00:00On compte parce qu'il y a eu, malheureusement, une certaine longévité politique.
00:05J'ai vu des présidents différents.
00:06Depuis le président Pompidou, et naturellement avant lui, le général de Gaulle,
00:11jusqu'à aujourd'hui, on a eu une bonne continuité.
00:15Il n'y a pas eu de rupture dans les politiques, par exemple sur la dissuasion, sur le nucléaire.
00:21On est allé plus ou moins vite, avec plus ou moins d'ouverture.
00:24Mais il n'y a pas eu de stop and go, pour reprendre...
00:27C'est stop and go qui, par exemple, sur notre économie ou notre formation, sont ruineux.
00:33Le Charles de Gaulle, donc, qui va se positionner près de l'entrée du détroit d'Hormuz.
00:39Concrètement, il va faire quoi ?
00:41Il rentrera en mission...
00:41C'est la bonne question.
00:42Il devrait rentrer en mission si les Américains lèvent le blocus
00:46et que les Iraniens s'engagent à arrêter de tirer sur les navires.
00:49Le président de la République a dit assez clair.
00:53La France intervient, oui.
00:55Quand la France intervient, c'est avec ses moyens militaires,
00:59dans une situation internationale où un accord a été obtenu.
01:05Aujourd'hui, il n'y a pas d'accord.
01:06Aujourd'hui, il y a une négociation, et tant mieux.
01:09Il y a des initiatives américaines qui sont parfois déconcertantes,
01:14mais Trump a l'air optimiste.
01:17On a une attitude de l'Iran qui est, en effet, de soutenir sa négociation,
01:23sa position de négociation, en multipliant des gestes symboliques
01:28pour montrer qu'ils ne sont pas à terre.
01:29Or, ils le sont.
01:31Bon, mais le porte-avions, dans l'image de la France,
01:36c'est un porte-avions qui vient consolider un accord
01:40et non pas imposer par la force quelque chose.
01:43Ce n'est pas notre vocation dans cette partie du monde.
01:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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