00:00Elle va envoyer son porte-avions et peut-être un porte-hélicoptère.
00:03Donc ça c'est confirmé.
00:04Le charme de Gaulle va se dérouter pour aller vers la Méditerranée orientale.
00:07Oui, mais alors le problème c'est que ni les Américains ni les Israéliens ne voient d'intérêt
00:11en termes de complications de la coordination à cette opération.
00:14Donc si c'est pour se mettre devant Abu Dhabi, il n'y a pas de problème.
00:18Encore que notre dispositif de protection de ce porte-avions par rapport à un essaim de drone iranien
00:23est un sujet qui n'est pas encore totalement traité par les Français.
00:27C'est l'existence du drone sous-marin iranien, même pour les Américains.
00:30Si on coulait le porte-avions, il y a une note de l'US Navy disant qu'il faut faire
00:33attention,
00:34il se passe des choses que nous n'avons pas anticipées parce que est-ce que ce truc-là
00:37est un truc chinois qu'on n'a pas vu arriver ?
00:39Il faut se rappeler que les Chinois arment massivement l'Iran en moyens de propulsion,
00:46en moyens de défense, en moyens anti-aériens, en moyens de radars
00:50et qu'il y a une flotte chinoise pour la première fois dans l'histoire.
00:53Au lieu de rester diplomatiquement en train de faire des grandes déclarations,
00:56les Chinois ont envoyé quatre bâtiments de guerre, dont le plus gros bâtiment de renseignement,
01:02pour aider les Iraniens à se battre contre l'opération américano-israïne.
01:07Ce n'est pas rien, il se passe quelque chose de ce point de vue-là
01:09et savoir ce que les Chinois ont envoyé aux Iraniens pour les aider à se défendre,
01:14voire à attaquer, est un sujet qui n'est pas réglé.
01:17Le Koram Sharkat dont je parlais, c'est un vieux missile nord-coréen
01:20modernisé avec l'aide des Chinois par exemple.
01:22Donc il y a des sujets qu'il faut savoir traiter
01:26et quand je parle du retour de la puissance chinoise,
01:28curieusement on peut se dire que ça n'a rien à voir avec le sujet,
01:31mais en fait ça a tout à voir.
01:33Parce que pour le Venezuela, c'était leur principal fournisseur de pétrole,
01:36ils n'ont rien pu faire.
01:36Pour la Chine, ils sont en train de dire, nous pourrions faire des choses.
01:39On la reste à distance parce qu'on n'a pas encore les moyens,
01:42mais comprenez bien que nous ne sommes pas simplement
01:44en train de faire des communiqués depuis Beijing,
01:46nous sommes en train de dire, nous pouvons aussi être une force d'intervention.
01:51D'abord pour la liberté de circulation dans le Golfe,
01:53parce que c'est un enjeu majeur,
01:54c'est entre 66 et 100% des exportations de pétrole
01:57de toutes les pétro-monarchies.
01:58Donc ce n'est pas rien, les oléoducs c'est bien,
02:00c'est comme les satellites pour Internet,
02:02ça prend résiduellement de la place, mais pas grand-chose.
02:05L'enjeu essentiel, c'est de savoir à quel moment
02:08la Chine va dire stop parce que vous êtes en train de nous étrangler
02:12du point de vue pétrolier.
02:13Il ne faut pas oublier qu'en plus, il y a le petit dossier Cuba
02:16qui continue à être étranglé gentiment
02:18et qui permet à Donald Trump d'afficher
02:20trois éventuelles victoires sur son tableau de chasse.
Commentaires