00:00Oui, parce que jusqu'à présent, Donald Trump fait toujours ce à quoi on ne s'attend pas.
00:05Et donc, régulièrement, il vous explique qu'il est là pour la paix, mais il fait la guerre.
00:09C'est Ruel en version modernisée.
00:11Les mots ont le sens inverse de celui qu'on cherche, mais tout est immensément exagéré et hyperbolique.
00:18Dans la réalité, ce n'est pas seulement une armada.
00:20Derrière l'armada, il y a un groupe aéronaval extrêmement puissant.
00:24Sur les 11 groupes aéronavales américains, il n'y en a que 5 qui sont opérationnels.
00:27Celui-là, il n'y avait rien dans le Golfe.
00:29Il a fallu qu'il arrive.
00:30Il arrive là maintenant avec un peu de retard.
00:32D'ailleurs, il était prévu cette nuit.
00:33Il sera là la nuit dernière pour nous.
00:36Il sera là cette nuit.
00:38Donc, il y a un décalage de 24 heures.
00:39Ça représente quand même une vingtaine de bâtiments de guerre.
00:42C'est considérable avec l'USS Lincoln, le porte-avions, mais aussi une demi-douzaine d'escorteurs
00:48qui disposent de 400 ou 500 missiles Tomahawk.
00:51Donc, ça peut détruire totalement l'infrastructure iranienne.
00:54Il y a une demi-douzaine de sous-marins.
00:55Il y a surtout 500 avions qui sont prépositionnés en capacité d'intervention.
01:00Donc, ce n'est pas rien et ce n'est pas juste pour faire.
01:03Ça peut être un blocus.
01:04On a déjà connu cet épisode, un peu sur le Venezuela, beaucoup sur Cuba.
01:08Ça peut être une opération militaire.
01:10Mais la grande question qui n'est pas traitée à Washington, c'est pour remplacer les régimes par qui.
01:16Parce que le qui n'existe pas.
01:17Même si le descendant du Shah pense qu'il est l'homme de la situation, ce n'est pas le point de vue de ce qui reste d'opposition iranienne.
01:25Il n'y a pas la même capacité de faire comme ce qui a été fait au Venezuela.
01:29C'est-à-dire une vice-présidente charmante, prête à se vendre au plus offrant parce que le régime est un régime versenaire et plus un régime politique.
01:35Donc, c'était possible.
01:36Et puis, c'était négocié de longue date.
01:37On ne sait pas très bien.
01:39Et cette question de qui prend le pouvoir, parce que l'État ne peut pas s'effondrer, les Américains détestent le chaos.
01:44Même s'ils le génèrent de temps en temps, comme les Russes et les Chinois, le chaos n'est pas leur ami.
01:49Et donc, il leur faut un remplaçant, un régime de remplacement.
01:51Soit un régime change à la tête, soit un régime change en tant que tel.
01:55Mais vous l'avez vu, au Japon, en Allemagne, pardon, Jarlène, je sais que vous voulez parler, j'ai juste terminé.
02:01Il y a un choix qui n'est pas tranché.
02:03Et Marco Rubio ne s'est pas occupé, qui est le plus pragmatique ministre des Affaires étrangères et conseiller de la Sécurité nationale.
02:11Ça, c'est rare pour être souligné.
02:12Il n'a pas tranché cette idée parce que lui, son problème, c'est Cuba.
02:15Et l'Iran, c'est un peu terra-noulouse.
02:17On le gère quand on peut.
02:19Les Israéliens sont plutôt inquiets et ne sont pas favorables à cette opération.
02:23Les Saoudiens non plus.
02:24Les Émiratis non plus.
02:25Bref, il n'y a personne qui trouve ça bien.
02:27Mais Donald Trump a un problème qui s'appelle le taco.
02:30Donald Trump se dégonfle toujours.
02:33Et comme on lui a fait taco sur le Groenland, il faut qu'il fasse autre chose.
02:37Parce que Donald Trump, il va de digression en provocation.
02:40Et donc, il faut qu'il passe à quelque chose d'autre.
02:42Et l'Iran, c'est un truc qui pourrait être intéressant.
02:45Mais ils n'ont pas encore trouvé le joker qui permet de prendre le pouvoir.
02:49Et enfin, c'est un truc qui peut être intéressant.
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