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Télématin reçoit la comédienne Evelyne Bouix, à l'affiche de la pièce "On ne se mentira jamais" au Théâtre de Paris.

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Transcription
00:00Et c'est l'heure d'accueillir notre invitée ce matin.
00:02C'est une grande actrice, disons sous la direction de Claude Lelouch.
00:05Des rôles forts, très forts au cinéma.
00:07Une présence fidèle au théâtre et des séries policières
00:10qui ont marqué le public aujourd'hui.
00:12Elle est de retour sur scène.
00:13On va en parler avec elle.
00:14C'est Evelyn Wicks.
00:16Quand les souvenirs s'en mêlent, les larmes me viennent.
00:20Bonjour.
00:21Bonjour.
00:22Dans la douceur, dans cette énergie douce qui vous incarne aussi.
00:25Mais vous êtes tenace aussi, je le sais.
00:28Ça va, vous allez bien ?
00:29Oui, merci.
00:30Matinale ?
00:31Je suis très matinale, donc ça tombe très très bien.
00:33Je sais que vous faisiez des footings à 5h du matin.
00:36Evelyn, toujours.
00:36Comment vous savez ça ?
00:37Mais si, j'ai lu ça.
00:39Peut-être pas 5h maintenant, mais je vous lève très très tôt.
00:42Elle se lève tôt.
00:43C'est une lève tôt.
00:44C'est parfait.
00:45On aime bien les lève tôt.
00:46Vous êtes de retour sur scène avec une pièce délicieuse.
00:49On ne se mentira jamais.
00:51Une pièce signée Eric Assous.
00:53Un auteur qui ausculte le couple comme personne, on peut le dire.
00:57Et cette fois, il est question de vérité, de mensonges et de petits grains de sable qui
01:01peut faire vacier 20 ans d'amour.
01:04On va évidemment en parler en détail, mais tout de suite, un petit tac au tac.
01:08Vous voyez ce que c'est ?
01:08Je vous pose une petite question.
01:09Et vous répondez avec votre spontanéité qui vous incarne d'ailleurs.
01:14Allez, on commence.
01:15C'est parti.
01:16On peut aimer toute une vie la même personne ?
01:19Oui.
01:20Oui.
01:20La jalousie est une preuve d'amour ?
01:22Non.
01:23Non, pas une preuve d'amour.
01:24Tout dire, c'est toujours mieux ?
01:26Tout dire ?
01:27Non, ce n'est pas du tout mieux.
01:30Le mensonge protège parfois.
01:32Oui.
01:33Ça, ça, ok.
01:34Après 20 ans, on connaît tout de l'autre ?
01:37Non, on ne connaît jamais tout de l'autre.
01:40Et c'est bien.
01:41C'est bien.
01:42C'est bien.
01:43Et c'est bien.
01:44L'intuition féminine ne se trompe jamais.
01:48Je pense qu'il y a une intuition masculine aussi chez les hommes assez féminins.
01:52Je pense qu'elle n'est pas exclusive féminine.
01:56Et je pense que les femmes peuvent se tromper aussi.
01:58Mais je veux dire qu'il y a des femmes qui sont particulièrement fragiles et assidues sur ce thème.
02:06Le passé devrait rester dans le passé.
02:09Oui.
02:10Oui.
02:11Un petit mensonge n'a jamais détruit un grand amour.
02:14Eh bien, on n'est pas sûr de ça.
02:17On va justement en parler en l'ambiance.
02:20On va en parler justement.
02:21On ne se mentira jamais.
02:23Mais ça se joue sur la très jolie scène du Théâtre de Paris.
02:28Votre partenaire de jeu, c'est Nicolas Briançon.
02:30Ce qui est passionnant dans cette pièce et dans cette écriture,
02:34et vous allez me raconter en tous les cas ce que vous pouvez nous en dire,
02:37c'est que tout part d'un petit détail presque anodin.
02:40Un accrochage de voiture qu'elle a.
02:44Et en fait, elle raconte à son mari.
02:47Elle continue.
02:48Elle lui dit que c'est un truc incroyable.
02:50Parce qu'en fait, la personne, elle fait le lien.
02:52C'est ton ancienne voisine de palier.
02:55Bon, elle l'a connue.
02:56Je n'irai pas beaucoup plus loin.
02:58Elle a fantasmé sur cette femme qui était particulièrement belle.
03:01C'est une bombasse, on peut le dire.
03:02Une déesse.
03:03Une déesse, quoi.
03:04Donc, bon, et lui, il lui a menti sur certaines choses
03:09qu'il lui avait dit qui ne s'étaient pas passées.
03:10Donc, c'est un début.
03:12Et elle creuse, parce que c'est quelqu'un qui veut tout savoir.
03:15Elle est intelligente.
03:16Elle est maligne.
03:18Elle a quand même...
03:19Et il ne faut pas chercher, quoi, en fait.
03:22Parce qu'en fait, ils sont heureux.
03:24C'est des gens heureux.
03:25Ils ont un fils de 20 ans.
03:26Ils sont très heureux.
03:27Et elle va trouver, malheureusement...
03:29Quand on cherche, on trouve.
03:29On trouve.
03:30Et pas toujours.
03:31Non, non, non.
03:32Vraiment, c'est horrible.
03:34Mais elle va trouver des choses.
03:36Mais elle est jusqu'au boutiste.
03:38Et elle mène son enquête.
03:40Et elle n'en démordra pas.
03:41Et elle est en souffrance.
03:43C'est une femme en souffrance.
03:44Je pense que la pièce est plutôt drôle.
03:46Mais voilà.
03:48On regarde un petit teaser, comme on dit.
03:50Un petit clin d'œil qui vous mettra un peu dans l'atmosphère de cette pièce.
03:53Regarde.
04:04De toute façon, dans un couple, le mensonge est détestable.
04:12Moi, je pense que le mensonge est commode.
04:14Parfois nécessaire et même inévitable.
04:17Parce que tu m'as déjà menti.
04:18Non, mon amour.
04:19Non.
04:22Vous, formant un couple, mais vraiment extraordinaire, avec Nicolas, qui a beaucoup de talent.
04:27Votre personnage est, vous l'avez dit, déterminée, instinctive, très, très intelligente.
04:32C'est un rôle...
04:33De composition.
04:34Oui, mais exactement.
04:36Mais c'est un rôle cadeau aussi.
04:41Non, c'est un rôle cadeau.
04:42Oui, c'était...
04:45Quand Jean-Luc Bourreau m'a proposé la pièce, je l'avais vue il y a 15 ans.
04:51Et puis, je me suis dit, mais je ne peux pas rater ça.
04:54C'est un rôle exceptionnel.
04:56Cette femme me touche et j'ai envie de la défendre.
04:59J'ai envie de dire les choses qu'elle...
05:01J'ai envie qu'elle m'appartienne, en fait.
05:04Donc, ça n'arrive pas tout le temps.
05:06Ce n'est pas fréquent.
05:07Avec certains rôles, on a envie de les défendre tout le temps.
05:11Même s'ils sont...
05:12Arrête, mais tu es trop chiante.
05:14Mais laisse tomber.
05:15Eh bien, on va jusqu'au bout de ça, parce qu'on sait que ça ouvre sur d'autres choses.
05:19Nicolas Bridençon, un mot quand même de ce partenaire.
05:21Il est extraordinaire.
05:22C'est une rencontre formidable.
05:24Vous ne vous connaissiez pas ?
05:25Alors, je le connaissais, évidemment.
05:27Je le connaissais comme acteur.
05:28Je l'ai vu dans des séries.
05:29Je l'ai vu au théâtre.
05:31Et puis, c'est un acteur extraordinaire.
05:34Un partenaire de jeu formidable.
05:36Et un monsieur délicieux.
05:37Un putain d'acteur, quoi.
05:38Et dans son rôle, il tente quand même d'exister face à cette femme déterminée.
05:42Oui, parce qu'il est bien lâche.
05:44C'est bien un garçon, quand même.
05:47Attention.
05:48Et pour créer un couple de fiction sur scène, vous travaillez particulièrement tous les deux en amont
05:52pour essayer de recréer ce couple ou pas ?
05:55Vous n'avez pas besoin ?
05:55Non, c'est le metteur en scène.
05:56On travaille avec le metteur en scène.
05:57On travaille vraiment sur à quel moment il faut arrêter, en faire trop.
06:02C'est le metteur en scène.
06:03Donc là, c'est Jean-Luc Moreau qui nous dirige et qui nous dit, là, il faut aller dans cette
06:07direction.
06:08Non, non, on ne fait rien.
06:10Après, quand on est sur scène, on exprime ce qu'on veut.
06:13Mais avec un metteur en scène qui nous a nourris.
06:16Il faut dire que c'est une pièce qui est extrêmement bien écrite par Éric Assous.
06:20Il a un talent, mais indéniable.
06:21C'est une écrite, c'est de la dentelle, en fait.
06:23C'est vraiment du rythme, c'est de la dentelle, c'est musical.
06:27Et vraiment, on ne se lâche pas parce que c'est toujours riche.
06:35Et puis le public, on entend le public.
06:39Oh non !
06:41Ils sont complètement, c'est des enfants, quoi.
06:43Donc c'est aussi très agréable de jouer.
06:45Et comme il y a des hommes à femmes, on pourrait presque dire qu'il y a un auteur à
06:49femmes
06:49et il écrit particulièrement bien.
06:51C'est magnifiquement bien pour les femmes.
06:53Mais c'est magnifique.
06:55Puis il y avait d'autres pièces qu'il a écrites pour les femmes qui sont aussi magnifiques, quoi.
06:59Il n'y a pas de jugement aussi, c'est ça qui me touche.
07:01Non, mais magnifique.
07:02C'est bien de dire ça.
07:03Il n'y a aucun jugement dans sa pièce, aucun.
07:06Je veux dire, voilà, c'est un état de fait, c'est ça.
07:09T'as choisi ça, c'est toi qui as choisi, quoi.
07:12Et il n'y a pas de...
07:13Et ça, c'est vrai que c'est...
07:14Est-ce que, quand on joue un rôle comme celui-ci,
07:17tout le monde doit vous poser la question,
07:18est-ce qu'on met un peu de sa vie privée dans tout ça ?
07:21Est-ce qu'on met beaucoup de choix ?
07:22Je ne dirais pas de sa vie privée, on met de sa vie.
07:25Parce que chaque rôle qu'on interprète, en fait, c'est soi.
07:28C'est donc qu'on met forcément, c'est nous.
07:30Alors, on est au service.
07:31Moi, je ne suis pas chiante comme ça dans la vie.
07:34Mais on est au service, c'est nous.
07:37Alors, on mélange ce personnage
07:39et on lui apporte ou notre noirceur
07:42ou notre intelligence.
07:46Mais c'est nous, évidemment, c'est nous.
07:48Mais à l'inverse, est-ce que les personnages
07:49vous ont aussi construit depuis le temps, parfois ?
07:52Une partie des personnages que vous avez joués,
07:54est-ce qu'ils ont construit aussi votre personnalité ?
07:56C'est une question que je ne me suis jamais posée.
07:59Eh bien, voilà.
08:01Vous allez partir avec.
08:02Vous avez cogité.
08:04Non, je pense que oui.
08:06Mais on est construit de tout.
08:08Étant donné qu'on est acteur.
08:09Donc, on se nourrit de beaucoup de choses.
08:11On se construit forcément des personnages qu'on a joués.
08:14On se construit...
08:15Moi, je me construis de vous, de tous.
08:17Donc, voilà.
08:18C'est notre métier, quoi.
08:20Alors, on va parler juste d'une autre actualité
08:22qui arrive bientôt.
08:23Il me semble que vous êtes fan des séries policières.
08:26Oui, j'adore.
08:27Il n'y a pas une série qui arrive sur France 3, là ?
08:28Non, elle n'est pas tournée encore.
08:30C'est une série parce que je fais une série
08:31que j'adore pour France Télévisions,
08:33pour la troisième chaîne
08:35qui s'appelle « Les secrets du Finistère ».
08:37Et je pense qu'on va en tourner un à la rentrée.
08:40Voilà.
08:40Et j'adore cette série.
08:43On est ravis aussi parce que c'est chez nous.
08:45C'est pour ça qu'on va en parler.
08:47C'est évident de parler, bien sûr.
08:49Eh bien, justement, on parle de télévision
08:51et on enchaîne avec vous, Benoît.
08:52Vous vous êtes plongé dans les archives de la télé
08:55pour retrouver quelques moments marquants
08:57de la carrière de notre invité.
08:59Oui, et en fouillant dans les archives,
09:01je suis tombé, regardé ces images,
09:04sur un de vos premiers au théâtre ce soir.
09:06Vous savez, au théâtre ce soir,
09:07c'était cette émission mythique
09:09de l'histoire de la télévision
09:10où on pouvait voir des pièces de théâtre en direct.
09:13Celui-ci, c'est Monsieur Silence.
09:15L'appel, c'est Monsieur Silence.
09:16Réalisé par Pierre Sabag.
09:18Vous êtes aux côtés de Christian Alers et Jenny Holt.
09:22Jenny Holt, oui, oui, oui.
09:23Et alors, on regarde un petit peu plus.
09:25Oh, c'est drôle, là.
09:27Vous avez une bouillotte.
09:28Pas de bouillotte ?
09:29Vous avez bien un moine.
09:33Pas de moine, c'est inconcevable dans un monastère.
09:36Alors, soyez gentil, mon père.
09:37Servez-nous un café bien chaud.
09:39Vous n'avez pas de cafou ?
09:40Mais il n'y a pas de braise dans cette cheminée non plus.
09:42Il y a du thé, alors.
09:45C'est drôle.
09:46Quel souvenir vous gardez de cette époque ?
09:47C'était un souvenir super.
09:50C'était gai.
09:51J'étais tellement contente d'être sur scène.
09:53J'étais fière.
09:55Christian Alers, c'était un monsieur très, très sympathique.
09:59Donc, je garde un très, très bon souvenir.
10:01Donc là, c'était en 1976.
10:03Un an plus tard, vous jouez On ne badine pas avec l'amour
10:05aux côtés d'Isabelle Huppert.
10:08C'est une pièce importante dans votre carrière.
10:10Vous dites que cette rencontre avec Isabelle Huppert,
10:12ça vous a changé ?
10:13En quoi ?
10:13C'est-à-dire qu'en fait, j'adorais ce métier,
10:15mais je le prenais un peu en dilettante.
10:17J'étais un petit peu cheveneuse.
10:19Et puis Isabelle sortait la dentelière,
10:22en même temps, à Cannes.
10:24Et elle était...
10:25J'étais fascinée par elle,
10:27parce que je la trouve grande actrice.
10:28Et en même temps, je la voyais.
10:32Et je me suis dit, mais on a le même âge.
10:35Donc, je me suis dit, réveille-toi, en fait.
10:36Toi, tu ne fous rien.
10:38Réveille-toi.
10:39C'est elle qui m'a dit,
10:41mais si tu veux faire des choses dans ta vie,
10:42il faut que tu te réveilles, quoi.
10:43C'est quoi au niveau du travail ?
10:45Alors, c'était de travailler plus ?
10:47De travailler plus,
10:48d'être plus investie dans ce que je faisais,
10:50de ne pas faire ce métier en dilettante.
10:51C'est grâce à elle.
10:52Elle, c'était sa vie.
10:55Et moi, je voulais que ça soit ma vie,
10:57mais je ne me donnais pas les moyens
10:59pour que ça soit ma vie.
11:00Alors, à l'époque, il y avait le théâtre.
11:02Et puis, il y a eu le cinéma.
11:04Et j'ai retrouvé une de vos premières interviews
11:06à la télévision.
11:07C'est Jean-Claude Briali qui vous accueille.
11:10Il est invité d'une émission
11:11pour parler du film Bobo Jaco,
11:13dans lequel vous vous êtes.
11:13Oui, c'était mon premier film.
11:15Voilà.
11:15Et donc, lui, il vous présente.
11:18Et vous, vous êtes toute timide à regarder.
11:19Ah oui, j'étais très timide.
11:21Je dois dire que je ne la connaissais pas avant.
11:23Et j'ai été très frappé par le fait
11:26qu'elle a d'abord beaucoup de talent,
11:28mais qu'en plus,
11:29elle ne ressemble à personne.
11:30Elle passe de l'émotion au rire.
11:34Elle a de l'autorité.
11:35Non, elle est formidable.
11:37Ça fait très peu de temps
11:37que vous vous êtes lancée dans ce métier.
11:40Et pourtant, tout arrive.
11:42C'est-à-dire que j'ai fait du théâtre avant,
11:44mais ça fait très peu de temps
11:44que je tourne
11:46et que ça s'enchaîne.
11:48Vous vous souvenez de cette interview ?
11:49Ah oui, oui.
11:50J'étais terrorisée.
11:51Vous avez vu, je parlais comme ça.
11:52J'étais comme une petite souris.
11:54J'étais comme une petite souris.
11:55J'étais...
11:56Qu'est-ce qui m'arrive ?
11:57Qu'est-ce qui m'arrive ?
11:57Mais en plus,
11:58ça a continué avec Jean-Claude.
12:00On a gardé
12:01des très très bons rapports
12:03avec Jean-Claude
12:03et c'était adorable, quoi.
12:05J'étais terrorisée.
12:06Tout me faisait peur, en fait.
12:08Et donc,
12:08depuis cette première interview,
12:09la télévision ne vous a jamais lâchée
12:11et elle vient jusque
12:12dans les coulisses
12:13d'un grand film,
12:14les uns et les autres,
12:14de Claude Lelouch,
12:15où vous êtes filmée
12:16au maquillage
12:17puisque vous incarnez
12:18deux personnages
12:19et que donc,
12:20vous avez un maquillage
12:21et une coiffure
12:21un peu particulière.
12:22Ouah, vous avez trouvé ça ?
12:23Deux personnages,
12:25le rôle de la mère
12:26et le rôle de la fille.
12:28Et quelle transformation
12:29vous a-t-on fait suivre ?
12:30Aujourd'hui,
12:31j'ai une perruque
12:33rousse
12:34parce que je suis brou
12:35et j'ai des lentilles
12:37de contact verte
12:38parce que j'ai des yeux noirs.
12:41On m'a durci.
12:42Par exemple,
12:42les creux,
12:43on les a accentués,
12:43la bouche,
12:44on l'a plus dessiné,
12:45les yeux,
12:45on les a plus tirés
12:47pour 35 ans.
12:48Autrement,
12:48quand j'ai 16 ans,
12:50on a fait un maquillage
12:51très très pâle,
12:52très très pâle.
12:57Bonne année,
12:59bonne année à tous.
13:02Ce maquillage...
13:03Oh, merci !
13:04Ça me fait très très plaisir.
13:06Ça vous fait plaisir,
13:06ça se voit.
13:07Merci beaucoup.
13:08Avec plaisir.
13:09Et moi,
13:09j'avais une question justement.
13:10Là, le maquillage,
13:11histoire d'un carnet,
13:12ça fait beaucoup,
13:12le costume.
13:13Vous vous souvenez
13:14d'être deux personnes différentes
13:15grâce à ce maquillage-là ?
13:17Oui,
13:18mais ça,
13:18c'est rien.
13:19On avait en plus
13:20des gens très très compétents,
13:21c'était des gens
13:22vraiment au top.
13:23Donc,
13:24ce n'était pas un problème
13:26et puis c'était le cinéma,
13:27je faisais plein de...
13:28J'étais contente.
13:30J'ai eu trois rôles,
13:31j'ai eu trois rôles.
13:33Non,
13:33c'était...
13:33Trois,
13:33voilà.
13:34c'est OK.
13:35Oui,
13:35j'étais heureuse.
13:37Vraiment,
13:37j'étais heureuse.
13:38Evelyne,
13:38on a beaucoup de questions
13:39encore pour vous,
13:40mais il y a quelqu'un d'autre
13:41qui a envie de vous poser
13:42une question ce matin.
13:43On l'écoute ici.
13:45Ma question est très simple,
13:47Evelyne.
13:48Est-ce que tu as fini
13:49par brûler les bus ?
13:51Alors,
13:52il faut nous expliquer.
13:53On va voir,
13:53il y a...
13:55C'est Nicolas Brianson,
13:56dans le martenaire,
13:57on précise.
13:57C'est quelqu'un qui est très,
13:59très taquin.
14:00Et en fait,
14:01au début,
14:02j'avais très peur,
14:03au début,
14:04et je disais,
14:05je commence toute seule
14:06sur scène
14:07et au téléphone
14:08et je dois dire,
14:11j'arrive,
14:12je fais ça,
14:12je brûle les feux,
14:13j'attends le bus,
14:14je fais ça,
14:14et je brûle les bus,
14:16je brûle les bus,
14:16au lieu de dire,
14:18je brûle les feux.
14:19Au lieu de dire,
14:20je dis,
14:20je brûle les bus,
14:21je brûle les bus,
14:22alors,
14:24il me fait quoi ?
14:25Et je ne me suis pas rendue compte
14:26tout de suite,
14:27je dis,
14:27il y a un truc que j'ai dit bizarre,
14:28ça m'a semblé bizarre.
14:29Mais oui,
14:30tu as brûlé les bus tout le temps.
14:32Donc voilà,
14:32maintenant,
14:32il se moque de moi en permanence
14:34avec tu as brûlé les bus.
14:34Quand on fait un lapsus comme ça,
14:36dès le début,
14:37on ne le traîne pas jusqu'à la fin ?
14:38Non, non,
14:38parce que je suis très concentrée.
14:40Ah oui, d'accord.
14:40Non, je suis très concentrée.
14:43Alors justement,
14:44continuons à parler de théâtre
14:45avec Julia Livage,
14:46ici présente,
14:47qui s'est rendue compte
14:49quand même
14:49d'une thématique récurrente
14:50dans vos pièces
14:51et ça l'a inspirée
14:52ce matin.
14:53Vos trois dernières pièces.
14:54Alors,
14:54le mensonge de Florian Zeller,
14:56on ne se mentira jamais,
14:57on en parlait
14:58et il ne fallait pas le dire
14:59de votre fils Salomé Lelouch.
15:00Il y a quand même
15:01un petit sujet récurrent.
15:02C'est quelque chose
15:03qui est universel,
15:04en même temps,
15:05le mensonge
15:06ou le contournement
15:07de la vérité.
15:08Alors du coup,
15:08ça m'a inspiré
15:09un petit détecteur
15:10de mensonge.
15:10Alors ce qu'on va faire,
15:11c'est que j'ai des petites fiches
15:12pour vous.
15:13Je vais essayer
15:14de vous les faire passer
15:15et puis ce sont
15:16des affirmations
15:16et on doit savoir
15:17si vous dites la vérité
15:19ou pas dans ces affirmations
15:21avec...
15:21Non,
15:22il faudrait qu'elles restent
15:22dans l'ordre.
15:24Vous venez de savoir
15:25si je dis la vérité.
15:26Avec une petite anecdote,
15:28évidemment,
15:28à chaque fois à la clé.
15:29Vous prenez la première ?
15:29Je dois répondre sincèrement
15:31ou pas ?
15:32C'est à nous de savoir
15:33si vous dites la vérité
15:34et après vous nous répondez.
15:37Vous pouvez la lire.
15:38Oui,
15:38alors je n'ai jamais
15:40le trac au théâtre.
15:41Jamais.
15:43Non,
15:43jamais.
15:44Alors,
15:45jamais,
15:46non,
15:46c'est vraiment...
15:48Non.
15:49Plus jamais
15:49ou vous ne l'avez jamais eu ?
15:50Non,
15:50c'est à vous de dire
15:51si c'est vrai ou pas.
15:53Vous n'avez pas le trac ?
15:54Non,
15:54je suis d'accord.
15:54Pas du tout.
15:55Non.
15:56Je crois qu'elle a quand même
15:56le trac.
15:58C'est vrai ?
15:58Non.
15:59Je suis terrorisée.
16:00Non,
16:00non,
16:01pas du tout.
16:02Je savais.
16:03Vous êtes une tromone
16:04en train de dire
16:05que même moi,
16:06j'ai douté de vous.
16:07C'est horrible.
16:09Vous dites que c'est une arène,
16:10que vous êtes tétanée.
16:11J'ai peur.
16:12Ça commence à se calmer
16:13parce que ça fait un mois
16:14qu'on joue,
16:14donc je suis plus calme.
16:16Mais autrement,
16:18je...
16:18Vous n'allez pas
16:19avec la caméra ?
16:20Pas du tout.
16:21C'est fou.
16:21Non,
16:21mais ça n'a rien à voir.
16:23La caméra,
16:24elle...
16:25Il y a une équipe autour.
16:27Et voilà.
16:27Il y a une équipe autour.
16:29Vous n'êtes pas toute seule.
16:30Là, sur scène,
16:31il y a votre partenaire.
16:32Mais au début,
16:33quand je suis toute seule,
16:34quand je rentre,
16:34quand je dis brûler les bus,
16:35quand je disais brûler les bus,
16:37je suis toute seule
16:38devant le public et tout ça.
16:40Et il faut y aller, quoi.
16:41C'est pas rien
16:42de le théâtre, je trouve.
16:44Vraiment.
16:44Vous en prenez une autre ?
16:45Ben oui.
16:46J'ai changé de nom
16:47et de prénom
16:49quand je suis devenue actrice.
16:52Eh bien...
16:53Oui.
16:54Oui.
16:55C'était l'époque
16:55où on changeait
16:57beaucoup de noms.
16:58On changeait...
16:58Les actrices ont tout le temps
17:00changé leur nom.
17:00Donc, c'était une époque...
17:02Maintenant, je pense
17:02que les acteurs gardent leur nom.
17:03C'était nom de scène,
17:04en l'appelé.
17:05Oui.
17:05C'était votre nom de scène
17:06ou votre vrai nom, quoi.
17:08Oui.
17:08Alors, vrai ou pas vrai ?
17:10Moi, je pense que c'est pas vrai.
17:11C'est votre vrai prénom
17:12et votre vrai nom de famille.
17:13Et pourquoi ?
17:14Parce qu'il y a une belle histoire
17:15derrière ça.
17:15C'est vrai, quoi.
17:15J'ai raison.
17:16Bien sûr.
17:17Alors, en fait,
17:18mon papa,
17:19qui était adorable,
17:21qui vient de partir,
17:25face du théâtre,
17:25mais à une condition.
17:27Et je lui ai dit
17:27qu'est-ce que ça va être
17:28cette condition ?
17:29Et il m'a dit
17:30que tu gardes le nom de Bouix.
17:31Je veux que tu gardes ce nom.
17:33Et je lui ai dit
17:34papa, je te le jure,
17:35je garderai ce nom.
17:36Ça se refuse pas, ça.
17:37C'était la condition.
17:38Voilà.
17:38Et puis, je l'aime bien, mon nom.
17:40C'est pas...
17:42Personne ne vous a jamais demandé
17:43d'en changer ?
17:43Non.
17:43Par contre,
17:44on m'appelle Bouix.
17:45Bouix,
17:46ou...
17:46Des fois, c'est...
17:48On le défend.
17:48On le défend.
17:49Mais c'est pas très grave non plus.
17:51On en fait une encore ?
17:55J'ai été kleptomane pendant longtemps.
17:57Alors, vrai ou pas vrai ?
18:00Euh...
18:00Oui.
18:02Alors, moi, je pense que c'est faux.
18:04Vous voliez quoi ?
18:05Tout.
18:07C'est vrai ou faux ?
18:08Je n'y crois pas à l'instant.
18:09Et c'est vrai
18:10et pendant très longtemps.
18:12Et vous vous êtes même
18:13fait prendre une fois.
18:14Et c'est vos talents de comédienne
18:15qui vous ont sauvé.
18:16Oui.
18:17J'étais kleptomane
18:18alors que j'ai eu une éducation
18:20rigoureuse avec des parents.
18:22Le contraire,
18:22des parents...
18:24Voilà.
18:24Et puis, je ne sais pas.
18:26Mais j'ai commencé à 5 ans
18:27quand je...
18:30Pour un croissant,
18:31pour un protège-cahier,
18:32un taille-crayon, en fait.
18:33Voilà.
18:34C'est l'excitation ?
18:34L'excitation.
18:35Et puis, ça me plaisait.
18:37C'était l'excitation.
18:38Oui, j'étais contente.
18:40Oui, je fais l'aide tout le temps.
18:41Puis, devant les yeux,
18:42tout le monde.
18:42Parce que mes parents...
18:43Avec mes parents,
18:44quand j'allais à la boulangerie,
18:45c'était un croissant.
18:45C'est quoi le plus gros truc
18:45que vous avez volé ?
18:46C'est beau.
18:47C'est beau.
18:50C'est beau.
18:51C'est beau.
18:52Bravo.
18:53On vient d'apprendre
18:55un petit scoop.
18:58Un portrait.
19:00Merci.
19:01Merci beaucoup,
19:03Julia.
19:03Evelyne,
19:04je rappelle surtout,
19:06vous êtes au théâtre,
19:07au théâtre de Paris.
19:08C'est un magnifique théâtre.
19:10À 19h.
19:11À 19h.
19:12À 19h,
19:12pour être très clair.
19:13On peut aller dîner après.
19:14C'est ça.
19:15C'est très, très bien.
19:16On ne se mentira jamais
19:17d'Éric Assouz
19:18avec Nicolas Bri
19:19ensemble,
19:20mis en scène
19:20par Jean-Luc Moreau.
19:21et c'est jusqu'au mois de mai,
19:23je crois.
19:24Oui, mi-mai.
19:24Mi-mai.
19:25Donc magnifique.
19:26Merci beaucoup
19:26pour votre présence.
19:26Merci à vous.
19:27Merci.
19:28Merci beaucoup
19:29d'avoir été avec nous.
19:30Merci.
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