanais
00:47:28et vous savez
00:47:30dans une guerre
00:47:30il y a beaucoup
00:47:31d'innocents
00:47:31qui meurent
00:47:32et ça
00:47:32ça fait partie
00:47:35de
00:47:36ça fait partie
00:47:37de
00:47:38tout ce qui
00:47:39a rapport
00:47:40avec
00:47:41les guerres
00:47:42en général
00:47:44on se retrouve
00:47:45toujours
00:47:45dans des situations
00:47:46où il y a
00:47:46des civils
00:47:47qui meurent
00:47:48donc c'est normal
00:47:48que le gouvernement
00:47:49libanais
00:47:51demande
00:47:51une retenue
00:47:53de la part
00:47:54d'Israël
00:47:55pour que
00:47:56l'état libanais
00:47:58puisse finir
00:47:58le travail
00:47:59de désarmement
00:48:00et a promis
00:48:01que l'armée
00:48:02libanaise
00:48:03allait faire
00:48:04le travail
00:48:04et donc voilà
00:48:05le gouvernement
00:48:06libanais
00:48:06est obligé
00:48:07de protéger
00:48:08les libanais
00:48:09comme priorité
00:48:09absolue
00:48:10donc voilà
00:48:12pourquoi
00:48:12la position
00:48:13du Liban
00:48:14est telle qu'elle est
00:48:16Et juste
00:48:16une petite question
00:48:17subsidiaire
00:48:18j'évoquais
00:48:20justement
00:48:20la question
00:48:20de l'explosion
00:48:21du port
00:48:21de Beyrouth
00:48:22puisque Emmanuel
00:48:22Macron
00:48:23s'était rendu
00:48:23au Liban
00:48:24et avait généré
00:48:25un espoir
00:48:26absolument immense
00:48:27parmi les libanais
00:48:28à l'époque
00:48:29est-ce que
00:48:29ces promesses
00:48:30et ces visites
00:48:31d'Emmanuel
00:48:31Macron
00:48:32ont changé
00:48:32quelque chose
00:48:33à la situation
00:48:33que déjà
00:48:34vous jugiez
00:48:35quasiment
00:48:36désespérée
00:48:36à l'époque
00:48:37et c'est il y a
00:48:37plus de 5 ans
00:48:38maintenant
00:48:39C'est vrai
00:48:40on était un peu
00:48:41déçus
00:48:42parce que
00:48:43le président Macron
00:48:45à l'époque
00:48:45avait une position
00:48:47assez conciliante
00:48:49vis-à-vis
00:48:50du Hezbollah
00:48:52et donc
00:48:54nous n'étions pas
00:48:56sur la même longueur
00:48:57d'onde
00:48:57à l'époque
00:48:58sur ce sujet
00:49:00le président Macron
00:49:02appelait
00:49:03à un dialogue
00:49:05avec le Hezbollah
00:49:07et de trouver
00:49:08une solution
00:49:08avec le Hezbollah
00:49:09alors qu'on essayait
00:49:10de lui expliquer
00:49:11que ceci
00:49:12était impossible
00:49:13pour la simple raison
00:49:14que le Hezbollah
00:49:15n'a pas
00:49:16l'intérêt du Liban
00:49:18comme une priorité
00:49:19le Hezbollah
00:49:20c'est un groupe
00:49:21dont l'objectif
00:49:23est de protéger
00:49:23l'Iran
00:49:25contre n'importe quelle
00:49:28agression externe
00:49:29donc le Hezbollah
00:49:30a été créé
00:49:32par l'Iran
00:49:33pour ça
00:49:33et aujourd'hui
00:49:35c'est le moment
00:49:35où cet investissement
00:49:37iranien
00:49:38dans le Hezbollah
00:49:39depuis 20 ans
00:49:40doit se cristalliser
00:49:43et comment
00:49:43il se cristallise
00:49:44justement
00:49:45en ouvrant
00:49:46ce front
00:49:49entre le Hezbollah
00:49:50et Israël
00:49:51dans cette période
00:49:52exactement
00:49:53où l'Iran
00:49:54est menacé
00:49:56où l'Iran
00:49:57est agressé
00:49:58donc voilà
00:49:59notre problème
00:50:00avec le président Macron
00:50:01à l'époque
00:50:02c'était
00:50:02qu'il était conciliant
00:50:04vis-à-vis du Hezbollah
00:50:05j'espère qu'aujourd'hui
00:50:06ça a changé
00:50:09maintenant
00:50:10certainement
00:50:10qu'il y a
00:50:12cette position
00:50:13d'aujourd'hui
00:50:14comme je vous l'ai dit
00:50:15nous nous attendions
00:50:17au mot
00:50:18désarmement
00:50:19du Hezbollah
00:50:21désarmement
00:50:21du Hezbollah
00:50:22malheureusement
00:50:23ça n'a pas été
00:50:24ça n'a pas été cité
00:50:26de cette façon
00:50:26on a parlé
00:50:27d'arrêt
00:50:27des hostilités
00:50:30de la part du Hezbollah
00:50:31alors que
00:50:31nous voulons
00:50:32un désarmement
00:50:33total du Hezbollah
00:50:35et nous attendons
00:50:35à ce que la France
00:50:36nous soutienne
00:50:37et soutienne
00:50:38le gouvernement libanais
00:50:39dans le désarmement
00:50:40du Hezbollah
00:50:41ce qui n'est pas clair
00:50:42aujourd'hui
00:50:43dans le communiqué
00:50:45du président
00:50:45Dernière question
00:50:46Samy Gemayel
00:50:47visiblement
00:50:47vous ne nous entendez pas
00:50:48une dernière question
00:50:49de Marc Menon
00:50:50on a bien retenu
00:50:51effectivement
00:50:51que vous disiez
00:50:52tout à l'heure
00:50:53donc Emmanuel Macron
00:50:54qui était consigné
00:50:55avec le Hezbollah
00:50:56vous soulignez
00:50:57une fois encore
00:50:57que vous attendez
00:50:59de sa part
00:51:01le mot
00:51:01désarmement du Hezbollah
00:51:02Dernière question
00:51:03Marc Menon
00:51:03ne craignez-vous pas
00:51:05aujourd'hui
00:51:06il y a deux grands empires
00:51:07qui sont oubliés
00:51:09dans ce qui se passe
00:51:11sur le terrain
00:51:13on ne les évoque pas
00:51:14c'est la Chine
00:51:15c'est la Russie
00:51:16et qui eux
00:51:17ont sans doute
00:51:18le désir
00:51:20de soutenir
00:51:20le Hezbollah
00:51:21est-ce que vous ne craignez pas
00:51:23que de façon
00:51:24bien évidemment
00:51:25clandestine
00:51:26actuellement
00:51:27ils ne cherchent pas
00:51:28à réarmer
00:51:29le Hezbollah
00:51:29et que
00:51:30ça rende la situation
00:51:32encore plus délicate
00:51:36écoutez
00:51:36je pense que
00:51:37le Hezbollah
00:51:38est un détail
00:51:39face à l'Iran
00:51:39je pense que
00:51:40si
00:51:41l'Iran
00:51:42si la Chine
00:51:43et la Russie
00:51:45veulent soutenir
00:51:45quelqu'un
00:51:46aujourd'hui
00:51:46ils doivent commencer
00:51:47par soutenir l'Iran
00:51:48ce qui
00:51:49apparemment
00:51:50n'est pas le cas
00:51:52et donc
00:51:53voilà
00:51:53le Hezbollah
00:51:54c'est un détail
00:51:55dans cette bataille
00:51:57régionale
00:51:57c'est une guerre
00:51:58régionale
00:51:59ce n'est pas
00:52:00seulement
00:52:01quelque chose
00:52:02qui a rapport
00:52:02seulement avec le Liban
00:52:03c'est une guerre régionale
00:52:05et je pense que
00:52:07la Chine
00:52:07et la Russie
00:52:08ne vont pas
00:52:08mettre le nez
00:52:09dans cette
00:52:10dans cette guerre
00:52:11en tout cas
00:52:12pour l'instant
00:52:13à moins qu'ils veulent
00:52:14transformer cette guerre
00:52:16en une guerre mondiale
00:52:16beaucoup Samy Gemayel
00:52:19ancien fils
00:52:20du président
00:52:20libanais
00:52:22député
00:52:22libanais
00:52:23merci infiniment
00:52:24pour cet entretien
00:52:25que vous avez
00:52:26accordé ce soir
00:52:27on retient
00:52:27que vous dites
00:52:28que le pays
00:52:29est otage
00:52:30d'une guerre
00:52:30que nous n'avons
00:52:31jamais voulu
00:52:32on retient aussi
00:52:33que vous demandez
00:52:34explicitement
00:52:34à Emmanuel Macron
00:52:35un désarmement
00:52:37du Hezbollah
00:52:37Emmanuel Macron
00:52:38vous dites
00:52:39qu'il était consignant
00:52:40avec le Hezbollah
00:52:41et vous dites aussi
00:52:42que vous espérez
00:52:42que le Liban
00:52:43retrouvera sa place
00:52:44dans la communauté
00:52:46internationale
00:52:46merci infiniment
00:52:47on apprend
00:52:48à l'instant
00:52:49qu'un avion
00:52:49français
00:52:51affrété
00:52:52par le gouvernement
00:52:52pour évacuer
00:52:53les français
00:52:53bloqués au Moyen-Orient
00:52:54a dû faire
00:52:55demi-tour
00:52:56à cause de missiles
00:52:57c'est la dernière
00:52:58information
00:52:59ce soir
00:53:01Charlotte Dornelas
00:53:02une information
00:53:03capitale
00:53:04on va revenir
00:53:05à l'actualité française
00:53:06puisque aujourd'hui
00:53:08c'est un nouveau
00:53:09rebondissement
00:53:10dans le dossier
00:53:11de la mort
00:53:11de Naël Merzouk
00:53:12puisque la cour
00:53:13d'appel de Versailles
00:53:14vient de décider
00:53:15d'un procès
00:53:16je cite
00:53:16pour violence
00:53:17ayant entraîné
00:53:18la mort
00:53:19sans intention
00:53:20de la donner
00:53:21et non pour meurtre
00:53:23comme le demandaient
00:53:24les juges d'instruction
00:53:25que comprendre
00:53:27alors c'est vrai
00:53:28on peut se poser
00:53:28la question
00:53:29comment est-ce qu'on peut
00:53:30comprendre cette décision
00:53:31étant donné
00:53:31celles qui ont été
00:53:32prises avant
00:53:32ou comment comprendre
00:53:33les décisions précédentes
00:53:35étant donné
00:53:35celles qui viennent
00:53:35d'être prises
00:53:36la question va
00:53:37évidemment
00:53:37dans les deux sens
00:53:38ça prouve
00:53:39au moins une chose
00:53:40de manière évidente
00:53:42c'est l'importance
00:53:44déstabilisante
00:53:44désormais
00:53:45de l'interprétation
00:53:45des textes
00:53:46et des faits
00:53:47dans les décisions
00:53:48de justice
00:53:48aujourd'hui
00:53:49vous comprenez bien
00:53:50que si le policier
00:53:52est renvoyé
00:53:53devant un tribunal
00:53:54pour meurtre
00:53:54ou pour violence
00:53:55ayant entraîné
00:53:56la mort
00:53:56sans intention
00:53:56de la donner
00:53:57c'est pas exactement
00:53:57la même interprétation
00:53:59ni des faits
00:53:59ni des textes
00:54:00car si la cour d'appel
00:54:01a raison
00:54:02aujourd'hui
00:54:03il était légitime
00:54:04de critiquer
00:54:04la décision
00:54:05des juges
00:54:05d'instruction
00:54:06précédente
00:54:07et inversement
00:54:08encore une fois
00:54:09évidemment
00:54:10alors pourquoi
00:54:10est-ce que la cour d'appel
00:54:11en décide ainsi
00:54:13elle détaille
00:54:13dans ses motivations
00:54:16qu'elle a estimé
00:54:18je cite
00:54:18qu'il n'était pas établi
00:54:19que Florian M
00:54:20le policier
00:54:22était animé
00:54:23au moment du tir
00:54:24de la volonté
00:54:25d'ôter la vie
00:54:26au conducteur
00:54:27donc c'est sa intention
00:54:28homicide
00:54:29la cour d'appel
00:54:30dit qu'elle n'était
00:54:31pas établie
00:54:31le policier lui-même
00:54:33a toujours expliqué
00:54:34qu'il avait tiré
00:54:34pour stopper
00:54:35un conducteur
00:54:36qui avait été dangereux
00:54:38qui avait refusé
00:54:39d'obtempérer
00:54:39et qui risquait
00:54:40d'être à nouveau
00:54:41dangereux
00:54:41en redémarrant
00:54:43et par ailleurs
00:54:44il affirme
00:54:45avoir tiré
00:54:46en direction
00:54:46des jambes
00:54:47de Naël Merzouk
00:54:48et l'expertise
00:54:50parmi les expertises
00:54:52l'expertise
00:54:53a montré
00:54:53l'expertise
00:54:54évidemment
00:54:54n'examine pas
00:54:55les intentions
00:54:55du policier
00:54:56mais elle a montré
00:54:57que c'est le redémarrage
00:54:59volontaire
00:55:00et non pas
00:55:01accidentel
00:55:01de la voiture
00:55:02qui a dévié
00:55:03le tir
00:55:04donc toutes ces
00:55:07précisions
00:55:07vont évidemment
00:55:10laissent comprendre
00:55:11la décision
00:55:12de la cour d'appel
00:55:13et la cour d'appel
00:55:14ajoute que le policier
00:55:15je cite encore
00:55:16avait pu avoir
00:55:17la conviction
00:55:17qu'en redémarrant
00:55:19la Mercedes
00:55:19était susceptible
00:55:21de porter atteinte
00:55:21à l'intégrité physique
00:55:22de tiers
00:55:23ou à la sienne
00:55:24ce point est extrêmement
00:55:25important
00:55:26parce que c'est une raison
00:55:27pour laquelle le code
00:55:28de sécurité intérieure
00:55:29permet à un policier
00:55:30de faire usage
00:55:30de son arme
00:55:31raison pour laquelle
00:55:32le policier
00:55:33lui
00:55:34par son avocat
00:55:35défend l'idée
00:55:35d'un tir légitime
00:55:37légitimé par le texte
00:55:39que je viens de vous citer
00:55:40ce qui ne veut pas dire
00:55:41mort légitime
00:55:42les conséquences
00:55:44ne sont pas aujourd'hui
00:55:45examinées par la justice
00:55:46ce qui examine la justice
00:55:47c'est si oui ou non
00:55:48le policier pouvait tirer
00:55:50à ce moment là
00:55:50et si oui ou non
00:55:51il avait l'intention
00:55:52de tuer
00:55:52ou de stopper la voiture
00:55:53comment comprendre
00:55:54Charlotte
00:55:55que les partis civils
00:55:56comme la défense
00:55:57aient exprimé
00:55:57leur déception
00:55:58face à cette décision
00:56:00aujourd'hui même
00:56:00alors la défense
00:56:01considère
00:56:02l'avocat de la mère
00:56:04de Naël
00:56:04considère que le policier
00:56:06n'a pas voulu stopper
00:56:07la voiture
00:56:07mais qu'il a voulu tuer
00:56:08il considère ça
00:56:09depuis le début
00:56:10et la défense
00:56:11regrette donc
00:56:12de ne pas avoir
00:56:12le débat judiciaire
00:56:14que permet une cour d'assises
00:56:15puisqu'initialement
00:56:16par les juges d'instruction
00:56:17le policier
00:56:18était renvoyé
00:56:18devant les cour d'assises
00:56:19et l'expression
00:56:20d'un jury populaire
00:56:21pour qu'il y ait
00:56:22un débat
00:56:23sur cette intention
00:56:24homicide du policier
00:56:25et à l'inverse
00:56:26l'avocat du policier
00:56:27il s'est félicité
00:56:28dans un premier temps
00:56:29de la disparition
00:56:30de cette idée
00:56:30d'intention homicide
00:56:32chez le policier
00:56:33mais juge que la cour
00:56:34je le cite
00:56:34n'a pas eu le courage
00:56:36de prononcer le non-lieu
00:56:37alors pourquoi
00:56:38est-ce qu'il y a
00:56:38une dissension
00:56:39entre la décision
00:56:40de la cour
00:56:40et le discours
00:56:42de l'avocat
00:56:43de ce policier
00:56:44et bien l'article
00:56:45du code
00:56:45dont je vous parlais
00:56:46dit que les policiers
00:56:46peuvent faire usage
00:56:47de leurs armes
00:56:48je cite
00:56:48lorsqu'ils ne peuvent
00:56:49immobiliser autrement
00:56:50des véhicules
00:56:51dont les conducteurs
00:56:52n'obtent en paire pas
00:56:53et dont les occupants
00:56:54sont susceptibles
00:56:55de perpétrer
00:56:56dans leur fuite
00:56:57des atteintes
00:56:57à leur vie
00:56:58ou à leur intégrité physique
00:56:59ou à celles d'autrui
00:57:01donc selon ce texte
00:57:02évidemment
00:57:02la cour a reconnu
00:57:03elle-même
00:57:03qu'il pouvait
00:57:04être dans cette situation
00:57:05mais ils ne peuvent
00:57:06le faire
00:57:07qu'en cas d'absolue nécessité
00:57:08et de manière
00:57:09strictement proportionnée
00:57:11or la cour estime
00:57:12qu'il n'y avait pas
00:57:13d'absolue nécessité
00:57:14de tirer
00:57:14dans l'habitacle
00:57:16il pouvait en effet
00:57:17stopper la voiture
00:57:18mais c'est sur ce point
00:57:19que le débat aura lieu
00:57:20puisque le policier
00:57:21affirme lui
00:57:22que tirer dans les pneus
00:57:23ne stoppe pas
00:57:24un véhicule
00:57:25et que tirer ailleurs
00:57:27sur l'habitacle
00:57:27il y a un risque
00:57:28de ricochet
00:57:29et donc de victime
00:57:30collatérale
00:57:31certains ont ri
00:57:32devant cette défense
00:57:33je précise simplement
00:57:34qu'elle n'est pas absurde
00:57:35pourquoi ?
00:57:36elle a été évoquée
00:57:37la semaine dernière
00:57:38par la cour d'appel
00:57:39d'Aix-en-Provence
00:57:40qui a examiné
00:57:40un dossier similaire
00:57:42un policier
00:57:42qui avait tiré
00:57:43à la suite d'une course-poursuite
00:57:44consécutive
00:57:45à un refus d'obtempérer
00:57:46il avait tiré
00:57:47à peu près
00:57:47dans les mêmes circonstances
00:57:48et la cour d'Aix-en-Provence
00:57:50a estimé
00:57:50qu'aucun élément
00:57:51du dossier
00:57:52n'établissait qu'un tir
00:57:53visant les roues
00:57:54où le moteur
00:57:54aurait été plus adapté
00:57:55ces options comportant
00:57:57par ailleurs
00:57:57des risques de ricochet
00:57:58et de dommages collatéraux
00:58:00donc ça n'est pas
00:58:01une lubie
00:58:01en l'occurrence
00:58:02qui est évoquée
00:58:03et la jurisprudence
00:58:04évidemment
00:58:04de cette décision
00:58:05de la cour d'appel
00:58:06d'Aix-en-Provence
00:58:06pourrait être invoquée
00:58:08dans ce dossier-là également
00:58:10Vous dites
00:58:11Charles Dornelas
00:58:11que le policier
00:58:12répète sa version
00:58:13depuis le début
00:58:14mais plusieurs médias
00:58:16précisent toutefois
00:58:17que peu après l'effet
00:58:18une première version
00:58:19policière
00:58:19selon laquelle
00:58:20le jeune homme
00:58:20aimerait foncer sur le motard
00:58:22avait été infirmé
00:58:23par la vidéo amateur
00:58:24que nous avons tous vue
00:58:25En effet
00:58:25c'était dans la dépêche AFP
00:58:26aujourd'hui
00:58:27ça a donc été repris
00:58:28par beaucoup de médias
00:58:29et il me semble intéressant
00:58:31de s'attarder dessus
00:58:32pour une raison
00:58:32de la même manière
00:58:33dans certains papiers
00:58:34on parle encore
00:58:35de Naël tué
00:58:36lors d'un contrôle de police
00:58:37c'était pas pendant
00:58:38un contrôle de police
00:58:39il y a une demande
00:58:41de se stopper
00:58:41et c'est après
00:58:42un refus d'obtempérer
00:58:43et une course poursuite
00:58:44vous voyez
00:58:45et de la même manière
00:58:46que l'idée
00:58:47qu'il y avait
00:58:47une première version policière
00:58:49selon laquelle
00:58:50le jeune homme
00:58:50aurait foncé sur le motard
00:58:51qu'il aurait tiré
00:58:53et qu'ensuite
00:58:54en raison de la vidéo
00:58:55le policier
00:58:55aurait changé de version
00:58:56c'est au minimum
00:58:58très largement manipulatoire
00:59:00après les faits
00:59:00pourquoi ?
00:59:01parce que c'est un récit
00:59:02qui a enflammé le débat
00:59:03à l'époque
00:59:04qui était basé
00:59:05sur la plainte
00:59:05de l'avocat
00:59:06de la famille
00:59:08de Naël
00:59:08et de quelle version
00:59:10policière parle-t-on ?
00:59:11parce que dans la phrase
00:59:12que vous venez d'évoquer
00:59:12citée par certains médias
00:59:14on s'est dit
00:59:14le policier a dit
00:59:15que la voiture
00:59:16lui fonçait dessus
00:59:17la vidéo est sortie
00:59:18et il a donc changé
00:59:19de version
00:59:20ça n'est pas ce qui s'est passé
00:59:22il y a en effet
00:59:23une version policière
00:59:25ça a été écrit
00:59:26dans une salle
00:59:27de commandement
00:59:28par un opérateur
00:59:30sans que la radio
00:59:31c'est-à-dire
00:59:31les policiers
00:59:32sur le terrain
00:59:32ne l'ait dit
00:59:33à aucun moment
00:59:34ça a été prouvé
00:59:35évidemment par les radios
00:59:36qui sont enregistrées
00:59:37et donc
00:59:38il n'y a pas eu de faux
00:59:39l'avocat avait porté plainte
00:59:40pour faux
00:59:41en écriture publique
00:59:42il n'y a pas eu de faux
00:59:43puisque les policiers
00:59:44ont immédiatement
00:59:45été emmenés
00:59:45dans les locaux de l'IGPN
00:59:46et qu'il n'y a pas
00:59:47eu d'écriture publique
00:59:48le policier
00:59:49lui n'a jamais dit ça
00:59:50ça a été écrit
00:59:51dans une salle de commandement
00:59:52donc il n'y a pas
00:59:53un changement de version
00:59:54ce sont deux personnes
00:59:55différentes
00:59:55et le policier
00:59:56lui n'a jamais dit
00:59:58sur le terrain
00:59:59que la voiture
01:00:00lui avait foncé dessus
01:00:01la preuve
01:00:02c'est que les juges
01:00:02même avec des interprétations
01:00:03différentes
01:00:04n'ont jamais poursuivi
01:00:05pour ce point très précis
01:00:07C'est un très rebondissement
01:00:08en tout cas
01:00:08merci beaucoup
01:00:09Charlotte Dornelas
01:00:10avant de revenir avec vous
01:00:11Mathieu Beaucoté
01:00:12pour la dernière chronique
01:00:14le point sur les dernières informations
01:00:17avec vous
01:00:17Margot Siffre
01:00:18et peut-être
01:00:18ce détournement
01:00:19de l'avenir France
01:00:21Exactement
01:00:22chère Christine
01:00:22on l'a appris
01:00:23il y a quelques instants
01:00:24un vol Air France
01:00:25a frété
01:00:25pour rapatrier
01:00:26des Français
01:00:27depuis
01:00:27les Émirats Arabes Unis
01:00:28a fait demi-tour
01:00:29en cause des tirs
01:00:30dans la zone
01:00:31fait savoir
01:00:31le ministre français
01:00:33des Transports
01:00:33et dans ce contexte
01:00:35l'OTAN annonce
01:00:36ce soir renforcer
01:00:37sa posture
01:00:37en matière de défense
01:00:39antimissile balistique
01:00:40elle recommande
01:00:41d'ailleurs
01:00:41que cette posture
01:00:42soit maintenue
01:00:42à un niveau élevé
01:00:44et cela jusqu'à
01:00:44la fin des attaques
01:00:46à l'aveugle de l'Iran
01:00:47dans la région
01:00:49et puis les habitants
01:00:51de trois localités
01:00:52de l'est du Liban
01:00:53n'appelaient à évacuer
01:00:54immédiatement
01:00:54l'armée israélienne
01:00:55d'y prévoir des frappes
01:00:56contre des infrastructures
01:00:58du Hezbollah
01:00:58en attendant
01:00:59Emmanuel Macron
01:01:00annonce
01:01:00l'envoi immédiat
01:01:01d'une aide humanitaire
01:01:02pour les réfugiés
01:01:03ayant fui le sud du pays
01:01:04il dit aussi
01:01:05discuter d'un plan
01:01:06pour empêcher
01:01:07que le Liban
01:01:07ne soit à nouveau
01:01:08entraîné dans la guerre
01:01:10merci beaucoup
01:01:11Margot Sivert
01:01:12pour ces dernières informations
01:01:14sachez que vous pouvez
01:01:15me retrouver
01:01:16dans mon podcast
01:01:18Quelle histoire
01:01:19l'histoire de ceux
01:01:19qui aiment la France
01:01:20demain à 17h
01:01:22avec Alexandre Jardin
01:01:23comme invité
01:01:24un petit extrait
01:01:26ce qui est terrible
01:01:27c'est que dès que
01:01:28quelqu'un pense
01:01:29agir au nom du bien
01:01:29il a le droit
01:01:31de n'importe quoi
01:01:33fondamentalement
01:01:33être française
01:01:34ça doit signifier
01:01:35adhérer à une forme
01:01:36d'humanisme
01:01:37ma dernière fille
01:01:38porte un prénom sublime
01:01:39elle s'appelle Liberté
01:01:41c'est son prénom
01:01:43à retrouver
01:01:44demain
01:01:45à 17h
01:01:46sur Youtube
01:01:46et toutes les plateformes
01:01:47podcast
01:01:48avec Alexandre Jardin
01:01:49Mathieu Pocoté
01:01:50l'actualité brûlante
01:01:51nous pousse à oublier
01:01:52les problèmes
01:01:53propres
01:01:54aux sociétés européennes
01:01:55mais nous
01:01:55on va s'y arrêter
01:01:56ils ne disparaissent pas
01:01:58pour autant
01:01:58et la guerre
01:01:59contre la liberté d'expression
01:02:00ne cesse pas
01:02:01dans notre pays
01:02:01et en Belgique
01:02:03notamment
01:02:03laissez-moi vous parler
01:02:05de la république
01:02:06socialiste de Belgique
01:02:07alors
01:02:08soviétique
01:02:08que dis-je
01:02:09nous sommes
01:02:09familiers
01:02:10avec les histoires
01:02:11de liberté d'expression
01:02:12dans ce pays
01:02:12vous connaissez
01:02:13Alain Destex
01:02:14qu'on a déjà reçu ici
01:02:16qui nous mettait en garde
01:02:17un véritable dissident
01:02:18qui nous met en garde
01:02:19contre la répression
01:02:20de la liberté d'expression
01:02:21dans ce pays
01:02:21qui pratique le cordon sanitaire
01:02:23en disant
01:02:24au nom du cordon sanitaire
01:02:25les propos qui sont classés
01:02:26d'extrême droite
01:02:26n'ont pas accès
01:02:27à l'espace public
01:02:28c'est ça
01:02:28un journal
01:02:29le journal 21 News
01:02:30a retranscrit l'an passé
01:02:32le discours
01:02:32le fameux discours
01:02:33de Gilly Vance
01:02:34à Munich
01:02:36et pour avoir retranscrit
01:02:38ce discours
01:02:39il est sanctionné
01:02:40ce journal aujourd'hui
01:02:40par le conseil
01:02:42de déontologie journalistique
01:02:43pour ne pas avoir
01:02:44suffisamment encadré
01:02:45ce discours
01:02:46pour ne pas l'avoir mis en forme
01:02:47ni avoir commenté
01:02:48autrement dit
01:02:49pour ne pas avoir filtré
01:02:50l'information
01:02:51selon les codes
01:02:52du cordon sanitaire
01:02:53le journal
01:02:54est condamné
01:02:55et sanctionné
01:02:55un autre événement
01:02:57dans la même séquence
01:02:58en Belgique
01:02:59ça touche cette fois
01:03:00la foire du livre
01:03:00de Bruxelles
01:03:01donc c'est 28-29 mars
01:03:02c'est tout bientôt
01:03:04un think tank
01:03:05le think tank
01:03:05du mouvement réformateur
01:03:07le parti de droite classique
01:03:08en Belgique
01:03:09voulait avoir son stand
01:03:10tout simplement
01:03:11comme toutes les autres
01:03:12organisations politiques
01:03:12ont leur stand
01:03:13on a dit non
01:03:14vous ne pourrez pas
01:03:15c'est parce que
01:03:16danger de sécurité
01:03:17donc danger de sécurité
01:03:18on vous censure
01:03:19c'est la méthode habituelle
01:03:20les menaces antifa
01:03:22ça a provoqué un scandale
01:03:23donc c'est le centre
01:03:24Jean-Gaulle
01:03:24si je peux me permettre
01:03:25dans le think tank
01:03:26ça a provoqué
01:03:27une véritable colère
01:03:28chez Georges-Louis Boucher
01:03:28qui est le président
01:03:29du mouvement réformateur
01:03:30qui dit un instant
01:03:31la Belgique ne veut pas
01:03:32piétiner la liberté
01:03:33d'expression comme ça
01:03:34vous ne pouvez pas
01:03:35tolérer tous les stands
01:03:36d'extrême gauche
01:03:36et d'ultra gauche
01:03:37à la foire du livre
01:03:38et bannir le think tank
01:03:40Jean-Gaulle
01:03:40du mouvement réformateur
01:03:42la Belgique encore une fois
01:03:43nous indique
01:03:43de quelle manière
01:03:44piétiner nos libertés
01:03:45quel chemin
01:03:46ne pas suivre
01:03:47gardons un oeil
01:03:48sur notre liberté d'expression
01:03:49excellent titre de programme
01:03:50l'heure des produits
01:03:51Pascal Praud
01:03:52c'est parti
01:03:54c'est parti
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